Grève des banques au Mali : Ras-le-bol des clients

Par Babba B. COULIBALY Bamako, 24 nov (AMAP) Des clients de banques maliennes ont exprimé, mardi, leur exaspération devant une nouvelle grève de 72 heures et reconductible déclenchée, mardi, par le Syndicat national des banques, assurances, micro finances, établissements financiers et commerces du Mali (SYNABEF). Certains clients que l‘AMAP a interrogés trouvent indécente l’attitude des grévistes dont l’intention manifeste est de prendre en otage le paiement des salaires. Pour eux, la grève est certes un droit mais les syndicalistes ne doivent, en aucun, cas prendre en otage les salaires. «Ils ont le droit d’aller en grève. Mais nous ne sommes pas responsables du désaccord entre les syndicats et le patronat. Donc, ils (Ndlr, les syndicalistes) ne doivent pas nous priver de nos avoirs», peste Alhassane Touré. Il invite les autorités à s’investir afin de résoudre cette crise pour le bonheur des populations. Un autre client estime que la période choisie est inappropriée, car elle empêche les retraits bancaires et autres opérations  des salariés, en cette fin de mois. «Les banquiers ne doivent pas oublier aussi la part des salariés dans les fonds qu’ils brassent, sur lesquels ils sont payés en partie. Je trouve indécent que les syndicalistes veuillent, chaque fois, ramener leur grève vers la fin du mois en vue de pénaliser les salariés et les opérateurs économiques pour obtenir satisfaction», interpelle-t-il. D’autres demandent aux patrons de banques de s’assumer. Plusieurs d’entre eux menacent de retirer leur argent de toutes les banques qui observent cette «grève sauvage». Ainsi, soutiennent-ils, les grévistes comprendront qu’ils ne valent rien sans les clients qu’ils semblent mépriser au regard des propos tenus par les leaders syndicaux. «Nous sommes dans la grève illimitée qui ne dit pas son nom. Même les samedis et dimanches, nous ne travaillerons pas», a dit le secrétaire administratif du SYNABEF, Cheick Oumar Diakité, d’un ton discourtois. Comme pour dire aux clients qu’ils n’auront pas leur argent jusqu’à la satisfaction des doléances des grévistes. Il est totalement indifférent aux difficultés des clients des banques. Rencontrés au siège de la Banque malienne de solidarité (BMS S.A), le secrétaire administratif du SYNABEF et ses camarades assuraient le piquet de grève. «La pression de la population ne va pas nous démotiver, parce que nous sommes prêts à continuer cette grève», ajoute notre interlocuteur qui donne un aperçu des raisons de la radicalisation de son syndicat. «Pendant toute la durée de la trêve, l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (APBEF-Mali) ne nous a pas approchés. C’est le lundi vers 18 heures que les patrons sont venus dire qu’ils veulent négocier, mais ils sont restés sur leurs décisions de ne pas bouger», explique-t-il. Les syndicalistes demandent la revalorisation de la grille du salaire de base de 15% déjà provisionné, la régularisation de la situation des prestataires/intérimaires, conformément à l’article L313 du Code du travail et l’application du décret de 1971 sur le fonds social. Pour cette première journée d’arrêt de travail, le mot d’ordre a été suivi presque par toutes les banques, assurances, micro finances et établissements financiers affiliés au SYNABEF. Pas même de service minimum. Cependant, la Banque de développement du Mali (BDM Sa) et la Banque sahélo-saharienne pour l’investissement et le commerce (BSIC) se sont désolidarisées de cette grève comme c’était le cas lors des deux précédents mouvements d’arrêt de travail. Le secrétaire général du Comité syndical de la Banque nationale de développement agricole (BNDA) et ses camarades disent veiller au respect strict du mot d’ordre de grève dans leur banque. Interrogé au sujet de la non observation du service minimum, Alassane Sanogo se veut formel. «Aucune loi ne nous oblige à observer un service minimum. C’est prévu dans les entreprises, mais il n’y pas un décret d’application», croit savoir le syndicaliste. BBC (AMAP)  

