San: Fin de formation de 800 jeunes soldats

San, 05 janv (AMAP) La deuxième vague de la promotion 2023 du 23e régiment militaire composée de 800 jeunes soldats est sortie de formation, lundi, au Centre d’instruction de San, dans le Centre du Mali, a constaté l’AMAP sur place La promotion compte 335 éléments de l’Armée de terre, 422 de la Garde nationale, 12 du Génie, 25 de la Gendarmerie nationale du Mali et 6 de la Direction du sport militaire. Le jeune Mohamed Fomba est le premier de cette promotion avec 17,54/20 de moyenne, il est suivi de Baba Dembélé qui a obtenu 17,20/20 de moyenne. Selon le Directeur du Centre d’instruction, le commandant Mamadou Modibo Coulibaly de l’Armée de terre, depuis l’arrivée de ces jeunes soldats, « ils ont appris à obéir, à marcher d’un pas commun, à manier les armes avec rigueur et à faire de l’effort une habitude. Ils ont surmonté des épreuves exigeantes, tant physiques que mentales. » « Aujourd’hui, ils sont devenus soldats, maîtrisant les savoir-faire technico-tactiques que requiert la vie militaire, à travers des disciplines telles que le combat, la topographie, le règlement du service dans l’armée, entre autres et sont désormais prêts à servir la nation malienne , a souligné le Directeur du Centre d’instruction. Les jeunes soldats ont prêté serment devant le drapeau national, avant d’effectuer des démonstrations de combat et un impressionnant défilé militaire. Après la remise des attestations, la cérémonie a pris fin par un cocktail privé offert aux invités par le responsable du Centre. Llévènement s’est déroulé en présence des autorités administratives et politiques, des autorités militaires et des légitimités traditionnelles de la région de San. NC/OS/MD (AMAP)
Ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration : La 3e édition de la Semaine du Numérique se tiendra du 29 au 31 janvier 2026

Bamako, 06 janv. (AMAP) Le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène, a annoncé, mardi après-midi, lors d’une conférence de presse tenue dans la salle de réunion du ministère des Sports, la tenue de la 3e édition de la Semaine du Numérique. L’événement se déroulera du 29 au 31 janvier 2026 au Centre international de conférences de Bamako (CICB), avec le Burkina Faso et le Niger comme pays invités d’honneur. Placée sous le thème « Le gouvernement à l’ère de l’intelligence artificielle : opportunités et défis pour la culture », cette édition vise, selon le ministre, à examiner la vision stratégique de chaque pays membre de l’Alliance des États du Sahel (AES) en matière de transformation numérique, dans un contexte de crise multiforme et face à l’avancée rapide de l’intelligence artificielle. « L’événement s’ouvrira par un panel inaugural de haut niveau réunissant les ministres en charge du numérique du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Ils aborderont le thème central de la Semaine et proposeront des solutions pour un développement coordonné du numérique dans l’espace AES », a précisé Alhamdou Ag Ilyène. Plusieurs panels thématiques sont également prévus, notamment sur « L’identité numérique, la certification et la signature électronique : quelles perspectives ? ». Ce sujet revêt une importance stratégique pour le Mali, dans le cadre de l’accélération des services d’e-gouvernement et du renforcement de la confiance numérique, a souligné le ministre. Par ailleurs, des compétitions seront organisées entre les start-ups et PME de l’espace AES, les jeunes cyberdéfenseurs (Cyber Défenseurs Juniors) ainsi que les services relevant de l’administration malienne. Les trente (30) candidats présélectionnés bénéficieront d’un coaching dispensé par l’AGETIC dans son Centre d’incubation. Les trois meilleurs de chaque catégorie seront primés, et un prix spécial sera décerné à la meilleure initiative féminine, a conclu Alhamdou Ag Ilyène. ST/MD (AMAP).
