Confédération AES : Création et mise en place des structures

Par Sinè TRAORE Bamako, 21 déc (AMAP) Dans ce chapitre on peut retenir au niveau du volet création de la Compagnie aérienne AES, réalisations de plusieurs actions pour l’opérationnalisation de cette campagne, notamment la mise en place de Comités techniques de chaque Etat puis d’une équipe pluridisciplinaire, la rédaction des Termes de référence (TdRs) de la création de la compagnie. Pour le projet de réalisation du Chemin de fer Bamako-Ouagadougou-Niamey, les actions réalisées sont l’élaboration des TdRs et de la feuille de route par les experts des Etats membres de la Confédération AES, élargie au Togo et au Tchad. Et, aussi, la rencontre entre les services techniques chargés de la gestion du patrimoine ferroviaire des Etats membres de la Confédération AES et l’élaboration et la finalisation des documents techniques de mise en œuvre du projet. Concernant, le projet de réalisation de l’autoroute Bamako-Ouagadougou-Niamey, les actions réalisées concernent, notamment, l’élaboration des TdRs et de la feuille de route pour la mise œuvre du projet par les experts des Etats membres de la Confédération AES, élargie au Togo et au Tchad. Et l’élaboration et la finalisation des documents techniques et la validation des TdRs, de la note stratégique, du chronogramme de mise en œuvre, du cadre institutionnel du projet Autoroute Bamako-Ouagadougou-Niamey. Le Prélèvement confédéral (PC-AES) est, aujourd’hui, opérationnel dans les Etats confédérés, depuis la signature de la Décision portant PC-AES par le président du Collège des Chefs d’Etat, le général d’Armée Assimi Goita, du Mali, le 28 mars 2025. Trois comptes bancaires ont été ouverts dans les Etats confédérés pour recevoir les montants issus des prélèvements confédéraux. Dans le domaine de la création de la Centrale d’achats des produits de première nécessité, en lien avec l’approvisionnement correct de la Confédération AES, en attendant la mise en œuvre des actions contenues dans la Feuille de route, les structures en charge de la gestion des stocks de produits de première nécessité se sont réunies par visioconférence le lundi 10 février 2025 pour tracer le cadre de leur collaboration, en vue de réaliser des opérations test. Et, pour ce qui concerne la libre circulation des personnes et des biens, des actions en cours sont relatives notamment à l’élaboration du projet de Protocole additionnel instituant un document de voyage de la Confédération et un document d’identité AES, la mise en place d’un Cadre de concertation et de travail entre les Directeurs généraux des douanes des trois pays membres de la Confédération AES. Dans le volet renforcement de l’intégration économique et commerciale dans la Confédération AES, une matrice d’actions prioritaires a été adoptée. Pour l’adoption de mesures visant la formation d’un citoyen sahélien de type nouveau, à travers la révision des curricula primaires, secondaires et supérieurs ainsi que des programmes d’insertion sociale, il y a eu la signature de la Déclaration des ministres chargés de la Promotion de la Femme et du Genre des Etats confédérés, le 1er août 2024, l’organisation d’ateliers, de rencontres ministérielles et de meetings en vue de l’appropriation des textes de la Confédération-AES et du soutien des femmes de la Confédération-AES. Et, le salon entrepreneurial de la Confédération-AES, qui s’est tenu à Bamako du 18 au 21 novembre 2025. La liste est loin d’être exhaustive. ST/MD (AMAP)

