Culture : Le Projet Culture Mali 2025 lancé

Bamako, 27fév (AMAP) Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie et du Tourisme, Mamou Daffé, a procédé, jeudi, au lancement du Projet Culture Mali 2025, au Centre international de conférence de Bamako (CICB). Dans le cadre de la mise en œuvre du programme de refondation « Mali den Kura », le ministère de l’Artisanat de la Culture de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a initié ce projet intitulé : « Culture Mali 2025 ». Lors de la cérémonie, placée sous le parrainage du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, et en présence de plusieurs de ses collègues, le ministre Daffé a indiqué que « ce projet n’a d’autre ambition que de faire de la culture un levier pour la transformation sociale et économique dans une dynamique de revitalisation de nos territoires. » Dans son intervention, Mamou Daffé a exprimé sa satisfaction de voir se concrétiser la vision du président de la Transition qui a décrété 2025 comme année de la culture lors de son adresse à la Nation, le 31 décembre dernier. Donnant suite à cette décision, le département en charge de la Culture a initié le projet « Culture Mali 2025 » qui s’inscrit en droite ligne de la vision du Programme présidentiel de développement culturel Maliden Kura 2025-2027. Celui-ci vise à inculquer une culture du Mali Kura à la jeunesse, promouvoir les talents artistiques de manière accrue et  repositionner durablement et positivement l’image du Mali sur la scène internationale. « Je peux dire, aujourd’hui, que, dans les semaines à venir, vous allez nous voir dans toutes les régions du Mali, de Kidal jusqu’à Kayes, pour travailler et mettre en lumière notre culture. » Il a remercié le président de la Transition, qui, par une décision historique, a mis la culture en priorité nationale pendant toute cette année 2025. « Ce décret présidentiel nous invite à mettre en lumière toute la beauté et la richesse de notre secteur de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme du Mali. Il nous demande de célébrer ce riche patrimoine pour dire tout simplement que le Mali regorge de toutes les solutions d’une beauté légendaire », s’est enthousiasmé Mamou Daffé. « Aujourd’hui, nous sommes non seulement dans la renaissance culturelle du Mali, mais aussi dans celle des Etats du Sahel », a-t-il estimé, saluant les trois présidents, le général Abdourahamane Tiani du Niger, le capitaine, Ibrahim Traoré du Burkina Faso et le général d’Armée Assimi Goïta, du Mali « qui nous ont tracé une voie. » Il a assuré qu’avec 89 recommandations des États généraux de la culture, toutes les préoccupations des trois secteurs (Tourisme, Culture et Artisanat) sont traitées. « Et, si nous arrivons à mettre en œuvre ces 89 recommandations, je suis sûr que d’ici la fin de cette année de la Culture Mali 2025, nous allons régler beaucoup de nos problèmes », a dit le ministre. Le temps fort du lancement a été la présentation du Projet Culture Mali 2025 par le directeur national de l’action culturelle, Alamouta Dagnoko, coordinateur du Projet Culture Mali 2025. Il a tout d’abord expliqué « le contexte de ce projet ambitieux qui   marque un tournant majeur pour la relance de la culture malienne. » Selon lui, « l’objectif de ce projet est de faire de la culture un levier de transformation sociale et économique en repositionnant le Mali comme une référence culturelle mondiale, tout en revitalisant son patrimoine culturel dans une dynamique de renaissance culturelle » Il a ajouté que le projet se repose sur 5 axes à savoir l’Inclusion de l’Année de la Culture dans tous les grands événements culturels, la concrétisation de Maaya ni Dambé Kènè, la Revitalisation culturelle des territoires (RCT), le développement des industries culturelles et créatives (ICC) locales du patrimoine et le parrainage par des personnalités culturelles. Ces axes seront matérialisés par des activités qui se tiendront toute l’année en vue de donner un contenu riche et diversifié pour la renaissance culturelle.  Il a rappelé que plusieurs actions sont déjà en cours avec Bamako Fugaba qui a vu le jour lors des Etats généraux de la culture. L’événement a été artistiquement magnifié par l’Ensemble instrumental du Mali sur un morceau intitulé « Duga », interprété par Bourama Soumano. SST/MD (AMAP)          