Le fleuve Sénégal de plus en plus trouble et ensablé

Par Abdoulaye Telli BALDE Diamou, le 5 janv (AMAP) Le fleuve Sénégal, l’un des principaux cours d’eau d’Afrique de l’Ouest, traverse plusieurs pays, dont le Mali, la Mauritanie, le Sénégal et la Guinée. Il reste une source vitale pour des millions de personnes, soutenant l’agriculture, la pêche, l’approvisionnement en eau potable et la production d’électricité hydroélectrique. En cette période de l’année, où les eaux sont normalement claires, le fleuve affiche un état inhabituel qui inquiète fortement les populations riveraines. Sidy Makan Konaté, jardinier au bord du fleuve depuis plus de vingt ans, déclare n’avoir jamais vu une telle coloration. Pour lui, ce phénomène traduit une dégradation progressive de l’environnement fluvial. Selon des sources non officielles, des activités de dragage intensives en amont, souvent liées à l’orpaillage, seraient responsables de cette situation. Ces opérations remuent de grandes quantités de sédiments et impliquent l’utilisation de produits chimiques toxiques, parfois cancérigènes, dont les rejets accentuent la turbidité et menacent la santé des riverains. À cela s’ajoute un ensablement croissant. De nombreuses petites îles sableuses émergent sur plusieurs tronçons, parfois par dizaines sur un même segment. La végétation finit par s’y installer, transformant progressivement le lit du fleuve en une succession d’îlots. Ce processus réduit la profondeur et la largeur du cours d’eau, fragilise la pêche et perturbe durablement les écosystèmes aquatiques. CONSEQUENCES SANITAIRES – Malgré ces signes alarmants, les riverains n’ont souvent pas d’autre choix que d’utiliser cette eau pour leurs besoins quotidiens. « Nous n’avons pas d’autre choix que d’utiliser cette eau colorée, malgré les risques », confie Mariam Bakayoko, ménagère à Diamou. Boisson, cuisine, lessive, baignade et abreuvement du bétail dépendent encore largement du fleuve dans de nombreuses localités. Cette dépendance expose la population à de sérieux risques sanitaires : diarrhées aiguës, dysenterie, choléra, fièvre typhoïde, bilharziose et diverses affections cutanées. Les enfants, les femmes et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables. Dramane Diakité, élu local, exhorte les autorités à agir sans délai. Il demande l’ouverture rapide d’une enquête pour identifier précisément les causes de cette dégradation et mettre en place des solutions durables. Il plaide également pour une implication accrue des communautés locales dans la gestion intégrée des ressources en eau. « Dans l’immédiat, il est essentiel de prendre des mesures concrètes pour protéger notre fleuve et préserver la santé de nos populations ainsi que celle de notre environnement », avertit-il. Sans réaction rapide, des milliers de riverains resteront exposés à des risques majeurs liés aux maladies hydriques. Les habitants interpellent par ailleurs l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) et les États riverains pour un renforcement du contrôle des activités de dragage et la mise en œuvre de mesures efficaces contre l’ensablement. Pilier écologique, économique et social transfrontalier, le Fleuve Sénégal traverse aujourd’hui une phase critique. Sans actions concertées et rapides des parties prenantes, ce patrimoine commun risque des dommages irréversibles, compromettant le bien-être des générations actuelles et futures. ATB/OS/MD (AMAP)
CAN 2025 : Le Mali en huitièmes de finale
Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Alou SISSOKO (Photos) Casablanca, 29 déc (AMAP) Les Aigles du Mali disputeront les huitièmes de finale de la CAN, Maroc 2025 après s’être qualifiés, lundi, pour le deuxième tour de la compétition, par un match nul contre les Comores (0-0), au complexe sportif Mohammed V de Casablanca, au compte de la 3è journée du groupe A. Les joueurs de Tom Saintfiet terminent à la 2è place de leur groupe avec 3 points derrière le Maroc (7 points) qui a battu la Zambie (3-0) dans l’autre match de la poule. En huitième de finale, le capitaine Yves Bissouma et ses partenaires affronteront le deuxième du groupe C, le samedi 3 janvier au complexe sportif Mohammed V de Casablanca à 20h. La Tunisie, qui occupe actuellement la deuxième place du groupe C avec 3 points, sera probablement le prochain adversaire des Aigles. Les Maliens seront fixés ce mardi à l’issue des rencontres du groupe C : Ouganda-Nigeria, Tanzanie-Tunisie (17h). Après deux journées de débats, le Nigeria mène la course avec 6 points devant la Tunisie (3 points), la Tanzanie (1 point) et l’Ouganda (1 point). En 2019 en Égypte, en 2022 au Cameroun et en 2024 en Côte d’Ivoire, le Mali a atteint les huitièmes de finale. LMD/MD (AMAP)
