Approvisionnement en hydrocarbures : Le Centre de coordination et de gestion des crises rassure les populations
Bamako, 18 déc (AMAP) Le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC) a annoncé, jeudi, un léger ralentissement de l’approvisionnement du Mali en hydrocarbure,s au cours de la période du 8 au 14 décembre 2025, en raison d’opérations stratégiques menées sur certains axes routiers. « Cette situation a temporairement perturbé le ravitaillement des stations-services et occasionné, par endroits, des files d’attente », précise le Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes dans un communiqué. Le CECOGEC a, toutefois, rassuré que les convois réguliers ont repris cette semaine grâce à la détermination des Forces armées et de sécurité. Près de 350 citernes ont, ainsi, été réceptionnées au Bureau des produits pétroliers des Douanes, permettant la poursuite normale de l’approvisionnement du pays en carburant. « Des dispositions urgentes sont en cours pour ravitailler le maximum de stations-services » tandis que le CECOGEC « invite les populations au calme et à ne pas céder à la panique. ». indique la structure. Le Centre a, par ailleurs, adressé ses félicitations aux Forces armées maliennes (FAMa) pour leur engagement, salué la bravoure des chauffeurs et de leurs apprentis, ainsi que l’esprit patriotique des opérateurs pétroliers. OS/MD (AMAP)
Kati : Zanga Dao constate l’avancement du recensement de la matière imposable et des équipements marchands
Kati, 16 déc (AMAP) L’agent chargé d’expédier les affaires courantes de la Commune urbaine de Kati, Zanga Dao, a effectué, mardi, une visite de terrain pour s’enquérir du déroulement du recensement de la matière imposable et des équipements marchands, initié par la mairie afin de mieux maîtriser l’assiette fiscale locale. La visite a débuté au centre de coordination du processus, installé à l’ex-Conseil de cercle de Kati, où M. Dao, accompagné de ses collaborateurs et des responsables du cabinet de conseil Sabela, a échangé avec les équipes en charge de l’opération et visité la salle de coordination. Satisfait du dispositif mis en place, il a félicité le cabinet Sabela et les agents recenseurs pour la qualité du travail accompli. La délégation s’est ensuite rendue sur le terrain dans le quartier de Kati Kôkô, où elle a suivi une équipe de recensement lors d’une opération menée au sein d’une famille à Kôkô Plateau. Au terme de la visite, M. Zanga Dao a salué l’adhésion des populations, notamment des chefs de familles et des commerçants, et a souligné l’importance de cette opération pour la mobilisation des ressources locales. Il a indiqué que la commune entend disposer, à l’issue des travaux, d’une base de données fiable de la matière imposable et des équipements marchands. Selon les responsables, il s’agit de la première opération de recensement fiscal de cette ampleur menée dans la commune urbaine de Kati depuis 1992. Pour sa mise en œuvre, le cabinet Sabela a recruté, formé et déployé 80 agents, dont des superviseurs et des recenseurs, répartis dans les 13 quartiers de la ville. ALK/OS/MD (AMAP)
Burkina Faso : la fréquence 94.0 FM ex-RFI attribuée à la Radio de l’AES (Site Burkina24)
Bamako, 17 déc (AMAP) Le Conseil supérieur de la Communication (CSC) du Burkina Faso a attribué la fréquence 94.0 FM à la Radio « Daandé Liptako », anciennement exploitée par Radio France Internationale (RFI), suspendue depuis trois ans, rapporte le site Burkina24. « La convention d’octroi de cette fréquence a été signée mercredi à Ouagadougou par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, Karamogo Jean Marie Traoré, et le président du CSC, Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo », indique le site. Selon le chef de la diplomatie burkinabè,cité par Burkina24, « cette attribution constitue une étape logique après la création récente de la Radio du Sahel, dénommée Radio « Daandé Liptako ». Il a salué l’engagement du ministre de la Communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, pour son accompagnement dans la mise en œuvre de cette initiative. Le ministre a indiqué que l’octroi de cette fréquence « vise à renforcer l’espace médiatique national à travers une radio appelée à produire un narratif en phase avec le contexte de la Confédération des États du Sahel (AES), face à des discours jugés hostiles à la cohésion sociale et à la paix. » OS/MD (AMAP)
