La dernière interview de Domingo à L’Essor
Par Boubacar THIERO Cette interview a été réalisée en octobre 2021 dans la rubrique «Un jour, un événement» consacré à la demi-finale aller de la Coupe d’Afrique des clubs champions en 1966 contre Oryx de Douala, sèchement battu 4-2 à Yaoundé. Bamako, 04 sept (AMAP) Il y a 55 ans, le Réal a réalisé une prestation XXL en demi-finale aller de la Coupe d’Afrique des clubs champions contre Oryx de Douala, sèchement battu 4-2 à Yaoundé. Auteur d’un quadruplé, Salif Keïta «Domingo» a été le grand artisan de la victoire des Scorpions. Âgé aujourd’hui de 74 ans, le premier Ballon d’or africain (1970) se souvient encore de cette demi-finale historique. «Notre voyage à Yaoundé a été long et fatigant. L’avion qui nous transportait nous a beaucoup secoués, on a eu peur puisqu’il y avait beaucoup de nuages. On était donc très soulagés à notre arrivée à Yaoundé », raconte Domingo. « A notre descente d’avion, nous avons été bien accueillis à l’aéroport et transportés à l’hôtel». «Le jour du match, se souvient l’ancien international, on était décontractés, il y avait l’enjeu mais, on n’avait pas peur puisqu’on avait le match retour à Bamako. Il fallait faire un bon résultat à Yaoundé pour être serein au retour. On a bien commencé la rencontre et Dieu faisant bien les choses, on a gagné à l’aller par 4-2 et c’est moi qui ai marqué les 4 buts. Après cette victoire en déplacement, on s’est bien préparés pour le match retour qui devait se jouer à Bamako». «Deux semaines plus tard, les Camerounais sont arrivés à Bamako pour le match retour. Nous avions une bonne équipe et étions confiants. Sans surprise, nous nous sommes qualifiés pour la finale, en gagnant 3-2 à Bamako. Sur l’ensemble des deux matches, le Réal a marqué 7 buts», souligne Salif Keïta. Pour le premier Ballon d’or africain, la force principale du Réal était la ligne d’attaque avec les joueurs comme Idrissa Touré ‘’Nani’’, Ousmane Traoré, Idrissa Kanté et, bien entendu Domingo lui-même. «Avec ces joueurs talentueux, on a réalisé un parcours sans faute jusqu’en finale», se souvient Salif Keïta. Au premier tour, les Scorpions ont écrasé les Invincibles de Monrovia, battus 6-0 à Bamako et 3-2 à Monrovia. Salif Keïta a marqué 4 buts sur l’ensemble des deux matches (2 à l’aller et 2 au retour). En quarts de finale, les Réalistes éliminent l’équipe guinéenne de Conakry I (2-1 à Bamako et 2-3 à Conakry). Là encore, Domingo s’illustre en inscrivant 3 buts. Puis vint la demi-finale contre Oryx de Douala (2-4 à Yaoundé et 3-2 à Bamako, dont 6 réalisations de Salif Keïta). Malheureusement, le rêve du Réal de soulever le trophée continental sera brisé en finale par le Stade d’Abidjan. Pourtant, au match aller, le Réal s’est largement imposé 3-1 à Bamako, grâce notamment à un doublé de l’inévitable Salif Keïta. Mais au match retour à Abidjan, les Ivoiriens renversent la situation en gagnant 4-1 après prolongations. «Au match aller, on a fait un très bon travail mais au retour on a bêtement perdu 4-1 contre le Stade d’Abidjan», regrette encore Salif Keïta qui se consolera avec le titre de meilleur buteur de la compétition (14 réalisations sur les 25 buts marqués par le Réal). BT (AMAP)
Salif Keïta dit Domingo : un génie, une légende
Par Souleymane Bobo TOUNKARA Bamako, 04 sept (AMAP) Icône du football mondial, le premier Ballon d’or africain est décédé des suites d’une longue maladie, le samedi 2 septembre à Bamako, à l’âge de 77 ans. La triste nouvelle est tombée, samedi peu après 10h : Salif Keïta dit Domingo, le meilleur footballeur malien et africain de tous les temps et l’un des plus grands joueurs de l’histoire du football mondial, s’est éteint à l’âge de 77 ans. La «Panthère noire» (Ndlr, autre surnom de Salif Keïta) était malade et avait disparu des écrans radars depuis plusieurs mois jusqu’à ce fatidique samedi 2 août. La planète foot du Mali pensait que Domingo allait vaincre la maladie et retrouver le monde qui a fait sa réputation, un monde où son parcours et sa personnalité continueront à inspirer des millions de jeunes footballeurs à travers le monde. La carrière ou plutôt l’histoire de Salif Keïta commence en 1963, quand le natif de Ouolofobougou-Bolibana signe sa première licence avec l’AS Réal de Bamako, à l’âge de 17 ans. Mais, auparavant, il avait porté les couleurs des Pionniers de Ouolofobougou, l’équipe de son quartier. Quelques matches suffisent au jeune joueur pour convaincre l’entraîneur français des Scorpions, Laurel et accéder à l’équipe première. Dans la foulée, Domingo dispute et gagne son premier match officiel avec le Réal contre le Djoliba. La même année, Salif Keïta est appelé en Equipe nationale où il fait son grand baptême du feu lors d’un match amical qui s’est déroulé au stade Mamadou Konaté. Ensuite, il est sélectionné, avec quelques jeunes de sa génération pour les Jeux des nouvelles forces montantes d’Indonésie. L’histoire était en marche pour le jeune surdoué. En 1964, Salif Keïta se révèle à la planète-foot du continent africain, à l’occasion d’un match qui oppose le Mali à la Côte d’Ivoire, à Abidjan. Domingo débute la rencontre sur le banc, mais après l’ouverture du score par les Ivoiriens, le staff technique de la sélection nationale décide d’intégrer le jeune attaquant à la 30è minute. Salif Keïta s’illustre en marquant le but de l’égalisation, permettant ainsi au Mali d’obtenir le partage des points. L’année suivante (1965), Domingo dispute la première finale de la Coupe d’Afrique des clubs champions (actuelle Ligue des champions d’Afrique) sous les couleurs du Stade malien, mais ne peut empêcher la défaite des Blancs contre l’Oryx de Douala (Cameroun). A l’époque, le règlement de la compétition autorisait les équipes à renforcer leur effectif avec deux joueurs issus d’un autre club et le choix de Salif Keïta était une évidence pour les Blancs de Bamako. Après cette finale perdue par les Stadistes, la planète-foot de l’Afrique découvre véritablement le génie créateur et l’instinct de buteur inné du jeune international malien lors de la campagne 1966 de la même Coupe d’Afrique des clubs champions. En effet, en 8 matches avec le Réal, Domingo marque 14 buts et conduit les siens en finale. Face au Stade d’Abidjan, tous les regards se tournent vers le natif de Ouolofobougou, mais comme le Stade malien, un an auparavant, le Réal chute à son tour sur la dernière marche et Salif Keïta se contentera du titre de meilleur réalisateur de la compétition. S’ajoute à cette liste, la finale des premiers Jeux africains de Brazzaville que la Panthère noire a perdue avec l’Equipe nationale face au Congo (1965). PREMIER BALLON D’OR AFRICAIN – Après trois finales perdue, le prolifique buteur voit enfin son mérite récompensé en 1970 avec le premier Ballon d’or africain du magazine France-Football. Trois ans auparavant, Salif Keïta avait quitté le Mali et le Réal pour poser ses valises à Saint-Etienne. C’est avec les Verts (Ndlr, surnom de Saint-Etienne) que l’international malien va écrire les plus belles pages de sa carrière : trois titres de champion de France (1968, 1969, 1970), deux Coupes de France, 