Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : les troupes de Koulikoro et Douentza bouclent la compétition

Envoyés spéciaux Amadou SOW Oumar Diop Tombouctou, 28 déc (AMAP) À quelques heures de la cérémonie de clôture, les troupes de Koulikoro et Douentza ont clôturé, samedi nuit, les compétitions de la Biennale en présentant, chacune, les quatre disciplines devant le jury au terrain municipal de la ville. La troupe de Koulikoro, en présence des ministres en charge de la Culture Mamou Daffé et de l’Entrepreneuriat national, Mme Oumou Sall Seck. a présenté sa pièce de théâtre appelée « Soupir de Farabougou ». C’est un récit de plusieurs séquences pour la paix mais, aussi, visant à attirer l’attention des décideurs sur les pratiques néfastes de certains individus. Il sera suivi de l’ensemble instrumental dont le thème porte sur « L’attente ». Elle évoque le dialogue, la compréhension mutuelle et le partage au sein d’une société. Il est enchaîné par le solo de chant titré « Faso Mali ». C’est une invite à l’unité nationale, à la solidarité et à l’implication de toutes les composantes de la société. Elle rappelle également, que le Mali a choisi sa voie, celle de la souveraineté avec ses pays frères (Burkina Faso et Niger). « La cohésion sociale » est le thème de sa danse traditionnelle, une chanson qui illustre le retour des guerriers du champ de batailles suite à une victoire. Elle est organisée sur la place publique pour célébrer la victoire des guerriers et annoncer la paix, l’entente et le vivre ensemble. Après Koulikoro, la troupe de de Douentza monte sur scène pour clôturer les compétitions. Elle commence avec son ensemble instrumental qui parle de la résilience. La troupe invite les populations du Mali à préserver les acquis et de compter sur ses efforts dans la reconstruction du pays. Elle appelle à la résistance pour affronter les défis du moment. Le solo de chant intitulé « L’union de tous les Maliens », est un rappel sur la bravoure du peuple malien. « Notre pays a connu plusieurs difficultés mais, les Maliens sont restés unis. Les difficultés actuelles ne doivent pas nous diviser, unissons-nous autour de nos autorités pour le bien-être de tous les Maliens », tel est le message. La danse traditionnelle intitulée le « Nèbè ». C’est une danse rituelle qui se fait chaque année après la période de récolte pour préparer la nouvelle année et protéger le village contre le mauvais sort. Elle est exécutée après l’accord des anciens. Et enfin vient la pièce de théâtre pour clôturer la soirée. Son titre est « Le prix de l’éducation », il met l’accent sur le comportement des jeunes et interpelle les enseignants, les parents et les autorités du pays à se retrouver pour une meilleure l’éducation aux enfants. AS/OD/MD (AMAP)

Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Echanges sur le dialogue et la paix   

Envoyé spéciaux Amadou SOW Oumar Diop (Photos) Tombouctou, 26 déc (AMAP) Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme Mamou Daffé et sa collègue de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme Oumou Sall Seck, ont co-animé, vendredi, à Tombouctou une conférence débat sur le thème : « Dialogue paix et prospérité partagée » au village de la Biennale artistique et culturelle, sur la place de l’Alliance des États du Sahel. En présence des gouverneurs de régions, des autorités politiques et plusieurs invités de marque, venus des pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES) et plusieurs communautés locales, Mme Oumou Sall Seck a rappelé l’importance du dialogue dans la restauration de la paix. L’ancienne maire de Goundam a lancé un appel pour une paix durable. Selon elle, la biennale de Tombouctou est un voyage entre le passé et présent. « Tombouctou reste la voix du Mali pour parler de la paix et du dialogue », a-t-elle dit, demandant à ceux qui tiennent, encore, les armes de les déposer pour venir au dialogue. Elle a, aussi, lancé un appel aux déplacés de rejoindre les parents. « Aucun pays ne peut se construire sans ses enfants, C’est à nous de nous unir pour reconstruire notre pays », a soutenu Mme Oumou Sall Seck. Selon elle, « la paix est indispensable, le temps est venu de se pardonner et de se parler. » Abondant dans le même sens, le ministre Daffé a salué l’engagement et l’implication de Mme Oumou Sall Seck dans la restauration de la paix. Il aussi remercié le Chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta pour avoir décrété 2025, Année de la culture. La Biennale de Tombouctou est aussi un cadre de dialogue, de paix et de la diversité culturelle. A l’image du Forum international des civilisations qui a permis aux universitaires, experts ou administrateurs d’échanger sur le dialogue et la paix. Les deux ministres ont tous lancé un appel « à ceux qui ont les armes de revenir pour bâtir la paix autour d’un dialogue inter-culturel. » Au cours des échanges, il a été question de faire de Tombouctou une capitale culturelle du Mali et d’autres ont suggéré d’élargir cette rencontre au niveau des communautés concernées. AS/OD/MD (AMAP)

Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : Le tour de piste des troupes de Tombouctou et Taoudenit

Envoyés spéciaux Amadou SOW Oumar Diop (Photos) Tombouctou 27 déc (AMAP) La population de Tombouctou, dans un élan de fraternité, est sortie massivement pour soutenir les troupes de Tombouctou et Taoudenit lors de leurs prestations, vendredi dernier, sur le terrain municipal. Partout, on pouvait constater cet engouement des femmes et des jeunes, sous l’œil vigilant des forces de sécurité. Contrairement aux autres soirées, le stade était déjà assailli bien avant 19 heures, nécessitant de faire la queue pour y accéder. La troupe de Tombouctou a lancé la soirée avec un ensemble instrumental dédié à la sauvegarde du patrimoine immatériel de la région. Ce fut un vibrant plaidoyer pour la valorisation de l’identité culturelle locale. Ensuite, un solo de chant, intitulé « L’unité autour de l’AES », a appelé à l’unité et à la résilience pour le Mali. À travers cette composition musicale, la troupe a démontré que tous les Maliens sont unis par un même héritage et un même destin, rendant également hommage à l’Armée malienne. Le troisième passage fut couronné par une pièce de théâtre intitulée « Le tissage de la cohésion sociale du mariage », relatant la force du lien conjugal ainsi que ses obligations. « Les oiseaux sont partis » fut le thème de la danse traditionnelle qui a clôturé la prestation de la 6e région. La troupe de Taoudenit a pris le relais, débutant avec sa pièce de théâtre intitulée « La quête de l’or », suivie d’un ensemble instrumental sur la paix, « Alafia ». Puis vint leur solo de chant sur le titre « AES ». La chanson a rappelé la nécessité de la création confédération, sa vision et ses perspectives dans la reconstruction des pays du Sahel. La soirée s’est achevée par la danse traditionnelle « Watché ». Il s’agit d’une danse traditionnelle de la communauté maure, exécutée lors de circonstances heureuses comme les mariages, les baptêmes ou autres cérémonies sociales. AS/OD (AMAP)

