Mali-Russie : Signature d’un mémorandum d’entente sur la coopération
Bamako, 08 juin (AMAP) Le Mali et la Fédération de la Russie ont signé, mardi, un mémorandum d’entente sur la coopération entre les deux Etats, à Bamako, sous la présidence du ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a constaté l’AMAP. La signature du document avec la délégation de l’Association russe pour la coopération économique avec les pays africains, conduite par l’ambassadeur de Russie au Mali, Igor Gromyko, a eu lieu au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale en présence du ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, ses collègues des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Harouna Mamadou Toureh, des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko et du Développement rural, Modibo Keïta. Auparavant, Maliens et Russes ont eu une séance de travail au cours de laquelle les deux parties ont réaffirmé leur volonté de développer les relations économiques. Le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, et le diplomate russe, Igor Gromyko, ont estimé que la coopération économique entre les deux pays doit être hissée au niveau de celle portant sur le domaine militaire. M. Diop et M. Gromyko ont indiqué que la coopération économique et commerciale entre le Mali et la Fédération de Russie sera axée sur les domaines de l’agriculture, de l’agro-alimentaire, des infrastructures et des transports, de l’énergie et des mines. Le mémorandum d’entente a été signé par le ministre malien des Mines, de l’Energie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, et le représentant de l’Association pour la coopération économique avec les pays africains, Andreï Albechtchenko. Le document a pour objectif d’encadrer les relations avec les entreprises russes dans les domaines des mines et de l’énergie. Ainsi, dans le domaine de l’énergie, il est prévu les réalisations de projets de centrales hydroélectriques, de projets de centrales à gaz et de maintenance des centrales thermiques, des projets de lignes de transports électriques et l’établissement de partenariats avec les opérateurs pour l’importation de gaz butane. S’agissant des mines et du pétrole, le protocole d’accord entend matérialiser les réalisations de l’étude interprétative du bassin de Taoudénit, des études sur l’hydrogène naturel et l’achèvement des projets de forage d’exploration des rifts de Gao (Nord) et Nara (Ouest). A ceux-ci s’ajoutent la réalisation de projets visant à mettre en place la Banque nationale des données pétrolières et celle des projets miniers. Andreï Albechtchenko a rappelé que l’Association pour la coopération économique avec les pays africains a été créée suite au sommet Russie-Afrique. Elle vient en appui aux efforts du ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie pour renforcer les relations économiques avec l’Afrique. Tout en saluant la concrétisation de la volonté politique des deux Etats de donner une coloration économique à leurs relations, le chef de la diplomatie malienne a dit que cet accord vient compléter les secteurs déjà existant comme la formation et la coopération dans le domaine de la sécurité. Abdoulaye Diop a rappelé que les deux parties doivent travailler pour jeter les bases d’une coopération politique et stratégique dans les secteurs clés. Selon lui, cela doit permettre de renforcer la coopération sur la base d’un partenariat gagnant-gagnant. Abondant dans le même sens, l’ambassadeur russe a appelé de ses vœux le développement d’une coopération gagnant-gagnant entre les pays. «La visite du ministre Diop à Moscou a été l’occasion de discuter des questions d’intérêt mutuel», a ajouté le diplomate. NK/MD (AMAP)
Hausse des prix de l’essence et du gasoil au Mali (Communiqué)
