Région de Gao (Nord) : Plusieurs terroristes neutralisés dans le Gourma, au Mali (Source militaire)

Bamako, 20 juil (AMAP) Une patrouille de grande envergure, dénommée «Yèrè Kolochi», conduite dans le Gourma (Région de Gao), dans le Nord du Mali), du 5 au 13 juillet dernier, a permis de neutraliser plusieurs éléments des Groupes armés terroristes (GAT), indique la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA). « Après 10 jours de recherche et de fouilles, plusieurs éléments des GAT ont été neutralisés. Des armes, des caisses de munitions, des motos et divers effets militaires ont également été récupérés », a détaillé la DIRPA. L’armée a, aussi, « interpellé des suspects et brûlé plusieurs engins à deux roues ». Selon la DIRPA, l’objectif de cette opération de 10 jours, afin de ramener la quiétude et rassurer les populations, était « de détruire les refuges des Groupes armés terroristes (GAT) et desserrer l’étau des groupes de bandits sur les principaux axes afin de favoriser la libre circulation des personnes et de leurs biens. » L’opération a été menée par le Bataillon de reconnaissance et d’intervention spéciale (BRIS) commandé par le commandant Hamzata Ag Sidi Mohamed. Ce bataillon est placé sous le commandement du colonel Issa Bagayoko, commandant du secteur 1 de l’opération «Maliko». Selon notre source, plusieurs localités du Secteur 1 ont été sillonnées par le BRIS, notamment les villages de Tessit, d’Arhabou à Fafa Gourma, Boya, Gabero, Salata, Gounga et Bazi Gourma où les groupes de bandits faisaient régner la terreur sur les populations civiles. La patrouille a, également, effectué « des reconnaissances offensives dans la profondeur » au niveau des sanctuaires de Tin-Anor, Talyenda, Akoukou, Soudeheri, Tinagagui, Tagalalt et Haroum. L’opération «Yèrè Kolochi» a été saluée par les populations de toutes les localités citées, selon l’Armée. Le commandant Hamzata Ag Sidi Mohamed qui dirige le BRIS, a invité les uns et les autres « à soutenir les Forces armées maliennes (FAMa) dans leurs missions régaliennes, et à rester derrière les Forces de défense et de sécurité (FDS) afin de lutter efficacement contre le terrorisme et l’insécurité. » MK/MD (AMAP)

