Coupe du monde 2022 : Les Aigles qualifiés pour les barrages
Envoyé spécial Boubacar THIERO Kigali, 12 nov (AMAP) Le Mali décroche son billet pour les barrages de la Coupe du monde à une journée de la fin des éliminatoires. Large vainqueur 3-0 du Rwanda à Kigali, la sélection nationale est désormais assurée de terminer à la première place du Groupe E, synonyme de qualification pour le troisième et dernier tour des éliminatoires du Mondial qatari. Moussa Djénépo (19è min), Ibrahima Koné (21è min) et Kalifa Coulibaly (88è min) ont été les bourreaux des Amavubi au stade régional de Nyamirando. Dans l’autre match de la poule, l’Ouganda n’a pu faire mieux qu’un nul 1-1 face au Kenya.à une journée de la fin des débats, les protégés de Mohamed Magassouba comptent 13 points contre 9 pour les Ougandais, deuxièmes du classement. C’est dire que lors de la sixième et dernière journée (dimanche 14 novembre), le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers joueront pour l’honneur contre l’Ouganda. Pour revenir à la rencontre d’hier contre le Rwanda, les Aigles ont plié le match en 20 minutes. Dès la 16è minute, Moussa Djénépo trace la voie du succès des nôtres. Suite à un exploit personnel, l’international malien se débarrasse de son garde du corps avant d’envoyer un centre tir qui oblige le portier rwandais, Mvuyekure Emery à s’y prendre deux fois. Ce ne sera que partie remise pour les joueurs de Mohamed Magassouba qui débloquent le tableau d’affichage, trois minutes plus tard des pieds du même Moussa Djénépo. Servi sur un plateau d’or par Charles Traoré, le sociétaire de Southampton efface deux défenseurs adverses avant d’envoyer une frappe enroulée qui fait mouche (19è min, 0-1). Galvanisés par cette ouverture du score, les Aigles se lancent à l’assaut des buts des Amavubi. Résultat : l’inévitable Ibrahima Koné double la mise pour les siens, suite à un mauvais renvoi du gardien rwandais, Mvuyekure Emery (21è min, 0-2). L’avant-centre de Sarspborg de Norvège marquait ainsi son 5è but en 5 matches. La mi-temps intervient sur ce score de 2-0 pour les Aigles. Au retour des vestiaires, la sélection nationale continue sur la même lancée. Coup sur coup, Adama Traoré «Malouda» (52è et 60è min) et El Bilal Touré (65è min) se ratent face au gardien adverse. à deux minutes de la fin du temps règlementaire, Kalifa Coulibaly, intégré en deuxième période, porte l’estocade aux Rwandais en marquant le troisième but des Aigles (88è min, 0-3). Une véritable démonstration pour le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers qui l’avaient déjà emporté 1-0 à l’aller. «Je dis d’abord félicitations aux enfants, ils méritent largement cette qualification pour les barrages. Je suis très fier d’eux, nous allons tout faire pour continuer sur cette lancée», a déclaré le sélectionneur Mohamed Magassouba après la rencontre. Le capitaine des Aigles, Hamari Traoré a dédié la qualification à l’ancien patron de la Femafoot, Boubacar Baba Diarra, décédé hier en début d’après-midi. «On est très content, on remercie Dieu pour cette victoire. Ce n’était pas évident de venir s’imposer ici. Cette victoire est pour le peuple malien et l’ancien président de la Femafoot Boubacar Baba Diarra qui a été arraché à l’affection du monde sportif, hier», a dit Hamari Traoré. Son coéquipier Moussa Djénépo abondera dans le même sens. «Je félicite toute l’équipe et le staff technique pour cette qualification. On était venu ici pour gagner, Dieu merci, nous avons eu les trois points et l’équipe s’est qualifiée pour les barrages. Le plus dur commence maintenant, il faut qu’on reste concentré pour bien aborder le prochain tour. On dédie cette victoire au général Boubacar Baba Diarra, que son âme repose en paix», a exprimé l’attaquant des Aigles. Dimanche, les Aigles seront à Agadir au Maroc pour le dernier match de poule de cette campagne, Qatar 2022. BT (AMAP) Jeudi 11 novembre au stade régional de Nyamirando de Rwanda Rwanda-Mali : 0-3 Buts de Moussa Djénépo (19è min), Ibrahima Koné (21è min), Kalifa Coulibaly (88è min) Expulsion de Djihad Bizimana de Rwanda (8è min) Arbitrage de l’Angolais Carvalho Hélder Martins Rodrigues assisté de ses compatriotes Lopes Ivanildo Meirelles et Martins Evanildo Gaspar Dos Santos. Rwanda : Mvuyekure Emery, Rukundo Denis, Manzi Thierry, Nirisarike Salomon (cap), Imanishimwe Emmanuel (Rutanga Eric, 82è min), Muhire Kevin, Niyonzima Olivier, Nshuti Dominique Savio, Rafael York (Nishimwe Blaise, 64è min), Sugira Ernest (Nshuti Innocent, 64è min), Bizimana Djihad. Sélectionneur : Masami Vincent. Mali : Ibrahim Bosso Mounkoro, Falaye Sacko, Boubacar Kiki Kouyaté, Hamari Traoré (cap), Charles Traoré, Mohamed Camara (Diadié Samassekou, 80è min), Aliou Dieng, Adama Traoré «Noss»(Lassine Sinayoko, 80è min), Adama Traoré «Malouda» (El Bilal Touré, 62è min), Moussa Djénépo (Moussa Doumbia, 45è min), Ibrahima Koné (Kalifa Coulibaly, 62è min). Sélectionneur : Mohamed Magassouba