Diplomatie de l’AES : Parler d’une seule voix pour un Sahel intégré

Par Oumar Sankaré Bamako 21 déc (AMAP) La Confédération des États du Sahel, (AES) composé du Burkina Faso, du Mali et du Niger, en dépit des crises sécuritaires et des transitions politiques, trace sa propre voie. En un an, la jeune Confédération a imposé une diplomatie coordonnée, articulée autour de l’affirmation d’une voix commune et de la défense de la souveraineté régionale. Dès l’entrée en vigueur du Traité fondateur, les trois États ont misé sur la concertation. Avant la 80ᵉ Assemblée générale de l’ONU, à New York, du 22 au 29 septembre 2025, une réunion à Bamako a permis d’harmoniser les positions et de préparer un discours unique au nom de la Confédération. « Nous parlons désormais d’une seule voix », confient les ministres, soulignant l’importance de cette cohésion pour peser sur la scène internationale. Mais, la diplomatie AES ne se limite pas aux grandes tribunes mondiales. Dans chaque capitale, les Chefs de mission et les ministres des Affaires étrangères ont institué des cadres de concertation permanents, garantissant un soutien mutuel dans toutes les candidatures et initiatives diplomatiques. Le retrait de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a constitué l’un des dossiers les plus complexes. Des réunions à Niamey, Ouagadougou et Bamako ont permis de définir une approche commune, d’adopter des mémorandums d’entente et de mettre en place une architecture tripartite de négociation. Objectif : protéger les intérêts des populations tout en préparant la Confédération à affirmer sa souveraineté régionale. REPOSITIONNEMENT INTERNATIONAL – L’AES ne se contente pas d’actions régionales. La Confédération a entamé un dialogue structuré avec l’Union africaine (UA) pour lever les sanctions pesant sur ses membres, tout en multipliant les partenariats avec la Chine, la Russie et le Maroc. Dans le cadre de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), les pays ont obtenu une résolution favorable à la stabilité du Sahel, témoignant de la reconnaissance progressive de la Confédération sur la scène internationale. Parallèlement, le retrait de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) illustre la volonté des États membres de préserver leur autonomie face à des organisations qu’ils jugent partiales. La Confédération a marqué sa présence dans de nombreux forums mondiaux : Forum de Lomé sur la paix et la sécurité, Forum d’Assouan en Égypte, Conférence sur le financement du développement à Séville. À chaque intervention, l’AES a mis l’accent sur l’autonomie stratégique, la lutte contre le terrorisme et la nécessité de partenariats respectueux de la souveraineté des États. La diplomatie confédérale s’adresse aussi aux populations. Des campagnes de sensibilisation ont touché la diaspora et les communautés africaines, tandis que la Semaine de l’intégration et le Forum national de l’intégration ont renforcé l’adhésion aux idéaux de la Confédération. Ces initiatives traduisent une volonté de rapprocher les citoyens de la politique internationale et de transformer la diplomatie en projet de société. Pour l’année à venir, la Confédération entend finaliser ses instruments juridiques, poursuivre le dialogue avec la CEDEAO et harmoniser ses positions sur les grandes questions géopolitiques. La création d’un Forum des diasporas et la coordination des politiques migratoires et d’intégration africaine figurent également parmi les priorités. Si l’An I a permis de poser les fondations d’une diplomatie confédérale efficace, l’AES reste confrontée à de nombreux défis. Mais, entre stratégie et ambition, elle s’affirme comme un acteur à part entière sur la scène régionale et internationale, déterminé à faire entendre sa voix pour un Sahel intégré et souverain. OS/MD (AMAP)  

Bilan Confédération des États du Sahel : une première année marquée par des avancées institutionnelles