Les «Zarma» de Gourma Rharous : Une intégration réussie

Par Mohamed GAKOU Gourma Rharous, 19 juil (AMAP) Le «Zarma» se définit comme un groupe de dialectes parlés sur les rives du fleuve Niger, depuis Djenné, au Mali, jusqu’au pays Bariba, dans le Nord du Bénin. Les principaux dialectes de ce groupe sont le Sonhraï parlé au Mali, le Zarma au Niger et le Dendi au Bénin. Tous les Nigériens qui vivent à Rharous sont appelés «Zarma», en référence à l’ethnie qui parle ce dialecte au Niger, malgré le fait que certains d’entre eux ne le soient pas. Cette migration sous régionale a pris de l’essor, à partir des années 2010, même si, une colonie embryonnaire de commerçants nigériens a déjà pris racine ici, avant l’indépendance du Mali. Les «Zarma» sont visibles aujourd’hui, en grand nombre, sur tous les marchés hebdomadaires de la localité et même plus loin. Ils vivent et mènent leurs activités de commerce, en parfaite entente avec les populations locales. La trentaine révolue, teint noir anthracite, habillé d’une longue tunique blanche, Adamou est assis sur un banc, devant l’échoppe de son ami cordonnier, dans le quartier de Boya, à Rharous. Les traits réguliers de son visage semblent être taillés au burin. D’un regard presque absent, l’homme observe le mouvement de la rue, en égrenant nonchalamment un long chapelet d’une main, pendant que l’autre fouraille dans sa barbichette bien taillée. Il est arrivé ici, à peine sorti de l’adolescence, au sein d’un groupe de compatriotes, tous camelots, dans les années 2010. Aujourd’hui, il a épousé une femme autochtone qui lui a donné trois enfants et a bâti une grande maison, différente de la petite pièce de ses débuts quand ils dormaient à quinze ou plus, parfois. Avant, il retournait dans son village, au Niger, dès les premières pluies, pour aider à cultiver les champs familiaux. Aujourd’hui, il ne le fait plus. De son propre aveu, il dit se sentir bien ici. Il explique ce sentiment par l’hospitalité de ses hôtes, la communauté de langue avec ceux-ci et la prospérité de son commerce. Il ne manque jamais d’ajouter, un brin coquin que, c’est ici, qu’il a rencontré l’âme sœur. Ses rares voyages dans son pays d’origine consistent à aller, quelques fois, auprès de son fournisseur, à Niamey, pour se ravitailler en marchandises ou participer à quelques grands événements familiaux. FINS NEGOCIATEURS – Il passe le plus clair de l’année à Rharous, auprès de son épouse et ses enfants ou à parcourir les foires des localités environnantes, juché sur sa moto chinoise chargée de marchandises. Adamou est le prototype même du Zarma. Les témoignages des populations locales sur ces commerçants venus d’ailleurs sont flatteurs. Ils sont unanimement reconnus comme des personnes pacifiques, courageuses pas avares en effort, travailleuses, conciliantes, patientes et de pieux musulmans. À ces qualités, il faut ajouter leur talent commun de fins négociateurs en affaires et d’habiles joueurs, sachant toujours tirer leur épingle du jeu. Ce sont tous ces traits de caractère et de conduite qui ont permis leur intégration et la prospérité de leur commerce. Ils font leurs affaires dans des domaines distinctifs : articles ménagers et de décoration d’intérieur, habillement, médicaments et verroterie. Tout ce qu’ils vendent est estampillé «Made» in China, India, Hong Kong, Singapour et Nigeria. Ce commerce d’articles de bas de gamme s’aligne parfaitement avec le pouvoir d’achat des populations locales et crée un échange gagnant-gagnant. On peut difficilement évaluer cette population de migrants dont le nombre croit, chaque année. Ce sont des familles entières qui sont arrivées ici, durant ces dix dernières années. Le chef de famille s’installe en premier, crée les conditions d’accueil et fait venir femmes et enfants. Parmi ces derniers, nombreux ont débuté leur scolarité ici à Rharous. Cependant, jusqu’aujourd’hui, cette importante colonie nigérienne n’arrive pas à créer une association formelle qui permettra de connaître leur nombre, en les recensant et, aussi, répondre à la réglementation en vigueur, en matière d’immigration. La brigade territoriale locale de gendarmerie se réserve de donner un nombre. À la mairie de la Commune rurale de Rharous, l’édile affirme que la création et la formalisation d’une association est en cours. Parmi les membres de la colonie, certains n’hésitent pas à avancer le chiffre de plus de 400 familles. MG/MD (AMAP)    

