Grand prix de la FAAPA : Les récompenses remises aujourd’hui, mardi, à Rabat

Envoyé spécial Oumar SANKARE Rabat, 23 janv (AMAP) – Les lauréats de l’édition 2023 du concours de la Fédération atlantique des agences de presse africaines (FAAPA) recevront leurs récompenses aujourd’hui, à Rabat, au Maroc, en marge de la 7è assemblée générale de l’organisation, qui se tient depuis lundi, dans la capitale chérifienne  sous le thème : «L’information africaine : un enjeu de souveraineté majeur». Parmi les lauréats de l’édition 2023 de ce concours destiné à récompenser et encourager l’excellence et l’innovation au sein des Agences africaines de presse, et à rendre hommage aux compétences médiatiques africaines, Oumar Sankaré de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) qui a eu le grand prix du meilleur article de presse pour sa production intitulée : “Consommation de viande : La charogne dans nos assiettes”. Le lauréat du meilleur reportage vidéo est le journaliste producteur de médias, Kamongnin Sylla, de l’Agence ivoirienne de presse (AIP) pour son reportage télévisé sur les enfants atteints d’hydrocéphalie. Enfin, le grand prix de la meilleure photo a été attribué au reporter-photographe, Blaise Irenge, de l’Agence congolaise de presse (ACP). La légende de la photo primée indique que des enfants, rescapés des inondations meurtrières ayant causé plus de 500 morts et plus de 5 000 disparus à Kalehe, dans la province du Sud-Kivu, portent du bois ramassé dans les décombres des maisons détruites pour la cuisine. Le Conseil exécutif de la FAAPA, qui est présidé par le directeur général de l’Agence Maghreb Arabe Presse (MAP), M. Fouad Arif, est composé des directeurs généraux de l’AIP, de l’Agence congolaise de presse (ACP), de l’Agence de presse sénégalaise (APS), de l’Agence de presse du Nigéria (NAN), de l’Agence de presse du Libéria (LINA), de l’Agence capverdienne de presse (INFORPRESS),  de l’Agence de presse du Ghana (GNA), de l’Agence gabonaise de presse (AGP), de l’Agence guinéenne de presse (AGP), ainsi que du secrétaire général de cette fédération panafricaine. Le grand prix de la FAAPA a été lancé en 2016 à l’occasion de la 2è assemblée générale de cette fédération africaine. OS/MD (AMAP)

CAN 2023 : Eric Sekou Chelle, «Nous voulons gagner tous nos matches»

Propos recueillis par Ladji M. DIABY  AMAP : Quelle analyse faites-vous du match nul contre la Tunisie ? Éric Sékou Chelle : On est un peu déçu du résultat, comme tout le monde. Je pense qu’on n’a pas bien entamé le match, même si on a marqué sur une belle action. Après on a commis de légères erreurs de placement qui amènent le but égalisateur de la Tunisie. Sur la physionomie du match, en termes d’intensité, on a récupéré énormément de ballons dans la moitié du terrain. On a été mieux dans la maîtrise, mais il nous a manqué cette petite agressivité offensive pour terminer nos occasions ou nos situations. Il y avait une belle équipe de la Tunisie en face. Je suis content de mes joueurs sur l’investissement et sur l’implication. On va continuer à bien préparer nos matches. On se penche sur le match contre la Namibie qui se profile dans quelques jours à San-Pedro. AMAP : Quel bilan faites-vous après les deux premières journées ? ÉSC : On a joué deux matches, on a marqué trois buts, encaissé un. Sur le premier match (contre l’Afrique du Sud 2-0, ndlr), on a été très bon dans l’intensité et dans la récupération. On a été moins bon dans la maitrise. Sur le match contre la Tunisie, on a gardé l’intensité et rajouté un peu de maîtrise. Pour le troisième match, il faut qu’on soit capable d’amener le ballon sur les attaquants, d’avoir un peu plus de profondeur, qui va nous apporter des occasions. Il y a une progression. Les joueurs sont un peu déçus, mais ça ira. On est concentré. Ça va bien se passer. AMAP : Vous avez tendance à privilégier le 4-4-2 losange pour débuter les matches et terminer avec le 3-2-3-1. Une explication ? ÉSC : Dans le losange, on a une maîtrise du ballon puisqu’on est en supériorité numérique au milieu de terrain. Et quand on trouve Kamory Doumbia entre les lignes, c’est très intéressant. Je termine le match dans un autre système aussi bien en fin de première période qu’en deuxième période parce que le 4-4-2 losange est un système énergivore. C’est compliqué de garder l’intensité pendant 90 minutes, au-delà de 50 à 60 minutes, il faut essayer de trouver d’autres solutions avec le jeu un peu plus sur les côtés. Je prends parti du losange, j’ai beaucoup de milieux de terrain et l’assume. Sur certains matches, je peux changer de système de jeu. AMAP : L’excès de confiance a-t-il pesé sur votre équipe ? ÉÉSC : Je ne pense que nous étions en excès de confiance. C’était un match intéressant, on n’a pas eu assez d’occasion, mais on a développé du jeu, chose qu’on avait du mal contre l’Afrique du Sud. C’était un match très intéressant de la part des deux équipes. Il y a de l’agressivité et de l’intensité. Il y avait du jeu de la part de la Tunisie et du Mali. On aurait peut-être pu terminer mieux ce match, on a eu des situations intéressantes notamment avec Lassine Sinayoko. Il faut savoir encaisser et se projeter sur le terrain match. Il y a eu un match intéressant avec deux équipes qui avaient envie de jouer. Le football est fait de victoires, de matchs nuls et de défaites. Aujourd’hui, c’est un match nul. J’en tire les enseignements. Le but du jeu, c’est de progresser à chaque match pour arriver fin prêt au moment M. On va bien se préparer pour affronter la Namibie et prendre les trois points. On a envie de gagner tous nos matches. AMAP : N’avez-vous pas effectué les remplacements, notamment l’entrée de Youssouf Niakaté en retard ? ÉSC : Lassine Sinayoko et Sékou Koïta ont fait un match intéressant contre l’Afrique du Sud. Sékou a amené un but, Lassine a marqué. C’est vrai que Youssouf Niakaté a eu une entrée intéressante. J’ai jugé opportun que c’est le moment mais pas avant parce qu’on avait envie de rester en losange. Je suis responsable des remplacements et je l’assume. LMD/MD  (AMAP)  