Coupe du monde 2022 : Aigles, opération six points
Envoyé spécial Boubacar THIERO Kigali, 11 nov (AMAP) Pour être sûre de participer aux barrages, la sélection nationale du Mali doit simplement faire carton plein lors des deux dernières journées des éliminatoires, c’est-à-dire, battre le Rwanda à domicile, cet après-midi (jeudi) et gagner, le 14 novembre, à Agadir, au Maroc, contre l’Ouganda Le Mali affronte le Rwanda cet après-midi au stade régional de Nyamirando, au compte de la 5è et avant dernière journée des éliminatoires de la Coupe du monde, Qatar 2022. C’est une rencontre très importante pour les Aigles, leaders du groupe E avec 10 points et qui ont, impérativement, besoin d’une victoire pour être sûrs de conserver la tête du classement. Le capitaine Hamari Traoré et ses partenaires, qui devancent l’Ouganda de deux longueurs (8 points), peuvent même se qualifier dès cette 5è journée, mais à condition de gagner et en même temps, compter sur un nul ou une défaite des Ougandais contre le Kenya. Au match aller à Agadir, au Maroc, les protégés du sélectionneur national Mohamed Magassouba s’étaient contentés du service minimum (1-0, but d’Adama Traoré dit Malouda). La délégation malienne est arrivée à Kigali, mardi et le même jour, les Aigles ont effectué leur première séance d’entraînement, avant de faire la reconnaissance de terrain. Avant de fouler la pelouse du stade régional de Nyamirando, un quartier de Kigali, demain à 16h, le Mali connaîtra le résultat du match Ouganda-Kenya, prévu à 13h. Bien sûr, les nôtres vont prier pour une contreperformance des Ougandais contre les Harembee stars du Kenya, même si cette hypothèse semble peu probable dans la mesure où la sélection ougandaise évoluera à domicile. À l’image de l’attaquant Ibrahima Koné qui a marqué quatre buts lors des deux précédentes journées, les protégés du technicien Magassouba ne jurent que par la qualification pour les barrages. «Les deux derniers matches seront comme des finales qu’il faut gagner à tout prix. On s’est préparé avec un esprit de gagneur et tout le monde est concentré sur le sujet», souligne le canonnier. «On connaît cette équipe rwandaise, on l’a battue lors de la manche aller et on va tout faire pour confirmer cette belle performance», a ajouté Ibrahima Koné qui espère faire trembler encore les filets. Son compère de la ligne d’attaque, Lassine Sinayoko insiste également sur les enjeux des deux derniers matches et affiche son optimisme. «On a hâte d’affronter le Rwanda pour cette avant-dernière journée des éliminatoires. C’est une rencontre très importante dans la course à la qualification aux barrages. Nous avons déjà joué contre les Rwandais, mais cette fois l’équipe aura l’avantage d’évoluer à domicile et il va falloir contenir la pression. Nous allons tout faire pour terminer à la première place de la poule. Nous avons l’effectif, les qualités physiques, techniques et mentales pour atteindre cet objectif. Nous sommes confiants», a déclaré le joueur de l’AJ Auxerre (Ligue 2 française). Un avis que partage le défenseur, Sénou Coulibaly qui assure que le groupe est prêt sur tous les plans. «On a un bon groupe, l’équipe a les qualités physiques et techniques suffisantes pour aller au bout. Il règne une bonne atmosphère au sein du groupe, l’esprit d’équipe est là et nous avons une envie collective de réaliser quelque chose ensemble», témoigne l’international malien. «On va rester serein pour bien terminer le travail qu’on a commencé. Cela passe obligatoirement par une victoire contre le Rwanda et face à l’Ouganda lors de la dernière journée des éliminatoires. Les Rwandais sont déjà éliminés, mais il faut s’attendre à les voir jouer ce match à fond et chercher à nous compliquer la vie. C’est le haut niveau et rien ne doit être négligé», prévient le défenseur de Dijon. Après l’explication avec les Amavubi du Rwanda, les Aigles mettront directement le cap sur Agadir pour la réception de l’Ouganda, au compte de la 6è et dernière journée de la phase de poules. Seul le premier du groupe se qualifie pour les barrages. BT (AMAP) Aujourd’hui au stade régional de Nyamirando à Kigali 16h : Rwanda-Mali
