Une pirogue chavire et fait sept morts dont deux enfants à Lobou, près de Gao (Nord)
Gao, 2 Oct (AMAP) Une pirogue à moteur, à bord duquel se trouvaient 19 personnes, a chaviré dans la localité de Lobou, dans la Commune rurale de Gounzourèye, à 3 km de Gao, (Nord), a annoncé, dimanche, le maire de la Commune, Abdoul Kader. Le bilan est de sept morts dont deux enfants. L’embarcation a quitté la zone de Lobou en direction de la ville de Gao, selon la même source. La Région de Gao a enregistré, en l’intervalle de deux mois, 16 morts suite à des noyades AT/MD (AMAP)
Mali : Les pouvoirs du vice-président clarifiés par la Charte de la Transition publiée au Journal Officiel
Bamako, 2 Oct (AMAP) Les autorités maliennes ont publié, jeudi, dans le Journal officiel, le Décret n°2020-0072/PT-RM du 1er octobre 2020, portant promulgation de la Charte de la Transition, qui clarifie les rôles et pouvoirs du vice président, a constaté l’AMAP. Publié dans le numéro spécial N°17 du 1er Octobre 2020, ce décret ne mentionne pas la possibilité pour le vice président de la Transition, le colonel Assimi Goita, de remplacer le président de la Transition, Bah N’Daw, en cas de vacance du pouvoir, pendant la période transitoire. Il est seulement spécifié, dans l’Article 7 de la Charte de la Transition, dans sa version officielle : « Le Président de la Transition est secondé par un Vice-président. Il est désigné suivant les mêmes conditions que ce dernier. Le Vice-président est chargé des questions de défense et de sécurité ». Par ailleurs, l’article 9 précise que « le Président et le Vice-président de la Transition ne sont pas éligibles aux élections présidentielle et législatives qui seront organisées pour marquer la fin de la Transition ». Une disposition qui « n’est pas susceptible de révision ». Plus tôt, le même jour de la publication officielle de la Charte de la Transition, le représentant résident, à Bamako, de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Pr Hamidou Boly, a indiqué que si les choix du président et du Premier ministre sont conformes aux exigences de l’organisation sous régionale, celle-ci tient, “cependant, à s’assurer que le vice-président ne remplacera pas le président en cas d’empêchement”. Cette possibilité, qui était clairement exprimée dans une version de la Charte de la Transition, semble intriguer la CEDEAO qui, selon son représentant permanent, “ne veut pas que le vice-président puisse succéder au président dans des conditions pas claires», a ajouté, à l’issue d’une audience accordée par le président de la Transition, Bah N’Daw, au palais de Koulouba. « Les sanctions contre le Mali vont être levées très bientôt parce qu’il y a eu des avancées », a encore annoncé le représentant de la CEDEAO au Mali, en raison des « progrès remarquables engrangés », a dit le Pr. Hamidou Boly. Selon lui, la levée des sanctions imposées au Mali, par la CEDEAO, ne tient plus qu’ « à quelques détails à régler ». «Il reste quelques petits détails au niveau de la Charte de la Transition qui concernent les attributions du Premier ministre qui doivent être bien clarifiés pour que cela ne pose pas d’ambiguïté dans le futur», a souligné le Pr Boly. M. Boly a indiqué être venu, justement, à Koulouba pour remettre au président de la Transition, une lettre du médiateur Goodluck Jonathan à propos de ces détails. Il avait tenu le même discours, un peu plus tôt, à sa sortie d’une audience que lui a accordée le Premier ministre, Moctar Ouane. La CEDEAO tient, aussi, à ce que les dignitaires du régime déchu, toujours arrêtés à Kati, soient libérés ou mis à la disposition de la justice. MD (AMAP)
Transition au Mali : La CEDEAO, les Etats-Unis et l’Algérie saluent les progrès accomplis