140 buts en 185 matches, meilleur joueur étranger du championnat (1968), Oscar du meilleur joueur du championnat (1970), Soulier d’or européen (1972, 42 buts), record de buts en une seule rencontre de championnat (6 réalisations). Parmi les autres hauts faits d’armes de Salif Keïta, on peut citer la prestation héroïque du Malien contre le Bayern Munich de Franck Beckenbauer et de Gerd Müller en Coupe d’Europe des clubs champions (actuelle Ligue des champions d’Europe). Battue 2-0 à l’aller en Allemagne, Saint-Etienne, bien emmenée par l’attaquant malien, crée la sensation en s’imposant 3-0 au Stade Geoffroy-Guichard. Hervé Revelli (2è et 59è min) a permis aux Stéphanois d’égaliser à deux buts partout sur l’ensemble des deux rencontres, avant que la Panthère noire ne donne la qualification aux siens en marquant le troisième but d’une tête rageuse (81è min). C’était le 1er octobre 1969 et quand Domingo fut sacré Ballon d’or africain quelques mois plus tard (1970), un journaliste français, membre du jury du Ballon d’or de France-Football dira : «Nous sommes réellement embêtés, car combien de fois nous avons voulu lui (Ndlr, Salif Keïta) remettre le titre de meilleur joueur du championnat français. Malheureusement, il n’était pas français, il était malien. Malheureusement il ne joue pas pour l’équipe de France». Le 31 mars 1971, ce fut au tour de l’entraîneur de Saint-Etienne d’abonder dans le même sens, après un match ayant opposé une association de joueurs marseillais et stéphanois à Santos : «Si Salif était dans un grand pays de football, il aurait été égal à Pelé». Un an après cette confrontation avec l’équipe du Roi Pelé, à Colombes, en France, l’ancien sociétaire du Réal participe à la 8è édition de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) au Cameroun avec la sélection nationale. Sous la houlette de l’entraîneur allemand Karl-Heinz Weigang, le Mali se hisse en finale, après avoir éliminé en demi-finale, le Zaïre (actuelle RD Congo), tenante du titre. Une fois encore, tous les regards se tournent vers le premier Ballon d’or africain, mais l’attaquant malien se blesse après seulement 25 minutes et quitte ses camarades, la mort à l’âme. Ce mauvais coup du sort se transforme en cauchemar pour les Mamadou Keïta «Capi», Cheick Diallo, Kidian Diallo, Cheickna Traoré «Kolo»,
Distribution en cours de l’engrais subventionné à Sikasso : Le soulagement des producteurs
Par Mariam F. DIABATE Sikasso, 04 août (AMAP) Les producteurs de Sikasso, dans le Sud du Mali, ont accueilli avec soulagement la mise à disposition des fertilisants subventionnés par l’État même s’ils estiment que les quantités disponibles sont en deçà des besoins. L’insuffisance des quotas alloués provoque, souvent, l’ire et l’incompréhension des producteurs de la 3è Région administrative du Mali. Depuis juin dernier, les producteurs de Sikasso prennent d’assaut la cour de la Direction régionale de l’agriculture (DRA) où se déroulent les opérations de distribution, dans l’espoir de s’approvisionner en engrais subventionnés par l’État. Lundi 24 juillet dernier, il est 10 heures dans la cour de la DRA. Le ciel est couvert de nuage. À l’entrée, l’ambiance est bon enfant. L’opération de distribution d’engrais subventionnés se déroule devant la section agriculture dont la devanture est bondée de monde. De nombreux producteurs, venus de différentes contrées de Sikasso, y sont campés avec leurs motos. Ils sont là depuis le petit matin. Chacun tient à être servi. IMPATIENCE – L’un d’eux, visiblement en colère, explique les raisons de cette impatience. «La subvention de l’engrais est une bonne initiative de la part du gouvernement. Cette année, mon village met en valeur des champs d’une superficie de 81 ha de maïs et 85 ha pour la culture du riz. Je suis là pour récupérer le quota d’engrais subventionnés destiné à mon village», explique Diakalia Bengaly. L’envoyé du village de Pengafolasso est convaincu qu’il n’aura pas le quart du besoin exprimé par son village. Conscient qu’il faudra se contenter de ce qu’il aura, notre interlocuteur déplore les va-et-vient incessants entre son village et la DRA pour remplir des formalités. «Pour l’instant, nous sommes dans l’attente», a dira M. Bengaly qui invite l’État à penser à décentraliser la distribution de l’engrais subventionné pour rapprocher les sites des producteurs. «Toute chose qui permettra aux producteurs de s’approvisionner dans leurs communes», suggère-t-il. Harouna Traoré et Alhassane Ouattara ont été délégués par Kalfabougou et Sayaga. Ces deux villages possèdent, respectivement, des champs de maïs d’une superficie de 70 ha et 90 ha ainsi que des champs de riz s’étendant sur 30 et de 40 ha. Leurs représentants souhaitent obtenir la quantité d’engrais pouvant couvrir l’ensemble des superficies cultivées. Nos deux interlocuteurs exhortent les autorités à augmenter la quantité d’engrais subventionné allouée à la région de Sikasso. Également rencontrée sur place, Adjaratou Diamouténé estime que l’accès à l’engrais est très difficile pour les coopératives des femmes. « C’est la raison pour laquelle, explique la quadragénaire, nombres de femmes abandonnent la lutte. » Les inquiétudes de ces producteurs et productrices sont-elles fondées ? «Cette année, la quantité d’engrais subventionnés accordées à la DRA de Sikasso par l’État s’élève à 17 932 tonnes. Pour l’heure, 7 333,9 tonnes d’engrais (tous types confondus) ont été distribués», détaille le chef du bureau statistique et suivi évaluation de la DRA, Moussa Dembélé. Selon ljui, cette quantité ne représente que 12% des besoins de la région. DIX JOURS SUPPLEMENTAIRES – « La distribution a démarré le 12 juin pour l’engrais organique et le 3 juillet pour l’engrais minéral », explique le directeur régional de l’agriculture, Alkassoum Barka. Il précise que 1.535 tonnes d’urée dont 38 tonnes de DAP et 863 tonnes de NPK, 15.488 tonnes d’engrais organiques, 8 tonnes de fertilisant (ovalis) et 6 tonnes de maïs hybride ont été mises à la disposition de la DRA au profit des cercles de Sikasso et de Kadiolo. Les prix subventionnés sont de 14 000 Fcfa le sac de 50 kg pour l’engrais minéral, 3 000 Fcfa le sac de 50 kg de l’engrais organique, 17 500 Fcfa pour l’ovalis et la semence de maïs hybride coûte 1 500 Fcfa. Quant aux prix non-subventionnés des engrais, il est de 27 000 Fcfa pour l’urée, 31 000 Fcfa le sac de DAP et 29 000 Fcfa pour le NPK. Le sac de 50 kg de l’engrais organique est cédé à 6 000 Fcfa, contre 3 000 Fcfa pour la semence de maïs hybride à et à 35.000 Fcfa pour l’ovalis. Sikasso, la cité verte du Kénédougou, est l’une des principales régions nourricières du Mali. Zone de production par excellence de légumes, de tubercules, de fruits, de céréales et de coton, la région doit son essor économique aux investissements massifs (financiers et humains) de ses fils dans l’agriculture. Productions agricoles qui continuent de croître grâce à l’accès des paysans aux intrants notamment les fertilisants subventionnés par le l’État. Malheureusement, cette année encore, des retards sont constatés dans la mise en place de ces engrais chimiques. Dans