Cadeaux d’anniversaire ou de mariage : La nouvelle vogue des coffrets

Par Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 17 janv (AMAP) Assise sur une natte étalée à même le sol, Flématou Konaté est étudiante en 1ère année de Pharmacie. Dans sa main, elle tient 50 000 Fcfa, en coupures de 500 Fcfa. Elle plie ces billets pour leur donner une forme presque circulaire qui, placés côte à côte, prennent l’allure d’un bouquet de fleurs, au milieu duquel elle plante une rose. «Je dois, en plus de ce bouquet fait de billets de monnaie, ajouter deux foulards, des chaînes et des boucles d’oreilles garanties», explique l’étudiante. Cette pratique qui semble sortir de l’ordinaire est tendance maintenant. Elle consiste à offrir un cadeau communément appelé « Un coffret cadeau» ou «box». Elle peut être définie comme un cadeau à thème, proposant différents services ou produits qui permettent au destinateur de choisir en fonction de ses envies. Les coffrets cadeaux s’apparentent à des paquets de cadeaux comprenant des catalogues de produits. Cet exercice facile en apparence est loin d’être un jeu d’enfant. Il faut trouver un présent original et surprenant. Le choix du «cadeau box» dépend de la personne qui passe la commande. Pour avoir accès à la matière première, Flématou Konaté sollicite les services d’une grande sœur qui vit au Sénégal. Grâce à cette dernière elle trouve facilement tous les articles dont elle a besoin : boucles, sacs, chaînes, habits, chaussures, etc. « Les box sont faits en tenant compte du choix des clients eux-mêmes, mais la plupart des idées sont d’elle-même », précise Mlle Konaté. Parlant de ce box fait de billets de 500 Fcfa, elle trouve que «ce n’est pas tellement rentable. Nous le confectionnons généralement pour faire plaisir aux clients et pour les fidéliser», révèle l’étudiante en Pharmacie. « Nouvel an, anniversaire, mariage, baptême ou autre, toutes les occasions sont bonnes pour offrir des présents », explique-t-elle, précisant que le plus grand avantage du concept est qu’il y en a pour toutes les bourses. Autre avantage : la flexibilité qu’il offre aux clients. Avec un box cadeau, on peut choisir le thème du cadeau, sa taille, sa durée et même son prix. «Quand j’étais au lycée, je vendais des bracelets, des chaînes, des boucles d’oreilles. Les gens, surtout ceux qui étaient en couple et qui voulaient offrir des cadeaux à leurs conjoints ou conjointes, me sollicitaient pour les aider à préparer leur surprise. Ils me donnaient de l’argent pour ce faire, je partais au Grand-marché pour acheter des articles en fonction de la somme proposée. Mais aujourd’hui, la plupart de mes marchandises viennent de l’extérieur», souligne Flématou Konaté. LARGE CHOIX – Toutes les catégories d’âge sollicitent son service : homme ou femme, mère et enfant, grand-parent et petits enfants. Avant d’ajouter que le prix des box commence à partir de 5 000 Fcfa. Notre interlocutrice entend augmenter sa capacité de production afin d’ouvrir une boutique de «cadeaux box» à Bamako. Fatoumata Niangadou vient de recevoir son colis contenant un tapis de prière, un Coran, un chapelet, un foulard de couleur bleue, un verre à café, un thermos à café. L’ensemble est emballé et estampillé Mme Niangadou. «Ce présent est pour ma mère. J’ai décidé de lui en acheter spécialement pour son anniversaire. Ma mère est beaucoup attachée à la religion, je pense qu’elle aimera le cadeau», explique-t-elle, tout sourire à l’idée de voir toutes ces commandes. Celle qui a investi 15 000 Fcfa trouve cette idée de cadeau innovatrice, parce qu’elle permet de rassembler différents cadeaux dans une seule et même boîte. Aussi, il n’est plus besoin d’aller de magasin en magasin pour trouver un présent à ouvrir à ceux qu’on aime. Âgée d’une vingtaine années, Aïssata Kourouma réside à Titibougou. Spécialiste en informatique de gestion, elle confectionne les box en fonction des goûts de ses clients. Elle est également propriétaire d’une boutique où elle vend divers articles. «Les coffrets cadeaux sont un bon moyen qui permet aux proches de vivre une expérience unique et inoubliable», souligne-t-elle. Selon Aïssata Kourouma, il existe un large choix de coffrets cadeaux sur le marché. Il y a les box appelés gourmande, beauté ou liés à un centre d’intérêt particulier. «Ils sont souvent offerts comme présents dans le cadre privé, mais aussi un anniversaire en vue, un mariage qui arrive à grands pas ou même pour célébrer une naissance», détaille-t-elle. Il est important de choisir le cadeau idéal pour faire plaisir à ses proches. Les prix des «box cadeaux» varient, selon le contenu ou le type. Un box contenant un foulard mousseline de Dubaï et quelques accessoires pour cheveux enveloppés dans un carton de couleur rose coûtera par exemple 18 000 Fcfa. 70% des clients d’Aïssata Kourouma sont des femmes. Elle précise que le prix des box composés commence à partir de 7 500 Fcfa. Aïssata Kourouma fabriquait les cadeaux box lors des fêtes de Saint-Valentin uniquement. Les demandes allaient au-delà et les gens continuaient à la solliciter faute de trouver une société ou entreprise qui fabrique les «cadeaux en box» comme c’était le cas dans la sous-région. C’est ainsi qu’elle a décidé d’en faire une activité principale. Notre commerçante entend agrandir sa boutique uniquement pour vendre les cadeaux box. En attendant Aissata Kourouma travaille en fonction de la demande de la clientèle. Elle en vend également en petites quantités dans sa boutique où elle propose des cartons et plusieurs articles. Elle mise beaucoup sur l’emballage qu’elle exporte pour créer la différence avec ses concurrentes. Fatoumata Cissé est restauratrice et pâtissière à Dravela-Bolibana en Commune III du District de Bamako. Elle met en box des mini-pizzas, tacos, nems, crêpes, du jus en carton dans un emballage. Elle fait ces coffrets nourritures sur commande en fonction du choix de la clientèle. Occupée à faire les commandes d’une maman qui veut faire plaisir à sa fille le jour de la soutenance de celle-ci, elle explique avoir décidé de rassembler dans les mêmes cartons un peu de gâteau et des petits fours. Détentrice d’une licence en réseaux et télécommunication, elle fabrique généralement des box pour anniversaires qui sont beaucoup sollicités. FMS/MD (AMAP)

