Recommandations des Assises nationales de la refondation, phase communale

Bamako, 15 déc (AMAP) Lors de la première étape, la participation était massive et de qualité. Des recommandations ont été faites sur les différentes préoccupations des populations. Niafunké adopte les préoccupations de la Transition La deuxième journée, dimanche, des Assises nationales de la refondation (ANR), a été consacrée aux plénières, aux discussions sur les amendements et recommandations. Une synthèse a abouti aux recommandations suivantes: – Redéployer les Forces armées de défense et de sécurité sur toute l’étendue du territoire malien; – Accélérer le système de Démobilisation désarmement et réinsertion (DDR); – Procéder à un recrutement massif dans les Forces armées et de sécurité et améliorer leurs conditions de travail, tout en leur assurant une formation continue de haut niveau; – Doter l’Armée malienne et les forces de sécurité en équipements militaires adéquats en fonction de ses missions; – Renforcer le système de renseignement de l’armée; – Faire la relecture de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale issu du processus d’Alger; – Limiter les pouvoirs du président de la République dans le mode de désignation des membres de la Cour constitutionnelle; – Créer un Haut conseil des légitimités coutumières et traditionnelles; – Lutter contre la cyber criminalité; – Respecter les conclusions issues de assises du dialogue social; – Renforcer l’autonomie administrative et financière des hôpitaux; – Créer des conditions favorables au retour définitif de l’Administration et des déplacés; – Accélérer la mise en place de l’organe unique de gestion des élections; – Achever les travaux de construction de la route Tombouctou-Gomakoura; – Surcreuser le fleuve Niger afin d’allonger la période de navigabilité et faciliter les échanges commerciaux entre le Nord et Sud du pays. – Prolonger la Transition de trois ans Afin de permettre aux autorités d’atteindre les résultats escomptés en fonction des recommandations formulées lors de ces assises. Ici, les chefs coutumiers ont adopté une motion de remerciements adressés aux autorités de la transition pour la tenue des assises qui témoignent de leur considération à l’égard des populations á la base. Sékou A. MAIGA AMAP-Niafunké Ségou : De fortes recommandations Les travaux des Assises nationales de la refondation se sont achevés à Ségou avec d’importantes recommandations au nombre desquelles la sécurisation des personnes et de leurs biens sur l’ensemble du territoire national avant la tenue des élections, la limitation du rôle de la Cour constitutionnelle dans la proclamation des résultats d’élections, la révision de la constitution. Pour les participants, il faut rendre obligatoire le Service national des jeunes (SNJ) afin de disposer de forces de réserves aptes à servir et à défendre la patrie. IIs recommandent, aussi, la mise en place d’une commission d’enquête morale avant la nomination des juges, l’application rigoureuse des textes en matière de trouble à l’ordre public, la création d’un Haut conseil des légitimités coutumières et traditionnelles, dénommé «Dougoutiguiblon» en bamanankan » et dans les autres langues ainsi que la mise en place d’un seul un organe unique de gestion des Maliens établis à l’extérieur. Les participants encouragent l’éducation à la citoyenneté, la promotion du « Made in Mali », la dépolitisation du syndicalisme, la mise à disposition de terres agricoles pour les jeunes ruraux, la subvention des médicaments diabétiques et le retour de la Biennale artistique et culturelle. Mamadou SY AMAP-Ségou Bankass adopte par acclamation son rapport final Le rapport final des Assises nationales de la refondation ANR dans la Commune de Bankass a été adopté par acclamation. Les participants ont recommandé la prolongation de la transition pour une durée de deux ans, la réouverture de toutes les écoles fermées dans le Cercle de Bankass, le retour des déplacés, le retour de l’Armée dans le Cercle, la sécurisation de la Route nationale (RN 15), l’application de l’article 39 pour apaiser le front scolaire et la prolongation de la durée des assises. En conclusion, les participants demandent de prendre les préoccupations du peuple en compte pour la refondation de l’Etat. Abdoul Kader Guindo AMAP-Bankass A Bla : Une liste de recommandations assez fournie Du rapport général des deux jours de travail, les Assises nationales de la refondation de la Commune de Bla recommandent de : Supprimer la Haute cour de justice et le Haut conseil des collectivités; Appliquer la candidature pour les postes de directeurs nationaux et assimilés. Réviser la Constitution Renforcer le pouvoir de l’État dans les situations où les grèves touchent des secteurs essentiels pouvant porter préjudice au pays, Revoir la composition et les pouvoirs des syndicats, en réduisant leur pouvoir et leur composition. Revoir la Fonction publique et faire en sorte que le fonctionnaire puisse être licencié, s’il ne donne pas le rendement attendu de lui ou pour faute grave, y compris les juges, Revoir les avantages accordés aux hauts cadres quand ils sont en poste et quand ils ne le sont plus, Dépolitiser les postes des cadres de l’administration et assurer la sécurité de ces postes en mettant en place une cellule pour la procédure de relèvement des cadre par un ministre et en respectant le plan de carrière, Révision des salaires en fonction de ceux de la sous-région et revoir le système de création des statuts particuliers et statuts autonomes, Institutionnaliser la restitution publique à tous les niveaux (services déconcentrés et décentralisés et communautaire) Appliquer strictement des textes relatifs aux dénonciations et interpellations sur la gestion des affaires publiques. Réduire le nombre de partis politiques au Mali à trois (03) Réduire le financement des partis politiques à 0,10% Réviser de la constitution Créer des unités d’intervention rapide dans chaque cercle Instaurer un plan de carrière pour les cadres Impliquer les communautés dans les commissions de découpage territorial en tenant compte de leurs valeurs, coutumes et l’accessibilité Valoriser et renforcer l’éducation civique et morale au service de la nation Dynamiser le service national des jeunes et mouvement pionnier Organiser un forum national sur l’éducation en impliquant toutes les couches de la société civile Informatiser et digitaliser l’administration générale y compris les collectivités Créer un organe unique du système d’audit et de contrôle de la gestion publique Diligenter les rapports d’audit et de contrôle de la gestion

