Inauguration de la deuxième mine de lithium du Mali à N’Galana, Bougouni sud : Les jalons d’un partenariat entre le Mali, la Chine et le Royaume-Uni.

Par Baba Harber TOURE Bougouni, 4 nov (AMAP) Les Mines de Lithium de Bougouni SA (LMLB SA), un investissement de trente-cinq millions de dollars américains, inauguré lundi 3 novembre 2025, par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, sont la deuxième mine de lithium du Mali, mise en exploitation par LMLB SA dans cette région, dans le Sud du Mali, Les autorités maliennes veulent réaliser une vision cohérente qui se traduit par un développement harmonieux du pays dans lequel « le peuple malien, jaloux de sa souveraineté, bénéficiera des revenus de ses secteurs de développement. »  C’est en ce sens que le projet des Mines de Lithium de Bougouni SA, dans lequel Bamako détient 35% des capitaux, renforce le positionnement stratégique de notre pays dans le cercle fermé des pays producteurs de lithium, indéniablement une substance stratégique pour le monde engagé sur la voie de la transition écologique. En effet, en combinant les prévisions de production de concentré de spodumène des deux mines pour 2026, le Mali atteindra une quantité totale de 590 587 tonnes et se placera au 1er rang en Afrique. Le projet de Bougouni qui, pour sa première phase (2024-2027), a nécessité un investissement de 65 millions de dollars américains soit un peu plus de 36 milliards de Francs CFA, offre déjà 500 emplois locaux et ce nombre atteindra 800 au démarrage de la seconde phase. Les Mines de Lithium de Bougouni, c’est un montant total d’environ 24 031 063 987 de Francs CFA d’achat de biens et de services auprès d’entreprises nationales. Pendant la durée de la mine, ce montant pourra être atteindre plus de 100 milliards de Fcfa dont déjà 317 millions d’investissement dans les actions de développement communautaire. LES MINES DE L’ESPOIR – « Le secteur minier est appelé à jouer le rôle de pilier de notre souveraineté économique, conformément à la vision « Mali kura taasira ka ben san 2063 ma », a déclaré le ministre des Mines, Pr Amadou Keita. « Ce peuple a tracé la voie pour une gestion rigoureuse du secteur minier, une meilleure redistribution de ses revenus et une transparence à toute épreuve dans le processus d’attribution et de contrôle des titres miniers », a fait remarquer M. Keita Après les mots de bienvenue du maire de la commune urbaine de Bougouni, Karim Sangaré, et des légitimités traditionnelles, le ministre des Mines a mis l’accent sur l’aspect partenarial. « La structure partenariale de ce projet est un modèle d’exploitation en co-entreprise qui commence à porter ses fruits dans notre pays. Kodals Minerals UK, détenue par l’entreprise chinoise Xinmao Investment et Kodal Minerals Plc du Royaume-Uni, opérera la mine, en respectant les principes et règles édictés par l’administration minière », a expliqué le Pr Amadou Keita. Il a exprimé ses remerciements au président du Conseil d’administration de Kodal Mining UK et Directeur général de Hainan Mining, Teng David LEI,  qui a réaffirmé « la communauté de vision entre le Mali, la Chine et le Royaume Uni autour de ce projet conçu comme une contribution active à la croissance économique du Mali. » « Je voudrais le rassurer sur le fait que, pour notre part, l’émergence d’une industrie du lithium compétitive et durable, avec l’apport de LMLB SA est une motivation de tous les instants de notre administration ». Place fut ensuite donnée à la coupure du ruban symbolique de l’infrastructure économique de taille et la visite des installations par le chef de l’état qui avait à ses côtés le président du CNT (Conseil national de transition), Diaw, plusieurs membres du gouvernement et le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de brigade Ousmane Wélé. Le chef de l’état a, ensuite, tenu une rencontre avec les communautés. Ce fut une occasion pour lui de s’exprimer à cœur ouvert sur la crise multidimensionnelle que traverse le pays, le terrorisme en général, la crise d’hydrocarbure et la sauvegarde de notre souveraineté. Dans son intervention avant celle du chef de l’Etat, le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé, a félicité le corps préfectoral régional (conseillers du gouverneur, préfets et sous-préfets), les acteurs des 52 communes de la Région, les légitimités traditionnelles, la jeunesse, les femmes, « pour l’accueil réservé au chef de l’état et sa forte délégation. » Il a, ensuite, assuré le chef de l’Etat du « soutien total des populations de la Région de Bougouni dans l’atteinte des objectifs de sa mission régalienne », tout en dressant le bilan de ses deux ans d’activités de gouvernance à la tête de la région de Bougouni, depuis le 1er novembre 2023. Pour l’occasion, les populations venues des dix Cercles de la Région de Bougouni  (Sud) ont réservé un accueil des grands jours au chef de l’Etat, et aux autres hôtes de la région. Chants, danses traditionnelles et animations diverses avec la cantatrice de la musique malienne, fille du terroir, Nahawa Doumbia, expression du folklore du Bani mono tié ont occupé la scène dès les premières heures de cette journée. En moins d’un an, les populations d’ici ont eu honneur de recevoir trois fois le chef de l’Etat dans la Région de Bougouni. L’ouverture d’une mine s’accompagne de beaucoup d’espoirs pour les investisseurs, les travailleurs, les autorités locales, les communautés et naturellement pour les finances publiques. Ici, on a bon espoir que ces attentes ne sauront être comblées qu’avec une détermination commune de tous les instants de respecter le cadre juridique et de préserver les intérêts de toutes les parties. BHT/MD (AMAP)    

