Kangaba : Le préfet sensibilise les candidats du lycée public

Kangaba, 11 mai (AMAP) – Le préfet du Cercle de Kangaba, Abou Dao, accompagné d’une délégation composée notamment du maire, du commissaire de police et du commandant de brigade de la gendarmerie, a effectué une visite de sensibilisation au Lycée public de Kangaba, a constaté l’AMAP. Cette deuxième visite de l’année scolaire vise à prodiguer des conseils aux élèves de terminale et à leur souhaiter plein succès aux examens de fin d’année. Les autorités administratives et sécuritaires ont insisté sur le travail personnel, la sérénité et le rejet de la fraude durant les épreuves. Elles ont également rassuré les candidats sur les dispositions sécuritaires prises autour des centres d’examen. Le personnel enseignant, le syndicat des enseignants et le proviseur ont salué cette initiative en faveur de l’éducation et de l’accompagnement des élèves. SD/CMT (AMAP)
Bafoulabé : une marche de sensibilisation organisée contre la fraude aux examens

Bafoulabé, 9 mai (AMAP) – La communauté éducative de Bafoulabé a organisé samedi une marche sportive de sensibilisation contre la fraude aux examens de fin d’année. Initiée dans le cadre des recommandations du ministère de l’Éducation nationale, l’activité avait pour thème : «Marche sportive pour des examens propres : Non à la fraude, Oui au mérite». Partie à 7 heures du matin, la marche a mobilisé des responsables éducatifs, des enseignants, des parents d’élèves et plus d’une centaine de candidats au DEF, au BAC et au CAP. Les participants, munis de pancartes portant des slogans comme «Stop Fraude !!!» et «Tricher c’est s’abaisser !!!», ont parcouru les artères de la ville avant d’être reçus à la préfecture par le préfet Siaka Souleymane Sanogo, en présence du maire de la Commune rurale de Bafoulabé et des FAMa. Le directeur du Centre d’animation pédagogique (DCAP), Mamadou Ballo, a salué la mobilisation des acteurs de l’éducation et sollicité l’appui des autorités administratives pour des examens crédibles. Le maire Kandé Doucouré a déclaré que «l’avenir d’un pays dépend du bon encadrement, de la bonne formation de sa jeunesse», tandis qu’Assetou Keïta, parent d’élèves, a estimé que cette initiative montre que «la jeunesse de Bafoulabé est capable de réussir par l’effort personnel». Le préfet Siaka Souleymane Sanogo a salué la tenue de cette activité, organisée dans le cadre de l’année 2026-2027 déclarée année de l’éducation. «À chaque examen, sa réalité», a-t-il déclaré, en appelant à renforcer la sensibilisation sur les conséquences de la fraude et la promotion d’un environnement scolaire sain. Il a également rendu hommage aux victimes des récents événements sécuritaires et souhaité un prompt rétablissement aux blessés. BM/CMT (AMAP)
Éducation : Les syndicats réaffirment leur soutien aux autorités

Bamako, 7 mai (AMAP) – Les syndicats de l’éducation ont réaffirmé jeudi leur attachement à la stabilité du Mali et leur volonté de poursuivre le dialogue avec le ministère de l’Éducation nationale dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, a constaté l’AMAP. En marge de la rencontre tenue entre les Syndicats de l’éducation et leur département, le Secrétaire général de la Fédération de l’Éducation nationale FEN), Soumana Maïga, a salué la communication du département en estimant que les informations transmises par le ministère permettent de lutter contre les rumeurs et la désinformation. «Chaque fois qu’un problème surgit, le ministère nous apporte rapidement la vraie version des faits», a-t-il déclaré. Le responsable syndical a insisté sur la nécessité pour tous les acteurs du système éducatif de travailler ensemble «pour défendre le Mali de Kayes à Kidal». Les syndicats ont également rappelé leur engagement patriotique dans la période actuelle, tout en soulignant l’importance du dialogue social permanent avec les autorités. Le représentant du Syndicat national des enseignants du privé catholique, Soron dit Lassina Coulibaly, a pour sa part évoqué les difficultés rencontrées par les établissements privés catholiques après l’arrêt des subventions de l’État. «Malgré le calvaire que nous traversons, nous resterons toujours patriotes», a-t-il affirmé, appelant les autorités à trouver une solution à la situation de l’arrêt des subventions. KD/CMT (AMAP)
Éducation : le Ministre Sy Sawané reçoit les syndicats

