Plus de 1 800 migrants maliens expulsés de Mauritanie dans des conditions inhumaine (ministre)
Bamako, 27 mar (AMAP) Les migrants maliens déjà rapatriés de la Mauritanie sont, à ce jour, au nombre de plus de 1 800 dont 1 578 sur le site de Kayes (Ouest) et plus de 560 sur le site de Nioro, a révélé, mercredi, à Bamako, le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher Ag Attaher, qui intervenait lors d’un point de presse au Centre d’information gouvernemental du Mali (CIGMA), pour partager l’évolution de la situation de ses compatriotes expulsés de la Mauritanie, a assuré que le gouvernement a pris « les mesures dès le début des évènements pour la protection et l’accompagnement des ressortissants maliens. » Il a ajoute que ces mesures « seront renforcées en vue d’apporter un soutien humanitaire à travers notamment une assistance matérielle et financière aux compatriotes en difficulté ». Le ministre a rappelé que Bamako a fait un communiqué pour s’indigner de la situation. Dans le même communiqué le gouvernement du Mali dit suivre « avec une attention particulière ces évènements (…) dénonce avec la dernière rigueur les traitements subis par (ses) ressortissants en Mauritanie ». Selon ce communiqué, « le gouvernement du Mali regrette les conditions d’arrestation en violation flagrante des droits humains et des droits des migrants en particulier, invite les autorités mauritaniennes à la retenue et rappelle à la cessation immédiate des violences à l’endroit des ressortissants maliens ». Le chef du département en charge des Maliens de l’extérieur avait effectué une mission dans la Région de Kayes (Ouest) accompagné de son cabinet, le président de la Commission des Maliens établis à l’extérieur du Conseil national de la Transition (CNT), Aboubacar Koné et le président du Haut conseil des Maliens de l’extérieur (HCME), Habib Sylla, pour exprimer l’accompagnement du gouvernement du Mali aux expulsés. ST/MD (AMAP)
Le préfet de Ouélessébougou ouvre le dialogue pour apaiser les tensions à Faraba
Ouélessébougou, 27 mar (AMAP) Les responsables communaux, les chefs de village, les légitimités traditionnelles, les représentantes des femmes ainsi que les ressortissants de Faraba installés à Bamako, ont, participé, récemment, à une rencontre décisive initiée par le préfet du cercle, Moussa Sagara. Objectif : instaurer la paix et renforcer le vivre-ensemble dans cette commune du Cercle de Ouélessébougou. En acceptant de taire leurs frustrations persistantes, lors de cette rencontre, tenue le 28 fevrier 2025, dans la salle de réunion du Centre féminin de formation et d’appui au développement rural. (CFADR) de Ouélessébougou, les communautés de Faraba ont choisi d’apaiser leurs tensions autour de la gestion communale Dans son discours d’ouverture, le préfet a salué les notabilités pour leur présence et a replacé la rencontre dans son contexte. Il a rappelé qu’une première réunion, tenue le 13 février à Faraba, a permis de trouver un accord et les parties s’étaient accordé leur pardon. « Cette nouvelle assemblée, a-t-il précisé, répond à une directive des hautes autorités maliennes visant à consolider la cohésion sociale, mise à rude épreuve par les défis sécuritaires dans le Nord de notre pays et les tensions communautaires dans le Sud. M. Sagara a exhorté « les collectivités à plus de transparence dans la gestion des ressources communales et à impliquer les notabilités dans les décisions pour favoriser le développement de Faraba. » Les représentants des chefs de village, conseillers communaux, des ressortissants et des femmes ont pris la parole, salué majoritairement l’initiative et affichaé leur volonté d’œuvrer pour une paix durable. En conclusion, le préfet a souligné que « cette rencontre ne visait pas à rendre une justice, mais à instaurer un dialogue dans un climat apaisé. » Il a appelé au calme et à privilégier le développement communal. AC/OS/MD (AMAP)
Conférence inaugurale de Faso Baro Kènè : Koulikoro a donné le ton