Bamako, 1er oct (AMAP) Le représentant permanent de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) au Mali, Pr Hamidou Boly, l’Envoyé spécial des États-Unis pour la région du Sahel, Dr J. Peter Pham, et l’ambassadeur algérien, Boualem Chebih, ont salué, jeudi, les efforts de Bamako pour la mise en place de la Transition, a constaté l’AMAP, dans l capitale malienne. Les trois diplomates, se sont exprimés après une série d’audiences que leur a accordées, au palais de Koulouba, le président de la Transition, Bah N’Daw. « Les sanctions contre le Mali vont être levées très bientôt parce qu’il y a eu des avancées », a annoncé le représentant permanent de la CEDEAO au Mali, en raison des « progrès remarquables engrangés ». Selon le Pr. Hamidou Boly, la levée des sanctions imposées au Mali, par la CEDEAO, ne tient plus qu’ « à quelques détails à régler ». M. Boly a indiqueetre venu, justement, à Koulouba pour remettre au président de la Transition, une lettre du médiateur Goodluck Jonathan à propos de ces détails. En effet, si les choix du président et du Premier ministre sont conformes aux exigences de l’organisation sous régionale, celle-ci tient, cependant, à s’assurer que le vice-président ne remplacera pas le président en cas d’empêchement. Cette possibilité est clairement exprimée dans la Charte de la Transition. Et cela semble intriguer la CEDEAO qui, selon son représentant permanent, ne «veut pas que le vice-président puisse succéder au président dans des conditions pas claires». La CEDEAO tient, aussi, à ce que les dignitaires du régime déchu, toujours arrêtés à Kati, soient libérés ou mis à la disposition de la justice. Sur ces différentes questions, le Pr Hamidou Boly a confié que les négociations avancent. Par ailleurs, il a soutenu que les conditions posées par la CEDEAO sont indiquées dans ses textes fondamentaux qui disent qu’en cas de rupture de l’ordre constitutionnel, il est mis en place une batterie de sanctions. « Mais compte tenu de la situation déjà fragile du Mali, a-t-il expliqué, les sanctions ont été modérées pour limiter les dégâts ». Et de rassurer qu’elles vont être levées très bientôt, parce qu’il y a eu des avancées. Le Pr Hamidou Boly a félicité le président Bah N’Daw pour sa nomination à ce «poste très prestigieux» et l’a « encouragé à œuvrer, en collaboration avec la CEDEAO, pour l’intérêt du peuple malien ». Après cette audience, le chef de l’État a reçu l’Envoyé spécial des États-Unis pour la région du Sahel, Dr J. Peter Pham, qui effectue une visite de quatre jours au Mali. En se rendant à Koulouba, il a notifié, ainsi, l’accompagnement de son pays au processus en cours. « Les États-Unis saluent le choix d’un président et d’un Premier ministre civils pour diriger la Transition. C’est un «premier pas vers le retour à l’ordre constitutionnel», selon Dr J. Peter Pham dont le pays se réjouit, également, de l’engagement des autorités de la Transition à organiser les élections dans un délai de 18 mois. Sur le plan sécuritaire, les États-Unis demeurent convaincus que les dispositions centrales de l’Accord pour la paix et la réconciliation restent pertinentes pour la stabilité à long terme du Mali, et que leur mise en œuvre pourrait avoir un impact positif significatif sur la région du Sahel. De même, Washington accorde un grand intérêt au respect des droits de l’homme. Raison pour laquelle, Dr. J. Peter Pham a souhaité que l’équipe de Transition prenne des «mesures concrètes pour prévenir, enquêter et poursuivre les violations des droits de l’homme commises par les Forces de sécurité». Il a, aussi, insisté sur la libération des personnalités «détenues, en l’absence d’accusations crédibles». Ce déplacement de l’Envoyé spécial américain intervient après qu’il ait annoncé, la semaine dernière, une aide humanitaire américaine supplémentaire de près de 152 millions de dollars pour la région du Sahel, dont près de 54 millions pour le Mali. Cette enveloppe viendra renforcer l’assistance du gouvernement américain au Mali, notamment dans le domaine humanitaire. L’audience accordée par le président N’Daw à l’ambassadeur de l’Algérie, Boualem Chebihi, a bouclé la série. Avec le diplomate algérien, il a été, essentiellement, question des relations entre Alger et Bamako. Relations qui sont basées sur la géographie et sur une histoire forgée dans le combat libérateur commun pour les indépendances. Aujourd’hui encore, selon Boualem Chebihi, la conjoncture et les défis de l’heure «nous obligent à travailler ensemble». Les étapes franchies dans la mise en place des organes de la Transition ont été saluées par le diplomate algérien. Son pays, en tant que parrain du processus de paix, attend avec impatience la formation du gouvernement dont l’avènement permettra de relancer la mise en œuvre de l’Accord. « A cause de la crise sociopolitique, ce processus a connu une certaine stagnation», a-t-il déploré. Boualem Chebihi a souligné que cet accord est tout aussi important pour le Mali que pour l’Algérie, car les objectifs stratégiques, qui y sont inscrits, à savoir la paix et la réconciliation, sont des préoccupations majeures pour les deux pays. ID/MD (AMAP)