Uniforme des femmes lors des mariages : De la tradition aux excès

Par Moussa M. DEMBÉLÉ La coutume prisée des Bamakoises, de s’habiller d’une tenue unique lors des cérémonies de mariage, est en train de prendre un autre virage causant angoisse chez les adeptes et devenant source de tension dans certains foyers Bamako, 25 fév (AMAP) Les mains sous le menton, les yeux embués, isolée dans un coin de son salon, très froissée mais toujours habillée, dans sa grande robe en basin, Bintou est pensive et préoccupée. Bintou, nom d’emprunt que nous lui donnons, est l’épouse d’un ami que nous avons surprise dans un état d’affligée, chez elle au quartier Badialan, Commune III du District de Bamako. Ce dimanche soir, aux environs de 20 heures, très triste, Bintou cherche ses mots, la gorge nouée et à peine elle arrive à les prononcer après notre salutation faite à plusieurs reprises. « Je reviens du mariage d’une nièce qui se tenait au quartier Marseille, situé en commune I du District de Bamako, où j’ai dépensé mes économies réservées pour l’opération de l’œil de la maman… », tente-t-elle d’évacuer sans rancœur. Rien que ce qu’elle porte lui a coûté plus de 60 000 Fcfa. Notre interlocutrice, sous le choc, met en cause l’attitude de sa mère dans ce qu’elle appelle « du gaspillage inutile ». « Le comble, vous savez ? C’est ma mère qui m’a contrainte à acheter cet uniforme que je porte pour une valeur de plus de 60 000 Fcfa malgré les dépenses nécessaires que j’ai à faire, dans quelques jours, pour l’opérer de la cataracte… », dit Bintou, la trentenaire évolue, tout en remuant sa tête. En effet, selon ses explications, elle a été obligée par sa mère d’acheter cette tenue proposée comme uniforme par ses cousines. « Pour elle 9sa maman), je ne devrais pas être en reste, je devais rivaliser avec mes cousines, étant donné que je suis une fonctionnaire. Alors que personnellement, j’aime faire les choses humblement, sans extravagance… », nous raconte-t-elle. Tout comme le cas de Bintou, le concept des uniformes des femmes lors des cérémonies de mariage dans la capitale malienne est en passe de devenir un fardeau pour les femmes.  À Bamako, cette coutume longtemps symbolique lors des mariages voit ses contours évoluer. Les femmes et jeunes filles se parent d’un uniforme lors de ces cérémonies, un geste censé célébrer l’union de deux personnes tout en renforçant la cohésion sociale. Pourtant, initialement, l’uniforme visait à favoriser l’harmonie visuelle et à éviter toute distinction entre les participantes. Cependant, aujourd’hui, cette tradition est en train de se transformer en une quasi-obligation, sous la pression sociale, mettant en lumière les disparités économiques. De simple plaisir esthétique, l’uniforme est devenu une norme difficile à contourner, même pour celles dont les moyens financiers sont limités. Ce qui, parfois, crée des mésententes dans le foyer, car certaines imposent à leur époux l’achat de ces tenues, même s’ils n’en ont pas les moyens. Fanta Coulibaly, une mère de famille à Badalabougou, en commune V du District de Bamako, semble être de ce groupe de femmes. « Acheter l’uniforme doit être un devoir pour tous chefs de famille, parce que la femme a besoin d’être bien habillée lors des cérémonies de mariage. Mais, certains hommes ne comprennent pas cela. C’est pourquoi ils refusent de payer l’uniforme pour leur épouse », argumente-t-elle. Pour elle, c’est l’homme qui doit obligatoirement payer ces tenues de mariage de sa femme. QUIPROQUO – Contrairement à notre précédente interlocutrice, Djeneba Sinayoko, une femme mariée, la quarantaine, résidant à Dialakorobougou, dans la zone de Baguineda, sur la route de Ségou, pense que des femmes, de nos jours, sont dans l’excès au sujet de l’uniforme. Elle estime que la pratique n’est pas la seule façon d’apporter son soutien, lors du mariage d’un proche, « il y a aussi les aides financières qui sont plus importantes dans le mariage de célébration ». « Aujourd’hui, mes sœurs pensent que la pérennisation d’une union est forcément liée à la façon de célébrer le mariage. Un seul uniforme peut coûter plus 15 000 FCFA. C’est qui est trop chère ! », s’exclame-t-elle. Djeneba Sinayoko explique que « c’est pourquoi, les femmes usent de tous les moyens pour payer des tenues de mariage hors de prix ». Plus explicite, tout en s’opposant à la mode, elle ajoute : « Certaines dames manquent de respect à leur mari sous prétexte que celui-ci n’a pas payé l’uniforme. Cela doit prendre fin ». L’habitante de Dialakorobougou nous a raconté une anecdote entre une épouse et son mari, dans son quartier. Le couple se bagarre toujours pour des questions d’uniforme. « Je connais une femme qui refuse le lit conjugal à son époux pour la simple raison qu’elle n’a pas eu d’uniforme de mariage. À chaque mariage, ce sont les disputes dans ce foyer. Et tout le quartier est au courant », narre notre interlocutrice. Si payer l’uniforme pour le mariage d’une proche est un signe de solidarité, c’est encore mieux d’emprunter de bons chemins pour l’obtenir. Selon Daouda Fané, un chef de famille, certaines femmes sont capables de détourner l’argent de « popote » pour acheter ces habits de mariage. « Auparavant, nos aïeux avaient initié cette stratégie d’uniforme afin que tout le monde porte les mêmes habits mais à un prix raisonnable. Mais aujourd’hui, c’est tout à fait le contraire. Des femmes font l’impossible leur uniforme », déplore ce chef de famille d’une cinquantaine d’années. Sept sur dix hommes interrogés suggèrent que la coutume de l’uniforme des femmes doit être rationnalisé. Ceux-ci estiment que ce sont des dépenses « inutiles » qui viennent s’ajouter à d’autres problèmes financiers dans un pays où la pauvreté est générale. « Les dimanches sont connus à Bamako comme les jours de mariage. Ce qui est déjà une dépense inestimable. S’il faut ajouter à cela les frais d’uniforme des femmes, cela devient encore plus compliqué », fait remarquer, sous couvert de l’anonymat, un chef de famille. Il ajoute que les tenues choisies pour les noces sont souvent très chères. « Donc, je trouve que ce n’est pas raisonnable de maintenir cette pratique de l’uniforme lors de nos mariages », pense-t-il. Adama Coulibaly, habitant à Tiéguena, localité située dans la périphérie de Bamako, dans

