Digitalisation de la douane : Des scanners de pointe installés
Envoyé spécial Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 26 sept (AMAP) La direction générale des douanes maliennes a acquis et installé trois nouveaux scanners fixes pour un coût de 18 milliards de Fcfa (soit 6 milliards l’unité) à Diboli, Mahinamine (Région de Kayes, dans l’Ouest) et Sikasso (Sud). Ces équipements, dans le cadre de l’extension et la modernisation de son système de scanning, ont été inaugurés, jeudi dernier, dans la cour de la direction régionale des douanes de Sikasso (Sud), par le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou. Ces nouvelles acquisitions sont le fruit d’un partenariat stratégique entre le Mali et des entreprises chinoises et russes. La partie chinoise a fourni les équipements tandis que la maintenance des installations sera assurée par le partenaire russe. Le scanner de type Portal présente une capacité d’inspection de 150 camions par heure, soit sept fois plus que les scanners mobiles actuellement en service dans notre pays. Il possède une qualité d’image radioscopique de très haute performance, la plus élevée du marché (+30% par rapport aux scanners existants). Cet équipement est également doté d’une lecture automatique des plaques minéralogiques, des numéros de conteneurs et du dessous des camions. Il offre une plus grande facilité et sécurité d’emploi, tout en étant extrêmement robuste face aux environnements hostiles (poussière, chaleur, humidité, vent, etc.) De plus, ce scanner est conforme aux normes internationales de radioprotection et répond aux recommandations de l’Organisation mondiale des douanes. Le nouveau dispositif a pour mission d’assurer la vérification documentaire préalable à l’importation, avant l’arrivée des marchandises sur notre territoire, suivie d’une analyse de risques. À leur arrivée aux frontières, les camions feront l’objet d’une vérification non intrusive grâce au scanning de leur contenu. Le porte-parole des partenaires, Li Xin, a souligné que le scanner est de dernière génération et le plus avancé. «Il nous a fallu près d’un an pour achever l’installation, la mise en service et la réception des trois scanners sur les trois sites bénéficiaires. Ils sont désormais prêts à être exploités», a-t-il déclaré. Il a également assuré que son équipe continuera à assister la douane malienne sur chaque site, afin de garantir le bon fonctionnement des scanners. Le directeur général des douanes a rappelé que pour mettre fin à plus de 30 ans de Programme de vérification des importations (PVI) confié à des sociétés privées étrangères, le Mali a résilié, en décembre 2017, le contrat du PVI avant embarquement, en vigueur depuis 1989. Ce programme a été remplacé par un nouveau concept baptisé Programme moderne de contrôle des importations (PMCI). Optant pour une transition progressive, une période transitoire de cinq ans a été instaurée dans le cadre du PMCI. Ainsi, le 3 janvier 2018, l’État a signé un contrat en mode BOT (Build-Operate-Transfer), c’est-à-dire transfert de compétences, pour la création d’un Centre d’expertise technique (CET), destiné à former les agents des douanes à la maîtrise des fonctions de classement tarifaire et d’évaluation douanière. Cependant, l’inspecteur général Amadou Konaté a reconnu qu’à la fin du contrat, et en dépit de sa prolongation jusqu’au 31 décembre 2023, tous les engagements n’ont pas été respectés. En outre, il a également annoncé que d’ici fin 2025, la direction des douanes prévoit de déployer un dispositif similaire à Kouremalé (corridor guinéen), Kadiana (corridor ivoirien) et Bénéna (corridor burkinabè). De plus, un poste d’inspection centralisé sera créé à Bamako pour améliorer l’efficacité de l’analyse des images radioscopiques capturées sur les points de frontière. Un centre de formation dédié aux métiers de l’inspection non intrusive sera également mis en place au sein de la Direction générale des douanes, afin de maintenir l’expertise en la matière en toute autonomie. Après la coupure du ruban symbolique et la remise des clés de six véhicules 4×4 au responsable du Centre d’expertise technique (CET), le ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, a déclaré à la presse que «ce Centre d’expertise contribuera énormément à la digitalisation des activités des douanes». Il a révélé que depuis 2020, les recettes douanières augmentent, régulièrement, de 10% chaque année, avec une progression record de 13% l’année dernière. Et d’ajouter qu’auparavant, le scanning était confié à une société privée, ce qui coûtait 15 milliards de Fcfa au budget de l’État. AG/MD (AMAP)
Ségou : Sékou Berthé, la passion de la cuisine