Drogue du zombie : La menace sur la jeunesse se profile

Par Jessica K. DEMBÉLÉ Bamako, 18 juil (AMAP) Depuis quelques temps, des vidéos étranges sont sur les réseaux sociaux montrant des personnes dans des postures désarticulées et des démarches bizarres de morts-vivants dignes d’un film d’horreur hollywoodien. Deux mots sont présents sur les hashtags en bas de ces vidéos : drogue du zombie. C’est une drogue de synthèse, c’est-à-dire fabriquée à partir de molécules chimiques produites clandestinement en laboratoire. Se présentant sous la forme d’un liquide injectable et incolore, elle est de la même famille que la Métamphétamine, l’Ecstasy et la Kétamine qui se différencient des drogues dites naturelles, comme le cannabis et la cocaïne. En menant nos recherches sur cette drogue, nous avons découvert qu’elle est issue du mélange de la Xylazine avec du Fentanyl. La Xylazine est un sédatif utilisé par les vétérinaires, depuis 50 ans, en guise d’antidouleurs pour les animaux, comme les chevaux ou les lions. Le Fentanyl, quant à lui, est une drogue analgésique, «50 à 100 fois plus puissantes que l’Héroïne et la Morphine», selon une enquête de la chaîne TF1 Info. Combinées, ces deux substances contribuent au ralentissement du rythme cardiaque et de la respiration à des niveaux dangereux. Après l’avoir injecté, le consommateur perd, durant des heures, toute faculté motrice. Et lorsqu’il arrive à bouger, sa démarche ressemble à celui d’un mort-vivant. Ces effets lui ont valu le tristement célèbre nom de drogue du zombie. L’application TikTok compte au total près d’un million de vues sur les vidéos de la drogue zombie. Les plus visionnées montrent des personnes déambulant dans les rues de Philadelphie, aux Etats-Unis, comme s’ils dormaient debout. La drogue semble faire des ravages dans ce pays : « 26% des morts par overdose sont provoquées par cette drogue de synthèse », révèle le journal 20 Minutes. Elle a donc été signalée aux Etats unis comme «menace émergeante». «C’est la première fois, dans l’histoire de notre nation, qu’une substance est désignée comme menace émergente», a déclaré lors d’une conférence de presse, le Dr Rahul Gupta, directeur du bureau chargé de la lutte contre la drogue à la Maison Blanche, aux Etats-Unis. Cette menace préoccupe fortement le gouvernement américain, l’amenant à débloquer des fonds, dans le budget 2024, afin de lutter contre le danger. Malgré l’expansion préoccupante de cette drogue, elle ne semble pas inquiéter nos services de lutte anti-drogues. L’Office central des stupéfiants au Mali (OCS) reconnait qu’elle fait certes des ravages en Colombie, aux Etats-Unis et dans certains pays Magrébins, mais qu’il «n’a fait face à aucun cas au Mali». Le 27 mai 2023, dans une émission radiophonique, le commissaire divisionnaire, Mamadou Samba Coulibaly, chef d’antenne de la rive gauche de l’OCS, précisait que l’héroïne peut aussi provoquer chez ses consommateurs des comportements assimilables à ceux dus à la drogue du zombie. « Ainsi, soutient-il, les gens pensent que les images qui circulent sur la toile sont celles des consommateurs de la drogue zombie. » DOPAGE – Pourtant, au cours de notre enquête, nous avons rencontré un individu qui a prouvé l’existence de la présence de cette drogue sur notre territoire. Il explique qu’il y a des années, quand il était sur un site d’orpaillage, il a commencé à prendre des substances, comme le Tramadol, pour se doper. Et ils étaient beaucoup à en prendre. « Un jour, on m’a proposé cette drogue. On m’a dit qu’elle est meilleure et plus puissante. Quand je l’ai injecté et que je suis descendu dans la mine pour creuser, j’ai été bloqué. Je ne sentais plus mes membres et je n’arrivais plus à bouger», a-t-il confié. L’homme ajoute qu’il a fini par s’endormir. Et quand il s’est réveillé, il était seul et il a fini par remonter à la surface. «Après cette expérience effrayante, je n’y ai plus jamais touché ni à aucune autre drogue», raconte notre interlocuteur. Un autre jeune, résidant d’un quartier de la Commune II, est formel : «Il y a bel et bien la drogue du zombie au Mali. Et je sais qu’elle est différente de l’héroïne que j’ai consommée plusieurs fois». Malgré les vidéos effrayantes présentes sur les réseaux, nos jeunes prennent cette menace à la légère. Comme un challenge, ils réalisent des vidéos sur Tik Tok, où ils imitent les consommateurs de la substance, leur manière de bouger ou de s’arrêter. C’est devenue tendance. Pire, ils se filment sur le titre «26 Mars» du chanteur, Adji One. Le clip, publié il y a un peu plus d’un mois, fait plus d’un million de visionnage sur YouTube. Le chanteur parle d’un médicament qui «bloque» les gens, faisant référence à cette drogue de synthèse. Une musique très appréciée par les jeunes, donnant encore plus de légèreté au danger que représente la drogue zombie. Le sociologue, Dr Lamine Sandy Haidara, trouve que ces jeunes jouent à un jeu dangereux. Pour lui, ce jeu de rôle auquel nous assistons peut-être reproduit dans la vie réelle, à cause de la curiosité, et les jeunes vont vouloir tenter la consommation de cette drogue zombie. «Plus les images deviennent virales, les représentations sociales et la construction mentale de la pratique vont plonger les jeunes dans le cercle vicieux de la toxicomanie», affirme le sociologue. Il ajoute que par la suite ces images sur les réseaux sociaux vont pousser les jeunes maliens à tenter sa consommation, histoire de dire qu’ils ont été les premiers à tenter le coup. «La banalisation, la plaisanterie voire la tendance ne doivent pas être négligées, l’avenir de notre pays risque de prendre un coup préjudiciable à notre développement», informe le Dr Haïdara. Pour lutter contre ce fléau, le sociologue conseille la prévention, l’encadrement des jeunes ainsi que leur surveillance. Tout parent doit particulièrement garder un œil sur les fréquentations de ses enfants. S’y ajoutent l’accompagnement, la prise en charge socio-sanitaire et socioéconomique des usagers de la drogue et de leur entourage ainsi que l’application des textes antidrogues. Malgré des cellules mises en place par l’Etat comme l’OCS, où des opérations spéciales sont menées contre l’éradication de la distribution et la consommation des drogues, la présence de