Kati : Campagne de paiement collectif des taxes

K       Kati, 24 fév (AMAP)  Plusieurs associations de jeunes et des femmes de Kati ont lancé, lundi la 1ère édition d’une campagne collaborative de collecte de taxes locales, au cours d’une cérémonie présidée par le chargé d’expédier des affaires courantes de la mairie de la ville. Cette initiative vise à encourager les citoyens à s’acquitter de leurs obligations fiscales, notamment la Taxe de développement régional et local (TDRL), la vignette moto et les taxes de voirie. Selon le président du Conseil communal de la jeunesse de Kati, Bourahima Togo, l’objectif de cette campagne « est de contribuer au développement local. » Pour ce faire, les initiateurs entendent atteindre le paiement de 200 TDRL, 150 vignettes moto et 50 taxes de voirie sur une période de deux mois. Il a invité toute la population à s’acquitter de ces taxes, soulignant que « c’est un devoir civique pour chaque citoyen. » Les taxes comme la TDRL, la vignette moto et les taxes de voirie sont essentielles au développement local. Elles permettent de financer les infrastructures, d’améliorer les services publics et d’assurer l’entretien des routes. « En payant ces taxes, les citoyens contribuent au progrès économique et social de leur communauté », a plaidé M. Togo. « La gestion de ces fonds sera totalement transparente et fera l’objet de restitutions publiques », a déclaré le secrétaire général de la mairie de Kati, Zaga Dao, qui a insisté sur l’importance de la transparence dans l’utilisation des ressources collectées pour le développement de la ville. Les initiateurs ont présenté cette campagne collaborative comme « un engagement fort des jeunes et des femmes en faveur du civisme fiscal et du développement durable de (leur) localité.) AK/MD (AMAP)