Par Moussokoro COULIBALY Ségou, 17 sept (AMAP) Diplômé de la Faculté d’agronomie et de médecine animale (FAMA) à l’Université de Ségou, Sékou Berthé a pu se frayer un chemin dans le domaine de la gastronomie. Dans son restaurant situé au quartier Sébougou, à proximité de l’Université de Ségou et du fleuve Niger, Berthé se dédie entièrement à sa passion pour la cuisine. Pourtant, rien ne prédestinait ce natif de la Cité du Kénédougou (Sikasso) à tenir les fourneaux. Le jeune Sékou s’est résolu à se lancer dans l’entreprenariat, en ouvrant son restaurant en 2019 depuis la fin de ses études universitaires. Il propose à la clientèle une gamme variée de mets locaux. Du riz au gras, du djouka, du widjila, de l’attiéké, autant de saveurs qui captivent les papilles et réchauffent le cœur. Notre interlocuteur intervient, également, dans la préparation des repas lors des cérémonies de mariage à Ségou et travaille, aujourd’hui, avec une équipe de de quatre femmes et un homme. En plus des étudiants, plusieurs couches sociales fréquentent son restaurant, notamment des fonctionnaires, des voyageurs, etc. Sékou propose chaque jour à la clientèle un menu varié. Les prix des repas commencent à partir de 250 Fcfa. «Lorsque j’étais enfant, pendant que ma mère était au travail, je restais à la maison et je préparais le dîner de mon père. C’est ainsi que j’ai appris les bases de la cuisine», nous a-t-il confié, nous relatant ses premiers pas dans la cuisine. Par la suite, le jeune Sékou a affiné ses compétences culinaires, en se formant auprès de Maïmouna Coulibaly, restauratrice à Ségou. Selon lui, deux raisons principales l’ont motivé à choisir le métier. Premièrement, il a observé que lui et les étudiants du campus universitaire de Ségou avaient des difficultés à se nourrir correctement. Deuxièmement, il voyait dans cette profession une opportunité de sortir du chômage. S’exprimant sur les difficultés rencontrées, Sékou Berthé, le cuisiner, a révélé que certains étudiants ne règlent pas leurs factures et accumulent des impayés. « Paradoxalement, ils continuent à acheter de la nourriture ailleurs », a-t-il déploré. Comme avantages, il estime que ce métier lui permet de subvenir à ses besoins Sékou Berthé exhorte la jeunesse à persévérer dans l’effort en exerçant des petits métiers. Dès son jeune âge, il a été plongé dans l’univers du commerce. « À Sikasso, je me rendais au marché avec ma tante pour y vendre des épices et des vêtements. J’ai ainsi développé une passion pour le commerce et la cuisine », a-t-il témoigné. Au quotidien, Sékou Berthé ajoute une pincée de passion à chacun de ses plats et son restaurant ne désemplit pas. De nombreux clients apprécient les plats délicieux proposés et l’ambiance chaleureuse qui règne dans son établissement. C’est le cas de Kadiatou Dembélé. « Je viens ici deux fois par semaine pour acheter du riz au gras. J’apprécie particulièrement la qualité de la nourriture. Sékou Berthé mérite des encouragements », a-t-elle indiqué. Quant à Gaoussou Berthé, un autre client régulier, il se dit satisfait de la nourriture préparée, avant d’apprécier les conditions hygiéniques ainsi que la qualité des repas servis. MC/ADS/MD (AMAP)
UEMOA : Le Président de la commission souligne le rôle crucial de la presse dans la vie économique et sociale des pays
Aminata Dindi Sissoko Envoyée spéciale Ouagadougou, 17 sept (AMAP) Après cinq jours d’échanges enrichissants les travaux de l’atelier de sensibilisation des journalistes sur les chantiers de l’Union ont pris fin, vendredi dernier, à Ouagadougou, au Burkina Faso. La cérémonie de clôture de la rencontre était présidée par le Directeur de la Communication de la Commission de l’UEMOA, Arzouma Yendu-Bé Babakan, en présence du coordonnateur de la Plateforme Medias UEMOA, Léonard Dossou, du Chef de la division de la communication internes et des relations publiques, Mora Dandagui Sero, et de la quarantaine de journalistes venus des pays membres de l’UEMOA. Au cours de cette session, les journalistes ont été suffisamment formés sur divers thématiques. Entre autres, UEMOA, 30 ans : une expérience d’intégration résiliente face aux chocs exogènes » ; les enjeux et défis de la cybersécurité dans l’espace UEMOA ; l’Opérationnalisation du mécanisme de promotion des entreprises et industries culturelles et créatives; la libre circulation et droit d’établissement dans l’espace UEMOA. Dans son intervention de clôture, le Directeur de la Communication de la Commission de l’UEMOA a réitéré ses remerciements à la plateforme Médias UEMOA pour son accompagnement sans faille. « Nous avons commencé un chantier nous le poursuivrons. Notre souhait est que ce chantier aille en s’améliorant davantage. Au vu de ce que nous avons partagé au cours de cette session nous n’avons aucun doute » a-t-il-dit. Tout en réaffirmant leur volonté à poursuivre la collaboration avec la Plateforme Médias UEMOA. En marge des travaux de l’atelier les hommes des médias ont été reçus en audience par le Président de la commission de l’UEMOA, Abdoulaye Diop, le jeudi dernier au siège de l’Institution. A la tête de la quarantaine de journalistes, Léonard