Sanctions de la CEDEAO contre le Mali: La levée conditionnée à des clarifications, selon le représentant résident de l’organisation sous régionale
Bamako, 1er oct (AMAP) « Dès que le Mali se soumettra aux exigences de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les sanctions seront totalement levées », a déclaré, mercredi, à Bamako, le représentant résident du président de la Commission de l’organisation sous-régionale, Pr Hamidou Boly. Le Pr. Boly, qui s’exprimait, à sa sortie d’une audience que lui a accordée le Premier ministre, Moctar Ouane, a indiqué à la presse que cette rencontre rentrait dans le cadre de la prise de fonction du chef du gouvernement. Il a reconnu que ce n’est pas de gaieté de cœur que ces sanctions ont été prises contre le Mali. «Ce sont nos textes fondamentaux qui l’exigent et qui demandent que lorsque le pouvoir change de façon non constitutionnelle, le pays soit frappé par ces sanctions», s’est justifié Pr Hamidou Boly, précisant que ce sont des sanctions qui sont mises en œuvre pour essayer de ramener vite le pays sur de bons rails. «Donc, dès lors que le Mali va se soumettre aux exigences de la Cedeao, les sanctions seront totalement levées», a-t-il assuré, tout en reconnaissant qu’il y a eu de grands pas qui ont été faits, notamment la nomination d’un président et d’un Premier ministre civils. «Il reste quelques petits détails au niveau de la Charte de la Transition qui concernent les attributs du Premier ministre qui doivent être bien clarifiés pour que cela ne pose pas d’ambiguïté dans le futur», a souligné le représentant résident du président de la Commission de la CEDEAO. Il a, aussi, évoqué la libération des personnalités détenues, depuis le 18 août dernier. « Une détention qui n’est pas conforme aux notions de droits de l’Homme », a-t-il signalé. «Tous ces détails doivent être clarifiés. Et je crois que, très bientôt, cela va être fait. C’est une question de jours», a-t-il laissé entendre. Le Pr Hamidou Boly a estimé que les sanctions prises contre le Mali ne sont pas dures mais modérées. Pour preuve, il a fait remarquer que ces sanctions permettent l’importation des denrées de première nécessité. «On tient compte de la vie des populations pour qu’elles ne soient pas affectées», a conclu le représentant résident du président de la Commission de la CEDEAO dans notre pays. Le Pr. Boly qui a dit être venu féliciter Moctar Ouane pour avoir accepté de répondre à l’appel de son pays à un moment si crucial, a ajouté qu’il l’a encouragé dans sa « nouvelle tâche qui est très ardue » et l’a « assuré de l’accompagnement » de l’organisation communautaire. «La Cedeao est ici, au Mali, à la disposition des autorités de ce pays pour les aider à faire avancer les choses», a laissé entendre le diplomate. Après la désignation d’un président et d’un Premier ministre civils pour diriger la Transition, conformément aux exigences de la CEDEAO, le regard des Maliens est désormais tourné vers l’organisation sous régionale pour la levée des sanctions contre le Mali. DD/MD (AMAP)
Cours mondiaux de l’or : Les profits pour l’Economie malienne
Par Cheick Moctar TRAORE Bamako, 30 sept (AMAP) Le prix de l’or poursuit sa courbe ascendante, malgré de légères fluctuations. De 1.624,45 dollars l’once, en avril 2020, le cours a atteint une hausse historique, le 27 juillet, avec 1.944,71 dollars l’once. Soit plus de 67.000 euros le kilo. Il a continué sa progression pour atteindre 2030,30 dollars en août. Le lundi 28 septembre, la bourse a ouvert à 1850,950 dollars. La veille, elle avait clôturé à 1870,050 dollars. Troisième producteur d’or en Afrique, le Mali devrait profiter de cette hausse historique du prix du métal jaune. La hausse du prix de l’or sur le marché international entraîne une augmentation des redevances payées