Youwarou : Bilan de la campagne contre l’épidémie de diphtérie, dans la Commune de Dongo (Centre)

Youwarou, 5 nov (AMAP) La campagne de riposte contre l’épidémie de diphtérie, dans la commune de Dongo, dans le Centre du Mali, fait état 14 399 enfants, de 0 à 15 ans, qui ont été vaccinés sur les 12 774 enfants prévus, avec un taux de couverture vaccinale de 112,72 %, a appris, mardi, l’AMAP de source officielle. Lors de la réunion de la Commission de prévention, de veille et de gestion des crises et catastrophes, faisant le compte rendu, le District sanitaire a précisé que 2 135 enfants ont été vaccinés pour la tranche d’âge de 11 mois, 5 422 enfants vaccinés pour la tranche de 12 à 59 mois et 6 842 enfants pour la tranche de 6 à 15 ans. La principale recommandation des participants a été le recrutement d’agents vaccinateurs par les Associations communautaires de santé (ASACO) pour éviter tout arrêt des vaccinations de routine « car mieux vaut prévenir que guérir. » La commission de prévention, de veille et de gestion des crises et catastrophes du cercle de Youwarou s’est réunie à la Base de l’ONG International Rescue Committee (IRC), sous la présidence de Abdramane Coulibaly, représentant le préfet empêché. Deux points figurent à l’ordre du jour :  la restitution des résultats de la campagne de vaccination contre la diphtérie dans l’aire de santé de Kormou et les Ddvers. La présentation de la situation de la campagne de riposte contre l’épidémie de diphtérie dans la commune de Dongo a pris en compte tous les aspects de la riposte, entre autres, les résultats par village, les constats, les contributions locales en nature, les ressources financières, la situation des vaccins, les difficultés et propositions de solutions, les leçons apprises, les recommandations. A l’ouverture des travaux, Oumar Albou, 1er adjoint au maire de la Commune de Dongo, victime de l’épidémie de diphtérie a souhaité la bienvenue aux participants et remercié tous les acteurs et partenaires dans cette riposte contre l’épidémie de diphtérie dans l’aire de santé de Kormou. SC/MD (AMAP)      

Ségou : Le couvre-feu prorogé (Communiqué)