Biennale artistique et culturelle Mopti 2023 : La Palme d’or à Ségou

Envoyés spéciaux Youssouf DOUMBIA Amadou SOW Photos : Oumar DIOP Mopti, 17 juil (AMAP) Après plusieurs jours de compétition, la Biennale artistique et culturelle Mopti 2023 a pris fin dimanche au stade Baréma Bocoum, avec la 4è Région, Ségou (Centre), sur le haut du podium et qui a obtenu 100 points sur 200, suivi des nouvelles Régions de Bougouni (Sud) et Dioïla (Centre) qui en sont pourtant à leur première participation. La proclamation des résultats et la remise des prix, sous la présidence du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, et en présence de plusieurs membres du gouvernement et d’autres invités, ont été suivis de discours et de prestations d’artistes. Le jury présidé par Boubacar Belco Diallo comprenait Mme Niaré Fatoumata Kéita rapporteur, Massamou Wélé Diallo, Samba Niaré, Kora Dembélé, Karim Togola et Mohamed Jean Pierre Tita. Un prix spécial a été décerné à Mme Wallet Finda (72 ans), la participante la plus âgée de la Biennale. Elle est de la troupe de Ménaka (Nord). Le plus jeune participant, Moussa Maïga (13 mois) de la Région de San (Centre), a lui aussi reçu un prix spécial. Les recommandations des membres du jury portent sur l’institutionnalisation de la Biennale ; la règlementation des captures de son et images. Le jury a recommandé, aussi que le podium passe de 3 à 5 lauréats, que le nombre de jours soit augmenté, que la cérémonie d’ouverture soit mieux soignée et que le règlement intérieur soit relu. GENIE MALIEN – Dans son intervention, le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo, a rendu hommage à tous ceux qui ont contribué à la réussite de ce grand rendez-vous culturel dans la Venise malienne. Il s’est réjoui que pendant 10 jours et dix nuits, dans la communion totale, les jeunes du Mali ont affiché leur attachement à la nation malienne, à son unité dans la diversité. « Pendant ces jours, ces longues nuits vous avez, à travers plusieurs formes d’expressions culturelles, revivifié le génie collectif malien, démontrant de belle manière la profondeur et la densité de notre culture », a déclaré le ministre en charge de la Culture. « Vous avez, à travers chants et danses, pièces de théâtre, ballets à thème, fait vibrer le cœur tout le peuple malien. Vous avez démontré que le Mali est là, et qu’un autre Mali est possible. Le Mali de nos rêves, le Mali des Maliens, puissant et prospère, ancré dans son histoire et ses valeurs sociétales ancestrales, le Mali Kura !», a dit M. Guindo qui a particulièrement remercié la population de Mopti, les Forces de défense et de sécurité et les partenaires dont l’UNESCO « pour le travail abattu pour que cette Biennale puisse répondre aux attentes. » RENDREZ-VOUS À TOMBOUCTOU – En procédant à la clôture du rendez-vous de Mopti, le Premier ministre a lui, aussi, salué les jeunes du Mali pour avoir entendu l’appel au sursaut patriotique lancé par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. « Vous avez répondu en liesse, vous êtes venus par milliers, de toutes les régions et contrées du pays. Vous avez vécu et fait vivre la culture malienne dans toute sa diversité. Pendant onze jours, dans la communion totale, vous avez prouvé votre attachement au Mali, à la diversité de sa culture, à ses valeurs d’unité, de diversité, de cohabitation pacifique, de tolérance, de pardon et de solidarité », a déclaré Dr Choguel Kokalla Maïga », a déclaré Dr Choguel Kokalla Maïga. Il s’est dit satisfait de la forte mobilisation de tous les acteurs, plus particulièrement les populations de la ville de Mopti et les artistes, qui ont ainsi démontré leur attachement à la culture malienne. «Le contexte sécuritaire et le délai de préparation de cette édition n’ont donc pas entamé l’engouement des populations pour cette édition », s’est-il réjoui, ajoutant que cette édition a été « un cru exceptionnel tant la fête a été totale. » Le chef du gouvernement a salué le Burkina Faso et la République du Congo, deux pays frères, qui « nous ont fait l’honneur de leur amitié, par une présence remarquable à cette Biennale artistique et culturelle. » La prochaine Biennale artistique et culturelle aura lieu à Tombouctou en 2025. YD/AS (AMAP)                        