Au cours de son premier Sommet, à Niamey, au Niger le 06 juillet 2024, la Confédération des Etats du Sahel (AES), qui couvre désormais les domaines de la Défense et la Sécurité, la Diplomatie et le Développement, le chef de l’Etat du Mali, le général d’Armée Assimi Goita, a été désigné par ses Pairs (le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, et le président de la République du Niger, le général d’Armée Abdourahamane Tiani) pour assumer le mandat inaugural de la présidence de l’AES. Afin d’organiser convenablement son mandat, le Président sortant de la Confédération AES a élaboré la Feuille de route de l’An I de l’AES. Son rapport d’activité présente l’état de mise en œuvre de la Feuille de route, depuis la création l’AES et matérialise l’ensemble des actions en Activités pour la mise en place et le fonctionnement de la Confédération, Défense et Sécurité, Diplomatie, Développement et Communication transversale. Dossier réalisé par : Oumar SANKARE, Oumar DIAKITE Anta CISSE, Sinè TRAORE Moussa DEMBELE Bamako, 21 déc (AMAP) Un an après sa création, la Confédération des États du Sahel (AES), regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, affiche une série d’avancées institutionnelles dans les domaines de la défense, de la diplomatie, du développement et de la communication, selon « La synthèse du Rapport sur la mise en œuvre de la Feuille de route de l’An I de la Confédération des Etats du Sahel (AES) » Créée le 6 juillet 2024 à l’issue du premier Sommet de l’AES à Niamey, au Niger, la Confédération ambitionne de renforcer l’intégration entre les trois États sahéliens autour de piliers jugés stratégiques : la Défense et la Sécurité, la Diplomatie et le Développement. À cette occasion, le président de la Transition du Mali, le général d’armée Assimi Goïta, a été désigné par ses pairs pour assurer le mandat inaugural de Président de la Confédération. Pour structurer cette première phase, une Feuille de route de l’An I a été élaborée. Le rapport d’activités, qui en dresse le bilan, met en avant des progrès notables, en particulier dans la coordination institutionnelle et la mise en place de mécanismes communs. VISIBILITE CONFEDERALE RENFORCEE – Sur le plan de la communication, plusieurs actions ont visé à renforcer la visibilité de l’idéal confédéral. Le 2 octobre 2025 à Ouagadougou, un mémorandum d’entente a été signé entre les organes publics de communication des États membres afin de soutenir la diffusion coordonnée des actions de la Confédération. Dans cette dynamique, les États ont finalisé les documents relatifs à la création d’une chaîne de télévision et d’une radio de l’AES. Une grille commune de programmes a été élaborée et une page spécifique consacrée à la Confédération a été intégrée aux Journaux télévisés (JT) nationaux. En parallèle, le lancement d’une Web TV AES a permis d’élargir la diffusion des contenus à un public plus large, notamment au sein de la diaspora. Afin d’assurer une communication harmonisée, des points focaux ont été désignés dans chaque pays pour coordonner la collecte, le traitement et la diffusion de l’information. Des rencontres régulières entre responsables de médias ont également été initiées. À cela s’ajoutent des initiatives en faveur de la facilitation des communications téléphoniques, notamment à travers un dispositif de « free roaming » avec certains États voisins, dont le Togo. COORDINATION MILITAIRE ACCRUE – Dans le domaine de la défense et de la sécurité, la première année de la Confédération a été marquée par un renforcement de la coordination entre les Forces de défense et de sécurité des trois pays. La coopération entre forces aériennes a été intensifiée afin d’optimiser l’appui aux unités terrestres, tandis que les échanges réguliers de renseignements militaires et policiers ont permis une meilleure anticipation des menaces. Le déploiement progressif de la Force unifiée de l’AES (FU-AES) dont le commandant, le général de brigade Daouda Traoré, a reçu samedi 29 decembre 2025, l’étendard, remis par le Président sortant de la Confédération, le général d’Armée Assimi Goïta, constitue l’un des axes majeurs de cette coopération. Plusieurs réunions des chefs d’état-major ont abouti à la validation du Concept des opérations (CONOPS), à la définition des modalités pratiques de mise en place de la force et à l’adoption de propositions opérationnelles communes. Sur le plan politique, les ministres de la Défense de la Confédération ont validé ces orientations et adopté un avant-projet de Protocole additionnel relatif à la Défense et à la Sécurité. La concertation s’est également étendue à des partenaires extérieurs, avec deux rencontres de haut niveau tenues en 2025 à Moscou avec le ministre russe de la Défense. PRESENCE INTERNATIONALE COORDONNEE – La diplomatie figure parmi les domaines les plus actifs de cette première année. Les États membres ont coordonné leurs positions dans plusieurs forums internationaux et maintenu leurs relations avec des partenaires tels que l’Union africaine (UA), l’Organisation de la coopération islamique (OCI), le Maroc, la Russie et la Chine. Dans le contexte du retrait de l’AES de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (EDEAO), les ministres des Affaires étrangères se sont réunis, le 13 décembre 2024, à Niamey, afin d’examiner les implications de cette décision, notamment en matière de libre circulation des personnes et des biens. Des scénarios de transition et des calendriers d’échanges avec l’organisation sous-régionale ont été arrêtés. Par ailleurs, la Confédération a pris part à plusieurs rencontres internationales majeures, dont la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, le Forum paix et sécurité de Lomé, au Togo, le Forum d’Assouan et la Conférence internationale sur le financement du développement. Des actions ont également été engagées dans les domaines de la gouvernance migratoire et de l’intégration africaine, favorisant une adhésion accrue des communautés de l’espace confédéral et de la diaspora. DES PROJETS STRUCTURANTS EN GESTATION – Au titre du pilier Développement, seize réunions sectorielles ont été organisées au cours de l’année, couvrant des domaines tels que l’agriculture, la santé, l’enseignement supérieur, la recherche scientifique, les finances, l’économie, l’action humanitaire, la justice et la promotion de la femme. Parmi les projets structurants figurent la création