Dossou a, au nom du bureau de la Plateforme Médias UEMOA, salué la qualité de la collaboration entre la Commission et les médias « L’histoire aura retenu que c’est sous votre mandature que la presse des pays membre de l’espace UEMOA ont eu la meilleure collaboration avec la commission de l’UEMOA » a-t-il-dit. Avant d’exprimer au Président Diop toute la gratitude des membres de la Plateforme pour sa contribution au rayonnement des médias malgré les défis de l’heure. Depuis 2011 la Plateforme fonctionne à merveille et a finalisé sa phase d’enregistrement. Elle entend dynamiser les comités nationaux afin de contribuer à la réussite des initiatives de l’Union a, par ailleurs, fait savoir Léonard Dossou. Il a informé Monsieur Diop de la volonté de la Plateforme d’organiser l’année prochaine un colloque sous régional sur la problématique de la contribution des médias au développement économique et social de l’espace communautaire. Et de solliciter son accord pour que cet évènement soit placé sous son haut parrainage. Abdoulaye Diop a d’emblée accepté cette sollicitation en assurant d’un accompagnement sur le plan technique, scientifique et financier au regard du thème très important et central de la future rencontre. Par ailleurs, le Président en exercice à la Commission de l’UEMOA a souligné le rôle crucial de la presse dans la vie économique et sociale des pays, des institutions et organes. Qualifiant les médias d’outil d’aide à la décision, il a salué les journalistes pour leur accompagnement dans le cadre de la vulgarisation des activités de la Commission dans le processus d’intégration sous-régionale. « Nous avons connu des avancées importantes dans beaucoup de domaines et c’est grâce aux journalistes, au travail des médias que ces résultats ont pu être partagées avec la communauté économique et financière et les populations » a-t-il-dit. L’UEMOA célèbre cette année le trentième anniversaire de sa création sous le thème « 30 ans, une expérience d’intégration résiliente face aux chocs exogènes ». Justifiant le choix de ce thème, Abdoulaye Diop a expliqué que le monde a connu des chocs très importants ces dernières années. « Ces chocs de natures différentes ont impacté la marche du monde, la marche de l’Union. Si nous caractérisons ces chocs sur dix ans et même un peu plus cela permet de dire que le monde de facon générale pour les années à venir aura à vivre d’autres types de chocs. L’analyse que nous avons faite nous a permis de démontrer que nous avons su être résilients. Cet atout de notre union doit être capitalisé pour faire face aux chocs à venir et en même temps asseoir des politiques qui permettent d’aller plus loin dans le développement économique » a-t-il-préconisé. Précisant que ce travail se poursuit au niveau des bureaux de représentations de l’UEMOA. Il a remercié les médias pour leur appui dans le cadre de la célébration du 30ème anniversaire dans les états respectifs. Abdoulaye Diop a aussi renouvelé l’engagement de la commission à poursuivre la formation des journalistes malgré les contraintes de l’heure et réitérer leur disponibilité à poursuivre le partenariat afin de relever les différents défis. ADS/MD (AMAP)
Campagne agricole au Mali : Une situation globale en dents de scie
Par Makan SISSOKO Bamako, 13 sept (AMAP) La campagne agricole bat son plein sur l’ensemble du territoire malien. La bonne santé des cultures est indispensable dans l’atteinte des objectifs de production agricole. Au regard de l’importance du secteur agricole pour l’économie nationale, les services techniques d’encadrement de l’agriculture et de la protection des végétaux sont à pied d’œuvre aux côtés des producteurs pour limiter les dégâts des inondations et des nuisibles. À ce stade, la situation phytosanitaire de la campagne est jugée relativement calme dans l’ensemble, dans les différents bassins de production et l’état végétatif des cultures est satisfaisant. Malgré ces appréciations des techniciens de l’agriculture, les producteurs gardent toujours en souvenir les attaques des parasites lors de la campagne précédente. L’on se rappelle que ce contre coup a affecté la production végétale. L’inquiétude des paysans est montée d’un cran face à la réapparition de ces ravageurs malgré la disponibilité des produits dont la qualité est diversement appréciée. Noumou Keïta, un producteur de la zone de Kita (Ouest), cultive notamment du riz, du maïs, du mil, du sorgho, du coton, de l’arachide et de la patate douce sur environ 102 hectares de champs dans les différentes agglomérations de sa zone. Contacté par téléphone, il explique que la campagne se déroule normalement dans sa localité malgré quelques infestations sur les cultures et des cas d’inondations sur les cultures de maïs, de coton et d’arachide qui vont certainement affecter les rendements. Ces cultures de choix de la zone supportent difficilement l’humidité contrairement au