Lancement du drapeau de la Confédération des États du Sahel (AES)

Bamako, 22 fév (AMAP) Les ministres de la Confédération des États du Sahel (AES), réunis à Bamako dans le cadre de leur rencontre de travail, ont procédé, ce samedi 22 février 2025, au lancement du drapeau de la Confédération AES, a annoncé le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI) du Mali, dans un communiqué.  Selon le Bureau de l’information et de la Presse des Affaires étrangères, ce lancement, sous la présidence du général de Division Abdoulaye Maiga, Premier ministre, Chef du gouvernement du Mali, intervient « après sa validation par les chefs d’État des pays membres. » « D’une forme rectangulaire, le drapeau de la Confédération AES a un fond vert comportant en son centre le logo de la Confédération », indique le communiqué. « En effet, la couleur verte, souvent associée à la croissance, symbolise l’espoir et la prospérité ; la renaissance et le renouveau. Elle représente ainsi les immenses ressources naturelles de l’espace confédéral pour un avenir de prospérité partagée », ajoute la même source. MD (AMAP)    

Maroc : Saisie d’armes et de munitions emballées dans des sacs en plastique et des journaux édités au Mali (Enquête)

Rabat, 20 fév (AMAP) Des opérations de fouille et de ratissage, à la frontière Est du Maroc, dans la région du Sahel, ont permis la découverte d’une cargaison d’armes et de munitions emballées dans des sacs en plastique et des journaux en papier édités au Mali, dont des hebdomadaires publiés le 27 janvier 2025, rapporte, jeudi, Maghreb Arab Presse (MAP). Cette zone montagneuse, précisément sur la rive Est de Oued Guir à « Tal Mzil », dans la commune et Caïdat de Oued El Naam, dans la région de Boudenib, à la frontière Est du Royaume du Maroc, est suspectée d’être utilisée comme l’arrière base de soutien logistique en armes et munitions destinées aux membres d’une cellule liée à l’organisation Daech pour l’exécution de ses plans terroristes, indique MAP. « L’expertise technique et la géolocalisation par satellite, effectuées à l’aide des coordonnées et des données géographiques saisies dans le cadre de l’enquête, ont permis de localiser la zone suspectée dans la province d’Errachidia », indique un communiqué du Pôle DGSN-DGST cité par MAP. Les armes, enfouies dans un lieu reculé au pied de la colline rocheuse et saisies dans le cadre de ces opérations du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), relevant de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), dans le cadre de l’enquête en cours sur le démantèlement de cette cellule terroriste, consistent en un Kalachnikov avec deux chargeurs de munitions, deux fusils, dix pistolets de différents calibres et une grande quantité de cartouches et de balles de différents calibres. Les armes et munitions saisies ont été mises sous scellé et inventoriées de manière détaillée en vue de les soumettre au Laboratoire national de la police scientifique pour les expertises balistiques et techniques nécessaires. Les investigations, à ce stade de l’enquête, montrent que les armes et le matériel saisis ont été fournis et envoyés par un dirigeant de l’organisation Daech au Sahel, responsable des relations extérieures, à travers des circuits et des canaux de trafic illégaux. Après avoir sécurisé le trafic des armes et munitions et assuré leur dissimulation dans cette arrière base de soutien logistique, le dirigeant de Daech a envoyé les coordonnées géographiques du lieu à l’équipe des « coordinateurs » au sein de la cellule terroriste démantelée mercredi, pour qu’ils s’y déplacent afin de les récupérer et commencer à les utiliser dans l’exécution de leurs projets terroristes. Parallèlement à ces opérations de terrain, les recherches et investigations qu’opère le BCIJ se poursuivent, sous la supervision du parquet compétent, pour révéler toutes les ramifications de cette cellule terroriste et identifier tous ses liens avec la branche africaine de l’organisation Daech au Sahel. Les constatations sur le terrain et les opérations de ratissage géographique ont démontré que la zone suspecte se situe au pied d’une colline rocheuse, avec des accès difficiles non asphaltés, ce qui a nécessité la mobilisation et le déploiement d’équipements logistiques pour faciliter l’accès au site de l’intervention et effectuer les procédures d’inspection et les recherches préliminaires nécessaires. MD (AMAP)      