Clôture des travaux du CCMEX : Des points essentiels liés à la gouvernance migratoire dégagés
Bamako, 17 déc (AMAP) Le Cadre de concertation avec les Maliens établis à l’extérieur (CCMEX) a clos ses travaux, mercredi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) et a permis d’aborder, « avec méthode et rigueur, plusieurs points essentiels liés à la gouvernance migratoire », a déclaré le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, qui a présidé la cérémonie de clôture. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur a précisé que les travaux ont porté sur la présentation du Cadre de concertation aux différents acteurs concernés, en mettant l’accent sur ses objectifs, ses principes de fonctionnement ainsi que sur les attentes du gouvernement à l’égard de ce mécanisme. Selon lui, « cette étape était indispensable pour assurer une appropriation collective du CCMEX et jeter les bases d’une collaboration efficace et durable. » Mossa Ag Attaher a, aussi, indiqué que les discussions ont permis d’examiner les critères de participation des associations et organisations des Maliens établis à l’Extérieur aux activités du Cadre. À cet effet, il a souligné la nécessité de garantir une participation représentative, transparente et équitable, fondée sur des critères objectifs et partagés, afin de renforcer la crédibilité et la légitimité du dispositif. Il a relevé que cette session a offert une tribune d’expression privilégiée aux Maliens établis à l’Extérieur, leur permettant « de partager leurs principales préoccupations. Le ministre a cité, entre autres, les questions relatives à la protection consulaire, à l’insertion socio-économique, à la mobilité ainsi qu’à l’investissement productif. Enfin, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher, a fait savoir que les échanges ont permis de définir un agenda prévisionnel des prochaines rencontres du Cadre de concertation, tout en identifiant des propositions et recommandations concrètes qui seront soumises à la prochaine réunion du Comité de pilotage. AC/MD (AMAP)
Réunion avec le comité local de réinstallation du projet minier de Kobada de la société Toubani Ressources
Kangaba, 16 déc (AMAP) Les acteurs du projet minier de Kobada, ont rencontré, mardi, dans la salle de conférence du Cercle de Kangaba, le comité local de réinstallation du projet pour des échanges qui ont abouti à la présentation et à l’adoption de la matrice d’évaluation des prix ou matrice de compensation. Les échanges avec les représentants du projet minier de Kobada de la société Toubani Ressources et son bureau d’études ABCOM représentant le groupement Insuco-ABCOM pour l’étude d’impact environnementale du projet ont porté sur la validation du compte rendu de la réunion précédente. Mais, aussi, sur le cadre réglementaire, la conclusion des rendez-vous avec les services techniques des 11 et 12 décembre 2025 et la méthodologie de calcul des compensations, entre autres. En amont de cette réunion, les experts de la Toubani Ressources et les services techniques ont réalisé un travail pour harmoniser les prix, en respectant les données de l’Arrêté de 2014 et à la satisfaction des victimes de l’installation de la société minière. Ces efforts ont abouti à l’élaboration de la matrice de compensation et d’un plan d’action de réinstallation (PAR). La société minière Toubani Ressources a ainsi bouclé les deux étapes pour prétendre au permis environnemental : l’étude d’impact environnemental et l’élaboration du plan d’action de réinstallation. Les membres du comité local de réinstallation ont recommandé à la société minière de respecter les données du PAR. Ces derniers se sont appropriés le projet et ont déclaré avoir « cédé (leurs) terres pour le développement local et national. » Le comité est présidé par le préfet du Cercle. Il est composé des représentants de l’administration publique (préfet, services techniques), les Organisations de la société civile (jeunesse, femmes, chefferie traditionnelle). SD/MD (AMAP)