Organisation des élections : Le Mali toujours incompris par la CEDEAO

Par Issa DEMBELE Bamako, 14 déc (AMAP) Les actions entreprises par les autorités de la Transition au Mali pour être « comprises» et « accompagnées» n’ont pas l’heur de rencontrer une oreille attentive auprès des chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Réunis dimanche en sommet ordinaire à Abuja, au Nigeria, ils ont brandi la menace de sanctions économiques et financières censées, en sus de la suspension de notre pays des instances de l’organisation et des sanctions individuelles. Ce durcissement des mesures de rétorsion pourrait intervenir dès le 1er janvier 2022, si aucun progrès tangible n’est réalisé dans la préparation des élections à la fin de décembre 2021. La CEDEAO tient à ce que l’élection présidentielle se tienne le 27 février 2022, alors que, côté malien, les choses semblent pourtant claires depuis un bon moment. L’un des forts souhaits des Maliens est la mise en place de réformes politiques et institutionnelles devant assurer une stabilité institutionnelle durable au pays. Et les autorités de la Transition, conscientes des engagements pris vis-à-vis de la communauté internationale, sont décidées à jeter les bases de quelques réformes, notamment celles qui puissent garantir l’inclusivité et la transparence des élections. D’où l’idée des Assises nationales de la refondation (ANR), qui ne fixeront pas qu’un chronogramme électoral mais définiront aussi les contours du Mali Kura (Mali nouveau). Cette position, le chef du gouvernement l’a maintes fois expliquée. C’est dans ce même esprit que le président de la Transition a adressé, le 9 décembre, une communication officielle à la CEDEAO pour l’informer que le chronogramme des élections sera transmis, au plus tard le 31 janvier 2022. Sortir un chronogramme à cette date et tenir les élections en février paraît fort improbable. Ce qui fait dire aux dirigeants ouest-africains que « l’échéance du 27 février 2022 pour la tenue des élections risque de ne pas être respectée ». Ils avaient pourtant, lors du précédent sommet, pris acte de « l’officialisation par les autorités maliennes qu’elles ne respecteraient pas leur engagement à organiser fin février des élections présidentielle et législatives ». Mais bien plus que la tenue des élections, c’est l’insécurité qui préoccupe au Mali. La Conférence des chefs d’État concède d’ailleurs la « détérioration de la situation sécuritaire au Sahel, caractérisée par la récurrence des attaques terroristes au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Nigeria, et l’extension des attaques aux pays côtiers». Réussir des élections dans un tel contexte ne tient pas qu’à la seule force de la volonté. Les autorités de la Transition se doivent de créer les conditions propices à la tenue d’élections qui ne réveilleront pas les vieux démons. Et c’est dans ce cadre que le gouvernement s’attèle, entre autres, à la finalisation d’une Stratégie globale de gestion intégrée de la crise au Centre. Cette stratégie comprend des mesures politiques et sécuritaires, notamment le renforcement du dispositif de sécurité et le dialogue envisagé avec nos compatriotes modérés pour isoler les groupes extrémistes radicaux, majoritairement étrangers. ID (AMAP)  

Filière bétail-viande : L’usine des sous-produits d’abattage bientôt opérationnelle

Bamako, 13 déc (AMAP) Le ministre du Développement rural, Modibo Keïta, a remis samedi dernier dans l’après-midi, les clés de l’usine des sous-produits d’abattage de Sabalibougou-Est à la directrice générale de la société Katura international, Mme Soulakamoussou Konaté, une Malienne établie en France. Cette cérémonie, couplée à l’ouverture du marché à bétail, a eu lieu à Sabalibougou Courani à côté de l’abattoir frigorifique. Elle cérémonie fait suite à la signature entre le gouvernement du Mali et la société Katura international d’un contrat d’affermage de l’atelier de transformation des sous-produits d’abattage de l’abattoir de Sabalibougou pour une durée de dix ans renouvelable. Modibo Keïta a relevé l’importance de la signature de ce contrat avec Katura International pour la valorisation des sous-produits d’abattage (sang, os, cornes, sabots, onglons, viandes saisies). « Ils seront transformés en aliments pour volailles et poisson, engrais et biogaz », a précisé le ministre en charge du Développement rural. La production nationale en la matière est évaluée à 27.162 tonnes par an. L’essentiel de ces sous-produits est soit jeté dans la nature, soit stocké pour être ensuite détruit et  « constitue de ce fait des sources de nuisances et de pollution pour l’environnement des centres d’abattage », a signalé Modibo Keïta. Parlant des termes de la convention, il a expliqué que l’apport en ressources propres de Katura International s’élève à 632.125.000 de Fcfa. Cette contribution est destinée à la rénovation, à l’expansion et à la mise en exploitation de l’atelier. Ce qui permettra la création de 40 emplois directs et 200 emplois indirects grâce au développement de la sous-filière collecte et transport des sous-produits d’abattage, s’est-t-il. Aussi contribuera-t-elle à la production d’une tonne d’aliment poisson-volaille et de 4,5 tonnes d’engrais par jour, le développement de la production industrielle de biogaz et créera de nouvelles ressources fiscales pour l’état, a ajouté le ministre Modibo Koné. Il a rappelé que l’atelier de transformation des sous-produits d’abattage a été construit en 2017 et équipé en 2018 sur financement du budget national pour un montant total d’environ 3 milliards de Fcfa. Ce joyau technologique, bâti sur une superficie de 2 hectares 16 ares 17 centiares n’a pas été mis en service depuis sa construction. Selon la directrice générale de la société Katura International cette usine de valorisation des sous-produits d’abattage nous permettra de créer des emplois directs et indirects pour le bien-être de la population. Elle a pris l’engagement « de faire prospérer ce joyau et d’en faire un exemple de probité et de professionnalisme en matière de gestion ». C’était en présence du ministre délégué auprès du ministre du Développement rural, chargé de l’élevage et de la Pêche, Youba Ba, de son collègue des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Alhamdou Ag Ilyène et du maire de la Commune rurale de Kalaban-coro, Tiékoura Diarra. MS/MD (AMAP)