Violation de l‘espace aérien de l’AES par un avion militaire nigérian :  La Confédération proteste et met en garde (Communiqué)

Bamako, 9 déc (AMAP) La Confédération des États du Sahel (AES) a « fermement » condamné, lundi, la violation de son espace aérien par un aéronef militaire du Nigeria, contraint à un atterrissage d’urgence ce jour même, à Bobo Dioulasso, au Burkina Faso, a appris l’AMAP de sources officielles. Selon un communiqué de l’AES, lu à la télévision nationale malienne par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le général de division Daoud Aly Mohammedine, « l’avion militaire avait à son bord deux membres d’équipage et neuf passagers tous militaires « A la suite de l’incident « une enquête a été immédiatement ouverte par les services compétents burkinabè, qui a permis de mettre en évidence l’absence d’autorisation de survol du territoire Burkinabè pour cet appareil militaire », a ajouté le ministre malien. Face à cet acte qu’il a qualifié d’ « inamical mené au mépris du droit international et des règles internationales d’aviation civile et/ou militaire, les dispositions sont prises pour garantir la sécurité de l’espace aérien confédéral, la souveraineté et l’intégrité territoriale de ses États membres, ainsi que la sécurité des populations de la confédération AES » assure la confédération AES. Et de rappeler qu’à « cet égard et sur instruction des chefs d’État, les défenses aériennes de l’espace confédéral mises en alerte maximale, conformément à la déclaration du Collège des chefs d’État en date du 22 décembre 2024, ont été autorisées à neutraliser tout aéronef qui violerait l’espace confédéral. » MMD/MD (AMAP)

AES : Le Mali finalise les préparatifs de la 2è session du Collège des chefs d’État

Bamako, 4 déc (AMAP) Le Premier ministre, le général de division Abdoulaye Maïga, a présidé, ce jeudi 4 décembre, à la Primature, une réunion du Comité de pilotage chargé de préparer les prochaines échéances de la Confédération des États du Sahel (AES), a constaté l’AMAP. Les travaux ont permis de faire le point sur l’organisation des rencontres prévues en décembre à Bamako. Le Mali accueillera, les 22 et 23 décembre 2025, la 2e session du Collège des chefs d’État de la Confédération. Elle sera précédée de la première session confédérale du Conseil des ministres, les 20 et 21 décembre, ainsi que de la réunion des hauts fonctionnaires du 15 au 18 décembre. Le Premier ministre a salué les progrès réalisés dans la mise en place de l’architecture institutionnelle, dans la lutte contre le terrorisme et dans la coordination diplomatique entre les trois pays membres. Il a réaffirmé la volonté du gouvernement malien d’offrir une organisation exemplaire et un accueil à la hauteur de la tradition d’hospitalité du Mali. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a présenté le dispositif technique et logistique élaboré pour l’événement. Les membres du Comité ont réaffirmé leur mobilisation et demandé une flexibilité permettant d’intégrer les dernières activités à venir. SS/MD (AMAP)

