CAN 2023 en Côte d’ivoire : Des supporters maliens bloqués à la frontière ivoirienne 

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habib Kouyaté Korhogo, 16 janv (AMAP) Le voyage pour Korhogo s’est transformé à un calvaire pour les supporters maliens. Plus 300 personnes ont quitté Bamako, dimanche matin, dans une dizaine de bus (certaines sources évoquent 5 bus), mais ils n’étaient pas encore arrivés à destination 24 heures plus tard alors que la distance ne fait que 558,1 km. La raison : escortés par les forces de l’ordre maliennes de Bougouni à Kadiana, la derrière ville malienne, les supporters ont été bloqués à la frontière à Nigouni. «Nous sommes arrivés à la frontière vers 14h et nous avons rempli les formalités avec la présentation des documents, dont le carnet de vaccination. C’est quand nous avons voulu prendre le départ, ils nous ont dit que l’ordre est venu que nous devons justifier notre lieu d’hébergement. Pourtant l’UNASAM a envoyé un précurseur à Korhogo qui a trouvé un logement et payé les frais. Certains gendarmes sont allés regarder notre lieu d’hébergement et ils ont certifié que nous pouvons être logés là-bas. Ensuite, ils ont demandé de billet d’entrée au stade et nous avons répondu que nos autorités ont déjà acheté des tickets que nous aurons le jour du match», a expliqué le président de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM), Souleymane Diabaté, joint au téléphone. «Ils ont ensuite demandé à chaque individu de justifier son hébergement. Vers 23 heures, nous avons décidé de revenir sur notre territoire pour plus de sécurité et éviter les problèmes. Nous avons passé la nuit à Kadiana en plein air, les gens n’ont même pas dormi, en attendant une solution», a ajouté le premier responsable de l’UNASAM qui invite les supporters au calme et à la retenue. «J’ai dit toujours de garder le calme. Ce n’est pas notre pays. Nous sommes là pour le football et nous faisons tout cela pour le pays. Cette souffrance peut être pour nous une chance pour remporter la coupe», a conclu Souleymane Diabaté. Si l’UNASAM a pu justifier son logement, plusieurs membres du convoi ne savaient pas où dormir à Korhogo. Dimanche, la préfecture de Korhogo a adressé un courrier au président de la communauté malienne de Korhogo concernant le «séjour des spectateurs maliens à l’occasion des matches de poule à Korhogo». Le préfet hors grade André Ekponon Assomou indique dans la correspondance qu’il lui revient de façon récurrente, que dans le cadre de la Coupe d’Afrique des nations de football et à l’occasion des matches du groupe E, plusieurs dizaines de cars en provenance du Mali et affrétés par les supporters maliens vont arriver dans la ville de Korhogo. «A cet effet, certains espaces seraient retenus pour recevoir ces milliers de supporters qui y séjourneraient plusieurs jours. Si ces informations sont avérées, cela poserait d’énormes difficultés tant au niveau sécuritaire qu’environnemental, dans la mesure où ces espaces qui n’ont pas été aménagés ne disposent ni d’électricité, ni de toilettes et ne sont pas clôturés. Cela n’est pas acceptable», a écrit André Ekponon Assomou. «En conséquence, a-t-il poursuivi, il serait indiqué d’orienter les nombreux supporters que la ville de Korhogo a plaisir à recevoir, soit vers des tuteurs éventuels, soit des réceptifs hôteliers (hôtels, résidences meublées), soit encore d’envisager leur retour après chaque match, au Mali». Approché, un Malien résident à Korhogo met ces couacs dans le panier du manque de communication entre la délégation malienne, les Maliens résident à Korhogo, les supporters des Aigles à Korhogo et les autorités de Korhogo. Notre interlocuteur qui a requis l’anonymat a, en effet, indiqué que les espaces qu’évoque l’autorité de Korhogo ne sont pas réservés pour les supporters qui viennent du Mali, mais plutôt des supporters qui viendront d’autres villes de Côte d’Ivoire, notamment Abidjan qui vont juste regarder le match et retourner dans leurs villes. Les tractations étaient encore en cours pour laisser passer le convoi. L.M.D. H.K.  

