En visite à la Maison de la Presse : Le Premier ministre promet d’aider les médias

Bamako, 12 déc (AMAP) Le Premier ministre, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maiga, a promis, jeudi, à Bamako, d’aider la presse et de voir les doléances de la profession. Le chef du gouvernement, dans le cadre de sa prise de contact avec les couches sociales et professionnelles du pays, a rencontré à la Maison de la Presse, les hommes de médias pour échanger et partager avec eux des préoccupations de la corporation. Après avoir écouté les intervenants, des hommes de médias, sur certaines de leurs préoccupations, le général de division Abdoulaye Maiga a promis une réponse « après avoir vu avec les services centraux et déconcentrés compétents. » Au cours des échanges, le Premier ministre a expliqué que le Mali est dans une période exceptionnelle et que « nous sommes tous des Maliens qui nous devons, tous, travailler pour l’intérêt du Mali. » Il a demandé la cohésion nationale autour du Mali, que chacun fasse sa part et joue son rôle pour l’édification du Mali. Il a souligné que la presse joue un rôle important dans cette édification de la nation. Le président de la Maison de la Presse, Bandiougou Danté, s’adressant à la presse après les echanges, a exprimé ses remerciements au Premier ministre pour cette marque « de respect et de considération » à l’endroit de la presse malienne, en se déplaçant « pour venir nous écouter, échanger et partager des préoccupations avec nous. » « Nous sommes très contents et nous sommes reconnaissants de sa présence ici, ce matin, à la Maison de la Presse. Avec lui, nous avons abordé toutes les questions essentielles, notamment celles liées à la liberté de la presse, celles de nos textes qui sont en souffrance depuis 2021 et l’aide à la Presse », a fait savoir Bandiougou Danté. En réponse à une question d’une consœur, à savoir « si on peut espérer quelques actions venant du Premier ministre », M. Danté a répondu : « Nous devons espérer quelque chose venant du cgef du gouvernement. » « Le Premier ministre est dans une logique de rassembler les Maliens et de faire en sorte qu’on puisse trouver ensemble des solutions aux problèmes du Mali. Nous sommes tous des Maliens avant tout », a-t-il dit. La rencontre s’est déroulée dans la salle de conférence de la Maison de la Presse, en présence du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration, Alhamdou Ag Ilyène, du président de la Haute autorité de la Communication (HAC), Gaoussou Coulibaly, du président de la Maison de la Presse, Bandiougou Danté, des patrons de presse publique, notamment le directeur général de l’ORTM, Alassane Baba Diombélé, le directeur général de l’Agence malienne de presse été de publicité (AMAP), Alassane Souleymane et de la presse privée ainsi qu’un parterre de journalistes. Sadou Yattara, journaliste, réagissant à la visite du Premier ministre à la Maison de la Presse, a souligné qu’elle a été « très utile. » « D’abord, cela permet d’actualiser tous les dossiers chauds que la presse a soumis au gouvernement. Celui qui était là, c’est le chef du gouvernement avec qui on a actualisé nos dossiers. »  « Ensuite, il a pris des engagements. Ce qui donne toute son importance à cette rencontre. « « Un autre aspect de cette visite est qu’elle doit être la troisième ou quatrième que le premier ministre a rendue à des structures depuis sa prise de fonction. A mon avis, cela dénote de l’importance que la Presse aux yeux du chef du gouvernement », a analysé M. Yattara. Il a estimé que c’est une opportunité qu’il fallait saisir au bond et la matérialiser ajoutant que « ce n’est pas tous les jours que le Premier ministre se déplace pour voir la presse. » Il a qualifié la démarche du chef du gouvernement de « pédagogique » pour échanger avec l’ensemble des couches socio-professions « afin d’établir une feuille de route pour son mandat. « Nous lui avons dit les vérités sur nos préoccupations et il nous a fait des propositions », a fait savoir Abdoulaye Handane, directeur général de radio Kledu. « Si souvent, les gouvernants descendent pour voir les gouvernés et, surtout, les structures, pour s’enquérir de leurs problèmes le pays ira de l’avant », a ajouté le directeur général de radio Kledu. SST/MD (AMAP)      

Relance du GEPPAO : Le nouveau bureau a tenu sa première réunion d’information à Abidjan

Envoyé spécial Souleymane Bobo TOUNKARA Abidjan, 12 dec (AMAP) Le nouveau bureau du Groupement des éditeurs de presse publique d’Afrique de l’Ouest (GEPPAO), a tenu une réunion d’information, mardi dernier à Abidjan, avant d’être reçu, quelques heures plus tard, par le ministre ivoirien de la Communication, Porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly. Le nouveau bureau élu pour un mandat de quatre ans est dirigé par l’Ivoirien Serge Abdel Nohou, le directeur général du Groupe Fraternité Matin. Le premier vice-président, chargé des relations extérieures est Lamine Niang, directeur général du Quotidien national du Sénégal, Le Soleil, tandis que le directeur général de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), Alassane Souleymane, occupe le poste de deuxième vice-président, chargé de l’animation et de la vie associative. Parmi les autres membres du bureau, figurent Dr Sawakoudé Bertin du Bénin qui occupe le poste de secrétaire général. Il est secondé par le Nigérien Alou Moustapha, le Guinéen Ibrahima Koné occupe le poste de trésorier principal, avec comme adjoint l’Ivoirien Adama Koné, directeur général adjoint du Groupe Fraternité Matin. Quatre grands sujets ont été abordés lors de cette rencontre : la prochaine tournée d’une délégation du GEPPAO dans les pays membres pour présenter le programme d’activités aux autorités, la redynamisation de l’association, le problème de siège du groupement et l’organisation des Awards de la presse pour récompenser les meilleurs journalistes de la sous-région. Le ministre Amadou Coulibaly a salué la reprise des activités du GEPPAO et assuré le nouveau bureau du soutien total du gouvernement ivoirien. « C’est une excellente idée (la reprise des activités du GEPPAO, ndlr). J’ai été très séduit par le nouveau programme que vous avez élaboré. Pour moi, le GEPPAO est une belle entreprise et un bon véhicule de l’intégration sous-régionale », a dit le ministre Coulibaly qui était entouré de ses principaux collaborateurs dont le directeur de cabinet, Jean Martial Adou. « Je suis sûr que la relance du Journal de L’Intégration sera bien accueillie par l’ensemble des pays de la sous-région», a conclut Amadou Coulibaly qui a été désigné parrain de l’association, alors que le trophée de la 1ère édition des Awards portera le nom du Président ivoirien, Alassane Ouattara. La date et le lieu de l’évènement seront précisés dans les semaines à venir, après la validation du nouveau programme d’activités de l’association. En 2025, le programme prévoit, entre autres, une série de visites dans les pays membres et aux patrons des organisations sous-régionales (CEDEAO, UEMOA, Conseil de l’Entente, BCEAO), la recherche de ressources à travers des partenariats et des sponsors, la création d’une banque de données pour favoriser le partage d’expériences et de bonnes pratiques, la création d’un site web du GEPPAO et du Journal de l’Intégration, la mise à jour des statuts et, bien entendu, l’organisation de la 1ère édition des Awards. Le programme est ambitieux, mais pour le président du GEPPAO, Serge Abdel Nohou, comme pour le ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, c’est un programme réalisable qui peut donner un coup de fouet à l’intégration sous-régionale pour le bonheur des populations. Le Mali est membre fondateur de ce groupe média porté sur les fonts baptismaux en décembre 2014 (les trois autres pays fondateurs sont le Bénin, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire). Après sa création, le GEPPAO avait lancé Le Journal de L’Intégration, un magazine trimestriel qui ne fera malheureusement pas long feu. La disparition de ce journal a porté un coup fatal à l’association et il a fallu attendre le 25 octobre dernier pour voir le groupe média renaître de ses cendres avec la mise en place d’un nouveau bureau et l’adhésion de trois autres pays : la Guinée, le Niger et le Sénégal. SBT/MD (AMAP)