Bamako, 7 mai (AMAP) – Le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, a appelé jeudi à une mobilisation collective autour de l’école et de la Nation, dans un contexte marqué par les attaques terroristes du 25 avril dernier et les tentatives de déstabilisation visant le Mali, a constaté l’AMAP. S’exprimant au cours d’une rencontre avec les syndicats de l’éducation, le ministre a rendu hommage aux syndicats de l’éducation pour leur sens de responsabilité, notamment après la suspension récente d’un mot d’ordre de grève. «Vous avez pris la mesure de la situation. Vous avez été patriotes et soucieux de l’avenir du pays. Vous n’avez pas ajouté aux difficultés», a-t-il déclaré à l’endroit des responsables syndicaux. Abordant les questions liées au système éducatif, le ministre a évoqué plusieurs initiatives en cours visant à améliorer les conditions d’apprentissage dans les écoles. Il a notamment cité la remise récente de 50.000 tables-bancs, de kits informatiques et d’équipements solaires, avec l’appui du programme MICRA, de la Banque mondiale et du Partenariat mondial pour l’éduucation (GPE). «Il n’y a pas d’un côté le ministère et de l’autre les syndicats. Nos positions sont complémentaires. L’intérêt du Mali nous appelle tous», a-t-il soutenu. Le secrétaire général de la Fédération de l’Éducation nationale, Soumana Maïga a, pour sa part, salué la qualité de la communication entre le département et les syndicats. «Chaque fois qu’un problème surgit, le ministère nous apporte rapidement la vraie version des faits. Cela renforce la confiance et la sérénité», a déclaré le responsable syndical. Il a également insisté sur la nécessité pour tous les acteurs de «regarder dans la même direction pour défendre le Mali de Kayes à Kidal». De son côté, le représentant du Syndicat national des enseignants du privé catholique, Soron di Lassina Coulibaly, a réaffirmé l’attachement de son organisation à la Nation malgré les difficultés liées à l’arrêt des subventions accordées aux établissements privés catholiques. «Malgré le calvaire que nous traversons, nous resterons toujours patriotes», a-t-il affirmé, avant de demander aux autorités de trouver une solution à cette situation. Répondant à cette préoccupation, le ministre de l’Éducation nationale a indiqué qu’un processus de négociation était en cours autour d’une nouvelle convention. «Il n’y a pas un seul enseignant qui ne soit dans les préoccupations du ministère», a assuré Amadou Sy Savanédé, tout en rassurant que les préparatifs des examens de fin d’année scolaire se poursuivent normalement sur l’ensemble du territoire national. Avant le début des échanges, une minute de silence a été observée à la mémoire des victimes civiles et militaires des attaques du 25 avril, parmi lesquelles figure le Général d’Armée Sadio Camara, ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants. KD/CMT (AMAP)
Culture : Lancement de la 1ère phase du Programme CulturAct pour un montant de 2,38 milliards de Fcfa