Traditions locales : Le péril de la modernité
Par Abdoulaye Telli BALDE Diamou, 28 déc (AMAP) Pendant des décennies, l’éducation et l’organisation sociale au sein des communautés Khassonké reposaient sur un socle communautaire solide. Ce modèle, fondé sur la transmission des valeurs, des savoirs et des responsabilités collectives, a longtemps garanti la cohésion sociale. Aujourd’hui, cet équilibre est profondément fragilisé par la modernité et la généralisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Nianankoro Konaté, notable et figure respectée du milieu Khassonké, se souvient d’une époque où l’initiation des enfants relevait d’une responsabilité collective. Vers l’âge de 14 ans, tous les garçons étaient circoncis ensemble puis retirés du monde pendant plusieurs semaines. Placés sous l’encadrement de jeunes initiés, appelés « Sembé », ils recevaient une éducation fondée sur les valeurs essentielles de la société : loyauté, dignité, honneur, mais aussi solidarité, partage, tolérance, respect et vivre ensemble. Pendant cette période, on imprégnait également les initiés des interdits sociaux considérés comme déshonorants, tels que le vol, le mensonge, l’adultère, etc. L’initiation s’achevait par une cérémonie marquant le passage à une étape supérieure. L’épreuve du « Mamo », organisée de nuit en brousse, visait à forger le courage et à éprouver la détermination des jeunes initiés. Derrière ce mythe, dont seuls les initiés détenaient la signification réelle, se cachait un puissant outil pédagogique destiné à renforcer l’endurance morale et le sens des responsabilités. Le mariage constituait également un pilier central de la vie sociale. Autrefois, il relevait avant tout de la sphère familiale. Les parents se chargeaient de choisir, pour leur fils, une épouse issue d’une famille reconnue pour ses valeurs et sa bonne moralité. Les démarches se faisaient progressivement, à travers des étapes bien définies, (première, deuxième et troisième remise de cola), permettant à la belle famille de mener des enquêtes discrètes et d’observer les futurs époux. Une fois l’accord donné, l’union se célébrait dans la simplicité. Le mariage n’était pas une affaire de richesse, mais de respectabilité et de confiance entre les familles. MUTATIONS ET RUPTURE : – Avec l’avènement de la modernité, ces pratiques ont profondément évolué. Aujourd’hui, les jeunes se rencontrent, s’aiment et nouent des relations avant d’en informer leurs parents. Dans le même temps, de nouvelles exigences se sont greffées aux cérémonies matrimoniales : tenues uniformes, dîners, festivités multiples. Ces extravagances ont contribué à rendre les mariages de plus en plus coûteux, transformant progressivement l’union en une affaire d’argent. Selon Nianankoro Konaté, cette évolution explique « en partie la fragilité et la courte durée de nombreux mariages contemporains. » Outre les rites et les relations familiales, la modernité a également bouleversé les relations humaines et les mécanismes de transmission des valeurs sociétales. Pour Moussa Yalcouyé, enseignant à la retraite, cette mutation « touche en profondeur le système éducatif, y compris dans ses dimensions institutionnelles. » Il constate l’effacement progressif des liens de proximité qui structuraient autrefois la vie quotidienne. Dans les familles comme dans les « grins » (clubs d’amis), les moments d’échange et de discussion collective ont cédé la place à une communication de circonstance. Là où l’on causait et partageait librement, chacun est désormais absorbé par son téléphone, échangeant avec des personnes à des milliers de kilomètres par réseaux sociaux interposés, tout en ignorant parfois celles qui se trouvent, tout près, a portée de voix. Il rappelle qu’autrefois, les grands parents jouaient un rôle central dans