Assises nationales de la refondation : Quelques recommandations des communales

Bamako, 12 décembre (AMAP) Les travaux des Assises nationales de la refondation (ANR), dans leur phase communale, se sont déroulées ce weekend, dans plusieurs localités du Mali, selon un bilan des correspondants régionaux et locaux de l’AMAP sur place. A KAYES… Tard dans l’après-midi, dimanche, les participants aux Assises nationales de la refondation au niveau de la commune urbaine de Kayes étaient en train de discuter, en plénière, des résultats des travaux de groupe. Il ressort des premiers débats que la commune urbaine de Kayes a opté pour le maintien du régime semi-présidentiel, d’un État républicain, démocratique et laïc. Outre une décentralisation accompagnée de ressources et de moyens financiers adéquats, les participants prônent, également, la participation effective de la société civile aux affaires publiques, la réduction du quota (0,10% au lieu de 0,25%) réservé pour le financement des partis politiques. Ils optent pour une révision constitutionnelle et la dépolitisation des cadres de l’administration. S’agissant des institutions, ils souhaitent la suppression de la Haute Cour de Justice dont la mission sera confiée à la Cour Suprême et la réduction du rôle de la Cour Constitutionnelle. Ils proposent que les résultats des élections soient proclamés par l’organe unique de gestion des élections ou une autre structure. SAN : Dans la Commune urbaine de San, les participants aux Assises nationales de la refondation, ont proposé, entre autres, la limitation du nombre de partis politiques de 03 à 04, la réduction du financement des partis politiques, l’option d’un régime présidentielle, l’élaboration d’une nouvelle constitution. Du 11 au 12 décembre 2021, dans la salle de délibération de la mairie de la commune urbaine de San, sous la présidence du 2ème adjoint au préfet de cercle, Hamma Madjou, les participants ont débattu des résultats des travaux des deux groupes de 50 personnes, chacun. Ils ont, également, recommandé l’appel à candidature pour la nomination des directeurs nationaux, régionaux et de certains hauts cadres de l’administration, la réduction du nombre de syndicats à un seul par corporation, le licenciement du fonctionnaire pour faute grave, la redéfinition des critères du découpage territorial de façon consensuelle. La reprise des semaines culturelles, artistiques et sportives, l’organisation des foires artisanales, l’intégration du mouvement pionnier dans les écoles, la valorisation du consommer malien, le renforcement des vacances citoyennes et des activités sportives pour faciliter le brassage des jeunes, la dépolitisation de la société civile, la limitation de la grève syndicale à10 jours, sont aussi des propositions sorties des discussions. Tout comme le renforcement du suivi et du contrôle des services publics, l’application stricte de la loi de programmation militaire, l’établissement d’un plan de carrière pour les cadres de la fonction publique, la promotion de l’entreprenariat des jeunes. Les participants proposent, dans le cadre de la lutte contre la corruption au sein des tribunaux,  que le Conseil supérieur de la magistrature ne soit plus placé sous l’autorité du Président de la République, que le parquet ne soit plus lié au Ministre de la Justice. À ces propositions,  s’ajoutent le renforcement des institutions judiciaires existantes pour lutter contre la cybercriminalité, le renforcement des projets de développement et de la diplomatie malienne en matière d’intégration africaine en faveur du développement du Mali, le rapprochement des centres de santé des populations et la mise en œuvre opérationnelle de l’Assurance maladie universelle, le financement des activités génératrices de revenus pour les jeunes et l’impartialité des chefs coutumiers dans la gestion des conflits. En plus de ces propositions, les participants ont aussi recommandé la prise en charge effective des salaires de tous les fonctionnaires des collectivités territoriales et de prévoir un salaire pour les élus des collectivités territoriales. C’est dans la courtoisie et le respect mutuel que l’ensemble des forces vives ont tenu ces assises qui interviennent dans un contexte marqué par une crise multidimensionnelle menaçant l’existence même de l’État. KORO : Les rideaux sont tombés sur les travaux de la phase communale des Assises nationales de la refondation. Après deux jours d’échanges et de discussions sur les 13 thématiques soumises aux participants, le rapport final des ANR au niveau de la commune de Koro a été adopté par acclamation. Après les travaux de groupe entamés hier et la synthèse des travaux de groupe aujourd’hui, les participants ont formulé les recommandations suivantes : la sécurisation du cercle avant la tenue des élections, la sécurisation de la Route nationale (RN)15, l’ ouverture du tronçon Ouo-Somadougou, la réouverture des écoles, le retour des déplacés, l’érection du cercle de Koro en région. Il faut signaler que conformément à la cartographie envoyée par le ministère de l’administration, les Assises se sont tenues seulement au niveau de la commune de Koro, chef lieu du cercle. Au niveau des 15 autres communes du cercle, il n’y a pas eu d’ANR. NARA : Après deux jours de discussions intenses et houleuses et dans le plus grand respect, les différentes couches socio-professionnels de la base, participant à la phase communale des ANR, ont exprimé leurs préoccupations par rapport à la vie de la nation et ont une contribution positive pour la refondation de l’état. Les recommandations portent, entre autres, sur la prolongation de la transition, le renforcement de la sécurité, la reprise des travaux de bitumage du tronçon Kwala-Nara, l’augmentation des jours de concertations de deux à quatre jours vue le nombre élevé des thématiques. A la clôture des travaux le préfet du cercle de Nara a remercié les participants pour leur courage et abnégation qui ont été déterminants pour la bonne tenue de cette concertation communale. BMS/NC/MN/BC (AMAP)  

