La BOAD soutient la campagne cotonnière 2024-2025 au Mali par un prêt de 15 milliards de francs CFA

Bamako, 1er avr (AMAP) La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a approuvé un prêt de 15 milliards de francs CFA au profit de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) pour la campagne cotonnière 2024-2025 au Mali, a appris, mardi, l’AMAP dans un communiqué de l’institution sous régionale de financement du developpement. « Cette opération vise à financer la collecte et l’égrenage d’environ 600 000 tonnes de coton graine, contribuant ainsi à préserver les moyens de subsistance de plus de 4 millions de personnes et à générer 1 500 emplois permanents et 3 000 emplois saisonniers », précisé la même source. Réunie fin mars à Dakar sous la présidence de Serge Ekué, la BOAD a, également, approuvé 15 nouvelles opérations d’un montant total de 391,923 milliards de francs CFA, destinées à soutenir des projets d’infrastructures et les économies de ses pays membres. Parmi ces financements, un prêt de 15 milliards de francs CFA a été octroyé à la société Atlantic Cocoa Corporation Côte d’Ivoire SA pour l’acquisition de 30 000 tonnes de fèves de cacao dans le cadre de la campagne cacao 2024-2025, sécurisant les moyens de subsistance de 6 millions de personnes et consolidant 1 500 emplois. D’autres projets incluent un prêt de 20 milliards de francs CFA pour moderniser le système de communication des forces de sécurité intérieure au Burkina Faso, couvrant 32 localités et générant 200 emplois, ainsi qu’un prêt de 30 milliards de francs CFA à Air Côte d’Ivoire pour l’achat de deux avions, ouvrant la voie à des vols long-courriers et à la création de plus de 2 160 emplois. Au Bénin, 30 milliards de francs CFA financeront l’aménagement de la route Ouidah-Hillacondji (58,5 km), avec à la clé plus de 1 550 emplois. Depuis 1976, les engagements de la BOAD s’élèvent désormais à 9 480,5 milliards de francs CFA, consolidant son rôle dans le développement des huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) qui sont le Bénin, la Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. OS/MD (AMAP)

Consultations AES – Russie : Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des Etats du Sahel attendus à Moscou (Communiqué)

Bamako, 1er avr (AMAP) Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES), à l’invitation de leur homologue de la Fédération de Russie, Sergueï Lavrov, effectueront une visite officielle à Moscou, les 03 et 04 avril 2025, dans le cadre de la première session des consultations AES – Russie, annonce mardi un communiqué de l’AES. « Cette rencontre s’inspire de la volonté partagée des chefs d’État de la Confédération AES et de la Fédération de Russie de renforcer leur partenariat et d’approfondir leur dialogue politique à l’échelle confédérale », indique le communiqué. Elle vise à placer ces échanges au cœur des priorités diplomatiques, ainsi que des stratégies de développement et de défense, répondant ainsi aux aspirations légitimes des populations de l’espace AES, selon la même source. La réunion de Moscou « marque une étape décisive dans la consolidation des relations de coopération et l’établissement d’un partenariat stratégique, pragmatique, dynamique et solidaire entre l’AES et la Russie », indique-t-on. Les discussions porteront sur des domaines d’intérêt commun, en droite ligne avec la Feuille de route de l’an I de la Confédération AES, actuellement sous la présidence malienne. Les ministres des Affaires étrangères de l’AES « réaffirment leur engagement à faire de ce rendez-vous un levier pour des relations mutuellement bénéfiques et tournées vers l’avenir. » OS/MD (AMAP)

L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Mali, Oumar Konaté, présente ses lettres au président du Togo

