Mali » Enquête préliminaire sur un message vocal « attentatoire à la sûreté de l’État » (Parquet)
Bamako, 11 fév (AMAP) Le procureur de la République du tribunal de grande instance de la Commune IV de Bamako, la capitale malienne, annonce, vendredi, l’ouverture d’une enquête préliminaire par « le parquet pour atteinte ou tentative d’atteinte et complicités à la sûreté intérieure et extérieure du Mali ». Dans un message communiqué via les réseaux sociaux, le parquet indique que les motifs de cette action judiciaire « se trouvent dans une conversation téléphonique dont l’authenticité est en cours de vérification entre deux hautes personnalités dont l’une est malienne ». Depuis jeudi 10 février, un enregistrement vocal assez accablant d’une conversation téléphonique présumée entre le président de la République de Côte d’Ivoire, Alassane Dramane Ouattara, et l’ancien Premier ministre du Mali, Dr Boubou Cissé, défraie la chronique notamment sur les réseaux sociaux. Dans cet enregistrement audio, qui circule sur le net depuis plusieurs heures, on entend deux voix présumées être celles du président ivoirien et du Dr Boubou Cissé. Les deux interlocuteurs échangent sur l’état actuel du Mali sous embargo. Les deux présumés auteurs de l’échange téléphonique semblent se réjouir des conséquences économiques des sanctions imposées au Mali par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et même l’Union européenne (UE). En outre, les deux présumés auteurs de la conversation parlent de la relation entre la Russie et le Mali, des armements de marque russe que le Mali utiliserait actuellement sont qualifiées de « vieilles armes ». Pour l’un des intervenants, la Russie, qui n’occuperait que « la 11è place économique mondiale, est incapable d’épargner au Mali les impacts négatifs des sanctions ». AT/MD (AMAP)
Mali-Guinée : Transformer la crise en opportunités
Bamako, 11 fév (AMAP) Les dirigeants de la Guinée et du Mali sont bien décidés à gagner le pari de transformer la crise en opportunités, notamment a grevés les douanes des deux pays qui sont déterminées à traduire cette volonté politique dans la réalité. (Lire suite : http://lessor.ml)
Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 09 février 2022
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 09 février 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’État. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction générale des Transports. Créée par la Loi n°05-009/P-RM du 09 mars 2005, la Direction nationale des Transports terrestres, maritimes et fluviaux a pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de transports routier, ferroviaire, maritime et fluvial et d’assurer la coordination et le contrôle des structures qui concourent à la mise en œuvre de ladite politique. La Direction nationale des Transports terrestres, maritimes et fluviaux connait des dysfonctionnements dus principalement à : – la concentration au plan national des activités de production et de délivrance des permis de conduire, des certificats d’immatriculation et des autorisations de transport ; – la prédominance de l’activité de production informatisée des documents de transport sur la conservation, la sécurisation et l’archivage des documents ; – la non prise en compte dans les attributions des Divisions des questions de communication et d’information ; – la relégation au second rang des transports ferroviaire, fluvial et rural ; – la non prise en compte du maillon urbain dans le respect de la règlementation de l’accès à la profession et dans la régulation du trafic urbain. Les projets de texte adoptés érigent la Direction nationale des Transports terrestres, maritimes et fluviaux en Direction générale des Transports dans la perspective d’améliorer l’efficacité du service et d’accroitre sa fonctionnalité. 2. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet d’ordonnance portant modification de la Loi n°02-050 du 22 juillet 2002 portant loi hospitalière ; b. des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Agence nationale d’Evaluation et d’Accréditation des Etablissements de Santé. L’Agence nationale d’Evaluation des Hôpitaux créée par la Loi n°02-050 du 22 juillet 2002 portant loi hospitalière a pour mission de veiller à la réalisation effective du service public hospitalier. L’Agence, suite aux activités d’évaluation menées, a élaboré et disséminé des référentiels dont la mise en œuvre a contribué, notamment à améliorer l’hygiène hospitalière, l’accueil, la prise en charge des urgences, la maintenance des équipements et la gestion des médicaments. En dépit de ces acquis, l’Agence est confrontée dans son fonctionnement à des contraintes liées entre autres à la non prise en compte de tous les établissements de santé, à l’absence de la démarche qualité dans les établissements de santé et à l’inexistence de processus d’accréditation des établissements de santé. Les présents projets de texte sont initiés pour surmonter ces contraintes. Ils créent à la place de l’Agence nationale d’Evaluation des Hôpitaux, l’Agence nationale d’Evaluation et d’Accréditation des Etablissements de Santé avec pour mission d’assurer l’évaluation et l’accréditation desdits établissements. Les projets de texte adoptés permettront de renforcer les capacités d’intervention de l’Agence et d’améliorer la qualité de l’offre des services de soins de santé aux populations. 3. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet décret portant affectation au Ministère du Développement rural, des parcelles de terrain, objet des titres fonciers n°4164 du District de Bamako, n°50866 et n°50867 du Cercle de Kati et n°335 du Cercle de Dioïla. Les parcelles de terrain, objet des titres fonciers : – n°4164 de Bamako, d’une superficie de 07 hectares 93 ares 42 centiares, sise à Djicoroni-Para en Commune IV du District de Bamako ; – n°50866 et n°50867 du Cercle de Kati, de superficies respectives de 26 hectares 55 ares 22 centiares et de 21 hectares 21 ares 90 centiares, sise à Samanko, Cercle de Kati ; – n°335 du Cercle de Dioïla, d’une superficie de 44 hectares 40 ares 77 centiares sise à Dien, Cercle de Dioïla, Commune rurale de Guegneka sont destinées à satisfaire les besoins de recherche de l’Institut d’Economie rurale. L’affectation de ces parcelles, qui abritent déjà les structures de recherche de l’Institut, permettra de les sécuriser contre les menaces d’agression qui pèsent sur les différents sites. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Directeur du Service Social des Armées : Colonel-major Bréhima SAMAKE. – Directeur Adjoint des Ecoles Militaires : Colonel Seydou SOGOBA. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Coordinateur de la Cellule d’Appui à la Reforme des Finances Publiques : Monsieur Seydou DJIMDE, Inspecteur des Services Economiques. – Chef de la Cellule de Contrôle et de Surveillance des Systèmes Financiers Décentralisés : Monsieur Chiaka KANTE, Inspecteur des Services Economiques. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL – Inspecteurs à l’Inspection de la Santé : Monsieur Koniba DIARRA, Inspecteur des Services Economiques ; Monsieur Bagna Mahamoudou DJITEYE, Administrateur civil, Membre du Corps préfectoral. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT, DES DOMAINES, DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE ET DE LA POPULATION – Conseiller technique : Monsieur Birama TANGARA, Planificateur. – Inspecteurs à l’Inspection des Domaines et des Affaires Foncières : Monsieur Almaïmoune AG ALMOUSTAPHA, Ingénieur des Constructions civiles ; Madame MAIGA Adiaratou THIAM, Ingénieur des Constructions Civiles ; Madame Takariba KOUYATE, Inspecteur des Finances. – Directeur national de l’Aménagement du Territoire : Monsieur Ousmane DIALLO, Professeur Principal de l’Enseignement secondaire. – Directeur national de la Population : Monsieur Sékou Amadou TRAORE, Enseignant-Chercheur. – Directeur national de l’Observatoire des Villes
Sanctions de la CEDEAO et tensions avec la France : Une délégation de la société civile sénégalaise à Bamako pour apporter son soutien au Mali
Bamako, 10 fév (AMAP) Une délégation de la société civile sénégalaise séjourne, depuis mercredi, à Bamako, pour apporter son soutien aux autorités maliennes, suite aux sanctions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) contre le Mali, annonce le communiqué rendu public par la délégation. La délégation veut, aussi, exprimer sa solidarité avec le peuple malien dans « la crise diplomatique née de l’ingérence intempestive de la France dans les affaires intérieures du Mali ». La visite de cette délégation intervient après la grande mobilisation des organisations populaires sénégalaises le 28 janvier dernier à la Place de l’Obélisque à Dakar, pour protester contre les mesures restrictives de la CEDEAO et de l’UEMOA à l’encontre du Mali. À travers cette délégation, les