à l’Etat. Il permet aussi d’améliorer les performances en termes d’exportation et de renforcer les comptes extérieurs. «Lorsque le prix de l’or augmente, nous payons plus de redevance à l’Etat et faisons plus de bénéfices», confirment plusieurs responsables de sociétés minières, contactés à cet effet. Interrogés, des experts du bureau de la Banque mondiale au Mali abondent dans le même sens. Selon eux, la hausse du prix de l’or profite à l’économie malienne à travers plusieurs canaux de transmission. « En 2018, le produit représentait 75% des exportations du pays, contribuant à hauteur de plus de 25% aux ressources budgétaires de l’État », illustrent-ils. « L’appréciation des cours internationaux de l’or permet, ainsi, au Mali d’améliorer ses performances en termes d’exportation, de renforcer les comptes extérieurs et la situation budgétaire », expliquent des économistes de la Banque mondiale. Selon eux, l’impact se fera sentir, aussi, sur la vie des 11.000 salariés formels travaillant dans le secteur et les millions de personnes qu’il fait vivre, y compris environ 500.000 orpailleurs (données de la Chambre des mines du Mali). L’IMPACT DU FCFA – Toutefois, à en croire certains, une bonne partie de ce que le Mali devrait gagner est diluée par la «mauvaise» appréciation du Franc CFA par rapport au dollar, du fait de son arrimage à une monnaie forte (l’Euro). «Les exportations d’or non monétaire se sont accrues de 212,639 milliards de Fcfa (ou 18,1%), en 2018, en atteignant 1.388,358 milliards de Fcfa, en raison de la forte hausse du volume exporté, atténuée par le léger repli du cours sur le marché international (en Fcfa). En effet, l’appréciation du Fcfa par rapport au dollar a conduit à une baisse du prix moyen de vente obtenu par le secteur, qui est ressorti à 21.037,8 Fcfa/g, en 2018, après 21.485,5 Fcfa/g pour les sociétés industrielles, soit 2,1% de diminution par rapport à 2017», constatent les «Comptes publics» publiés sur le site de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Contacté, l’économiste Cheickna Bounadjim Cissé explique : «1 $ = 600 Fcfa à la date N ; 1 $ = 550 Fcfa à la date N+1. Entre ces dates, le franc CFA s’est apprécié. Ainsi, à chaque fois que le Mali vend à l’étranger pour 1 dollar, il perd l’équivalent de 50 Fcfa de valeur de produit». « C’est pour cette raison que le régime de change fixe (la situation actuelle) pénalise nos exportations et favorise nos importations. En effet, la moto Djakarta qui coûte 1.000 $ à l’achat avait une contrevaleur (c/v) de 600.000 Fcfa à la date N, contre 550.000 Fcfa à N+1 », explique l’économiste. Oumar Bouaré est un ancien fonctionnaire international à la retraite. «Tu prends ton or et le donne à quelqu’un qui fait du business avec. Tu ne peux pas en profiter», schématise le directeur générale du Centre de recherche en sciences économiques et sociales. « A cause des accords monétaires avec la France, nos réserves d’or et de devises sont déposées au Trésor français, depuis les années 1945 », rappelle M. Bouaré. Il ajoute que la France profite de ces ressources, en les injectant sur le marché financier international. « Opération grâce à laquelle, l’Hexagone perçoit des intérêts. Ces intérêts que perçoit le gouvernement français pourraient aider au développement de notre pays », estime l’économiste. Un autre obstacle a trait au mécanisme de vente de l’or malien. Selon les techniciens de la Banque mondiale, le Mali est tributaire de la fluctuation du prix de l’or sur les marchés internationaux et est, ainsi, à la merci d’une éventuelle chute des prix. D’où l’avantage, selon eux, des contrats de vente à terme (vendre à l’avance à un prix fixe) dont l’objectif est de se protéger des fluctuations des prix. «Elle permet, ainsi, de s’assurer contre des mouvements de prix défavorables», expliquent-ils. Le problème avec la vente à terme est qu’on ne gagne pas à tous les coups. «Aujourd’hui, tous ceux ce qui ont vendu à termes perdent les bénéfices du prix actuel », notent des responsables de sociétés minières. Par exemple, quelqu’un qui vend à terme sa production de 2020 à 1.500 dollars, alors que le prix réel du marché est de 1.900 dollars aujourd’hui. Il aura un manque à gagner de prêt de 400 