Bamako, 25 mar (AMAP) La conférence inaugurale de l’Espace « Faso Baro Kènè » s’est tenue, ce mardi, dans la salle de conférence du gouvernorat de Koulikoro, sous la présidence du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffe qui avait à ses côtés son collègue de l’Enseignement supérieure et de la Recherche scientifique, le Pr. Bouréma Kansaye, annonce le ministère chargé de la Culture sur sa page Facebook. L’espace « Faso Baro Kènè » s’inscrit dans le cadre du projet Culture Mali 2025 initié suite à la décision du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, de faire de 2025 l’année de la Culture au Mali, dans une dynamique de revitalisation culturelle des territoires (RCT), à travers l’éducation à la citoyenneté (pour inculquer à la jeunesse une culture du Mali Kura). « Faso Baro Kènè » est un espace mensuel de débat citoyen et d’échanges sur des valeurs fondamentales du Maaya (l’humanisme malien) et du Danbe (la dignité et l’honneur), dont l’un des objectifs « est de favoriser la transformation sociale et le changement de comportement durable à travers la formation d’un nouvel individu (Maliden kura) profondément ancré dans nos traditions et ouvert au monde. » Dans son allocution d’ouverture, le ministre Daffé a expliqué l’objectif de l’espace « Faso Baro Kènè » qui, selon lui, ‘contribuera à la gestion de la diversité culturelle, la compréhension mutuelle, la promotion de la paix et du vivre-ensemble et au réveil patriotique des territoires. » Le Maaya et le Danbé, sur lesquelles se fonde cet espace, sont, selon Mamou Daffé, «des valeurs cardinales dans la société malienne et constituent la boussole qui permet d’orienter, de guider l’individu au sein de la société Placée sous le thème : « Maaya Ni Danbe pour une culture de Malikura », cette conférence inaugurale était animée par le ministre Daffé, M. Bourama Soumano, communicateur traditionnel, griot et historien et les professeurs de N’Ko Mamady Keïta et Bakoroba Diabaté. En présence du gouverneur de la Région et le maire de la Commune urbaine de Koulikoro, dans une salle remplie par les populations locales, notamment des adolescents, des jeunes scolarisés, déscolarisés et non scolarisés, des étudiants, des enseignants, des acteurs socioprofessionnels, des légitimités et communicateurs traditionnels, les panélistes ont revisité l’histoire du Mali mais, aussi, des pratiques ancestrales, fondements des sociétés traditionnelles du Mali. Après Koulikoro, une autre région du pays accueillera le deuxième « Faso Baro Kènè » le mois prochain. OS/MD (AMAP)
Mali : Temps nuageux et pluies attendus du 24 au 30 mars 2025 (Météo-Mali)
Bamako, 24 mar (AMAP) La semaine du 24 au 30 mars 2025 sera marquée par un temps majoritairement nuageux à travers le Mali, avec une visibilité globalement bonne sur l’ensemble du territoire, selon les prévisions météorologiques publiées, mardi, par l’Agence Mali-Météo, relevant du ministère des Transports et des Infrastructures. « Les températures minimales oscilleront entre 19°C et 28°C, avec les valeurs les plus basses enregistrées dans la région de Taoudéni (Nord). Les maximales, quant à elles, varieront de 32°C à 43°C, les pics de chaleur étant attendus dans les Régions de Gao, Ménaka (Nord) et Kayes (Ouest) », ajoute la La Cellule de Communication du Ministère des Transports et des Infrastructures, en collaboration avec Mali-Météo. Des épisodes pluvieux sont également prévus en début de semaine, du lundi 24 au mercredi 26 mars, affectant le District de Bamako ainsi que les Régions de Kita (Ouest), Sikasso, Bougouni, (Sud) Dioïla, Koulikoro, Ségou, Mopti, Bandiagara, San (Centre) et Nara. Les usagers des routes et les populations de ces zones sont invités à prendre les précautions nécessaires. OS/MD (AMAP)
Vente promotionnelle de bovins pour la fete du Ramadan : Plus de 4 000 têtes sur le marché