Maroc : une zone montagneuse suspectée d’être l’arrière base logistique d’une cellule terroriste liée à Daech (Enquête)

  Rabat, 20fév (AMAP) Une zone montagneuse au Maroc est suspectée d’être utilisée comme l’arrière base de soutien logistique en armes et munitions destinées aux membres d’une cellule terroriste liée à l’organisation Daech, dans la région du Sahel, pour l’exécution de ses plans terroristes, rapporte, jeudi, Maghreb Arab Presse (MAP). Des recherches et investigations du Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), relevant de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), dans le cadre de l’enquête en cours sur le démantèlement de cette cellule terroriste ont permis de recueillir des informations de terrain étayées par des données techniques, indique MAP. « L’expertise technique et la géolocalisation par satellite, effectuées à l’aide des coordonnées et des données géographiques saisies dans le cadre de l’enquête, ont permis de localiser la zone suspectée dans la province d’Errachidia, plus précisément sur la rive Est de Oued Guir à « Tal Mzil », dans la commune et Caïdat de Oued El Naam, dans la région de Boudenib, à la frontière Est du Royaume », indique un communiqué du Pôle DGSN-DGST cité par MAP. Les constatations sur le terrain et les opérations de ratissage géographique ont démontré que la zone suspecte se situe au pied d’une colline rocheuse, avec des accès difficiles non asphaltés, ce qui a nécessité la mobilisation et le déploiement d’équipements logistiques pour faciliter l’accès au site de l’intervention et effectuer les procédures d’inspection et les recherches préliminaires nécessaires. Les opérations de fouille et de ratissage, qui ont duré plus de trois heures, ont permis la découverte d’une cargaison d’armes et de munitions enfouies dans un lieu reculé au pied de la colline rocheuse, emballées dans des sacs en plastique et des journaux en papier édités au Mali, dont des hebdomadaires publiés le 27 janvier 2025. Les armes saisies dans le cadre de cette opération consistent en un Kalachnikov avec deux chargeurs de munitions, deux fusils, dix pistolets de différents calibres et une grande quantité de cartouches et de balles de différents calibres. Les armes et munitions saisies ont été mises sous scellé et inventoriées de manière détaillée en vue de les soumettre au Laboratoire national de la police scientifique pour les expertises balistiques et techniques nécessaires. Les investigations menées à ce stade de l’enquête montrent que les armes et le matériel saisis ont été fournis et envoyés par un dirigeant de l’organisation Daech au Sahel, responsable des relations extérieures, à travers des circuits et des canaux de trafic illégaux. Après avoir sécurisé le trafic des armes et munitions et assuré leur dissimulation dans cette arrière base de soutien logistique, le dirigeant de Daech a envoyé les coordonnées géographiques du lieu à l’équipe des « coordinateurs » au sein de la cellule terroriste démantelée mercredi, pour qu’ils s’y déplacent afin de les récupérer et commencer à les utiliser dans l’exécution de leurs projets terroristes. Parallèlement à ces opérations de terrain, les recherches et investigations qu’opère le BCIJ se poursuivent, sous la supervision du parquet compétent, pour révéler toutes les ramifications de cette cellule terroriste et identifier tous ses liens avec la branche africaine de l’organisation Daech au Sahel. MD (AMAP)      