CAN 2023 en Côte d’ivoire : Des supporters maliens bloqués à la frontière ivoirienne 

Envoyés spéciaux Ladji M. DIABY Habib Kouyaté Korhogo, 16 janv (AMAP) Le voyage pour Korhogo s’est transformé à un calvaire pour les supporters maliens. Plus 300 personnes ont quitté Bamako, dimanche matin, dans une dizaine de bus (certaines sources évoquent 5 bus), mais ils n’étaient pas encore arrivés à destination 24 heures plus tard alors que la distance ne fait que 558,1 km. La raison : escortés par les forces de l’ordre maliennes de Bougouni à Kadiana, la derrière ville malienne, les supporters ont été bloqués à la frontière à Nigouni. «Nous sommes arrivés à la frontière vers 14h et nous avons rempli les formalités avec la présentation des documents, dont le carnet de vaccination. C’est quand nous avons voulu prendre le départ, ils nous ont dit que l’ordre est venu que nous devons justifier notre lieu d’hébergement. Pourtant l’UNASAM a envoyé un précurseur à Korhogo qui a trouvé un logement et payé les frais. Certains gendarmes sont allés regarder notre lieu d’hébergement et ils ont certifié que nous pouvons être logés là-bas. Ensuite, ils ont demandé de billet d’entrée au stade et nous avons répondu que nos autorités ont déjà acheté des tickets que nous aurons le jour du match», a expliqué le président de l’Union nationale des associations des supporters des Aigles du Mali (UNASAM), Souleymane Diabaté, joint au téléphone. «Ils ont ensuite demandé à chaque individu de justifier son hébergement. Vers 23 heures, nous avons décidé de revenir sur notre territoire pour plus de sécurité et éviter les problèmes. Nous avons passé la nuit à Kadiana en plein air, les gens n’ont même pas dormi, en attendant une solution», a ajouté le premier responsable de l’UNASAM qui invite les supporters au calme et à la retenue. «J’ai dit toujours de garder le calme. Ce n’est pas notre pays. Nous sommes là pour le football et nous faisons tout cela pour le pays. Cette souffrance peut être pour nous une chance pour remporter la coupe», a conclu Souleymane Diabaté. Si l’UNASAM a pu justifier son logement, plusieurs membres du convoi ne savaient pas où dormir à Korhogo. Dimanche, la préfecture de Korhogo a adressé un courrier au président de la communauté malienne de Korhogo concernant le «séjour des spectateurs maliens à l’occasion des matches de poule à Korhogo». Le préfet hors grade André Ekponon Assomou indique dans la correspondance qu’il lui revient de façon récurrente, que dans le cadre de la Coupe d’Afrique des nations de football et à l’occasion des matches du groupe E, plusieurs dizaines de cars en provenance du Mali et affrétés par les supporters maliens vont arriver dans la ville de Korhogo. «A cet effet, certains espaces seraient retenus pour recevoir ces milliers de supporters qui y séjourneraient plusieurs jours. Si ces informations sont avérées, cela poserait d’énormes difficultés tant au niveau sécuritaire qu’environnemental, dans la mesure où ces espaces qui n’ont pas été aménagés ne disposent ni d’électricité, ni de toilettes et ne sont pas clôturés. Cela n’est pas acceptable», a écrit André Ekponon Assomou. «En conséquence, a-t-il poursuivi, il serait indiqué d’orienter les nombreux supporters que la ville de Korhogo a plaisir à recevoir, soit vers des tuteurs éventuels, soit des réceptifs hôteliers (hôtels, résidences meublées), soit encore d’envisager leur retour après chaque match, au Mali». Approché, un Malien résident à Korhogo met ces couacs dans le panier du manque de communication entre la délégation malienne, les Maliens résident à Korhogo, les supporters des Aigles à Korhogo et les autorités de Korhogo. Notre interlocuteur qui a requis l’anonymat a, en effet, indiqué que les espaces qu’évoque l’autorité de Korhogo ne sont pas réservés pour les supporters qui viennent du Mali, mais plutôt des supporters qui viendront d’autres villes de Côte d’Ivoire, notamment Abidjan qui vont juste regarder le match et retourner dans leurs villes. Les tractations étaient encore en cours pour laisser passer le convoi. L.M.D. H.K.  