Coupe du monde 2022 : Les aigles prennent leurs quartiers à Kigali
Envoyé spécial Boubacar THIERO Kigali, 10 nov (AMAP) Le premier groupe des Aigles est arrivé au Rwanda, mardi dans la matinée. Ce premier contingent est composé de Moussa Djénépo (Southampton, Angleterre), Djigui Diarra (Young Africans, Tanzanie) et Mohamed Niaré (Stade malien). La sélection nationale a effectué sa première séance d’entraînement, mardi, alors que la reconnaissance de terrain est prévue aujourd’hui, mercredi. «Le regroupement se passe bien ici à Kigali, 80% des joueurs sont déjà sur place, le reste du groupe est attendu dans la nuit de mardi à mercredi. Les joueurs sont concentrés sur le sujet et notre objectif est de gagner pour être sûr de garder la tête de la poule. Inch’Allah, ça ira», a confié le sélectionneur nationa,l Mohamed Magassouba. Le premier groupe avait quitté Bamako lundi, à 11h, pour arriver à l’Aéroport international de Kigali, mardi à 00h GMT (2h heures du matin au Rwanda). Quelques heures plus tard, les trois joueurs et le reste de la délégation ont été rejoints par un groupe composé de 16 joueurs. Il s’agit des gardiens Ibrahima Bosso Mounkoro (TP Mazembé) et Ismaël Diarra Diawara (Malmô, Suède), des défenseurs Falaye Sacko (Guimarães, Portugal), Mamadou Fofana (Amiens, France), Boubacar Kiki Kouyaté (Metz, France), Sénou Coulibaly (Dijon, France), Moussa Sissako (Standard Liège, Belgique), des milieux de terrain Cheick Oumar Doucouré (RC Lens, France), Adama Traoré (Hatayspor, Turquie), Aliou Dieng (Al Ahly, égypte), Kouamé N’Guessan (Troyes, France) et des attaquants Moussa Doumbia (Reims, France), Adama Traoré (Tiraspol, Moldavie), Ibrahima Koné (Sarspborg 08, Norvège), El Bilal Touré (Reims, France) et Lassine Sinayoko (AJ Auxerre, France). Le reste du groupe, à savoir les défenseurs Hamari Traoré (Rennes, France) et Charles Blonda Traoré (FC Nantes, France), les milieux de terrain Diadié Samassékou (Hoffenheim, Allemagne), Mohamed Camara (Red Bull Salzbourg, Autriche), Amadou Haïdara (RB Leipzig, Allemagne) et l’avant-centre Kalifa Coulibaly (FC Nantes, France) était attendu mardi soir dans la capitale rwandaise. Quant à l’arrière-latéral, Amadou Danté (Strum Graz, Autriche), il a déclaré forfait et ne participera pas à la rencontre de demain, jeudi, contre les Rwandais, au compte de la 5è journée des éliminatoires du Mondial, Qatar 2022. Après la confrontation avec les Amavubi rwandais, les Aigles rallieront directement Conakry où se déroulera la dernière bataille de ces éliminatoires contre l’Ouganda. A deux journées de la fin de la compétition, les calculs sont simples pour la sélection nationale : ils doivent simplement faire carton plein pour être sûrs de se qualifier pour les barrages. Autrement dit, si le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers l’emportent demain contre le Rwanda et gagnent lors de la sixième et dernière journée de la phase de groupes, ils décrocheront le précieux sésame, quels que soient les résultats des autres matches. Le sélectionneur national Mohamed Magassouba et ses hommes sont donc maîtres de leur destin et seront jugés à travers ce qu’ils ont montré jusque-là (quatre matches, trois victoires, un nul, zéro défaite). Et sans minimiser la valeur du Rwanda et de l’Ouganda, on peut dire que tous les espoirs sont permis pour les Aigles. BT (AMAP)
Coupe du monde 2022 : 26 Aigles contre le Rwanda et l’Ouganda