Bamako, 25 mar (AMAP) L’objectif de la 17è édition de l’opération des ventes promotionnelles de bovins à l’occasion de la fête de Ramadan, est de mettre sur le marché près de 4 180 têtes dont 2 000 dans le District de Bamako, a appris lundi, l’AMAP, lors du lancement de l’opération, le même jour, par le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba sur le terrain Shaba de Lafiabougou en commune IV du District de Bamako Les animaux sont classés suivant trois fourchettes de prix qui varient de 200.000 Fcfa à 350 000 Fcfa pendant cette opération qu’organise, du 20 au 28 mars prochain, le département en charge de l’élevage dénommée « Opération Ramadan » se déroulera à Bamako et dans les capitales régionales. Pour cette édition, placée sous le thème « Accès inclusif à la viande bovine pour la fête de Ramadan », les animaux viennent des périmètres pastoraux et des zones pastorales des régions de Nioro (Nioro, Diéma), de Ségou (Niono, Sokolo, Diabaly) et de Nara. L’opération des ventes promotionnelles de bovins se présente comme un véritable levier de la solidarité intercommunautaire qui permet d’assurer l’approvisionnement des populations des grands centres de consommation en animaux de boucherie à des prix abordables, et d’améliorer les revenus des organisations d’éleveurs et d’agro-éleveurs. Selon le ministre de l’Élevage et de la Pêche, l’organisation des ventes promotionnelles d’animaux de boucherie traduit aussi l’engagement de notre gouvernement à fédérer les ressources et les synergies afin de promouvoir les filières de productions animales et de répondre aux besoins de consommation des populations en produits animaux. À ce titre, il a remercié les groupements et organisations d’éleveurs et d’agro éleveurs qui, encore cette année, ont sacrifié à la tradition en accompagnant le gouvernement dans cette opération malgré le contexte assez difficile. L’organisation des ventes promotionnelles des bovins, dénommée « Opération Ramadan », consiste à mettre les producteurs en relation directe avec les consommateurs avec des avantages comparatifs comme l’approvisionnement en animaux dans un rapport qualité/prix très avantageux. Et l’acquisition par les populations de bovins de bonne qualité bouchère et à un coût relativement conforme à leur pouvoir d’achat, la régulation du prix des animaux dans l’offre globale en bétail, la garantie des revenus des pasteurs et des agro-pasteurs et la sécurité des opérations de ventes. MS/MD (AMAP)
Célébration de mariage : Pendant le Ramadan, on se retient
Par Moussa DEMBELE Bamako, 25 mar (AMAP) « J’avais voulu célébrer mon mariage le 24 mars 2025, mais quand nous avons vérifié le calendrier, nous avons découvert que cette date coïncidait avec le mois de Ramadan. C’est pour cette raison que nous l’avons reporté au 2è dimanche du mois d’avril prochain, car ce n’est pas joli de célébrer un mariage pendant le mois de ramadan ». Cette argumentation avancée par ce futur marié, qui n’a pas souhaité décliner son identité, illustre bien la diminution du nombre de cérémonies de mariage pendant le mois de Ramadan. Même si aucune loi islamique encore non moins civile n’interdit la célébration de noces de deux personnes pendant ce mois béni, marqué par l’adoration et beaucoup de prières, selon des spécialistes. Cette pratique courante est presque devenue une tradition pour la population de la capitale malienne ainsi que d’autres localités du pays. « L’union de deux âmes est une très bonne chose. Sur plusieurs plans sociaux, le mariage est sollicité pour le développement d’une société. Sa célébration ne doit jamais poser un problème pendant le mois sacré de Ramadan », a dit Bani Touré, le représentant du patriarche de la grande famille Touré de Bamako nous a accueilli en sa demeure. « La célébration des mariages est modérée dans la ville pendant le mois de Ramadan et cela ne date pas d’aujourd’hui. C’est une pratique qui existe depuis longtemps. C’est la société elle-même qui s’impose certaines choses, sinon la religion musulmane n’est pas contre », avance-t-il. Et de préciser que c’est ce qui explique l’affluence dans les mosquées pour célébrer les unions le 27e jour du Ramadan ». Pendant le mois du Ramadan, la Nuit du Destin est l’unique moment propice pour la célébration des mariages chez les musulmans. LOGIQUE – « Il y a une diminution drastique du nombre de célébrations de mariage au cours de cette période. Cela pourrait s’expliquer d’abord par le fait que notre pays a une population majoritairement musulmane. Donc, quand les musulmans ne célèbrent pas de mariages pendant cette période, la répercussion est vite sentie sur les statistiques », analyse Alassane Sanogo, journaliste