Vaccination du cheptel : 83 millions de têtes ciblées

Bamako, 27 déc (AMAP) Le Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, a lancé, vendredi, la Campagne nationale de vaccination du cheptel 2025-2026 au marché à bétail de Kati Drall, dans la commune de Kambila, qui vise la vaccination de 83 millions de têtes, toutes espèces confondues, contre diverses maladies animales. Cette campagne s’inscrit dans les engagements du Mali au niveau sous-régional et international, notamment pour l’éradication de la peste des petits ruminants et le contrôle de la péripneumonie contagieuse bovine. La stratégie repose sur la vaccination combinée au marquage des animaux afin de réduire les coûts et améliorer l’efficacité des interventions. Le chef du gouvernement, qui a administré la première dose de vaccin, a annoncé l’élaboration d’une Stratégie nationale de stabilisation et de sécurisation du cheptel. Il a rappelé l’importance stratégique de l’élevage, qui contribue à environ 12 % du Produit intérieur brut (PIB). Et a souligné la nécessité de renforcer la couverture vaccinale pour protéger la santé animale et humaine. Pour sa part, le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a rappelé que le cheptel représente le troisième produit d’exportation du Mali et constitue la principale source de revenus pour plus de 30 % de la population. En 2024, le cheptel national était estimé à environ 14 millions de bovins et 52 millions de petits ruminants. Youba Ba a insisté sur la nécessité de lever les contraintes sanitaires et alimentaires afin d’améliorer la compétitivité du secteur. Le président de l’Interprofession bétail-viande, Mamoudou Abdoulaye Diallo a assuré de l’engagement des professionnels pour la réussite de la campagne et a plaidé pour la digitalisation de l’identification des animaux afin de lutter contre le vol de bétail. À ce sujet, le ministre a indiqué qu’un système national d’identification et de traçabilité du bétail, dénommé NINA-B, a été élaboré avec l’appui de la FAO. La cérémonie s’est déroulée, également, en présence de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, ainsi que des acteurs de la filière bétail-viande et des partenaires techniques (Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), Comité international de la croix rouge (CICR) et l’Organisation mondiale de la santé animale) dont le Premier ministre a salué l’appui, tout en réaffirmant l’engagement de l’État à accompagner les acteurs du secteur. La cérémonie a pris fin par la remise de matériels aux services vétérinaires, pour un coût global de plus de 180 millions de Fcfa, afin de renforcer les capacités opérationnelles sur le terrain. MS/MD (AMAP)

Mali-Maroc : Les joueurs réagissent après le nul 1-1

Rassemblés par Djènèba BAGAYOKO Aliou SISSOKO (Photos) Rabat, 26 dec (AMAP) Après le match nul intense entre le Mali et le Maroc, les joueurs des deux camps et des invités de marque se sont exprimés. Entre satisfaction tactique, promesses pour le match contre les Comores et fraternité entre stars, découvrez les coulisses de l’après-match. Woyo Coulibaly, défenseur des Aigles : « Ce match n’a pas été facile du tout, mais je suis heureux que nous ayons tout fait pour repartir avec un point. C’est ce que nous recherchions, à défaut d’avoir pu empocher les trois points. » Yves Bissouma, capitaine des Aigles : « La qualification est toujours possible. Ce nul est réconfortant. Nous allons tout donner ce lundi contre les Comores, c’est une promesse. » Lassine Sinayoko, attaquant des Aigles : « C’est toujours un immense plaisir de marquer pour son pays. Nous poursuivons la mission ce lundi avec un seul objectif : les trois points cette fois-ci ! Je suis heureux d’avoir donné de la joie aux supporters. » Aliou Dieng, milieu de terrain des Aigles : « Une rencontre difficile qui nous a permis de comprendre beaucoup de choses et de nous galvaniser. Un grand merci aux supporters maliens au Maroc et à ceux venus du pays. » ​Kamory Doumbia, milieu de terrain des Aigles : « Il y avait du spectacle et de l’engagement. Quel plaisir de mouiller le maillot pour la patrie ! La qualification reste à notre portée, nous irons la chercher lundi. » Djigui Diarra, gardien des Aigles : « Ce nul est bon pour nous. La consigne était claire : gagner ou ne pas perdre. Le Mali a toutes ses chances face aux Comores. » Azzedine Ounahi, joueur marocain : « On était bien en première période, on a mis de l’intensité. Mais on s’est arrêté de jouer après la pause. On subissait le jeu des Maliens, on a trop reculé et ils ont logiquement obtenu ce penalty. » Achraf Hakimi, joueur marocain : « Je félicite le Mali qui a été plus qu’à la hauteur. Ils sont bien partis pour aller très loin. Je suis aussi très ému par la présence de mon frère Kylian au stade, portant mon maillot. Je suis reconnaissant de son geste et de ses conseils. » Kylian Mbappé, invité de marque : « Un grand plaisir d’assister à cette rencontre électrique. Sincèrement, ces deux équipes iront loin, cela pourrait même être une affiche de finale. Merci à la population marocaine pour son accueil incroyable envers ma famille et moi. Bonne chance à mon ami Achraf. » DB/MD (AMAP)