Bamako, 05 nov (AMAP) Le sélectionneur des Aigles, Mohamed Magassouba, a publié, ce vendredi 5 novembre, la liste des joueurs retenus pour affronter le Rwanda et l’Ouganda pour le compte des 5è et 6è journées des éliminatoires du Mondial 2022. Une nouvelle tête chez les Aigles : le jeune défenseur latéral gauche de Strum Graz, en Autriche, Amadou Danté (21 ans), a été convoqué pour la première fois. Le milieu de terrain de Brighton en Premier League, Yves Bissouma, appelé lors des derniers rassemblements, ne figure pas sur cette liste. On note également la présence de l’attaquant du FC Nantes, Kalifa Coulibaly, qui n’avait pas disputé les derniers matches. Les Aigles affronteront les Amavubis du Rwanda, le 11 novembre prochain, à Kigali, avant de recevoir les Crames de l’Ouganda, le 14 novembre, dans un match délocalisé au stade Général Lansana Conté de Nongo, à Conakry. MT/MD (AMAP) Liste des 26 joueurs retenus pour les rencontres contre le Rwanda et l’Ouganda 1- Djigui Diarra (Young Africans) 2- Ibrahim Bosso Mounkoro (Tp Mazembe) 3- Mohamed Niaré (Stade Malien) 4- Ismael Diarra Diawara (Malmö) 5- Hamari Traoré (Rennes) 6- Falaye Sacko (Vitoria Guimaraes) 7- Charles Blonda Traoré (FC Nantes) 8- Mamadou Fofana (Amiens) 10- Boubacar Kiki Kouyaté (Metz) 11- Senou Coulibaly (Dijon) 12- Moussa Sissako (Standard Liège) 13- Amadou Danté (Strum Graz) 13- Diadié Samassékou (Hoffenheim) 14- Cheick Oumar Doucouré (RC Lens) 15- Amadou Haïdara (RB Leipzig) 16- Adama Traoré (Hatayspor) 17- Mohamed Camara (RB Salzbourg) 18- Aliou Dieng (Al Ahly) 19- Kouamé Nguessan Rominigue 20- Moussa Djénépo (Southampton) 21- Moussa Doumbia (Reims) 22- Adama Traoré (Sheriff Tiraspol) 23- Lassine Sinayoko ( AJ Auxerre) 24- Ibrahima Koné (Sarspborg) 25- El Bilal Touré (Reims) 26- Kalifa Coulibaly (FC Nantes)
Mali : Eclosion des Centres de formation et académies de football
Par Boubacar KANTE Bamako, 07 mai (AMAP) Si le football de catégorie d’âge du Mali est, aujourd’hui, l’un des plus enviés d’Afrique, c’est en grande partie le fruit du travail des écoles de foot qui existent, presque partout, dans le pays. Comment les enfants sont-ils recrutés et formés par les centres, quelles sont les difficultés auxquelles font face les encadreurs et quel avenir pour ces écoles ? à travers ce reportage, L’AMAP vous fait découvrir ces centres formateurs de joueurs qui font, aujourd’hui, la fierté du football national. Double champion d’Afrique U17 (2015, 2017), vice-champion du monde de la catégorie 2015, demi-finaliste du Mondial U17 (2017), 3è au Mondial U20 (2015) et champion d’Afrique U20 (2019) : ces dernières années, le football de catégorie d’âge du Mali a été l’un des plus en vue du continent, voire du monde. Ces succès s’expliquent en grande partie par l’éclosion des centres de formation de football à travers le pays et l’organisation régulière des compétitions de jeunes. Certes, les centres de football existent au Mali depuis plusieurs décennies et presque tous les grands clubs disposent d’équipes de catégories d’âge, mais ces dernières années, les centres et les académies de football ont pris une nouvelle dimension, devenant ainsi des partenaires stratégiques pour ne pas dire incontournables pour les sélections nationales de catégorie d’âge. Aujourd’hui, les joueurs issus des centres de football ne se comptent plus au sein des équipes nationales et se distinguent par leurs caractéristiques communes, à savoir leur maîtrise des fondamentaux du football et leur technicité. Créé en 2019, le Centre espoir de Kambila (CEK), un village situé à une trentaine de km de Bamako fait partie des multiples écoles de foot du pays. Le centre est bâti sur une superficie de 4 hectares et a été lancé par Mady Sy, contrôleur des impôts et grand passionné de football. Au total, 119 enfants, répartis en trois catégories (minimes, cadets et juniors) sont pensionnaires de cette école et les mômes s’entraînent trois fois par semaine : les mercredis, jeudis et samedis. Mais pendant les congés scolaires, les entrainements se déroulent tous les jours, sauf les dimanches. Les jeunes joueurs intègrent par deux voies : le paiement des frais d’inscription et de la cotisation mensuelle fixés, respectivement à 10.000 Fcfa et 2.000 Fcfa. Le premier responsable du CEK indique que l’objectif du centre est de former les jeunes joueurs pour un futur meilleur. «Ce centre fait la fierté de tout le village de Kambila et ses environs », se réjouit le promoteur Mady Sy. « Le centre permet aux enfants de se retrouver mais leur offre, également, l’opportunité d’exprimer leur talent et démontrer leur savoir-faire. Nous travaillons avec les moyens du bord, nous avons un mini bus pour nos déplacements. Pour réaliser nos rêves, nous avons besoin de l’aide de tout le monde, partenaires, instances sportives, autorités», dit notre interlocuteur. Comme le CEK, le Centre Vamara Bamba de Lassa (CVB) est, également, basé à quelques km