Assises nationales de la refondation : Top départ dans des localités du Mali

Bamako, 11 déc (AMAP) Les travaux des Assises nationales pour la refondation (ANR) ont démarré, ce samedi 11 décembre 2021, dans plusieurs localités du Mali, ont constaté les correspondants de l’AMAP sur place Pour le bilan de la matinée de cette première phase communale, dans le Cercle de Diéma (Ouest), toutes les corporations ont répondu à l’invitation. Il s’agit, notamment des élus, chefs de services techniques, chefs traditionnels et coutumiers, leaders religieux, associations et groupements de femmes et de jeunes et plusieurs autres membres de la société civile. A l’ouverture des travaux, le 2ème adjoint au préfet, Bakary Dioman Diakité, a salué les acteurs concernés pour leur « sens élevé de patriotisme et leur disponibilité à prendre part » à ces assises. Les ANR ont effectivement commencé à Baroueli (Centre) dans la salle des spectacles de la ville. Le démarrage est aussi effectif à Bla, dans le Centre du pays. Tout comme dans la Commune urbaine de Sikasso (Sud) et à Bankass (Centre). Le préfet de cercle a procédé, dans la Salle de spectacle, au lancement officiel des travaux des Assises nationales de la refondation dans la commune de Koro (Centre). La cérémonie d’ouverture à été marquée par les interventions du chef de village de Koro, du maire de la commune de Koro, du point focal au niveau de la commune de Koro et du préfet. Par contre, les Assises débuteront, officiellement, ce samedi après-midi, à Kayes (Ouest), à la mairie. Le maire a évoqué, avec notre correspondant, “des problèmes d’ordre technique liés à l’insuffisance des documents” dont seulement 11 sur 100 ont pu être copiés. Les participants, au nombre d’une centaine, ont, cependant, été répartis en deux groupes de travail et ont commencé à travailler sur les documents disponibles. Si à Koutiala, (Sud), les assises ont été reportées à demain (dimanche) pour raisons matérielles, elles  n’ont pas pu démarrer. aujourd’hui, à Ténenkou (Centre) “C’est aujourd’hui (Ndlr, samedi) que la formation des points focaux sur les assises devrait commencer à Mopti, la capitale régionale”, selon notre correspondant. Les échanges qui démarrent, au niveau local, se poursuivront jusqu’au 30 décembre, avec la phase finale. L’objectif indiqué par les autorités de la Transition est d’établir un dialogue franc entre l’ensemble des couches sociales de notre pays. « Les Assises nationales de la refondation de l’État constitueront un moment privilégié d’examen collectif de conscience et de prospective, un événement précurseur du processus de renaissance de notre pays », a rappelé le chef de l’État dans son adresse à la nation, jeudi dernier. Prévue plutôt, la date des Assises a été différée, notamment dans le souci d’avoir plus d’inclusivité dans l’organisation. Les autorités ont en effet mis en place un panel de hautes personnalités en charge de l’organisation et dont la mission est de fédérer l’ensemble des forces vives de la nation autour des Assises. En plus des efforts du panel de hautes personnalités, le président de la Transition a rencontré, ces dernières semaines, diverses forces sociales et politiques dans la perspective des assises. Une démarche qui a permis d’obtenir l’adhésion de nombre d’organisations à la vision des Assises. Cependant, certaines organisations politiques demeurent sur leur position de ne pas prendre part à ces Assises. AMAP

Colonel Assimi Goïta : «Les Assises nationales sont porteuses du flambeau d’un lendemain meilleur pour notre pays »