Maroc-Mali (1-1) : Réactions de supporters

Rassemblés par Djènèba BAGAYOKO Envoyée spéciale Rabat, 26 déc (AMAP) Le choc tant attendu entre les Lions de l’Atlas et les Aigles du Mali s’est soldé par un nul (1-1) qui bouscule les certitudes. Si côté malien, on célèbre le courage et le renouveau tactique sous Tom Saintfiet, le public marocain, lui, ne cache pas son inquiétude quant à la suite de « sa » compétition Cheickna Demba, 1er vice-président de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM) : « Nous rendons grâce pour ce match nul (1-1) contre le Maroc. Personne ne pariait sur un tel succès de notre pays face au pays organisateur. Devant un stade plein, nos joueurs l’ont fait ; je les félicite et les encourage à aller de l’avant». ​Sékou Coulibaly, supporter malien : « Je rends hommage aux Aigles pour la qualité du jeu produit. Il y avait un réel engagement sur le terrain, ce qui est de bon augure pour la suite des événements. » ​Faguimba Dabo, supporter malien : « J’avoue que mon voyage de l’Angleterre au Maroc pour soutenir les Aigles n’a pas été vain. Cette équipe a donné de la joie à tous les Maliens avec ce match nul. Avant le coup d’envoi, nos joueurs faisaient l’objet de nombreuses moqueries, mais à la fin du match, la tendance s’est inversée avec des félicitations. Bonne chance à Yves Bissouma et ses coéquipiers pour le match contre les Comores. » ​Assanatou Traoré, supportrice malienne : « Je suis très fière du nouveau visage de l’équipe nationale. Ils ont mouillé le maillot et, s’ils continuent ainsi, je suis convaincue qu’on ira loin, et pourquoi pas jusqu’en finale. » ​Almamy Traoré, supporter malien :«  Toutes mes félicitations à l’équipe de Tom Saintfiet pour cette bataille. Je reste persuadé que cette équipe a toutes les chances d’atteindre le dernier carré. » ​Souleyman Salah, supporter marocain : « C’est comme une défaite pour nous. Il fallait battre le Mali pour assurer notre qualification en huitièmes de finale. Désormais, la mission devient très difficile, car le match face à la Zambie sera un autre duel serré. Si nous le perdons, nous risquons de nous qualifier seulement parmi les meilleurs troisièmes, ce qui n’est pas digne d’un pays organisateur. » ​Youssef Masine, supporter marocain : « Je ne suis pas satisfait de ce partage des points. Les joueurs avaient l’occasion de tuer le match dès l’entame. Nous allons payer cher ce résultat nul. » ​Zeinab Chibi Bel Arf, supportrice marocaine : « À un moment donné, le Mali a failli nous battre dans notre propre stade et durant notre CAN. J’avais hâte que l’arbitre siffle la fin du match. C’était une rencontre à notre portée, mais nous avons laissé filer les trois points. Je suis déçue de la réaction de mon équipe. » ​Yves Parfait, supporter ivoirien : « J’ai pris le train de Marrakech pour Rabat afin d’assister à cette affiche tant attendue. J’avoue que je me suis bien amusé devant la prestation de ces deux grandes nations. Je prévoyais une victoire marocaine en raison de leur statut d’organisateur, mais il faut reconnaître que le Mali est revenu avec un visage poignant, plus engagé et entreprenant dans les duels. Bonne chance aux deux équipes pour la suite. » ​Soulman Faye, supporter sénégalais : « En toute sincérité, c’était une affiche digne d’une finale. Je pense que ces deux équipes se retrouveront plus tard, car je les vois aller très loin dans cette compétition. » ​DB/MD (AMAP)