Bamako, 1er avr (AMAP) L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Mali au Togo, Oumar Konaté, avec résidence à Accra, au Ghana, a présenté, vendredi 28 mars 2025, ses lettres de créance au président de la République togolaise, Faure Essozimna Gnassingbé, annonce le service de presse du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI). Dans un communiqué parvenu mardi a l’AMAP, le MAECI indique que « lors de l’audience qui lui a été accordée, le diplomate malien a transmis au Président togolais les salutations chaleureuses et fraternelles » du président de la Transition, Chef de l’Etat malien, legénéral d’Armée Assimi Goita. L’ambassadeur Konaté a, en outre, exprimé son « engagement à contribuer significativement au développement des relations d’amitié et de coopération fructueuse entre le Mali et le Togo, dans un esprit de solidarité et en droite ligne des principes constitutionnels qui régissent l’action publique au Mali. » Dans la même veine, il a souligné sa satisfaction pour « l’hospitalité africaine réservée à nos compatriotes résidant au Togo », et salué, par la même occasion, « la lecture lucide et l’approche constructive du Togo concernant la mutation géopolitique au niveau sous-régional en raison de l’avènement de la Confédération des Etats du Sahel. » OS/MD (AMAP)  

Grand marché de Bamako : Six kiosques ravagés par un incendie

Bamako, 30 mar (AMAP) Un incendie, samedi soir, au grand marché de Bamako, dans la rue chinoise, en Commune III, a consumé six kiosques qui contenaient des chaussures et des accessoires de téléphones, a constaté l’AMAP sur place. Le pire a été évité grâce à l’intervention des éléments de la protection civile qui, en présence des éléments du commissariat du 1ère Arrondissement, ont agi très rapidement pour circonscrire le sinistre. Si la protection civile n’a pas pu déterminer l’origine exacte du sinistre, il ressort du témoignage du commissaire adjoint du 1er Arrondissement du District de Bamako, Boubacar Sissoko, qu’un groupe électrogène pourrait en être la cause. Il a assuré qu’il y a eu des dégâts matériels mais pas de perte en vie humaine, notamment des chaussures, des pochettes de portables et autres accessoires. SST/MD (AMAP)

La Confédération des États du Sahel instaure une taxe de 0,5% sur les importations pour financer son intégration régionale

Bamako, 30 mar (AMAP) Le Collège des chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES), réunissant le Mali, le Burkina Faso et le Niger, a adopté le 28 mars une mesure instaurant un Prélèvement confédéral (PC-AES) de 0,5% sur la valeur en douane des marchandises importées de pays tiers, selon une copie de la décision parvenue à l’AMAP. L’objectif principal « est de mobiliser des ressources durables pour financer les projets d’intégration régionale, le fonctionnement des institutions et les initiatives de solidarité entre États membres. » La décision du 28 mars 2025 du Collège des chefs d’État de la Confédération des États du Sahel (AES) instituant ce prélèvement, indique que cette taxe, entrée en vigueur dès sa signature, s’applique aux importations hors AES, selon les règles du GATT. Cependant, elle exempte plusieurs catégories, notamment « les produits originaires de la Confédération, les aides humanitaires, les hydrocarbures tiers ou encore les effets personnels des voyageurs. » Les fonds collectés seront versés dans un compte spécial, géré sous la supervision des ministres des Finances et dédiés « en priorité à des projets structurants (infrastructures, sécurité, développement), à la Banque confédérale d’Investissement et aux dépenses opérationnelles », selon la décision du Collège des chefs d’État. Concrètement, « les douanes nationales assureront la liquidation et le recouvrement du prélèvement, avec un reversement mensuel sous 15 jours. Un audit annuel par un cabinet indépendant garantira la transparence de la gestion. » Cette décision est présentée comme pouvant renforce « l’autonomie financière de l’AES, marquant une étape décisive dans la coopération sahélienne, bien que les importateurs devront ajuster leurs coûts à cette nouvelle charge. » OS/MD (AMAP)  

Arrêt de travail au CHU Gabriel Touré pour exiger la libération du Pr Broulaye M. Samaké