Bamako, 08 juin (AMAP) Au Mali, le litre de supercarburant passe de 762 à 811 Fcfa et celui du gasoil de 760 à 809 Fcfa, depuis mercredi 08 juin 2022, a annoncé l’Office nationale des produits pétroliers (ONAP), dans un communiqué publié mardi 07 juin. « C’est suite à plusieurs facteurs exogènes ayant eu pour conséquence la hausse des cours des produits pétroliers sur le plan international, le gouvernement du Mali a décidé de procéder à un réajustement tarifaire des prix à la pompe », explique l’ONAP. « Malgré cette hausse, le gouvernement continue de subventionner le supercarburant et le gasoil dont les prix de revient non subventionnés devraient être arrêtés respectivement à 1024 Fcfa et à 1039 Fcfa le litre à la pompe », indique la même source. Le communiqué précise que les pertes de recettes relatives aux hydrocarbures pour l’État, au titre de l’année 2022, étaient de l’ordre d’environ 87 milliards de Fcfa. Et d’ajouter qu’avec cette tendance haussière actuelle, « elles sont projetées à environ 215 milliards de Fcfa au 31 décembre 2022 ». Face à la persistance de cette situation, qui engendre une raréfaction et un renchérissement des produits pétroliers, relève le communiqué, le gouvernement appelle les consommateurs à « adopter des gestes et comportements permettant de faire des économies d’énergie pour aider à la maîtrise des besoins ». Le gouvernement salue les partenaires pour leur engagement et rassure les consommateurs que » tout sera mis en œuvre pour amortir l’impact de la flambée des cours mondiaux sur leur pouvoir d’achat ». SS/MD (AMAP
Communiqué relatif au réajustement tarifaire des prix à la pompe
Suite à plusieurs facteurs exogènes ayant eu pour conséquence la hausse des cours des produits pétroliers sur le plan international, le Gouvernement du Mali a décidé de procéder à un réajustement tarifaire des prix à la pompe. Ainsi à compter mercredi 08 juin 2022 à 00 H, le litre de supercarburant passe de 762 à 811 F CFA et celui du Gasoil passe de 760 à 809 F CFA. Il convient de noter que malgré cette hausse, le Gouvernement continue de subventionner le supercarburant et le gasoil dont les prix de revient non subventionnés devraient être arrêtés respectivement à 1024 F CFA et à 1039 F CFA le litre à la pompe. L’estimation des pertes de recettes relatives aux hydrocarbures pour l’Etat au titre de l’année 2022 était de l’ordre d’environ 87 milliards de F CFA. Avec cette tendance haussière actuelle, elles sont projetées à environs 215 milliards de francs CFA au 31 décembre 2022. Face à la persistance de cette situation, qui engendre une raréfaction et un renchérissement des produits pétroliers, le Gouvernement appelle les consommateurs à adopter des gestes et comportements permettant de faire des économies d’énergie pour aider à la maîtrise des besoins. Le gouvernement salue les partenaires pour leur engagement et rassure les consommateurs que tout sera mis en œuvre pour amortir l’impact de la flambée des cours mondiaux sur leur pouvoir d’achat. Bamako, le 07 juin 2022 Le Directeur Général de l’ONAP M. Modibo Gouro DIALL
Projet d’usine de montage d’ordinateurs et de tablettes à Bamako au Mali
Bamako, 07 juin (AMAP) La société Danew Talla Electronics, co-entreprise de droit malien évoluant dans le domaine de l’informatique, a lancé un projet d’installation d’une usine d’assemblage d’ordinateurs portables, de tablettes électroniques à Bamako, a annoncé le président du groupe Danew Talla Electronics, Renaud Amiel, lundi, à Bamako. Les responsables de la société, à la sortie d’une audience que le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, leur a accordée, ont indiqué que cette cette usine, première du genre en Afrique de l’Ouest, permettra de fournir les marché malien et ouest-africain. La production devrait commencer en septembre prochain avec la création d’au moins 200 emplois directs, extensibles à 1000 emplois à terme. La société développe un Partenariat Public-Privé (PPP) avec plusieurs départements ministériels. Il s’agit, notamment, des ministres en charge de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur, ceux de l’Entreprenariat national et de l’Emploi et du Commerce et de l’Industrie, de la Communication et de l’Économie numérique. Le projet ambitionne de fabriquer des ordinateurs portables et tablettes d’une qualité durable à partir de 65.000 