Mali : Mesures du gouvernement contre la flambée des prix

Bamako, 19 nov (AMAP) Le ministère malien de l’Industrie et du Commerce a fixé les prix indicatifs plafonds de vente, en gros et au détail, du riz brisure non parfumé importé, de l’huile alimentaire importée, du sucre importé et du pain, applicables sur l’ensemble du territoire et quel que soit le stade de distribution de ces produits. Cette mesure, suivant l’arrêt n°2021 4712/MIC-SG du 15 novembre dernier, sera certainement détaillée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, lors de sa conférence de presse d’aujourd’hui, vendredi. Ainsi, au regard de ces prix, le commerçant grossiste doit céder le sac de 50 kg du riz brisure non parfumé importé à un prix ne dépassant pas 15.000 Fcfa. Le détaillant lui est tenu de revendre le kg à un tarif inférieur ou égal à 350 Fcfa. Le prix de gros du bidon d’huile alimentaire importée de 20 litres ne doit pas excéder 17.000 Fcfa, contre 1.000 Fcfa le litre pour le prix au détail. Le prix indicatif plafond du sac de 50 kg du sucre importé est fixé à 22.500 Fcfa au gros, contre 500 Fcfa le kg au détail. Le grossiste donnera la miche de pain de 300 g à 200 Fcfa au détaillant qui la revendra à 250 Fcfa. La baguette de 150 g sera monnayée à 100 Fcfa au prix de gros, contre 125 Fcfa au détail. Il est utile de préciser que le prix indicatif plafond est la moyenne des prix sur l’ensemble du territoire national. En conséquence, les prix en vigueur dans certaines zones du pays peuvent, en fonction des zones d’approvisionnement ou de l’abondance du produit, être inférieurs à ceux fixés par le ministère en charge du Commerce. Mais, en aucun cas et pour quels que motifs que ce soit, les prix en vigueur, dans nos marchés et autres lieux de vente, ne peuvent excéder ces prix indicatifs plafonds concernant ces denrées subventionnées. À cet égard, «toute violation des dispositions du présent arrêté est punie conformément à la règlementation en vigueur», prévient le département en charge de l’Industrie et du Commerce. Les directeurs généraux du commerce, de la consommation et de la concurrence, de la Police nationale, de la Gendarmerie nationale « sont chargés, chacun en ce qui les concerne, de l’exécution du présent arrêté qui sera publié partout où besoin sera », précise l’arrêté. Cette décision est une réponse de l’engagement des autorités de Transition, notamment le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, qui a chargé «le gouvernement de prendre toutes les mesures et dispositions nécessaires, dans la mesure du possible, pour soulager les Maliens du fardeau de la cherté des prix des produits de première nécessité». Cela, malgré la flambée des prix sur le marché international de l’offre et de la demande, et les projections peu rassurantes qui n’écartent pas d’éventuelles hausses des prix. L’instruction du président Goïta a été traduite dans les faits lors du Conseil des ministres du mercredi 10 novembre dernier. Le gouvernement a, en effet, décidé de subventionner certains produits de grande consommation tels que le riz, le sucre et l’huile alimentaire. Cette subvention se traduira par la réduction de la base taxable de 50% sur l’importation de 300 mille tonnes de riz, 60 mille tonnes de sucre, 30 mille tonnes d’huile alimentaire. Des quantités de produits dont l’importation avait été subordonnée, entre autres, « à la signature avec les importateurs d’un cahier de charges portant notamment sur le prix au détail et la disponibilité des produits concernés sur l’ensemble du territoire national », a précisé le gouvernement dans son communiqué. Il a insisté, également, sur le «respect des quantités autorisées pour cette opération, la mise en place d’un mécanisme de suivi à travers des brigades de contrôle pour garantir l’efficacité de cette opération». L’objectif ultime étant d’atténuer les effets de la flambée des prix des produits de première nécessité. Un souhait aujourd’hui matérialisé à travers la fixation de ces prix indicatifs plafonds pour soulager les populations. CMT/MD (AMAP)