sorgho et au riz. Aussi, après plusieurs traitements, le producteur n’arrive toujours pas à se défaire des nuisibles. « Cette année, les produits qui sont mis à notre disposition ne sont pas aussi efficaces pour lutter contre les ravageurs. Après plusieurs traitements, les parasites sont toujours présents sur le cotonnier et sur d’autres cultures maraîchères », explique Noumou Keïta. Les nuisibles ont globalement causé des dégâts sur ses exploitations d’environ 16 hectares. Cette situation donne des soucis au producteur qui commence déjà à se préoccuper pour sa production qui pourrait chuter cette année. Hormis ces difficultés, il juge qu’à ce stade, l’état végétatif des cultures s’est beaucoup amélioré contrairement à l’année précédente. Par ailleurs, Noumou Keïta regrette de ne pas avoir accès aux produits utilisés l’année dernière contre les jassides. Il réclame ces produits qui ont permis, selon lui, de sauver sa production lors de la campagne dernière. Face à cette situation, il exprime son souci sur sa capacité à pouvoir rembourser les dettes contractées qui lui ont permis de s’assurer les services de main-d’œuvre et d’acquérir des intrants agricoles pour cette campagne. DIFFICULTÉS IDENTIQUES – Selon nos informations, ces pesticides qui ont produit un effet foudroyant sur les jassides, ont été conseillés par le programme coton dans l’ensemble des pays producteurs de la plante de l’Afrique. Toutefois, des préoccupations d’ordre environnemental et sanitaire ont été posées. Raison pour laquelle, l’utilisation de ces produits a été interdite au Mali, en attendant la finalisation de son processus d’homologation en cours pour confirmer leur efficacité et leur non toxicité pour l’environnement et pour les personnes. Modibo Camara est le président de la Fédération des producteurs de coton de la Région de Kita. Il possède 20 hectares de coton sur une exploitation globale de 60 hectares et espère un bon rendement cette année. Mais, la présence des nuisibles et l’inondation des cultures suite à l’abondance des pluies sont aussi des difficultés qui affectent ses cultures. La zone est également confrontée à la mise à disposition à temps des intrants agricoles. « À cette étape de la campagne, le cotonnier est très sensible aux attaques des parasites. Les insectes piqueurs sucent la sève des plantes provoquant l’arrêt de leur croissance. Cela peut réduire considérablement la qualité de la production », dit le producteur dont le désarroi est palpable. « L’efficacité des produits phytosanitaires diffère selon les zones agro-écologiques », croit savoir le président des producteurs de coton de Kita. Contrairement à Noumou Kéita, il affirme que les produits disponibles pour cette campagne se montrent efficaces dans le traitement de ses champs. Il espère de ce fait rattraper les pertes enregistrées l’année dernière, à cause des attaques des jassides. Il souhaite que la recherche agricole trouvera une alternative de traitement plus efficaces dans la lutte contre les ravageurs afin de tirer le maximum de profits des productions. Ces mêmes difficultés sont vécues par les producteurs de la Région de Koutiala (Sud). Dans ces localités visitées le mois dernier, les producteurs étaient confrontés, entre autres, aux problèmes de qualité des engrais, à l’inondation des cultures ainsi que l’apparition des jassides sur le cotonnier. Au rythme où se déroule la campagne agricole avec des orages abondants sur l’ensemble du pays, il n’est plus étonnant que toutes les zones de culture connaissent les mêmes inquiétudes quant aux prochaines récoltes au regard des cas d’inondations, d’attaques de nuisibles et d’insuffisance d’engrais minéraux. BIOPESTICIDES CONSEILLÉS – Interrogé sur la question, le directeur général de l’Office de protection des végétaux (OPV) explique que, de façon globale, la situation phytosanitaire de la campagne est relativement calme dans l’ensemble. Toutefois, Halidou Mohomodou rassure qu’à ce stade, les jassides sur le cotonnier et les nuisibles sur les cultures céréalières et maraîchères sont maîtrisés avec les différents programmes de traitement en cours. Par ailleurs, il indique que la chenille légionnaire d’automne est la principale préoccupation qui cause énormément de pertes avec des attaques sur le maïs. Fort heureusement, à ce jour, le pays ne connaît pas de nuisibles susceptibles de causer des pertes significatives sur la production agricole, rassure le directeur général de l’OPV. «Malgré les attaques en dents de scie, il faut souligner que le niveau de la pluviométrie joue beaucoup sur le développement des ravageurs. Là où il y a eu des infestations, des traitements ont été conseillés aux producteurs », affirme-t-il. « Il leur a été demandé de faire remonter toutes les informations relatives aux infestations aux services de la protection des végétaux et aux services régionaux et locaux de l’agriculture», ajoute-t-il.