Fcfa pour le type «Notebook» d’une gamme riche et variée avec des modèles professionnels allant jusqu’à 100.000 Fcfa, tous adaptés au domaine de l’Éducation. Dès ces deux premiers mois, le projet va créer environ 200 emplois directs et pourrait employer 1000 travailleurs à termes, avec une capacité de production de 600.000 tablettes par an. La délégation était conduite par le président de la société, Renaud Amiel, accompagné du directeur pays, Modibo Talla. Au cours de la rencontre, élargie aux chefs des départements ministériels concernés ou leurs représentants, les visiteurs ont présenté le projet au chef du gouvernement. Ils ont présenté certains équipements déjà fabriqués au Mali dont un ordinateur portable et une tablette adaptés aux besoins des élèves et étudiants, notamment dans le cadre du Programme prioritaire de développement de l’Éducation numérique. À tour de rôle, les ministres concernés ont exprimé leur enthousiasme, tout en saluant l’initiative qui va, non seulement, contribuer, à terme, à la réduction de la fracture numérique mais, aussi, créer beaucoup d’emplois, notamment pour la jeunesse. Pour sa part, le Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga, a félicité les responsables du projet qui est le fruit d’une coopération entre une société européenne (Danew) et une entreprise malienne (Talla Telecom) dont la fusion a donné (Danew-Talla électroniques), avant de leur promettre « l’accompagnement total » du gouvernement. Le chef du gouvernent a invité ses hôtes à poursuivre les concertations, déjà entreprises depuis six mois, avec les services techniques de l’ensemble des ministères impliqués. Au terme de la rencontre, Renaud Amiel a expliqué que la société Danew Talla Electronics va recruter environ 1 000 jeunes à travers tout le Mali qui seront formés, pendant deux mois, à Bamako par des techniciens Danew-Talla. Après la production « nous allons créer un réseau national de réparateurs d’environ 1 000 personnes dotées de tablettes avec tous les logiciels et les outils nécessaires pour la réparation et la maintenance de nos produits », a assuré M. Amiel. AT/MD (AMAP)
Coopération : Une mission économique russe séjourne au Mali
Bamako, 06 juin (AMAP) Une délégation de l’Association de la coopération économique de la Russie avec les pays d’Afrique séjourne au Mali, du 2 au 9 juin 2022, pour concrétiser les accords avec Bamako dans divers secteurs économiques comme l’approvisionnement en produits pétroliers et agricoles ainsi que le renouvèlement des infrastructures ferroviaires. Le directeur de l’Association de la coopération économique de la Russie avec les pays d’Afrique, Andrei Albeshchenko, a confié que sa délégation est au Mali pour parler de la livraison du blé, des engrais et des produits pétroliers de la Russie. «Nous allons procéder à la signature des accords de documents portant sur la coopération économique», a-t-il indiqué, à la sortie d’une audience avec le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, vendredi dernier, à laquelle a participé l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Mali, Igor Gromyko. Pour sa part, le chef du gouvernement malien a dit que « le fait de venir au Mali en ce moment est un acte de foi, une preuve d’amitié ». «Le Mali n’a jamais été un pays isolé malgré la volonté affichée de certains partenaires», a-t-il ajouté, avant de se réjouir que les amis de notre pays, dont la Russie, sont nombreux à travers le monde. Dr Choguel Kokalla Maïga a rappelé que les autorités de la Transition ont décidé de mettre la sécurité au cœur de leurs actions. «Après une analyse objective, nous sommes arrivés à la conclusion que l’un de nos partenaires fiables pour assurer la sécurité de notre pays, c’est la Russie», a-t-il dit. Pour rappel, du 18 au 21 mai, une forte délégation ministérielle, avec à sa tête le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, s’était rendue en Russie en vue de diversifier les secteurs de coopération entre les deux pays. NK/MD (AMAP)
Mali : Lancement des travaux de construction de la mine de lithium de Goulamina (Sud)