de la capitale. Il a été créé en 2013 et est dirigé par Vamara Bamba, avec comme entraîneur principal Seydou Coulibaly «Maestro». Ici, il y a 63 enfants répartis en trois catégories, les pupilles (23), les minimes A (20) et les minimes B (20). «Nous faisons la partie la plus difficile du travail, c’est-à-dire, la formation à la base, mais les centres qui ont plus de moyens que nous et les académies viennent chercher nos produits finis », déplore Maestro. « Nous n’avons pas les moyens pour garder nos enfants. Même si on veut les garder, leurs parents s’y opposent sous la pression des centres plus huppés et des agents de joueurs. C’est le plus grand problème que nous avons», fulmine le technicien. Au CVB, les frais d’inscription sont fixés à 1.000 Fcfa contre 500 Fcfa pour la cotisation mensuelle. «Cet argent est symbolique, c’est juste pour impliquer les parents dans le projet, sinon c’est le président seul qui prend le centre en charge. A travers ce centre, notre ambition est de permettre aux enfants de faire carrière dans le football, donc les aider à préparer leur avenir», indique Maestro. Après le CVB, retour à Bamako et cap sur le Centre de football de Korofina Sud (CFKS). Cette école a été portée sur les fonts baptismaux en 1996, avant d’être affiliée à la Fédération malienne de football (Femafoot) en 2013. Le Centre est présidé par Adama Cissé et compte 150 enfants qui s’entraînent tous les jours sur le terrain Tata Bambo. «Au début, les enfants ne payaient rien, mais par la suite, nous avons été rattrapés par les difficultés dues, en grande partie, au succès de l’école. C’est ainsi que nous avons instauré des frais d’inscription de 2.000 Fcfa et une cotisation mensuelle de 1.000 Fcfa pour chaque enfant. En début d’année, nous demandons aux enfants d’apporter un jeu de maillot sur lequel nous floquons le logo du club et un numéro», indique l’entraîneur Sidy Sy. «Nous n’avons pas suffisamment de moyens pour l’encadrement des enfants dont le nombre augmente chaque année. Le premier problème, c’est le terrain qui est trop petit et en même accidenté. L’état du terrain n’est pas adéquat et empêche les enfants d’exprimer leur vrai talent. Le centre a aussi, besoin d’équipements», explique le technicien du CFKS. Même constat au Centre olympique de Sirakaro Méguetana (COSM), en Commune VI. L’école a été créée en 2007 et compte aujourd’hui 122 enfants répartis en trois catégories : les poussins, les minimes et les pupilles. «Nous sommes dans un quartier où la population est majoritairement composée de familles démunies. Chez nous, il n’y a ni frais d’inscription, ni cotisation mensuelle. nous demandons simplement aux enfants d’apporter un maillot», confie l’entraîneur Youssouf S. B. Traoré. Comme beaucoup d’autres centres, le COSM est également confronté à de nombreuses difficultés qui entravent le bon fonctionnement de l’école. «Nous avons besoin d’aide, le président Madou Traoré ne peut continuer seul à prendre tout en charge. Comme dans les autres centres, nous allons bientôt instaurer les frais d’inscription et la cotisation mensuelle», annonce le technicien Baïchou. CENTRES HUPPES
Coupe du monde 2022 : Les Aigles joueront leurs deux premiers matches à l’extérieur
Bamako, 05 mai (AMAP) Le Mali jouera ses matches des deux premières journées des éliminatoires de la Coupe du monde, Qatar 2022, à l’extérieur, parce qu’aucun stade du pays ne répond aux critères minimaux de la Confédération africaine de football (CAF), a–t-on appris lundi soir. «Ça été un grand choc pour nous. Nous sommes surpris de cette décision de la CAF, franchement nous ne nous attendions pas à ça », a réagi un membre de la Fédération malienne de football. « C’est seulement la semaine dernière que nous avons reçu les inspecteurs de la CAF. Ils ont visité le stade du 26 Mars et le stade Modibo Keïta. Et hier (Ndlr, lundi », nous avons appris que la CAF a refusé tous les stades du Mali parce qu’il n’y a pas suffisamment de chaises ou encore que les gazons et les vestiaires sont en mauvais état», a ajouté notre interlocuteur qui pense déjà à la Côte d’Ivoire pour le premier match des Aigles, c’est-à-dire la réception du Rwanda. Le Mali doit trouver un autre pays pour recevoir le Rwanda, entre le 5 et le 8 juin, avant d’affronter l’Ouganda lors de la seconde journée (11-14 juin). Dix-neuf autres nations figurent, également, sur