Pastèque : le défi de la conservation

Par Anne-Marie KEITA Bamako, 18 nov (AMAP) Le long de la Route nationale (RN6), des montagnes de pastèques jonchent les abords du bitume en attendant d’être transportées à Bamako et autres centres urbains du pays. Dans la capitale malienne, on en trouve et on en voit un peu partout. Exposée à même le sol, aux coins de certaines rues, au bord des grandes artères goudronnées et dans les marchés. Dans les rues des quartiers, on rencontre également des pousse-pousse chargés de pastèques que dirigent des revendeurs à longueur de journée pour proposer leurs services aux amateurs. En cette période de l’année (octobre-novembre), la pastèque est, sans doute, la star des marchés maliens notamment Bamako. Fruit frais local bien apprécié des consommateurs pour son goût sucré et ses vertus pour la santé humaine, la pastèque provient des Régions de Kayes 9Ouest), Ségou (Centre) et de Koulikoro (près de Bamako). Il s’agit précisément des zones de Konobougou, Dioïla, Markacoungo, etc. Les abords du Stade du 26 mars, le rond-point de Banankabougou et d’autres sites de la capitale sont les principaux lieux d’approvisionnement des commerçants et revendeurs de ce fruit. Des dizaines de camions, en provenance des zones de production- viennent décharger quotidiennement leurs cargaisons en ces lieux. « Cette année semble être marquée par le volume important des arrivages, » informe Bamoussa Coulibaly, vendeur en gros de pastèque, au marché de Médine communément appelée «Sougouni-koura». « Le commerce de fruit frais est très florissant », selon Moussa Koné. Ce revendeur de pastèque, qui utilise un pousse-pousse pour écouler sa marchandise, dit faire un bénéfice net journalier estimé à 5.000 Fcfa. Profit qui n’est certainement pas étranger à l’affluence et l’enthousiasme constatés sur le terrain. « La vente de pastèque est très bénéfique et attire beaucoup de commerçants et revendeurs », explique Tiékoura Sanogo, grossiste à Kati. «En moins d’une journée, je peux vendre le contenu de tout un camion», se réjouit-il. « Au regard des quantités qui affluent vers Bamako et autres zones du pays, ce produit aurait pu profiter davantage aux Maliens s’il était possible de l’exporter dans certains pays voisins comme la Mauritanie et le Sénégal, visiblement gros consommateurs de ce fruit frais », estime M. Sanogo. Soulignant que le circuit d’exportation de ce produit est encore très peu développé au Mali, Sanogo déplore les tracasseries routières auxquelles sont confrontés les exportateurs. Notre interlocuteur regrette de constater que la filière pastèque, tant importante, par sa contribution, pour les revenus des populations, ne reçoit aucune ou très peu d’attention des autorités, notamment en termes de subvention et d’encadrement pouvant permettre aux acteurs de développer l’activité. Afin, selon lui, d’éviter certains défis qui menacent la survie du secteur. À ce problème, s’ajoutent les difficultés de conservation et de transformation. Les fruits pourrissent parfois dans les champs et au bord de la route, faute de trouver preneurs. Cette situation profite peu aux producteurs. La surabondance de ce produit saisonnier sur le marché fait chuter les prix et entraîne la perte d’une partie des récoltes à cause de la mévente, expliquent des producteurs. Ainsi, ne possédant pas d’unités de conservation et de transformation, ils se voient obligés de céder leur production à vil prix. Makan Diakité est producteur dans la zone de Konobougou. Joint au téléphone, il déplore cette situation. « Les cultivateurs produisent généralement et font rarement des bénéfices », dit-il. Cette situation, à l’en croire, aurait pour cause l’absence de moyens de conservation et d’unités de transformation pour ajouter de la valeur et prolonger la durée de vie des produits.«C’est le handicap majeur pour les producteurs de pastèques», murmure M. Diakité. Il invite les autorités à trouver des solutions à cette situation. AMK (AMAP)  

Journées minières et pétrolières : Un espace de découvertes et d’opportunités

Babba B. COULIBALY Bamako, 18 nov (AMAP) Les Journées minières et pétrolières du Mali (JMP), qui se tiennent depuis mardi au Centre international de conférences de Bamako (CICB), sont une véritable plateforme d’échanges au service des relations commerciales. Pour en profiter au maximum, sociétés minières, fournisseurs, banques et autres sous-traitants y tiennent des stands où ils exposent, outre des projets et services, des équipements dédiés à l’activité minière. Destinés aux visiteurs composés d’experts de l’industrie, d’universitaires, d’entrepreneurs en herbe et de potentiels acheteurs, ces stands proposent des solutions innovantes à fort potentiel de rentabilité. Une exposante, la société Hydroma, semble être la vedette de cette 9ème édition. «Pionnière dans la recherche, la découverte, l’extraction et l’exploitation d’hydrogène naturelle au service de la transition énergétique». Elle y expose les piles à combustible. «Depuis 2012, Hydroma a réussi la production d’électricité avec l’hydrogène naturel par combustion directe en brûlant l’hydrogène pour produire de l’électricité et alimenter un petit village à Bourakebougou. « Maintenant, on veut augmenter le rendement à la production d’électricité. En brûlant directement, il y a un rendement mais en utilisant la présente pile à combustible, on augmente le rendement à la production d’électricité. Cela peut atteindre jusqu’à 50%, alors qu’avec la production directe, on est à moins de 30%», explique son directeur général, Aliou Boubacar Diallo. Il a ajouté que la pile à combustible permet une électrification décentralisée du Mali pour éviter de transporter l’électricité par les lignes à haute tension. « Transport lors duquel, déplore-t-il, on perd 18 à 20% de l’électricité produite. » « Les piles à combustible, dotées d’une puissance allant de 1 à 2 mégas, peuvent alimenter les petits villages », précise M. Diallo, ajoutant que la transition énergétique est impossible sans l’utilisation de l’hydrogène. «Notre pays est à la pointe en la matière grâce aux travaux de ma société», se félicite le promoteur d’Hydroma. Sidi Traoré est le président directeur général de l’entreprise Sokana. Évoluant dans le domaine de la prestation et du commerce général, elle participe à cette messe des mines pour la première fois. Venu tisser de nouvelles relations d’affaires, M. Traoré dit avoir établi des contacts avec six opérateurs économiques de premier plan. «Cette mobilisation montre que les acteurs économiques sont engagés pour le développement de notre pays. Ce salon est une opportunité pour nous les jeunes entrepreneurs», reconnait le président directeur général de Sokana. Présent aux Journées minières et pétrolières, le chef de service de l’industrie et des mines du Liptako-Gourma recherche des potentiels candidats capables de financer un projet couvrant le Mali, le Niger et Burkina Faso. «Nous sommes en train de développer un projet qui va couvrir les trois basins sédimentaires des trois pays du Liptako-gourma, en matière de renforcement des capacités des acteurs publics et privés. Nous recherchons de potentiels candidats pouvant prendre en charge ce projet, en partie ou en totalité, pour accompagner tous les acteurs du secteur minier», confie Adama Sankaré. Cette année, les stands des exposants contiennent uniquement des produits «made in Mali», c’est-à-dire confectionnés par des entrepreneurs locaux. « Ce qui constitue l’une des innovations majeures de cette édition », note le directeur administratif et des relations publiques de B2Gold, Birama Sidibé. Aïssata Traoré et ses camarades de l’Université African Business School y sont présents pour faire des découvertes et trouver des opportunités de stage auprès des opérateurs miniers. Comme pour dire que chacun y trouve son compte. BBC (AMAP)