l’éducation informelle. Ils regroupaient, la nuit au tour du feu, les enfants pour leur raconter des histoires soigneusement construites, porteuses de leçons de vie, de sagesse et de repères culturels. Ces récits contribuaient à façonner le caractère, à transmettre les valeurs et à renforcer le vivre ensemble. « Aujourd’hui, observe-t-il, ces pratiques se raréfient. Dans de nombreuses familles, lorsque les regards ne sont pas rivés sur les téléphones portables, ils se tournent vers les écrans de télévision, reléguant les échanges humains au second plan. » Pour Moussa Yalcouyé, cette évolution traduit une rupture silencieuse dans la transmission des savoirs et des valeurs. L’éducation, autrefois collective et encadrée par les aînés, est désormais largement influencée par les écrans et les réseaux sociaux, souvent sans filtre ni accompagnement. Il plaide ainsi pour une régulation plus stricte des réseaux sociaux et pour un rôle plus affirmé de l’État, notamment à travers l’encadrement des contenus et la promotion de productions locales en harmonie avec les valeurs ancestrales. Ces témoignages révèlent une société en pleine mutation, où la modernité fragilise progressivement les repères traditionnels. L’enjeu n’est pas de freiner le changement, mais de préserver les valeurs essentielles afin que l’évolution se fasse sans rompre le lien social et culturel. ATB/MD (AMAP)
Mali : Des frappes aériennes contre des positions terroristes à Kita (Ouest) et Tombouctou (Nord), annonce L’état-major général des Armées
Bamako, 28 déc (AMAP) L’état-major général des Armées maliennes a annoncé, dimanche, la conduite de plusieurs opérations aériennes au cours des dernières 24 heures, dans le cadre de la surveillance et de la sécurisation du territoire national. « L’aviation des Forces armées maliennes (FAMa) a effectué des missions de frappes et de reconnaissance offensive contre des positions et des refuges de groupes armés terroristes », a indiqué l’état-major dans un communiqué parvenu à l’AMAP, le même jour. Selon la même source, le 27 décembre 2025, « très tôt le matin, des frappes aériennes ont été menées au profit des unités de l’opération FUGA KENE sur des positions terroristes situées au sud de la localité de Sorribougou, dans la Région de Kita. » Toujours le même jour, en fin de matinée, lors d’une mission de reconnaissance offensive dans le secteur de Tombouctou, les vecteurs aériens des FAMa « ont découvert puis détruit plusieurs bases de groupes armés terroristes à l’ouest et au sud de la localité de Léré, ainsi qu’au sud de Foïta. » Par ailleurs, un engin lourd de type Caterpillar a été pris pour cible dans le site d’orpaillage d’Intillit, situé au nord-ouest d’Intahaka. « En début de soirée, des frappes ont de nouveau visé un refuge de groupe armé terroriste au sud de Léré, dans la Région de Tombouctou, entraînant la neutralisation de plusieurs combattants ennemis et la destruction de matériels. » L’État-Major Général des Armées assure que les unités des FAMa « demeurent vigilantes sur les théâtres d’opérations et prêtes à faire face à toute velléité ennemie. » OS/MD (AMAP)
Clôture de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou : La palme revient à la Région de Bougouni
Envoyés spéciaux Amadou SOW Oumar DIOP (Photos) Tombouctou, 28 Déc (AMAP) Le premier prix de la Biennale artistique et culturelle de Tombouctou 2025, qui s’est déroulée du 18 au 28 décembre, a été remporté par la Région de Bougouni, suivie de Dioïla et de la Région de Tombouctou lauréat du troisième prix, au terme de la compétition dont la clôture, samedi, a été présidée, au nom du Président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, par le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga. Le Jury présidé par le Dr Fodé Moussa Sidibé a attribué le prix spécial du Président de la Transition, d’une valeur d’un million de francs CFA, à l’Orchestre moderne de Kidal, tandis que l’édition de 2027 sera organisée à Bougouni. Les dix jours de compétitions entre les troupes régionales, « dans une saine émulation, ont permis au public, nombreux à tous les spectacles, d’apprécier la qualité des prestations et de découvrir les talents émergents des terroirs du Mali », a dit le chef du gouvernement. « Ainsi, conformément