Bamako, 28 mar  (AMAP)  Le comité du CHU Gabriel Touré du Syndicat national de la santé, de l’action sociale et de la promotion de la famille (SNS-AS-PF) annonce un arrêt de travail du personnel de l’établissement à compter de vendredi 28 mars 2025, afin d’exiger la libération du Pr Broulaye M. Samaké, arrêté et incarcéré de manière jugée « irrégulière » par les travailleurs. Dans une lettre adressée au Directeur général du CHU Gabriel Touré, après une Assemblée générale tenue le même jour, le Secrétaire général du comité syndical, le Pr Loséni Bengaly, précise que cet arrêt de travail, qui « se prolongera jusqu’à la libération de l’agent, concernera les nouvelles admissions. » Toutefois, il assure que « des mesures seront prises pour garantir la continuité des prestations essentielles, notamment la prise en charge des patients déjà hospitalisés, conformément aux dispositions réglementaires. » Le syndicat souhaite une solution rapide pour la libération du Pr Samaké, réaffirmant sa « volonté de contribuer à un fonctionnement apaisé de l’hôpital, dans l’intérêt des travailleurs et des patients. » OS/MD (AMAP)

Une délégation malienne de haut niveau en Mauritanie pour discuter de migrations irrégulières et des récentes reconduites de Maliens aux frontières

Bamako, 27 mar (AMAP) Bamako et Nouakchott se sont engagés à collaborer étroitement pour apporter des réponses concrètes à la gestion des migrations irrégulières et les récentes reconduites de Maliens aux frontières, annonce jeudi, uncommuniqué du ministère en charge des Maliens de l’étranger. Une délégation malienne de haut rang, conduite par le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, s’est rendue jeudi en Mauritanie pour échanger avec les autorités mauritaniennes sur les relations bilatérales et les défis évoqués, « marquant ainsi une volonté commune de consolider les liens fraternels entre » les deux pays. Dès leur arrivée à Nouakchott, les émissaires maliens ont été reçus par le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, de la Mauritanie. Au centre des discussions figuraient le renforcement de la coopération entre les deux pays voisins, la coordination des efforts face à la migration irrégulière et les solutions aux récentes opérations de rapatriement de ressortissants maliens. Côté mauritanien, les échanges ont mobilisé Mohamed Mahmoud Boye, ministre de la Justice et des Affaires Étrangères par intérim, le général de division Mohamed Cheikh Mohamed Lemine, ainsi que d’autres officiels. La délégation comprenait notamment Abdoulaye Diop, ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, qui a transmis un message du président de la transition malienne, le général d’armée Assimi Goïta, ainsi que le général de corps d’armée Modibo Koné, directeur général de l’Agence nationale de la securité d’Etat (ANSE), et d’autres hauts responsables. OS/MD (AMAP)

Culture : « la Résidence  » de Gourma Rharous, un symbole et une œuvre architecturale, en péril  