La nouvelle équipe gouvernementale s’approprie ses devoirs et obligations

Bamako, 14 juil (AMAP) Le gouvernement du Mali, issu du remaniement ministériel du 1er juillet dernier, s’approprie les règles, les procédures et les principes du travail gouvernemental à l’occasion d’un séminaire organisé, jeudi, au Centre international de conférences de Bamako par la Primature, a constaté l’AMAP. Le séminaire, qui a porté sur l’organisation et le fonctionnement des secrétariats généraux de départements et des cabinets ministériels, le Programme d’action du gouvernement, a consisté à rappeler les devoirs et obligations de la fonction ministérielle dont le sens originel est de servir. En plus des ministres, des secrétaires généraux et des chefs de cabinet des différents départements, des membres du cabinet de la Primature ont pris part à cette séance d’échanges présidée par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Les experts du secrétariat général du gouvernement et de la Primature ont entretenu les participants sur la conduite du travail gouvernemental. Avant l’entame des présentations, le secrétaire général du gouvernement, Mahamadou Dagno, a dévoilé les enjeux et objectifs du séminaire. Ensuite, le conseiller technique au Secrétariat général du gouvernement, Fousseyni Coulibaly, a exposé les règles, procédures et principes du travail gouvernemental. Quant au directeur de cabinet adjoint du Premier ministre, Mahamadoune Touré, il a expliqué l’action gouvernementale et le Programme d’action du gouvernement. Enfin, le troisième thème relatif à l’organisation et au fonctionnement des secrétariats généraux de départements et des cabinets ministériels a été présenté par le conseiller technique au Secrétariat général du gouvernement, Moussa Tamoura. Toutes ces présentations ont été suivies d’échanges. ESPRIT D’ÉQUIPE – A l’ouverture des travaux, le chef du gouvernement est revenu sur les orientations qu’il avait données à l’occasion du premier Conseil de cabinet du 4 juillet dernier. Selon ces orientations, le gouvernement sera jugé, à l’arrivée, aux actes sur la base des résultats. Il le sera, également, « au quotidien dans sa loyauté vis-à-vis de notre pays, de la chose publique ainsi que sa capacité à impacter positivement la vie quotidienne des citoyens à l’aune des besoins et des attentes du peuple », a rappelé Dr Choguel Kokalla Maïga. S’adressant aux membres du gouvernement, anciens comme nouveaux, le Premier ministre s’est dit persuadé qu’ils tireront « tous un bénéfice certain du séminaire gouvernemental qui a pour vocation le rappel des règles et principes de fonctionnement de la haute administration. » Selon le M. Maiga, ce séminaire est, également, le lieu de renforcement de la cohésion et de la solidarité où se forge l’esprit d‘équipe. « Vous devez travailler ensemble, car toute réussite dans un département est une victoire collective. A l’inverse, toute action inachevée mettra en mal l’atteinte des objectifs communs », a-t-il prévenu. « C’est pourquoi, a expliqué Dr Choguel Kokalla Maïga, vous êtes invités à mutualiser les efforts et à regarder dans la même direction. » Raison de plus pour les ministres de s’approprier, de façon pérenne, les trois principes qui guident l’action publique au Mali que le président de la Transition a édictés. A savoir, « le respect de la souveraineté de notre pays, le respect des choix et partenariats stratégiques opérés par le Mali ainsi que la prise en compte des intérêts vitaux des populations dans toutes les décisions prises. » C’est conformément à ces principes directeurs que l’accent sera mis sur, entre autres, la politique définie appelée les « trois D » (Défense, Diplomatie et Développement). Il s’agit. Autrement, de défendre le Mali et, « parallèlement, avec une diplomatie qui accompagne tout ce qui se fait en matière de défense et de développement. » OD/MD (AMAP)

Flambée du prix de la farine : L’inquiétude des boulangers et des pâtissiers maliens