la zone de l’Office du Niger, dans le centre du Mali, des lourdeurs administratives entravent les activités. En visite cette semaine dans cette zone, le ministre de l’Agriculture, Lassine Dembélé, a, au regard des difficultés d’approvisionnement, invité les fournisseurs à plus d’efforts pour une mise en place rapide des engrais. «Nous avons adressé une lettre à tous les fournisseurs pour leur accorder dix jours supplémentaires afin qu’ils puissent honorer leurs engagements. Passé ce délai, leurs reliquats seront attribués à d’autres fournisseurs disposant de l’engrais», a-t-il prévenu. Il a révélé que l’opération de distribution, dans cette zone, connaît un léger retard à cause du nombre important de signataires et le fait qu’il n’y ait qu’un seul contrôleur financier à Niono qui doit signer les cautions techniques de cinq zones de production (Niono, Molodo, N’Débougou, Kouroumari et M’Béwani.) « Cette tâche, selon lui, n’est pas du tout aisée, car il s’agit de milliers de documents à signer. D’où le retard dans la délivrance des cautions techniques aux producteurs agricoles. » Quant aux zones de production de Kolongo et de Ké-Macina, un contrôleur financier doit signer leurs documents. «C’est une lourdeur que nous allons signaler au département de l’Économie et des Finances», a assuré le ministre Dembélé. Parlant des défis à relever, le directeur régional de l’agriculture de Sikasso, Alkassoum Barka, a évoqué, entre autres, l’insuffisance de l’engrais minéral subventionné, le dérèglement climatique, l’insuffisance du personnel d’encadrement ainsi que l’intensification de la production de la fumure organique. Il a invité les producteurs à alerter les autorités en
Issa Togo, un ingénieur malien à Saint-Pétersbourg qui fait la fierté de son pays
Envoyé spécial Moriba COULIBALY Saint-Pétersbourg, 04 août (AMAP) Titulaire d’un doctorat en construction d’ouvrages hydro-techniques, il enseigne aujourd’hui dans l’institut qui l’a formé. Notre compatriote est également très actif au sein de la communauté malienne résidant en Russie. Issa Togo est un Malien qui peut être considéré comme une exception dans un pays développé comme la Fédération de Russie. Il est l’un des rares compatriotes qui enseigne les sciences et techniques à l’Université polytechnique Pierre le Grand de Saint-Pétersbourg, la grande ville du nord de la Russie. Avec un physique d’athlète, l’homme porte bien ses 64 ans. Ce « dôgôno » bon teint et bon père de famille a épousé une Russe avec laquelle il a eu un garçon. Son fils est aujourd’hui marié et père de deux enfants (une fille et un garçon). Natif du village de Dendeli, dans le Cercle de Koro, dans le Centre du Mali, après son baccalauréat en 1978, Issa Togo s’est envolé en ex-Union des républiques socialistes soviétiques (ex-URSS) pour des études supérieures. Après la Faculté préparatoire dans la ville de Voronej, le jeune Togo est arrivé à Léningrad (le nom de Saint-Pétersbourg sous la période soviétique) pour poursuivre ses études à l’Institut polytechnique de cette ville dans la spécialisation : Construction des barrages hydrotechniques et des centrales. Il a terminé ses études dans cet institut en 1985 comme major de sa promotion. Ils étaient seulement deux Maliens à s’intéresser à cette spécialisation dans cet établissement. Toutefois, Issa Togo révèle qu’une quinzaine de ressortissants maliens ont fait leurs études en même temps que lui dans d’autres spécialités. Le parcours académique d’Issa Togo sort de l’ordinaire. C’est ainsi que ses professeurs n’ont pas hésité, en raison de ses résultats exceptionnels, à lui proposer de poursuivre ses études en vue de faire des recherches scientifiques pour décrocher un doctorat. Dans l’immédiat, Issa Togo, avec l’amour du pays chevillé au corps, a préféré retourner au bercail pour espérer décrocher du travail dans le public ou le privé. Mais découragé, il est retourné rapidement en Russie pour saisir l’opportunité offerte par ses professeurs. Ces derniers ne seront pas déçus. Bien au contraire. Issa Togo s’inscrivit en thèse de doctorat avec pour thème : «Estimation de la stabilité des ouvrages hydrotechniques sous l’action du séisme» en 1986. Il a brillamment soutenu sa thèse trois ans plus tard en 1989. Votre serviteur a été un témoin privilégis de cette soutenance. Le jury a décerné à l’impétrant la «Mention honorable» avec les félicitations des professeurs. Conscients de ses compétences, ces derniers n’ont pas hésité, séance tenante, à lui proposer d’enseigner à l’institut pour devenir professeur, afin de mettre ses connaissances à la disposition des étudiants et de la structure d’enseignement supérieur. Ce «haut fait d’armes» était inédit dans la Russie soviétique ! A l’époque, c’était non seulement inimaginable mais inespéré que l’institut propose un poste d’enseignant à un Africain. PLUSIEURS FERS AU FEU – Néanmoins, le jeune docteur frais émoulu, spécialiste en construction des barrages hydrotechniques et ouvrages, décide de tenter sa chance une nouvelle fois dans son pays d’origine. La chance ne lui sourit guère et il décide de retourner, presque définitivement, s’installer à Saint-Pétersbourg. Surtout qu’entre-temps, il avait trouvé l’âme sœur qui s’appelle Svetlana, étudiante dans le même institut que lui. Force est de reconnaître que l’idée de donner des cours à son institut ne l’enchantait pas. Alors le jeune docteur préférera tenter sa chance dans divers emplois en lien avec ses compétences techniques. C’est ainsi qu’il a été sollicité, tour à tour, par le Fonds mondial d’investissement, une société française évoluant dans le domaine de la logistique, et une autre société de joint-venture Finlande-Russie qui l’a aussi engagé pour faire des calculs et la conception des structures en bois. En 1994, il a travaillé au service en charge des rénovations des bâtiments anciens de Saint-Pétersbourg. Nanti de ces différentes expériences, Issa Togo créa en 2004 sa première entreprise Alfa Stroi (Alfa constructions) qui s’occupe de technologie innovante dans les rénovations et la conservation des bâtiments anciens. Il a dirigé une équipe d’une soixantaine personnes, essentiellement des Russes. Pendant toutes ses pérégrinations, le Conseil scientifique de l’Université polytechnique, qui n’a jamais renoncé à profiter de ses compétences, l’a sollicité encore pour venir enseigner à temps plein. L’institut lui a proposé le poste de chef du département «Gestion des eaux et construction des ouvrages hydrotechniques». En 2018, à la suite d’une réorganisation, l’institut a fusionné avec des départements pour devenir une école supérieure. Dr Issa Togo s’occupera de la construction hydrotechnique et énergétique. Il a participé aussi au conseil de conception et contrôle de certains barrages à Manhinski et à Krasnodar en Russie. Fort de son parcours professionnel, Dr Issa Togo enseigne deux volets à l’Université polytechnique. Le premier est relatif à la physique des bâtiments en l’occurrence comment améliorer la consommation en énergie des bâtiments. Ces cours sont dispensés en russe, en français et en anglais. Le 2è volet concerne la conception