À l’occasion du lancement des travaux des Assises nationales de la Refondation (ANR), le président de la Transition s’est adressé hier à la Nation pour souligner l’importance capitale de la grande rencontre. Pour le chef de l’Etat, c’est une aubaine pour instaurer entre toutes les filles et tous les fils du pays un dialogue franc, direct et fécond. Il s’agira pour le peuple, a-t-il ajouté, de s’exprimer en toute liberté, sans tabou et sans exclusive, suivant les règles sacrosaintes du dialogue et qui sous-tendent l’écoute mutuelle. Le texte intégral   Chers Compatriotes, Commençant par rendre grâce à Dieu dans sa Miséricorde, je voudrais avoir une pensée pieuse pour toutes les victimes civiles et militaires, notamment celles qui viennent de faire, il y a moins d’une semaine, les frais d’une barbarie innommable à Songho, dans la Région de Bandiagara. Une fois de plus, les épreuves du moment s’accentuent tout en resserrant l’étau de l’insécurité autour de nos paisibles populations. Cependant, à y voir de plus près, ces actes criminels, contraires à toute logique de respect des droits humains, ne sont en réalité, que des signes de désespoir et de décadence des forces du mal face à la volonté affirmée des Maliens et de leurs autorités, pour jeter les bases d’une nation équitable, soucieuse du respect de la place qui revient à tous et à chacun. En plus de la compassion du Gouvernement adressée aux populations éplorées de Songho, de fortes pressions restent maintenues sur les groupes criminels dont la cruauté est fonction des restrictions de mouvements que leur imposent les différentes opérations de sécurisation des populations et de leurs biens, engagées par les Forces de défense et de sécurité sur le terrain. Cet engagement, nous le devons au peuple malien sans la mobilisation et les contributions duquel, le rééquipement et la montée en puissance de l’Armée seraient illusoires.   Chers compatriotes,   Il y a de cela quelques mois, le Conseil national de Transition validait le Programme d’action gouvernemental dans lequel est consignée la tenue des Assises nationales de la Refondation. L’heure est enfin arrivée d’y faire face avec détermination et sur fond d’amour ardent de la Patrie. À cet égard, les Assises nationales de la Refondation de l’État du Mali constitueront un moment privilégié d’examen collectif de conscience et de prospective, un événement précurseur du processus de renaissance de notre Pays. C’est l’occasion rêvée de suspendre les clivages politiques, sociaux et idéologiques, pour créer une dynamique novatrice de mobilisation sociale autour des idéaux historiques de la nation malienne. C’est également l’opportunité de focaliser toutes nos énergies et nos intelligences sur le devenir de notre chère Patrie qui en a vraiment besoin. Les Assises nationales de la Refondation, qui s’engagent ce samedi 11 décembre et se terminent le jeudi 30 décembre 2021, sont une aubaine pour instaurer entre toutes les filles et tous les fils de ce pays un dialogue franc, direct et fécond, afin d’atténuer les querelles infécondes qui tendent à miner le processus de Transition en cours et nuire à l’espoir de renaissance du peuple malien, pourtant épris de paix et de justice, mais particulièrement attaché à ses valeurs. C’est dans cette logique que les autorités de la Transition ont initié, en prélude aux Assises nationales de la Refondation, des consultations avec les acteurs sociaux et politiques en mesure de décrisper le climat sociopolitique. La même dynamique a été fort heureusement soutenue par le Panel des hautes personnalités en charge de 1’organisation des Assises nationales de la Refondation. Cette démarche inclusive aura indiscutablement eu le mérite de fédérer plus d’énergies positives autour du processus historique que constituent ces Assises, porteuses du flambeau d’un lendemain meilleur pour notre pays. Les Assises nationales de la Refondation de l’État sont, par vocation, ouvertes au Peuple malien, donc au Mali profond, le Mali des paysans, des bergers, des artisans, des ouvriers, des ménagères, des personnes âgées, dépositaires de notre sagesse, des communicateurs traditionnels, gardiens de notre patrimoine culturel, des personnes déplacées ou réfugiées. Bref, le Mali de ceux qui souffrent le martyre en silence, le Mali des sans voix. Il s’agira pour le peuple, de s’exprimer en toute liberté, sans tabou et sans exclusive, suivant les règles sacrosaintes du dialogue et qui sous-tendent l’écoute mutuelle. Il y va de la légitimité des recommandations qui sortiront de ce débat national mais aussi de la nécessaire adhésion du peuple tout entier pour assumer, accompagner, entreprendre par la suite pour l’avènement du nouveau visage de l’État malien. La réussite de cet évènement hautement important pour le devenir du Mali, se mesurera à l’aune des propositions fortes et pertinentes qui en sortiront et qui aideront à la conduite stratégique de la gouvernance globale de notre pays, en harmonie avec le voisinage immédiat et l’environnement international.   Chers compatriotes,   Le concept de «Mali-Kura» a été adopté par l’ensemble du Peuple malien, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Toutefois, ledit concept a ses exigences. Ainsi, vouloir changer le Mali, c’est changer de prime abord le Malien lui-même. D’où la nécessité d’une transformation fondamentale des mentalités et des comportements. Toute chose qui passe obligatoirement par le renforcement de l’éducation familiale, formelle et non formelle, ainsi que par l’instruction civique. Ce faisant, nous ne devons nullement oublier que le Mali, en dépit des épreuves du moment, demeure une grande nation qui a été admirée à travers le monde et qui a inspiré une partie de l’Afrique, voire de l’humanité. Il est donc un devoir pour nous tous d’assumer ce bel héritage légué par nos ancêtres. Les Assises nationales de la Refondation nous offrent une occasion exceptionnelle pour nous interroger sur le type de citoyens que nous voulons être, les valeurs sociétales endogènes que nous voulons accroître et promouvoir, le type de Mali-kura que nous voulons bâtir, le type de leaders dont nous avons besoin pour construire et conduire le Mali nouveau. Pour ce faire, il faut convoquer notre histoire, nos valeurs pour dessiner les contours d’une nouvelle gouvernance, une gouvernance empreinte de vertus, sous l’impulsion d’une nouvelle classe