Ségou, 5 nov (AMAP) Le couvre-feu, institué dans la Région de Ségou (Centre) depuis le 4 juin 2025, est prorogé pour une durée de 30 jours, reconductible, annonce un communiqué rendu public mardi 4 novembre. Le gouverneur de la Région, le commissaire général de brigade de police, Soulaïmane Traoré, la même source, indique que « le couvre-feu sera en application du mardi 4 novembre au mercredi 3 décembre 2025, entre 23 heures 00 minute et 5 heures 00 minute. : La même source précise que « pendant la durée du couvre-feu, la liberté de circulation des personnes et de tous les engins de transport, demeure restreinte. » « Toutefois, les véhicules et autres engins des forces de défense et de sécurité et les ambulances munies d’ordre de mission, ne sont pas concernés par la mesure », ajoute-t-on Le commandant de la zone de défense N°2, le commandant de la région de gendarmerie N°5, le commandant de la 4 ème région de la garde, les directeurs régionaux de la police nationale et de la protection civile, « sont chargés de l’application de la décision (qui) fait suite à la recrudescence des attaques terroristes et vise donc à protéger les populations. » MS/MD (AMAP)

Les propriétaires sommés d’enlever les véhicules abandonnés devant les stations-service

Bamako, 04 nov (AMAP) Le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) invite les propriétaires de véhicules abandonnés devant les stations-service du district de Bamako à les retirer immédiatement, pour des raisons de sécurité publique, a appris mardi l’AMAP. « Il a été constaté que des véhicules sont stationnés et abandonnés depuis plusieurs jours devant plusieurs stations dans le district de Bamako. Pour des raisons de sécurité publique, le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) invite les propriétaires desdits véhicules à les enlever immédiatement », précise un communiqué. Par ailleurs, le CECOGEC informe « la population que l’abandon de véhicules ou de tout autre engin sur la voie publique, notamment devant les stations-service, est strictement interdit. » Selon son communiqué, « cette mesure vise à réduire les risques liés à la sécurité et à fluidifier la circulation autour des stations de distribution. » « Le non-respect de cette disposition entraînera, à compter de ce jour, la mise en fourrière des véhicules ou engins abandonnés sur la voie publique », prévient le CECOGEC MMD/MD (AMAP)