Bamako, 13 juil (AMAP) Les boulangers et pâtissiers maliens ont exprimé, mercredi, à Bamako, leurs inquiétudes au Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, face à la hausse du prix de la farine de blé. Le secrétaire général de la Fédération des boulangers et pâtissiers, Ahmed Dembélé, au sortir d’une audience accordée par le chef du gouvernement à une délégation de la profession, et en présence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a confié que les échanges ont porté sur les difficultés auxquelles la corporation est confrontée. Il a cité, en exemple, l’augmentation du prix de la farine qui est intervenue depuis deux ans avec l’apparition du Covid-19. « La situation a été aggravée par la guerre entre la Russie et l’Ukraine. De 16 000 Fcfa, on est arrivé jusqu’à 27 500 Fcfa pour un sac de farine », a-t-il déploré. Concernant le blé, Ahmed Dembélé dira que son prix a baissé de plus de 40 à 50%. Et d’ajouter que dans les bourses, le prix est de 300, 280 et 220 Fcfa le kilogramme. «Or, le jour où on avait fixé le prix du sac à 25 000 Fcfa, le kilogramme du blé était à 430 Fcfa. Jusqu’à présent il n’y a pas de diminution notable du prix sur le marché», a-t-il révélé. Le chef de la délégation des professionnels de la farine a indiqué vouloir proposer la diminution du prix de la farine. de commun accord avec les acteurs concernés. «Il faut discuter ensemble pour voir comment trouver une solution», a insisté Ahmed Dembélé qui a signalé que son groupement poursuivra les discussions avec le ministre de l’Industrie et du Commerce. SS/MD (AMAP)      

Procès Ras Bath : L’inculpé reste en prison pour une autre affaire

Bamako, 12 juil (AMAP) Le tribunal de la Commune IV du district de Bamako, a acquitté Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath, porte-parole du Collectif pour la défense de la République (CDR), dans l’affaire de «simulation d’infractions», à l’issue du délibéré du jugement, mardi. Toutefois, l’animateur de radio reste détenu dans un autre dossier d’« association de malfaiteurs contre autrui, d’offense au chef de l’État et de diffusion des paroles contre les mœurs du pays ». À la fin de l’audience, Me Mohamed Ali Bathily, avocat de l’accusé, a confié que « Ras Bath avait sur la tête deux dossiers : le premier étant ce qu’ils ont appelé la simulation d’infraction. Dieu merci, aujourd’hui ça été jugé. Les résultats lui ont été bénéfiques puisqu’il a été déclaré non coupable après avoir fait des mois en prison. Le deuxième dossier est pendant devant le juge d’instruction» À propos de ce second dossier qui fait que l’accusé reste en prison, son conseil préfère attendre le verdict. L’incarcération du porte-parole du CDR fait suite à son interpellation le 13 mars dernier par le Commissariat de Lafiabougou (Bamako) suite à des propos qu’il a tenus lors de la 3è Conférence nationale de l’Alliance pour la solidarité au Mali-Convergence pour des forces patriotiques (ASMA-CFP). Le célèbre chroniqueur avait déclaré, au cours de cette rencontre, que «l’ancien Premier ministre, Soumeylou Boubeye Maïga a été assassiné». Après son audition au commissariat, Mohamed Youssouf Bathily, a été présenté à un juge du tribunal de la Commune IV qui a ordonné son placement sous mandat de dépôt à la Maison centrale d’arrêt de Bamako (MCA) pour «simulation d’infractions et trouble à l’ordre public». Quelques jours après, il a été, à nouveau, présenté au parquet de la même juridiction pour de nouvelles charges le concernant. La dernière charge dont il fait l’objet date de10 ans. Pour le procès, des soutiens de Ras Bath ont effectué le déplacement en grand nombre. Il en était de même pour les forces de maintien d’ordre. NK/MD (AMAP)

Fin de la suspension du Mali des instances de l’UEMOA, selon le communiqué final de la session extraordinaire de Bissau