CAN 2023 en Côte d’ivoire : Fraternité Matin le quotidien public, au four et au moulin

Par Ladji M. DIABY Envoyé spécial Korhogo, 15 janv (AMAP) La Coupe d’Afrique des nations (CAN) a débuté samedi dernier avec la victoire de la Côte d’Ivoire sur la Guinée-Bissau (2-0). Le quotidien national ivoirien de langue française, Fraternité Matin, est au four au moulin. Le quotidien, couramment appelé Frat Mat par les Ivoiriens, se mobilise avec une équipe composée d’un journaliste, un photographe et un chauffeur sur chaque site de compétition. Il y a deux équipes qui s’occupent de deux stades à Abidjan, c’est -à-dire, le Stade Olympique Alassane Ouattara et le stade Félix Houphouët-Boigny. Une équipe composé d’un journaliste, d’un photographe et un chauffeur est à Korhogo, à Yamoussoukro, à Bouaké, à San-Pedro. Dans chaque ville, les équipes seront appuyées par les correspondants. Le Service sport de «Frat Mat» est composé en temps normal de trois journalistes mais pour cette deuxième CAN organisée par la Côte d’Ivoire, après 1984, les journalistes ont été coptés dans chaque service. « Les derniers matches du jour vont se jouer tard. La rédaction est mobilisée parce que le bouclage s’effectuera aussi en retard», explique Céleste Kolia, journaliste sportif à Fraternité Matin. D’ordinaire, dans Frat Mat l’actualité sportive occupe une ou deux pages voire trois si elle est abondante. «Mais pour cette CAN, nous auront entre 6 à 8 pays. Nous avons tout cas demandé 8 pays», ajoute notre confrère. Depuis plusieurs semaines, Frat Mat, publie une rubrique dénommée « en route vers la CAN» qui s’est transformé depuis samedi «journal de la CAN». « Nous avons fait 6 pages de sport dans le journal de samedi, ce sera ainsi pendant toute la CAN», explique le chef de Service de sport de Frat Mat, Paul Pagnigni. Pour cette deuxième CAN de la Côte d’Ivoire, 40 ans après la première, la population ivoirienne est mobilisée. «Il y a un travail qui a été fait pour mobiliser la population. On est au début, on observe. Ce que j’ai vu lors de la cérémonie d’ouverture, c’est honorable », explique Paul Pagnigni. Quid des favoris ? «Ce sont les traditionnels favoris qui ont l’habitude de gagner. On parle du Cameroun, de l’Égypte, du Sénégal, qui commence à gagner, du Maroc qui est revenu fort de la Coupe du Mali, la Côte d’Ivoire qui accueille la compétition et qui n’a pas mal d’atouts. Dans mes pronostics, je vois beaucoup le Mali et le Burkina Faso qui peuvent créer la surprise. Deux pays qui jouent sans complexe», pronostique notre confrère. LMD/MD (AMAP)

Diéma : Le Telimani dans la ville !

Par Ouka BA Diéma, 08 janv (AMAP) Dans la ville de Diéma, dans l’Ouest du Mali, le seul moyen de transport urbain se limitait, jusque-là, à des motos-taxi qui vont la navette, quotidiennement, le quartier Razel à l’intérieur de la ville, sillonnant souvent certains villages périphériques. Depuis quelques jours, on constate la présence de deux motos-taxi « Telimani » (Rapide en Bambara), dont le point de stationnement se trouve au Razel, une zone commerciale, faut-il le rappeler, située à l’intersection des routes internationales Bamako-Diéma-Dakar au Sénégal et Diéma-Nioro du Sahel-Nouakchott, en Mauritanie. C’est là que les différentes compagnies de transport stationnent. Le Telimani, une moto généralement de fabrication asiatique, courte, plate, allongée et solide, est surtout sollicitée à cause de sa rapidité et son coût modeste du transport. Cependant, certains conducteurs de ces engins à deux roues font l’objet de critiques. On les accuse surtout de non-respect du code de la route, roulant souvent à tombeau ouvert, comme bon leur semble, occasionnant ainsi des accidents mortels. Oumar Diarra, employé de commerce en séjour dans la localité, avoue que le Telimani convient mieux si on n’a pas de bagages et si on a une course urgente à faire.  