Dioila : Face à la pénurie d’hydrocarbures, la gouverneure sensibilise

‎Dioila, 4 nov (AMAP) La gouverneure de la Région de Dioila, Mme Mariam Coulibaly, a appelé, mardi, à plus de solidarité face à la crise des hydrocarbures, lors d’une rencontre, dans la salle de réunion du gouvernorat, visant à sensibiliser et partager avec les populations les dernières nouvelles sur la situation. Mme Coulibaly a rencontré l’ensemble des forces vives du Banico, les préfets de cercles, les sous-préfets, les leaders religieux, le Réseau des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE), les chasseurs traditionnels « donsos », les directeurs régionaux, les chefs des services centraux, les femmes, les jeunes et la presse locale. Après l’hymne national et la minute de silence en la mémoire des victimes militaires, civiles et les transporteurs tués sur les différentes routes, le maire de la Commune rurale du Kaladoudougou, Yacouba Dowélé Marico, a rappelé « les raisons profondes de ces différentes crises que connaissent les pays de la Confédération des Etats du Sahel (AES). ‎Selon le maire, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, « autrefois soumis à toutes sortes d’humiliation et d’exploitation ont décidé de prendre en main leur destin, en restaurant leur honneur et leur dignité, toute chose qui a mis le feu aux poudres. » « Afin de faire plier les autorités de ces pays, les ennemis de la souveraineté de ces trois nations mettent en oeuvre toutes sortes de moyens pour opposer les populations et leurs autorités souverainistes », a-t-il ajouté. ‎Dowélé Marico a salué « les initiatives des autorités maliennes pour explorer toutes les voies pour un Mali libre et prospère. »  Il a, en conclusion, invité les populations « à plus de résilience car, nous n’avons que le Mali. » ‎Le directeur régional du Commerce et de la Concurrence, Fousseyni Koné, dans son intervention, a laissé entendre que le département et les autorités du Mali « sont à pied d’oeuvre pour écourter la crise dans un plus bref délai. » ‎Il a exprimé ses remerciements aux propriétaires de stations-service avant de leur rappeler la priorité, pour lui et les autorités du pays, de respecter « les prix à la pompe et les règles qui régissent (leur) secteur. » « La situation actuelle ne sera qu’un mauvais souvenir, tout comme le coronavirus, les sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) », a-t-il conclu. ‎Quant à la gouverneure, à l’initiative de la rencontre, elle a magnifié « les efforts inlassables » du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goita et du gouvernement « pour mettre un terme à la crise qui leur coupe le sommeil. » ‎Elle a, également, rappelé « la volonté affichée des impérialistes à faire soulever les populations maliennes contre leurs propres autorités qui n’ont qu’un seul et unique agenda, restaurer au Mali son honneur, sa dignité, sa grandeur et sa souveraineté politique, économique et culturelle. » « Ces différentes crises sont orchestrées, planifiées, financées par des sponsors étrangers et nationaux à travers les mécanismes de manipulation d’une partie de notre propre population », a soutenu la gouverneure. Elle a invité les populations « à avoir une vision d’avenir, en se mettant ensemble pour bouter hors du Mali les sanguinaires sans foi ni loi qui sapent les efforts de développement de nos autorités. » ‎Elle a, pour finir, salué la résilience des populations de Dioila, des opérateurs économiques de la Région et a invité le Banico « à rester débout comme toujours et à soutenir les actions de développement de la Transition. » ‎Cette rencontre a pris fin par des questions-réponses et plusieurs motions de soutien aux autorités c du Mali. ‎DF/MD (AMAP)

Fourniture de l’eau potable : Le ministre en charge de l’Energie en visite de suivi et de contrôle