dollars. L’effet contraire pourrait également se produire», illustrent-ils, précisant que la vente à terme n’est plus courante au Mali. Selon eux, les mines vendent au taux du jour de l’expédition sur la bourse financière. Néanmoins, des réformes sont nécessaires pour améliorer l’impact de la production de l’or sur l’Economie du Mali. Tel est l’objectif du Projet de gouvernance du secteur minier, un financement de la Banque mondiale. Il est axé entre autres, sur la création d’un environnement (juridique, fiscal, financier et technique) propice à l’investissement en vue de l’expansion des opérations actuelles, en attirant de nouveaux Investissements directs étrangers (IDE) dans l’exploration et l‘exploitation. Ce projet vise, aussi, la mise en place d’un incubateur pour accroitre la part des PME/PMI locales dans le tissu minier malien. Il prévoit, également, l’accroissement de la transparence globale dans la gestion du secteur minier au Mali, à travers la mise en place d’un mécanisme de contrôle citoyen au niveau national et local. CMT/MD (AMAP)
Mali : Le président de la Transition reçoit le Premier ministre pour échanger sur les dossiers prioritaires
Bamako, 28 sept (AMAP) Le nouveau Premier ministre, Moctar Ouane, a été reçu, lundi, en audience à la Villa des Hôtes, par le President de la Transition, bah N’Daw, qui avait à ses côtés le vice-président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Cette première rencontre entre les trois personnalités, depuis la désignation et l’installation des autorités de la Transition, est une prise de contact pour échanger sur les actions prioritaires de la transition. A sa sortie d’audience, le nouveau chef de l’Exécutif a expliqué que l’entrevue a consisté en un échange général d’informations en vue d’une prise en charge efficiente des questions prioritaires, de manière à avancer très vite dans la Transition. Parlant des priorités, Moctar Ouane a fait allusion à celles consignées dans la feuille de route de la Transition. D’abord, il s’agit, pour lui, de faire face à l’impératif sécuritaire, avec comme finalité, la restauration de la paix et de la sécurité au Mali. Le nouveau Premier ministre devra, aussi, s’atteler à traduire en actes concrets les réformes auxquelles aspirent les Maliennes et les Maliens. Lors des échanges, les deux personnalités ont essayé de «voir dans quelle mesure, ces réformes peuvent être engagées le plus rapidement possible mais, aussi, le plus efficacement possible. « Il s’agit des réformes institutionnelles portant sur la Constitution, le Code électoral et sur l’organisation des élections», a détaillé le locataire de la Primature qui ne perd pas de vue l’impératif social. « Une question qui «touche à fond les Maliennes et les Maliens», a-t-il souligné. Moctar Ouane va proposer, dans les prochains jours, une équipe gouvernementale au président de la Transition, le colonel-major à la retraite Bah N’Daw. « Dès que les ministres seront nommés, a-t-il estimé, la déclinaison de la feuille de route ira assez vite ». ID/MD (AMAP)
Prise de contact du Premier ministre Moctar Ouane avec le cabinet et les services rattachés
Bamako, 28 sept (AMAP) Le Premier ministre de la Transition, Moctar Ouane, a reçu ses collaborateur, lundi, pour sa première journée de travail, moins de 24 h après sa nomination, indique une source officielle. Selon un texte de la Cellule de communication et relations publiques de la Primature (CCRP), “le tout nouveau Premier ministre a salué la grande qualité, la diversité ainsi que les compétences des hommes et des femmes qui, au quotidien, accompagnent le Premier ministre”. Ouane a dit compter sur “l’engagement franc et total” de ses collaborateurs à ses côtés “pour mener à bien la lourde tâche de redresser le pays, en synergie avec tous les autres segments de l’Etat et en conformité avec les règles et les principes qui prevalent”. Il s’est dit heureux de l’accueil chaleureux et convivial qui lui a été réservé. Et a souhaité consolider l’état d’esprit qu’il a trouvé sur place, “fondé sur l’esprit de famille, la solidarité et le don de soi”. Détermination et conviction ont été les maîtres-mots qui sont constamment revenus dans le propos du Premier ministre. “Deux attitudes indispensables pour réussir une mission qui ne sera pas de tout repos”, selon lui. Après un tour de table de presentation des participants à cette séance de prise de contact, la cérémonie s’est achevée sur une note d’espoir et une prière collective pour la paix et la stabilité au Mali. MD (AMAP)