qui s’intéresse à des questions sociales. Et de poursuivre : « A mon avis, aucun texte musulman n’interdit le mariage pendant la période de jeûne. Mais, comme dans notre société, mariage rime beaucoup avec consommation et évènements folkloriques, il est parfois difficile de mener tout cela faire pendant le Ramadan qui est une période d’abstinence. » « On s’abstient de manger pendant la journée, on s’abstient de tenir certains événements, surtout, folkloriques qui pourraient, éventuellement, porter préjudice aux mérites du jeûne », estime-t-il. Autre chose qui pourrait expliquer la diminution drastique du nombre de mariages pendant cette période, ce sont ces nombreuses célébrations pendant le mois de Chaabane (mois précédant celui le Ramadan). Il est connu de tous qu’au Mali, le mois de Chaabane est mis à profit par beaucoup de personnes pour célébrer leur union. Chacun y allant de son argumentation. Donc, généralement, tous les mariages qui devaient être logiquement programmés pour le Ramadan ont été, quelque part, anticipés. Une dernière explication, même si elle peut passer inaperçue, porte sur les mariages (même si parfois, ce sont uniquement des célébrations religieuses) sont programmés pour la soirée du 27eme jour de Ramadan, qui coïncide, selon plusieurs théories islamiques, avec la nuit du destin. « C’est un moment choisi aussi par beaucoup de couples du fait de sa symbolique. Selon plusieurs thèses islamiques, c’est durant cette nuit que les destins des êtres sont scellés par le Souverain. Vous voyez comment l’on pourrait être tenté de débuter sa vie à deux en cette grande nuit », dit notre interlocuteur. Quant à Abdramane Coulibaly, professeur de philosophie, il dit que le Ramadan est un mois sacré pour les musulmans. « Étant marqué par le jeûne au cours duquel les musulmans sont presque épuisés, tout ce qui est regroupement de personnes et qui n’est pas directement un acte d’adoration de Dieu et/ou une manifestation qui peut attendre, alors les musulmans préfèrent l’après Ramadan », dit-il. Ajoutant que le mariage est aussi « une manifestation sociale sanctionnée par le repas et le rafraîchissement collectifs ». Or, pendant le Ramadan, cette manière de manifester a des limites. En outre, ce qui est une lapalissade, la plupart de nos mariages respectent de moins en moins les principes islamiques. On sait bien, comment les uns les autres s’habillent, dansent, se rencontrent, bref des comportements parfois extravagants qui sapent les fondements de l’Islam. FREINER LES DEPENSES – Nematou Coulibaly, femme au foyer, rencontrée de passage à Yirimadio, dans la commune VI du District de Bamako, pense que pendant le mois de Ramadan, les dépenses se multiplient. « S’il faut en ajouter avec la célébration des mariages, la situation sera plus compliquée. Il faut faire face aux uniformes et autres aides financières, ce qui peut être à la base de la diminution des mariages », dit-elle. « Je pense que c’est pour alléger les dépenses que nous célébrons rarement des mariages pendant le mois de Ramadan », explique-t-elle. Ainsi, cette retenue pendant le Ramadan est une pratique instaurée par la société, pour des raisons diverses, notamment permettre aux familles concernées d’éviter des dépenses excessives et d’encourager les gens à se focaliser sur la religion, notamment l’adoration de Dieu. Durant toute l’année, le Coran autorise la célébration de l’union de deux personnes, avec leur consentement bien-sûr. En tout cas, c’est ce qui nous fait savoir, un islamologue. « Le mariage est célébré pendant le mois Ramadan, il n’y a aucun problème en cela. L’union des deux personnes pourrait même pourrait bénie. D’ailleurs, c’est pour cette raison que plusieurs croyants célèbrent leur mariage au 27e jour du Ramadan, dont la nuit est sacrée. Ce n’est pas interdit par le Coran, seulement c’est une pratique instaurée par les fidèles eux-mêmes », précise-t-il. Tout comme sur le plan religieux, aucun texte de loi ne va à l’encontre des célébrations de mariage pendant le mois de Ramadan. Il suffit aux deux personnes, qui souhaitent se marier, de remplir les formalités
Sécurité routière : L’ANASER invite les usagers à la courtoisie