L’Alliance Joining Force/UNICEF organise un Panel sur la protection des droits de l’enfant face au changement climatique

Bamako, 12 dec (AMAP) L’Alliance Joining Force, en partenariat avec l’UNICEF, a organisé, mercredi dernier, au Centre international de conférence de Bamako (CICB) un panel avec les enfants autour du thème : « la protection des droits de l’enfant face au changement climatique », l’activité entre dans le cadre de la journée internationale de l’enfant. Le directeur pays de World vision, Patrick Danière, a précisé que l’Alliance Joining Force qui regroupe six organisations internationales travaillant sur le bien-être des enfants (World vision, Terre des Hommes, Save the children, Plan international, SOS village et Educo) et UNICEF « ont décidé de conjuguer leurs efforts pour valoriser de nouveaux espaces et supports d’expression des droits de l’enfant, en particulier sur le thème des droits de l’enfant et l’environnement. » M. Danière a ajouté que le thème revêt une importante capitale, parce que les enfants du Mali ne sont pas épargnés par les effets du changement climatique notamment les inondations et les fortes chaleurs que le Mali a connu cette année. « En tant que membres de l’Alliance Joining Forces, nous ne ménagerons aucun effort pour écouter les enfants, qui représentent l’avenir du pays, sur leurs droits face au changement climatique », a-t-il promis. Le directeur national de la Promotion de l’Enfant et de la Famille, Harouna Samaké, a déclaré avoir « apprécié cette initiative de l’Alliance Joining Force et UNICEF, pour échanger sur l’avenir des enfants et sur le changement climatique. » « Car, chaque fois qu’il y a inondation, on constate qu’il y’ a au moins un enfant victime. Cela joue essentiellement sur leurs droits de leur protection », a souligné M. Samaké. Selon le maire délégué de la Commune III, Abdoulaye Traoré, l’ambition de l’Alliance Joining Force et UNICEF pour le bien-être des enfants « répond au souci partagé des autorités du pays et des autres acteurs au développement, car elle vise à trouver des solutions durables aux problèmes auxquels les enfants sont confrontés, particulièrement les enfants les plus vulnérables. » Il a exhorté les collectivités locales et les services techniques de l’Etat ainsi que les organisations communautaires de base, à être des acteurs majeurs du processus dans la protection des droits des enfants. Après les exposés des panélistes (les conseillers techniques Sékou Koné et Mme Traoré Djénéba Diakité) sur le thème, des enfants ont posé des questions de compréhension. Les enfants ont aussi fait des plaidoyers et des recommandations, quant à leur avenir, en depit de tout ce que le gouvernement du Mali a fait par rapport aux respects des droits des enfants. Ils ont interpelé le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille le cas au cas particulier des enfants avec un handicap dans le cadre des initiatives de lutte contre le changement climatique au Mali. En 2023, le gouvernement, pour protéger les écoliers, a exigé que les établissements scolaires arrêtent les cours à partir de midi à cause des fortes chaleurs ; quelles sont les solutions à mettre en place pour que le climat impacte moins l’éducation ; cette année la montée des eaux a eu beaucoup de conséquences sur l’éducation et l’épanouissement des enfants, la rentrée scolaire 2024-2025 en a été retardée, quelles dispositions à prendre pour atténuer les possibles de futures inondation sur les enfants… Sont entre autres des préoccupations que les enfants ont soulevées. Selon Fatoumata Cissé, déficiente visuelle, étudiante à l’Institut de formation des aveugles, satisfaite des réponses, « les questions ont par les panelistes. SST/MD (AMAP)  

Société : La part des femmes dans le «nansongo»