organisations de la société civile sénégalaise sont également venues exprimer leur soutien à la lutte du peuple malien et du gouvernement de la Transition face l’ingérence de l’ancienne puissance coloniale. «Le Mali et le Sénégal sont des peuples jumeaux issus du même utérus qu’ont été l’Empire du Mali et la Fédération du même nom. Nous avons conquis l’indépendance dans la même lutte et fait nos premiers pas ensemble en tant qu’État indépendant. Tout ce qui atteint le Mali nous touche et la lutte du peuple malien est notre propre lutte», peut-on lire dans le communiqué rendu public par la délégation, qui demande aussi à la Cedeao de mettre fin aux sanctions illégales qu’elle a infligées au Mali en vue d’étouffer son économie et de l’isoler des peuples frères voisins. «Nous exigeons de l’État français qu’il mette fin à ses ingérences intempestives dans les affaires intérieures du Mali et des pays africains. Nous encourageons toutes les forces politiques et civiles du pays à entamer la grande conversation nécessaire à la refondation de l’État, de l’économie et à la grande transformation sociale que les Maliens attendent avec impatience», insiste la délégation de la société civile sénégalaise. Tout en réaffirmant son soutien au Mali dans cette phase difficile qu’il traverse, la délégation dit être venue, également, à Bamako dans une position d’écoute pour s’imprégner des enjeux et défis, explorer les voies et moyens de concrétiser l’expression de sa solidarité de retour au Sénégal et dans d’autres pays africains. La délégation est composée de Pierre Sané, président d’Imagine Africa, ancien secrétaire général d’Amnesty International (AI) et ancien sous-directeur général de l’UNESCO, de Mamadou Diop Decroix, député à l’Assemblée nationale du Sénégal et ancien ministre, de Guy Marius Sagna de FRAPP et de Hamidou Sidibé de la Ligue panafricaine UMOJA et de Convergence pour le peuple malien. Au cours de son séjour, la délégation sénégalaise sera reçue par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Elle rencontrera, également, des membres du gouvernement et les forces sociales et politiques maliennes. DD/MD (AMAP)
Mali-CEDEAO : Bientôt une solution consensuelle à la crise
Bamako, 09 fév (AMAP) Une rencontre a réuni, mardi, le gouvernement et les représentants de la communauté internationale pour parvenir à un compromis sur un chronogramme précisant les étapes de la période transitoire, (Lire suite : http://lessor.ml)
Les douaniers du Mali et de la Guinée en conclave pour renforcer le corridor Conakry-Bamako
Bamako, 08 fév (AMAP) Les travaux de la troisième rencontre bilatérale des administrations douanières du Mali et de la de la Guinée, présidés par le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, se sont ouverts, mardi 8 février 2022, dans la capitale malienne, a constaté l’AMAP sur place. À cette rencontre de deux jours, les experts auront l’occasion d’échanger sur toutes les questions douanières pour trouver des réponses urgentes aux difficultés rencontrées sur le corridor. Elle constitue, aussi, un cadre d’échange pour discuter des préoccupations que les deux administrations ont en partage. Il s’agira, entre autres, d’identifier les obstacles à la fluidité du trafic sur le corridor, à rendre opérationnel l’échange périodique d’informations sur le transit dans les deux sens, d’une manière générale. S’y s’ajoute l’adoption de mesures idoines qui favoriseront l’attractivité du corridor Conakry-Bamako. C’était en présence du directeur général des Douanes du Mali, l’inspecteur général Amadou Konaté, et son homologue guinéen, le colonel Moussa Camara et des experts douaniers des deux administrations. Le directeur général des Douanes maliennes a expliqué que ce cadre d’échanges se tient suite aux pertinentes instructions que le ministre de l’Economie et des Finances a données à la direction générale des Douanes du Mali, d’entamer dans les plus brefs délais, des discussions avec son homologue de la Guinée. « L’objectif recherché, dans cette démarche, est de renforcer l’axe Conakry-Bamako par l’affermissement de la coopération douanière et l’utilisation dans les meilleures conditions du corridor naturel de Conakry », selon le patron des douanes maliennes qui a salué l’engagement de son homologue guinéen. De son côté, le directeur général des Douanes Guinée, a indiqué que cette rencontre bilatérale intervient à un moment où les deux pays doivent