Bamako, 25 mar (AMAP) L’Agence nationale de la sécurité routière (Anaser) a célébré, lundi 24 mars 2025, la Journée nationale de la Courtoisie sur la route, à travers des activités de sensibilisation à certains carrefours et points stratégiques de la ville de Bamako. Les équipes de l’Anaser ont sensibilisé les chauffeurs et les motocyclistes à réserver la priorité aux piétons considérés comme des usagers vulnérables. C’est face à la recrudescence des mauvais comportements sur la route au Mali, que la deuxième session ordinaire du Conseil d’administration de l’ANASER tenue le 23 février 2011, a recommandé d’organiser, le 24 mars de chaque année, une Journée nationale de la Courtoisie sur la route. Dans la plupart des pays, la Journée de la Courtoisie se déroule, généralement, du 16 au 24 mars chaque année. Beaucoup d’observateurs ont le sentiment que l’agressivité sur la route a augmenté et beaucoup d’usagers de la route affirment qu’ils sont parfois agacés par le comportement des autres. La Journée nationale de la courtoisie sur la route rassemble les partenaires soucieux d’améliorer le comportement des usagers de la route et d’instaurer une meilleure cohabitation entre eux. BBC/MD (AMAP)
Gao : la pénurie du carburant persiste
Par Abdourhamane TOURE Gao, 22 mar (AMAP) Dans la Cité des Askia, Gao, dans le Nord du Mali, le baril de 200 litres d’essence, en provenance de l’Algérie coûte à 280 000 voire 300 000 Fcfa dans les garages des arabes et le litre est vendu entre 1 600 et 2000 Fcfa dans les bouteilles chez les petits revendeurs. Il est de notoriété publique que la Région de Gao est approvisionnée en carburant par les deux pays voisins (l’Algérie et le Niger). Et le commerce de ce liquide précieux en provenance de l’Algérie et du Niger reste toujours dans l’informel. Malgré son importation illégale par les commerçants, son prix reste toujours inaccessible pour les clients alors que courant 2015 et 2016, il a été vendu à 400 Fcfa le litre dans toutes les stations d’essence à Gao. Chaque année, à l’approche de mois béni de Ramadan, le prix des denrées alimentaires, en particulier le carburant, prend l’ascenseur sur le marché de Gao. Cette situation est devenue une habitude chez les commerçants de Gao. Naturellement, le carburant semble être le produit dont la hausse du prix tire automatiquement vers le haut celui de tous les autres sur le marché. Le correspondant de l’AMAP, a pu noter qu’actuellement, dans la ville de Gao, la station d’essence de la société Néma et frère (SONEF) est la seule qui vend le litre d’essence à la pompe à 850 Fcfa. Son responsable de Gao, Ibrahim Moussa, a déclaré que la société dispose à la pompe d’un ancien stock de carburant qu’elle continue à vendre à 850 Fcfa le litre. Selon lui, la quantité disponible ne pourra pas tenir longtemps parce que la demande est forte. « Malgré la crise de l’essence dans la ville, notre société continuera à céder le litre de l’essence à 850 Fcfa aux populations de Gao », a-t-il promis. Pour lui, si les autorités veulent que le prix du carburant à la pompe reste stable, ils doivent interdire la sortie de l’essence de la ville de Gao. Dans les jours à venir, si la mesure d’interdiction de sortie du liquide précieux n’est pas appliquée, la pénurie d’essence sera pire et le litre d’essence à la pompe pourra atteindre 3 000 Fcfa. Selon le responsable de la station d’essence de la SONEF, si le baril d’essence de 200 litres se vend à Gao à 350 000 Fcfa, la même quantité est revendue à une trentaine de kilomètres de la ville à 500 000 Fcfa. Abdoul Wahab, rencontré à la station d’essence de la SONEF, tenant les guidons de son engin à deux roues, comme beaucoup d’autres clients en file indienne, sous un soleil ardent, est à la recherche du carburant. Il dit être venu acheter de l’essence ici parce que c’est moins cher par rapport à d’autres points de vente où le litre d’essence est cédé à 1 500 voire 2 000 Fcfa. PENURIE ET INSECURITE – Abass Maiga dit Saramaya est un revendeur-détaillant de carburant, en face de l’Assemblée régionale de Gao. Il affirme avoir acheté le baril de 200 litres d’essence à 280 000 Fcfa pour vendre au détail dans les