Par Djènèba BAGAYOKO Bamako, 6 dec (AMAP) Karim Keïta et son épouse Assetou Traoré sont unis par les liens sacrés du mariage depuis cinq ans. De loin, le couple semble vivre une vie faite d’eau douce et d’amour. Les disputes sont rares et la marmite bout tous les jours. De près pourtant la vie n’est pas un long fleuve tranquille comme l’explique Assetou Traoré parlant de la gestion de sa popote. «Nous sommes dans une famille de quinze personnes. Avant, mon mari me donnait 5.000 Fcfa comme prix de condiments, déjeuner et dîner compris. Il y a deux ans maintenant que Keita ne me donne que 3.500 Fcfa prétextant une diminution de la clientèle de son garage. Je me vois donc dans l’obligation de me plier en deux pour compléter le ‘’nansogo’’. C’est une situation embarrassante, surtout que je dois souvent faire recours à mes parents pour assurer un repas acceptable à ma famille », explique notre interlocutrice. Pour faire face à cette nouvelle donne, dame Traoré s’est vu obliger de contracter une dette auprès d’une caisse d’épargne. Ce qui lui a permis d’ouvrir un petit commerce de pagnes wax, de chaussures et pleins d’autres choses. Mais tous les bénéfices vont dans le prix de condiments, explique Mme Keita. Et lorsque les affaires ne marchent pas, elle peut compter sur la participation de sa belle-mère. Une vieille femme qui n’hésite pas à apporter de temps en temps des légumes et de l’huile. Zeneïbou Maïga, secrétaire de direction dans un service national, est quant à elle  mariée depuis deux ans et vit dans la grande famille de son mari. Elle aussi soutient affronter le problème de l’insuffisance du prix des condiments et donc dans l’obligation de se débrouiller pour le compléter. «Mon mari me donne 2 500 Fcfa par jour. J’ajoute 1 000 à 1 500 Fcfa pour avoir 3 500 à 4 000 Fcfa. Ce qui me permet d’avoir un déjeuner copieux. Pour le dîner, personne n’intervient, je m’en occupe seule. Il m’arrive de dépenser 2.000 Fcfa voire plus», dit-elle. Zeneïbou Maïga va plus loin et soutient que les femmes qui vivent dans les grandes familles sont les plus fatiguées. Elle se justifie : «Dans la grande famille, il faut beaucoup plus de condiments pour que la nourriture soit acceptable». Zeneïbou Maïga et Assetou Traoré ne sont pas les seules à participer au prix de la popote. Comme elles, Aminata Dakouo est ménagère. Mariée depuis 2000, elle aussi participe à l’achat des condiments. «Depuis le début de mon mariage, mon mari a fixé le prix des condiments à 1.000 Fcfa par jour. Jusqu’au moment où je vous parle, il n’a pas augmenté d’un franc. Ces 1.000 Fcfa ne peuvent plus suffire. Surtout avec l’arrivée des enfants», se plaint-elle. Et de préciser : «Mon premier fils est par la grâce de Dieu commerçant. Il m’aide énormément, sinon ce serait un calvaire car sur le marché, tout est cher et tous les jours les commerçants augmentent les prix des produits alors que la famille continue de s’agrandir au fil des années.» ÉMANCIPATION DE LA FEMME – Assurer la popote est un devoir pour l’homme sous nos cieux. Mais aujourd’hui, certains chefs de famille en font le cadet de leurs soucis. Prenant à la lettre le concept de l’émancipation de la femme, ils se dérobent à leurs devoirs, arguant inconsciemment que la femme est aujourd’hui l’égale de l’homme et donc se doit de prendre part à toutes les dépenses. Soit ! Dans tous les cas, la femme africaine en général et la femme malienne en particulier ne se sont jamais dérobées à leurs obligations familiales. C’est le cas de cette autre dame qui a sollicité l’anonymat et qui nous raconte : «Je vis depuis une quinzaine d’années avec le père de nos trois enfants. Ma situation financière étant plus confortable que la sienne, c’est à moi de m’occuper des charges alimentaires du foyer. Lui se contente d’apporter un sac de maïs, un autre de riz et 10 litres d’huile dans le magasin et basta ! Le reste ne le regarde visiblement pas malgré mes plaintes.» Le comportement de cet homme ressemble à bien des égards à celui de nos frères de la campagne qui estiment que leur charge se limite à remplir le grainier. À la femme de s’arranger pour assurer le reste. Baba Doumbia, enseignant de profession, n’est pas d’accord avec les propos de nos interlocutrices. Il estime que les femmes ne complètent pas le prix des condiments, «au contraire, elles utilisent une partie de l’argent pour l’investir dans leurs tontines», accuse-t-il. Et de poursuivre : «Sur dix femmes, il peut avoir une seule qui complète le prix de condiments». C’est aussi l’avis de Madou Koné qui raconte à cet effet une anecdote qu’il dit avoir vécue. «Je donne 2.000 Fcfa par jour à mon épouse pour l’achat de condiments et à chaque repas je ne vois que deux petits morceaux de viande dans la sauce. Un jour je l’ai prise en flagrant délit. En effet, elle payait chaque jour une tontine journalière de 1.000 Fcfa. Les femmes passent leur temps à nous accuser alors que c’est de leur faute », confie-t-il en souriant. Devant ces accusations et contre accusations, nous avons voulu savoir ce qu’en pensent les observateurs de notre société. Nous nous sommes adressé au sociologue Modibo Touré. Pour lui, la « popote » représente le budget alimentaire d’une famille. Elle est une charge qui incombe aux deux conjoints. «L’homme a des charges reconnues auxquelles il ne peut pas se dérober comme le loyer, l’électricité, etc. » Mais, les réalités de la vie en Afrique font que la « popote » est aussi considérée et perçue comme un devoir que l’homme, en tant que premier responsable du foyer, doit accomplir. Cependant, si la femme peut l’aider, alors cette aide est toujours bienvenue. La vie devient de plus en plus difficile et nos femmes doivent-elles contribuer à l’achat des condiments ? Débat toujours ouvert et dont la fin n’est surement pas pour demain. DB/MD (AMAP)

Mairie du District de Bamako : L’Oclei décèle des zones d’ombre dans les contrats d’assainissement