et la construction des ouvrages hydrotechniques. Ces cours sont dispensés en russe avec des possibilités de donner des consultations en russe et en français. De 2018 à nos jours, Dr Issa Togo est le chef de la sous-commission du comité de la Fédération de Russie en charge des grands barrages et des ouvrages hydrotechniques en vue de les protéger contre les inondations. CONSUL HONORAIRE – Mais Dr Issa n’est pas seulement actif sur le plan académique et professionnel. Il est également apprécié au sein de la communauté malienne résidant en Russie. Il était, avec sa famille, à l’aéroport pour organiser l’accueil de la délégation malienne au Sommet Russie-Afrique. Grâce à son engagement constant auprès de ses compatriotes, il a été proposé pour être Consul honoraire du Mali à Saint-Pétersbourg où il sera le point focal de l’ambassade en vue d’apporter soutien et conseils utiles à nos compatriotes. l milite également pour la promotion des relations économiques, culturelles et scientifiques entre la Fédération de Russie et le Mali. Pour Dr Issa Togo, la participation du Mali au Forum économique et humanitaire ainsi qu’au Sommet
Le poulet métissé Wassa chè, une aubaine pour les aviculteurs
Par Fatoumata TRAORE Bamako, 03 août (AMAP) La viande de volaille, particulièrement de poulet, occupe une place de choix dans la gastronomie malienne. Elle se retrouve dans nos assiettes lors de cérémonies et de fêtes religieuses, de mariage, de baptême ou autres rencontres festives. Des grands hôtels aux plus petites gargotes, en passant par les restaurants et les rôtisseries, la consommation de poulet atteint des proportions difficiles à estimer. Ce qui rend la demande plus forte sur le marché. L’élevage des poules comme toutes autres activités économiques, répond à des normes scientifiques, sanitaires et commerciales. Elle s’appuie sur des résultats de recherches scientifiques au plan nutritionnel, sanitaire mais, aussi, génétique pour se développer. La hantise de tout aviculteur vient des maladies aviaires. C’est la principale cause des échecs dans les élevages. « Pour pallier cette contrainte, les chercheurs de l’Institut d’économie rural (IER) ont mis au point une technique qui permet de croiser la race de poulet locale métissée avec une race exotique appelée le «Rhode Island red», pour obtenir un degré de sang à ¼ de la première et à ¾ de la seconde », explique Dr Amindi Moussa Dolo, chef de programme au Centre de recherche de Sotuba. Le fruit de ce croisement est dénommé ¾ ou «Wassa chè» en bambara qui veut dire : un poulet qui répond aux attentes. De nombreux aviculteurs ne jurent plus que par cette race hybride. Il se caractérise par sa capacité à produire des œufs fécondables, en même temps que de la chair. En plus, il résiste aux maladies aviaires. Selon le chercheur, c’est un sujet qui, grâce à son gène local, s’adapte à l’environnement rural. Il est moins gourmand en nourriture et très productif en œufs (180 en moyenne par an), contre 80 à 90 pour la race locale. En terme de croissance, il présente le double avantage de mettre moins de temps que le poulet local et d’avoir une durée de vie plus longue que la race exotique. Fort de ce potentiel, le « Wassa chè » est devenu une aubaine pour les producteurs maliens. Moussa Maguiraga, président de la Coopérative « Wassa chè » du Mali confime et confie que grâce à cette technique, « les aviculteurs maliens peuvent sortir de la pauvreté et faire du sous-secteur un moteur de l’économie malienne tout en contribuant à la sécurité alimentaire des populations. » FOURNIR LES PAYS VOISINS– Aujourd’hui, à en croire M. Maguiraga, l’activité se porte bien, même s’il met une réserve quant à la vulgarisation du « Wassa chè » qui n’a pas encore atteint les résultats escomptés. On rappelle que le gouvernement, à travers ces travaux de recherche de l’IER, a voulu faire de l’aviculture un moyen de lutte contre la pauvreté en milieu rural. Car, l’activité pourrait être génératrice de revenus pour de nombreuses familles qui vivent dans la précarité et l’insécurité alimentaire. « Cependant, dans les grandes agglomérations comme Bamako, l’activité réussit à beaucoup d’acteurs », reconnaît l’aviculteur. Ce qui permet au Mali de fournir les pays voisins en poulets. Par exemple, cette année, sa coopérative a exporté 5 000 sujets en Guinée, 3 000 au Niger et à peu près 1 500 au Burkina Faso. Lassine Doumbia, entrepreneur avicole à Banankabougou, confirme cette performance. C’est en 2010 qu’il s’est « lancé dans cette activité », nous confie-t-il. Après avoir acquis une expérience solide et une maîtrise du domaine, il forme les jeunes et les aide à s’installer à leur compte. Aujourd’hui, il a initié 125 jeunes qui sont en pleine activité. Quand le « Wassa chiè » atteint sa maturité, il peut peser environ 4 kilogrammes. Ce qui est une bonne source d’approvisionnement en viande de poulets. Leur différence avec les races exotiques et les poulets de chair, est leur capacité à produire des œufs fécondables, en même temps que de la chair, contrairement à la race locale qui a moins de poids et pond moins, En outre, les œufs et la chair de la race exotique ne sont destinés qu’à la consommation. Pour notre interlocuteur, la différence entre un poulet local amélioré et un poulet de chair se situe au niveau de leur cycle de vie. Le cycle de vie d’un poulet de chair ne dépasse pas 45 jours au maximum ou 2 mois, sinon il meurt par engraissement. Quant au poulet griffé, son cycle de vie peut aller jusqu’à plusieurs mois voire 2 ans. « On les appelle les rigoureux », selon lui. Le jeune entrepreneur, Moussa Dembélé promoteur de la ferme Dem à Djoliba, soutient que ce métissage permet l’amélioration génétique et accroît la marge de rentabilité d’un éleveur en un temps de record. Ce qui, selon lui, « attire la jeunesse à venir dans le secteur avicole. » Il est convaincu que la promotion de cette race permettra de lutter contre le chômage des jeunes, la pauvreté en milieu rural et l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Mali. FT/MD (AMAP)
Médias : Quatre-vingt-un journalistes de soixante-neuf pays découvrent la Chine