bouteilles, à raison de 1 500 Fcfa. « Souvent, le baril ne vaut pas 200 litres », se plaint-il. Il explique la pénurie de carburant par l’insécurité. « Parce que, souvent, les terroristes interceptent les chauffeurs de camions-citernes, les tuent et brûlent les leur véhicule. » Le revendeur détaillant estime que la seule solution pour l’approvisionnement de la ville de Gao en carburant, est de libérer l’axe Gao-Sévaré et Gao-Niger. Le directeur régional de la Société des télécommunications du Mali à Gao, Issa Dembélé, pense que la flambée du prix du carburant est due aux conditions (insécurité) de ravitaillement de la région. Aguissa Touré, un agent du gouvernorat de Gao soutient que, chaque année, à la veille du mois de Ramadan, le prix du carburant à la pompe, comme au dépôt, augmente sur le marché de Gao. Le président du Conseil communal de Gao, Aguissa Cissé, rappelle que chaque année à la même période, le prix du carburant prend l’ascenseur. « C’est pourquoi, nous avons décidé de trouver, à l’amiable, un point d’accord avec les vendeurs de carburant », a-t-il dit. Selon le président des jeunes dans la commune, il s’agit de vendre le litre d’essence à la pompe à 1000 Fcfa quelques soient les difficultés. « Cette année, le même phénomène s’est répété mais la hausse du prix du carburant a été signalé depuis l’Algérie. C’est pourquoi le baril de 200 litres d’essence coûte à Gao 340 000 Fcfa », a révélé M. Cissé. « Nous continuons à négocier avec les commerçants arabes qui approvisionnent la ville en carburant et les revendeurs pour que le prix du litre ne dépasse pas 1 500 Fcfa », a dit le président du Conseil communal de Gao. Le président de la société civile de Gao, Soumaïla Soumaré, explique que les commerçants doivent respecter les règles du négoce. Pour lui, « c’est inadmissible que le prix du carburant monte, à chaque approche du mois de carême alors que le prix d’achat a beaucoup diminué, suite à l’arrêt des activités de certaines organisations non gouvernementales dans la région », Et d’annoncer : « Avec l’ensemble des forces vives de la région, des dispositions sont en cours pour rabaisser le prix du carburant. ». Le directeur régional du Commerce, de la Concurrence et de la Consommation, Mansa Coulibaly, a dit que toute la chaine de ravitaillement et de vente du carburant sur les deux axes Niger-Gao et Algérie-Gao est dans l’informel. Selon lui, tous ceux qui vendent du carburant dans les barils, au niveau des dépôts (garage) et dans les bouteilles « sont appelés dans notre jargon des délinquants. » La vente du carburant dans les bouteilles est illégale, soutient M. Coulibaly qui précise que le carburant doit être vendu à la pompe (la station d’essence) et cette vente, elle-même, obéit à des normes. « En effet, la flambée de prix du carburant est dû au fait que le pays voisin, le Niger, qui ravitaille la région de Gao,
Goundam : Elan de solidarité à l’endroit des 702 ménages du village de Fatakara
Goundam, 21 mars (AMAP) Chassées de leur terroir par des hommes armés non identifiés, les 5 000 âmes du village de Fatakara, pres de Goudam, dans le Nord du Mali, ont regagné la ville, après plusieurs heures de marche, nuitamment pour la plupart, abandonnant tous leurs biens derrière elles.. Cette situation a été pénible et difficile pour bon nombre de ces déplacés. Quatre cas d’accouchements ont été enregistrés au cours de la grande marche et ont été aussitôt pris en charge par les services sanitaires aussi bien que des enfants traumatisés. Après l’hébergement des ménages par les autorités, de bonnes volontés leur ont aussitôt apporté des vivres et des médicaments, à travers les services sociaux de base. Puis, un jeune opérateur économique de Goundam, Elhadj Haidara, a offert 20 tonnes de riz et des bidons d’huile aux ménages déplacés. Des ONG présentes dans la région ont, également, procédé à des distributions de kits de vivres et du cash. C’est dans le même élan que le village de Alphaou Taraba, voisin de Fatakara, a dépêché des représentants pour remettre aux déplacés 200 000 Fcfa. Les chefs de quartiers de Goundam ont, aussi, apporté leur contribution en remettant une enveloppe de 110 000 Fcfa. Toutes ces remises de dons et de contributions ont fait l’objet de cérémonies regroupant les maires de Goundam et de Fatakara, le sous-préfet Zakaria Magassouba, les chefs services du développement social et celui de la Femme, de l’Enfant et de la Famille et bien d’autres responsables. AT/KM (AMAP)