Orpaillage à Kangaba : Les engins lourds entrent dans la danse

Par Sidy DOUMBIA Kangaba, 17 nov (AMAP) Sans l’or, le Mandé dont les griots et écrivains arabes chantent la grandeur, n’aurait peut-être pas existé. Le métal jaune a fait la gloire et la prospérité de tous les empires et royaumes qui se sont succédé sur ce vaste territoire. En la matière, le Cercle de Kangaba, vitrine de cette civilisation authentique, est une zone d’orpaillage par excellence. Pratiquée autrefois par les Malinkés dans cette contrée aurifère, l’extraction traditionnelle de l’or consistant à creuser des puits surdimensionnés avec des outils rudimentaires se faisait en saison sèche. Les bras valides partaient, avec la bénédiction des anciens, chercher de l’or afin de pouvoir subvenir aux besoins de la famille, comme le paiement de l’impôt, de la dot et des trousseaux des jeunes en âge de se marier. Mais, le phénomène a pris de l’ampleur au point de devenir la principale source de revenus pour des centaines de Maliens. La plupart d’entre eux, généralement motivé par le gain facile ou rapide, parcourent des dizaines de kilomètres à la recherche de la pierre précieuse que l’on «ramasserait à la surface de la terre à travers le pays». Il vide les villages de leurs bras valides en plein hivernage malgré les décisions interministérielles l’interdisant en cette période. À cette pratique, est venue s’ajouter l’orpaillage par dragage sur les cours d’eau. Le fait nouveau est l’usage d’engins lourds dans l’orpaillage. À la manière des compagnies minières industrielles, les orpailleurs s’organisent davantage pour louer des engins lourds qui mettent les forêts sens dessus dessous. Les effets aux plans économique et environnemental, ne se sont pas faits attendre. Les dégâts sont certes énormes sur l’environnement, mais les profits pour les villageois sont également colossaux. Une nouvelle tendance qu’il faudrait certainement encadrer. Face à la situation, beaucoup s’interroge : faut-il arrêter l’orpaillage ou l’organiser ? Faut-il intensifier la répression contre ceux qui bravent l’interdiction du dragage sur les cours d’eau comme il est stipulé dans le Code minier de 2019 (entré en vigueur en 2020), mais qui rapporte beaucoup d’argent aux communautés locales ? «Celui qui a vu ces villages hier et aujourd’hui ne peut pas imaginer qu’on puisse demander d’arrêter l’orpaillage. Pour preuve, les incendies qui ravageaient les villages appartiennent désormais au passé, car les toits de toutes les maisons sont en dalle ou en tôle», explique un propriétaire terrien de la Commune rurale de Minidian. S’y ajoute, selon lui, le paiement des intrants et équipements agricoles, des taxes et impôts grâce à l’argent issu de l’orpaillage. Un autre orpailleur qui fait office de «tomboloma», organisation chargée de la sécurité et de la protection des placers, va plus loin. Ce dernier estime que l’orpaillage est, aujourd’hui, le plus gros pourvoyeur d’emplois dans la zone. Les jeunes, diplômés ou non, affluent vers les sites d’orpaillage et y gagnent de quoi subvenir à leurs besoins. « L’arrêt de l’orpaillage équivaut aujourd’hui à ouvrir la porte au grand banditisme à travers le pays », affirme-t-il. DÉGÂTS ÉNORMES- De plus en plus ambitieux «l’appétit venant en mangeant» les villageois s’organisent pour louer des engins lourds qui rapportent gros. Telle est la tendance aujourd’hui sur plusieurs sites d’orpaillage. Les effets néfastes de cette pratique nouvelle sur l’environnement sont incommensurables. Les dégâts causés par les bulldozers sont énormes et sautent à l’œil. Au nombre de ces dégâts, figurent la dégradation des sols et de la végétation à cause de la coupe abusive des arbres, le risque d’empoisonnement des cours d’eau par les produits chimiques et la destruction/disparition des mares, explique le chef du Service local de l’assainissement. Celui-ci ajoute que les énormes fosses creusées par les pelles mécaniques ne sont pas réhabilitées. « Si rien n’est fait au plus vite, c’est l’avenir de plusieurs générations qui s’en trouverait compromis ». A entendre le chef d’antenne du sous bassin du Haut Niger à Kangaba, Opéri Berthé, l’orpaillage par dragage est le drame des cours d’eau au Mali. Selon lui, cette activité est à l’origine de la pollution de l’environnement, la contamination des eaux, la destruction de l’oxygène dissout et la disparition de la faune aquatique et la modification de la topographie des cours d’eau. Depuis 2018, le gouvernement a élaboré un projet de plan d’action pour l’interdiction de l’exploitation de l’or par dragues dans les cours d’eau au Mali. Pour minimiser les dégâts, le 2è adjoint au préfet du Cercle de Kangaba, Allaye Cissé, a récemment signé une décision pour mettre fin à l’utilisation des engins lourds dans l’orpaillage. Chefs traditionnels et responsables des sites d’orpaillage se sont engagés à arrêter l’utilisation des engins lourds, à partir du 15 novembre 2021 comme prévu par la décision du préfet du Cercle de Kangaba. Dans la Commune de Benkadi, la population a dit à la mission de sensibilisation dépêchée par le chef de l’exécutif local que les ressources tirées de l’orpaillage avec les pelles mécaniques et les bennes sont considérables. Elle a également fait savoir que l’arrêt de ces machines provoquera un manque à gagner irremplaçable. La délégation conduite par le préfet s’est montrée intraitable et a prévenu les éventuels récalcitrants des sanctions auxquelles ils s’exposent. SD (AMAP)