CAN 2023 : Les Aigles du Mali défient les Bafana Bafana de l’Afrique du Sud

Par Ladji M. DIABY Envoyé spécial Korhogo, 15 janv (AMAP) Le Mali entre en lice, demain mardi à 20 heures, contre l’Afrique du Sud au compte de la première journée du groupe E, au stade Amadou Gon Coulibaly à Korhogo, dans le Nord de la Côte d’Ivoire. Les Aigles du Mali sont arrivés à Korhogo, vendredi dernier, après un stage bloqué d’une quinzaine de jours au Centre d’entraînement pour sportif d’élite Ousmane Traoré de Kabala, à Bamako. Le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers ont été chaleureusement accueillis par les Maliens de Korhogo qui se sont mobilisés. Après le repos vendredi après-midi, les hommes du sélectionneur Eric Sékou Chelle ont effectué deux séances d’entraînement samedi (matin et soir) tandis qu’une seule séance était prévue dimanche à 20h, l’heure du match contre les Bafana-Bafana. La sélection nationale a effectué sa dernière séance d’entraînement hier soir (18h30) au Lycée Dominique Ouattara. «Nous sommes bien arrivés. Tous se passe bien. On s’est reposé vendredi et effectué deux séances d’entraînement samedi. On prépare le match de mardi contre l’Afrique du Sud pour gagner. Tout le monde va bien», a déclaré le défenseur Falaye Sacko. L’attaquant Lassine Sinayoko, salue quant à lui, l’accueil chaleureux réservé à l’équipe par les supporters. « On remercie tous les supporters maliens. Ça nous fait plaisir et nous donne envie de mouiller le maillot. Toute l’équipe est focus. On est prêt à donner le meilleur de nous-mêmes », a-t-il dit. Le gardien Aboubacar Doumbia renchérit : «Nous travaillons bien pour un objectif qui est de remporter le trophée. On est prêt pour ce premier match. Je demande aux supporters d’être nombreux au stade pour soutenir l’équipe ». Le groupe E, basé à Korhogo, composée du Mali, de l’Afrique du Sud, de la Tunisie et de la Namibie, est l’un des groupes équilibrés de la CAN, Côte d’Ivoire 2023. Le Mali et l’Afrique du Sud, avec la Tunisie, sont tous candidats à la qualification en huitième de finale. Cette première journée est donc importante pour les équipes. Les Aigles sont très attendus par les supporters. Pour bien entamer la compétition, les hommes du sélectionneur national Eric Sékou Chelle doivent gagner, à défaut obtenir le match nul. Pour le début, la défaite leur est interdite. Les Bafana Bafana d’Afrique du Sud, de retour à la CAN après avoir manqué le rendez-vous au Cameroun, vont tenter de passer le premier tour. Cette participation est leur onzième et les champions d’Afrique de 1996 sont l’une des meilleures équipes du Groupe E. Pour ce match, les hommes du sélectionneur Hugo Broos vont certainement sortir le grand jeu. L’attaquant d’Al Ahly, Percy Tau, doit être surveillé comme le lait sur le feu par les défenseurs des Aigles. Les Bafana Bafana peuvent aussi compter sur le milieu de terrain de Mamelodi Sundowns, Teboho Mokoena,  et son coéquipier de club, le gardien de Ronwen Williams. Dans l’histoire de leurs confrontations, le Mali et l’Afrique du Sud se sont rencontrés 5 fois et c’est l’égalité parfaite entre les deux pays : 2 victoires pour chaque équipe, 1 nul, 6 buts marqués par chaque pays. Mais Les Aigles et les Bafana Bafana ne se sont rencontrés à la CAN qu’à deux reprises. Le premier match entre les deux pays remonte au 12 octobre 2001 lors d’un tournoi de test du stade du 26 Mars et le Mali s’était imposé 2-0 grâce aux réalisations de Mahamadou Dissa (27è min), Alfousseyni Karembé (83è min). Quelques mois plus tard, c’est-à-dire, 03 février 2002, les équipes se sont affrontées, au stade Abdoulaye Makoro Sissoko de Kayes, en quart de finale de la CAN 2002 que notre pays a abritée et le choc a tourné à l’avantage des Aigles (2-0, buts de Bassala Touré, 60è min et Dramane Coulibaly «Scifo», 90è min). Onze ans plus tard (2 février 2013), les deux sélections se sont retrouvées encore en quart de finale de la CAN, cette fois-ci en Afrique du Sud. Au stade Moses Mabhida de Durban, l’attaquant Tokelo Anthony Rantie (31è min) a ouvert le score pour l’Afrique du Sud alors que Seydou Keïta (58è min) a remis les pendules avant que le Mali ne s’impose 3-1 dans la séance de tirs au but. Les deux derniers matches entre nos deux pays sont des rencontres amicales. Le 14 janvier 2015, juste avant la phase finale de la CAN, Guinée équatoriale 2015, l’Afrique du Sud a battu le Mali (3-0) au Cameroun et le 13 octobre 2019, les Bafana Bafana ont remis ça lors d’un amical à Port-Elizabeth (2-1). L’enjeu de ce 6è match entre les deux pays et le 3è à la CAN est énorme. Auparavant, le stade Amadou Gon Coulibaly va accueillir à 17 heures le match Tunisie-Namibie. Si les Tunisiens sont les favoris logiques de la rencontre, ils doivent se méfier des Namibiens qui veulent jouer aux trouble-fêtes. Les deux premiers matches du groupe E seront disputés probablement à guichet fermé car au moment où nous mettons sous presse il n’est pas de ticket d’entrée disponible. «Il n’y a pas de billet aux différents lieux indiqués pour la vente. Certains disent que les tickets sont disponibles au marché noir, c’est possible mais c’est interdit et je n’ai aucune information sur cela. Ce que je sais, il n’y a plus de billet pour le match », confie un supporter malien résident à Korhogo. «Toutefois, les Maliens de Korhogo ont pu obtenir des tickets. Certains ont acheté le ticket de 10 000 Fcfa, d’autres ont pour 5 000 Fcfa ou 2 000 Fcfa», ajoute notre interlocuteur. Après l’Afrique du Sud, le Mali sera face à la Tunisie, le 20 janvier, au stade Amadou Gon Coulibaly avant de terminer la phase de poule contre la Namibie, le 24 janvier au stade Laurent Pokou à San-Pedro. LMD/MD (AMAP)

CAN 2023 en Côte d’ivoire : Fraternité Matin le quotidien public, au four et au moulin