Pour emprunter un taxi, il faut faire souvent des acrobaties…Tout compte fait, le Telimani reste d’utilité publique surtout dans une localité où les moyens de transport sont limités. « C’est surtout pendant l’hivernage que ce moyen de transport dérange, « car on peut être mouillée par la pluie, à moins d’utiliser un parapluie ou porter un imperméable. », renchérit Kadiatou Traoré, une ménagère intéressée par le débat. Durant ces dernières années, le nombre de Telimani n’a cessé de s’accroître dans la capitale malienne, Bamako, et dans plusieurs autres villes du pays. C’est un phénomène nouveau à Diéma où notre équipe de reportage est allée à la rencontre d’un conducteur de Telimani, dénommé Hamet Konté, âgé de 32 ans, et père de cinq enfants. Il n’a pas voulu braver les eaux de la Méditerranée, comme beaucoup de ses compatriotes, qui continuent de migrer, à leurs risques et périls. Il compte rester au bercail pour soutenir ses parents. Avec sa moto flambant neuf, il dessert la ville, et couvre de nombreuses localités, s’aventurant souvent jusqu’à Nioro du Sahel. Chaque jour, il empoche 4 à 5 000 Fcfa. Si la course est en dehors de la ville, le tarif est revu à la hausse. Il ne connait pas de répit. Toujours à la recherche de clients. Cependant, Hamet regrette le mauvais état des artères de la ville qui ne sont pas bitumées, et qui comportent, par endroits,des nids de poules ou du sable. Cet état désastreux des routes pourrait contribuer à vite amortir son engin. Le conseil prodigué par Mahamadou Sidibé, du Syndicat de transport, n’est pas à prendre à la légère. Il demande aux conducteurs de Telimani de rouler avec beaucoup de prudence et de veiller à l’entretien courant de leur engin, en faisant régulièrement la vidange, en fonction du nombre de kilométrages parcourus. Samba Traoré, vendeur ambulant de thé, apprécie le Telimani mais émet des réserves. L’homme propose que le secteur soit mieux réglementé afin d’éviter des accidents liés, surtout, à la mauvaise conduite. Celui qui a le complexe de monter sur une moto- taxi, c’est bien Issa Doumbia. Il fait désormais recours au Telimani chaque fois qu’il rentre de voyage, pour rejoindre sa famille. C’est avec enthousiasme que Salimata Konaté, vendeuse de têtes de moutons et de galettes de mil, a appris l’arrivée des Telimani dans la ville. La dame se lève tôt chaque matin pour trouver une moto-taxi, afin de se rendre à son lieu de vente. Avec le Telimani, le problème est résolu. Certains de ses clients, des ouvriers en majorité, n’attendront plus longtemps son arrivée sur le site de son activité. La joie est perceptible chez Oumar Niafo, chef du Service local de la Jeunesse et des Sports, qui salue les exploitants de ces motos pour leur bonne initiative. Ce qui permettra, selon lui, « de résorber quelque peu le chômage des jeunes dans le cercle de Diéma. » Il a souhaité que ce genre d’actions se multiplient pour contribuer à diminuer davantage la fuite des bras valides qui s’intensifie, malgré les mesures d’accompagnement de l’État et ses partenaires pour endiguer le fléau. Il a demandé aux conducteurs de Telimani d’éviter l’excès de vitesse, et de ne pas passer par les zones d’insécurité afin de ne pas être victimes de braquages ou de banditisme. Mamoudou Konté, qui dispose déjà d’une moto-taxi, envisage se procurer un Telimani, qu’il juge rapide et moins encombrant. « Surtout, ajoute l’homme, si un parent, un ami ou un proche rentre tardivement de voyage, le Razel étant loin de la ville… Et, aussi, pour ses   courses personnelles. « C’est une bonne chose ! « s’exclame le chef de village de Diéma, Fousseiny Sissoko. La rapidité, certes, mais faudrait-il que le transport se fasse dans les règles de l’art. « La présence des Telimani nous arrange beaucoup. J’encourage ce genre d’initiative qui permet de booster le secteur du transport en souffrance dans notre ville », dit-il. Une femme qui requiert l’anonymat dit se garder d’emprunter le Telimani à cause de la jalousie de son époux qu’elle compare à celle du « Dagamé ». Moussa T. Konaté, deuxième adjoint au maire de la Commune rurale de Sansankidé, lorsqu’il arrive au Razel, est obligé d’emprunter la moto d’un ami pour ses courses. Maintenant qu’il y a des Telimani, il se sent plus à l’aise. Mais l’élu recommande que les conducteurs d’engins, à défaut de passer par une auto-école, afin de maîtriser les techniques de conduite. En définitive, l’Etat et ses partenaires doivent réorienter plus de soutiens vers les femmes et les jeunes, afin de mettre un frein à la migration qui vide quotidiennement les villages et hameaux de leurs enfants. OB/MD (AMAP)