Prix du pain : Le statu quo jusqu’en fin novembre

Bamako, 17 nov (AMAP) Les boulangers maliens ont accepté de vendre la baguette de pain de 300 g à 250 Fcfa et celle de 150 g à 125 Fcfa, jusqu’à la fin de ce mois de novembre 2021, au terme d’une rencontre, mardi, avec le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed et les meuniers, hier dans les locaux de son département Une rencontre prévue en décembre évaluera la situation, avant de fixer les prix définitifs du pain et du sac de farine de 50 kg, ont décidé les participants à cette réunion à laquelle ont pris part les services techniques et qui visait à trouver une solution aux problèmes de ce secteur économique. Interrogé à la fin de la rencontre, le porte-parole des boulangers, Ibrahim Yacouba Cissé, a confirmé que « les professionnels du secteur ont discuté avec le ministre des solutions à envisager pour le maintien du prix de la miche de pain de 300 g à 250 Fcfa et celui du sac de la farine de 50 kg à 20.000 Fcfa, jusqu’à la fin du mois de novembre ». « Le temps d’analyser l’évolution du prix du blé sur le marché international », a-t-il ajouté. Il a, également, été question de l’inconstance de la qualité de la farine produite localement ainsi que de son poids qui n’est pas adapté, c’est-à-dire inférieur à 50 kg. « Face à ces situations, le ministre de l’Industrie et du Commerce a invité les meuniers à tenir compte des problèmes auxquels les boulangers sont confrontés, en améliorant la qualité des produits et en respectant le poids net règlementaire », a révélé M. Cissé. « Les boulangers, a-t-il confirmé, se sont, en retour, engagés à respecter la décision de l’État relative au respect du prix de la baguette de 300 g à 250 Fcfa et celle de 150g à 125 Fcfa, jusqu’en fin novembre ». Les meuniers, quant à eux, ont accepté de maintenir le prix de vente du sac de farine de 50 kg à 20.000 Fcfa, jusqu’à la fin de ce mois. À partir du 1er décembre, le ministre Mahmoud Ould Mohamed convoquera meuniers et boulangers ainsi que la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC) pour revoir la structure des prix concernant le sac de la farine et le pain, selon un participant ayant requis l’anonymat. « Afin, précise notre interlocuteur, de prendre une décision définitive quant à la hausse ou non de ces prix-là. Cette décision sera assortie d’accord signé entre le gouvernement et les boulangers, confie notre source ». Pour sa part, le directeur général du commerce, de la consommation et de la concurrence, Boukadary Doumbia, a confirmé que meuniers et boulangers ont accepté de céder le pain aux prix indiqués. Une source ministérielle a abondé dans le même sens, précisant qu’il n’y a pas de problèmes entre boulangers et meuniers. FC (AMAP)  

Journées minières et pétrolières : Une plateforme d’échanges et de relations commerciales