Par Ladji M. DIABY Envoyé spécial Korhogo, 15 janv (AMAP) La Coupe d’Afrique des nations (CAN) a débuté samedi dernier avec la victoire de la Côte d’Ivoire sur la Guinée-Bissau (2-0). Le quotidien national ivoirien de langue française, Fraternité Matin, est au four au moulin. Le quotidien, couramment appelé Frat Mat par les Ivoiriens, se mobilise avec une équipe composée d’un journaliste, un photographe et un chauffeur sur chaque site de compétition. Il y a deux équipes qui s’occupent de deux stades à Abidjan, c’est -à-dire, le Stade Olympique Alassane Ouattara et le stade Félix Houphouët-Boigny. Une équipe composé d’un journaliste, d’un photographe et un chauffeur est à Korhogo, à Yamoussoukro, à Bouaké, à San-Pedro. Dans chaque ville, les équipes seront appuyées par les correspondants. Le Service sport de «Frat Mat» est composé en temps normal de trois journalistes mais pour cette deuxième CAN organisée par la Côte d’Ivoire, après 1984, les journalistes ont été coptés dans chaque service. « Les derniers matches du jour vont se jouer tard. La rédaction est mobilisée parce que le bouclage s’effectuera aussi en retard», explique Céleste Kolia, journaliste sportif à Fraternité Matin. D’ordinaire, dans Frat Mat l’actualité sportive occupe une ou deux pages voire trois si elle est abondante. «Mais pour cette CAN, nous auront entre 6 à 8 pays. Nous avons tout cas demandé 8 pays», ajoute notre confrère. Depuis plusieurs semaines, Frat Mat, publie une rubrique dénommée « en route vers la CAN» qui s’est transformé depuis samedi «journal de la CAN». « Nous avons fait 6 pages de sport dans le journal de samedi, ce sera ainsi pendant toute la CAN», explique le chef de Service de sport de Frat Mat, Paul Pagnigni. Pour cette deuxième CAN de la Côte d’Ivoire, 40 ans après la première, la population ivoirienne est mobilisée. «Il y a un travail qui a été fait pour mobiliser la population. On est au début, on observe. Ce que j’ai vu lors de la cérémonie d’ouverture, c’est honorable », explique Paul Pagnigni. Quid des favoris ? «Ce sont les traditionnels favoris qui ont l’habitude de gagner. On parle du Cameroun, de l’Égypte, du Sénégal, qui commence à gagner, du Maroc qui est revenu fort de la Coupe du Mali, la Côte d’Ivoire qui accueille la compétition et qui n’a pas mal d’atouts. Dans mes pronostics, je vois beaucoup le Mali et le Burkina Faso qui peuvent créer la surprise. Deux pays qui jouent sans complexe», pronostique notre confrère. LMD/MD (AMAP)

CAN 2023 en Côte d’ivoire : La fête a commencé avec une belle entrée en lice du pays hôte

Par Ladji M. DIABY Envoyé spécial Korhogo, 13 janv (AMAP) La fête a commencé avant l’heure. Dans les villes et villages ivoiriennes, notamment Korhogo, dans le Nord de la Côte d’ivoire, la journée de samedi 13 janvier, date de l’ouverture de la 34è édition de la Coupe d’Afrique des nations a débuté avec la vente de gadgets aux couleurs de la Côte d’Ivoire, du Mali et des autres pays en lice pour le trophée le plus prestigieux du continent. Jean De Dieu, étudiant en master de biologie, spécialité agro-physiologie, s’est reconverti en vendeur d’articles pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN )dans le quartier de Logokaha, proche du stade Amadou Gon Coulibaly. «Nous mettrons des articles à la disposition de la population pour égailler et ambiancer la ville. Nous sommes dans un climat de CAN. Et qui parle de CAN évoque forcement tous ces accessoires pour embellir la soirée footballistique », explique le nouveau commerçant. A l’image d’autres vendeurs d’articles, il propose des trompettes à 2 000 Fcfa l’unité, le grand (3 000 Fcfa) et petit drapeau (deux unités à 500 Fcfa) des différents pays qualifiés, les chapeaux dont le prix varie entre 500 et 1 000 Fcfa et les bracelets à 250 Fcfa. « Aujourd’hui (samedi, ndlr), c’est le match d’ouverture, il se joue à Abidjan mais pour nous, tous les matches de la CAN vont se jouer sur toute l’étendue du territoire. Que nous soyons à Abidjan ou dans d’autres villes, nous vivons la CAN. Nous sommes dans cet état d’esprit pour apporter notre pierre à la réussite de cette compétition », ajoute le jeune trapu. A plus de 564 km d’Abidjan et le stade olympique Alassane Ouattara d’Ébimpé, la population de la cité du Poro a suivi le match d’ouverture entre la Côte d’Ivoire et la Guinée-Bissau (2-0) sur des écrans géants et dans les villages-CAN ou des fans-zone installés à travers la ville. Certains sont privés, c’est-à-dire payants, d’autres sont publics où l’entréet es gratuite, à comme au village-CAN offert par la mairie de Korhogo,en collaboration avec le Conseil régional du Poro. Dans le quartier de Tegueré, les portes du village-CAN ont ouvert depuis 14h. C’est la prestation d’artistes, l’ambiance, le show, les concours de danse, s’enchaînent jusqu’au match. Un tonnerre d’applaudissement a retenti quand le président Alassane Ouattara a fait son entrée au stade olympique qui porte son nom. Chaque paragraphe du président ivoirien a été applaudi, tout comme les interventions du président de la Fédération internationale de football association (FIFA), Gianni Infantino ,et le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe. La Côte d’Ivoire débute bien le match et le but matinal de Seko Fofan (4è min) a également été salué à sa juste valeur. Juste avant la pause, Jean-Philippe Krasso écroulé dans surface de réparation bissau-guinéenne, tout le monde se lève pour réclamer le penalty. «Il l’a touché, il l’a touché», scandent-ils. Les Ivoiriens s’imposent 2-0 grâce à un but de Jean-Philippe Krasso (58è min) au grand bonheur des supporters. « Je suis très contente que la Côte d’Ivoire remporte le match d’ouverture. Venir au village-CAN, c’est une manière de dire merci à notre président. C’est un endroit de festivité et de convivialité. Je pense que la Côte d’Ivoire va gagner la CAN», déclare Mariétou Karamoko. « C’est une des meilleures CAN et nous sommes fiers de la Côte d’Ivoire. Nous espérons que ça va continuer. Il y a plusieurs ethnies mélangées ici et nous sommes contents et fiers de l’accueil des Ivoiriens. L’équipe peut aller loin dans cette compétition. Il y a eu quelques problèmes, mais je pense que l’équipe va s’améliorer lors des prochains matches », renchérit Mohamed Diarrassouba. C’est la même joie exprimée par le maire adjoint Salif Coulibaly. «C’est vrai qu’on voulait que l’équipe marque plus de buts pour inquiéter les prochains adversaires, mais elle a mis deux buts et on se contente de cela. Il n’y a pas de petite victoire, nous sommes heureux de prendre les trois points. Notre maire Lacina Ouattara met la jeunesse en honneur dans tout son programme », dit M. Coulibaly. « La Côte d’Ivoire jouant à Abidjan, c’est une occasion de permettre à toute la population de Korhogo, particulièrement les jeunes, de pouvoir vivre en temps réel les matches que ce soient ceux de Côte d’Ivoire ou des autres pays », poursuit-il. Avant de dire merci au député maire Lacina Ouattara et également au président du Conseil régional du Poro, Fidèle Gboroton Sarassoro. Ce village-CAN est offert à la population de Korhogo pour permettre aux personnes qui n’auront pas accès au stade de suivre les matches. « Ce village-CAN est dédié à toute la population et tous ceux qui viendront des pays frères pour jouer la CAN de l’hospitalité. Le village-CAN va faire un mois, on va regarder tous les matches ici avec enthousiaste, ferveur et tous ce qui est beauté et vivre de bon moment de football », explique le responsable du site, Aka Remi. Dans cet espace, les vendeuses ont loué des stands pour permettre aux supporters et à tous les fans de football de pouvoir manger et se désaltérer, tout en suivant les matches et profitant de moment de football. La ville de Korhogo n’a pas dormi et la célébration de la victoire a été poursuivie jusqu’au petit matin. Quelques accidents ont été signalés dans certains quartiers. La Côte d’Ivoire affrontera le Nigeria lors sa prochaine sortie le 18 janvier alors que la Guinée-Bissau (17h) sera face à la Guinée équatoriale (14h). LMD/MD (AMAP)