Bamako, 5 déc (AMAP) Le rapport de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI) couvrant la période 2014-2022, révèle des irrégularités significatives dans la gestion de l’assainissement de la ville de Bamako. Entre 2014 et 2022, l’OCLEI a mis en lumière les efforts financiers considérables engagés par la mairie du District de Bamako pour l’assainissement de la capitale. Un total de 87 milliards de Fcfa a été dépensé, principalement à travers son partenariat avec la société Ozone Mali. Ce partenariat, établi par une convention de gestion des services de propreté, s’est traduit par des investissements annuels de plus 9 milliards de Fcfa sur une période de 8 ans. En outre, entre 2019 et 2022, des contrats ont été signés avec des groupements d’intérêt économique, totalisant plus de 13 milliards de Fcfa. L’OCLEI a évoqué des irrégularités considérables dans le processus de conclusion et de signature de la convention relative à la gestion des services de propreté de la ville de Bamako. Selon le rapport, ces négociations se sont déroulées de manière opaque, sans la participation documentée des services techniques compétents. Cette omission, soutient l’Oclei, inclut des entités clés, tels que la mairie du District de Bamako, le ministère chargé des collectivités territoriales et le ministère de l’Économie et des Finances. Le document rappelle que lorsqu’un projet est envisagé, il est essentiel de procéder à une analyse approfondie pour évaluer les besoins, la faisabilité et les modalités d’exécution, notamment en ce qui concerne le stockage et le traitement des déchets, ainsi que la détermination des ressources humaines nécessaires. L’absence d’une telle analyse peut entraîner des inefficacités et des coûts imprévus. USURPATION DE POUVOIR – De plus, soutient le rapport, une évaluation financière rigoureuse est essentielle pour établir un budget clair et des modalités de paiement définies, afin d’assurer une gestion transparente et efficace des fonds publics. C’est dans cette dynamique que l’Office a, dans son rapport, décelé des irrégularités dans le processus de conclusion d’une convention impliquant le ministre en charge de l’Environnement et de l’Assainissement. Selon le document, le ministre aurait signé une convention bien qu’il ne soit pas l’autorité compétente pour le faire, ni en tant qu’autorité concédante ni en tant qu’autorité de tutelle de la mairie du District concernée. Une situation qui soulève des questions sur la légalité et la légitimité de la procédure, ainsi que sur l’éventuelle usurpation de pouvoir. Sur le total des paiements effectués dans le cadre du projet d’assainissement, une écrasante majorité, soit 97%, provient des subventions octroyées par le ministère de l’Économie et des Finances, mettant en évidence la dépendance considérable de la société vis-à-vis du financement étatique, explique le document. En revanche, la contribution de la mairie, qui ne représente que 3% des paiements, illustre les limitations budgétaires auxquelles elle fait face, ou peut-être ses priorités budgétaires différentes. Ce déséquilibre financier met en exergue des questions sur la durabilité et l’efficacité des allocations budgétaires incitant à un examen approfondi des politiques de financement public pour garantir une utilisation optimale des ressources. L’OCLEI a aussi observé que, durant la période de 2019 à 2022, la mairie centrale a contracté non seulement avec la société Ozone Mali mais, également, avec d’autres prestataires pour des marchés de nettoiement. Cette démarche, selon le rapport, a entraîné un engagement financier total de 13 459 223 148 Fcfa. Sur ce montant, 4 894 129 617 Fcfa ont été effectivement payés par la mairie à partir de ses propres fonds. « Il serait pertinent, selon le rapport, d’examiner comment ces engagements financiers ont été alloués et si les services fournis correspondent aux montants engagés. » Le fait que le montant facturé par Ozone Mali « dépasse de manière significative la valeur des prestations réellement exécutées indique un problème de transparence et de contrôle dans la gestion des contrats par la mairie du District de Bamako. » Selon le rapport, ce type de facturation forfaitaire, sans vérification adéquate de l’exécution des prestations, peut conduire à des abus financiers et à un gaspillage des ressources publiques. Dans son évaluation, l’OCLEI insite sur la nécessité d’une surveillance renforcée et d’une révision des systèmes de facturation « pour s’assurer que les fonds publics sont utilisés de manière appropriée et efficace. Le rapport révèle qu’en juin 2020, le ministre de l’Économie et des Finances a pris la décision d’engager l’État, en offrant une garantie autonome pour un prêt bancaire conséquent accordé à la société Ozone. Cependant, il s’est avéré que la mairie du District, bien qu’étant directement concernée par cette convention, n’a pas été impliquée dans les négociations ou la conclusion de ce prêt. AYT/MD (AMAP)

Marché du poisson : La saison du fretin est ouverte

Par Aminata DIARRA Bamako, 5 déc (AMAP) Aux environs de 17 heures, tout le long des logements sociaux, à partir de la grande porte de la « Cité vénézuélienne » jusqu’à la direction générale des Eaux et Forêts sur la route de Ségou, les pastèques, le fourrage, les fruits et légumes ornent les deux côtés de la voie. Mais il n’y a pas que ces produits. Nous sommes dans l’intersaison. Le froid s’installe petit à petit. L’hivernage s’en est allé sur la pointe des pieds laissant derrière lui des perspectives de bonnes récoltes des céréales et produits de consommation. Mais, aussi, une grande promesse de production halieutique comme on peut le constater en faisant un tour dans les différents marchés de la capitale où le fretin trône sur les étals des femmes et hommes spécialisés dans la commercialisation de cette espèce de poisson. En effet, c’est l’abondance de fretins cette année. Et les témoignages ne manquent pas. L’unanimité sur la bonne saison des «tinɛni» est faite et les spécialistes comme les profanes se l’expliquent. Tous s’accordent à lier l’abondance à la saison des pluies précédente qui a vu les cours d’eau déborder et les étangs rejeter le trop-plein. Les uns et les autres reconnaissent aussi la précocité de la saison du tinɛni et l’expliquent par le phénomène climatique. « Cette année, le fretin est vite arrivé. C’est dû aux grandes pluies de l’hivernage et à l’entrée progressive du froid », explique une vendeuse de poisson qui dit pratiquer cette activité depuis plus de 20 ans. L’occasion faisant le larron, une grande partie des vendeurs de poisson se sont lancés dans la commercialisation de cette espèce dont les grands centres de production sont, à en croire plus vendeurs, Mopti, Macina, Markala et San. Ces vendeurs et vendeuses de fretins tirent-ils leur épingle du jeu ? À en croire les unes et les autres, la réponse est affirmative. Fatoumata Sanou affirme subvenir aux besoins de sa famille grâce à la vente du tinɛni : «Par jour, je peux vendre jusqu’à environ 20 000 Fcfa». Tout comme Mme Sanou, sa consœur Djeneba Diaouné se frotte les mains avec cette manne venue des eaux. «Je peux faire un bénéfice de 35 000 Fcfa par jour en cette période», confie-t-elle. Pendant que nous nous entretenons avec Mme Diaouné, arrive Moussa Coulibaly. Client habituel de la vendeuse. Il passe une commande et explique son choix pour la consommation du petit poisson : «Ma famille ne consomme pas de viande, c’est pour cela que je passe chez ma cliente pour me ravitailler vers le petit soir avant de rentrer à la maison.» À LA PLACE DE SELINGUÉ– Les consommateurs n’ont pas de soucis à se faire en cette saison. Tous les marchés sont bien approvisionnés comme on peut le constater en faisant un tour à la place dite de Sélingué. Ici de vieilles tables et de vieux réfrigérateurs et congélateurs sont disposés à même le sol. Sur ces récipients, des quantités de petits poissons autour desquels tournoient des essaims de mouches. Ce jour-là dans cette mini-gare, les femmes semblent être les seules vendeuses présentes sur le marché. Elles appellent et interpellent les passants pour leur proposer avec force détail les petits poissons dont certains commencent déjà à … pourrir. « Ces poissons relativement moins chers ne sont pas pourtant à la portée de tous les revendeurs. La vente en gros se fait par panier. Et ce dernier se négocie entre 20 000 et 25 000 Fcfa », explique Hamara Guindo qui suit des yeux une cargaison en déchargement. « Malgré tout, reconnait-il, chacun tire son épingle du jeu. » « Nous revendons le kilogramme au bas prix à 1 100 Fcfa », dit-il. Une jeune fille, elle aussi, revendeuse de la même marchandise abonde dans le même sens. «Je peux prendre plus de trois paniers par jour et ils sont tous vendus au cours de la journée. Et je ne me plains pas de mon profit», affirme-t-elle sans entrer dans les détails sur ses bénéfices. Et de préciser que sa clientèle n’est pas composée que de femmes, des chefs de famille passent après le travail pour en emporter à la maison.   DELTA CENTRAL DU FLEUVE NIGER – À la direction régionale de la Pêche de Ségou, Moussa Koumaré explique que l’espèce vient en majorité du le delta central du fleuve Niger, dans la Région de Mopti (Centre). « Ils se reproduisent dans cette zone pendant les hautes eaux lorsque toutes les plaines sont inondées et la végétation abondante », explique ce spécialiste. Précisant que « ces alevins apparaissent d’abord dans la zone de Mopti, ensuite avec le retrait des eaux, quand les eaux baissent, ils migrent pour rejoindre les plans d’eaux stables des fleuves. » Moussa Koumaré estime que dans certaines zones (Markala et Macina), la production peut culminer entre 15 à 18 tonnes par jour et peut se poursuive jusqu’en janvier. Et Bekaye Tangara, le chef de service suivi statistique à la direction nationale de la pèche d’expliquer que les fretins représentent 1 à 2% de la production nationale de poisson. Selon lui, il y a des années où la production peut atteindre jusqu’à 2 000 tonnes. Pour cette année, il estime que les prises cumulées pourraient atteindre les 2 000 tonnes, c’est-à-dire 2% de la production nationale. AD/MD (AMAP)