Bamako, 4 nov (AMAP) Le ministre de l’Energie et de l’Eau, Boubacar Diané a visité, ce mardi, des installations et chantiers de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP), a Bamako, dans le cadre du suivi et du contrôle, dans un contexte de crise des hydrocarbures. « Nous sommes venus voir comment la SOMAGEP s’y prend avec cette situation difficile. Nous avons constaté comment la production et la desserte se font », a déclaré Boubabcr Dianée ministre de l’Energie et de l’Eau, qui s’est rendu à la station de pompage de Djicoro-Para, sur le chantier des travaux de reconfiguration d’Hamdallaye ACI-Bocoum et des deux forages en construction au quartier de Lafiabougou. La visité a été commencé par la station pompage de Djicoroni-Para. « Nous avons vu la station de comptabilisation et d’ingéniosité de la direction. A ce niveau, ils ont utilisé un nouveau produit qui a considérablement amélioré la production. Aujourd’hui, nous sommes à plus de 25 000 mètres cubes. Cela est dû au fait qu’ils ont utilisé une nouvelle méthode avec un nouvel produit, fabriqué localement, par une société nationale », a résumé le ministre. La seconde étape de la visite a concerné les travaux de pose de tuyaux. « Là, aussi, les travaux avancent à hauteur de souhait. Il faut poser de nouveaux tuyaux de grand diamètre pour améliorer la desserte », a expliqué le chef du département de l’Energie et de l’Eau. Enfin, la troisième étape s’est déroulée au quartier de Lafiabougou où la SOMAGEP construit deux forages de 50 mètres cubes chacun. « C’est une grande satisfaction. Cinquante mètres cubes ! Ce n’est pas négligeable », s’est réjoui M, Diané. « Les riverains vont avoir l’eau de manière satisfaisante. Ces deux forages concernent les 22 quartiers de part et d’autre sur les deux rives du fleuve dans le district de Bamako », a fait savoir le ministre. Il a, au nom des autorités du pays, félicité et encouragé la direction de la SOMAGEP pour tous ses efforts pour améliorer et maintenir la production. La directrice générale de la SOMAGEP, Mme Bocoum Fatoumata Siragata Traoré a rappelé que cette visite de terrain avait pour but de faire le constat : « La SOMAGEP est restée mobilisée, en ces temps difficiles, pour maintenir le service public de l’eau potable, garantir la desserte auprès des populations. » « Et, pour maintenir ce cap, ce sont beaucoup d’actions, de mesures envisagées, allant de l’augmentation des capacités de production au niveau de certaines de nos stations », a-t-elle souligné. « Les travaux de reconfiguration du réseau, pour améliorer la desserte, tout comme les travaux des deux forages, prendront en charge, aussi, la desserte difficile dans certaines zones qui ont été identifiées comme très déficitaires », a fait savoir la directrice générale de la SOMAGEP. « Nous sommes, aujourd’hui, dans un contexte d’approvisionnement difficile en carburant. Et vous savez que produire de l’eau, c’est avec de l’alimentation électrique. Donc, ces deux sources d’alimentation aujourd’hui pour nous, ce sont EDM et les groupes électrogènes, des groupes de secours », a-t-elle dit. « Ainsi, vous pouvez comprendre naturellement que certaines zones soient déficitaires dû au fait que, par moment, il y a des coupures ou des interruptions de la production. Mais le personnel de la SOMAGEP est resté mobilisé pour maintenir cette production », a ajouté Mme Bocoum. « Toutes ces actions cumulées nous ont permis, non seulement de maintenir le niveau de production mais, également d’augmenter la capacité de production. » « Pratiquement vingt-cinq mille mètres cube de production additionnelle par jour sur un volume attendu d’environ quarante-cinq mille mètres cubes », a révélé la directrice générale de la SOMAGEP. « Nous sommes aussi dans l’anticipation de la période de pointe qui s’approche. Les périodes de février à mars sont des celles de forte consommation. Et la SOMAGEP s’est inscrite dans une dynamique d’anticipation », a-t-elle expliqué.  D’où tous ces travaux et forages réalisés SUR plusieurs sites de la rive gauche et de la rive droite « pour justement réduire le stress hydrique que nous avons identifié dans certaines zones », a également expliqué Mme Bocoum. Mme Bocoum Fatoumata Siragata Traoré a rappelé la mission de service public de la SOMAGEP dédié au « bien-être des populations » et qui exécute « cette mission, conformément aux orientations stratégiques des plus hautes autorités dont la priorité est la satisfaction des besoins des populations. » « Nous nous nscrivons dans cette dynamique », a-t-elle conclu. ST/MD (AMAP)

Mois de la Solidarité : La BDM offre des kits alimentaires au Centre d’accueil et de placement de Niamana