Mali : De nouveaux prix de la farine et du pain pour soulager les consommateurs

Bamako, 11 janv (AMAP) Le sac de la farine de 50 kg sera désormais vendu à 23.000 Fcfa, le petit pain sera cédé à 135 Fcfa et le gros pain à 270 Fcfa, a appris l’AMAP, mercredi, au ministère de l’Industrie et du Commerce, lors de la signature d’un protocole d’accord entre le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo et les acteurs de la filière farine et pain. Selon le chef du département en charge du Commerce, après plusieurs mois d’échanges, les différents acteurs de la filière pain sont arrivés à un compromis sur cette mesure qui entrera en vigueur, sur l’ensemble du territoire nationalm d’ici le 1er février. «Cette décision est historique dans notre pays parce qu’elle montre combien les uns et les autres sont soucieux de l’accès au pain à des prix abordables pour les populations», a confié le ministre Diallo. L’objectif de ce protocole sur la commercialisation de la farine de blé et les caractéristiques du pain est d’assurer la disponibilité du pain dans tous les points de ventes sur l’ensemble du territoire national. Il s’agit, également, de contribuer à maintenir les prix du pain accessibles à la bourse de nos compatriotes. Le Ramadan commence en mars prochain. C’est pourquoi le département de l’Industrie et du Commerce s’attèle à prendre des dispositions urgentes pour assurer l’approvisionnement correct du marché sur l’ensemble du territoire en denrées de première nécessité. Le ministre Diallo a dit s’inscrire donc dans une logique de concertation des acteurs impliqués dans cette opération pour conjuguer les efforts en vue de soulager les Maliens, en général, et les fidèles musulmans, en particulier, pendant le mois béni de Ramadan. À ce propos, Moussa Alassane Diallo a expliqué que ce protocole est aussi significatif et met en relief les valeurs traditionnelles de dialogue et de concertation. Il a aussi félicité et encouragé, au nom du gouvernement, les acteurs de la faitière pour avoir accepté de trouver ce compromis qui, selon lui, « permettra de travailler dans la sérénité, dans un climat apaisé et d’assurer l’approvisionnement correct de notre pays dans les jours à venir. » Le ministre Diallo a invité tous les acteurs au respect scrupuleux des engagements pris. Et d’ajouter que ce cadre de dialogue sera permanent et dynamique et aura un suivi-évaluation périodique avec tous les acteurs impliqués. Il a, aussi, exhorté les acteurs à faire preuve d’engagement, de détermination, mais aussi de disponibilité pour assurer ensemble la mise en œuvre de ce protocole. Pour le secrétaire général de la Fédération syndicale des boulangers et pâtissiers du Mali, Ahmed Dembélé, cet accord permettra de stabiliser le prix du pain. Selon lui, « cette décision a été conclue avec le ministre en charge du Commerce après leur demande répétée de ramener la longueur du pain à 60 centimètres, permettant d’avoir un poids plus important. » Enfin, il a déclaré que la faitière mobilisera les boulangers pour garantir le respect de cette décision. N’FK/MD (AMAP)

Mali : Le chef de l’État reçoit le rapport du Forum national de relance économique