Bamako, 17 nov (AMAP) La 9è édition des Journées minières et pétrolières du Mali (JMP) 2021, ouverte, mardi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a mobilisé 1.900 participants, 20 pays, 62 exposants, 23 sponsors et 84 orateurs pour des travaux qui se tiennent du 16 au 18 novembre, sous le thème : «Développement du contenu local : défis, perspectives et rôle de l’État ». Organisées par le ministère des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, les JMP constituent l’un des plus grands événements du calendrier mondial de l’industrie minière et pétrolière. Il s’agit d’une plateforme commerciale cruciale pour les professionnels des industries minières et pétrolières pour se réunir et discuter des développements régionaux, découvrir des solutions innovantes et établir des relations commerciales rentables. Cette 9è édition mettra l’accent sur les avantages des énergies renouvelables pour l’exploitation minière. Une exposition dédiée à cela sera attribuée aux entreprises actives dans ce secteur, ainsi que des sessions spécialement consacrées à l’industrie minière sont, également, inscrites au programme des conférences. Procédant au lancement officiel de ces journées, le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a déclaré qu’elles se sont imposées au fil des années comme un rendez-vous incontournable. « Au-delà de la promotion du secteur minier et pétrolier, a précisé Dr Choguel Kokalla Maïga, le gouvernement entend à travers ces assises, renforcer et promouvoir le rôle et la place des ressources minières et énergétiques en tant que richesses stratégiques créatrices d’emplois, de richesses et de croissance ». Le chef du gouvernement a salué la pertinence du thème qui s’insère dans les réalisations du Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (Credd), dont l’un des objectifs spécifiques porte sur l’intégration de la production minière dans l’économie nationale comme facteur de développement durable. Pour y arriver, le gouvernement soutient la mise en place et le renforcement des chaînes de productions locales et la création des chaînes de valeurs d’industries minières et pétrolières. Le but étant de créer les conditions d’émergence de notre économie suivant les principes de gestion durable et transparente des ressources naturelles, a affirmé Dr Choguel Kokalla Maïga. 3è PRODUCTEUR EN AFRIQUE– Les 9è Journées minières et pétrolières se tiennent dans un contexte marqué par la détérioration de la situation sécuritaire. Malgré ces contraintes, le chef du gouvernement a dit que le secteur minier doit relever le défi de la diversification de la production dominée jusqu’ici par l’or. « À cet égard, ajoutera-t-il, les perspectives offertes par les récentes découvertes notamment le lithium et l’hydrogène permettront d’élargir la barre de la production minérale de notre pays. Le plus grand gisement d’hydrogène naturel du monde a été découvert à 60 kilomètres de Bamako ». Dr Choguel Kokalla Maïga a invité les acteurs du secteur minier à mener la réflexion sur les partenariats pour la recherche minière et pétrolière impliquant l’État, les collectivités, le secteur privé et la société civile. Notre industrie extractive nécessite, selon lui, des investissements lourds qui pourront être mobilisés si les efforts sont conjugués. Le chef du gouvernement a remercié tous les investisseurs qui contribuent à l’émergence du secteur minier et à la création d’emplois. Il a également rassuré de la détermination de la Transition à consolider les efforts du secteur minier et pétrolier, à promouvoir les investissements. Afin, selon lui, d’assurer un développement harmonieux et faire en sorte que les ressources du sous-sol malien brillent plus que par le passé. « Le thème de ces Journées répond parfaitement aux préoccupations des autorités de la Transition à savoir, tirer le maximum de bénéfice du secteur minier à travers une implication massive et de qualité de nos entreprises nationales », a soutenu le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré. Il a expliqué que le secteur n’a pas été épargné par la crise de la Covid-19 qui a fait plonger de 35% les flux mondiaux d’investissements directs étrangers, selon le rapport 2021 sur l’investissement dans le monde de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED). L’environnement minier est également contrarié par l’orpaillage illégal contre lequel une lutte implacable est en cours. « Malgré ces difficultés, a indiqué M. Traoré, le secteur minier a continué de remplir son rôle de pourvoyeur de fonds pour l’État. La valeur totale des exportations a augmenté passant de 1.870 milliards de Fcfa en 2019 à 1.971 milliards de Fcfa en 2020 ». La contribution du secteur au budget s’est chiffrée à 457 milliards de Fcfa en 2020, contre 403 milliards de Fcfa en 2019. Le Mali est devenu le troisième plus grand producteur du continent africain avec une production de 66,5 tonnes d’or en 2020, contre 71,1 tonnes en 2019. « Cette performance du secteur minier a été possible grâce au climat des affaires propice et surtout la confiance renouvelée de l’ensemble des parties prenantes du secteur », a précisé le ministre Lamine Seydou Traoré. AMK (AMAP)  