Épilepsie au Mali : Les malades stigmatisés

Par Aminata DJIBO Bamako, 08 janv (AMAP) Une mère est au chevet de son fils au service de neurologie du Centre hospitalier universitaire (CHU) Point G, à Bamako, au Mali. «Mon fils souffre à l’école puisque les autres s’éloignent de lui et ont peur de ses crises». Elle même en souffre pour son rejeton. Aïssata et son enfant sont loin d’être les seuls à affronter le regard presque stigmatisant de la société à cause de l’épilepsie. Dans les pays en développement, en général et au Mali en particulier, cette pathologie représente un problème majeur de santé publique. Sory Diarra a rencontré beaucoup de difficultés dans son couple. «J’ai eu des problèmes dans mon mariage. Ma belle-famille croyait que j’étais atteint d’une maladie contagieuse ou mystique. On me stigmatisait », nous confie-t-il. Il y a de nombreux mythes et idées reçues sur le sujet, car la maladie a des manifestations spectaculaires. Aïcha, mère de famille, pense que c’est même un problème mystique qu’il faut traiter comme tel. « Cette maladie, selon elle, est trop dangereuse pour être traitée à l’hôpital. » Comme elle, de nombreux compatriotes ont une mauvaise perception de la maladie. Les différences de perception et le manque de communication peuvent compromettre directement la prise en charge globale du patient. Pour bon nombre de nos compatriotes, la médecine traditionnelle semble mieux indiquée que la médecine conventionnelle pour la prise en charge des épileptiques. Même si cette prise en charge assurée par les tradi-thérapeutes semble constituer un fardeau psychologique pour le patient. Mariam, mère d’un enfant épileptique et ayant opté pour la médecine traditionnelle, partage son expérience en la matière. « Convaincue que la médecine traditionnelle détenait les réponses, j’ai consulté un tradi-thérapeute local. Malheureusement, les remèdes prescrits n’ont apporté qu’un soulagement temporaire. Mon fils continue d’être ostracisé à l’école. Et la stigmatisation persiste. Malgré cela, je reste attachée à la médecine traditionnelle, espérant qu’elle révélera un jour son efficacité », dit-elle. Contrairement à elle, Ousmane fait confiance à la médecine moderne. Elle raconte : « Mon fils suit un traitement prescrit par un neurologue. Nous avons constaté une amélioration significative. Cependant, la société ne comprend pas toujours. Certains membres de ma famille ont remis en question cette approche, préférant la médecine traditionnelle. Malgré les défis, nous restons convaincus que l’éducation et la sensibilisation peuvent changer les mentalités.» Pour le médecin en spécialisation en neurologie médicale, Dr Cheickna Sangaré, « l’épilepsie n’a rien de surnaturel, le problème est cérébral, c’est une maladie chronique caractérisée par la répétition des crises d’épilepsie ». Dr Sangaré explique que l’épilepsie est une maladie qui a des conséquences neurologiques, cognitives, psychologiques et psycho-sociales. Il indique qu’elle survient fréquemment avant 10-15 ans ou après 65 ans. « Généralement, précise-t-il, pendant l’enfance, car les neurones de l’enfant sont immatures. Près de 80% des personnes atteintes d’épilepsie vivent dans les pays en développement, affirme le médecin. » « Dans notre pays, regrette-t-il, les statistiques manquent par rapport au nombre de personnes souffrant de cette pathologie. Mais, des études sont en cours pour apporter des précisions. » Selon la Ligue internationale de lutte contre l’épilepsie, cité par Dr Cheickna Sangaré, « cette maladie a plusieurs causes dont les plus fréquentes sont les causes infectieuses. » Selon le praticien, ce serait d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle la maladie est fréquente dans notre zone «car nous n’avons pas encore fini avec certaines causes infectieuses comme le paludisme» Il y a plusieurs types de crises épileptiques, « mais le plus connu est la crise tonico-clonique généralisée dont les manifestations cliniques sont spectaculaires et assez remarquables », explique-t-il. «C’est quand le patient commence à convulser, il salive anormalement, ses yeux révulsent et il peut perdre l’urine, après il perd connaissance pour un petit moment. Ce sont ces manifestations qui poussent la population à croire aux causes mystiques », constate Dr Sangaré, ajoutant que l’épileptique sous traitement évolue bien dans 80% des Cas. Et d’assurer que certains patients ou compagnons rapportent que depuis l’instauration du traitemen.t il n’y a eu plus de crises ou qu’il y a une diminution significative de la fréquence des crises. Dans le contexte où la stigmatisation persiste, indique Dr Cheickna Sangaré, des experts médicaux locaux s’unissent pour éduquer la communauté sur la réalité de l’épilepsie déconstruisant les idées fausses et encourageant l’inclusion. Pour convaincre les superstitieux face à cette maladie, relève-t-il, « plusieurs combats sont menés notamment la réalisation des émissions radio et télé pour sensibiliser et expliquer à la population que la maladie au lieu d’être mystique est cérébrale ». « Des fois on montre même la preuve aux parents à travers les résultats d’Électro encéphalogramme (EEG), (examen qui confirme l’épilepsie), ou des lésions sur l’imagerie engendrant les crises. Mais je pense qu’il est essentiel d’aller vers les zones rurales », propose le futur neurologue. En termes d’avancées médicales, de nouveaux traitements contribuent à changer la donne pour les personnes vivant avec l’épilepsie à Bamako. « Il y a eu de nouveaux médicaments antiépileptiques qui entraînent moins d’effets secondaires. Mais qui sont malheureusement très chers. La majorité de nos compatriotes ne peut s’en procurer. On peut aussi procéder par intervention chirurgicale », explique Dr Cheickna Sangaré. Il y a 50 millions d’épileptiques dans le monde dont 80% dans les pays en développement. La méconnaissance de la maladie aboutissant souvent à des stéréotypes, complique la vie de ceux qui en sont atteints. AD/MD (AMAP)

Moussa Ag Acharatoumane, secrétaire général du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA, ex-rébellion) : «Je ne vois pas d’autre alternative à l’Accord»