Mali: Moctar Ouane, un diplomate de carrière à la tête du gouvernement de la Transition
Bamako, 27 sept (AMAP) Moctar Ouane, un diplomate de carrière, a été nommé par le président de la Transition, Bah N’Daw, dimanche, pour conduire le gouvernement de la Transition. Le nouveau Premier ministre est un habitué du travail gouvernemental puisqu’il fut ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale du 2 mai 2004 au 9 avril 2009. Il a derrière lui une longue carrière de diplomate. Intégré à la Fonction publique en 1982, Moctar Ouane devient de 1986 à 1988, conseiller diplomatique du Premier ministre, puis chef de cabinet du ministre secrétaire général de la présidence de la République, puis conseiller diplomatique du président de la République (1990-1991). Pendant cette période, il était chargé de travaux dirigés à l’Ecole nationale d’Administration (ENA) de Bamako. Entre 1991 et 1992, il est conseiller diplomatique du chef de l’Etat, président du Comité transitoire pour le salut du peuple (CTSP). Après un passage à l’Ecole nationale d’administration (ENA) de Paris (1992-1993), M. Ouane est nommé conseiller politique du ministre des Affaires étrangères. De 1995 à 2002, il est ambassadeur, représentant permanent du Mali aux Nations unies. Il a occupé, aussi, le poste de directeur de la coopération internationale. Moctar Ouane est né le 11 octobre 1955 à Bidi, dans le Cercle de Bandiagara, dans la Région de Mopti (Centre). Il termine ses études primaires à Kayes où il est titulaire du Diplôme d’études fondamentales (DEF) en juin 1973. Après les études secondaires au lycée Askia Mohamed, il s’inscrit à l’université de Dakar, où il obtient une licence en droit public et une maîtrise en relations internationales. Ce cursus est complété par un brevet de l’Ecole nationale d’administration de Paris, en France. Jusqu’à sa nomination, il était conseiller chargé des Affaires de paix et de sécurité auprès du président de la Commission de l’Union économique monétaire ouest-africaine (UEMOA) à Ouagadougou, au Burkina Faso. MD (AMAP)
Mali : Le président et le vice président de la Transition installés dans leurs fonctions
Bamako, 25 sept (AMAP) La double prestation de serment du président de la Transition, Bah N’Daw, et du vice président, le colonel Assimi Goïta, a eu lieu, vendredi, à Bamako, devant la Cour Suprême, les installant dans leurs fonctions pour une transition de 18 mois. Les deux personnalités, Bah N’Daw, retraité de l’armée, et le colonel Assimi Goïta, président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), ont, successivement, prêté serment devant le président de la Cour suprême, Wafi Ougadeye Cissé, assisté du procureur général Boya Dembélé. Celui-ci a rappelé que la Transition doit aboutir à des élections générales. Le Président de la Transition et le vice-président ont prêté serment, en prononçant la formule suivante: « Je jure devant Dieu et le peuple malien de préserver en toute fidélité le régime républicain, de respecter et de faire respecter la Constitution et la Loi, de remplir mes fonctions dans l’intérêt supérieur du peuple, de préserver les acquis démocratiques, de garantir l’unité nationale, l’indépendance de la patrie et l’intégrité du territoire national. Je m’engage solennellement et sur l’honneur à mettre tout en œuvre pour la réalisation de l’Unité africaine » Plusieurs personnalités ont assisté à la cérémonie dont, notamment le président bissau guinéen, Umaro Sissoco Embaló, et l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, médiateur mandaté par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) qui s’est dit “très optimiste pour le nouveau départ” pour le Mali. La nomination d’un Premier ministre est attendue. Il sera chargé de former, à son tour, un gouvernement de Transition qui, selon l’esprit de la Charte de la transition, doit être une équipe restreinte. AC/MD (AMAP)
Mali : Le président de la Transition Bah N’Daw reçoit le médiateur de la CEDEAO