Envoyé spécial Makan SISSOKO Bamako, 06 juin (AMAP) Les travaux de construction de la toute première mine de Lithium en Afrique de l’Ouest ont officiellement démarré, vendredi dernier, sur le site de Goulamina, à 60 kilomètres de Bougouni, dans le Sud du Mali. D’une durée de deux ans, la réalisation nécessitera un investissement estimé à 138 milliards de Fcfa. Ce projet d’envergure est porté par la société Leo Lithium, co-entreprise formée par l’australien Firefinch et le chinois Ganfeng Lithium pour l’exploitation de la mine. Le produit brut sera exporté en Chine pour fabriquer de l’hydroxyde de lithium de qualité batterie. En lançant ce chantier gigantesque, le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, Lamine Seydou Traoré, accompagné d’une forte délégation, a réaffirmé la volonté des autorités maliennes « de faire de l’exploitation minière un outil privilégié de croissance économique et de développement social ». Les populations locales sont sorties massivement pour être témoin du lancement officiel de ce projet de classe mondiale dont la phase d’exploitation durera, au moins, 21 années. Ses ressources minérales sont estimées à 109 millions de tonnes, au taux de 1,45% d’oxyde de Lithium (Li20). Des forages sont en cours pour les identifier et les convertir en réserves. Ces explorations permettront de prolonger la durée de vie initiale. Pendant sa première phase de production, Goulamina sera parmi les sept premiers producteurs mondiaux de lithium. Dix-huit mois plus tard, début de la seconde phase, elle figurera parmi les trois premiers producteurs mondiaux de concentré de spodumène. Le produit final attendu est jugé être de haute qualité avec une teneur en oxyde de Lithium (Li20) de 6% et avec peu d’impuretés. Il sera, ensuite, transporté en Chine par Ganfeng, pour la phase de conversion en hydroxyde de lithium de qualité batterie. Le projet coûtera un investissement de 250 millions de dollars (environ 138 milliards de Fcfa). Il sera bâti en se focalisant sur le développement local de la Région de Bougouni et la hausse de la contribution du secteur minier à l’économie du Mali. Pour ce faire, la mine produira plus de 500.000 tonnes de concentrés de spodumène par an lors de la phase 1, avant d’atteindre 800.000 tonnes par an durant la phase 2. Sa construction mobilisera environ 1.200 travailleurs qualifiés et non qualifiés. Son exploitation qui marque l’entrée en production de l’usine, mobilisera près de 650 personnes, « constituées essentiellement de Maliens », a expliqué le directeur général de Leo Lithium et promoteur du projet de lithium de Goulamina, Simon Hay. « Dans sa conception actuelle, un accent particulier est mis sur la création d’emplois locaux, la mise en place d’infrastructures locales et le suivi rapide des plans d’aménagement communautaire pour répondre aux besoins des communautés locales », a précisé le ministre Lamine Seydou Traoré. Il a insisté sur la responsabilité de la mine en termes de promotion du développement local, d’employabilité et de contenus locaux. Pour sa part, le maire de la Commune rurale de Danou, Salif Bagayogo, a exprimé sa satisfaction d’accueillir ce projet dans sa circonscription. MK/MD (AMAP)
Nouvelle cimenterie Atlas : Le président Assimi Goita donne le coup d’envoi des travaux
Bamako, 03 juin (AMAP) Bâtie sur une superficie de 14 ha, avec une production annuelle de 800.000 tonnes par an, la cimenterie de Dio Gare emploiera, au moins, 100 personnes directement et 150 indirectement dès le lancement. Avec l’objectif de parvenir à plus de 1.000 emplois sur les dix prochaines années, cette nouvelle usine de ciment située à Dio Gare, dénommée Cimenterie Atlas, est l’œuvre de la société S&S industrie dirigée par deux jeunes Maliens, Papa Oumar Samaké et Amadou Sow. C’est une société de droit malien créée en 2021 avec un capital initial d’un million de Fcfa porté à 100 millions de Fcfa, en novembre dernier. L’objectif est de doter le Mali d’une nouvelle cimenterie de dernière génération dans le cadre d’un partenariat cent pour cent malien. Le montant total de la réalisation de la future usine de ciment est estimé à plus de 50 milliards de nos francs. L’infrastructure doit être opérationnelle dans trois ans. Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a procédé, dans une ambiance de fête, à la pose de la première pierre de l’usine, jeudi, sur le site, à Dio Gare. La cérémonie a réuni le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, des membres du gouvernement, le président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, et les autorités coutumières, administratives et politiques de la localité. Après la pose de la première pierre, le chef de l’État, dans une interview à la presse, a indiqué que ce projet « cadre avec la vision du gouvernement qui consiste à soutenir toutes les initiatives nationales et, surtout, celles portées par la jeunesse pour le développement de notre pays ». Une condition sine qua non de notre indépendance économique. «Je suis sûr et convaincu que la réalisation de cette usine permettra de créer des emplois et combler le déficit du ciment sur le marché national et, aussi, de booster le secteur économique», a déclaré le colonel Goïta. Le président de la Transition a lancé un vibrant appel à tous les Maliens de l’intérieur comme de la diaspora à venir investir au Mali. Il a assuré que les autorités de la Transition les accompagneront dans le strict respect des intérêts du peuple malien. RÉDUIRE LES IMPORTATIONS – Selon le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed, la présence du colonel Assimi Goïta à cette cérémonie témoigne de tout l’intérêt particulier qu’il porte au développement industriel de notre pays en général, et singulièrement à la promotion de l’entreprenariat de la jeunesse malienne. M. Ould Mohamed a aussi remercié les promoteurs pour avoir choisi de faire un tel investissement dans notre pays. Pour le ministre de l’Industrie et du Commerce, la pose de la première pierre de cette usine témoigne de la volonté des autorités à mettre en œuvre la politique de développement industriel. «Un des objectifs de cette politique est, justement, la création d’unités de transformation de nos minerais et en particulier la transformation du calcaire du Mali », a-t-il précisé. Mahmoud Ould Mohamed a, par ailleurs, salué la vision qui a animé les promoteurs, Papa Oumar Samaké et Amadou Sow, tous jeunes opérateurs maliens évoluant dans le monde des affaires, pour la création de cette usine de ciment de type CEM32,5. «Cette nouvelle unité industrielle contribuera à l’accroissement de la production du ciment et réduira considérablement le niveau de dépendance du pays aux importations créant ainsi plus de valeur ajoutée. Elle va, aussi, réduire la fuite des capitaux», a indiqué le ministre, précisant que la société S&S industrie a bénéficié de l’accompagnement de l’Etat à travers l’octroi d’un agrément suivant le Code des investissements. De son côté, le Président directeur général (PDG) de la cimenterie Atlas, Papa Oumar Samaké, a précisé que l’un des objectifs de la réalisation de cette usine est de réduire considérablement l’importation de ciment au Mali et, surtout, de contribuer au développement socio-économique du Mali, tout en mettant en valeur le savoir-faire malien. Après avoir remercié le chef de l’État pour son déplacement, il a dit que ce projet répond, en quelque sorte, à son appel lancé à la jeunesse malienne pour relever le défi. OD/MD (AMAP)
La cachexie décime le bétail à Gao (Nord)
