Maghreb Arab presse (MAP) du Maroc et l’Agence malienne de Presse et de Publicité (AMAP), ont signé un accord de partenariat
Salé 23 janv (AMAP) Neuf accords bilatéraux de coopération et de partenariat ont été signés, jeudi à Salé, au Maroc, entre des agences membres de la Fédération atlantique des agences de presse africaines (FAAPA), dont celui entre Maghreb arab presse (MAP) du Maroc et l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), à l’occasion de la 8ème Assemblée générale de la FAAPA. Fouad Arif, DG de la MAP et Alassane Souleymane, son homologue de l’AMAP, ont signé cet accord de partenariat pour une durée d’un an. Par ce document, les deux agences « s’accordent mutuellement le droit de recevoir et d’utiliser dans leurs services rédactionnels les informations, les communiqués de presse, les articles et tout ce qui est lié aux contenus multimédia (photo, vidéo, audio, infographie) en provenance de l’une ou de l’autre agence, afin d’enrichir leurs offres respectives et de donner une meilleure visibilité aux événements et aux acteurs des deux pays. » Outre la convention avec l’AMAP, la MAP a signé sept autres accords de coopération avec, respectivement, l’Agence d’information du Burkina Faso (AIB), l’Agence gabonaise de presse (AGP), l’Agence ghanéenne de presse (GNA), l’Agence libérienne de presse (LINA), l’Agence de presse de Sao Tomé-et-Principe (STP-Press), l’Agence de presse sénégalaise (APS) et l’Agence sierra-léonaise de presse (SLENA). Ces accords visent, entre autres, à donner un nouvel élan à la coopération entre la MAP et les huit agences signataires et à consolider leurs relations professionnelles, à travers notamment l’échange d’expériences, d’expertises, de formations, de visites et de services rédactionnels (bulletins d’information, photos, audio, vidéo et infographie). L’Agence gabonaise de presse (AGP) et l’Agence guinéenne de Presse ont, également, signé un accord afin de promouvoir leur coopération et renforcer leurs relations professionnelles. Par ailleurs, le reporter photographe Abdou Khadre Dieylani Seydi, de l’Agence de presse sénégalaise (APS), a reçu le Grand Prix photo 2023-2024 de la FAAPA. La photo présentée par Abdou Khadre Dieylani Seydi, qui avait remporté le Grand Prix photo 2020-2021 de la FAAPA, pose la problématique de l’érosion côtière à Mbao, une commune située dans la Région de Dakar. La MAP a remporté le Grand Prix reportage de la FAAPA. L’Agence ivoirienne de presse (AIP) s’est adjugée le Grand Prix vidéo du concours. Ces distinctions ont été faites en marge de la 8ème Assemblée générale de la Fédération atlantique des agences de presse africaines (FAAPA) qui s’est ouverte mercredi à Salé (Maroc) sur le thème ‘’Les Agences de presse africaines, levier de promotion de la souveraineté sanitaire du continent’’. Cette 2e journée a été consacrée aux travaux a huis clos entre les directeurs généraux des agences de presse membres de la FAAPA. À l’ordre du jour, adoption du rapport de la 7e AG, adoption du plan d’action 2025, rapports des groupes techniques sur les femmes leaders et le fact checking La 8è Assemblée générale de la FAAPA, placée sous le thème « Les agences de presse africaines, levier de promotion de la souveraineté sanitaire du continent », a permis de jeter la lumière sur les voies de promotion et de renforcement de la souveraineté sanitaire africaine en vue de mieux faire face aux chocs futurs. L’évènement de deux jours rassemble les directeurs généraux de plusieurs agences de presse africaines, aux côtés d’experts des médias et de la santé, ainsi que d’éminentes personnalités de divers horizons, avec comme point d’orgue les 10 années de création de la FAAPA, espace de réflexion sur l’avenir des agences de presse africaines et sur le rôle qu’elles doivent jouer au 21ème siècle dans leurs diversités et leurs spécificités respectives. AS/MD (AMAP)
Les agences de presse, des acteurs-clés de la résilience sanitaire en Afrique (Président de la FAAPA)