Bamako, 09 janv (AMAP) Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM), Mandiou Simpara, a remis officiellement, lundi, au palais de Koulouba, le rapport du Forum national de relance économique au chef de l’État, le colonel Assimi Goïta. Dans son rôle de force d’analyse, de diagnostic et de propositions, la CCIM a mobilisé les acteurs économiques les 30 et 31 mars derniers, à Ségou 9Centre), pour se poser les bonnes questions, mener les bonnes réflexions et proposer les vraies solutions à la relance économique post-crise. Cette rencontre a formulé des recommandations qui touchent le cadre institutionnel, la stratégie industrielle, la stratégie opérationnelle des filières, la stratégie d’exploitation des filières, le dispositif de financement, les infrastructures de supports à l’activité économique, le commerce et les collectivités territoriales. Tout en remerciant le président de la Transition pour son accompagnement dans la tenue de ce Forum, Mandiou Simpara a indiqué que la mise en œuvre de ces recommandations permettra au Mali de se donner des chances de réaliser son développement économique. Dans un exposé synthétique sur le Forum, le président du comité stratégique, Mamadou Tiéni Konaté, a identifié, entre autres, la promotion des produits locaux, le soutien au secteur privé pour aller de l’agriculture vivrière à celle industrielle avec à la clé la mise en valeur de plusieurs filières. « C’est pourquoi, nous avons voulu que le secteur privé soit au centre de l’opérationnalisation du Forum », a-t-il soutenu. il a été proposé également l’implication des entreprises nationales dans le domaine minier pour offrir des produits compétitifs dans la sous-région. Bref, en promettant tout accompagnement de la Chambre pour le rayonnement du Mali Kura, le président du comité stratégique du Forum a souhaité que le président de la Transition fasse bon usage du rapport pour l’essor économique du Mali. Selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, la présence du Premier ministre à ce rendez-vous à Ségou montre tout l’intérêt que le gouvernement porte au projet. M, Diallo a souligné aussi, qu’en plaçant l’industrialisation au cœur de l’opérationnalisation des filières, les conclusions et les recommandations du Forum de Ségou s’inscrivent parfaitement dans la vision stratégique tracée par le colonel Assimi Goïta. Le ministre Diallo a soutenu que la promotion des petites, moyennes et grandes industries, pour assurer la transformation de la production agricole, la création d’emplois, de richesses et la redistribution de revenus, n’est pas une urgence, mais une exigence. Il a précisé qu’il ne s’agit aucunement d’opposer le secteur du commerce à celui de l’industrie. Mais, plutôt, d’assurer la synergie et la complémentarité entre les deux secteurs pour permettre leur plus grande contribution à la croissance économique de notre pays. Le Forum s’est également penché, notamment, sur la mise en place d’un comité paritaire État/secteur privé pour le suivi des conclusions et recommandations. La cérémonie de remise a enregistré la présence du président du Conseil national de Transition, (CNT), le colonel Malick Diaw, du Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, accompagné des membres du gouvernement. Étaient également présents le président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Mossadeck Bally, et d’autres responsables de la CCIM. OD/MD (AMAP)

Diéma : Le Telimani dans la ville !