Bamako, 10 juil (AMAP La conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique monétaire ouest africaine (UEMOA) ont décidé de lever la suspension du Mali des institutions et organes de l’organisation communautaire, prise depuis le 09 janvier 2022. Dans le communiqué final de cette session extraordinaire, réunie, samedi 8 juillet à Bissau, en Guinée-Bissau, sous la présidence du président de la République du Niger, Mohamed Bazoum, les chefs d’Etat et de gouvernement se sont félicités « de la résilience des économies de la zone dont le taux de croissance économique est prévu à 7,0% en 2023, après 5,9% en 2022 ». Ce, malgré les chocs enregistrés sur le plan international et au sein de l’espace communautaire. La conférence a, aussi, salué les multiples efforts déployés par les Etats membres « en vue de préserver le pouvoir d’achat des populations, face au renchérissement des coûts des produits alimentaires et énergétiques. » A cet égard, elle a noté avec satisfaction la décélération en 2023 du « taux d’inflation qui s’établirait à 4,4%, soit une baisse de 3,0 points de pourcentage par rapport à 2022 », précise le communiqué finale. Le document ajoute que les responsables ouest africains « ont salué les actions appropriées entreprises par les Institutions spécialisées en vue d’assurer un financement satisfaisant des économies de l’Union. » En outre, les chefs d’Etat et de gouvernement ont pris connaissance de l’état d’avancement du processus d’élaboration de la vision prospective de I’UEMOA à l’horizon 2040, en vue de doter l’Union d’un outil d’anticipation dans le long terme permettant d’asseoir les bases de ses choix et priorités stratégiques. Ainsi, ils ont « exhorté la Commission de l’UEMOA à mener ce processus à terme en procédant notamment, à l’évaluation de certains textes communautaires et à leur réforme, le cas échéant », relève le communiqué Par ailleurs, dans le cadre de l’approfondissement de l’intégration régionale, la Conférence a rappelé la nécessité, pour les Etats membres, de veiller à un reversement régulier du Prélèvement communautaire de solidarité (PCS). Les dirigeants ouest africains ont salué la résilience des économies des Etats en dépit du contexte défavorable. Pour renforcer leur performance, elle a instruit la Commission de l’UEMOA à soumettre, pour 2023, un nouveau Pacte de convergence, de stabilité et de croissance. AT/MD (AMAP)

Retrait de la MINUSMA : le Mali et l’ONU s’accordent sur les modalités pratiques

Bamako, 04 juil (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a eu, lundi, à son département, un tête-à-tête avec le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Mali et chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), El-Ghassim Wane. Le gouvernement malien et la MINUSMA affichent ainsi leur volonté de travailler ensemble pour le bon déroulement du retrait de la Mission onusienne qui pendra six mois. L’objectif est de parvenir à l’exécution diligente, conformément aux dispositions de la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies qui met fin au mandat de la MINUSMA. Après cet entretien, les deux personnalités ont participé à une séance de travail élargie à leurs proches collaborateurs, et en présence de la hiérarchie militaire. Au terme des échanges, le chef de la diplomatie malienne a signalé qu’il s’agit d’une première rencontre à la demande de la MINUSMA pour que « les deux parties puissent se mettre ensemble pour voir ce qui est nécessaire de faire, en raison des délais très courts. » Selon M. Diop, ce premier échange « a permis de voir l’ensemble des tâches et des activités à accomplir, mais, aussi, les responsabilités qui doivent être situées ici et là ». Il a aussi, reconnu qu’il y a énormément de choses à faire dans un délai court. « Ce qui va nécessiter, selon lui, une mobilisation de nos équipes pour pouvoir répondre avec promptitude. » « Nous avons eu un échange dans un cadre cordial entre les deux parties et nous nous sommes entendus sur le travail qu’il y a lieu de faire et sur le chronogramme que nous devons élaborer immédiatement pour pouvoir aboutir à ce retrait à la période indiquée du 31 décembre 2023 », a déclaré le chef du département en charge des Affaires étrangères. Abdoulaye Diop a indiqué qu’il était également question de travailler dans le cadre d’un certain nombre de mécanismes existants. A ce propos, il a dit qu’il y a un comité conjoint entre la MINUSMA et le gouvernement qui va se réunir dans les 48 heures pour pouvoir commencer le travail. « Dès aujourd’hui, a promis le ministre Diop, la partie gouvernementale fera sa première concertation. » Il a, par ailleurs, noté qu’il y a beaucoup de bonne volonté tant du côté de la Mission onusienne que du côté du gouvernement. « Nous avons conscience de ce qui ressort de la résolution mais aussi des directives de nos plus hautes autorités pour que le Mali joue pleinement sa partition pour le respect des délais », a-t-il indiqué. Il a ensuite assuré que « le Mali reste membre des Nations unies dont les agences, fonds et programmes vont rester dans le pays et continuer à travailler avec notre pays au bénéfice des populations maliennes. » De son côté, le chef de la MINUSMA a fait savoir qu’il appartient à son organisation, de concert avec ses partenaires maliens, de s’atteler à l’exécution diligente de la résolution. « Cette première réunion illustre cette volonté forte d’aller rapidement de l’avant et de respecter les délais impartis », a souligné El-Ghassim Wane. Il a reconnu que l’exécution de ce plan de retrait dans les délais indiqués va demander énormément de travail. « C’est pourquoi, nous aurons besoin de travailler étroitement ensemble », a déclaré le diplomate onusien. «La MINUSMA et les Nations unies sont déterminées à assurer la réalisation de ce plan de retrait dans les délais qui ont été stipulés. Pour cela, nous aurons besoin de l’accompagnement et du soutien de l’Etat malien », a-t-il dit. BD/MD (AMAP)