Par Mohamed GAKOU Gourma Rharous, 28 mar (AMAP) La Résidence, comme son nom l’indique, est le bâtiment où tous les commandants de Cercle de Gourma Rharous (dans le Nord du Mali) logent, depuis la création de la circonscription, le 26 décembre 1926, jusque vers le début des années quatre-vingt-dix qui marque le début de la deuxième rébellion armée. C’est à partir de cette époque que commence le déclin de ce majestueux bâtiment qui, comme une armoirie, symbolise le cercle de Gourma Rharous, aux yeux des populations locales. Elle est l’une des principales curiosités touristiques du cercle, à cause de l’originalité de son architecture et de sa position géographique dignes d’un palais. Dépêché par sa hiérarchie, le capitaine Gaston Mourgues quitte Hombori, accompagné par une importante suite, composé de gardes cercle, porteurs, cuisiniers, maçons, menuisiers, etc. Le but de sa mission était de sécuriser le trafic fluvial, sur un important tronçon situé entre Gao et Tombouctou (Nord). Le courrier postal et toutes les autres embarcations qui pratiquent ce trajet sont fréquemment attaqués par des bandits qui sévissent depuis la rive gauche du fleuve. Après moult bivouacs sur différents sites en bordure du fleuve, il jette son dévolu sur l’actuel place de la ville de Rharous. Le cercle de Gourma Rharous naît donc, le jour de son arrivée sur ces lieux, dans l’après-midi du 26 décembre 1926. Il débute et termine les travaux de sa résidence en 1927. Elle est bâtie sur un promontoire sablonneux qui culmine à 30 mètres, au-dessus des eaux bleues-turquoises du fleuve Niger, dans lesquelles, elle se mire. À cette hauteur, on a une vue panoramique de 30 kilomètres à la ronde. Le choix de ce lieu n’est pas fortuit, puisque que le capitaine Mourgues est topographe de l’armée coloniale française. Cette position stratégique permet de sécuriser une grande partie de la bande du fleuve. Le bâtiment est coiffé de deux tours rectangulaires qui jouent le rôle de miradors. Dans l’intervalle de son édification en 1927, à l’année 1973, la Résidence a subi plusieurs aménagements intérieurs et extérieurs. Le bâtiment initial a été construit avec des matériaux locaux à base d’argile. Les briques de la structure ont été confectionnées avec de l’argile tirée du lit du fleuve, connue pour sa résistance à l’eau. La même matière a servi d’enduit pour recouvrir les murs intérieurs. Quant au crépissage (revêtement) des murs extérieurs et l’adhérence des briques de la structure, il a été fait avec du pisé, un mélange d’argile et de paille finement coupée et modérément imbibé d’eau. Plus tard, les murs extérieurs du bâtiment seront couverts par une terre rare, poudreuse et compacte, de couleur ocre presque phosphorescente, appelée « terre de Bourem », exploitée uniquement, dans la localité du même nom. Celle-ci donne aux murs un aspect esthétique très attirant et visible de loin. MERVEILLE D’ARCHITECTURE – La partie du bâtiment qui fait face au fleuve a été aménagée en jardin, prolongé par une série d’escaliers qui descendent en pente douce jusqu’aux abords du rivage. Ce jardin est planté d’une multitude d’arbres, arbustes et fleurs exotiques, ramenés par le maître des lieux : orangers, citronniers, bananiers, palmiers nains de méditerranée, nefliers du Japon, diverses variétés de rosiers et de fougères, bégonias, frangipaniers et hibiscus (source : Archives du cercle). Malheureusement toutes ces plantes sont depuis détruits qui faisaient de ce jardin une véritable œuvre d’art, que les autochtones aimaient bien venir contempler à distance et en sentir les effluves. En 1973, le commandant de Cercle, Modibo Sidibé, apporta à la Résidence, sa dernière rénovation. Il fit recouvrir entièrement les murs du bâtiment, avec de la brique cuite, donnant à celui-ci plus de prestance. Ce bâtiment colossal et majestueux incarne aux yeux des populations locales, la force et la beauté. Semblable à un vaisseau échoué sur le sable, la perception de l’architecture du bâtiment, donne plusieurs impressions, selon l’angle sous lequel, on l’observe. De face, avec ses deux tours et ses murs crénelés, il ressemble à un château Périgourdin. De profil, il fait penser à un palais mauresque de l’Atlas marocain. Aucun étranger de passage dans la ville, ne peut rester de marbre, devant la beauté de cette impressionnante œuvre architecturale. Hélas ! Son déclin débute au début des années quatre-vingt-dix, suite à l’éclatement de la deuxième rébellion armée qui amena les locataires du lieu à ne plus en faire usage, au profit d’un modeste bâtiment en béton construit par l’Etat, à quelques mètres de là, et qui fait désormais, office de résidence préfectorale. LENTE DEGRADATION – Depuis cette funeste époque, commence la décrépitude de ce vénérable « monument », qui n’est plus aujourd’hui que l’ombre de lui-même, sous le regard indifférent des décideurs locaux. Selon un témoignage recueilli auprès d’un ancien dignitaire politique local, sous le couvert de l’anonymat, « En son temps, la coopération allemande, à travers la GTZ, a proposé de réhabiliter le bâtiment mais, hélas, des voix contraires se sont levées et finalement, les fonds destinés à ce projet, ont été dirigés vers d’autres infrastructures de moindre importance ». Une chose est sûre, le déclin de ce symbole fait mal à l’habitant lambda impuissant. Mais, chacun y va de son rêve de voir renaître un jour ce trésor commun. Un acteur culturel local trouve que c’est un lieu idéal pour organiser des festivals et d’autres grandes manifestations culturelles. Un professeur du lycée public de Rharous y voit un musée, un espace de créations artistiques ou une résidence d’écriture. En privé, d’autres trouvent que le lieu peut être transformé en établissement hôtelier, quand le tourisme connaîtra de meilleurs jours. L’idée de porter à l’attention du département chargé de la Culture, l’état avancé de décrépitude de ce joyau architectural est portée par plusieurs acteurs de la société civile, sans que cela ne se concrétise. Pour l’instant, du haut de sa splendeur d’antan, la Résidence semble toiser la ville, s’effondrant chaque jour, un peu plus. Peut-être que, dans l’avenir, comme le sphinx, la Résidence renaîtra de ses décombres. MG/MD (AMAP)    