à la vision du Président de la Transition, Chef de l’État, la biennale contribue incontestablement à la promotion accrue des talents du Mali », a ajouté le général Maiga Il a adressé ses félicitations aux Gouverneurs de la Région de Tombouctou, tous les Gouverneurs de Région et du district de Bamako, Tout comme a tous les responsables locaux pour leur « implication personnelle », et les responsables techniques pour le challenge reussi et pour la bonne organisation de l’évènement. Il n’a pas omis les Légitimités traditionnelles de Tombouctou pour leur « Diatiguiya », les organisateurs et tous ceux qui ont contribué à la réussite de l’évènement. Avec une mention spéciale à nos forces de défense et de sécurité pour leur professionnalisme et leur efficacité ainsi que les artistes et artisans. « Malgré les défis sécuritaires, économiques et sociaux, le Mali reste debout, fier de ses valeurs et confiant en son destin. Et Tombouctou 2025 restera gravée comme une étape majeure dans la renaissance culturelle de notre Nation », a dit Abdoulaye Maiga. Il a annonce les trois régions qui abriteront respectivement la Biennale : la Région de Bougouni en 2027, Koulikoro en 2029 et Gao en 2031. « L’édition de 2025 était un défi pour terminer en beauté, l’Année de la Culture, décrétée par le Président de la Transition. Elle a été marquée par la confirmation de la volonté du Président de la Transition de réunir toutes les régions pour la première fois au Nord du Mali autour de nos valeurs, de la paix, de la cohésion sociale, et du vivre-ensemble », a dit, pour sa part, le ministre en charge de la Culture, Mamou Daffé. « Cette Biennale a été celle de la résilience, de l’innovation et de l’unité nationale. Pendant dix jours, la Cité des 333 Saints a retrouvé son souffle. Elle est redevenue un carrefour vivant de cultures, de création et de rencontres », a ajouté M. Daffé. Des prix spéciaux ont été attribués à des artistes tout comme des attestations de participation. Une cérémonie accompagnée par la prestation du célèbre comédien Habib Dembélé dit Guimba national et la chanteuse Ami Wassidjé après l’exécution de l’hymne national. La cérémonie a été clôturée par la remise du drapeau de la Biennale au gouverneur de Bougouni où rendez-vous est pris pour la prochaine. Cette clôture s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, des membres du Conseil national de Transition (CNT), des gouverneurs des régions, des diplomates accrédités au Mali, de personnalités politiques, de légitimités traditionnelles ainsi que plusieurs communautés venues assister à la remise des prix de cette première dans le Nord du pays AS/OD/MD (AMAP)
Mali – Comores : Pour Tom Saintfiet et Hamari Traore, pas de calculs
Envoyé spécial Seïbou S. KAMISSOKO Rabat, 27 déc (AMAP) Pour le compte de la troisième et dernière journée de la phase de poules, le Mali affronte les Comores dans un duel aux allures de finale. Entre ambition affichée et respect de l’adversaire, le sélectionneur Tom Saintfiet et l’arrière droit Hamari Traoré ont délivré, , en conférence de presse, un message de combat : la qualification passera par une victoire, sans attendre les faveurs du destin. Le calcul est simple, mais l’exercice s’annonce périlleux. Après deux matches nuls frustrant contre la Zambie (1-1) et de courage face au Maroc (1-1), les Aigles du Mali occupent une position charnière dans le groupe A. Pour s’ouvrir les portes des huitièmes de finale sans dépendre des résultats adverses, une seule option s’impose : vaincre les Cœlacanthes des Comores. Face aux journalistes, le technicien belge a affiché un calme analytique. S’il reconnaît la montée en puissance du football comorien, il refuse de laisser place au doute : «C’est un match très important pour les deux équipes. Il faut gagner pour continuer l’aventure », a martelé Tom Saintfiet. Selon lui, les Comores ne sont plus le « petit poucet » d’autrefois. « Il faut reconnaître qu’ils ont une belle équipe. On les respecte, mais on n’a pas peur d’eux. Ce n’est jamais facile de jouer contre eux », a-t-il ajouté. Pour Tom Saintfiet, l’enjeu sera de briser le verrou d’une équipe réputée pour sa résilience défensive et sa capacité à piquer en contre-attaque. À ses côtés, le défenseur des Aigles Hamari Traoré, dont