Par Ouka BA Diéma, 08 janv (AMAP) Dans la ville de Diéma, dans l’Ouest du Mali, le seul moyen de transport urbain se limitait, jusque-là, à des motos-taxi qui vont la navette, quotidiennement, le quartier Razel à l’intérieur de la ville, sillonnant souvent certains villages périphériques. Depuis quelques jours, on constate la présence de deux motos-taxi « Telimani » (Rapide en Bambara), dont le point de stationnement se trouve au Razel, une zone commerciale, faut-il le rappeler, située à l’intersection des routes internationales Bamako-Diéma-Dakar au Sénégal et Diéma-Nioro du Sahel-Nouakchott, en Mauritanie. C’est là que les différentes compagnies de transport stationnent. Le Telimani, une moto généralement de fabrication asiatique, courte, plate, allongée et solide, est surtout sollicitée à cause de sa rapidité et son coût modeste du transport. Cependant, certains conducteurs de ces engins à deux roues font l’objet de critiques. On les accuse surtout de non-respect du code de la route, roulant souvent à tombeau ouvert, comme bon leur semble, occasionnant ainsi des accidents mortels. Oumar Diarra, employé de commerce en séjour dans la localité, avoue que le Telimani convient mieux si on n’a pas de bagages et si on a une course urgente à faire.  Pour emprunter un taxi, il faut faire souvent des acrobaties…Tout compte fait, le Telimani reste d’utilité publique surtout dans une localité où les moyens de transport sont limités. « C’est surtout pendant l’hivernage que ce moyen de transport dérange, « car on peut être mouillée par la pluie, à moins d’utiliser un parapluie ou porter un imperméable. », renchérit Kadiatou Traoré, une ménagère intéressée par le débat. Durant ces dernières années, le nombre de Telimani n’a cessé de s’accroître dans la capitale malienne, Bamako, et dans plusieurs autres villes du pays. C’est un phénomène nouveau à Diéma où notre équipe de reportage est allée à la rencontre d’un conducteur de Telimani, dénommé Hamet Konté, âgé de 32 ans, et père de cinq enfants. Il n’a pas voulu braver les eaux de la Méditerranée, comme beaucoup de ses compatriotes, qui continuent de migrer, à leurs risques et périls. Il compte rester au bercail pour soutenir ses parents. Avec sa moto flambant neuf, il dessert la ville, et couvre de nombreuses localités, s’aventurant souvent jusqu’à Nioro du Sahel. Chaque jour, il empoche 4 à 5 000 Fcfa. Si la course est en dehors de la ville, le tarif est revu à la hausse. Il ne connait pas de répit. Toujours à la recherche de clients. Cependant, Hamet regrette le mauvais état des artères de la ville qui ne sont pas bitumées, et qui comportent, par endroits,des nids de poules ou du sable. Cet état désastreux des routes pourrait contribuer à vite amortir son engin. Le conseil prodigué par Mahamadou Sidibé, du Syndicat de transport, n’est pas à prendre à la légère. Il demande aux conducteurs de Telimani de rouler avec beaucoup de prudence et de veiller à l’entretien courant de leur engin, en faisant régulièrement la vidange, en fonction du nombre de kilométrages parcourus. Samba Traoré, vendeur ambulant de thé, apprécie le Telimani mais émet des réserves. L’homme propose que le secteur soit mieux réglementé afin d’éviter des accidents liés, surtout, à la mauvaise conduite. Celui qui a le complexe de monter sur une moto- taxi, c’est bien Issa Doumbia. Il fait désormais recours au Telimani chaque fois qu’il rentre de voyage, pour rejoindre sa famille. C’est avec enthousiasme que Salimata Konaté, vendeuse de têtes de moutons et de galettes de mil, a appris l’arrivée des Telimani dans la ville. La dame se lève tôt chaque matin pour trouver une moto-taxi, afin de se rendre à son lieu de vente. Avec le Telimani, le problème est résolu. Certains de ses clients, des ouvriers en majorité, n’attendront plus longtemps son arrivée sur le site de son activité. La joie est perceptible chez Oumar Niafo, chef du Service local de la Jeunesse et des Sports, qui salue les exploitants de ces motos pour leur bonne initiative. Ce qui permettra, selon lui, « de résorber quelque peu le chômage des jeunes dans le cercle de Diéma. » Il a souhaité que ce genre d’actions se multiplient pour contribuer à diminuer davantage la fuite des bras valides qui s’intensifie, malgré les mesures d’accompagnement de l’État et ses partenaires pour endiguer le fléau. Il a demandé aux conducteurs de Telimani d’éviter l’excès de vitesse, et de ne pas passer par les zones d’insécurité afin de ne pas être victimes de braquages ou de banditisme. Mamoudou Konté, qui dispose déjà d’une moto-taxi, envisage se procurer un Telimani, qu’il juge rapide et moins encombrant. « Surtout, ajoute l’homme, si un parent, un ami ou un proche rentre tardivement de voyage, le Razel étant loin de la ville… Et, aussi, pour ses   courses personnelles. « C’est une bonne chose ! « s’exclame le chef de village de Diéma, Fousseiny Sissoko. La rapidité, certes, mais faudrait-il que le transport se fasse dans les règles de l’art. « La présence des Telimani nous arrange beaucoup. J’encourage ce genre d’initiative qui permet de booster le secteur du transport en souffrance dans notre ville », dit-il. Une femme qui requiert l’anonymat dit se garder d’emprunter le Telimani à cause de la jalousie de son époux qu’elle compare à celle du « Dagamé ». Moussa T. Konaté, deuxième adjoint au maire de la Commune rurale de Sansankidé, lorsqu’il arrive au Razel, est obligé d’emprunter la moto d’un ami pour ses courses. Maintenant qu’il y a des Telimani, il se sent plus à l’aise. Mais l’élu recommande que les conducteurs d’engins, à défaut de passer par une auto-école, afin de maîtriser les techniques de conduite. En définitive, l’Etat et ses partenaires doivent réorienter plus de soutiens vers les femmes et les jeunes, afin de mettre un frein à la migration qui vide quotidiennement les villages et hameaux de leurs enfants. OB/MD (AMAP)