Sale, 22 janv, 2025 (AMAP) « Les agences de presse, de par leur double rôle citoyen et opérationnel, se positionnent comme des acteurs clés de la résilience sanitaire des nations africaines », a déclaré, mercredi à Salé, le président de la Fédération atlantique des agences de presse africaines (FAAPA), Directeur général de l’Agence Maghreb Arabe Presse (MAP), M. Fouad Arif. M. Arif cité par la MAP a indiqué qu’en conjuguant ces deux rôles, les agences de presse renforcent en même temps « la cohésion sociale et (soutiennent) les efforts des gouvernements et des organisations de santé”, Le président de la FAAPA, qui intervenait à l’ouverture de la 8-ème Assemblée générale de la FAAPA, qui se tient sous le thème “Les agences de presse africaines, levier de promotion de la souveraineté sanitaire du continent”, a ajouté que nous avons tous vécu « cette résilience africaine durant la pandémie de Covid 19, une crise sanitaire qui a été accompagnée d’une véritable crise informationnelle.” Il a rappelé « le flot incessant de fake news qui, pendant la pandémie, ont plus ou moins ébranlé le quotidien de dizaines millions de personnes à travers le monde”, expliquant que cette vague de désinformation s’était propagée via les réseaux sociaux plus rapidement que le virus lui-même, poussant l’Organisation mondiale de la santé à qualifier ce phénomène d’”infodémie”. L’ensemble des agences de presse présentes peuvent témoigner de leur mobilisation exemplaire lors de la crise sanitaire, “dans un effort de protection de la souveraineté de l’information de nos pays respectifs”, a-t-il ajouté, notant que ces efforts, déployés au niveau national, doivent, aujourd’hui, être mutualisés et consolidés au niveau continental, pour lutter ensemble contre des pandémies et des « infodémies » qui ne connaissent ni frontières géographiques, ni barrières de langues ou de cultures. « Cette ambition avait été déjà impulsée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, dans Son message aux participants à la Première Conférence africaine sur la réduction des risques en santé, en novembre 2022 à Marrakech », a affirmé M. Arif. A cet égard, a-t-il rappelé, le Souverain avait souligné : “Nous formons l’espoir que l’Afrique parvienne à mutualiser ses efforts pour relever les défis auxquels elle doit faire face. Pour ce faire, il nous faut adopter des politiques d’anticipation et de prévention et mobiliser tous les moyens disponibles afin de protéger la santé et de préserver la dignité des citoyens africains.” C’est en droite ligne de cette vision du Roi Mohamed VI « et dans l’objectif de protéger la santé et de préserver la dignité des citoyens africains, que se tiennent les discussions de cette assemblée générale », a relevé le président de la FAAPA. Fouad Arif a adressé ses remerciements à « tous ceux qui ont contribué à rendre possible la tenue de cette réunion, et en particulier les partenaires, qui ont démontré leur confiance en la force de la FAAPA à jouer son rôle de plateforme médiatique africaine de référence », notant qu’il y a 10 ans, la création de la Fédération annonçait la naissance d’une nouvelle dynamique africaine dans le domaine communicationnel. « Les exemples d’actions concertées pour replacer les spécificités africaines au cœur du traitement de l’information ont été nombreux, notamment durant l’année écoulée », s’est-il félicité, soulignant, à cet égard, la mobilisation des agences de presse de la FAAPA lors du lancement par la Fondation Mohammed VI des sciences et de la santé de l’Académie africaine des sciences de la santé, en novembre dernier, à Dakhla. Et M. Arif de relever que cette institution a pour objectif de créer un espace d’échange et de partenariat pour promouvoir la recherche scientifique en santé, dans un contexte qui s’adapte aux spécificités de l’Afrique et de mettre également l’accent sur l’excellence dans l’enseignement des sciences de la santé, en proposant des formations qui répondent aux besoins du continent. “Son lancement à Dakhla a représenté l’occasion de joindre les deux thématiques qui nous rassemblent également aujourd’hui : les souverainetés informationnelle et sanitaire de notre continent”, a dit le président de la FAAPA. Le Continent a longtemps été confronté à des défis sanitaires majeurs, particulièrement exacerbés lors des crises sanitaires, a rappelé M. Arif, faisant savoir que « ces crises, aussi complexes et parfois fatales qu’elles aient pu être, ont contribué à révéler un potentiel immense : celui de la résilience africaine, de l’expertise locale et du désir croissant et insoupçonné d’une souveraineté sanitaire. » “L’année dernière, nous parlions durant