Bourse nationale aux céréales : Les achats institutionnels en ligne de mire

Par Aminata Dindi SISSOKO Ségou, 20 fév (AMAP) La 19ème édition de la Bourse nationale aux céréales se tient depuis jeudi jusqu’au 22 février au Centre Gabriel Cissé de Ségou  (Centre) sous le thème « Les achats institutionnels facteurs d’amélioration de revenus des producteurs ». La Bourse des céréales vise à contribuer à la promotion et la valorisation des céréales produites localement. Il s’agit de concrétiser les options politiques, relatives au développement du secteur agricole, par la mise en place de cadres de partenariat et de promotion commerciale entre les agro-industriels d’une part et les opérateurs céréaliers d’autre part. Cette année la Bourse nationale aux céréales enregistre plus de 600 participants qui exposent les produits dans 42 stands. Il est attendu des offres de ventes assez importantes de mil, sorgho, maïs et riz malgré les difficultés enregistrées au cours de la campagne passée a précisé le Président de l’Assemblée permanente des Chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussi Bouya Sylla. Il a, par ailleurs, indiqué que de la première édition, en 2006, à présente, la Bourse nationale aux céréales ne cesse d’enregistrer des succès à travers la mobilisation des participants, l’augmentation du volume des produits présentés, le nombre de contrats signés et les chiffres d’affaires réalisés. Il a précisé que le nombre de contrats signés de 2006 à 2024, s’élève à 674 avec un chiffre d’affaires réalisés de 25 297 310 919 de Fcfa. Prenant la parole. le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, qui a coprésidé l’ouverture avec le ministre-commissaire à la Sécurité alimentaire, Redwaoune Ag Mohamed Ali, a souligné l’importance de la bourse nationale aux céréales. Selon lui, elle « contribue substantiellement et de manière positive au renforcement des systèmes d’information sur les marchés agricoles, à l’amélioration du revenu des exploitants agricoles, au partage d’expériences entre les professionnels du secteur agricole et à la structuration des Organisations interprofessionnelles agricoles. » Et de dire que la bourse cadre parfaitement avec les aspirations des autorités, nationales relatives à la dynamisation du marché national, la fluidification des échanges et l’intégration sous-régionale des marchés agro-alimentaires. Si la précédente édition s’est traduite par la signature de 261 contrats, pour un montant de plus d’un milliard 70 millions de Fcfa, le ministre de l’Agriculture a indiqué que cette performance remarquable contraste avec un certain nombre de contraintes, d’ordre technique organisationnel et, notamment, le non-respect des procédures d’achat institutionnel de l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM) par certaines organisations professionnelles agricoles, le faible niveau de vulgarisation des achats contractualisés et l’insuffisance d’infrastructures de stockage et de conservation des produits Agricoles. Pour aplanir ces contraintes et parvenir à de bien meilleurs résultats à l’avenir, Daniel Siméon Kelema a souligné la nécessité de développer des synergies d’actions et renforcer la communication entre l’ensemble des acteurs concernés. Il a encouragé les exploitants Agricoles, les transformateurs et les consommateurs à participer pleinement à cet événement et surtout à profiter de nombreux avantages qu’il offre. Le ministre commissaire à la Sécurité alimentaire avait réitéré l’année dernière son engagement en faveur des achats institutionnels. Il s’est réjoui d’annoncer cette année que, malgré les contraintes institutionnelles, un premier contrat de 3 500 tonnes de riz a été conclu avec l’interprofession riz pour un montant de plus d’un milliard de Fcfa. Il a affiché l’ambition d’aller plus loin l’année prochaine. Soulignant que son département travaille déjà avec les acteurs concernés pour lever l’ensemble des contraintes institutionnelles. ADS/MD (AMAP)      