Concertation secteurs public-privé : le PM exhorte le privé à poursuivre son engagement aux côtés du gouvernement
Bamako, 20 mar (AMAP) Le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, a exhorté, jeudi, les acteurs du secteur privé à poursuivre leur engagement aux côtés du gouvernement sur des sujets d’intérêt national tels l’approvisionnement correct et régulier du pays en denrées de première nécessité notamment, en cette période du mois béni de ramadan pour la communauté musulmane et de la période de Carême pour la communauté chrétienne. Le chef du gouvernement présidait, à la Primature, la 4ème réunion mensuelle de concertation entre les secteurs public et privé dans ce cadre instauré pour traiter des sujets d’intérêt national, visant à renforcer le partenariat entre les deux parties afin de mieux répondre à leurs préoccupations de développement économique et social du Mali. Le général de division Abdoulaye Maïga a souligné que, depuis sa mise en place, ce cadre de concertation a permis des avancées notables, notamment la priorisation de la satisfaction des besoins fondamentaux des populations, à travers l’adoption et la mise en œuvre d’un plan d’action sur le court terme, de la prise en compte des préoccupations du secteur privé par les ministres sectoriels concernés ainsi que de l’élaboration en cours d’un plan d’action relatif aux réformes structurelles de l’économie nationale. Il a encouragé les acteurs du secteur privé à maintenir leurs efforts pour atteindre les objectifs fixés dans la lettre de cadrage, notamment en matière de satisfaction des besoins élémentaires des populations et d’apaisement du climat social. L’événement s’est tenu en présence de plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, ainsi que plusieurs acteurs du secteur privé. Le ministère en charge de l’Industrie a fait le point sur l’état de mise en œuvre du plan d’action pour la satisfaction des besoins fondamentaux de la population ainsi la présentation des résultats des travaux de la Commission technique sur les mesures de réformes structurelles. « Nous avons constaté avec l’évaluation qui a été faite devant le Premier ministre que l’ensemble des 14 points a connu des dénouements ou sont en cours d’exécution. On le voit très rapidement dans l’approvisionnement correct du marché, la maitrise de l’inflation », a indiqué M. Diallo. Concernant le second point, qui vise à renforcer la base productive de l’économie et à faire du secteur privé le moteur de la croissance, le ministre Diallo a précisé que 34 organisations professionnelles ont soumis deux propositions de réformes chacune. « Ces propositions ont été présentées au Premier ministre et plusieurs ministères interviendront dans leur mise en œuvre », a-t-il ajouté. La réunion a également permis d’aborder diverses préoccupations soulevées par les représentants du secteur privé. Le Premier ministre a insisté sur l’importance de maintenir un dialogue permanent entre les départements ministériels et les organisations professionnelles et faîtières. « Je vous invite, également, à sauvegarder ou à créer, s’il n’en existe pas, des cadres de concertations entre vos départements et les organisations professionnelles et faîtières du secteur privé de vos domaines d’intervention », dit le chef du gouvernement. Il a appelé à davantage de cohésion au sein des organisations du secteur privé, soulignant qu’aucune action de développement économique et social « ne saurait se réaliser sans l’union sacrée au sein des organisations faitières du secteur privé, des organisations professionnelles et des organisations patronales. » Cette quatrième réunion mensuelle de concertation entre le secteur public et privé marque ainsi une nouvelle étape dans la consolidation du dialogue entre l’État et les acteurs économiques, en vue d’un développement harmonieux et durable de notre pays. AG/MD (AMAP)