Bamako, 04 nov (AMAP) La Banque de développement du Mali (BDM-Sa) a offert, ce mardi, au Centre d’accueil et de placement de Niamana des kits alimentaires, d’une valeur de 10 000 000 de Francs Cfa, dans le cadre du mois de la solidarité, de la lutte contre l’exclusion destiné à aider les couches les plus vulnérables du Mali. Ce don composé de 295 sacs de riz, 121 sacs de sucre et 448 bidons d’huile alimentaire a été remis lors d’une cérémonie dans l’enceinte du centre, en présence du Secrétaire général de la BDM-SA, Cheick Fantamady Keita, du directeur du Centre d’accueil et de placement de Niamana. Amadou Dembélé et de plusieurs invités. Selon Fantamady Keita, « la BDM a une claire compréhension des dynamiques sociaux, en particulier l’importance et la place de l’enfant dans la marche de la société. » Cependant selon toujours le secrétaire général, « ce rôle sacré de l’enfant, acteur incontournable du Mali de demain, interpelle sur ses conditions de vie et d’encadrement d’aujourd’hui. » « C’est pourquoi, la direction générale de la BDM-sa a décidé d’unir ses efforts à ceux de la direction du Centre d’accueil et de placement et a son personnel dont elle reconnait le rôle hautement humain, voire sacerdotal pour l’accueil et le suivi de ces êtres fragiles en détresse, souvent abandonnées, donc sans repère et sans espoir », a dit M. Keita. Il a indiqué que « sans prétendre répondre à tous les besoins du centre, la BDM-SA espère que cette donation contribuera à résoudre certains problèmes quotidiens de la vie des pensionnaires. » Quant au Directeur général du Centre d’accueil et de placement de Niamana, Amadou Doumbia, il  a qualifié cette donation  de « démonstration concrète de ce que peut être la solidarité, l’engagement pour le Mali et le bien-être des couches les plus vulnérables. » « En plaçant les enfants en situation de vulnérabilité au cœur de votre action de solidarité, vous avez rappelé à chacun de nous que la solidarité est un pilier de notre société », a déclaré M. Doumbia « Votre engagement à penser aux orphelins et aux enfants vulnérables honore la République et constitue un témoignage fort de l’esprit d’inclusion de solidarité et de fraternité qui doit présider à la construction d’une paix durable dans notre pays », a poursuivi Amadou Doumbia. Au-delà de l’instant de joie et d’animation’, selon lui, « cette action ouvre un horizon d’espérance et rappelle que chaque enfant, quelle que soit son histoire, a droit à l’amour à la protection et à un avenir digne. » Le Centre d’accueil de placement de Niamana héberge un effectif de 118 pensionnaires dont 65 garçons et 53 filles. Parmi cet effectif, 61 enfants (34 garçons et 27 filles) vivent avec un handicap. BT/MD (AMAP)

Kangaba : La société minière australienne Toubani Resources veut relancer le projet Kobada

Kangaba, 04 nov (AMAP) Le comité local de réinstallation du projet minier Kobada, désormais détenu par la société minière australienne Toubani Resources, a tenu, lundi, à Kangaba, une réunion de prise de contact et pour expliquer le rôle de ses membres, a constaté l’AMAP sur place. Toubani Resources souhaite relancer le projet Kobada, situé sur la rive droite du fleuve Niger et construire une grande mine sur ce permis, initialement détenu, tout comme le permis d’exploitation, par la Société minière African Gold Group (AGG) qui y a mené des recherches, pendant plusieurs années. La société minière australienne, qui dispose d’assez de moyens, doit, pour réaliser le projet minier à son compte, renouveler le permis environnemental qui a expiré après trois ans d’existence. D’où cette réunion du comité, sous la présidence du 1er adjoint au préfet, Drissa Konaré. Le comité a été mis en place par décision du préfet du Cercle de Kangaba portant mise en place de la commission technique locale d’évaluation des impacts dans le cadre de la préparation du Plan d’action de réinstallation (PAR) des personnes affectées par le projet minier de Kobada de la société Toubani Resources. Selon le directeur du Bureau d’études Africa Business Consulting Mali (ABCOM), Fousseyni Traoré, représentant le groupement Insuco-ABCOM pour l’étude d’impact environnemental du projet minier de Kobada, le comité local joue un rôle très important. « Il est, non seulement, l’interface entre la mine et les autorités locales, mais, aussi, le premier interlocuteur des communautés, notamment les personnes qui seront affectées par le projet minier », a-t-il expliqué. Cette rencontre, aux allures de pré consultation, sera suivie d’autres jusqu’à la tenue d’une consultation publique afin d’obtenir le nouveau permis environnemental. Le 1er adjoint au préfet a invité les membres du comité « à travailler correctement avec la nouvelle société minière qui est dans la légalité » et a appelé la société minière à « travailler dans la transparence avec les membres du comité. » L’installation de cette deuxième grande mine individuelle ferait du Cercle de Kangaba, dans quelques années, une zone aurifère industrielle par excellence. SD/MD (AMAP)

Campagne agricole à Youwarou (Centre) : Les producteurs récoltent les fruits de leur détermination