la «liste rouge» de l’instance dirigeante du football continental. Le Burkina Faso, le Sénégal, le Burundi, la Centrafrique, le Tchad, l’Érythrée, la Gambie, le Lesotho, le Malawi, le Liberia, l’Île Maurice, la Namibie, le Niger, Sao Tomé, Les Seychelles, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan du Sud et l’Eswatini (Swaziland) joueront hors de leur base, lors des deux premières journées de ces éliminatoires de la grande messe du football mondial. Après les deux premières journées, le capitaine Hamari Traoré et ses coéquipiers recevront le Kenya (3è journée, entre le 1er et 4 septembre) avant d’aller au Kenya (4è journée, 5-7 septembre) puis au Rwanda (5è journée, 6-9 octobre). Le dernier match se disputera entre les 10 et 12 octobre, en principe, à Bamako contre l’Ouganda (6è journée). La CAF avait prévenu ses associations membres sur les exigences d’homologation et de surveillance des stades. Dans le cadre des éliminatoires de Qatar 2022, elle a envoyé un courrier aux fédérations pour indiquer que tous les matches doivent être disputés dans des stades homologués. «Si le stade d’un pays ne répond pas aux critères minimaux fixés par la CAF, l’équipe nationale du pays en question devra jouer ses matches dans un stade homologué en dehors de son territoire», a écrit l’instance dirigeante du football africain. Parmi les critères d’homologation figurent, entre autres, l’état du gazon naturel ou artificiel, les systèmes d’arrosage et d’entretien de la pelouse, les projecteurs pour l’électrification du stade qui doivent être d’une puissance d’au moins 1200 lux, un certificat de test d’éclairage qui ne peut être daté de plus de 2 ans, une vidéo actuelle du stade éclairé de nuit, les vestiaires, la loge de presse, le tunnel des joueurs qui doit être d’une largeur de quatre mètres, des sièges individuels dans les gradins (ces sièges doivent être séparés les uns des autres, moulés et numérotés), des installations sanitaires propres, hygiéniques et en nombre suffisant. Sans compter l’éclairage de secours, le système de haut-parleurs, les entrées et sorties réservées au public, les places de stationnement, les mâts, les hôpitaux autour du stade. DB/MD (AMAP)
CHAN 2021 : Les nouveaux vice-champions d’Afrique accueillis avec les honneurs
Par Seïbou S. KAMISSOKO Bamako, 9 fév (AMAP) Les Aigles locaux sont rentrés au bercail lundi, vers 15h30 par un vol transportant également le sélectionneur national, Nouhoum Diané e qui a atterri à l’Aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou de Bamako. À leur descente d’avion, les nouveaux vice-champions d’Afrique ont été accueillis avec tous les honneurs par les autorités du pays et plusieurs centaines de supporters. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mossa Ag Attaher et le président de la Fédération malienne de football (Femafoot), Mamoutou Touré « Bavieux », qui étaient à Yaoundé avec les joueurs figuraient parmi la délégation. Dès l’apparition des joueurs, la troupe de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM) a donné le ton en chantant l’Hymne nationale. Suivra, une séquence d’animation qui va durer une bonne dizaine de minutes, avant que la délégation ne monte à bord du bus, direction, le stade Mamadou Konat, escortée par une foule en liesse. « Les mots nous manquent après cet accueil des Maliens. Nous disons grand merci à nos concitoyens. On voulait remporter cette coupe, mais Dieu en a décidé autrement. C’est la deuxième fois que nous perdons la finale de cette compétition, la troisième fois sera la bonne Inch-Allah », a déclaré le capitaine-keeper, Djigui Diarra. Visiblement ému, le milieu de terrain des Aigles locaux, Moussa Ballo, a dit : « C’est simplement merveilleux. On est fier de porter les couleurs de la Nation. Nous remercions l’ensemble de nos supporters pour leur soutien, sans oublier le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mossa Ag Attahe,r et le président de la Femafoot, Mamoutou Touré, qui étaient avec nous durant la compétition ». Siaka Bagayoko «Chato», premier buteur du Mali au CHAN (1-0 contre le Burkina Faso), a également exprimé sa joie et sa fierté de voir autant de monde à l’aéroport pour accueillir l’équipe. « On n’était pas orphelin au Cameroun car on était avec des supporters là-bas. Et en arrivant à Bamako, on est escorté par la police jusqu’au