Opération spéciale d’immatriculation des tricycles, moto-taxis et vélomoteurs

Bamako, 16 nov (AMAP) La ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, a lancé lundi, à la direction régionale des transports terrestres, maritimes et fluviaux, l’opération spéciale d’immatriculation des tricycles, moto-taxis et vélomoteurs et de délivrance des permis de conduire aux conducteurs afin de réguler la circulation de ces engins, lutter contre l’insécurité routière et participer à la sécurité collective. Le Conseil des ministres du mercredi 15 septembre 2021 a entendu une communication verbale sur le lancement du processus d’immatriculation et de délivrance de permis de conduire aux propriétaires et conducteurs de tricycles, taxi-motos et vélomoteurs, à travers une opération spéciale. Cette opération spéciale, à l’instar de celle organisée en 2008, consiste à une réduction tarifaire sur les documents de transports, la carte grise et la plaque d’immatriculation : 7.500 Fcfa au lieu de 17.500 Fcfa. Le permis et l’autorisation de conduire à 5.000 Fcfa au lieu de 13.750 Fcfa. La mise en œuvre de cette opération, qui s’étalera sur neuf mois, sur toute l’étendue du territoire national, permettra d’immatriculer l’ensemble des tricycles et taxi-motos et d’effectuer convenablement des contrôles/sanctions des infractions à la circulation routière, afin d’améliorer la sécurité routière. La ministre Madina Sissoko a indiqué qu’au Mali, l’inefficacité du transport en commun et l’encombrement des chaussées ont fait que les gens se sont donnés comme moyen de transport les engins à deux roues appelés « moto taxi » et ceux à trois roues appelés tricycles ou «katakatani». Quand ces engins ont été autorisés à utiliser les chaussées, il a été constaté des cas d’accidents souvent mortels. Il fallait prendre des dispositions pour pouvoir les réglementer conformément au code de la route. « Il s’agit pour chaque conducteur d’avoir son permis de conduire et chaque propriétaire d’avoir une carte grise pour la moto, une assurance et les motos doivent avoir des numéros d’immatriculation. Nous demandons à l’ensemble des propriétaires et conducteurs de venir du 15 novembre jusqu’à août 2022. Nous allons faire une opération spéciale à des tarifs moyens pour acquérir ces documents de transport», a-t-elle expliqué. Mme Dembélé a indiqué qu’au niveau du District de Bamako, il est prévu trois centres : la direction régionale des transports terrestres, maritimes et fluviaux sur la rive droite et la rive gauche ; la subdivision des routes qui se trouve dans la cour de la CTRU au niveau de la Zone industrielle et le Garage administratif à Darsalam. Les centres d’immatriculation ont été multipliés pour que les propriétaires de ces engins puissent se mettre en règle sans trop de tracas. Toutes les directions régionales en charge des transports terrestres sont identifiées comme des centres d’enregistrement et de délivrance des documents de transport. L’objet étant de donner aux conducteurs de ces engins les notions sur le code de la route, à travers des épreuves théoriques et pratiques. Mme Dembélé Madina Sissoko a invité les conducteurs à la prudence et à la vigilance. Elle a conseillé d’appliquer les notions de conduite qu’ils apprendront lors des épreuves théoriques pour moins de désagréments sur les routes. Elle a aussi invité les agents en charge de l’opération à la patience pour satisfaire les demandeurs de permis. Après le lancement, la cheffe du département en charge des Transports a assisté à des examens théoriques et pratiques et visité les locaux de la direction régionale des transports terrestres, maritimes et fluviaux. Cette première journée a vu la participation de plusieurs conducteurs d’engins « katakatani » et de moto-taxi. à titre symbolique, la ministre Sissoko a remis le spécimen de la première carte grise et le premier permis au directeur régional des transports du District de Bamako, Moumouni Guindo. ADS (AMAP)