Décret n° 2023-0363/PT-RM du 01 juillet 2023 relatif à la composition du gouvernement, le président de la Transition, chef de l’état

Vu la Constitution, Vu la Charte de la Transition ; Vu la Loi n° 2022-001 du 25 février 2022 portant révision de la Charte de la Transition ; Vu le Décret n° 2021-0361/PT-RM du 07 juin 2021 portant nomination du Premier ministre, Vu le Décret n°2021-0385/PT-RM du 11 juin 2021, modifié, portant nomination des membres du Gouvernement, Sur proposition du Premier ministre, DÉCRÈTE : Article 1er : Les dispositions du Décret n° 2021-0385/PT-RM du 11 juin 2021 portant nomination des membres du gouvernement, sont abrogées en ce qui concerne : 1. Madame SIDIBE Dedeou OUSMANE, Ministre de l’Education nationale ; 2. Monsieur Amadou KEITA, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ; 3. Madame Diéminatou SANGARE, Ministre de la Santé et du Développement social ; 4. Madame Diawara Aoua Paule DIALLO, Ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social ; 5. Monsieur Mossa AG ATTAHER, Ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne ; 6. Monsieur Alhamdou AG ILYENE, Ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine ; 7. Monsieur Modibo KEITA, Ministre du Développement rural ; 8. Monsieur Bakary DOUMBIA, Ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle ; 9. Madame WADIDIE Founè COULIBALY, Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille ; 10. Monsieur Mahmoud OULD MOHAMED, Ministre de l’Industrie et du Commerce ; 11. Monsieur Bréhima KAMENA, Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population ; 12. Monsieur Modibo KONE, Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable ; 13. Monsieur Harouna Mamadou TOUREH, Ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration ; 14. Monsieur Oumarou Diarra, Ministre délégué auprès du ministre de la Santé et du Développement social, Chargé de l’Action humanitaire, de la Solidarité, des Réfugiés et des Déplacés ; 15. Monsieur Youba BA, Ministre délégué auprès du ministre du Développement rural, chargé de l’Elevage et de la Pêche ; Article 2 : Sont nommés membres du gouvernement, en qualité de : 1. Ministre de l’Education nationale : Monsieur Amadou Sy SAVANE 2. Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : Monsieur Bouréma KANSAYE 3. Ministre des Mines: Monsieur Amadou KEITA 4. Ministre de la Santé et du Développement social: Colonel Assa Badiallo TOURE 5. Ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social: Monsieur Fassoun COULIBALY 6. Ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne : Monsieur Abdoul Kassim Ibrahim FOMBA 7. Ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine : Monsieur Mossa Ag ATTAHER 8. Ministre de l’Agriculture : Monsieur Lassine DEMBELE 9. Ministre de l’Energie et de l’Eau : Madame Bintou CAMARA 10. Ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle: Madame BAGAYOKO Aminata TRAORE 11. Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille : Madame Mariam MAIGA 12. Ministre de l’Industrie et du Commerce: Monsieur Moussa Alassane DIALLO 13. Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population: Monsieur Imirane Abdoulaye TOURE 14. Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable : Monsieur Mamadou SAMAKE 15. Ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration: Monsieur Alhamdou AG ILYENE 16. Ministre de l’Elevage et de la Pêche : Monsieur Youba BA Article 3 : Le présent décret qui, abroge toutes dispositions antérieures contraires, sera enregistré et publié au Journal Officiel. Bamako, le 1er Juillet 2023