Propos recueillis par  Massa SIDIBÉ Dans cette interview exclusive, le secrétaire général du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA) dénonce les incohérences de certains groupes signataires de l’Accord qui préfèrent s’allier avec les terroristes islamistes contre l’Armée nationale. Ag Acharatoumane, artisan d’un pays uni dans sa diversité, évoque, aussi, l’avenir du processus de paix à la lumière des événements en cours L’Essor : Quelles explications donnez-vous à la récente multiplication des attaques dans plusieurs localités du Mali ?  Moussa Ag Acharatoumane : En réalité, cela est dû à plusieurs choses en même temps. Je pense que les dernières en date, c’est malheureusement la rétrocession des emprises de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) à l’Armée malienne. Une Résolution votée au Conseil de sécurité de l’ONU dit que cette rétrocession doit se faire à l’État malien. Je pense que c’est autour de ces emprises militaires qu’il y a eu des incompréhensions entre les autorités centrales et une partie des movements, notamment ceux basés à Ber et à Kidal. Il s’agit essentiellement des entités de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA). Je pense que c’est, malheureusement, autour de cela que ces incompréhensions ont conduit à un certain nombre de choses qui ont conduit à ce que lon voit aujourd’hui, c’est-à dire la reprise des hostilités entre d’une part l’Armée malienne et d’autre part, même si c’est le sigle du Cadre stratégique permanent pour la paix, la sécurité et le développement (CSP-PSD) qui est utilisé, et majoritairement des organisations issues de la CMA. Ces emprises posent problème pour la CMA, mais chez nous à Ménaka, Gao et ailleurs, il n’y a pas eu de difficultés majeures. Parce que nous n’avons pas fait de cette rétrocession des emprises de la MINUSMA un enjeu important. Pour nous, le plus important, c’est que les gens conjuguent leurs efforts dans le cadre de la protection des personnes et de leurs biens qui sont aujourd’hui victimes des organisations barbares. Il s’agit en l’occurrence de l’État islamique dans la zone dite des trois frontières.  Malheureusement, c’est ce qui a conduit à ce qui se passe. Il faut, aussi, comprendre qu’au Nord du Mali, il n’y a pas que des affrontements seulement avec les mouvements de la CMA qui sont sous appellation du CSP-PSD. Mais il y a, aussi, en réalité des affrontements avec les groupes armés d’obédience «djihadiste». Ceux qu’on appelle les mouvements issus d’Al-Qaïda, donc le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM). Et, de l’autre côté, il y a d’autres organisations comme l’État islamique qu’on appelle Daesh dans la zone des trois frontières. Aujourd’hui, l’Armée malienne a en face tous ces acteurs. L’Essor : Pourquoi les difficultés ont surgi dès le démarrage de la deuxième phase de la rétrocession des emprises de la Mission onusienne à l’Armée malienne ?       MAA : Parce que la première phase s’est passée dans des zones qui sont sous contrôle du gouvernement avec d’autres mouvements qui, en réalité, sont en harmonie avec l’État malien. C’est ce qui explique qu’à Ménaka, la rétrocession s’est bien passée et ailleurs aussi. Le problème a éclaté quand on a voulu reprendre le camp de Ber qui était contrôlé par la CMA. Elle a rejeté la Résolution du Conseil de sécurité, ainsi que la volonté du gouvernement malien de prendre possession de ces emprises. Les autres emprises sont beaucoup plus au Nord, c’est-à-dire celles de Kidal, Aguelhok, Tessalit. Ces emprises sont dans la Région de Kidal qui est majoritairement contrôlée par des éléments issus de la CMA. Ces derniers ont, apparemment, des raisons qui sont propres à eux selon lesquelles ces emprises ne peuvent pas être occupées par les Forces de défense et de sécurité nationales. Ce qui est en contradiction bien évidemment avec la Résolution du Conseil de sécurité. L’Essor : Pouvez-vous revenir sur les raisons fondamentales du retrait du MSA du CSP-PSD ? MAA : Quand on créait le CSP-PSD, c’était pour apaiser les tensions, reconstruire les communautés et mettre un terme aux conflits qui opposent les mouvements. Le deuxième objectif, c’était de conjuguer nos efforts pour protéger les populations et leurs biens. Et le troisième, c’était de mutualiser nos efforts dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation. Sur le deuxième objectif, nous n’avons malheureusement pas réussi à protéger les communautés, parce que cela fait une année et demi qu’une grande partie de nos populations est massacrée, de façon atroce, par l’État islamique notamment dans les Régions de Ménaka, de Gao, dans le Gourma frontalier avec le Burkina Faso. Pendant tout ce temps, nous avons toujours demandé à ce que nos frères de la CMA, qui sont membres du CSP, nous viennent en aide pour protéger ces populations. Malheureusement, ils ne sont jamais venus nous aider. Pendant un an et demi, il y a eu plus de mille civils  tués, massacrés et chassés de chez eux. Malgré tout cela, nous avons gardé notre calme, et un beau jour, on se lève et on fait une déclaration en notre nom pour dire que le CSP aurait décidé d’adopter cette légitime défense contre les Forces de défense et de sécurité avec lesquelles le MSA et le GATIA ont de très bons rapports. L’incompréhension est venue de là. Pourquoi adopter une légitime défense contre les FAMa et ne pas faire la même chose contre l’État islamique qui est l’auteur des massacres atroces contre les communautés majoritairement touarègues ? Donc, c’est à partir de là que nous avons compris qu’il y a d’autres choses qui se cachent derrière notre initiative. C’est la raison principale pour laquelle nous avons décidé, en toute responsabilité, de mettre fin à notre participation au CSP. L’Essor : Le MSA continue donc à collaborer avec les Force armées maliennes (FAMa) ?  MAA : Le MSA et les FAMa ont de très bons rapports. Nous collaborons dans le cadre de la lutte contre l’État islamique dans les Régions de Ménaka et Gao. Nous collaborons, aussi, dans le cadre de la lutte contre le banditisme urbain et rural. À ce niveau, nous avons de très bons résultats. Par exemple, à Ménaka, la plupart des brigands, malfrats ou terroristes que nous neutralisons sont remis aux Forces de défense et de sécurité. À ce titre, nous faisons souvent des patrouilles ensemble. Nous

«L’Armée (malienne) récupérera toutes les emprises de la MINUSMA sur l’ensemble du territoire national » (colonel-major Souleymane Dembélé de la DIPRA)