cette même assemblée de la reconquête de la souveraineté africaine en termes d’information et de la réappropriation du récit continental. Il devient clair aujourd’hui que cela passe inexorablement par la maîtrise de l’information sanitaire et ce, à travers le double rôle citoyen et opérationnel que joue l’agence de presse”, a-t-il dit. Les travaux de la huitième Assemblée générale de la FAAPA rassemblent les Directeurs généraux de plusieurs agences de presse africaines aux côtés d’experts des médias et de santé, ainsi que d’éminentes personnalités de divers horizons, avec comme point d’orgue les 10 années de la FAAPA, espace de réflexion sur l’avenir des agences de presse africaines et sur le rôle qu’elles doivent jouer au 21ème siècle dans leurs diversités et leurs spécificités respectives. MD (AMAP)
Célébration du 20 janvier 2025 à l’intérieur du Mali
Par nos correspondants : Moussa DIAKITE, Allaye SARRE, Nabilaye Issa OUATTARA, Nouhoum KONE Nioro, 21 janv (AMAP) A Nioro du Sahel (Ouest), ce 64 ème anniversaire, célébré au Camp militaire El Hadj Omar Tall, se passe après une large victoire des Forces armées maliennes (FAMa), face aux terroristes, le 6 janvier passé. Plusieurs activités ont émaillé la journée : revue des troupes par le Commandant d’armes et le gouverneur de la région, montée du drapeau., remise d’attestations de reconnaissance a des personnalités civiles et militaires, aux meilleurs coureurs du cross-country organisé par les jeunes, don de sang par les enseignants du Syndicat de l’éducation de base (SYNEB) au profit des Forces armées maliennes (FAMa). Enfin, un défilé civil et militaire a mis fin à la célébration. A Tenenkou, les festivités marquant les 64 ans de la création de l’Armée malienne ont été marquées par l’organisation d’un match de football à l’initiative du Conseil communal de la jeunesse de Tenenkou. Pour magnifier cet évènement et donner à un cachet particulier à cette célébration , de nombreuses personnalités se sont données rendez – vous au stade Afourou Gourdo Djigandé de Tenenkou pour assister à cette rencontre qui a été plus qu’un match de football mais un moment de communion, de cohésion, de reconnaissance et de soutien à nos FAMAa. A Kadiolo, les populations du Folona sont sorties en nombre pour donner un grand éclat à ce 20 janvier 2025 et rendre un hommage aux forces armées maliennes. La cérémonie s’est déroulée devant la préfecture, sous la présidence du sous-préfet central Enadarfé AgG Hamidou représentant le préfet. Défilés des différents corps (FAMa, gendarmerie, garde nationale, police , surveillants de prison, eaux et forêts, douane) et Les femmes des porteurs d’uniforme tout corps confondus ont tenu e haine le public . Kolondièba : Les épouses des forces de défense et de sécurité (FDS ) du cercle de Kolondièba (Sud) ont commémoré le 64eme anniversaire de la création de l’Armée malienne le 20 Janvier 1960. Présidé par le préfet du cercle BoubacarOumar Traoré, les festivités ont regroupé plusieurs personnalités des forces armées de Défense et de sécurité, la Coordination des associations et organisations feminines (CAFO), les services techniques, les légitimes traditionnelles, les collectivités, la société civile,la jeunesse et une foule nombreuse. MD/AS/NIO/NK/MD (AMAP)
20 janvier 2025 : L’Armée malienne célèbre son 64è anniversaire
Bamako, 20 janv (AMAP) Le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a présidé ce lundi 20 janvier, sur la Place d’armes du génie militaire, à Bamako, le défilé militaire marquant la célébration du 64è anniversaire de la création de l’Armée malienne, a constaté l’AMAP. Aux environs de 8 heures, tout était en place y compris le dispositif sécuritaire. Plusieurs personnalités civiles et militaires dont les membres du gouvernement ainsi qu’un public assez nombreux étaient présents. Les hangars devant accueillir les invités sont parés aux couleurs nationales. Le chef suprême des armées est arrivé aux environs de 10 heures 15 minutes sous les ovations du public. Il a débuté par le dépôt de gerbes de fleurs sur le monument du soldat inconnu au Génie militaire. Ce geste symbolique a été suivi de la revue des troupes, un exercice auquel le président Assimi Goïta s’est prêté après l’exécution de l’hymne national. Le général d’armée Assimi Goïta a, également, suivi la remise de distinctions à des militaires méritants, notamment ceux qui ont eu un comportement remarquable sur les théâtres d’opérations. Mais, aussi, ceux qui ont accompli 15 années de service. Sans oublier une distinction spéciale pour les militaires tombés au front et les blessés. Au programme, un chèque géant sera remis au service social des armées, au bénéfice des soldats et de leurs familles. S’y ajoute le défilé militaire. SS/MD (AMAP)