Aminata Dindi SISSOKO Envoyée spéciale Beijing, 1er août (AMAP) Quatre-vingt-un journalistes de soixante-neuf pays d’Afrique, des Caraïbes, d’Amérique latine, d’Asie-Pacifique et d’Europe de l’Est à participent à la deuxième phase du programme 2023 du Centre international de communication de la presse chinoise (CICPP) qui a démarré, lundi, dans la salle multifonctionnelle de la Résidence diplomatique à Beijing, la capitale chinoise. Invités par l’Association chinoise de diplomatie publique (CPDA), les homes et femmes de medias ont commencé cet important programme par une réunion, en présence du directeur du CICPP, Yu Lei et plusieurs de ses collaborateurs, notamment la directrice Asie-Pacifique, Xiaochang Shen. Le Mali, qui entretient une coopération fructueuse avec la Chine est représenté par le quotidien national L’Essor. Au cours de ce programme, qui durera quelques mois, les hommes de medias sous la houlette du CICPP, participeront à des conférences sur diverses thématiques, entre autres,| le développement socio-économique de la Chine, la diplomatie, la culture, la science, la technologie. La directrice Asie pacifique a précisé que le CICPP organisera des symposiums avec les principaux départements gouvernementaux, les entreprises, les groupes de réflexion et les organisations médiatiques. Les participants visiteront, également, la ville de Beijing et certaines provinces. « Ce séjour vous offrira l’occasion de couvrir les événements majeurs qui se tiendront en chine tels que le Forum de la ceinture et de la route pour la coopération internationale, l’édition 2023 de l’exposition internationale d’importation de la Chine. Au cours de ce séjour, vous effectuerez, également, des stages dans les principaux médias » a-t-elle expliqué. Xiaochang Shen a invité les journalistes à pleinement profiter de ce séjour en terre chinoise, tout « en veillant au respect des lois et réglementations chinoises, de l’éthique professionnelle du journalisme, des dispositions du CICPC. » Elle a, aussi, conseillé aux participants de ne pas s’engager dans des activités illégales, de respecter les politiques et les mesures de prévention des épidémies de la Chine, d’être ponctuel lors des différentes activités inscrites au programme. En souhaitant la bienvenue aux journalistes venus de divers horizons, le directeur du CICPC a rappelé que le Centre a été créé en 2014 « pour renforcer la coopération pratique entre la Chine et les Pays en développement. » Il a expliqué que le programme a été divisé en deux phases cette année. La première s’est tenue au cours du premier semestre de l’année et a vu la participation de 60 journalistes venus de 52 pays. « Pour cette deuxième phase a-t-il précisé, il s’agit d’environ 81 journalistes venant de 69 pays. « Ce programme permettra aux journalistes de découvrir la Chine par eux-mêmes. Ils seront mieux édifiés sur la culture, le développement et la société chinoise afin d’améliorer la couverture médiatique du pays » a-t-il dit. Il a rappelé que de 2014, à la 1ère phase du programme 2023, le CICPC a accueilli 429 journalistes venus de 123 pays. Pour les journalistes de cette deuxième phase de 2023, les attentes sont nombreuses. Awa Faye, rédactrice en chef adjointe de Seneweb, qui est à sa première visite en Chine, espère apprendre davantage sur la Chine et se faire une idée juste sur les bases solides qui ont porté ce pays à devenir une grande puissance mondiale. « Cet Empire du milieu a une riche histoire. En sus, il regorge d’énormes potentialités. Cette session va nous permettre de couvrir en tant que reporter de grands évènements qui vont se dérouler sur le territoire chinois, rencontrer des diplomates et des membres du gouvernement chinois », a-t-elle dit. Awa Faye espère qu’un réseau pourra se créer pour une collaboration fructueuse entre les pays. Dahir Abdullahi, journaliste à l’Agence de presse nationale somalienne (SONNA), espère acquérir de nouvelles compétences pour le bonheur de son pays. « Il s’agit d’un très bon programme à tous les égards Que ce soit personnellement ou pour mon pays. La Chine est la deuxième économie du monde. Si on considère le pouvoir d’achat, c’est le plus élevé du monde et le succès qu’elle a obtenu est dû au travail et à la connaissance. Nous espérons que nous allons acquérir des connaissances que nous ramènerons dans nos pays », a-t-il dit. Au cours de cette première semaine du programme, les participants vont pratiquer la calligraphie chinoise, visiter le Palais impérial, Huawei, le Parc national des zones humides de Yeyahu, Lipao village et la grande Muraille à Badaling, entre autres. ADS/MD (AMAP)
Le président Goita à la fin du Sommet Russie-Afrique : « Nous partageons des valeurs avec la Russie »
Envoyé spécial Moriba COULIBALY Saint-Pétersbourg, 1er août (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, s’est satisfait de sa visite de quelques jours à Saint-Pétersbourg dans le cadre du 2è Sommet Russie-Afrique, du 27 au 27 juillet 2023. Dans une interview à la presse, à la fin des travaux du sommet, le chef de l’État s’est particulièrement réjoui de son audience avec son homologue russe, Vladimir Poutine, précédée d’une rencontre bilatérale. «Nous avons discuté des questions bilatérales dans les différents domaines. Les engagements discutés entre les deux parties ont été validés par le plus haut niveau de discussions. Après cette rencontre bilatérale, j’ai eu un tête-à-tête avec le président russe au cours duquel nous avons passé en revue nos domaines de coopération », a déclaré Assimi. « Je suis vraiment satisfait de cette visite. J’ai été surtout impressionné par le respect mutuel du président Poutine, par sa grande disponibilité et sa grande capacité d’écoute. Il m’a assuré que le Mali est un partenaire clé pour la Russie. Cela veut tout dire», s’est félicité le colonel Assimi Goïta. «La Russie a été un partenaire stratégique du Mali depuis l’accession de notre pays à l’indépendance en 1960. Nous partageons un certain nombre de valeurs avec la Russie que sont, entre autres, la non ingérence dans les affaires intérieures des Etats et le respect de la souveraineté des États et surtout la prise en compte des intérêts de nos populations », a dit le cgef de l’Etat malien. « Je suis en contacts téléphoniques permanents avec le président russe. C’est à la suite d’un de nos appels téléphoniques qu’il m’a fait l’honneur de m’inviter à ce sommet», a rappelé le chef de l’État. «Il était de mon devoir d’honorer mon engagement par la présence d’une forte délégation malienne composée des ministres, des membres du Conseil national de transition (CNT) et des opérateurs économiques», a précisé le président Goïta. L’enjeu de ce sommet, a fait remarquer le président de la Transition, était de construire et de consolider un partenariat stratégique gagnant-gagnant dans les domaines économique, agricole, commercial, de l’enseignement et de la recherche scientifique, politique et surtout aussi sécuritaire. « Quand notre pays a été confronté aux sanctions inhumaines et illégitimes contre les populations par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les autorités de la Transition ont dépêché plusieurs missions en Russie. Ces différentes missions ont travaillé sur plusieurs dossiers, notamment l’approvisionnement du pays en engrais dans le domaine agricole et dans le cadre du transport notamment la relance du trafic ferroviaire », a encore dit le colonel Goïta. « Le Mali est en train de travailler dans le cadre de la création d’une compagnie aérienne avec la Russie et dans le domaine sécuritaire, notre pays a bénéficié de la livraison de plusieurs aéronefs et cela va se poursuivre », a révélé le président Goïta. Selon lui, « diversifier et intensifier cette coopération avec la Russie participe des enjeux de ce sommet pour le Mali. » JALONS DE LA COOPÉRATION – Lors du premier sommet, la Russie avait convenu de diversifier l’aide humanitaire et de développer le commerce en fonction de son partenariat avec les différents alliés. «Force est de connaître que des difficultés sont apparues dans l’exécution de ces missions. Notamment, à