Etienne Fakaba Sissoko sort de prison après avoir purgé sa peine

Bamako, 27 mar (AMAP) L’économiste et professeur d’université malien, Etienne Fakaba Sissoko, a été libéré ce jeudi, après avoir purgé une peine d’un an d’emprisonnement ferme, a confirmé a l’AMAP, un proche. Abdoulaye Guindo, contacté par l’AMAP, a dit avoir parlé au téléphone avec M. Fakaba, confirmant ainsi la libération de ce dernier, arrêté le 25 mars 2024, et condamné en mai de la même année à deux ans de prison, dont un an avec sursis. Le professeur d’université, qui avait été condamné aussi à une amende de trois millions de francs CFA (environ 4 500 euros), a été jugé pour « atteinte au crédit de l’État », « injures » et « diffusion de fausses nouvelles de nature à troubler la paix publique », à la suite de la publication de son ouvrage critiquant la communication gouvernementale pendant la Transition au Mali. Malgré les appels répétés d’organisations de défense des droits humains, telles qu’Amnesty International, demandant sa « libération immédiate et inconditionnelle » en raison de la violation de son droit à la liberté d’expression, les autorités maliennes ont maintenu sa détention. À sa sortie de la prison de Kéniéroba, située à environ 75 km de Bamako, sur la route vers la Guinée, Étienne Fakaba Sissoko a exprimé sa gratitude envers ses soutiens et a réaffirmé son engagement en faveur de la liberté d’expression et du débat académique au Mali. OS/MD (AMAP)

Plus de 1 800 migrants maliens expulsés de Mauritanie dans des conditions inhumaine (ministre)

Bamako, 27 mar (AMAP) Les migrants maliens déjà rapatriés de la Mauritanie sont, à ce jour, au nombre de plus de 1 800 dont 1 578 sur le site de Kayes (Ouest) et plus de 560 sur le site de Nioro, a révélé, mercredi, à Bamako, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher Ag Attaher, qui intervenait lors d’un point de presse au Centre d’information gouvernemental du Mali (CIGMA), pour partager l’évolution de la situation de ses compatriotes expulsés de la Mauritanie, a assuré que le gouvernement a pris « les mesures dès le début des évènements pour la protection et l’accompagnement des ressortissants maliens. » Il a ajoute que  ces mesures « seront renforcées en vue d’apporter un soutien humanitaire à travers notamment une assistance matérielle et financière aux compatriotes en difficulté ». Le ministre a rappelé que Bamako a fait un communiqué pour s’indigner de la situation. Dans le même communiqué le gouvernement du Mali dit suivre « avec une attention particulière ces évènements (…) dénonce avec la dernière rigueur les traitements subis par (ses) ressortissants en Mauritanie ». Selon ce communiqué, « le gouvernement du Mali regrette les conditions d’arrestation en violation flagrante des droits humains et des droits des migrants en particulier, invite les autorités mauritaniennes à la retenue et rappelle à la cessation immédiate des violences à l’endroit des ressortissants maliens ». Le chef du département en charge des Maliens de l’extérieur avait effectué une mission dans la Région de Kayes (Ouest) accompagné de son cabinet, le président de la Commission des Maliens établis à l’extérieur du Conseil national de la Transition (CNT), Aboubacar Koné  et le président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME), Habib Sylla, pour exprimer  l’accompagnement du gouvernement du Mali aux expulsés. ST/MD (AMAP)