Communication : La DIRPA inaugure sa radio et sa WebTV
Bamako, 18 janv (AMAP La Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA) a lancé, samedi, la radio (FAMafm) et la WebTV (FAMaTV), lors d’une cérémonie présidée par le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général de corps d’armée Sadio Camara. Cette nouvelle infrastructure permettra de renforcer la communication « pour mieux lutter contre le terrorisme sur toutes ses formes. » Elle servira, aussi, « à garantir auprès de l’opinion nationale et internationale la diffusion d’information claire afin de mettre en lumière les efforts et les réalisations des FAMa. Cette nouvelle infrastructure de communication des Forces armées maliennes (FAMa), a été offerte par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta. Le Ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, le directeur de la DIRPA, le colonel-major Souleymane Dembélé, et la hiérarchie militaire étaient présents à l’inauguration. Et aussi plusieurs responsables de médias. Après la coupure symbolique du ruban, la cérémonie d’inauguration s’est achevée par la visite des nouvelles installations. SS/MD (AMAP)
A Accra, le Premier ministre, Abdoulaye Maiga visite le Mémorial Kwame N’Krumah
Alassane SOULEYMANE Envoyé spécial Accra, 16 janv (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division, Abdoulaye Maiga, s’est rendu, jeudi, au mémorial Kwame N’krumah, à Accra, au Ghana, pour un hommage au père de l’indépendance ghanéenne, au nom des plus hautes autorités du Mali. Le chef du gouvernement, qui est au deuxième jour de sa visite dans la capitale ghanéenne, est porteur d’un message du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita, à son homologue John Dramani Mahama. L’œuvre du défunt président N’krumah est inscrite dans l’héritage mémoriel des relations entre le Mali et le Ghana et de la construction de l’Unité africaine, en compagnie du président Modibo Keita. Dans ce haut lieu, qui reçoit environ 99 mille visiteurs, chaque année, le marbre, l’asphalte, les drapeaux et les photos se le disputent, dans un décor pensé pour immortaliser l’œuvre et la vie du grand homme. Ce mémorial est une idée du président Jerry John Rawlings qui a voulu immortaliser la vie grandiose de l’auteur de « l’Afrique doit s’unir » ou encore du « Consciencisme », des œuvres qui ont été le socle de sa doctrine panafricaniste, elle-même inspiratrice de la création de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), l’ancêtre de l’actuelle Union africaine (UA) aux côtés de ses pairs Modibo Keita ou Gamal Abdel Nasser d’Egypte. « C’est une bonne occasion de nous ressourcer et de comprendre que le combat porté au plus haut niveau dans notre pays par le général d’Armée, Assimi Goita, président de la Transition, est un combat de dur labeur. En voyant les œuvres de feu Kwame N’Krumah, premier président du Ghana mais aussi premier Premier ministre du pays, nous comprenons que le panafricanisme est un combat constant, une lutte qui a commencé à la veille des indépendances de nos pays », a commenté le chef du gouvernement malien. A la fin de la visite, il n’a pas manqué de marquer dans le lLvre d’or ces instants historiques pour sa délégation, au nom du chef de l’Etat du Mali. Après le mémorial, Le Premier ministre a rendu une visite à l’Ambassade du Mali où l’ambassadeur Oumar Konaté lui a exposé la situation de sa juridiction. Le chef du Gouvernement a pu constater que les opérations de révision des listes électorales se poursuivent avec des agents motivés et bien en place. Le Premier ministre, porteur d’un message du Président de la Transition à son homologue ghanéen est attendu pour une audience au Palais présidentiel, en fin d’après-midi. Au début de ce mois de janvier, le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a reçu une invitation pour l’investiture du nouveau chef d’État