Filiale sud de la CMDT : Une campagne agricole sous pression, mais pleine d’espoir
Envoyé spécial Amadou GUÉGUÉRÉ Sikasso, 10 sept (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, a sillonné, du 6 au 8 septembre dernier, la filiale sud (Sikasso et Bougouni) de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT). Une tournée qui lui a permis d’être en contact avec les exploitants agricoles et d’apprécier, à travers des visites de champs, l’état végétatif des cultures. Il a aussi rencontré, samedi dernier, dans un hôtel de Sikasso, les cadres de la CMDT, les services techniques en charge des productions agricoles, ainsi que les représentants de la profession agricole. Lors de cette rencontre, les participants ont évoqué, entre autres, les difficultés liées à l’accès aux ressources financières, l’insuffisance d’engrais, notamment pour les céréales, le problème d’approvisionnement en eau pour les activités de contre-saison. Ils ont également souligné le manque d’équipements, parfois non adaptés et l’absence de collaboration entre les différents acteurs. La campagne agricole 2024-2025 de la filiale sud de la CMDT a démarré dans un contexte difficile en raison des conditions pluviométriques. L’administrateur général de la filiale sud de la CMDT, Mamari Berthé, a expliqué que cette situation a perturbé les semis, notamment dans la division de Bougouni. Au 30 juin, 263.029 hectares avaient été cultivés, soit 82,97% des prévisions. Et grâce à la mobilisation des producteurs et à l’encadrement fourni, les objectifs ont presque été atteints avec 307.475 hectares de coton (97%), 295.973 hectares de maïs (105%), 76.737 hectares de mil (106%) et 109.015 hectares de sorgho (84%). Malgré ces progrès, l’approvisionnement en intrants agricoles a également été affecté par des livraisons tardives. La filiale a reçu 95% des besoins en complexe coton, 99,99% pour le complexe céréale, et 102% pour l’urée, bien qu’une grande partie soit arrivée après les délais requis. Le traitement insecticide a couvert 45% des surfaces de coton, traitées quatre fois, tandis que 9% ont bénéficié de cinq traitements. Cependant, deux facteurs pourraient compromettre la campagne. Le premier est lié aux pluies excessives enregistrées depuis le 10 août, dépassant souvent 120 mm par jour, provoquant des inondations dans les champs. À la fin du mois d’août, 4.789 hectares de coton, 1.125 hectares de maïs, 262 hectares de mil et 323 hectares de sorgho étaient inondés. Le second facteur est l’apparition d’un pic de jassides, particulièrement dans les zones de Kignan, Nièna et Sikasso, contre lequel des mesures sont déployées. Malgré ces défis, Mamari Berthé reste optimiste et espère une production de 293.500 tonnes de coton graine, contre 248.360 tonnes l’année dernière et une auto-suffisance alimentaire avec un excédent estimé à 433.151 tonnes. Le ministre de l’Agriculture s’est montré optimiste face aux préoccupations soulevées par les producteurs agricoles, tout en reconnaissant que tout ne peut être résolu à 100%. Daniel Siméon Kelema a souligné que la mise en œuvre d’une campagne agricole comporte toujours des hauts et des bas, et qu’il est essentiel d’en tirer des leçons. Il a également appelé à la solidarité nationale envers les victimes des récentes inondations. En outre, le chef du département en charge de l’Agriculture a mis en garde les producteurs contre les conditions météorologiques exceptionnelles cette année. Contrairement aux années précédentes, où les pluies s’estompaient fin septembre, des pluies intenses sont prévues jusqu’en novembre, avec des périodes de sécheresse, variant selon les zones agroécologiques. Il a exhorté les producteurs à rester vigilants. Daniel Siméon Kelema a insisté sur la nécessité d’organiser les filières agricoles, de la production à la commercialisation. Il a suggéré que chaque maillon de la chaîne soit structuré, comme cela est fait pour le coton, afin d’attirer davantage d’investisseurs dans le secteur. Le président directeur général de la CMDT a insisté sur l’importance de suivre rigoureusement les calendriers de traitement et d’utiliser des produits adaptés pour garantir une bonne récolte de coton. Mamadou Moustapha Diarra a exprimé que si ces pratiques sont respectées, la récolte de coton sera satisfaisante. Il a aussi souligné l’importance de la diversification des cultures, notamment pour assurer la sécurité alimentaire. À ce propos, il a rappelé que sa structure soutient partiellement l’approvisionnement en intrants pour la culture du maïs. Le patron de la CMDT est revenu sur l’importance de récolter le coton à temps pour éviter que les pluies dégradent sa qualité, car un coton de première qualité est mieux payé qu’un coton déclassé. Le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussi Bouya Sylla, et le président de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de Coton (C-SCPC), Yacouba Traoré ont participé à cette mission. AG/MD (AMAP)