stade, il y a des journalistes partout, c’est fantastique, juste trop bien », a commenté l’arrière latéral des Aigles locaux Pour sa part, le ministre de la Jeunesse et des Sports a salué le parcours réalisé par les joueurs de Nouhoum Diané et adressé ses remerciements aux autorités pour leur soutien et leur accompagnement. « L’équipe nationale locale a fait son travail, l’encadrement a, également, fait son travail et mention spéciale à la Fédération malienne de football qui a tout mis en œuvre pour que l’équipe ramène cette place de deuxième du CHAN. Je tiens à adresser mes sincères remerciements aux supporters et à toute la population malienne qui ont vibré en même temps que nous pendant la durée de la compétition, de Kayes à Kidal et même à l’extérieur du pays », a dit Mossa Ag Attaher. Il a annoncé que le pays prendra en charge le traitement du défenseur central Mamadou Doumbia qui s’est gravement blessé en demi-finale contre la Guinée (double fracture genou-péroné). « Le jeune Mamadou s’est blessé pour la République, nous allons le prendre en charge », a promis le ministre Ag Attaher. À l’instar du ministre de la Jeunesse et des Sports, le président de la Fédération malienne de football a rendu un vibrant hommage aux vice-champions d’Afrique, avant de les exhorter à continuer sur la même lancée. « Le message que j’ai pour ces jeunes, c’est toujours d’avoir l’esprit de combativité, d’incarner les valeurs sociétales de notre pays, se comporter en digne Malien. C’est ce qu’ils ont fait tout au long du CHAN. Cette compétition, qui vient de s’achever au Cameroun, nous a permis de comprendre que si nous sommes unis, nous pouvons tout faire », a dit Mamoutou Touré « Bavieux ». Il a remercié le ministre de la Jeunesse et des Sports pour son engagement patriotique d’avoir tenu à être aux côtés des enfants, d’être venu au stade pour galvaniser les joueurs dans un cadre convivial. « Aujourd’hui le résultat est là », s’est-il réjoui. Après le cérémonial d’accueil, les vice-champions d’Afrique ont embarqué à bord d’un bus qui sera escorté par une foule en liesse jusqu’au stade Mamadou Konaté. A leur arrivée au stade, Nouhoum Diané et ses joeurs ont été accueillis par plusieurs centaines de supporters présents dans les gradins. Parmi les spectateurs, il y avait, également, des artistes qui ont chanté à la gloire de la sélection nationale. Une journée mémorable que le capitaine Djigui Diarra et ses coéquipiers n’oublieront pas de sitôt. SSK (AMAP)
CHAN 2021 : Aigles locaux, l’ultime bataille
Par Seïbou S. KAMISSOKO Bamako fév (AMAP) Invaincue depuis le début de la compétition, la sélection nationale malienne est déterminée à aller au bout et ne jure que par la victoire face au Maroc, dimanche, au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Le choc met aux prises la meilleure défense et la meilleure attaque du Championnat d’Afrique des nations (CHAN). Place à la grande finale du CHAN, Cameroun 2021 qui aura tenu en haleine les supporters pendant trois semaines. Le dernier acte du tournoi sera la grande finale qui opposera le Mali et le Maroc, dimanche, au stade Ahmadou Ahidjo. Pour cette confrontation, beaucoup d’observateurs parient sur le Maroc, déjà sacré à domicile, en 2018, mais les Lions de l’Atlas retrouveront en face une tenace équipe malienne qui jouera sans complexe, comme elle le fait depuis le début du CHAN. Les Lions indomptables du Cameroun, le Syli de Guinée et les Diables rouges peuvent en témoigner, après leurs duels contre les protégés du sélectionneur Nouhoum Diané. Dimanche, le Mali disputera la deuxième finale de son histoire, après celle de 2016 au Rwanda et la lourde défaite 0-3 devant les Léopards de la RD Congo. Comme en 2016, c’est encore un champion d’Afrique, le Maroc qui se dresse sur le chemin des Aigles et que le capitaine Djigui Diarra et ses coéquipiers doivent battre pour devenir les premiers footballeurs maliens à soulever un trophée continental à ce niveau. Question : la sélection nationale a-t-elle les moyens de damer le pion aux Lions de l’Atlas, la meilleure équipe de ce CHAN, si l’on en juge à travers leur parcours (13 buts en 5 matches et aucune défaite) ? « Cette finale s’annonce difficile pour les deux équipes, les Marocains sont très forts tactiquement, mais le Mali a ses chances et y croyons. Nous avons quelques blessés, mais nous allons tout faire