37e anniversaire de la Déclaration d’indépendance de l’Etat de la Palestine : Bamako réaffirme son soutien à la cause palestinienne

Bamako, 17 nov (AMAP) Le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a réaffirmé, samedi, à Bamako le soutien indéfectible de Bamako à la cause palestinienne, à l’occasion du 37ème anniversaire de la Déclaration d’indépendance, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale (MAECI). Évoquant les souffrances du peuple palestinien, particulièrement à Gaza, M. Diop a réitéré « le soutien indéfectible du Mali au peuple palestinien ainsi qu’à l’initiative consacrant un État palestinien viable au côté de l’État d’Israël, en paix et en sécurité. » Invité par l’ambassadeur de l’État de Palestine au Mali, Hassan Albalawi, Abdoulaye Diop, a participé, au Mémorial Modibo Keïta, à la cérémonie marquant le 37ème anniversaire de la Déclaration d’indépendance de l’État de Palestine. « Le fait que cette cérémonie se déroule au Mémorial Modibo Keïta est une suite logique de l’histoire qui rappelle éloquemment la lutte héroïque de nos pères de l’indépendance qui ont posé le fondement de la souveraineté de notre pays et de la position constante du Mali en soutien à la cause palestinienne », a déclaré le chef de la diplomatie malienne. Au nom des autorités du Mali, le ministre Diop a transmis « les félicitations et les vœux de prospérité » à Mahmoud Abbas, Président de l’État de Palestine, au gouvernement et au peuple palestiniens. Le ministre Abdoulaye Diop et l’Ambassadeur Hassan Albalawi se sont félicités de la qualité des relations bilatérales « basées sur la fraternité, l’amitié, la solidarité et une coopération en pleine croissance » dans les domaines économique, scientifique et culturel. Abordant la situation nationale, le ministre Diop a souligné « les efforts importants du gouvernement sur le plan sécuritaire et économique pour faire face aux défis de l’heure » « Le Mali reste ouvert à toutes collaborations qui obéissent aux principes désormais connus sous le label du respect de la souveraineté de notre pays, de ses choix de partenariat et des intérêts des Maliens », a-t-il conclu OS/MD (AMAP)

L’Union africaine appelle à une action internationale urgente face à l’escalade de la crise au Mali (Communiqué)

Bamako, 9 nov (AMAP) Le Président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, a appelé dimanche à une « action internationale urgente face à l’escalade dramatique de la crise sécuritaire au Mali » où des groupes terroristes imposent un blocus, coupant l’accès aux biens essentiels et aggravant la catastrophe humanitaire qui frappe les populations civiles. Dans un communiqué publié depuis Addis-Abeba, le Président de la Commission de l’UA condamne fermement les attaques ciblant les populations innocentes, qui ont provoqué « des pertes humaines inacceptables », ainsi que les enlèvements, dont celui récent de trois ressortissants égyptiens, exigeant leur « libération immédiate et inconditionnelle ». Qualifiant ces actes de « graves violations des droits humains et du droit international humanitaire », M. Youssouf réaffirme la solidarité de l’UA avec le gouvernement et le peuple maliens et renouvelle l’engagement de l’organisation panafricaine pour la paix et la stabilité au Sahel. Il plaide pour une réponse internationale « forte, coordonnée et cohérente », incluant un renforcement de la coopération, du partage de renseignements et du soutien technique et financier aux États confrontés au terrorisme, conformément au communiqué de la 1304e réunion ministérielle du Conseil de paix et de sécurité de l’UA du 30 septembre 2025. L’UA se déclare « pleinement disponible » pour accompagner le Mali et l’ensemble des pays du Sahel dans cette phase critique, en appuyant leurs efforts pour le retour de la paix et de la sécurité. OS/MD (AMAP)

Le ministre malien des Affaires étrangères,Abdoulaye Diop, dénonce une pénurie « artificiellement créée » pour entrainer un soulèvement populaire