Mise en œuvre des chantiers de l’Union : La Commission de l’UEMOA renforce les capacités de plus d’une quarantaine de Média
Aminata Dindi Sissoko Envoyé spéciale Ouagadoudou, 10 sept (AMAP) Une session d’information et de sensibilisation regroupe, depuis lundi à Ouagadougou, au Burkina Faso, plus d’une quarantaine de journalistes des Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Le Mali est représenté par cinq de ses journalistes à cette rencontre organisée par la Direction de la communication de la Commission de l’UEMOA. La cérémonie d’ouverture de la session s’est tenue dans un hôtel de la capitale burkinabè, sous la présidence de la conseillère technique du Président de la commission de l’UEMOA, Mme Aminata Mbodj. Elle avait à ses côtés, le Directeur de la communication de la Commission de l’UEMOA, Arzouma Yendu-Bé Babakan et le coordonnateur de la Plateforme Media UEMOA, Léonard Dossou. L’UEMOA célèbre, depuis le 10 janvier 2024, le 30e anniversaire de sa création sous le thème « UEMOA 30 ans : une expérience d’intégration résiliente face aux chocs exogènes ». Cette session intervient dans ce contexte précis. Elle fait suite à celle de Saly l’année dernière portant sur les enjeux de la conjoncture économique. L’objectif est de partager et échanger avec les journalistes des informations sur la mise en œuvre des chantiers de l’Union. « Il s’agira, notamment, de partager les acquis au cours des 30 années d’existence de l’UEMOA, les activités majeures du Cadre d’Actions Prioritaires de la Commission pour la période 2021-2024 (CAP 2025) dont les actions phares ont fait l’objet de votre session de 2022 ici même à Ouagadougou et les initiatives en cours au sein de l’Union » a précisé Mme Aminata Mbodj. Elle a salué les efforts constants des différents organes de presse et renouvelé les remerciements de la Commission à la Plateforme MEDIAS UEMOA et à l’ensemble des représentants des différents organes des Etats membres de l’Union pour leur accompagnement constant en soutien à la visibilité de ses activités. Le directeur de la communication, de son côté, a salué l’engagement du Président de la Commission à faire des professionnels des médias de l’UEMOA, des acteurs clés dans l’atteinte des objectifs de la Commission. Invitant les journalistes à tirer profit des communications qui seront présentées, il a assuré de toute leur disponibilité. Au nom des journalistes de la Plateforme Médias UEMOA, Léonard Dossou a salué le dynamisme de la conseillère technique qui a permis à la Plateforme de voir le jour. Rappelant que le premier besoin d’un journaliste est la formation, il a transmis toute la gratitude des journalistes de la Plateforme au Président en exercice de la Commission de l’UEMOA. Au cours de cette session de 5 jours les communications porteront essentiellement sur le bilan des 30 ans de l’UEMOA, le renforcement de la résilience des populations face aux aléas et au changement climatique, la coopération transfrontalière dans l’UEMOA, la promotion des entreprises et industries culturelles et créatives, le développement des compétences et l’emploi des jeunes, la cybersécurité, la libre circulation, la convergence des performances et des politiques économiques des États. La journée du lundi a été marquée par une Projection du film sur le 30e anniversaire de la création de l’UEMOA. Les thématiques à savoir « UEMOA, 30 ans : une expérience d’intégration résiliente face aux chocs exogènes » ; Le Développement de pôles régionaux de la formation et de la recherche dans l’espace UEMOA ; Les enjeux et défis de la cyber-sécurité dans l’espace UEMOA ; La Convergence des performances et des politiques économiques des États ont été développées par d’éminents experts. En marge de cet atelier, le Président de la Commission de l’UEMOA, recevra en Audience les journalistes membres de la Plateforme UEMOA-Média. ADS/MD (AMAP)
Diéma : prière collective pour la pluie