Par Abdourhamane TOURE Gao, 02 juin (AMAP) Le mois d’avril est considéré comme le début de la période de soudure pastorale au Mali. Cette période est particulièrement éprouvante pour le bétail du fait de la rareté des pâturages, laquelle est consécutive à la pression exercée sur les ressources pastorales en raison du nombre de plus en plus croissant des troupeaux et de la transhumance interne et externe. Cette période est vécue avec beaucoup d’angoisse pour les propriétaires de troupeaux. Dans la Région de Gao (Nord) cette année, la situation est particulièrement critique. A la situation d’insécurité presque permanente due à la présence de groupes armés ennemis, s’ajoute, actuellement, une calamité due à la mortalité des animaux. Cette année est considérée comme exceptionnelle à cause de l’apparition d’une maladie qui est en train de décimer, à petit feu, le cheptel local. Les cadavres d’animaux morts à la suite de cette maladie sont visibles un peu partout. La raison? Une insuffisance de pâturages qui a entrainé une «sous-alimentation» du bétail qui se nourrit exclusivement de fourrages. A cause de cette situation alimentaire désastreuse du bétail, les animaux souffrent de la maladie de cachexie. Selon les spécialistes de la médecine vétérinaire, la cachexie résulte d’un grave affaiblissement de l’organisme avec notamment une perte de poids et une atrophie musculaire liées à une dénutrition très importante. Le directeur régional des productions et industries animales (DRPIA) de la Région de Gao, Aboubacar Habba Maïga, explique que les mouvements des troupeaux sont perturbés par les attaques et enlèvements de bétail par les groupes armés. Ce qui limite les déplacements des animaux dans toutes les zones pastorales. En cette période de soudure, les principales sources d’abreuvement du bétail sont les puits, les mares permanentes et le fleuve Niger. Actuellement, les animaux sont concentrés dans le Gourma et le long de la Vallée, notamment dans les Communes de Gounzourèye, N’Tillit, Gabéro et Ouatagouna. On observe, également, des départs forcés de troupeaux de Tessit vers Anchawadj sous la pression des groupes armés. Le directeur régional exhorte les autorités et les partenaires à apporter une assistance alimentaire et de l’aliment à bétail aux pasteurs et aux agro-pasteurs les plus vulnérables dans toutes les zones en déficit en pâturages. D’ores et déjà, le président de l’Association des réseaux des médiateurs pour la prévention et la gestion des conflits pastoraux, Mahamadou Sidibé, a salué l’appui technique et financier de l’organisation néerlandaise de développement (SNV). Cette dernière a fourni l’aliment bétail, les intrants vétérinaires. Elle a été sollicitée pour le ramassage des cadavres d’animaux et pour apporter un appui aux pasteurs et aux agro-pasteurs dont les animaux ont été enlevés par les hommes armés. L’ONG appuie aussi l’approvisionnement de la banque d’aliment bétail en produits. Il faut noter que le sac d’aliment bétail de 40 kg coûte actuellement 12.500 Fcfa. Le président de la Chambre régionale d’agriculture de Gao, Nouhou Chaïbou Touré, confirme que les ménages sont menacés par une insécurité alimentaire, car la population vit des revenus générés par le commerce du bétail. Abondant dans le même sens, le maire de la Commune rurale de Gabero et membre des organisations professionnelles des éleveurs de Gao, Abdoulaye Balobo Dicko, a expliqué qu’il faut s’attendre au pire si rien n’est fait. Il ajoute que l’ampleur de la situation ne doit pas être minimisée parce que toute l’économie des régions dans le Nord du Mali est basée sur l’exploitation des produits de l’élevage. L’édile de Gabero recommande, à défaut d’une distribution gratuite d’aliment bétail, la subvention de ce produit pour sauver la vie des milliers de têtes d’animaux et préserver l’économie de leurs propriétaires. Le conseiller aux affaires économiques et financières du gouverneur de la Région de Gao, Alhader Amadou Bella, salue les initiatives de certains partenaires. Il cite en exemple le bureau régional du Programme alimentaire mondial qui a acheté 10 tonnes d’aliment bétail pour les éleveurs de la localité de Tessit. Les populations sont assaillies par les soucis d’insécurité qui pourrissent leur quotidien. Comme si cela ne suffisait pas, c’est la cachexie qui affecte les économies familiales anéantissant tout espoir de résilience des ménages. Des actions d’urgence sont demandées pour alléger la souffrance de ces dernières et du bétail qui est confronté plus que jamais à cette calamité climatique doublée d’insécurité. La détresse des populations à l’évidence est grande et leur regard ne peut être tourné que vers les autorités pour leur trouver une bouée de sauvetage. Surtout que la fête de Tabaski «frappe» à la porte. AT/MD (AMAP)