pour aller au bout », répond Moussa Kyabou. Et d’ajouter : « le Maroc a la meilleure attaque du CHAN mais cela ne nous fait pas peur parce que nous sommes également la meilleure défense du tournoi. De toute façon, une finale ne se joue pas, elle se gagne ». Concernant la blessure du défenseur central, Mamadou Doumbia, le milieu de terrain Kyabou a révélé qu’après ce mauvais coup du sort (double fracture du pied droit), les joueurs se sont parlés à la mi-temps et ont promis de tout faire pour gagner pour lui. « Il (Mamadou Doumbia, Ndlr) ne sera pas avec nous pour la finale, mais s’il plaît à Dieu, nous allons lui offrir cette coupe. Nous demandons au peuple malien de faire une grande prière pour nous, ce vendredi, pour qu’on puisse avoir cette coupe », conclue Moussa Kyabou. Son coéquipier Bassékou Diabaté abonde dans le même sens, tout en avouant que les 120 minutes de jeu contre le Congo et la Guinée ont été dures pour le groupe. « Nous nous attendons à un match difficile, surtout après avoir joué deux fois 120 minutes. Sur le plan physique, nous sommes fatigués et en plus, nous avons deux joueurs à l’infirmerie. Nous avons une grande pensée pour nos deux coéquipiers, Mamadou Doumbia et Ibourahima Sidibé, qui ne seront pas avec nous pour cette finale. Dieu sera encore avec nous et je suis optimiste pour la suite des événements », a confié l’attaquant des Aigles locaux. Seul attaquant à avoir scoré, Demba Diallo assure, pour sa par,t que l’équipe est consciente de l’enjeu du choc avec les Lions de l’Atlas et est prête à en découdre avec eux. « Nous sommes conscients de l’enjeu du match et nous allons tout faire pour gagner. Il faut surtout que l’on concrétise les occasions que l’équipe obtiendra et qu’on reste concentrés », conseille l’international malien, en appelant les supporters et l’ensemble des Maliens à faire des bénédictions pour le groupe. Du côté du Maroc, le sélectionneur des Lions de l’Atlas, Houcine Ammouta, a déclaré qu’il s’attend également à une partie difficile, expliquant que toutes les équipes qui arrivent en finale peuvent être sacrées et «ne doivent jamais être sous-estimées ». « Nous savons quelles stratégies utiliser face au Mali et nous nous attendons à un match difficile. Jusque-là, aucune équipe n’a réussi à conserver le titre du CHAN. Nous voulons devenir les premiers à le faire. Nous sommes très motivés pour atteindre cet objectif que nous nous sommes fixés avant de venir au Cameroun », a déclaré Houcine Ammouta. Vingt-quatre heures avant la grande finale, samedi, le pays hôte du CHAN, le Cameroun et la Guinée seront face à face au stade de la Réunification de Bépanda (Douala) pour la médaille de bronze. Dimanche 7 février au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé 19h : Mali-Maroc
Message de félicitations du Président Bah N’DAW suite à la qualification des Aigles pour la finale du CHAN 2021
« Chers Aigles, Au terme d’un match serré, vous voilà qualifiés pour la finale du Championnat d’Afrique des Nations, édition 2021. En mon nom, au nom du gouvernement et du Peuple maliens, je voudrais à cette occasion vous féliciter chaleureusement. Tout au long de cette compétition, vous avez fait preuve d’un don de soi et d’un sens patriotique qui doivent constituer une source d’inspiration pour tous les Maliens, particulièrement en ce temps de lourds défis. Je suis fier de vous et je n’ai aucun doute que cette fierté est partagée par tous nos compatriotes. Je vous souhaite bonne chance pour la finale et vous assure du soutien et des bénédictions de la Nation que vous n’avez de cesse d’honorer depuis le début de cette compétition. Vive les Aigles, Vive le Mali »
CHAN 2021: Sortie de Mamadou Doumbia du bloc opératoire
Bamako, 3 fév (AMAP) Le défenseur central des Aigles locaux, Mamadou Doumbia, victime d’une double fracture tibia-péroné, est sorti du bloc opératoire, mercredi, selon notre confrère Djibril Traoré, présent au Cameroun. Il est sorti sur blessure dès la 3è minute de la demi-finale, remportée par le Mali, dans la séance des tirs au but 5-4, face à la Guinée après un choc avec un attaquant guinéen. Il a été immédiatement conduit à l’hôpital,. La durée de son indisponibilité n’a été révélée, mais tout porte à croire que le CHAN est fini pour le joueur du Stade malien qui va attendre plusieurs semaines avant de refouler un gazon. LMD (AMAP)