Diéma, 06 sept (AMAP) L’Imam de la grande mosquée de la ville de Diéma (Ouest), El Hadji Salim Sacko, a initié, ce vendredi matin, une prière collective, sur la place d’indépendance, pour la pluie, a constaté l’AMAP sur place. Plusieurs centaines d’hommes, de femmes et d’enfants, ont imploré le Tout-puissant, afin qu’Il fasse pleuvoir, à Diéma où depuis près de vingt jours, une seule goutte de pluie n’a arrosé la terre de cette localité, reconnue cependant comme zone agro-sylvo-pastorale. On craint que la campagne agricole de cette année ne soit perdue. Selon l’Imam Salim Sacko, « ce genre de prière était organisé par le Prophète Mohamed (Paix et Salut sur Lui), chaque fois qu’il y avait un arrêt prolongé des pluies. » Ainsi, chaque fidèle a fait quelques rakats avant de prêter une oreille attentive aux précieux messages du guide religieux. L’heure est grave à Diéma. Les populations ne savent plus à quel saint se vouer. Les personnes et les animaux souffrent énormément de l’absence prolongée de pluie. Les producteurs agricoles commencent à perdre espoir. A l’heure actuelle, toutes les cultures sont attaquées par la moisissure. OB/MD (AMAP)
Economie : La Plateforme nationale des producteurs de riz du Mali renforce les capacités des journalistes
Bamako, 10 mai (AMAP) La plate forme nationale des producteurs du Mali (PNPR-M) a organisé, jeudi, à son siège à Niamakoro, à l’intention des Hommes de médias, un atelier de renforcement des capacités d’une vingtaine des acteurs des médias sur la filière riz et ses enjeux, a constaté l’AMAP. L’objectif visait à renforcer la connaissance des Hommes de médias sur la filière riz, les enjeux et les principaux défis auxquels les acteurs de la filière riz sont confrontés. Les points abordés, au cours de cette journée, ont porté sur deux points essentiels. Il s’agit d’abord, de la connaissance du riz (la morphologie du riz jusqu’à la consommation) et les initiatives publiques, qui sont en cours ou achevées, pour le développement de la riziculture en partant notamment, de la loi d’orientation agricole, des politiques, la stratégie nationale de développement de la riziculture qui sont des documents cadre, qui orientent le développement de la riziculture. Le facilitateur, Abdoulaye Koureissy, le coordinateur national de la PNPR-M, a expliqué que cette journée de formation s’inscrivait dans le cadre de la mise en œuvre d’une décision politique de son service. « Il y a deux ans, le conseil d’Administration a décidé d’animer chaque année une journée de formation au profit des Hommes de médias sur les enjeux et les grands défis de la riziculture, ainsi que les opportunités. C’est dans le cadre de cette politique que nous avons fait appel à certains acteurs des médias, notamment la presse écrite, la presse en ligne, des radios, des télés pour échanger avec eux sur des questions de préoccupation de notre organisation » a précisé Abdoulaye Koureissy. Il a fait savoir qu’il est ressorti des constats d’aider les journalistes à intégrer le dispositif de campagne sur nos activités afin qu’ils puissent mieux s’imprégner des enjeux et de mieux communiquer avec l’opinion publique et les décideurs. Siné S. TRAORÉ
Coopération : 150 millions de litres de gasoil du Niger pour améliorer la fourniture d’électricité au Mali
Bamako, 17 avr (AMAP) La société Énergie du Mali (EDM-SA) et la Société nigérienne de pétrole (SONIDEP) ont signé, mardi, à Bamako, un contrat commercial pour la fourniture de 150 millions litres de gasoil à EDM-SA. Ce contrat à un tarif préférentiel de 328 Fcfa le litre a été paraphé par le directeur général de la SONIDEP, le colonel Ali Seibou Hassane, et le Directeur d’EDM-SA, Abdoulaye Djibril Diallo, faisant ainsi du Mali le premier client du Niger en matière de fourniture de pétrole. Selon la ministre de l’Énergie et de l’Eau, Mme Bintou Camara, le contrat est le résultat de la réunion tenue à Niamey, au Niger, en février dernier, entre les ministres chargés de l’Énergie de l’Alliance des États du Sahel (AES), élargie au Tchad et au Togo. Rappelant la participation du Mali à la cérémonie du lancement officiel du démarrage de la production pour l’exploitation du pétrole du Niger, à la date du 1er novembre 2023 à Koulélé, Agadem (dans la région de Diffa), Mme Camara a indiqué que le Mali et le Burkina Faso ont été les premiers clients du Niger. De cette date à aujourd’hui, EDM-SA a bénéficié d’un volume de 22,6 millions de litres de gasoil comme subvention de l’État du Mali. « Avec cette expérience, a expliqué la ministre Bintou Camara, il s’agira maintenant de corriger toutes les anomalies constatées, surtout sur l’acheminement par la route du carburant. » À cet égard, la ministre chargée de l’Énergie a assuré que ce défi sera relevé. « Nous engageons la société Énergie du Mali à prendre, dès la signature de ce contrat, toutes les dispositions nécessaires pour l’acheminement correct de ce carburant au Mali », a instruit la ministre. Abondant dans le sens, Mahamane Moustapha Boka Barke a déploré que cette première expérience ait connu des difficultés mais dont les causes ont été