Marché des véhicules d’occasion : le blues des revendeurs

Bamako, 27 nov (AMAP) Le marché des véhicules d’occasion importés, souvent surnommés «France-au-revoir», connaît une période difficile. Autrefois florissant, il est maintenant presque paralysé. Boubacar Diarra est le président de l’Association des revendeurs de véhicules d’occasion (ARVO). Il nous informe que ses voitures proviennent de divers pays européens, tels que la Belgique, la Suisse, la Norvège et l’Allemagne. Il s’approvisionne parfois aux États-Unis, au Canada et en Corée du Sud. «Je fais un effort pour importer les véhicules d’occasion malgré la morosité du marché», confie celui qui a plus de vingt ans d’expérience dans le métier. Le prix des voitures d’occasion importées semble, en effet ,être influencé par plusieurs facteurs, au-delà de leur provenance. Comme l’indique le président de l’ARVO, les coûts liés à la marque, à l’état du véhicule, ainsi qu’aux frais de transport et de dédouanement, contribuent à rendre ces voitures relativement chères. Par exemple, explique Boubacar Diarra, une berline Toyota, après prise en compte des frais d’importation, peut dépasser 3 millions de Fcfa, tandis que les grosses cylindrées peuvent coûter entre 5 et 100 millions de Fcfa. Cette réalité économique est un obstacle pour des acheteurs comme Sylamakan Sissoko, qui, malgré ses efforts pour économiser à travers des tontines, trouve toujours difficile d’acquérir une voiture importée. En conséquence, il envisage d’acheter une «Dôboli», une voiture déjà utilisée à Bamako, qui est souvent choisie pour sa plus grande accessibilité financière. CHUTE DES VENTES – Par contre, le marché des SUV connaît une popularité croissante, souvent en raison de leur robustesse et de leur polyvalence. Des caractéristiques essentielles pour affronter les routes et les terrains variés. Les marques japonaises comme Toyota et les marques allemandes telles que Mercedes se distinguent particulièrement dans ce secteur, selon les spécialistes en la matière. Toyota est réputée pour sa durabilité et sa fiabilité, tandis que Mercedes est souvent associée à l’élégance et à la performance. Au Mali, ces deux marques dominent le marché non seulement à cause de ces qualités, mais aussi parce que les mécaniciens locaux ont acquis une expertise significative dans la réparation et l’entretien de ces véhicules. Cette maîtrise technique facilite l’entretien, rendant ces véhicules encore plus attrayants pour les consommateurs locaux. Madou Doumbia, revendeur de véhicules d’occasion à Garantiguibougou, un quartier animé de Bamako, a su se forger une réputation solide dans ce business au cours des dix dernières années. «En commençant modestement avec l’importation de cinq véhicules, j’ai progressivement élargi mon activité grâce à ma persévérance et à ma capacité d’adaptation aux exigences fluctuantes du marché», explique Doumbia. Malgré cette réussite, Madou fait face aujourd’hui à un marché morose, marquant la chute dramatique des ventes due à la prolifération des points de vente et à la diminution de la liquidité financière. Pourtant, avec optimisme et détermination, il reste convaincu que cette période de difficultés économiques n’est que temporaire et que des jours plus prospères sont à venir. Le discours d’Habib Doukara, PDG du groupe Bamako Dôboli, reflète une dualité entre optimisme et préoccupations face aux défis économiques a ctuels. Malgré l’augmentation significative des frais mensuels de déclaration pour les parcs, passant de 10.000 à 20.000 Fcfa en moins de deux ans, Doukara reste résolument engagé dans son travail.

Son parcours académique solide, avec un Master en gestion de projets et une Maîtrise en droit privé, renforce sa détermination à persévérer malgré les obstacles. Il souligne l’importance du secteur pour les jeunes entrepreneurs et appelle les autorités à non seulement réglementer, mais aussi soutenir ce domaine, qui offre des opportunités précieuses pour de nombreuses personnes. «Mon appel à l’action vise à créer un environnement propice à la croissance économique et à l’emploi», soutient Habib. PROFESSIONNALISER LE SECTEUR – Le président de  l’ARVO trouve l’importance de regrouper les revendeurs de véhicules d’occasion au sein d’une même association pour faciliter leurs activités et améliorer leur visibilité. «J’ai demandé aux autorités de fournir un espace dédié qui puisse accueillir tous les revendeurs, ce qui simplifierait les démarches tant pour les vendeurs que pour les acheteurs», affirme Boubacar. Selon lui, un tel espace centralisé permettrait également à l’État de mieux organiser et suivre les activités commerciales. Il a également salué le service des impôts pour sa compréhension et ses concessions envers les membres de l’association concernant le paiement des redevances, souvent réglées en retard. Cette initiative montre une volonté de structurer et de professionnaliser le secteur de la vente de véhicules d’occasion, tout en créant un environnement plus favorable pour toutes les parties prenantes. La transition vers la vente en ligne est devenue une stratégie essentielle pour les revendeurs confrontés à une baisse des ventes. Avec l’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication, cette approche s’aligne parfaitement avec les tendances actuelles. En effet, de nombreux sites web et pages sur les réseaux sociaux émergent régulièrement, offrant des produits comme des «Bamako Dôboli» ou des «France-au-revoir» à des conditions et des prix attractifs. Ces plateformes permettent aux revendeurs d’atteindre un public plus large et diversifié, tout en offrant aux consommateurs la commodité de faire leurs achats depuis chez eux. Cette adaptation au numérique reflète non seulement une réponse aux défis économiques actuels, mais aussi une évolution naturelle vers des méthodes de consommation plus modernes et connectées. AKC/MD (AMAP)  