Digitalisation des actes et procédures : La Direction générale des collectivités territoriales forme et sensibilise les acteurs locaux
Bamako, le 16 déc (AMAP) Le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, à travers la Direction générale des Collectivités territoriales (DGCT), organise, au profit de 150 acteurs locaux s venus de l’intérieur, une session d’information et de sensibilisation en matière de digitalisation des actes et procédures des collectivités territoriales, qui s’est ouverte ce jeudi, au Centre de formation des collectivités territoriales, a constaté l’AMAP. Cette série de sessions, qui se tiennent les 17, 18 et 19 décembre, dans le cadre de l’amélioration de la gouvernance des collectivités territoriales, est organisée en collaboration avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). Ces formations, qui seront animées par des experts de l’Agence des technologies, de l’information et de la communication (AGETIC) et de la Direction générale des collectivités territoriales, contribuent à la modernisation de l’administration publique et l’efficacité des services offerts aux populations par les collectivités territoriales. Selon le Conseiller technique du ministère chargé de l’Administration territoriales, Abdoulaye Mahamane, qui a présidé l’ouverture des travaux, en présence du Directeur général adjoint de la DGCT, Aly Issa, la digitalisation s’avère être un processus de matérialisation des actes et procédures administratifs et contribue à une plus grande transparence dans l’action administrative et renforce la confiance du public à l’égard des élus locaux. « La digitalisation vise, également, à lutter contre la fraude, la corruption, le népotisme, la falsification de documents administratifs, tout en améliorant l’accessibilité des citoyens aux services publics », a-t-il soutenu. Ces sessions contribueront à la promotion de la digitalisation et son introduction dans la gestion des collectivités territoriales. OD/MD (AMAP)
Mandiakuy : le So’0, tissu emblématique de la culture Bwa
Par Jérémie DEMBELE Mandiakuy . 17 déc (AMAP) Le SO’O pagne traditionnel est bien plus qu’un simple vêtement en pays bwa. Riche en couleurs, témoignage de la diversité et de la beauté de la communauté bwa, dans le Centre du Mali. La beauté d’un tissu, c’est à partir de ses couleurs, ce qui s’applique exactement au So’o. Toutes les couleurs et les designs de ce pagne ont une signification. Les artistes chanteurs, slameurs, dramaturges bwa font la promotion de ce tissu orignal. Tout Bwa arbore avec fierté ses couleurs traditionnelles et culturelles. Le So’o est confectionné par les griots bwa. Le travail de la confection est exécuté avec précision et des détails spécifique dans un atelier de bois qui n’a rien d’extraordinaire. La confection est totalement traditionnelle. Le griot Daouwo Robert Diarra de Tionkuy, dans la Commune rurale de Mandiakuy, qui nous a reçu dans son atelier, dit avoir tout appris de son défunt grand père. Aujourd’hui, il reçoit des commandes du pagne traditionnel, qui traverse des frontières, de partout au Mali, du Burkina Faso voisin et, même, de la diaspora malienne. Selon lui, le So’o est un pagne qui, autrefois, marquait la différence entre femmes mariées, fiancées ou célibataires. Daouwo est inquiet pour l’avenir du métier de tisserand qui ne nourrit plus, aujourd’hui, son homme. « Le mode vestimentaire a changé », estime-t-il. Mais l’artisan espère voir, après la décision du président de la Transition, décrétant 2025, année de la Culture, une hausse considérable des commandes. JD/MD (AMAP)
Bougouni : L’aviation des Forces armées maliennes frappe deux bases terroristes lors d’une mission d’appui aérien (Communiqué)