Bamako, 05 oct (AMAP) Le patron de la Direction de l’information et des relations publiques des Armées (DIRPA), le colonel-major, Souleymane Dembélé, a donné l’assurance que « l’Armée récupérera toutes les emprises de la MINUSMA sur l’ensemble du territoire national. » Au cours de la traditionnelle conférence de presse mensuelle de l’Armée, le colonel-major, Dembélé, a tenu à assurer que l’Armée était « dans les dispositions pour récupérer toutes les emprises » de la Mission onusienne, conformément à la résolution 2690 du Conseil de sécurité de l’ONU. Il n’a, cependant, pas voulu commenter les informations sur les réseaux sociaux rapportant qu’une colonne d’une centaine de véhicules des FAMa se dirige vers Kidal. Le fraîchement promu colonel-major, lors de cette rencontre avec les médias, suspendue, depuis quelques mois, pour raison de travaux de réhabilitation du bâtiment de la DIRPA, a déclaré que les Forces armées maliennes (FAMa) « sont plus que jamais déterminées à accomplir leur mission régalienne de défense du territoire, malgré la multiplication des attaques terroristes auxquelles elles font d’ailleurs face avec bravoure et professionnalisme. » « C’est dans cette dynamique que nos soldats poursuivent les actions offensives à travers la recherche, la destruction des sanctuaires des Groupes armés terroristes (GAT), dans le cadre du plan Maliko de l’Opération Kèlètigui », a-t-il poursuivi. Selon le colonel-major Dembélé, au cours du mois dernier, la situation sécuritaire a été marquée par la recrudescence des attaques qui ont visé les FAMa et les populations civiles. « Le tableau récapitulatif des différentes opérations est dominé par le bilan de l’attaque barbare contre le bateau «Tombouctou», le 7 septembre dernier, et du camp de Bamba. » « Cette barbarie a été suivie par l’attaque de trois véhicules kamikazes et une infiltration au camp Firhoun Ag Alinçar de Gao, dans la zone aéroportuaire. Une autre attaque complexe avec l’usage de véhicules piégés et de nombreux terroristes à motos a visé les militaires installés à Bourem, le 12 septembre. » « Les forces du mal ont poursuivi leur équipée criminelle par deux embuscades dans le secteur de Gossi, deux jours plus tard, ainsi que les tirs d’obus sur la ville de Tombouctou. Il y a eu aussi les attaques contre les camps de Bourem, de Léré, de Dioura, de Mourdiah. », a encore indiqué l’officier chargé de la communication. En réponse, l’Armée « a toujours réussi à repousser les assaillants en leur infligeant beaucoup de pertes grâce notamment à des frappes aériennes sur des regroupements de véhicules et de motos. » « Ces réponses vigoureuses de notre outil de défense ont permis la neutralisation de plusieurs dizaines de terroristes, la destruction d’une trentaine de pick-up dont certains équipés d’armes lourdes et beaucoup d’autres armes calcinées », a dit le colonel-major, Souleymane Dembélé. « Au cours du mois écoulé, on déplore des pertes militaires et civiles, une quarantaine de blessés et, aussi, des portés disparus », a-t-il révélé, revenant longuement sur le déroulement des opérations militaires sur le terrain. Répondant à la question d’un confrère sur le blocus de certaines localités dans le Nord du Mali, notamment Tombouctou, le colonel-major Dembélé a apporté un démenti formel en dénonçant « l’existence d’un réseau de surenchère entretenu par certains compatriotes qui tirent les ficelles de la hausse des denrées de grande consommation. » Le patron de la DIRPA a ajouté, en outre, que le bilan des attaques contre Dioura (Centre) le jeudi 28 septembre et Bamba (Nord) le dimanche 1er octobre (pour la seconde fois) fera l’objet d’un communiqué ultérieur. Il a invité la presse « à éviter de partager les informations tendancieuses sur l’Armée nationale, notamment sur les réseaux sociaux, car le contraire contribuerait tout simplement à renforcer les ennemis de la paix. » À ce propos, il a invité les hommes de médias à diffuser des messages qui rassurent « la population sur les capacités de nos soldats à relever les défis. » Il a renouvelé l’appel au soutien et à la collaboration avec les FAMa, « qui font face à une guerre de communication intense sur les réseaux sociaux en plus des opérations militaires sur le terrain. » AT/MD (AMAP)  

Rentrée scolaire : Plus de 4 millions d’élèves ont repris le chemin des écoles

Par Sidi Y. WAGUÉ Bamako, 05 oct (AMAP) La rentrée scolaire 2023-2024, au Mali, est effective, depuis lundi, pour 4 360 404 élèves des écoles publiques de tous les ordres d’enseignement (éducation préscolaire, non formelle, enseignements fondamental I et II, secondaire général, normal et technique et professionnel). Ces élèves sont inscrits dans 25 268 écoles pour 173 343 enseignants, selon les statistiques fournies par le directeur national de l’enseignement fondamental, Issoufi Albert Bédari Touré. Un bémol : le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) annonce que 1 500 écoles ne pourront pas rouvrir leurs portes dans les Régions du Centre et du Nord du Mali du fait de l’insécurité. C’est dans ce contexte que le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a procédé au lacement officiel de la rentrée des classes au lycée «Ba Aminata Diallo» (LBAD). C’était en en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de l’Éducation nationale, Dr Amadou Sy Savané, ainsi que de nombreux responsables scolaires. «Les dangers de l’usage du téléphone portable sur les performances scolaires des élèves» et «l’éducation aux valeurs» sont les deux thèmes sur lesquels portaient les leçons modèles de la rentrée scolaire dans les différents ordres d’enseignement. Le premier a été dispensé à la rentrée tandis que le deuxième thème sera enseigné aujourd’hui dans les différentes classes. Arrivé au LBAD vers 7h50, le chef du gouvernement a assisté à la montée du drapeau national et à l’exécution de l’hymne national par les pionniers et les élèves du lycée, mais aussi à la leçon modèle sur «l’impact de l’usage du téléphone portable sur les performances scolaires des élèves» dans une classe de 12è année. Cette leçon modèle a été dispensée par le professeur de philosophie, Mahamadou Diakité. Après la définition des concepts de communication et de performances scolaires par l’enseignant, les questions posées aux élèves filles ont porté sur les avantages et les inconvénients du portable à l’école. Le ministre de l’Éducation nationale a soutenu que les deux thèmes de la rentrée des classes reflètent le quotidien, notamment l’actualité et participent de la formation du citoyen de demain. L’enseignement des tenants et aboutissants du téléphone permet à l’élève de se former, mais aussi de se préparer à affronter les grands enjeux du monde moderne. Les deux thèmes interpellent aussi administration scolaire, enseignants, syndicats d’enseignants, parents d’élèves et élèves, estime Dr Amadou Sy Savané. Constatant que les Nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) et le téléphone portable sont des résultats de l’évolution humaine, le Premier ministre a rappelé que “le téléphone a été inventé pour être utile à l’Humanité. Et d’ajouter que “si on n’en fait pas bon usage, cela peut avoir des conséquences.” C’est pourquoi, Dr Choguel Kokalla Maïga a invité les élèves du LBAD et leurs camarades des autres établissements scolaires à utiliser les NTIC “dans le bon sens et tout en ayant le sens de la mesure .” Il a exhorté l’administration scolaire et les enseignants à interdire le port du téléphone dans les classes, conformmément aux règlements intérieurs des écoles. Le Premier ministre a aussi ordonné le renvoi de tout élève qui rentre en classe avec un téléphone. “Seul le travail anoblit l’homme”, pense le chef du gouvernement qui a ajouté que “nous voulons dans notre pays des élèves très fiers d’eux-mêmes.” Le LBAD rouvre ses portes avec 997 élèves toutes des filles, reparties entre 18 classes dont 11 classes de Terminales et 7 classes de 11è année pour 108 professeurs. SYW (AMAP)