Disparition de Souleymane Cissé :  Clap de fin  brutal

Bamako, 20 fév (AMAP) Le grand réalisateur malien, Souleymane Cissé, s’est éteint  à Bamako, mercredi, dans l’après-midi des suites d’un malaise à l’âge de 84 ans, à seulement 72 heures de l’ouverture de la 29ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), au Burkina Faso, où il devrait présider le jury de la catégorie de long métrage de fiction. Souleymane Cissé, tête couronnée du cinéma malien et africain, venait de présenter dans la matinée au siège de l’Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l’audiovisuel de l’Afrique de l’Ouest (UCECAO) les différentes distinctions qu’il avait obtenues en Gambie, au Canada et aux Etats-Unis d’Amérique en 2023 et 2025. Souleymane Cissé est le premier réalisateur à soulever deux fois le grand prix de l’étalon du Yennenga du FESPACO et le premier Africain à monter sur le podium du Festival du cinéma de Cannes (France) avec le prix spécial du jury en 1987. Entre autres récompenses d’importance internationale, il a reçu, en 2011, le Grand Prix Hommage au 7è Festival international du film Black de Montréal. Ce prix lui était décerné. pour l’ensemble de son Œuvre, pour sa contribution exceptionnelle à l’industrie du cinéma en général et au secteur du cinéma indépendant et africain en particulier. Ce prix lui a été remis par le célèbre écrivain Dany Laferrière, qui a estimé à cette occasion que « Souleymane Cissé est un des témoins les plus raffinés et sensibles venant d’Afrique. Son esprit universel illumine notre époque. Et sa discrétion l’honore. » Ses films, Baara (Le Travail), et Finyé (Le Vent), tous deux récompensés par l’étalon de Yenenga au FESPACO seront mieux accueillis. Mais c’est Yeelen (La Lumière), Prix du Jury à Cannes en 1987, qui l’a révélé, enfin, au grand public et qui est étudié au Baccalauréat français 2011-2013 par la section cinéma et audiovisuel. Souleymane Cissé a été membre de plusieurs jurys dont celui de la sélection officielle du Festival de Cannes en 1983 et celui de la Cinéfondation du Festival de Cannes en 2006. Son film, Min Yè…, en 2009, a été présenté en sélection officielle au 62è Festival de Cannes en 2009. Le travail de Souleymane Cissé lui a permis d’être élevé au rang de Commandeur de l’Ordre National du Mali ; Officier de l’Ordre du Burkina Faso et Commandeur des Arts et des Lettres de France. Quand le réalisateur américain Martin Scorsese a découvert Yeelen, il le décrit comme l’une des plus belles expériences cinématographiques de sa vie. « Je n’avais pas réalisé qu’un si beau cinéma se faisait en Afrique. Notre culture devient plus riche en voyant ces films », a-t-il ajouté. Le 17 mai 2023, à Cannes lors de l’ouverture de la Quinzaine des cinéastes au cours du Festival de cinéma de cette ville française, que Souleymane Cissé avait reçu la Carrosse d’or, cette distinction de ses pairs cinéastes pour l’ensemble de ses œuvres cinématographiques. Il devient ainsi le 2è africain à être élevé à un tel niveau de reconnaissance après le sénégalais Sembène Ousmane. Il fait partie des rares cinéastes, titulaire de l’étalon du Yennenga a avoir son statut grandeur nature sur le « Boulevard du cinéma » en plein cœur de la capital burkinabé. Né le 21 avril 1940 à Bamako, Souleymane Cissé a fréquenté l’école fondamentale de Bozola, puis le lycée de Bamako. En 1964, il s’envola pour Moscou (ex-URSS) et l’Institut des hautes études supérieures de la cinématographie de Moscou (VGIK). Il est revenu au Mali en 1969 avec son diplôme de réalisateur en poche. Le Service ciné-matographique du ministère de l’Information du Mali (SCINFOMA) l’a récupéré comme cameraman-reporter. En l’absence d’une télévision nationale, le SCINFOMA filmait toute l’actualité officielle des autorités et faisait le tour du Mali pour des projections publiques. Ses films ont inspiré le monde entier par leur dimension internationale, il a donné ses lettres d’or au cinéma malien et africain. Le cinéaste nous a raconté récemment ceci : « Ma vie, c’est le cinéma, mon père est né en 1894, année de la création du cinéma, ma mère est née en 1900, année du cinéma moderne et moi-même je suis né en 1946, année de l’arrivée du cinéma en Afrique». Il a expliqué avoir compris dès sa tendre enfance que tout ce qu’il pouvait apporter à l’œuvre de construction nationale devait se faire à travers le 7è art. YD/MD (AMAP)