Bamako, le 16 déc (AMAP) « Plusieurs terroristes ont été neutralisés et d’importants matériels détruits », a indiqué l’état-major général des Armées dans un communiqué publié ce mardi 16 décembre 2025. « L’intervention s’est déroulée dans le cadre d’une mission d’appui aérien au profit d’un convoi de carburant sur l’axe Kadiana–Kolondiéba–Bougouni », ajoute le communiqué. Selon la même source, les frappes ont visé deux bases des Groupes armés terroristes (GAT) dissimulées en forêt, dont l’une à l’est de Kolondiéba et l’autre au sud-est de Wakoro, dans la région de Bougoun (Sud)i. L’état-major général des Armées s’est félicité de la proactivité des forces engagées et les a encouragées « à poursuivre leurs efforts sur l’ensemble du territoire national. » OS/MD (AMAP)
COFOR-Mali : Remise d’attestations aux 100 jeunes formés en aviculture et pisciculture
Bamako, 16 déc (AMAP) La Coalition des forces juvéniles pour le renouveau au Mali (Cofor-Mali) en partenariat avec l’Agence nationale pour l’Eemploi (ANPE), a initié la formation de 100 jeunes en aviculture et apiculture au terme de laquelle, ses responsables ont procédé, ce mardi, après midi, à la remise d’attestations aux bénéficiaires, qui a lieu à la Maison des jeunes de Bamako. « Nous adressons nos sincères remerciements à la Cofor-Mali et à l’ANPE pour leur engagement en faveur du développement de la pisciculture et aviculture au Mali », a dit Mamoutou Coulibaly, au nom des bénéficiaires de la formation. Il a souligné qu’à « travers ce partenariat, nombreux jeunes et femmes ont bénéficié du renforcement de leurs compétences et capacités dans ces deux secteurs porteurs, qui représentent, aujourd’hui, une réelle opportunité de création d’emplois et de revenus durables. » « Grâce à l’accompagnement technique et institutionnel reçu, a-t-il précisé, les bénéficiaires sont mieux préparés à développer des activités. » Il a également indiqué que « cette initiative contribue à la sécurité alimentaire et à la réduction du chômage. Et M. Coulibaly de saluer « la vision et le professionnalisme des équipes de la Cofor-Mali et de l’ANPE dont l’appui a permis de valoriser les ressources locales et le savoir-faire national », avant d’encourager la poursuite et l’extension de ce programme. La présidente du Cofor-Mali, Mme Zeinab Evelyne Jacques s’est réjouie de voir ces 100 jeunes hommes et femmes formés en aviculture et en pisciculture, grâce au partenariat entre son organisation et l’ANPE. En s’adressant aux bénéficiaires de ces deux sessions de formations, Mme Zeinab Evelyne Jacques a précisé : « Ces attestations que vous recevez ne sont pas de simples documents, mais la reconnaissance de compétences techniques, de savoir-faire pratiques et d’une volonté d’aller de l’avant. » Elle a rappelé que « l’aviculture et la pisciculture constituent des secteurs porteurs, essentiels à la sécurité alimentaire, à la création d’emplois et au développement local. » « En choisissant ces filières, vous avez fait le choix de l’entrepreneuriat, de la résilience et de la contribution active au développement de notre pays », a précisé la présidente du Cofor-Mali. « À la Cofor-Mali, nous restons convaincus que la jeunesse, lorsqu’elle est formée, accompagnée et encadrée, devient une véritable force de transformation sociale et économique. C’est pourquoi, nous continuerons à initier et à soutenir des programmes de formation adaptés aux réalités du terrain », a-t-elle assuré. Mme Zeinab Evelyne Jacques réaffirmé l’engagement de la Cofor-Mali, « à poursuivre cette dynamique, en étroite collaboration » avec l’ANPE et l’ensemble des autorités et partenaires qui soutiennent la Cofor-Mali depuis sa création. Le directeur général adjoint de l’ANPE, Moussa Djourté a, au nom du ministre de l’Emploi, de l’Entrepreneuriat national et de la Formation professionnelle et le directeur général de l’ANPE, expliqué qu’au bout de deux sessions de formation, les apprenants ont appris les différentes techniques en aviculture et en pisciculture. « Je crois, sans doute, que vous êtes dans les meilleures conditions pour mener à bien vos projets, car la formation est la base de l’entrepreneuriat, ensuite le financement », a dit M. Djourté. Selon lui, « sans connaissance aucune activité, aussi rentable qu’elle puisse être, est vouée à l’échec et elle est la première aide que les jeunes sollicitent aujourd’hui », a également dit le directeur général adjoint de l’ANPE. « En partenariat avec la Cofor-Mali, Nous avons initié un programme d’accompagnement clé des demandeurs d’emploi, majoritairement jeunes et, cela, par le fait que la jeunesse est le socle de l’économie du Mali », a-t-il souligné. Avant d’encourager la Cofor-Mali à multiplier ces initiatives au profit de la jeunesse. ST/MD (AMAP)