​CAN 2025 : Les Aigles du Mali tiennent tête au Maroc grâce à une défense héroïque

Envoyés speciaux Ladji Madihéry DIABY Aliou SISSOKO (Photos)   Rabat, 26 déc. (AMAP) C’est dans un complexe sportif Prince Moulay Abdellah de Rabat plein à craquer (69 500 places assises) que le Maroc et le Mali se sont affrontés ce vendredi, pour le compte de la 2ème journée du groupe A de la CAN 2025. Au terme d’un combat intense, les deux équipes se sont neutralisées (1-1). À l’ouverture du score de Brahim Diaz (45è min+5 sur penalty) a répondu Lassine Sinayoko (64è min), également sur penalty. ​Grands favoris de cette CAN à domicile, les Lions de l’Atlas ambitionnaient d’enchaîner après leur succès inaugural contre les Comores (2-0). Face à eux, le sélectionneur des Aigles, Tom Saintfiet, avait concocté un plan de jeu ultra-rigoureux. Dos au mur après le nul concédé contre la Zambie (1-1), le Mali a opposé une résistance héroïque aux assauts marocains. ​Le passage à un système en 4-4-2 à vocation défensive a porté ses fruits. Malgré la pression constante du public et la qualité technique adverse la défense malienne a été impériale. Ce bloc compact, soutenu par un milieu de terrain dense composé de Mahamadou Doumbia, Lassana Coulibaly, Aliou Dieng et Mamadou Sangaré a fait preuve d’une solidarité exemplaire pour préserver ce point précieux. ​ Ce match fermé, marqué par un penalty de chaque côté, laisse le groupe A dans une situation de suspense total, à l’exception du Maroc qui, avec 4 points, est déjà assuré de terminer au moins parmi les meilleurs troisièmes et se qualifie pour les huitièmes de finale. ​Derrière, le Mali (2 points) et la Zambie (2 points) se tiennent au coude à coude après le nul des Zambiens contre les Comores (0-0) un peu plus tôt au Complexe Mohammed V de Casablanca. Les Aigles devront désormais valider leur billet pour le second tour ce lundi face aux Comores à Casablanca. Une victoire est impérative pour confirmer les espoirs nés de cette prestation défensive de haut vol. LMD/MD (AMAP)

Approvisionnement en hydrocarbures : Un convoi de plus de 680 citernes (Communiqué)

Bamako, 26 déc (AMAP) Un convoi de plus de 680 citernes a été réceptionné dans la nuit du 25 au 26 décembre, dans le cadre de la poursuite de l’approvisionnement régulier du pays en hydrocarbures, a indiqué, vendredi, le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) dans un communiqué. Dans ce communiqué publié à Bamako par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le CECOGEC indique que, « le convoi a été réceptionné au bureau des produits pétroliers des Douanes. » « Des dispositions urgentes sont en cours afin de ravitailler le maximum de stations-services à travers le pays », précise la même source. Le CECOGEC a appelé les populations « au calme et à ne pas céder à la panique », tout en mettant en garde « contre les pratiques de spéculation jugées injustifiées, susceptibles de perturber la fourniture de carburant. » Les autorités maliennes ont « salué la détermination des Forces armées maliennes (FAMa), la bravoure des chauffeurs et de leurs apprentis, ainsi que l’engagement des opérateurs pétroliers dans l’acheminement des hydrocarbures. » OS/MD (AMAP)