Ouverture du viaduc de Yirimadio : Grand ouf de soulagement pour les usagers

Par Aminata Dindi SISSOKO Bamako, 16 nov (AMAP) Le viaduc de Yirimadio, d’une longueur de 196 mètres, qui a coûté à l’État environ 40 milliards de Fcfa, destiné à mettre fin au calvaire des populations de Baguinéda, Yirimadio, Niamana par la fluidité du trafic a été inauguré, lundi, par le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Ce Projet d’aménagement en 2×2 voies de la voie, reliant le 3è Pont de Bamako, la capitale malienne, à la RN6 (Bamako-Ségou), inclue la construction d’un échangeur au croisement avec la RN6 et la réhabilitation de la section Tour de l’Afrique-Yirimadio de la RN6, a été retenu parmi les Projets routiers prioritaires (PRP). Le ministère des Transports et des Infrastructures avait programmé leur mise en œuvre sur la période allant de 2016 à 2018. Leur mise en œuvre s’inscrit dans le cadre du Plan d’actions 2015-2019 de la Politique nationale des transports, des infrastructures de transports et du désenclavement (PNTITD), adoptée par le gouvernement en octobre 2015. La réalisation du projet contribue à l’atteinte de l’objectif spécifique consistant à «développer et améliorer l’efficacité des infrastructures de transport» de l’axe stratégique qui porte sur la «croissance inclusive et la transformation structurelle de l’économie» du Cadre stratégique pour la relance économique et le développement durable (CREDD) 2019-2023. La mise à disposition de ce viaduc, réalisé par l’entreprise Razel, vise la modernisation du réseau routier dans le District de Bamako, la fluidité de la circulation sur la section urbaine de la RN6 (Bamako-Ségou) et la voie d’accès au 3è Pont de Bamako, l’amélioration de la mobilité urbaine et la sécurité routière dans le District de Bamako, la diminution de la congestion du trafic au carrefour de la RN6, l’embellissement de la ville de Bamako, l’amélioration du cadre de vie des populations riveraines. C’est une foule joyeuse qui a accueilli le Premier ministre. «La réalisation de cette voie est un soulagement pour nous. Nous étions obligés de quitter très tôt le matin nos familles pour joindre nos lieux de travail. Nous passions des heures dans les embouteillages. Nous remercions les autorités pour nous avoir enlevé les épines du pied», a dit Mamadou Kanté, un usager. Le maire de la Commune VI est du même avis. «La population de la Commune VI est très contente de cette réalisation. Cette commune, qui représente 38% de la population du district de Bamako, est une commune où les gens quittent leurs domiciles pour aller travailler en ville. Pour revenir chez eux, ils mettent deux heures ou plus. Ce viaduc va désengorger notre commune et nous soulager beaucoup», a indiqué Boubacar Keïta, avant d’inviter la population à prendre soin de l’ouvrage et à la prudence en roulant doucement. Après avoir inauguré le viaduc, le Premier ministre a exprimé la volonté des autorités « de rendre la vie des Maliens, chaque jour plus agréable malgré les difficultés et les drames que le pays traverse ». Choguel Kokalla Maïga a exprimé toute la joie des membres du gouvernement d’inaugurer ce joyau financé sur fonds propres de l’État. Le chef du gouvernement a souligné tout le calvaire des populations de Baguinéda, Yirimadjo, de la zone de Niamana qui avaient énormément de difficultés pour rejoindre le centre ville. «Tous les matins, tous les après-midi, tout le monde connaît le calvaire que la population vit. Ces populations vont être soulagées fortement avec ce viaduc. Il permet la fluidité de la circulation, va éviter un certain nombre d’accidents. Plus généralement, il va rendre agréable la ville de Bamako de vue et pratiquement dans la vie au quotidien», a dit le locataire de la Primature. Le chef du gouvernement a souligné que les autorités sont conscientes des difficultés que les populations traversent au quotidien pour accéder à leurs lieux de travail, leurs domiciles. C’est pourquoi, elles ont inauguré le viaduc. Il a précisé que les autres travaux de finition et la signalisation horizontale vont suivre. En attendant, Dr Choguel Kokalla Maïga a invité la population à éviter les excès de vitesse, à respecter de façon stricte le code de la route et tous les principes édictés par les services de l’État en charge de la circulation et surtout à entretenir ce bien public, ce gros investissement. C’était en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment la ministre des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko. ADS (AMAP)  

Les boulangers du Mali suspendent leur mot d’ordre d’arrêt de travail

Bamako, 13 nov (AMAP) La Fédération syndicale des boulangers et pâtissiers du Mali, après des pourparlers avec le ministre de l’Industrie et du Commerce, a annoncé, vendredi, la suspension de l’arrêt de travail qu’elle avait amorcé, depuis quelques jours et le respect des prix du pain fixés par le gouvernement. Les boulangers avaient arrêté la production du pain pour protester contre le prix de la baguette de 300 g fixé à 250 Fcfa par le gouvernement. C’est après une assemblée générale tenue, jeudi soir, à la Chambre d’industrie et du commerce que les boulangers ont pris la décision de suspension. « L’assemblée a décidé que les prix seront respectés en donnant le temps à la négociation. Les meuniers ont dit qu’ils vont supporter le prix de 20.000 Fcfa le sac de farine jusqu’à la fin de ce mois et qu’à compter du 1er décembre, ils envisagent d’amener le sac de farine à 21500 Fcfa », a expliqué au téléphone Ibrahim Yacouba Cissé, secrétaire administratif de la Fédération. Selon le syndicaliste, « le ministre a compris notre version et il est prêt à poursuivre le dialogue pour voir où on peut diminuer nos matières premières parce que les boulangers ne reçoivent pas de subvention directe », a-t-il poursuivi. Ibrahim Yacouba Cissé de précisé : « les prix seront respectés de notre côté. Nous avons tenu la réunion pour informer et demander l’avis de l’assemblée. On leur a donné les explications et informé que le ministre prend le dossier en main». MT/MD (AMAP)