cause de la pandémie du Coronavirus qui a perturbé les transactions commerciales internationales. Ce qui a eu pour conséquences pour beaucoup de pays de pas avoir pu bénéficier de cet appui », a souligné le chef de l’État. Il a ajouté que la cherté de la vie s’est invitée dans cette initiative pour impacter négativement tous les secteurs principalement les prix des hydrocarbures, des engrais etc. Et aussi le conflit en Ukraine qui impacté tous les secteurs vitaux. « La Russie est revenue avec ses partenaires pour identifier les nouvelles routes de ravitaillement des bénéficiaires. Les sanctions imposées par les Occidentaux à la Russie ont également perturbé le ravitaillement en denrées alimentaires des pays bénéficiaires. Le cas du Mali se situe dans ce cadre», a fait remarquer le président Goïta. «Le monde a beaucoup évolué. Il s’agit, pour les pays, d’identifier leurs intérêts et identifier leurs partenaires avec lesquels ils peuvent s’engager dans le cadre du respect mutuel et du respect de la souveraineté des États. Aujourd’hui, la Russie demeure ce partenaire fiable, sincère et engagé à répondre aux aspirations des populations maliennes», a estimé le président de la Transition. C’est, selon lui, la raison pour laquelle, le Mali a développé un certain nombre de partenariats, notamment dans le domaine de la sécurité. A l’issue de la rencontre avec les autorités russes, il est question de renforcer l’arsenal sécuritaire et militaire du Mali. « Sans sécurité il n’y a pas de développement et vice-versa. C’est pourquoi le Mali a décidé de renforcer davantage le secteur économique dans cette dernière phase de la transition. C’est pour cela que les négociations sont en cours avec la partie russe pour les secteurs agricole, commercial, transport surtout ferroviaire. Une accélération de ces actions est attendue pour la concrétisation de nos engagements, donc des résultats de cette coopération’, a annoncé Assimi Goïta. «Nous avons déjà posé les jalons. Il appartient aux différents ministères de veiller à atteindre les objectifs recherchés», a conclu le colonel Goïta, attendu, avec sa délégation ce mardi à Bamako. MC/MD (AMAP)
Assimi Goïta à Saint Pétersbourg : La Russie, partenaire sincère du Mali, selon le président de la Transition
Envoyé spécial Moriba COULIBALY Saint-Pétersbourg, 30 juil (AMAP) Le colonel Assimi Goïta, qui a séjourné, du 27 au 28 juillet à Saint-Pétersbourg pour participer au Sommet Russie-Afrique, a apprécié le partenariat militaire du Mali avec la Russie qui a permis à son pays « de recouvrer progressivement sa pleine souveraineté sur l’ensemble du territoire. » Lors de ce sommet, les chefs d’État et de gouvernement africains dont le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, ont été reçus à déjeuner, jeudi, par, le président russe Vladimir Poutine. Dimanche, le chef de l’État malien a pris part, aux côtés du président russe, Vladimir Poutine, à la parade de la Marine russe sur les berges du fleuve Neva, à Saint Pétersbourg. Etaient également présents, d’autres chefs d’État africains, notamment le capitaine Ibrahim Traoré du Burkina Faso, le président congolais Denis Sassou Nguesso. Le président russe a passé en revue les troupes marines et les navires de guerre de l’Armée russe avant de prononcer un discours adressé à toutes les forces armées et, plus particulièrement, « de la Marine qui se distinguent par des faits militaires qui honorent la République. » Le défilé des différents bâtiments de guerre russe a démarré pour passer devant la loge officielle installée à cet effet sur les berges de la belle ville du nord de la Russie. Avant d’assister à cette parade militaire, la délégation présidentielle a été reçue en audience, samedi, à la résidence présidentielle. Le président russe a remercié le colonel Assimi Goïta pour avoir honoré de sa présence le sommet que son pays a organisé à l’intention des pays africains. «Au-delà de nos contacts téléphoniques réguliers, vous voilà présent ici en personne pour la première fois, afin de magnifier notre relation bilatérale qui est dense grâce aux différents rendez-vous et signatures de documents importants et de contacts », a dit Vladimir Poutine. Il a dit considérer « le Mali comme un (des) partenaires clés (de la Russie) dans la Région sahélienne. » « Nous sommes intéressés à faire passer nos relations à un niveau plus élevé, a assuré le chef de l’État russe. «Nous sommes intéressés à poursuivre nos investissements, notamment dans le domaine du commerce », a-t-il ajouté. « J’ai noté, malheureusement, une baisse des volumes d’échanges avec le Mali, alors que dans le même temps, elle est en hausse avec d’autres pays africains. Des entreprises russes s’intéressent particulièrement aux minerais (notamment l’extraction de lithium), à l’énergie, l’agriculture et bien d’autres domaines dans lesquels nous pouvons travailler ensemble», a indiqué le président Poutine. «Au fur et à mesure de notre collaboration, nous allons continuer à soutenir les efforts du Mali avec de nouvelles livraisons de produits alimentaires. Nous allons poursuivre notre coopération en matière d’enseignement qui permettra de constituer une base solide pour le développement de certains secteurs de l’économie malienne. Beaucoup de spécialistes maliens ont été formés pendant l’époque soviétique et, maintenant, avec la Russie et qui travaillent dans les sphères les plus élevées de l’administration malienne», a faot remarquer le chef de l’Etat russe. « Toutefois, a-t-il assuré, nous allons continuer à améliorer cette contribution à la formation des cadres avec une augmentation des étudiants maliens qui passera de 135 à 290 cette année académique 2023-2024. » «Nous avons des approches similaires sur la plupart des problèmes internationaux et j’espère que nous continuerons à travailler ensemble dans le respect du droit international et de l’ONU. » « J’apprécie le fait que vous avez décidé de rester pour prendre part demain (Ndlr, dimanche) au défilé de la flotte marine de la Russie qui se tiendra à Saint Pétersbourg. Je vous remercie pour cette attention à l’égard de mon pays», a dit le président russe lors des échanges avec la délégation présidentielle. QUALITÉ DE LA COOPÉRATION – Le colonel Assimi Goïta a salué et félicité le président russe à qui il a exprimé sa profonde gratitude pour l’accueil . Il faut rappeler que cette délégation était composée outre des ministres de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, de l’Économie et des Finances, Alousséini Sanou, de l’ambassadeur du Mali auprès de la fédération de Russie, mais aussi de plusieurs autres personnalités diplomatiques, militaires et conseillers spéciaux du président. «Notre participation à ce sommet que vous avez organisé dénote de l’importance que nous accordons à cette relation historique et si particulière que nous avons avec la Russie, grand ami du Mali. Notre relation est basée sur de multiples valeurs communes, notamment le respect, l’égalité et l’équité », a indiqué le colonel Goïta. Selon lui, le soutien constant de la Russie à la transition malienne « est le reflet de la grande amitié