renforcer leur coopération et, « singulièrement, les douanes guinéennes doivent tout mettre en œuvre pour faciliter au maximum le passage des marchandises à destination du Mali ». Pour le colonel Moussa Camara, la douane doit relever les défis de la sécurité, de la mobilisation des ressources et le celui de la facilitation du commerce surtout avec un pays frère comme le Mali. Le ministre de l’Economie et des Finances a réaffirmé la volonté des autorités de Transition à faire du Port de Conakry l’un des principaux ports de desserte du Mali. Alousséni Sanou a ainsi pris l’engagement, au nom du gouvernement, d’examiner et de traiter avec la plus grande attention les recommandations pertinentes des experts douaniers des deux administrations. BBC/MD (AMAP)
Le gouvernement du Mali dénonce une violation flagrante des textes et procédures par l’UEMOA
Bamako, 07 fév (AMAP) Le gouvernement malien indique n’avoir pas été notifié des « sanctions disproportionnées, inhumaines, illégitimes et illégales prises à l’encontre du Mali » par la session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) tenue, le 09 janvier 2022, à Accra, au Ghana. Dans un communiqué publié le 06 février, le gouvernement signale que « la Commission de l’UEMOA n’a, jusqu’à ce jour, adressé aucune notification officielle aux Autorités maliennes, et ce malgré les démarches entreprises dans ce sens ». Le gouvernement du Mali rappelle que « la non notification desdites décisions de sanctions constitue une violation flagrante des textes et procédures qui régissent le fonctionnement de l’UEMOA. « Une décision de cette nature, au-delà de son caractère illégal, ne saurait être opposable à un Etat membre qu’après sa notification officielle », précise le communiqué signé du porte-parole du gouvernement et ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga. Selon la même source, les démarches ont été effectuées suivant les notes verbales numéro 008/2022/AMO/BF du 14 janvier 2022 et numéro 012/2022/AMO/BF du 24 janvier 2022, auxquelles s’ajoute la visite du chargé d’Affaires, ad intérim du Mali à Ouagadougou accrédité auprès à la Commission de l’UEMOA « où l’accès aux responsables lui a été refusé malgré son statut de diplomate en poste ». Bamako rappelle que la situation politique actuelle au Mali est, entre autres, la résultante de la crise sécuritaire dans le Sahel face à laquelle les Forces armées maliennes (FAMa) « sont fortement et pleinement engagées, avec à leurs côtés les partenaires, pour apporter une solution durable ». Les autorités maliennes invitent instamment l’UEMOA « à se conformer aux règles communautaires et par conséquent à lever, dans un esprit de justice, d’équité et de solidarité ces sanctions inopportunes dont les conséquences socioéconomiques affecteront inéluctablement et durement les populations du Mali et celles de la sous-région ouest-africaine ». Le gouvernement, tout en renouvelant sa disponibilité pour le dialogue et la concertation, réaffirme « son attachement aux idéaux de l’intégration africaine et dénonce l’instrumentalisation de notre organisation par des acteurs extérieurs à des fins inavouées », conclut le communiqué. SS/MD (AMAP)
Dispositif institutionnel de la Transition : Les ajustements nécessaires
Bamako, 07 fév (AMAP) Le Conseil national de Transition (CNT) va se pencher sur les projets de modifications portant sur la suppression du poste de vice-président, la suppression du nombre de membres du gouvernement, l’augmentation du nombre de membres du CNT, l’adaptation de la durée de la Transition, annonce un décret du président de la Transition daté du 4 février 2022 (Lire la suite : http://lessor.ml)
Mali : La relecture de la Charte de la Transition sur la table du CNT
Bamako, 05 fév (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a convoqué le Conseil national de Transition (CNT), organe législatif transitoire, en session extraordinaire, par décret publié vendredi à Bamako. Le CNT se réunira « en session extraordinaire le vendredi, 04 février 2022 et jours suivants » avec pour ordre du jour, notamment l’examen du projet de loi de révision de la Charte de la Transition ou encore celui portant loi électorale, annonce le décret. Le communiqué du Conseil des ministres extraordinaire tenu, vendredi soir, précise que les modifications apportées à la Charte portent, entre autres, sur la suppression du poste de Vice-président « pour éviter les duplications des