Panier de la ménagère : Les prix des légumes en forte baisse

Par Fatoumata Mory SIDIBE Bamako, 27 nov (AMAP) La contre-saison, suivant l’hivernage, marque une période prospère pour les cultures maraîchères. C’est un moment où les agriculteurs profitent des conditions climatiques plus sèches pour cultiver une variété de légumes. Dans des marchés de la capitale tels que «Wonida» à Bozola, cette période se traduit par une abondance de produits frais et une réduction notable des prix. À Bamako, la fin de la saison des pluies marque l’arrivée abondante des produits maraîchers sur les marchés. Les étals regorgent d’oignons, de tomates, de choux et de céleri, rendant ces produits à la fois disponibles et abordables pour les consommateurs. Dès qu’on pénètre dans les aires de vente, les appels des marchands se font entendre, chacun vantant la fraîcheur et la qualité de ses produits. Bako Coulibaly, une habituée du marché «Wonida» à Bozola, témoigne de l’amélioration notable de la qualité des tomates ces dernières semaines. Elle observe également une baisse significative des prix, ce qui la pousse à acheter un panier de tomates pour 2.000 Fcfa. «Je prévois de conserver ces tomates dans mon réfrigérateur pendant deux semaines, profitant ainsi de cette période de grande abondance et de prix réduits pour faire mes réserves», confie-t-elle. Sur le marché, les conversations tournent souvent autour des prix fluctuants des denrées. Mme Safiatou Diallo, habitante locale, exprime un certain optimisme à propos des légumes frais, qui deviennent plus abordables à mesure que l’année avance, avec une baisse plus notable en décembre. Elle est convaincue qu’avec un budget modeste, il est possible de faire de bonnes affaires. Pendant ce temps, Ami Ballo, une vendeuse expérimentée, constate une légère baisse du prix des oignons, qu’elle vend désormais à 550 Fcfa le kilo, une réduction par rapport au mois précédent. Cependant, elle mentionne que les oignons, principalement importés du Sénégal, sont encore coûteux, rendant difficile de proposer des prix plus bas pour les oignons locaux. Ramata Cissé exprime sa satisfaction face à la baisse récente du prix de l’oignon de 50 Fcfa par kilogramme. Elle explique que la semaine dernière, elle a acheté le kilo à 600 Fcfa, maintenant elle l’a eu à 550 Fcfa. Grâce à cette réduction, elle est ravie de pouvoir utiliser les économies réalisées pour acheter d’autres légumes comme le céleri, pour enrichir ses plats. Concernant les patates, elle se réjouit de leur prix attractif, à 125 Fcfa le kilo. LA SAISON FROIDE TRÈS ATTENDUE- De son côté, Bourama Diallo pratique avec soin l’activité de vente de légumes qu’il a héritée de sa mère. Il propose les poivrons à des prix variant entre 250 Fcfa et 500 Fcfa, selon la taille des tas. Les tomates sont également en vente, avec des prix fixés à 1.000 Fcfa et 2.000 Fcfa par sceau, selon la quantité. Pour ceux qui recherchent des haricots verts, le kilogramme est proposé à 1.500 Fcfa. En outre, il vend des boîtes de tomate concentrée à 2.000 Fcfa chacune. Bien que les prix soient actuellement élevés, Bourama espère que la saison froide, souvent synonyme d’une production accrue, entraînera une diminution des prix, rendant ses produits plus accessibles à sa clientèle. Dans le marché animé où Tata Diarra s’occupe de ses affaires, elle attire l’attention des clients avec son analyse perspicace des prix des légumes. Elle explique que le prix du chou n’a pas encore connu de baisse significative, car la période de contre-saison n’a pas encore commencé. «Actuellement, le chou est vendu en tas à 1.000 Fcfa, avec la perspective que ce prix pourrait descendre à 500 Fcfa dans les jours à venir», affirme-t-elle.  En revanche, Tata note une baisse des prix pour l’aubergine africaine dont le sac de 50 kg, précédemment acheté à 12.000 Fcfa, est maintenant disponible à 10.000 Fcfa.   BAISSE GÉNÉRALISÉE DES PRIX- Fatoumata Diarra est une commerçante astucieuse qui sait optimiser ses achats pour maximiser ses profits. En se rendant au marché de Wonida, elle a réussi à négocier le prix du tas de choux, le faisant passer de 1.000 à 900 Fcfa. «Cette réduction me permet de vendre chaque chou à 100 Fcfa l’unité dans mon propre quartier», soutient la bonne dame qui selon elle, assurera une marge bénéficiaire intéressante. Sa capacité à acheter en gros à un prix réduit et à revendre au détail à un prix compétitif montre sa compréhension des dynamiques du marché et son habileté à gérer son entreprise de manière rentable. Fatoumata incarne l’esprit entrepreneurial et la détermination des nombreux petits commerçants qui animent les marchés locaux. Rokia Diarra, une vendeuse passionnée installée au centre du marché, dispose, elle aussi soigneusement ses tas de céleri et de persil sur un grand pagne coloré. Pour maintenir la fraîcheur de ses produits, elle les arrose régulièrement d’eau. Actuellement, elle propose chaque tas à 250 Fcfa, un prix ajusté à la baisse par rapport aux jours précédents. Elle remarque avec un sourire que le prix du céleri est en train de diminuer, ce qui est une bonne nouvelle pour ses clients fidèles. Toujours prête à faire plaisir, Rokia offre généreusement des réductions à ceux qui achètent trois tas ou plus, encourageant ainsi ses clients à profiter de cette opportunité pour obtenir des produits frais à un prix avantageux. Mme Dramé Maman Touré se trouve non loin de la vendeuse ci-dessus. Selon elle, le prix du l’aïl a connu une baisse ce dernier temps. Ainsi, le carton de l’aïl est obtenu à 10.500 Fcfa contre 11.000 Fcfa, le mois dernier. Dans le marché de Wonida, les prix des légumes semblent connaître une baisse notable, offrant une lueur d’espoir aux consommateurs. Awa Fané, une cliente régulière, se réjouit de la diminution du coût du céleri, qu’elle achète à 500 Fcfa pour trois tas. Elle préfère ce marché en raison de ses prix compétitifs par rapport à ceux des marchés de son quartier. «Chaque lundi, ce marché devient le lieu incontournable pour me ravitailler en condiments et autres produits frais», confie Awa. La situation décrite par Amina Camara et Mme Dramé Maman Touré illustre les défis auxquels sont