et de la fraternité entre (les) deux pays et (les) deux peuples. » Cela démontre « également votre engagement personnel pour le retour de la paix et de la stabilité dans les pays du Sahel et plus particulièrement au Mali», a declaré le président de la Transition. Il a précisé que « le processus de refondation entamé au Mali, depuis le début de la transition politique, devra nous permettra de poser les bases solides d’un développement harmonieux afin d’éviter un éternel recommencement, conformément aux aspirations de nos populations.» «Ainsi, grâce à la confiance et à la détermination du peuple malien et après un long processus inclusif, j’ai eu le plaisir de promulguer la nouvelle Constitution du Mali le 22 juillet dernier. Ce qui nous a permis de passer à la IVè République », a souligné le chef de l’Etat malien à son hôte. « Dorénavant, le Mali inscrira sa propre histoire avec des amis et des partenaires sincères comme la Russie», a précisé le colonel Assimi Goïta. Il s’est félicité de la qualité de la coopération avec la Russie dans les domaines stratégiques comme les infrastructures, l’agriculture, la santé, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, la géologie et les mines ainsi que la défense et la sécurité. En outre, la signature de quatre accords dans le domaine économique, judiciaire et de l’enseignement supérieur p »rouve à suffisance notre volonté commune de hisser cette coopération à
Saint Pétersbourg : Le président de la transition rencontre la communauté malienne en Russie
Envoyé spécial Moriba COULIBALY Saint-Pétersbourg, 30 juil (AMAP) Le chef de l’État malien, le colonel Assimi Goïta, a rencontré les Maliens résidant en Russie avec lesquels il a dressé la situation du Mali et a exhorté les étudiants à retourner au pays pour faire bénéficier de leurs connaissances. S’adressant à la communauté, en langue nationale bamanankan, le président de la Transition a s’est réjoui du soutien réaffirmé de ses compatriotes en Russie aux autorités maliennes. Il leur a demandé de respecter les lois du pays d’accueil qui « est plus qu’un ami et un partenaire exemplaire et fiable. » Il a encouragé les étudiants maliens à être assidus aux cours, « surtout à retourner au pays en vue d’apporter leurs pierres à la construction de l’édifice national, en mettant leurs connaissances au service de la Nation. » Ces derniers ont souhaité que l’État fasse un effort pour augmenter le complément de leur bourse d’études (la contrepartie que l’État verse aux étudiants boursiers de l’extérieur) qui est présentement de 100 000 Fcfa par trimestre. Cette somme ne leur permet pas de faire face à leurs dépenses. Le chef de l’État a souligné qu’il a compris les difficultés financières des étudiants. Reconnaissant la justesse de leur revendication, le président Goïta a précisé que « les études riment très souvent avec des contraintes financières. » Il a révélé son cas, alors qu’il était un homme marié, il ne touchait que 25 000 Fcfa par mois pour s’acquitter des frais de la mutuelle qui s’élèvent à 10 000 Fcfa. Le restant, tout naturellement, ne pouvait guère suffire pour ses besoins. «Cela ne signifie pas que vous ne méritez pas ce que vous demandez, c’est qu’il faut toujours se mettre en tête que la vie rime avec difficultés», a souligné le chef de l’Etat. Toutefois, il a exhorté les étudiants à plus de résilience compte tenu du contexte actuel du Mali, notamment la situation d’insécurité que le pays vit. Il a, aussi, rappelé que pendant l’embargo et après, le pays s’est attelé à assurer sa sécurité, en cherchant des « partenaires sûrs qui peuvent l’aider et à assurer la survie de l’Etat. « Dans ce contexte, notre pays a rencontré beaucoup de difficultés, des partenaires traditionnels avec lesquels nous sommes en délicatesse nous ont tourné le dos et ont employé tous les moyens pour décourager ou dissuader d’autres qui peuvent nous venir en aide. », a-t-il dit. « Quand j’ai envoyé des émissaires en Russie, notamment le ministre de la Défense et des Anciens combattants, et ceux en charge des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, de l’Economie et des Finances, la partie russe a répondu favorablement à nos doléances et elle nous a appuyé pour nous permettre d’obtenir les résultats que nous connaissons aujourd’hui », a révélé le président de la Transition. « Le développement d’un pays ne rime avec le tout sécuritaire, il faut aussi promouvoir l’emploi, les infrastructures et beaucoup d’autres aspects du développement. », a encore dit le chef de l’Etat. Il signalé que lors des interventions militaires sur le terrain, des jeunes qui ont été interpelés et qui sont engagés « aux côtés des ennemis de la Nation » ont expliqué qu’ils sont payés à plus de 150 000 Fcfa par «leurs employeurs» et qu’ils ont rejoint les rangs des terroristes par nécessité. «Je comprends leur détresse. C’est parce qu’ils ont été confrontés aux dures réalités de la vie. Il y a parmi eux ceux qui ont tenté l’aventure de l’émigration mais ont été refoulés dans leur pays et n’ont pas d’emplois ou d’opportunités qui leur permettent de se rendre utiles à la Nation », a expliqué Assimi Goïta.. SOUTIEN AUX ACTIONS DE LA TRANSITION – Néanmoins, s’adressant aux étudiants, il a aussi indiqué que le Mali « compte sur (eux) pour consolider les rangs des bâtisseurs de la République. » « Le pays a besoin de toutes ces intelligences et vous qui avez bénéficié de bourses d’études à l’étranger, la Nation compte, particulièrement, sur vous pour lui faire bénéficier de vos connaissances acquises à l’extérieur», a ajouté le chef de l’Etat. Il a enfin assuré que le ministre de l’Économie et des Finances, Alousseini Sanou, qui l’accompagne, a pris bonne note de les doléance estudiantines. Et,en guise de contribution symbolique, le chef de l’État a remis une enveloppe de 8 000 euros (un peu plus de 5 millions de Fcfa) à la communauté. Il a fait des bénédictions pour les étudiants, la communauté et le pays. Auparavant, Aliou Tounkara et Issa Togo, les représentants de la communauté malienne résidant en Russie ont exprimé leur soutien aux autorités de la Transition. « Nous sommes plus que jamais fiers d’être Maliens ! Notre pays à l’étranger est respecté, admiré et adoubé par beaucoup d’autres nationalités », ont dit les intervenants. Aliou Tounkara a, cependant, précisé que la communauté malienne est confrontée à l’obtention et ou au renouvellement des documents administratifs (passeports et nationalité malienne) pour les enfants nés à l’étranger. Prenant la parole à son tour, le Pr Issa Togo s’est dit « fier et heureux de partager les soucis du pays ». Il a exhorté les autorités à consolider l’enseignement qui est fondamental pour le développement d’un pays. « Une nation non instruite sombre facilement dans le chaos, pour éviter cela l’enseignement doit être au cœur des priorités », a dit l’enseignant qui est chargé de cours à la prestigieuse Université polytechnique de Saint-Pétersbourg et est membre de l’Académie des Sciences de la Fédération de Russie. Un statut qui en fait pour une fierté pour le Mali. Auparavant, l’ambassadeur du Mali en Russie, le colonel major Seydou Kamissoko a rappelé « les relations amicales » avec la Fédération de Russie et les autres pays de sa juridiction. Il a évalué la communauté malienne à un millier de résidents parmi lesquels les étudiants, au nombre de 200, dont 67 boursiers de l’État, le personnel des forces de défense et de sécurité en formation est de 240 personnes. Dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale, la Fédération de Russie a augmenté le quota de bourses d’études octroyées au Mali. Ainsi, ce nombre passera de 35