le retour est scruté de près après des pépins physiques, a sonné la charge. Son intervention de leadership, vise à mobiliser un groupe qui ne doit plus regarder dans le rétroviseur : « Il faut arrêter les calculs. Nous avons notre destin en main », a lancé le défenseur avec fermeté. Pour le latéral droit malien, la menace est réelle car l’adversaire joue également sa survie. Toutefois, la hiérarchie doit être rétablie sur le terrain : « C’est à nous de faire le job. Ils ont la possibilité de se qualifier tout comme nous, c’est pourquoi il faut les prendre au sérieux. Notre objectif est de gagner et d’avancer». Le sélectionneur des Comores, Stefano Cusin, a également mis en lumière la configuration exceptionnelle de cette poule où l’incertitude règne : «Un seul point sépare le deuxième du dernier (ou avant-dernier). Ce classement serré témoigne de la compétitivité de toutes les nations engagées. Chaque équipe dispose encore de ses chances et de son propre destin entre ses mains», a déclaré l’ancien sélectionneur du Soudan du Sud qui connait bien Tom Saintfiet et le Mali pour les avoir affrontés à plusieurs reprises. Le coach comorien appelle ses joueurs à apporter plus d’impact pour relever ce défi. SSK/MD (AMAP)
CAN 2025 : Les Aigles face à leur destin
Envoyés spéciaux Ladji M. Diaby Aliou Sissoko (Photo) Rabat, 27 déc (AMAP) Le Mali, après un nul héroïque face au Maroc (1-1), joue, lundi, sa qualification pour les huitièmes de finale, au complexe Mohammed V de Casablanca pour le compte de la 3è et dernière journée de la poule A de la CAN, Maroc 2025. C’est un match historique. Ce sera la première fois que les deux pays en découdront dans une phase finale de Coupe d’Afrique des nations. Les Comores seront le 30ème pays que les Aigles affrontent en phase finale de la CAN. Pourtant, ce n’est pas un saut dans l’inconnu pour les deux sélections. Le Mali et les Comores étaient dans la même poule lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Leurs confrontations directes ont tourné à l’avantage des Aigles qui se sont imposés au match aller comme au retour sur le score identique de 3-0. Les deux rencontres ont été délocalisées au stade municipal de Berkane. A l’aller, disputé le 20 mars dernier, Nene Dorgelès (21è min) et Kamory Doumbia (56è min et 64è min) ont marqué et les buteurs de la manche retour, jouée le 4 septembre dernier, sont Nene Dorgelès (28è min), Kamory Doumbia (70è min s.p.) et Lassana Coulibaly (76è min). Le Mali a terminé à la 3è place de la poule avec 18 points : 5 victoires, 3 nuls, 2 défaites, 17 buts marqués, 6 encaissés devant les Comores qui a récoltés 15 unités : 5 victoires, 5 défaites, 12 buts marqués et 13 encaissés. Les deux équipes se retrouvent aujourd’hui, toujours au Maroc, mais cette fois-ci à Casablanca. Avant cette CAN, les Comores restaient sur deux 2 victoires et 4 défaites, 4 buts marqués, 9 encaissés lors de ses 6 dernières matches officiels alors que le Mali affichait un bilan de 4 victoires, 1 nul, 1 défaites, 12 buts inscrits, 2 encaissés en 6 rencontres officielles avant la CAN. Pour se qualifier pour la phase finale, les Comores ont créé la surprise en se classant premiers du groupe A avec 12 points : 3 victoires, 3 nuls, 7 buts marqués et 6 encaissés devant la Tunisie (10 points), qui a été même battue à domicile 1-0 par les Comores, la Gambie (8 points) et Madagascar (2 points). Le Mali a aussi terminé à la tête de la poule I avec 14 points : 4 victoires, 2 nuls, 10 buts marqués, 1 encaissé. Le Mali et les Comores ont mal débuté cette CAN. Si les Aigles ont fait match nul contre les Chipolopolo de la Zambie (1-1), les Comoriens ont été battus 2-0 lors du match d’ouverture de la compétition le Maroc. Les deux équipes ont chacune fait match nul lors de la 2è journée respectivement contre le Maroc (1-1) et la Zambie (0-0) et sont toutes en course pour une qualification en huitièmes de finale. C’est une rencontre importante pour les deux pays. Le vainqueur de la rencontre se qualifiera pour le deuxième tour de la compétition et le Mali peut même terminer à la tête du groupe en cas d’une victoire avec un score de 3-0 et si le Maroc fait match nul contre la Zambie dans l’autre match à Rabat. Le sélectionneur des Aigles, Tom Saintfiet connait