Bamako, 5 nov (AMAP) « C’est une situation qui est artificiellement créée pour justement obtenir un soulèvement de la population », a déclaré, mercredi, à Bamako le ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a constaté l’AMAP. S’exprimant lors d’une rencontre avec le corps diplomatique, dans  la salle Me Alioune Blondin Bèye du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI) à Koulouba, consacrée aux défis sécuritaires et à la pénurie de carburant, M. Diop a salué « la bravoure des Forces de défense et de sécurité maliennes, qui maintiennent une pression constante sur les groupes armés malgré des circonstances complexes. » Il a rendu hommage aux victimes maliennes et étrangères tombées pour la stabilité du Mali, tout en soulignant la mutualisation des efforts au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES) et l’ouverture à une collaboration avec les pays voisins. Le ministre a dénoncé une évolution des stratégies terroristes qui ciblent, désormais l’économie, les infrastructures civiles, les chantiers routiers et les convois d’approvisionnement pour créer un soulèvement populaire. « Ces terroristes ne sont pas seuls, souvent sponsorisés et coachés de l’extérieur », a-t-il déclaré, assurant que le Mali s’adaptera pour protéger sa souveraineté et sa liberté. M. Diop a expliqué que la pénurie de produits pétroliers, qualifiée de « temporaire et artificielle », résulte d’attaques ciblées sur les couloirs logistiques, visant à contrer les succès militaires. Il a loué la résilience et la dignité des populations maliennes et étrangères, qui ont refusé la panique malgré les difficultés. Sous l’impulsion du chef de l’État, le général Assimi Goïta, un comité interministériel présidé par le Premier ministre Abdoulaye Maïga suit la crise au quotidien. « Des mesures fortes sont prises : réorganisation des couloirs sécurisés, ratissages actifs par les Forces armées maliennes (FAMa), et renforcement de la souveraineté énergétique via des réserves stratégiques. » « Le carburant arrive progressivement à Bamako et dans les régions. Les effets se font déjà sentir », a-t-il assuré, appelant à la patience « le temps d’absorber le déficit. » Abdoulaye Diop a en appelé au sens des responsabilités des missions diplomatiques dans leur communication, afin d’éviter d’aggraver la situation par des messages non coordonnés. Il a plaidé pour une coopération accrue, une transparence et une concertation, tout en réaffirmant la responsabilité de l’État malien pour la sécurité des étrangers. De son côté, l’ambassadeur de la Fédération de Russie au Mali, Igor Anatolievitch Gromyko, doyen du corps diplomatique, a exprimé la gratitude des diplomates « pour ces informations de première main. » Il a salué les efforts du gouvernement pour stabiliser l’approvisionnement en carburant, rationaliser les ressources et réduire les dépendances extérieures. Convaincu que le Mali surmontera ces épreuves grâce « à la sagesse de sa direction et à la résilience de son peuple », M. Gromyko a loué le courage des FAMa face au terrorisme. Au nom du corps diplomatique, il s’est dit « prêt à renforcer le dialogue, les relations bilatérales et multilatérales, ainsi que les actions conjointes pour la paix, la sécurité et la prospérité du peuple malien. » À l’issue de la partie ouverte à la presse, l’ambassadeur du Royaume d’Espagne au Mali, Antonio Guillen Hidalgo, a qualifié la rencontre de « très positive » pour sa transparence et sa volonté de coopération. « C’est une situation vraiment difficile […] qui affecte d’une façon inhumaine la population la plus faible », a-t-il regretté, saluant les décisions du gouvernement. Il a assuré que l’Espagne maintient tous ses services à 100 %, y compris pour les Maliens en Espagne, et partage l’essence disponible avec ses collaborateurs pour soutenir la population. L’ambassadrice du Burkina Faso au Mali, Mme Dembélé Julienne Sanon, a félicité le peuple et le gouvernement maliens pour leur résilience. « Cette situation va passer Inch’Allah », a-t-elle dit, réaffirmant la solidarité des pays de l’AES et le destin commun des trois nations. OS/MD (AMAP)