Rentrée scolaire et universitaire : Sans encombre dans plusieurs localités

Par les correspondants régionaux et locaux de l’AMAP Bamako, 05 nov (AMAP) Le gouverneur de la Région de Koulikoro, le colonel Lamine Kapory Sanogo, s’est rendu, lundi très tôt le matin, au groupe scolaire Lassina Fofana pour constater l’effectivité de la rentrée scolaire 2024 -2025. Il a visité ensuite quelques classes. Il s’est réjoui que les directeurs d’écoles respectent la montée des couleurs chaque premier lundi du mois. Enseignants et élèves étaient présents. Il a conseillé aux élèves d’être assidus et aux enseignants de faire en sorte que l’année ne soit pas perturbée, aux Comités de gestion scolaire (CGS) et aux parents d’élèves « d’accompagner les autorités scolaires pour une bonne année scolaire et un environnement propice aux études. » A Kangaba, la rentrée des classes pour l’année scolaire 2024-2025 n’est pas effective. Elle « est partielle », selon le directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP), Abdoulaye Koné. La Synergie des syndicats signataires du 15 octobre 2016 a mis en application son mot d’ordre de grève perturbant la rentrée scolaire à travers le Cercle de Kangaba. A part le Syndicat national de l’éducation et de la culture (SNEC) dont les militants sont très peu nombreux, le Syndicat national des enseignants fonctionnaires des collectivités Territoriales (SYNEFCT), le Syndicat national de l’éducation de base (SYNEB) et le Syndicat des professeurs de l’enseignement secondaire des collectivités (SYPESCO) du Lycée et de l’Institut de formation des maitres (IFM) majoritaires ont tous observé le mouvement. Néanmoins, dans certaines écoles, la rentrée est effective et la leçon modèle sur l’Entrepreneuriat a été enseignée au premier et second cycle de l’enseignement fondamental. C’est le contact fait par les conseillers pédagogiques du CAP disséminés dans les différentes communes du Cercle de Kangaba. Beaucoup de parents d’élèves se disent consternés. Pour eux, seul Kangaba est dans cette situation malheureuse alors que la rentrée est effective partout ailleurs. Depuis plus d’une année, la synergie revendique des terrains dans le domaine administratif comme appartenant au domaine scolaire. Après plusieurs rencontres au cours desquelles les services techniques concernés (Domaines et Urbanisme) ont présenté des documents en vue de les convaincre, les enseignants sont restés inébranlables. Pour eux, les documents présentés par les services techniques ne sont pas fiables. Pour éviter une rentrée scolaire perturbée, le préfet du cercle a fait intervenir les notabilités et des personnes ressources. En vain. Tout autre ambiance dans le cercle de Gourma Rharous où la rentrée scolaire 2024-25 démarre sans difficultés majeures, au grand bonheur des élèves, des parents d’élèves, des enseignants et de l’administration scolaire. Le gong de démarrage a sonné le lundi 4 novembre, dans l’ensemble des établissements scolaires d’enseignement classique ou en langue arabe de l’Académie d’enseignement (AE) de Gourma Rharous qui couvre les Centres d’animation pédagogique (CAP) de Rharous et Gossi. Une délégation conduite par le directeur de l’AE de Gourma Rharous, Baber Ali, et qui comprenait la troisième adjointe au maire de Rharous, le directeur du CAP de Rharous, Mahmoud Almahady Maïga, le chef de village, le coordinateur FAMAS, le chef de brigade de la gendarmerie territoriale, le coordinateur des Comités de gestion scolaire (CGS), le représentant des parents d’élèves, les représentants des syndicats de l’éducation et les ONGs partenaires de l’école du cercle, s’est rendue dans plusieurs établissements scolaires de la ville de Rharous pour ouvrir officiellement l’année scolaire 2024-25. Celle-ci a commencé au second cycle Abdoulaye Soumaguel Maïga par la montée des couleurs à 7 heures et 30 minutes. La délégation a suivi, ensuite, dans une classe de neuvième année, la leçon modèle qui porte sur l’entrepreneuriat. L’excellente participation des élèves à la leçon et la qualité avec laquelle celle-ci a été dispensée ont émerveillé la délégation et le directeur de l’AE l’a relevé dans ses conseils aux élèves, en leur disant toute sa fierté de constater qu’ils sont « déjà conscients » qu’ils doivent bâtir leur avenir, avec leurs efforts personnels. Dans le même registre, la troisième adjointe au maire, Halimatou A.K Maïga, a expliqué aux élèves son parcours professionnel qui a commencé par la petite restauration de rue qui a évolué en entreprise de restauration formelle, employant plus d’une dizaine de personnes, aujourd’hui. Dans son adresse aux élèves, le directeur du CAP s’est surtout focalisé sur la rigueur dans le travail et la discipline, gage de toute réussite. Les membres de la délégation ont, chacun, prodigué des conseils utiles pour une meilleure réussite de l’année scolaire. La délégation s’est rendue dans plusieurs autres classes de l’établissement pour le rituel de conseils. À la suite de cette visite, le directeur de l’AE, Baber Ali, a remis officiellement au directeur du CAP, Mahmoud Almahady Maïga, dans la cour de l’établissement, un important lot de matériels, comprenant des kits scolaires et des tentes, offert par le partenaire UNICEF. Après cette activité, la délégation s’est rendue dans l’établissement scolaire privé « Handara » et ensuite au lycée public de Gourma Rharous. Partout, le constat du démarrage effectif de l’année scolaire est le même. La rentrée scolaire est effective sur toute l’étendue de la Région de Bougouni où des milliers d’élèvent ont repris le chemin de l’école après quatre mois de repos. Ainsi à Bougouni ville, c’est au lycée Kalilou Fofana que le gouverneur de la région, le général de Brigade Ousmane Wélé, à la tête d’une forte délégation régionale, a constaté l’effectivité de cette rentrée 2024-2025. Ici après la montée des couleurs, la délégation a assisté à un cours modèle sur l’entrepreneuriat dans une classe de Terminale langues et littérature (TLL) avant de sillonner d’autres établissements dont une école catholique et une franco-arabe pour finir par l’IFM de Bougouni. Partout où il a passé, le gouverneur a prodigué des conseils aux élèves et à l’encadrement : enseignants et comités de gestion scolaire. Salubrité discipline, rigueur dans le travail sont, entre autres points, les grands axes de son message. Au terme de cette tournée des écoles, le gouverneur de la Région de Bougouni dont la délégation comptait des membres de son cabinet, le préfet du Cercle de Bougouni, Hamadoun Tamboura, le maire de la Commune urbaine