Développement rural : Stratégies pour une agriculture performante
Par Makan SISSOKO Les acteurs du secteur sont en conclave pour faire l’état des lieux du secteur agricole. A l’issue des échanges et des réflexions, leurs recommandations devront ouvrir la voie à l’amélioration des résultats Bamako, 31 mai (AMAP) En 2019, le Mali, le Rwanda, le Maroc et le Ghana étaient en bonne voie pour respecter les engagements de Malabo pris en juin 2014 en faveur de l’agriculture en Afrique d’ici 2025, selon le deuxième rapport d’examen biennal sur la mise en œuvre de la Déclaration de Malabo qui a été présenté lors du Sommet de l’Union africaine (UA) tenu en février 2020. Un résultat que les autorités maliennes entendent consolider. Pour ce faire, administrations, acteurs du monde rural, partenaires techniques et financiers du Développement rural sont en conclave pour faire la photographie, le diagnostic du secteur afin de formuler des propositions et recommandations pertinentes en vue d’améliorer les performances pour les prochaines années. A cet effet, la 12è Revue sectorielle conjointe du secteur du Développement rural se tient, depuis lundi, au Conseil national du patronat du Mali (CNPM). Le ministre du Développement rural, Modibo Keïta, a présidé l’ouverture des travaux en présence du ministre délégué, chargé de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba. Il y est question de mener des échanges et des réflexions stratégiques sur l’état de santé du secteur du Développement rural. Ainsi, durant deux jours, les participants partageront des informations relatives aux performances du secteur agricole et échangeront sur les réformes à engager sur les plans institutionnel et technique en lien avec les Stratégies et Politiques en vigueur en la matière. Il s’agit, notamment, du Schéma directeur de développement rural (SDDR), la Stratégie nationale de développement de la riziculture (SNDR), la Stratégie nationale de développement de l’irrigation (SNDI), la Politique nationale de la sécurité alimentaire et nutritionnelle (PolSAN), les Stratégies portant sur l’eau agricole, la protection des végétaux, la Politique de protection et de surveillance des végétaux et des animaux. Ces politiques et stratégies participatives et inclusives ont pour objectif l’amélioration de la gestion de l’agriculture malienne. «Le système de gouvernance du secteur consacre le partenariat État, collectivités territoriales, professions agricoles, secteur privé et société civile dans la définition, la mise en œuvre et le suivi des Politiques et Stratégies de développement agricole», a rappelé le ministre Modibo Keïta. « En application de ce principe de gouvernance, a-t-il précisé, le Programme national d’investissement dans le secteur agricole (PNISA) a été décliné en programmes régionaux d’investissement dans le secteur agricole avec la participation effective de tous les acteurs ». Selon lui, il en est de même du Plan de campagne agricole harmonisé et consolidé. Approuvé par le Conseil supérieur de l’agriculture (CSA) le 12 avril, ce Plan recommande l’élaboration de la Loi de programmation des investissements dans le secteur agricole. Relevant des avancées dans l’application des politiques/stratégies, le ministre en charge du Développement rural a instruit les structures relevant de son département de concevoir et exécuter des activités permettant de consolider les acquis. Il s’agit, entre autres, selon Modibo Keïta, de la déclinaison du PNISA dans toutes les régions et du District de Bamako, sa connexion avec l’approche Plan communal d’adaptation aux changements climatiques (PCA), la poursuite du suivi de l’application des engagements de Malabo. S’y ajoutent la production d’excédents céréaliers malgré l’insécurité dans certaines zones de production, la couverture vaccinale du cheptel qui dépasse les 70%. Le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussi Bouya Sylla, a attiré l’attention sur la sécurisation des zones de production, la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations agricoles et la disponibilité des intrants pour garantir une production alimentaire suffisante pour le pays. M. Sylla a, également, insisté sur les défis relatifs à la protection de l’environnement, la géolocalisation des exploitations agricoles en vue de faciliter la traçabilité des intrants et équipements octroyés aux producteurs par voie de subvention. MS/MD (AMAP)