Fleuve Niger : La grande décharge

Par N’Famoro KÉITA Bamako, 09 déc (AMAP) En parcourant les berges du Djoliba (le tronçon bamakois) de ce cours d’eau majestueux qu’est le Niger, on assiste à un spectacle de désolation. En plus de l’occupation anarchique et illicite de ses berges par les habitations, ce sont des tas d’immondices que l’on voit ça et là, issus des ménages voisins, des cadavres d’animaux, mais aussi des tanneries artisanales qui y sont installées ! Cette activité, très polluante à cause des matières chimiques utilisées dans le tannage de la peau de bêtes, produit des déchets, aussi bien solides que liquides très toxiques, qui sont déversés directement dans le fleuve. Pour se rendre à l’évidence, notre équipe de reportage s’est rendue sur le terrain. Nous sommes à Djicoroni Para, l’un des quartiers populaires de la Commune IV du District de Bamako, qui longe le fleuve Djoliba, du marigot Woyowayanko, jusqu’à la Cité administrative. C’est aussi dans ce quartier, sur la berge du fleuve, que se trouve le dispositif de traitement d’eau de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP). Toute l’eau, traitée à ce niveau puis distribuée dans le réseau d’adduction d’eau de la ville de Bamako, est puisée dans le fleuve. Ces mêmes berges sont squattées par l’activité de maraîchage qui côtoie les déchets et autres ordures. C’est le cas de Farima Camara. Cette maraîchère et ses collègues cultivent patate, menthe, gombos, aubergine le long des berges du fleuve Niger. Bourama Coulibaly, un autre maraîcher, témoigne que les gens viennent déverser les déchets dans le fleuve pendant la nuit. «Ma porte fait face au fleuve. Je paie un éboueur à 2.000 Fcfa par mois pour évacuer nos déchets», explique le sexagénaire, pour signifier que le fleuve n’est pas un déversoir. Meurtris et impuissants, les pêcheurs sont témoins oculaires des menaces qui guettent le fleuve Niger et leurs activités. «Quand nous tendons nos filets, ces ordures les envahissent et les endommagent souvent», explique le pêcheur Sanoussi Touminta. Le quinquagénaire rapporte que l’eau est aujourd’hui imbuvable à cause de la souillure. « Même les poissons se font rares », déplore-t-il. Fousseyni Keïta, enseignant à Djicoroni Para, habite à moins de cinquante mètres du fleuve. «Les jeunes des quartiers riverains doivent mener des actions de veille pour empêcher les gens de venir déverser des ordures dans le fleuve. La mairie et l’État doivent nous aider financièrement et matériellement à mettre fin à ce fléau», plaide l’instituteur. Il demande aux autorités de prendre des mesures visant à désinfecter l’eau des collecteurs avant qu’elles ne se déversent dans le fleuve. Chargé des questions eaux et assainissements à la mairie de la Commune IV du District de Bamako, Bakary Diallo confirme que les déchets qui envahissent le fleuve sont des dépôts anarchiques des riverains. «Nous menons, souvent, des campagnes de sensibilisation. Des partenaires financiers ont aidé la mairie à les évacuer quelques fois. Des plaques avaient été installées en certains endroits pour signaler que c’est interdit de déposer des ordures au bord du fleuve», affirme l’élu local. « Donc, explique M. Diallo, ce sont simplement des actes d’incivisme à condamner ». Au regard de toutes ces réalités, la pollution du fleuve devient une grave menace pour la santé publique et la faune aquatique. Plusieurs mesures législatives et règlementaires existent au plan institutionnel, pour lutter contre cette situation. Pour assurer la mise en œuvre de la Politique nationale de la protection du fleuve Niger et suivre l’application des textes sur la pollution du fleuve, l’État malien a créé en 2002, l’Agence du bassin du fleuve Niger (ABFN). Selon l’ordonnance n°02-049-P-RM 29 mars 2002 portant sur sa création, elle a pour missions la sauvegarde du fleuve Niger, de ses affluents et de leurs bassins versants, sur le territoire de la République du Mali et la gestion intégrée de ses ressources. À ce titre, l’Agence est chargée de promouvoir et de veiller à la préservation du fleuve en tant qu’entité vitale pour le pays. Elle a en charge la protection des écosystèmes terrestres et aquatiques, les berges et les versants, contre l’érosion et l’ensablement. Ses autres missions portent sur le renforcement des capacités de gestion des ressources du fleuve, de ses affluents et de leurs bassins versants, la promotion et l’amélioration de la gestion des ressources en eau pour les différents usages, la prévention des risques naturels (inondation, érosion, sècheresse), la lutte contre les pollutions et nuisances et le maintien de la navigation sur le fleuve. Au plan institutionnel, l’Agence doit entretenir des relations de coopération avec les organismes techniques similaires des pays riverains concernés. Elle est, également, tenue de concevoir et gérer un mécanisme financier de perception de redevances auprès des organismes préleveur et pollueur d’eau et d’utilisation de ces redevances. Malgré l’existence de ce dispositif institutionnel, le fleuve Niger se meurt aujourd’hui. Il est et continue d’être victime de toutes sortes d’agressions (occupation illicite et anarchique des berges, érosion et ensablement du lit, pollution, etc.) La faune aquatique, constituée à 80% de poissons, perd peu à peu son habitat. La qualité de l’eau est devenue inqualifiable. À ce rythme, si rien n’est fait, le réveil des populations maliennes sera, un jour, brutal. Car, avec les effets néfastes du changement climatique qui impactent négativement son existence, on ne verra qu’une longue vallée poussiéreuse, qui aura été la mère nourricière de tout une nation. Aujourd’hui à sec, le lac Faguibine en est une parfaite illustration. NK (AMAP)