Bamako, 24 sept (AMAP) Le président désigné pour diriger la Transition au Mali, Bah N’Daw, a reçu en audience, jeudi, le médiateur de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Goodluck Jonathan. Cette rencontre à la Villa des Hôtes à l’ex-base B, la veille de l’investiture du président de la Transition, vendredi, s’est déroulée en présence du vice-président désigné, le colonel Assimi Goïta, du 1er vice-président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel Malick Diaw, et du chef de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unes pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), Mahamat Saleh Annadif. Elle constitue la première apparition officielle de Bah N’Daw depuis sa désignation, lundi, comme président de la Transition. Même si rien n’a filtré des échanges entre les deux personnalités, il faut rappeler que la délégation de la CEDEAO est présente au Mali pour le suivi de la mise en place d’une transition dirigée par des civil, Cela conformément aux recommandations du mini-sommet des chefs d’Etat de l’organisation sous régionale, tenu le 15 septembre dernier à Accra, au Ghana. La rencontre d’Accra avait été convoquée, après la concertation nationale au cours de laquelle, une feuille de route et une charte de la Transition ont été adoptées par les participants. Lors du mini-sommet d’Accra auquel a pris part une délégation du CNSP conduite par son président, le colonel Assimi Goïta, après avoir pris connaissance du contenu de deux documents issus des assises nationales, les chefs d’Etat de la CEDEAO ont accepté les 18 mois adoptés pour la durée de la Transition. Cependant, ils ont exigé que le président et le Premier ministre soient des civils. Ils ont, aussi, donné un ultimatum au CNSP pour le choix de ces personnalités devant diriger la Transition, en conditionnant la levée des sanctions de la CEDEAO contre le Mali à la mise en œuvre de ces recommandations. Le CNSP a accepté le principe de la désignation d’un président et d’un Premier ministre civil. Ensuite, un collège a été mis en place pour ce faire. Ce collège a choisi, lundi, le colonel-major à la retraite Bah N’Daw comme président et le colonel Assimi Goïta, comme vice-président de la Transition. Le choix de Bah N’Daw, en plus de répondre aux exigences de la CEDEAO sur la désignation d’un civil pour diriger la Transition, satisfait la requête des Maliens qui souhaitent voir un militaire aux affaires durant les 18 mois à venir. C’est après ce choix, qui marque la première étape de la mise en place des organes de la Transition que l’organisation sous-régionale, qui suit de très près la situation au Mali, a envoyé son médiateur pour le suivi du processus de mise en place d’une Transition dirigée par des civils, conformément aux recommandations d’Accra. Arrivé à Bamako mercredi, l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, a débuté sa série de rencontres avec les membres du comité mis en place par la CEDEAO pour le suivi de l’évolution de la crise au Mali. Ceux-ci ont fait le point de la situation, avant les autres rencontres prévues au cours du séjour du médiateur. Avant sa rencontre avec le président de la Transition, l’ancien chef d’Etat nigérian a rencontré les membres du CNSP au ministère de la Défense et des Anciens combattants. La délégation du CNSP était conduite par son président, le colonel Assimi Goïta. Rien n’a filtré de ces échanges. Le président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou, qui fait partie de la délégation, s’est juste contenté de dire aux journalistes, à la fin de la rencontre, que le médiateur de l’organisation sous régionale doit tenir une série de rencontres au cours de son séjour. Et c’est à l’issue de tout cela qu’il va faire le point de sa mission, à travers une conférence de presse. L’enjeu de cette mission de la CEDEAO au Mali est la levée des sanctions de l’organisation sous régionale. Après sa rencontre avec Bah N’Daw dont l’investiture est prévue vendredi, M. Jonathan a posté sur sa page Facebook que les membres de sa délégation sont « optimistes que cet évènement marquera le début du retour à la normalité au Mali après une longue crise sociopolitique ». DD/MD (AMAP)