Le 5è Recensement général de la population et de l’habitat au Mali commence le 4 juin
Bamako, 31 mai (AMAP) Le Mali prépare le 5è Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH5), dont la phase opératoire commence le 4 juin 2022 pour une durée d’un mois. L’objectif général du RGPH5, qui intervient après les quatre effectués en 1976, 1987, 1998 et 2009, est de contribuer à l’amélioration de la connaissance de la situation démographique, sociale et économique du pays et de sa dynamique en vue d’une meilleure prise en compte des variables démographiques dans les programmes et stratégies de développement, en fournissant des données socio-démographiques pertinentes, fiables et à jour. Pour la réussite de cette opération, l’Institut national de la statistique (Instat), à travers son Bureau central de recensement (BCR), en collaboration avec la Fondation centre malien pour le dialogue Inter-partis et la démocratie (CMDID), organise une journée d’information et de sensibilisation à l’endroit des partis politiques et des organisations de la société civile sur le RGPH5, les 30 et 31 mai. Le thème retenu est :«Aidez-nous à vous recenser pour mieux évaluer vos besoins». Le premier jour de la rencontre a été consacré lundi aux partis politiques. Il visait à informer et sensibiliser ces entités sur les enjeux du RGPH5 afin de susciter leur adhésion et avoir leur accompagnement dans la réalisation du dénombrement général. L’opération bénéficie du soutien technique du Fonds des Nations-unies pour la population (FNUAP), à travers l’appui financier des Pays-Bas au RGPH5. La cérémonie d’ouverture était présidée par le directeur général de l’Instat, Dr Arouna Sougané, en présence de la directrice exécutive du CMDID, Mme Mariam Dicko, du représentant du FNUAP au Mali, Yves Sassenrath. La directrice exécutive du CMDIDa rappelé que le RGPH5 est une opération scientifique exhaustive, d’envergure nationale, qui va se dérouler sur l’ensemble du territoire dans un contexte particulier de crise et défis. Mme Mariam Dicko a souligné que la réussite du processus passera par la consolidation de l’expérience malienne en matière de mobilisation des populations à la base par les acteurs politiques. Dans son intervention, le directeur général de l’Instat a mis l’accent sur les innovations apportées à ce 5è recensement. Selon lui, contrairement aux quatre précédents, le RGPH5 sera numérique. «Cela veut dire que nous allons utiliser des tablettes et que les données vont remonter directement à l’issue de la journée de travail », a-t-il expliqué. Ceci a pour avantage de réduire les délais de traitement des données, d’une part mais, aussi, de vérifier en temps réel la qualité des données et de pouvoir apporter les corrections avant la fin des travaux. Selon le Dr Sougané, une autre innovation majeure concerne la mise à la disposition de la population d’un numéro vert qui va permettre aux uns et aux autres de mieux suivre l’évolution du travail des recenseurs sur le terrain et de pouvoir informer l’Institut, à tout moment, d’éventuels incidents ou problèmes liés aux agents. Le représentant FNUAP a invité les partis politiques qui concourent aux suffrages des populations pour gérer les affaires publiques à s’impliquer pour une participation massive à cette opération dont la réussite impactera la prise des décisions, notamment dans le domaine des politiques publiques. La présentation des premiers résultats de la cartographie à travers une projection power point a été un moment important de la journée. AT/MD (AMAP)