Commerce : La vente en ligne prend son envol

Par Anne-Marie KÉITA Bamako, 08 déc (AMAP) Au Mali, le e-commerce ou commerce électronique a déjà pris son envol. Sani-féré.com, malisougouba.com, soukouni.com, bisougou.com, Yobootao, etc. sont, entre autres, des sites Internet ou pages réseaux sociaux de vente ou de promotion de produits divers qui inondent la toile. Cet immense espace virtuel universel est, ainsi, mis à profit par des sociétés et particuliers qui ont choisi d’y ouvrir des boutiques pour améliorer leur visibilité et booster leurs affaires. En un clic, le client peut choisir la marchandise qu’il désire acquérir et se la fait livrer à l’adresse voulue. Ce mode d’achats de biens et services prend de plus en plus de l’ampleur et crée beaucoup d’emplois. Une nouvelle façon de faire, visiblement plus rentable, qui bouleverse et les modes de consommation et les rapports entre clients et vendeurs. Ces échanges de produits ou de service se font via des plateformes électroniques. Ils consistent en la mise à disposition du consommateur d’un catalogue électronique, d’un mode de paiement en ligne… des produits d’une société ou d’un particulier installé quelque part à travers le monde. La disponibilité et la maîtrise des Technologies de l’information et de la communication (TIC) : ordinateurs, tablettes et Smartphones, sont essentielles en la matière. Ces appareils doivent être connectés en permanence à Internet. Le e-commerce doit son explosion au boom démographique et au développement des télécommunications. Progrès technologique ayant permis à la majorité des Maliens de rester connectés à Internet à moindre coût et à tout moment. Les achats virtuels sont devenus un réflexe à la faveur de la crise de Covid-19. Pandémie qui a confiné les consommateurs, les empêchant de se rendre physiquement aux marchés pour faire leurs emplettes. Les commerçants en ont profité pour booster leurs business. « Le commerce en ligne a facilité les échanges tout en offrant de nouvelles fenêtres d’opportunités aux commerçants », estime Abdoulaye Doucouré. «Il suffit, aujourd’hui, de prendre les photos de tes produits et les mettre sur les réseaux sociaux», ajoute ce vendeur de basin au Grand marché. Évoluant dans le commerce général, depuis 10 ans, il a basculé dans le e-commerce depuis quelques mois. Objectif : permettre aux clients de gagner du temps, en leur épargnant les calvaires que causent les déplacements. Son collègue Youssouf Diarra est vendeur de bijoux et autres accessoires pour femmes. «Depuis que j’ai créé ma page de vente sur Facebook, j’ai enregistré tous les numéros de mes clients à qui j’envoie régulièrement mes nouveaux produits. Ce qui leur permet de faire le choix sans se déplacer», explique-t-il avant d’ajouter qu’il reçoit, aujourd’hui, plus de commandes via WhatsApp que de clients physiques. « C’est pourquoi, explique le négociant, il se concentre plus sur le e-commerce que sa boutique physique ». SOLUTIONS DE PAIEMENT – Certains, comme Mohamed Salim Diarra, peinent à gérer leurs clients physiques. Certains d’entre eux menacent d’aller dans les boutiques voisines où ils seront mieux traités. Pendant ce temps, les commandes affluent sur sa page Facebook. «Avec le e-commerce, nous avons la possibilité de vendre ou d’acheter un produit avec livraison gratuite ou payante, étant assis à la maison, à la boutique ou au bureau», déclare-t-il Mme Diarra Catherine Diarra est fonctionnaire dans une entreprise à Sébénikoro, en Commune IV du District de Bamako. Pour ses achats alimentaires, elle ne se donne plus la peine de se déplacer depuis deux ans. «Depuis mon bureau, j’appelle le numéro d’un site et je reçois ma commande dans un délai raisonnable, sans me déplacer et à moindre coût», apprécie Mme Diarra. Le e-commerce est devenu un pourvoyeur d’emplois vers lequel des jeunes diplômés se tournent. Après des années de chômage, Mariama Kouyaté décide de créer une page de vente qu’elle administre. Sa plateforme propose des accessoires pour femmes : sacs à main, perruque, chaussures, pommade, parfum, etc. Pour inciter les clientes à faire un premier achat, elle fait des remises sur certains produits. Mariama Kouyaté reçoit plus de 20 commandes par jour. Les prix et les conditions de livraison sont discutés via WhatsApp. La e-vendeuse emploie, aujourd’hui, d’autres personnes pour la vente et la livraison. «Le succès de mon commerce, je le dois au développement des télécommunications. Aujourd’hui, beaucoup de Maliens sont sur les réseaux sociaux. Le meilleur moyen de développer son commerce sans faire un gros investissement est le e-commerce», soutient-elle. Diplômé en communication, Amadou Maïga évolue dans le commerce électronique depuis 2019. Son site de vente : Yobootao est enregistré à l’Agence pour la promotion des investissements (API) comme une entreprise. Il propose des tissus, des basins, des chaussures, des maillots, des prêts-à-porter pour hommes, femmes et jeunes. «Depuis ta chambre, tu peux toucher des milliers de personnes en un clic. On peut devenir populaire du jour au lendemain, augmenter ses ventes et booster son commerce quel que soit le secteur d’activité», explique-t-il. Ces prouesses ont été rendues possibles grâce à l’évolution des solutions de paiement numérique comme Orange-Money, MoovMoney, Sama, Western-Union, Express. Ces solutions de paiement permettent à de nombreux consommateurs éloignés des circuits de consommation d’y être insérés. Elles permettent de faire des transactions sur les sites de commerce en ligne. Conducteur de mototaxi, Salif Doumbia est également livreur de produits commerciaux. Ses frais de livraison varient entre 1 000 Fcfa et 2 000 Fcfa selon la distance à parcourir. «Le seul risque, selon lui, est que souvent les destinataires des produits refusent de payer dès qu’ils reçoivent leurs marchandises». Mohamed Haïdara est également livreur pour une boutique de vente de draps en ligne, depuis deux ans. Sortant de la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP), le quadragénaire affirme avoir galéré plusieurs années avant de trouver un emploi. Cette activité lui a permis de sortir du chômage, car il peut livrer plus de dix colis par jour. Ce qui lui permet de gagner 10.000 Fcfa par jour. L’essentiel, selon lui, ce sont ses frais de livraison qui varient entre 1 000 Fcfa et 2 000 Fcfa, en fonction de la distance. L’entrepreneur Maïga déplore, cependant, les lenteurs quant à la réglementation du secteur au

Impôts, droits et taxes : Le télépaiement en marche

Par Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 07 déc (AMAP) Le télépaiement des impôts, droits et taxes deviendra désormais une réalité après le lancement des opérations, lundi, par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, dans les locaux de la direction générale des impôts. Le ministre de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou a souligné que le télépaiement des impôts, droits et taxes « vise non seulement la simplification des opérations de paiement mais également la sécurisation des recettes de l’État par le virement direct des fonds collectés dans le compte unique du Trésor ». Pour M. Sanou, il est important que la plateforme soit flexible pour favoriser, plus tard, l’extension de la domiciliation du compte télépaiement à d’autres banques. Le directeur général des impôts, Mathias Konaté, a ajouté que le mode opératoire prévoit un compte dédié aux recettes, ouvert au nom du Receveur général du District. Compte dans lequel les recettes des impôts, droits et taxes collectées par voie électronique, vont être virés », a expliqué directeur général des impôts,. Le but, selon lui, est de prévenir les incidents éventuels liés au paiement électronique avant la constitution de la trésorerie de l’État. «Le paiement des impôts, droits et taxes par voie électronique est une nouvelle procédure dans notre dispositif de collecte des impôts. À cet effet, pour un départ, ce compte de recettes sera domicilié dans une seule banque pour nous permettre de suivre adéquatement la mise à disposition régulière de la trésorerie de l’État », a encore dit M. Konaté. « À l’issue d’un processus de sélection par manifestation d’intérêt, la Banque malienne de solidarité (BMS SA) a été choisie pour assurer la domiciliation de ce compte», a-t-il expliqué. Plusieurs personnes sont impliquées dans le processus notamment les membres du groupe de travail télépaiement des impôts. Le Canada, partenaire historique du Mali, accompagne le processus de modernisation des services fiscaux à travers le Projet d’appui à la mobilisation des recettes intérieures (PAMORI) Ce lancement pour une modernisation de l’administration malienne, notamment des services des impôts, a été marqué par la signature de deux conventions entre le directeur général des impôts, le directeur national du Trésor et de la comptabilité publique et les banques de la place. .L’engagement des parties impliquées dans la gestion des paiements des impôts, droits et taxes par voie électronique (banques, impôts et trésor) est un impératif pour le démarrage des télépaiements avec la solution déjà disponible. Cela s’est traduit par la signature de la Convention d’utilisation de la plateforme entre l’administration (Impôts et trésor) et chacune des banques implantées au Mali et la Convention de gestion ou compte télépaiement entre l’administration (Trésor et impôts) et la Banque malienne de solidarité (BMS-SA). Cette opération confère à l’administration le privilège juridique d’assurer la configuration et le paramétrage du système. L’opérationnalisation de ce mécanisme requiert une plateforme qui permet un échange, hautement sécurisé, des données entre les différentes parties prenantes impliquées dans le processus de collecte et de comptabilisation des recettes. Suite logique des télé-déclarations commencées en 2019, l’introduction des télépaiements dans le processus de collecte des impôts vise trois objectifs fondamentaux. Il s’agit de la simplification des procédures de paiement des impôts pour permettre aux contribuables de payer leurs impôts, droits et taxes, sans être obligés de se déplacer physiquement vers les guichets, la sécurisation des recettes de l’État par un paiement dématérialisé et la disponibilité de la trésorerie de l’État pour faire face aux dépenses publiques en temps et en heures. Pour cela, le Groupe de travail a élaboré des documents pour encadrer le fonctionnement optimal du mode opératoire des télépaiements retenu. Il s’agit de l’Autorisation de prélèvement permanent, émanant du client de la banque, la convention d’utilisation de la plateforme, pour régir les rapports entre les parties prenantes et la convention de gestion du compte télépaiement. Cela, pour le respect des règles de fonctionnement des télépaiements. « Cette œuvre de modernisation permettra aux contribuables d’effectuer désormais leur déclaration et s’acquitter de leurs obligations (impôts, droit et taxes) en toute sécurité, célérité et fiabilité », a fait noter le président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (APBEF), Moustapha Adrien Sarr. « Les opérations se feront en toute transparence avec une traçabilité totale sans contrainte de déplacement aux guichets, a salué M. Sarr. AG (AMAP)    