AMAP-UNICEF : Signature du 3è protocole d’accord de partenariat

Bamako, 18 fév  (AMAP) L’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) et le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), ont procédé, mardi dans les locaux de l’AMAP à la signature du 3è protocole d’accord de partenariat entre les deux structures en présence du représentant du ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, le chef de cabinet du département, Mohamed Ag Albachar. L’UNICEF, le ministère en charge de la Communication et l’AMAP collaborent, depuis plus de 30 ans, pour informer le public malien sur les droits de l’enfant, à travers un protocole autour de trois axes principaux. A savoir, le renforcement des capacités des journalistes par le biais de formation et d’équipements ; la production d’articles de presse sur la promotion et les droits de l’enfant ; la mise en lumière des actions du programme de coopération et l’implication des enfants dans la promotion de leurs propres droits. Selon le Directeur général de l’AMAP, Alassane Souleymane, « c’est une cérémonie qui entend inscrire en lettre d’or la marche d’un partenariat fructueux entre l’Agence malienne de presse et de publicité et l’UNICEF ayant pour objet de booster le secteur de la communication et de l’information, étant porteur en matière de développement. » « Parce que la communication est un levier de développement et de gouvernance », a insisté le Dg de l’Agence qui a ajouté qu’on ne peut pas poser un acte aujourd’hui sans l’accompagnement du de la communication. « L’UNICEF a compris cette portée sachant bien que l’AMAP, à ses côtés, peut apporter de grandes contributions avec ses programmes dont l’éducation, l’encadrement des enfants par rapport aux médias, à la communication. « Nous sommes très heureux au niveau de l’AMAP. Nous souhaitons que ce partenariat fasse tache d’huile », a-t-il dit. Le Représentant résidant de l’UNICEF au Mali, Pierre Ngom, a apprécié l’expérience de ce partenariat qui démontre à quel point l’AMAP est un acteur clé dans la promotion des droits des filles et des garçons dans notre pays. « C’est pourquoi, nous sommes heureux de nous réunir aujourd’hui pour renouveler cet engagement. Ce partenariat revêt d’autant plus d’importance que les jeunes sont avides d’information », s’est réjoui M. Ngom. Le chef de cabinet du ministère de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Mohamed Ag Albachar, au nom de son ministre, a remercié et félicité l’UNICEF « pour tous les efforts dans l’accompagnement de notre pays dans son processus de développement. » Il a rappelé que la coopération entre l’institution onusienne et l’AMAP « nous a permis d’avoir des résultats tangibles dans le cadre de la promotion des droits de l’enfant. » Egalement, il a salué ce partenariat exemplaire entre l’AMAP et l’UNICEF « qui a permis de combler tous les espoirs en termes de communication, d’avoir des avancées en matière de plaidoyer et de changement de comportement au profit des enfants. » Et de renouveler l’assurance que « notre pays renforcera davantage sa coopération avec l’UNICEF pour le bien-être des enfants. » OD/MD (AMAP)

Bougouni : Renforcement des capacités des acteurs régionaux sur la régulation des marchés publics

Bougouni, 17 fév (AMAP) Cent quarante (140) élus, cadres et agents du syndicat de l’Inter-collectivité Bulomba de Bougouni (Sud) participent du 17 au 21 février 2025 à une session de formation sur la régulation des marchés publics, a constaté l’AMAP sur place. Organisé par la Direction régionale des marchés publics et de délégation de service public de la Région de Bougouni, cet atelier porte sur les procédures nationales de passation, d’exécution, contrôle et de règlement des marchés publics et de délégations de service. Cette session est conforme à l’une des missions du régulateur des marchés publics, à savoir, le renforcement des capacités des acteurs dans le domaine de la commande publique. Selon le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Bougouni, Dramane Diakité,  « l’importance des questions des marchés publics et de délégation de service public dans l’économie nationale, surtout  la formation des acteurs dans ce domaine, a toujours été la priorité des autorités de notre pays depuis plusieurs années. » Outre le directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Bougouni, le préfet de Bougouni, Hamadoun Tamboura, et le directeur régional des marchés publics et de délégations de service public de la Région, Moctar Samaké, ont assisté à l’ouverture des travaux. BHT/MD (AMAP)