Mali : La rentrée scolaire 2024-2025 débute dans de bonnes conditions

Par les correspondants régionaux de l’AMAP Bamako, 4 nov (AMAP) La rentrée scolaire 2024-2025 a débuté dans de bonnes conditions à l’intérieur du Mali comme ont pu le constater les correspondants de l’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP), à Kayes, Bafoulabé (Ouest), Ségou (Centre) et Siakkaso (Sud). A Kayes, le gouverneur de la Région, le général de brigade Moussa Soumaré a fait le « constat du bon déroulement de la rentrée mais, aussi, a prodigué des conseils aux élèves et formulé des vœux pour une bonne année » . En compagnie d’une forte délégation, le général de brigade Moussa Soumaré a successivement visité le Groupe scolaire de Légal-Ségou B, le Lycée Imam Malick et le Lycée Dougoukolo Konaré de Kayes (LDKK). Partout, il a échangé avec l’administration scolaire et les élèves pour les exhorter au travail. Cette rentrée a été marquée par une remise de dons du patronat au Groupe scolaire de Légal-Ségou « B », en présence du Président du Conseil régional de Kayes, Bandiougou Diawara, du Directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP) Rive gauche), Balla Kéïta et d’autres officiels civils et militaires. A l’issue de sa visite, le gouverneur s’est dit satisfait « car, les inondations qui ont affecté dans la nuit du jeudi 10 au vendredi 11 octobre 2024 certaines localités de la région, avaient suscité des inquiétudes par rapport à la rentrée scolaire. » Partout, les élèves ont eu droit à une leçon modèle sur l’entreprenariat. Une manière pour l’Etat de mettre l’accent sur les initiatives privées qui sont capitales pour le développement socioéconomique de notre pays. La rentrée scolaire est effective à Bafoulabé, chef-lieu de Commune et de Cercle à 155 km de Kayes. Les enseignants sont présents ainsi que les élèves, la leçon modèle sur l’entrepreneuriat a été exécuté. Le préfet, Chaka Souleymane Sanogo, accompagné d’une forte délégation, s’est rendu dans quelques écoles de la ville pour s’assurer de l’effectivité de la rentrée scolaire. « Une rentrée scolaire effective », a confirmé le préfet qui s’est réjoui de cette « rentrée sans difficulté majeure. »  » La visite s’inscrit dans le cadre de la supervision de la rentrée scolaire 2024-2025 qui nous permet de nous assurer de l’effectivité de la rentrée qui était compromise par beaucoup de facteurs. Nous sillonnons certaines écoles de la ville de Bafoulabé pour nous assurer de la rentrée effective des cours. Nous avons constaté la présence des enseignants et des élèves, je ne peux que remercier le bon Dieu » a dit le préfet. EFFECTIVE A SEGOU – Après plus de quatre mois de vacances scolaires, les élèves à Ségou (Centre) ont repris le chemin de l’école ce lundi pour la nouvelle année scolaire 2024-2025. Pour s’imprégner de l’effectivité de la rentrée scolaire à Ségou, le gouverneur de la région, le contrôleur général de Police Alassane Traoré s’est rendu ce matin dans deux établissements scolaires de la ville de Ségou à savoir le lycée Cabral et le groupe scolaire Bada Soninkoura. Pour l’occasion, il était accompagné d’une forte délégation composée notamment du Préfet du Cercle de Ségou, Daouda Diarra, du Président du Conseil régional de Ségou, Siaka Dembélé, du maire de la Commune urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra et du directeur de l’Académie d’enseignement de Ségou, Itous Ag Ahmed. Première étape de cette visite, le Lycée Cabral. Des élèves regroupés autour du drapeau ont procédé à la montée des couleurs devant le gouverneur et sa délégation. Après cette étape le Chef de l’exécutif de la région a donné le ton de la leçon modèle en 11 SES4.  Elle a porté sur l’entreprenariat, une instruction du ministère de l’Education Nationale qui est exécutée dans toutes les écoles en ce premier jour de la rentrée. A la suite de sa visite, le Gouverneur de Ségou s’est réjoui de l’engouement qui régnait dans les écoles « C’est de bonne augure pour l’année scolaire qui démarre aujourd’hui » a-t-il dit. A Tenenkou, dans la Region de Mopti (Centre), de milliers d’élèves ont repris le chemin de l’école. Le préfet du cercle, Mamadou Dao et délégation composée du sous-préfet de l’arrondissement central, le lieutenant Boubacar Sissoko, du deuxième adjoint au maire, Soumaïla Bocar Coulibaly, du Directeur adjoint du Centre d’animation pédagogique (CAP) de Tenenkou, Abdoulaye Aly Maïga, ont sillonné différents établissements scolaires de la ville pour constater l’effectivité de la rentrée scolaire. Le préfet du cercle de Tenenkou, a adressé ses « sincères félicitations aux acteurs du monde éducatif » et a prodigué des conseils, des encouragements aux èlèves avant de rappeler que « l’administration restera toujours disposée à tout mettre en œuvre pour leur offrir un cadre idéal d’apprentissage. » Quatre livres de langage de la première année  » le flamboyant » offerts par Sori Keïta, promoteur d’une nouvelle école privée ont été remis symboliquement par le préfet du cercle au Directeur adjoint du CAP. Ces livres sont destinés aux écoles des premiers cycles de la ville de Tenenkou Des représentants de services techniques, des forces de défense et de sécurité (garde nationale, Gendarmerie et détachement militaire), de Comités de gestion scolaire (CGS), de syndicats et de parents d’élèves, ont aussi participé à cette visite dans les écoles. A Sikasso (Sud), la gouverneure, Mme Kanté Marie Claire Dembélé, a assisté, dans la classe de la 9ème année de l’école camp Tièba Traoré, à la leçon modèle qui portait sur l’entrepreneuriat. A la fin de la visite, la cheffe de l’exécutif régional a affirmé que la rentrée scolaire est effective dans la Région de Sikasso. Elle a invité les élèves à bien suivre les cours et à éviter l’usage des téléphones notamment les réseaux sociaux tels que tik-tok…pour bien se concentrer sur les cours. S’agissant de la leçon modèle, Mme le gouverneur a fait savoir que celle-ci entendait orienter les élèves sur l’entrepreneuriat. « J’invite tous les acteurs de l’école à faire l’union sacrée autour de nos autorités pour que cette année scolaire puisse être une réussite »,a-t-elle conclu. Pour l’occasion, elle était accompagnée par les autorités régionales et scolaires dont le Directeur de l’Académie d’enseignement de Sikasso (DAE) Sinaly Togola ainsi que les partenaires. Le DAE a fait