missions et permettre au ministre chargé de la Défense et au ministre chargé de la Sécurité de recouvrer et d’exercer la plénitude de leurs attributions traditionnelles ». Les membres du CNT se pencheront, aussi, sur une nouvelle architecture de la Transition s’ils entérinent les projets de suppression du poste du Vice président, de révision de la structure du gouvernement et de réajustement de la composition du CNT. La révision de la Charte concernera également la suppression du nombre de membres du Gouvernement « pour une meilleure gouvernance politique et sociale objective et efficiente et l’augmentation du nombre de membres du CNT pour renforcer davantage l’inclusivité autour du projet de refondation de l’État ». Le CNT examinera également le projet de loi portant règlement du budget d’Etat 2018, ceux de la loi portant institution de la Police territoriale ainsi que de la loi portant création du Fonds de réhabilitation et de fermeture de la mine d’or de Yatela. Il se penchera, aussi, sur le projet de loi portant modification de l’Ordonnance n°2019-011P-RM du 27 mars 2019 portant création de l’Institut national de santé publique et le projet de loi relative au sang humain et ses dérivés. MT/MD (AMAP)
Cri de détresse des opérateurs économiques sénégalais après les sanctions de la CEDEAO contre le Mali
Dakar, 04 fév (AMAP) Les acteurs du secteur des transports, en particulier et de l’économie sénégalaise en général, ont exprimé, mercredi, à Dakar, leur incompréhension et ras-le-bol après les sanctions de la Communauté économique s des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) contre le Mali. « Nous voudrions déplorer la situation, en cerner les contours, jauger la profondeur des difficultés et aller à l’élaboration, avec d’autres acteurs, d’un mémorandum que nous soumettrons aux autorités », a dit Souhaïbou Guèye, secrétaire général du Groupement économique du Sénégal (GES), organisation patronale, lors d’une conférence de presse. Sérieusement affectés par les sanctions de la CEDEAO, les opérateurs économiques sénégalais ont souligné les conséquences de celles-ci sur l’activité économique eu égard à l’importance des activités sur le corridor Dakar-Bamako. Et de rappeler que plus de la moitié des exportations du Sénégal vers l’Afrique de l’Ouest sont destinées au Mali. « Ceci revient à dire qu’en se privant du trafic sur le corridor Dakar- Bamako, le Sénégal perd 600 milliards de Fcfa », a fait remarquer M. Guèye. Son collègue, Mbaye Mbengue, président du Collectif des entreprises agréées pour le transport et la livraison des conteneurs (CEATLCS) a rappelé que le Mali est le premier partenaire économique du Sénégal avec 250 milliards Fcfa. M. Mbengue a précisé que « sur les 20 millions de tonnes débarquées au port de Dakar, 4 millions vont au Mali ». « Ainsi, 6.000 containers sont mensuellement débarqués au Mali:, a-t-il ajouté. «Nous avons trois cimenteries installées au Sénégal et qui envoient 1,7 million de tonnes par an», a dit le conférencier, peignant le tableau du manque à gagner de ses camarades opérateurs économiques. Quant au président du collectif des transports, Mor Sourang, il a renchéri : « avec 1.348 camions qui assurent le trafic entre les deux pays, ce sont plus de 3.000 personnes qui sont concernées». « Le président Macky Sall, qui doit prendre la présidence de l’Union africaine, doit se rendre au Mali pour discuter avec les autorités de ce pays afin de trouver une solution », ont souhaité les conférenciers. «J’en appelle à l’intelligence de nos autorités, car cette décision politique ne doit pas entraver le travail. Déjà, nous sommes à terre », a plaidé M. Sourang pour qui « perdre, aujourd’hui, le fret malien qui représente 4 millions de tonnes par an, aura un impact incommensurable ». « C’est un désastre économique qui est en train de s’installer », a-t-il lâché. «Il faut qu’il (Macky Sall) trouve la solution avec ses pairs et le moyen de discuter… Nous voulons un comité ratifié par les deux États (Mali et Sénégal) pour que nous puissions, le long du Corridor, prendre en charge les problèmes de tous les opérateurs », a suggérer Mor Sourang. Les opérateurs économiques sénégalais assurent que l’impact de l’embargo et des sanctions de la CEDEAO « commence à peser sur une partie du peuple sénégalais qui estime que ses dirigeants doivent trouver rapidement une solution, pour éviter d’asphyxier l’économie du pays ». GAD/MD (AMAP)