Épilepsie au Mali : Les malades stigmatisés

Par Aminata DJIBO Bamako, 08 janv (AMAP) Une mère est au chevet de son fils au service de neurologie du Centre hospitalier universitaire (CHU) Point G, à Bamako, au Mali. «Mon fils souffre à l’école puisque les autres s’éloignent de lui et ont peur de ses crises». Elle même en souffre pour son rejeton. Aïssata et son enfant sont loin d’être les seuls à affronter le regard presque stigmatisant de la société à cause de l’épilepsie. Dans les pays en développement, en général et au Mali en particulier, cette pathologie représente un problème majeur de santé publique. Sory Diarra a rencontré beaucoup de difficultés dans son couple. «J’ai eu des problèmes dans mon mariage. Ma belle-famille croyait que j’étais atteint d’une maladie contagieuse ou mystique. On me stigmatisait », nous confie-t-il. Il y a de nombreux mythes et idées reçues sur le sujet, car la maladie a des manifestations spectaculaires. Aïcha, mère de famille, pense que c’est même un problème mystique qu’il faut traiter comme tel. « Cette maladie, selon elle, est trop dangereuse pour être traitée à l’hôpital. » Comme elle, de nombreux compatriotes ont une mauvaise perception de la maladie. Les différences de perception et le manque de communication peuvent compromettre directement la prise en charge globale du patient. Pour bon nombre de nos compatriotes, la médecine traditionnelle semble mieux indiquée que la médecine conventionnelle pour la prise en charge des épileptiques. Même si cette prise en charge assurée par les tradi-thérapeutes semble constituer un fardeau psychologique pour le patient. Mariam, mère d’un enfant épileptique et ayant opté pour la médecine traditionnelle, partage son expérience en la matière. « Convaincue que la médecine traditionnelle détenait les réponses, j’ai consulté un tradi-thérapeute local. Malheureusement, les remèdes prescrits n’ont apporté qu’un soulagement temporaire. Mon fils continue d’être ostracisé à l’école. Et la stigmatisation persiste. Malgré cela, je reste attachée à la médecine traditionnelle, espérant qu’elle révélera un jour son efficacité », dit-elle. Contrairement à elle, Ousmane fait confiance à la médecine moderne. Elle raconte : « Mon fils suit un traitement prescrit par un neurologue. Nous avons constaté une amélioration significative. Cependant, la société ne comprend pas toujours. Certains membres de ma famille ont remis en question cette approche, préférant la médecine traditionnelle. Malgré les défis, nous restons convaincus que l’éducation et la sensibilisation peuvent changer les mentalités.» Pour le médecin en spécialisation en neurologie médicale, Dr Cheickna Sangaré, « l’épilepsie n’a rien de surnaturel, le problème est cérébral, c’est une maladie chronique caractérisée par la répétition des crises d’épilepsie ». Dr Sangaré explique que l’épilepsie est une maladie qui a des conséquences neurologiques, cognitives, psychologiques et psycho-sociales. Il indique qu’elle survient fréquemment avant 10-15 ans ou après 65 ans. « Généralement, précise-t-il, pendant l’enfance, car les neurones de l’enfant sont immatures. Près de 80% des personnes atteintes d’épilepsie vivent dans les pays en développement, affirme le médecin. » « Dans notre pays, regrette-t-il, les statistiques manquent par rapport au nombre de personnes souffrant de cette pathologie. Mais, des études sont en cours pour apporter des précisions. » Selon la Ligue internationale de lutte contre l’épilepsie, cité par Dr Cheickna Sangaré, « cette maladie a plusieurs causes dont les plus fréquentes sont les causes infectieuses. » Selon le praticien, ce serait d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle la maladie est fréquente dans notre zone «car nous n’avons pas encore fini avec certaines causes infectieuses comme le paludisme» Il y a plusieurs types de crises épileptiques, « mais le plus connu est la crise tonico-clonique généralisée dont les manifestations cliniques sont spectaculaires et assez remarquables », explique-t-il. «C’est quand le patient commence à convulser, il salive anormalement, ses yeux révulsent et il peut perdre l’urine, après il perd connaissance pour un petit moment. Ce sont ces manifestations qui poussent la population à croire aux causes mystiques », constate Dr Sangaré, ajoutant que l’épileptique sous traitement évolue bien dans 80% des Cas. Et d’assurer que certains patients ou compagnons rapportent que depuis l’instauration du traitemen.t il n’y a eu plus de crises ou qu’il y a une diminution significative de la fréquence des crises. Dans le contexte où la stigmatisation persiste, indique Dr Cheickna Sangaré, des experts médicaux locaux s’unissent pour éduquer la communauté sur la réalité de l’épilepsie déconstruisant les idées fausses et encourageant l’inclusion. Pour convaincre les superstitieux face à cette maladie, relève-t-il, « plusieurs combats sont menés notamment la réalisation des émissions radio et télé pour sensibiliser et expliquer à la population que la maladie au lieu d’être mystique est cérébrale ». « Des fois on montre même la preuve aux parents à travers les résultats d’Électro encéphalogramme (EEG), (examen qui confirme l’épilepsie), ou des lésions sur l’imagerie engendrant les crises. Mais je pense qu’il est essentiel d’aller vers les zones rurales », propose le futur neurologue. En termes d’avancées médicales, de nouveaux traitements contribuent à changer la donne pour les personnes vivant avec l’épilepsie à Bamako. « Il y a eu de nouveaux médicaments antiépileptiques qui entraînent moins d’effets secondaires. Mais qui sont malheureusement très chers. La majorité de nos compatriotes ne peut s’en procurer. On peut aussi procéder par intervention chirurgicale », explique Dr Cheickna Sangaré. Il y a 50 millions d’épileptiques dans le monde dont 80% dans les pays en développement. La méconnaissance de la maladie aboutissant souvent à des stéréotypes, complique la vie de ceux qui en sont atteints. AD/MD (AMAP)