A Saint-Pétersbourg, le président Goita loue le partenariat Mali-Russie
Envoyé spécial Moriba COULIBALY Saint-Pétersbourg , 28 juil (AMAP) Le président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, a loué, vendredi, à Saint-Petersbourg, en Russie, le partenariat entre son pays et la Fédération de Russie, le qualifiant d’indispensable. Le colonel Goïta a qui a participé, du 27 au 28 juillet, aux travaux du sommet Russie-Afrique, a précisé qu’ « un tel partenariat est d’autant plus indispensable que la Russie a su prouver dans les moments difficiles, son statut de partenaire traditionnel du Mali, tant par sa fiabilité que par son dynamisme dans l’accompagnement de (son) pays pour relever les défis cruciaux du moment tout en respectant notre souveraineté. » «En dépit des bouleversements intervenus, nos relations se sont densifiées et diversifiées avec des succès et des réalisations dans les domaines stratégiques comme les infrastructures, l’agriculture, la santé, l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, la géologie et les mines ainsi que la défense et la sécurité», a précisé le chef de l’Etat malien. Habillé en boubou basin tout blanc et coiffé d’un bonnet assorti, le président de la Transition, s’est réjoui de la tenue du sommet de Saint-Pétersbourg, moins de quatre ans après celui de Sotchi en 2019, qui « témoigne de la qualité du partenariat stratégique entre la Russie et l’Afrique. « Un partenariat, selon lui, « fondé sur une amitié de longue date, la sincérité, le respect mutuel, toutes choses qui impriment un caractère spécial à nos relations. Il a rappelé que le Mali et la Russie entretiennent de solides relations d’amitié et de coopération depuis 1960, ajoutant que « malgré la situation géopolitique et la conjoncture mondiale, (…) le peuple malien est fortement mobilisé aux côtés des autorités de la Transition dont l’objectif est de construire et consolider dans la durée, un partenariat stratégique gagnant-gagnant entre le Mali et la Fédération de Russie pour le bonheur de nos deux peuples ». PARTENARIAT MILITAIRE EXEMPLAIRE – Convaincus que la restauration de la paix, de la stabilité et de la sécurité « est la pierre angulaire de tout développement, nous avons décidé d’assumer pleinement notre responsabilité première qui est de protéger nos populations et de défendre l’intégrité de notre territoire », a poursuivi l’invité du président Poutine. « Ce choix stratégique, a-t-il précisé, intervient après une décennie de présence de forces internationales sans résultats tangibles et dont le schéma consistait à entretenir la menace sur notre territoire et nous maintenir dans la dépendance. » C’est pourquoi, dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles des forces de défense et de sécurité, le Mali a noué avec la Russie un partenariat militaire, dont le chef de l’Etat a salué la fiabilité. «Ainsi, avec l’appui de la Russie, le Mali recouvre progressivement sa pleine souveraineté sur l’ensemble de son territoire et nos forces de défense et de sécurité opèrent en toute autonomie et en toute liberté d’action», a révélé le président Goïta. Les Forces maliennes sont désormais dans une dynamique offensive, reprenant du terrain et réduisant de façon significative les attaques ciblant les camps militaires et les civils, permettant ainsi le retour progressif des personnes déplacées et des services sociaux de base dans plusieurs localités. Le chef de l’Etat a, à ce titre, renouvelé sa :profonde gratitude pour l’appui de la Russie sous l’impulsion du président Poutine, qui a permis au Mali de connaitre des avancées significatives dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. » La coopération entre les deux pays ne saurait se réduire aux seules questions de défense et sécurité. Elle embrasse également les domaines du renforcement des capacités en ressources humaines par l’augmentation des bourses d’études dans tous les secteurs stratégiques ainsi qu’aux relations économiques et commerciales. Ainsi, le partenariat entre les secteurs privés de nos deux pays connaît, aujourd’hui, une nouvelle dynamique. Le forum économique et humanitaire en marge du sommet est une opportunité pour accroître les relations économiques au plan bilatéral, a espéré le président Goïta. AIDE HUMANITAIRE RUSSE – Aujourd’hui plus que jamais, les destins des peuples africains et russes sont liés. Cette interdépendance exige une réponse collective et appropriée aux défis auxquels nous devons ensemble faire face. Sans cette cohésion, l’affirmation de la souveraineté pleine et entière de nos Etats, la lutte contre le terrorisme et la pauvreté de même que la promotion des droits et des libertés ne peuvent être conduites efficacement. La région du Sahel en général et le Mali en particulier est, depuis quelques années, en proie à une crise multidimensionnelle, résultante de l’intervention de l’OTAN en Libye. Cela a rendu plus vulnérables des populations déjà confrontées aux effets combinés des facteurs sécuritaires, socio-politiques, économiques, climatiques, environnementaux et récemment sanitaires liées à la pandémie de la Covid-19. Le colonel Assimi Goïta a saisi l’opportunité de la rencontre pour remercier tous nos amis et partenaires qui continuent d’exprimer leur solidarité et leur soutien aux pays du Sahel en vue de renforcer la résilience de nos populations face à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle cyclique. Concernant la situation alimentaire critique de certains pays du continent et souhaitant la reprise de l’envoi de l’aide humanitaire, le chef de l’Etat a plaidé pour la reprise des discussions relatives à la conclusion d’un accord international juste et équitable permettant l’exportation des céréales à destination de l’Afrique. S’agissant du différend qui oppose la Russie à l’Ukraine, le Mali invite à plus d’ouverture et de pragmatisme en vue de poursuivre et renforcer les efforts pour un règlement pacifique de la crise. En tant que membre des Nations Unies, « le Mali reste attaché à la coopération internationale, au multilatéralisme et à un ordre international fondé sur des règles justes et équitables. Il est donc primordial que tous les membres des Nations Unies respectent les valeurs et principes fondamentaux du droit international et agissent de manière à protéger et à faire respecter la Charte des Nations Unies », a dit Assimi Goita. D’où le soutien du Mali l’initiative de la Russie « appelant à un nouveau consensus pour défendre les buts et principes de la Charte. RÉAFFIRMATION DES PRINCIPES – La multiplication des crises et des conflits en