ghanéen à Accra, le 7 janvier passé, qui lui a été remise par Alfred Mahama, frère du président élu, John Dramani Mahama, à la tête d’une forte délégation ghanéenne. Le chef de la délégation ghanéenne, a indiqué que le renforcement de la coopération entre le Mali et le Ghana a été au centre des discussions avec le général d’armée Assimi Goïta. Alfred Mahama a ajouté que le Ghana entend renforcer et approfondir ses relations de coopération avec le Mali. Mais aussi, avec tous les pays de la Confédération des États du Sahel. Il a dit que son pays souhaite travailler avec ces États, « apporter son assistance et son appui afin de pouvoir régler tous les problèmes et questions d’insécurité qui sévissent non seulement au Mali mais aussi dans les autres pays de l’Alliance des États du Sahel. » AS/MD (AMAP)
Le général d’Armée Assimi Goïta préside la sortie de la 46e promotion de l’Ecole militaire interarmes
Koulikoro, 15 janv (AMAP) Le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, a préside, en ce moment (mercredi matin), au camp Boubacar Sada Sy de Koulikoro, la cérémonie sortie de la 46e promotion de l’Ecole militaire interarmes (EMIA), a constaté l’AMAP. Cette promotion, baptisée feu général de Brigade Toumani Sissoko, est forte de 255 éléments de 11 nationalités . Le major de la promotion s’appelle Matiamou Sanou. Il a obtenu 16,443 de moyenne. Il est malien. ALK/MD (AMAP)
Adama Namankoro Fomba porté en terre lundi
Dioïla, 14 janv (AMAP) Les obsèques de l’artiste, Adama Namankoro Fomba, décédé samedi ont eu lieu, lundi 13 janvier 2025, au quartier ATTbougou, à Dioila, aux environs de 14 heures, en présence d’une foule composée d’hommes de culture, politiques, parents, amis et de représentants de l’administration étaient présents pour lui rendre un dernier hommage. Ousmane Fomba, frère du défunt, a dit avoir perdu « un homme sociable, généreux et aimable avec tous. » Moussa Samaké dit Pala, un ancien collaborateur se souvient d’avoir hébergé Adama Namankoro Fomba dit « Nama » durant quatre ans. C’était la belle époque de l’Orchestre Banico Jazz. « Namankoro a donné le meilleur de lui-même », a affirmé Samaké. « Au retour d’Adama à Dioïla, il y a quelques années, l’orchestre ne jouait plus. Le défunt est le septième membre du Banico Jazz qui nous a quitté », a indiqué dit Moussa Samaké. Quant au directeur régional de la culture à Dioïla, Monzon Traoré, il a affirmé que « la culture malienne vient de perdre un homme talentueux qui a su faire danser et rire beaucoup de personnes à travers ses mélodies. » Le représentant du gouverneur de Dioïla, Aly Telly, conseiller aux Affaires économiques et financières, a présenté ses condoléances à la famille endeuillée « au nom des plus hautes autorités du Mali. » Adama Namankoro Fomba est né en 1949 à Tiendo, un village à 7 km de la capitale régionale, Dioila. Son père, Drissa et sa mère Kadiatou Coulibaly, avec leur unique enfant, Adama Namankoro Fomba, vivaient comme tout autre paysan de la contrée. Une vie si dure et misérable qui a poussé Namankoro a vouloir chercher une autre voie, contre la volonté de son père qui ne comptait que sur son garçon pour cultiver son champ. À l’âge de 33 ans, Adama intègre le Banico Jazz, un Orchestre réputé du Banico, contre la volonté de son père. En 1978, Adama est sélectionné pour la Biennale artistique et culturelle par la Région de Koulikoro qui s’est taillé la deuxième place, une première. En 1980, l’artiste entame sa première tournée. Adama Namankoro fomba a évolué avec l’Écho Jazz de la Haute Volta, (actuel Burkina Faso) durant quatre ans. En Côte d’Ivoire, il a également travaillé avec TTBA Jazz, formation réputée à l’époque. Cette intégration fût facilitée par une certaine Sitan Fofana. De retour au bercail, Fomba se retrouve avec le Rail Band avec lequel il sillonne beaucoup de villes françaises. Adama Namankoro Fomba a, à son actif quatre Albums composés de plusieurs chansons retraçant sa vie, son parcours difficile et qui dénoncent les maux de la société. A son actif, entre autres, « Kolondjougou Yiri », « Marybougou » (tiré d’une vraie histoire selon Adama lui-même), « Allah an démé », « Mariam », « Tilé guana » (sa chanson préfèrée nous a-t-il confirmé de son vivant), « Yéréfagasou », « Niangara Foly », « Dougoudié », « Bittard Trans », « Konian magni », « Yiriba bido » (fin de vie d’une personne importante) et bien d’autres titres. Adama Namankoro Fomba a fait un Accident vasculaire cerebral (AVC) depuis quelques années. Diminué par la maladie, l’âge et un certain dénuement, presque sans soutien, il se déplaçait difficilement. Le chanteur s’est effondré samedi dernier, vers 15 heures, chez lui à ATTbougou. Une heure après, les médecins du Centre de santé de référence (CSF) de Dioïla annonçaient son décès. Après la prière mortuaire, Adama Namankoro Fomba qui aimait qu’on l’appelle « Nama », a été conduit en sa dernière demeure. Il se repose à côté de sa mère au cimetière de Nematoulaye, laissant derrière lui une veuve, six enfants et des milliers admirateurs. Dors en paix, « Nama. » DF/MD (AMAP)
Visite officielle : Le président de la Transition attendu mercredi à Koulikoro
Bamako, 14 janvier (AMAP) Le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, est attendu mercredi à Koulikoro, localité située à 60 km de la Capitale Bamako, a appris l’AMAP de source officielle. Le Chef de l’Etat procédera dans la Cité du Meguetan, à l’inauguration du Stade Mamadou Diarra H rénové, à la pose de la première pierre du Stade Arena et du vestibule de la Chefferie traditionnelle de la ville, avant de présider la sortie de la 46ème promotion de l’Ecole Militaire Inter-Armes (EMIA). Kader Maïga (AMAP)
Niafunké : Autorités locales et partenaires au chevet des déplacés internes
Niafunké, 14 janv (AMAP) Les personnes déplacées internes (PDI) arrivées du Haoussa et du Gourma de Niafunké, dans le Nord du Mali, reçoivent des soutiens, dès leurs premières heures dans la ville, grâce á une symbiose entre acteurs locaux et sous l’impulsion du préfet Modibo Kane Togo, en étroite collaboration avec les collectivités, les services du développement social et de l’assainissement. Mardi 7 janvier dernier, sous la présidence du 2ème adjoint au préfet, Zakaridja Samaké, 350 abris, 28 blocs latrines, 16 lampadaires solaires ont été offerts par l’Organisation international pour les migrations (OIM) pour soulager ls souffrances des personnes déplacées. Le même partenaire avait auparavant distribué 400 kits Non-Food Items (NFI) terme humanitaire en anglais, voulant dire (Biens non alimentaires) et comprenant surtout une variété d’articles et d’ustensiles dont des couvertures, matelas, vêtements, savons brosses á dents, lampes, bougies, bâches et tentes… afin de répondre aux besoins fondamentaux des déplacés d’où son nom. En décembre dernier, c’étaient 200 kits de dignité constitués de pommades, savons, serviettes hygiéniques et cotons, soutiens gorges… pour les jeunes femmes en âge de procréer et 10 fosses á ordures installées les 5 et 6 janvier derniers. Ils sont des milliers de déplacés réfugiés à Niafunké ville en 2024. Certains ont tout abandonné derrière eux : champs, animaux, écoles boutiques, pirogues etc. Les causes de leur départ sont multiples, diverses et complexes selon les endroits mais, aussi, et surtout la crainte des Groupes armés terroristes, le banditisme. Comme si cela ne suffisait pas, la montée des eaux du fleuve Niger a atteint une grande partie de leur site de réinstallation, obligeant beaucoup d’entre eux à devenir de véritables nomades sur le site. Installés d’abord dans les écoles et chez des proches en ville, bon nombre d’entre eux ont finispar regagner le site aménagé pour les accueillir à l’Est de la ville. Habitant sous des tentes de fortune en nattes et construites à la hâte, sans eaux ni latrines et d’autres dans les vieux bâtiments coloniaux, au quartier Bamako Coura, près du lycée Bocar Cissé, dans des conditions sanitaires et hygiéniques limites. Aujourd’hui, disposant de tous ces appuis et aussi d’un château d’eau, les déplacés s’estiment heureux. L’OIM, en un mois de présence sur le terrain a mené des enquêtes d’évaluation et de ciblage des déplacés et leurs besoins cruciaux et à réussi à organiser des distributions gratuites dans une très grande transparence, à la grande satisfaction des bénéficiaires et des autorités locales de Niafunké. Lors de chaque distribution, le préfet ne cesse de rappeler que « tous les Maliens ont droit à une vie paisible et, en cas de difficultés, à l’assistance comme le veulent les autorités du pays » avant d’ajouter que « chacun est mieux chez soi. » SAM/MD (AMAP)