Par Sadou CISSE Youwarou 04 nov (AMAP) Les producteurs dans le Cercle de Youwarou, dans le Centre du Mali, ont entamé la campagne agricole 2025-2026, déterminés à garantir la sécurité alimentaire, dans un contexte caractérisé par une pluviométrie moyenne et une insécurité persistante. Selon le chef secteur d’Agriculture, Macky Traoré, les superficies réalisées, au cours de la campagne, ont été de 23 000 hectares sur les 23 000 prévus en riz de maîtrise totale d’eau, 12 156 hectares en riz de submersion libre, 4 300 hectares sur une prévision de 4 300 en riz de bas fond, 11 hectares pour le maïs, 500 hectares pour le sorgho sur les 500 prévus. Quant au mil, quelque 6 065 hectares ont été réalisés sur les 6 000 prévus, 150 hectares d’arachide sur les 150 prévus, 615 hectares de niébé sur 620, 75 hectares de voandzou sur 75, 05 hectares de manioc et 1,5 hectare d’arachide sur 1 hectare prévu. « Le cumul pluviométrique a été de 419 mm en 31 jours contre 568 mm en 32 jours en 2024 », a ajouté le technicien. « Les récoltes sont en cours dans plusieurs communes du Cercle. Les premières estimations font état d’une production moyenne en riz, de rendements allant de moyens à bons pour le mil et le sorgho ainsi que de baisses de rendement pour le niébé », a indiqué M. Traoré. Cependant, dans les Communes de Farimaké et de Bimbere Tama, des attaques d’oiseaux granivores ont été signalées entraînant des légères pertes. Des difficultés ont été rencontrées par les paysans. Il s’agit, notamment, de l’installation tardive de la campagne, de la mauvaise répartition des pluies dans le temps, des attaques d’oiseaux granivores, de la cherté des intrants sur le marché, de l’insécurité persistante dans la zone. De l’appréciation générale et des perspectives du Chef secteur d’Agriculture de Youwarou, « la campagne agricole 2025-2026 se caractérise par la résilience remarquable des producteurs, une bonne exécution des prévisions de superficies et une collaboration effective entre les acteurs. » « Elle reste, globalement, moyenne et marque un tournant vers une agriculture plus résiliente et organisée », a-t-il conclu. SC/MD (AMAP)

Dioila : Le couvre-feu reconduit par la gouverneure

Dioila, 3 nov (AMAP) La gouverneure de la Région de Dioila, Mme Mariam Coulibaly a reconduit le couvre-feu sur toute l’étendue du territoire de la région, du 1er au 30 novembre 2025, de 00 heure à 06 heures du matin, dans une décision rendue publique lundi,. Cette décision constitue l’une des mesures préventives en vue de mieux sécuriser les populations de la région où, depuis fin juin, les premiers groupes armés ont été signalés dans la Commune de Nangola, frontalière de Bougouni et Koutiala (Sud). Quelques mois après, leur présence ne fait l’ombre d’aucun doute dans plusieurs communes de la Région. C’est toutes ces raisons qui motivent la décision de reconduite du couvre-feu de La restriction des libertés de mouvement des populations, de 00 heures à 06 heures, instituée par la décision fait partie des moyens préventifs permettant aux Forces de défense et de sécurité (FDS) de bien mener leur mission de protection des personnes et de leurs biens. Depuis leur arrivée sur le territoire de la treizième Région administrative du Mali (Dioila), ces hommes armés ont mené des campagnes de sensibilisation, invitant les populations à fédérer leurs efforts contre l’Administration et les FDS. Ils se sont montrés, souvent généreux, dans certaines localités. Cependant, selon des sources locales, la plupart de leurs combattants sont des jeunes (enfants de la rue, talibés) facilement manipulables. Quant aux autorités administratives et sécuritaires, elles assurent organiser des patrouilles, « régulièrement, de jour comme de nuit, afin de traquer ces ennemis de la paix au Mali. » DF/MD (AMAP)