Sikasso : Démarrage lundi de la 1ère session de la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance
Sikasso, 15 déc (AMAP) La 1ère session de la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Sikasso (Sud) a démarré lundi 15 décembre et se poursuivra jusqu’au vendredi 19 décembre 2025 pour juger cinq dossiers dont un cas de meurtre et quatre d’agression sexuelle (viols et pédophilies). Selon le procureur de la République près le TGI de Sikasso, Moussa N’Tji Coulibaly, c’est compte tenu des inconvénients de la lourdeur procédurale aux niveaux des sessions d’Assises, le coût élevé de ces sessions, la lenteur dans le traitement des dossiers criminels… que les pouvoirs publics ont adopté le nouveau schéma consacrant les chambres criminelles. Le Code de procédure pénal a été adopté en 2024 à travers la loi n°2024-0028 du 13 décembre. Cette loi a été adoptée par le Conseil national de Transition (CNT) en sa séance du 31 octobre 2024. Selon M. Coulibaly, c’est à travers la lettre circulaire du 2 septembre 2025 que le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des sceaux a instruit tous les chefs de juridictions et de parquet aux niveaux des tribunaux de grande instance de mettre en place leurs chambres criminelles au plus tard le 1er novembre 2025. « La Chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Sikasso a été mise en place, nous sommes les premières à tenir notre audience », a-t-il souligné. S’agissant de la 1ère session de la Chambre criminelle du TGI de Sikasso, le procureur a dit que c’est après le passage des dossiers concernés au stade de l’instruction préparatoire qu’ils ont été introduits dans le circuit judiciaire de Sikasso courant 2025. Il a indiqué, que pour cette audience, les dossiers concernent les cercles de Sikasso, notamment Danderesso, Niéna, Kignan, Kadiolo et Loulouni. Selon lui, c’est sur instruction de la hiérarchie (Bamako) que le TGI de Sikasso peut se prononcer sur les dossiers des cercles de Kolondièba (Kadiana), Yanfolila et de Bougouni. Du point de vue du procureur de la République, la suite de la session de la Chambre criminelle, « c’est le jugement idoine. » « Les non coupables seront acquittés et les coupables seront condamnés. Ils purgeront leurs peines à Sikasso sauf en cas de transfert de la part de l’Administration pénitentiaire l’éducation surveillée », a-t-il expliqué. Ainsi, certains condamnés peuvent être transférés dans d’autres localités relevant du ressort de la Direction régionale de l’administration pénitentiaire et de l’éducation surveillée de Sikasso. A un niveau supérieur, d’autres condamnés peuvent aussi être transférés à Bamako ou Kenieroba pour des raisons de sûreté. « Tout compte fait, les décisions peuvent être sujettes à l’appel. On peut interjeter l’appel contre les décisions qui seront prises par le Tribunal de grande instance statuant en matière criminelle », a-t-il précisé et de renchérir que cela n’était pas possible avec la Cour d’assise. Se prononçant sur les avantages de la chambre criminelle pour les accusés, Moussa N’Tji Coulibaly a dit que c’est une juridiction permanente et fixe, contrairement à la Cour d’assise qui se tenait auparavant. Cette dernière est une juridiction non permanente. Elle tenait, au minimum, deux sessions par an, en raison d’une session par semestre. Le magistrat a notamment évoqué la saisine de la Cour d’appel de Bamako par les parties, le principe du double degré de juridiction dont bénéficient les décisions rendues en matière criminelle, la réduction du coût des sessions de la chambre criminelle pour l’Etat, la suppression des assesseurs de la formation de la chambre criminelle et le rapprochement de la justice aux justiciables. Par ailleurs, le procureur Moussa N’Tji Coulibaly a sollicité, d’une part la hiérarchie judiciaire pour étoffer leur effectif et, d’autre part, la population à faire preuve de respect de nos lois. MFD/MD (AMAP)