bien les Comores pour les avoir battus trois fois 3-0 (deux fois avec le Mali et une fois en 2008 quand il était sélectionneur de la Namibie lors de la Coupe du Conseil des associations de football en Afrique Australe). Dans le camp des Aigles, l’heure n’est plus aux calculs. Forts de leur prestation majuscule face aux Lions de l’Atlas vendredi soir, les hommes du sélectionneur national Tom Saintfiet affichent une détermination farouche. «La mission continue», martèle Lassine Sinayoko, buteur providentiel, affichant un sourire qui en dit long sur la cohésion retrouvée du groupe. «Nous sommes le Mali et nous n’avons peur de personne. Le groupe est en pleine confiance après ce nul (1-1) face au Maroc, le pays organisateur. Nous allons jouer notre football librement, sans pression inutile, mais avec un mental d’acier et un engagement féroce pour empocher les trois points», ajoute-t-il. L’attaquant des Aigles a marqué 2 buts dans la compétition et a égalé le nombre de buts marqué par Cheick Fantamady Keïta (5 buts en 5 matches lors de la CAN 1972). Il est désormais à 2 buts de Frédéric Kanouté (7 buts marqués lors des CAN 2004, 2008 et 2010) et 3 longueurs de Seydou Keïta, meilleur buteur malien en phase finale de CAN avec 8 buts inscrits lors des CAN 2002, 2010, 2012 et 2013. DETERMINATION – Entre confiance retrouvée et sens des responsabilités, les Aigles ne jurent que par la victoire. Pour le milieu de terrain Mahamadou Doumbia, ce match sera une véritable finale pour l’équipe, ajoutant qu’ « une victoire est impérative». «C’est l’unique objectif que nous nous sommes fixés. Nous appelons les supporters maliens à venir en masse au stade Mohammed V de Casablanca pour nous porter vers la qualification », renchérit-il. Le défenseur central Ousmane Camara indique que le match sera abordé avec beaucoup d’intelligence et d’engagement. « Nous sommes condamnés à gagner. Nous n’avons plus droit à l’erreur, ni à un autre match nul. Il y a une excellente ambiance dans le groupe et, avec cette confiance retrouvée, nous allons nous qualifier pour les huitièmes de finale », déclare le défenseur central des Aigles. Le gardien Djigui Diarra, auteur de plusieurs arrêts reflexe contre la Zambie et le Maroc, considère le match comme le plus important du début de tournoi de l’équipe, estimant que l’avenir de la sélection nationale dans cette CAN au Maroc dépend de ce résultat. « Nous avons beaucoup échangé entre nous et je suis convaincu que nous sortirons victorieux. Nous connaissons très bien cette équipe comorienne pour l’avoir battue en aller-retour lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Nous maîtrisons leurs forces et leurs faiblesses, et nous allons tout faire pour arracher la victoire », martèle-t-il. Pour ce match, il faut s’attendre à une équipe offensive
Coup d’envoi de la 2ᵉ édition du Festival Bamanaya Kunben à Kati
Kati, 28 déc (AMAP) La deuxième édition du Festival Bamanaya Kunben a démarré vendredi 27 décembre 2025 qui se déroulera au stade Vincent Traoré à Kati qui s’apprête à vivre six jours d’effervescence culturelle. « Ce festival, désormais dans sa deuxième édition, a pour objectif de faire renaître les valeurs du Bamanaya chez les jeunes. Le Bamanaya est bien plus qu’une tradition, c’est un ensemble de comportements qui façonnent l’homme modèle », a déclaré le président du festival, Boubacar Traoré, Il a rappelé l’esprit du Bamanaya, fondé sur des valeurs essentielles : la dignité, l’honnêteté, le respect, le travail et l’éducation. L’adjoint au préfet du Cercle de Kati, Issa PLéa, a officiellement lancé les activités de ce grand rassemblement et célébration inédite dédiés à la promotion des traditions bamanan. Dès les premiers instants, l’événement a pris une dimension particulière avec la présence de délégations venues de Ségou(Centre) et de Kolokani (Ouest), ainsi que du groupement des Donso, qui ont, tous, partagé des messages percutants et symboliques. Placé sous le haut patronage de M. Harouna Diarra, préfet du cercle de Kati, et de M. Dalla Macalou, membre du Conseil national de Transition (CNT), cet événement s’annonce comme un véritable pont entre patrimoine et modernité, offrant une plateforme d’échanges, de performances artistiques et de transmission. AK/MD (AMAP)