Communiqué du conseil des ministres du mercredi 03 janvier 2024

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 03 janvier 2024, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :–     adopté des projets de texte ; À lire aussi  Les nominations du Conseil des ministres du 3 janvier 2024 Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 27 décembre 2023 Les nominations du Conseil des ministres du 20 décembre 2023 –     procédé à des nominations ;–     et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation de l’avenant n°1 au marché relatif à l’extension de la fibre optique pour les zones de Mopti, Koro, Tombouctou, Gao, Ansongo et Labenzaga, le réseau d’accès par câble à la fibre optique, le système de vidéosurveillance, le système EID du Projet Mali Numérique. L’avenant est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la Société China International Télécommunication Construction Corporate pour un montant de 117 millions 387 mille 180,77 dollars US et un délai d’exécution de vingt-quatre (24) mois. Il vise à prendre en compte les modifications intervenues dans l’exécution du projet en ce qui concerne : – les composantes ainsi que la substitution dans le projet des localités de Mopti, Koro, Tombouctou, Gao, Ansongo et Labenzaga par celles de Kati, Diéma, Diboli, Diéma-Guogi ; – le réajustement du design de l’itinéraire de la construction de backbone de fibre optique, l’ajustement du contenu du réseau d’accès et de la composante Safe City ; – la réservation du centre des données et la suppression de la composante EID ; – le contrôle et le suivi par les services techniques compétents. 2. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté :a. des projets de texte relatifs à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction générale des Domaines et du Cadastre. La Direction nationale des Domaines et la Direction nationale du Cadastre ont été créées respectivement par l’Ordonnance n°2017-025/P-RM du 30 mars 2017 et l’Ordonnance n°2017-024/P-RM du 30 mars 2017 suite à la scission de la Direction nationale des Domaines et du Cadastre. Après cette scission, les deux directions ont été confrontées à des difficultés dans l’exécution de leur mission, notamment : – l’insuffisance et la mauvaise répartition du personnel ; – l’absence de liens directs entre les structures régionales et subrégionales des deux (02) Directions ; – l’insuffisance des ressources financières pour assurer la réalisation des activités essentielles à l’exécution des missions et à l’atteinte des objectifs.Les projets de texte adoptés consacrent la fusion de la Direction nationale des Domaines et celle du Cadastre à travers la création de la Direction générale des Domaines et du Cadastre dans la perspective d’améliorer l’efficacité du service et d’accroitre sa fonctionnalité. Leur adoption permettra également de doter ladite direction, pour les cinq prochaines années, en personnel nécessaire à l’exécution de sa mission.b. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux du Centre d’Enfouissement Technique de Noumoubougou et de construction de la décharge finale de Dialakorobougou et leurs voies d’accès.Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Résilience Urbaine de Bamako, il est prévu la réalisation des travaux du Centre d’Enfouissement Technique de Noumoubougou et de construction de la décharge finale de Dialakorobougou et leurs voies d’accès.La réalisation desdits travaux empiète sur des propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique. Le projet de décret est adopté dans ce cadre. La réalisation de ces travaux contribuera à l’amélioration de la gestion des déchets solides dans le District de Bamako. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Inspecteur à l’Inspection générale des Armées et Services : Colonel Yaya DOUCOURE, Armée de Terre. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES – Directeur Général de l’Agence nationale de l’Aviation civile : Colonel Yaya TRAORE, Armée de l’Air. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Dakar (Sénégal) : Commissaire de Police Florentin DOUYON. – Conseiller Consulaire à l’Ambassade du Mali à Abidjan (Côte d’Ivoire) : Commissaire Divisionnaire de Police Makan GUEYE. – Secrétaire Agent Comptable à l’Ambassade du Mali à Doha (Qatar) : Monsieur Yssouf BAGAYOKO, Contrôleur du Trésor. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE – Secrétaire général : Monsieur Oumar TAMBOURA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. – Directeur national de l’Agriculture : Monsieur Souleymane YACOUBA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. – Directeur national du Génie Rural : Monsieur Garantigui TRAORE, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. – Directeur Général de l’Institut d’Economie Rurale : Monsieur Kalifa TRAORE, Professeur de l’Enseignement supérieur. – Président Directeur Général de l’Agence d’Aménagement des Terres et de Fourniture de l’Eau d’Irrigation : Monsieur Bréhima SOGOBA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. – Inspecteurs à l’Inspection de l’Agriculture : Monsieur N’Diougou DIALLO, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural ; Monsieur Oumar BERTHE, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural. AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE L’ENFANT ET DE LA FAMILLE – Chef de Cabinet : Madame Néné Maina BA, Ingénieur en Génie Informatique. – Conseiller Technique : Monsieur Youssouf BAGAYOKO, Professeur de l’Enseignement secondaire. – Directrice nationale de la Promotion de la Femme : Madame Bocoum Aoua GUINDO, Administrateur de l’action sociale. – Directeur national de la Promotion de l’Enfant et de la Famille : Monsieur Harouna SAMAKE, Administrateur de l’action sociale. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE – Directeur national de l’Industrie : Monsieur Gaoussou KONE, Ingénieur de l’Industrie et des Mines. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le

CAN 2023 : Le Mali dévoile sa liste de 27 joueurs

Le sélectionneur national, Eric Sékou Chelle a dévoilé, mardi soir, dans le journal télévisé sur la chaine nationale, la liste des joueurs retenus pour la phase finale de la Couoe d’Afrique des nations (CAN,) prévue du 13 janvier au 11 février en Côte d’Ivoire. L’absence de Massadio Haïdara est la seule surprise de la liste. L’arrière gauche a été touché lors de la séance d’entraînement matinale. L’attaquant El Bilal Touré, opéré le 24 juin dernier, n’a pas obtenu le feu vert de son club, Atalanta Bergame (Italie) alors qu’Ibrahim Koné (Almeria, Espagne) est en pleine rééducation. Comme pressenti, le gardien Ibrahim Bosso Mounkoro est également absent de la liste. Ainsi, plusieurs joueurs, notamment le gardien Aboubacar Doumbia, les défenseurs Moussa Diarra, Amadou Danté, Sikou Niakaté, les milieux de terrain Boubacar Traoré, Kamory Doumbia, les attaquants Nene Dorgelès, Fousseni Diabaté, Youssoufou Niakaté, Siriné Doucouré vont disputer leur première CAN. La Liste : Gardiens (3) : Djigui Diarra (Young Africans, Tanzanie), Aboubacar Doumbia (AFE), Ismaël Diarra Diawara (AIK fotball, Suède). Défenseurs (7) : Hamari Traoré (Réal Sociedad, Espagne), Sikou Niakaté (S.C Braga, Portugal), Boubacar Kiki Kouyaté (Montpellier, France), Mamadou Fofana (Amiens, France), Falaye Sacko (Montpellier, France), Amadou Danté (Strum Graz, Autriche), Moussa Diarra (Toulouse, France). Milieux de terrain (9) :  Amadou Haïdara (RB Leipzig, Allemagne), Dadié Samassékou (Hoffenheim, Allemagne), Lassana Coulibaly (Salermitana, Italie), Yves Bissouma (Tottenham, Angleterre), Mohamed Camara (AS Monaco, France), Adama Traoré (Hull City, Angleterre), Boubacar Traoré (Wolverhampton, Angleterre), Kamory Doumbia (Brest, France), Aliou Dieng (Al Ahly, Égypte). Attaquants (8) : Néné Dorgelès (RB Sazbourg, Autriche), Fousseni Diabaté (Lausanne Sport, Suisse), Sékou Koïta (RB Salzbourg, Autriche), Ibrahim Sissoko (Saint Etienne, France), Youssoufou Niakaté (Bani Yas FC, Émirats arabes unis), Siriné Doucouré (Lorient, France), Lassine Sinayoko (Auxerre, France), Moussa Doumbia (Al Adalh, Arabie saoudite). BK/MD (AMAP)