identifiées. Pour palier ces contraintes, le ministre nigérien du Pétrole a estimé que les solutions passent par, entre autres, la constitution d’un parc de camions citernes du Niger et du Mali, la mise en place d’une escorte pour le transport du carburant dans les trois pays de l’AES, des structures d’exécution et de suivi par les trois entreprises (EDM-SA du Mali, SONABEL du Burkina Faso et SONIDEP du Niger). S’y s’ajoute, l’ouverture et l’approvisionnement conséquent des comptes dédiés dans les banques de représentations de ces trois pays. Pour Mahamane Moustapha Boka Barke, la mise en œuvre effective et diligente de ses mesures garantira le succès de ces opérations. La cérémonie a été présidée par le Premier ministre chef du gouvernement, Choguel Kokalla Maïga. C’était en présence des membres du gouvernement dont le ministre de l’Énergie et de l’Eau, Mme Bintou Camara, et de son homologue nigérien du pétrole, Mahamane Moustapha Boka Barke. Avant la signature de cette convention entre les deux ministres chargés de l’Énergie, dans l’après-midi, le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, a accordé une audience la délégation du Niger. BBC/MD (AMAP)
Le gouvernement du Mali à pied d’œuvre pour le retrait de la CEDEAO
Bamako, 12 avr (AMAP) Le gouvernement travaille à tout mettre en place pour gérer le processus de retrait du Mali de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a déclaré, jeudi, à Bamako, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. Il s’agit surtout « d’œuvrer à mettre en exécution la stratégie définie par le gouvernement et le plan d’action nécessaire. Ce, en préservant les intérêts de notre pays », a dit Abdoulaye Diop, dans une interview accordée à la presse, à la fin de la première réunion ministérielle planchant sur le processus de retrait. « C’est dans ce cadre que nous avons convoqué cette première réunion en concertation avec le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation pour pouvoir rassembler une vingtaine de membres du gouvernement qui sont concernés par la matière», a précisé M, Diop. Ajoutant que chacun avait fait part, avant la réunion, de l’impact de cette décision dans son secteur d’activités. ÉVALUATION MINUTIEUSE – La rencontre a permis de faire une évaluation minutieuse de ces impacts et surtout de proposer un certain nombre d’actions afin de se préparer à remédier la situation. Selon le patron de la diplomatie malienne, il a été décidé de formaliser la structure en tant que Comité chargé de gérer le processus de retrait à deux niveaux : le premier étant ministériel comme ce fut le cas jeudi et un autre technique, c’est-à-dire celui d’évaluation et de suivi qui regardera dans tous les compartiments, entre autres, les dimensions politiques, sécuritaires, économiques et financières. En réalité, le processus de retrait touche plusieurs questions comme la libre circulation des personnes et des biens, celles liées à l’intégration économique, à des organisations affiliées à la CEDEAO et au passeport. Tout comme des impacts financiers au niveau des pays. Le ministre Abdoulaye Diop a soutenu, par ailleurs, qu’il s’agit d’évaluer ensemble les opportunités et les bénéfices politique et économique pour notre pays, même en termes de politique commerciale. « C’est l’ensemble de ces questions qui ont fait l’objet de discussions. Nos équipes techniques travailleront pour mettre en place ces éléments comme nous l’avons fait dans le cadre de la MINUSMA pour pouvoir identifier des actions concrètes et voir les moyens nécessaires au niveau du gouvernement », a-t-il commenté en indiquant que c’est une instance de concertation. La sortie d’une organisation, comme cela a été le cas de la Grande Bretagne qui a quitté l’Union européenne (UE), impose des mécanismes très complexes. « Il y a des négociations très poussées sur des questions économiques, financières et autres. Donc, nos équipes sont prêtes pour engager ces discussions avec la CEDEAO afin de préserver un certain nombre d’acquis pour nos ressortissants…», a expliqué le ministre chargé des Affaires étrangères. Selon lui, dans un processus d’intégration, il y a des gains et des pertes pour tout le monde. Tout comme des avantages à garder pour les pays partenaires. « Notre pays a quitté la CEDEAO, mais nous restons géographiquement dans la zone Afrique de l’Ouest. Les États dans cet espace restent condamnés à travailler ensemble. Seulement, nous allons pouvoir développer d’autres mécanismes hors CEDEAO pour voir les choses soit au plan bilatéral, soit dans le cadre de l’Alliance des États du Sahel (AES) », a soutenu le chef de la diplomatie malienne. OD/MD (AMAP)