Montée en puissance des FAMa : Une centaine de terroristes neutralisés en novembre (DIRPA)

Par Aboubacar TRAORÉ Bamako, 03 déc (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa), avec l’appui de leurs partenaires, ont neutralisé, au cours du mois de novembre, une centaine de terroristes dans plusieurs localités du pays, suite à plusieurs frappes aériennes de l’aviation malienne, en coordination avec les forces terrestres, notamment dans les théâtres Est, Centre et Sud de l’opération Maliko. Toutefois, dans le cadre d’une évaluation générale de la situation sécuritaire du pays, la Direction de l’information et des relations publiques des armées (DIRPA), à la faveur de sa traditionnelle rencontre mensuelle avec les hommes de médias tenue, jeudi ,dans ses locaux, indique avoir constaté que les Groupes armés terroristes (GAT) conservent toujours leur capacité de nuisance sur le terrain. « Les efforts des ennemis de la paix ont consisté à exercer des pressions sur les populations en zone Office du Niger où ils parviennent à créer un climat délétère, rendant difficiles les travaux champêtres et toute entreprise humaine », a dit, au cours de cette conférence de presse, le directeur de la DIRPA, le colonel Souleymane Dembélé qui avait comme invité principal, le chef d’état-major de l’Armée de l’air (CEM-AA), le colonel Alou Boï Diarra. Durant le mois écoulé,. « Pour contenir cette situation, les FAMa sont restées à pied d’œuvre auprès des populations dans les zones de défense sur le théâtre des opérations en consacrant d’importants efforts pour la fluidité des axes logistiques majeures. Et, en sécurisant les travaux champêtres ». Le mois de novembre a été marqué par une accalmie des attaques terroristes contre les FAMa. Cependant, on a assisté à la recrudescence des attaques et des pressions contre les populations civiles, en les empêchant de se livrer normalement à leurs occupations, et en les obligeant à signer des pactes de paix et de non agression. On a assisté aussi à des incendies de récoltes surtout dans le secteur de Niono. La rencontre a aussi enregistré la présence de plusieurs responsables militaires ainsi que des représentants des forces partenaires présentes sur le sol malien. L’exercice, désormais ancré dans les activités de la DIRPA, vise à partager les « bonnes informations qui viennent de l’armée avec les hommes de médias, en mettant en exergue les activités que les militaires mènent sur le terrain en terme d’opérations ». Dans son exposé, le directeur de la DIRPA a, d’abord, fait le point de la situation sécuritaire du mois écoulé, des activités menées au niveau du ministère de la Défense et des Anciens combattants, ainsi qu’au niveau de l’état-major général. Le colonel Souleymane Dembélé a souligné que le théâtre de l’opération Maliko a été marqué par la présence des GAT dans les localités du Centre, notamment les secteurs de Niono, Diabali, Dogofry …, dans l’Ouest du pays, notamment vers Nara, Guiré. Toutefois, selon le patron de la DIRPA, des actions dynamiques sont en cours à travers les Frago (c’est-à-dire ordre de mouvement) Tièssiri, Kélétigui, en vue de détruire les sanctuaires et neutraliser les groupes terroristes. La période a été aussi marquée par la pose d’Engins explosifs improvisés (EEI), des actions de sabotages des installations des lignes téléphoniques, d’enlèvements… En tant qu’invité spécial, le CEM-AA a procédé à la présentation de l’armée de l’air en mettant l’accent sur les missions, ses attributions et sa collaboration avec les autres composantes de notre outil de défense, notamment les forces terrestres. Parlant des missions essentielles de sa structure, le CEM-AA a cité, entre autres, la préservation de l’intégrité de l’espace aérien national, la contribution à la défense opérationnelle du territoire, la recherche et le sauvetage des aéronefs en détresse, la participation aux évacuations sanitaires et au secours médical des populations surtout en cas de catastrophes. S’y ajoute la participation au développement socioéconomique du pays notamment à travers le désenclavement du territoire. Le colonel Alou Boï Diarra a saisi l’occasion pour saluer les efforts remarquables déployés par les autorités pour le renforcement des capacités opérationnelles de l’outil de défense pour lui permettre d’assumer ses missions régaliennes de stabilisation du pays et de sécurisation des populations et de leurs biens. Notamment la consolidation du vecteur aérien avec l’acquisition récente de quatre hélicoptères de type Mi-171 avec les partenaires russes. L’armée de l’air en tant que composante entière au sein des forces armées maliennes a été créée le 6 février 1976 et sous sa dénomination actuelle. AT (AMAP)