CAN 2025 : L’Égypte première nation qualifiée

​Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO Rabat, 26 (AMAP) La deuxième journée de la phase de poules a rendu son premier verdict. En s’imposant face à l’Afrique du Sud (1-0), l’Égypte est devenue la toute première nation à valider son ticket pour les huitièmes de finale. En effet, dans le choc au sommet du groupe B disputé à Agadir, l’Égypte a fait preuve d’un froid réalisme pour écarter l’Afrique du Sud. Malgré une possession de balle en faveur des Bafana Bafana en début de rencontre, les Pharaons ont frappé juste avant la pause. ​Victime d’une faute dans la surface de réparation, le capitaine Mohamed Salah a pris ses responsabilités en transformant le penalty d’une panenka pleine de sang-froid à la 45è minute (1-0). Réduits à dix dès l’entame de la seconde période après l’expulsion de leur latéral Mohamed Hany (49è), les Égyptiens ont résisté héroïquement aux assauts sud-africains. Une ultime polémique a secoué le stade dans les arrêts de jeu, lorsque la VAR a refusé un penalty aux Bafana Bafana pour une main suspecte. ​Plus tôt dans la journée, au Grand stade de Marrakech, les deux autres membres du groupe B, l’Angola et le Zimbabwe, se sont neutralisés (1-1). ​Les Palancas Negras avaient pourtant pris le meilleur départ grâce à l’inévitable Gelson Dala, qui a ouvert le score dès la 24è minute sur une attaque rapide (1-0). Mais les Warriors du Zimbabwe n’ont jamais abdiqué. Dans les ultimes secondes de la première période, l’expérimenté Knowledge Musona a profité d’un moment de flottement dans la défense angolaise pour égaliser à la 45è+6 minute. Malgré une seconde période intense, le score n’a plus évolué, laissant les deux équipes avec un seul point au compteur. SSK/MD (AMAP)  

Conseil d’administration de l’ANASER : Mettre en cohérence les orientations de 2026 avec les stratégies nationales de sécurité routière

Bamako, 26 déc (AMAP) La 30ème session du Conseil d’administration de l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), destinée à assigner à l’Agence les orientations pour l’année 2026, en cohérence avec les stratégies nationales de sécurité routière, s’est tenue, ce vendredi, sous présidence du ministre des Transports et des Infrastructures, Dembélé Madina Sissoko. Cette session doit, aussi, délibérer sur les programmes d’équipement et d’investissement, suivre la mise en œuvre des recommandations du dernier Conseil d’administration, examiner les résultats techniques, financiers et administratifs de l’Agence, au titre de l’exercice arrêté au 30 novembre 2025. Il s’agit, finalement, de déterminer les moyens financiers nécessaires pour la réalisation des activités programmées pour l’année qui s’annonce. A l’entame de ses propos, le ministre Mme Dembélé Madina Sissoko a félicité les administrateurs, pour le « sens élevé de responsabilité qui sous-tend (leurs) participations aux travaux de l’organe délibérant de l’ANASER, investie d’une mission aussi noble que vitale. » Ajoutant que les atteintes à l’intégrité de la personne humaine, les dégradations du patrimoine routier et les dommages matériels causés par les accidents de la circulation « heurtent notre conscience collective. » « Pour nous, administrateurs de l’ANASER en particulier et donc acteurs de la sécurité routière, ces drames résonnent en une interpellation permanente et un appel pressant à l’action pour endiguer ce fléau », a expliqué Dembélé Madina Sissoko. Le ministre a indiqué, à titre illustratif, que l’année 2024 a enregistré sur les routes du Mali 7 673 accidents corporels, ayant occasionné 8 828 blessés et, malheureusement, 682 décès. « Les circonstances de ces accidents révèlent que l’excès de vitesse en demeure la principale cause. À l’excès de vitesse, s’ajoutent d’autres facteurs non moins préoccupants et notamment le non-respect de la priorité, la somnolence au volant, les mauvais dépassements et l’imprudence des piétons », a détaillé le ministre. Elle a ajouté que l’état d’exécution des activités au 30 novembre 2025 indique que sur 49 activités programmées, 32 ont été réalisées, soit un taux de 65,31%, tandis que 17 sont en cours d’exécution. Dix des activités réalisées ont dépassé leurs cibles initiales. Et le programme d’activités prévisionnel 2026 de l’ANASER s’articule autour de 50 activités dont la mise en œuvre contribuera à l’atteinte des objectifs assignés à l’Agence. BT/MD (AMAP)