Bamako, 16 avril (AMAP) La 1ère phase du Programme CulturAct dont le montant s’élève à 2, 38 milliards de FCFA, a été lancé mercredi, au Centre International de Conférence de Bamako (CICB), par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, a constaté l’AMAP. C’était en présence du chef du bureau de la Coopération suisse au Mali, Claude Wanderler, de plusieurs acteurs et artistes. L’initiative vise à renforcer durablement la gouvernance et le développement du secteur culturel au Mali. CulturAct s’inscrit dans un contexte favorable, marqué par la désignation de 2025 comme Année de la culture, mais aussi de 2026 comme Année de l’éducation et de la culture au Mali. Elle traduit une ambition commune de notre pays et la Confédération suisse. Il s’agit de faire de la culture un pilier structurant du développement national et de la souveraineté culturelle. Mis en œuvre dans le cadre de l’accord signé le 9 juillet 2025 entre les deux parties, le programme repose sur une approche participative et territorialisée. Il prévoit la mise en place de cadres de concertation régionaux réunissant collectivités territoriales, services techniques de l’État et acteurs culturels, afin de définir ensemble les priorités et orientations stratégiques. CultureAct intervient dans les Régions de Sikasso, Mopti, Tombouctou et le District de Bamako. Le ministre Mamou Daffé a salué une opportunité majeure pour les acteurs culturels maliens. Il a mis en avant l’engagement constant de la Confédération suisse dans la professionnalisation du secteur, notamment à travers l’accompagnement des artisans et des acteurs culturels. Selon lui, ce partenariat s’inscrit en parfaite cohérence avec la vision des autorités, c’est-à-dire celle de promouvoir les talents et structurer le secteur culturel. «Ce programme ambitionne de placer la culture au cœur du développement social, économique et territorial. Il constitue un outil capable de soutenir la création, de renforcer la cohésion sociale et de promouvoir un développement durable», a déclaré le ministre Daffé, tout en saluant la qualité de la gouvernance du projet et l’implication des techniciens et experts. Le ministre chargé de la Culture a également exprimé sa confiance en la capacité des artistes maliens à tirer profit de cette initiative. Pour sa part, le chef de bureau Coopération suisse au Mali dira que le lancement de ce programme, qui est le fruit de plusieurs années de concertation, de diagnostics territoriaux et d’échanges avec les acteurs culturels. Il a indiqué que ce programme marque le passage à une phase opérationnelle déterminante pour le secteur culturel malien. Pour la Suisse, a-t-il affirmé, la culture constitue un levier essentiel du développement humain, un outil de dialogue et de compréhension mutuelle, ainsi qu’un moteur d’innovation sociale et économique. «La culture n’est pas un luxe, mais une nécessité pour toute société», a-t-il insisté. Le chef du bureau de la Coopération suisse a également mis en avant la portée nationale du programme, qui s’étend aux Régions de Sikasso, Mopti et Tombouctou, en plus du District de Bamako. Il vise notamment à renforcer la cohésion sociale, encourager la participation des jeunes et des femmes, et soutenir le développement économique local. GT/KM (AMAP)
Bandiagara : le PM préside les festivités de la Journée internationale des droits des femmes

Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé dimanche à Bandiagara la cérémonie officielle de la 32ᵉ édition de la Journée internationale des droits des femmes, en présence de membres du gouvernement, des autorités administratives, politiques et coutumières ainsi que d’une forte mobilisation des populations, a constaté l’AMAP. La cérémonie officielle de la Journée internationale des droits des femmes s’est déroulée au stade omnisports Niaga Tembelydevant une foule nombreuse. Dans son intervention, la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Diarra Djeneba Sanogo, a rappelé que le thème retenu pour l’édition 2026 est : « Droits des Femmes et des Filles : Agir pour un avenir sûr et équitable dans un Mali résilient, unifié et souverain ». Selon elle, ce thème invite l’ensemble des acteurs à unir leurs efforts afin de garantir aux femmes et aux filles un environnement sûr et équitable, propice à leur plein épanouissement. Au cours de la cérémonie, le Chef du Gouvernement a procédé à la remise symbolique des clés de deux tracteurs et de deux motoculteurs offerts par le Président de la Transition à la mairie de Bandiagara afin de soutenir les activités agricoles et contribuer à l’autonomisation économique des populations. La cérémonie a été marquée par des prestations artistiques et des animations culturelles mettant en valeur le patrimoine du pays dogon. La visite du Premier ministre s’est achevée par la visite des stands d’exposition animés par des organisations féminines présentant les initiatives économiques des femmes de la région. Au cours de sa visite, Chef du Gouvernement dans la région de Bandiagara, a rencontré les forces vives de la région, avant de procéder à la pose de la première pierre du vestibule des légitimités traditionnelles lors de la cérémonie officielle de célébration de la journée de la femme au stade omnisports Niaga Tembely. Lors de la rencontre avec les forces vives, le gouverneur Colonel-major Olivier Diassana a qualifié cette visite de moment historique pour les populations de la région. Selon lui, la présence du Chef du Gouvernement constitue « un rêve devenu réalité » pour les habitants de Bandiagara, tout en rappelant les défis liés notamment à la sécurité, au développement et à l’accès aux services sociaux de base. Prenant la parole, le Premier ministre Abdoulaye Maïga a déclaré être profondément touché par l’accueil réservé à sa délégation. Il a transmis aux populations de la région les salutations du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, tout en assurant avoir pris bonne note des préoccupations exprimées par les représentants des forces vives. La visite a également été marquée par la pose de la première pierre du vestibule des légitimités traditionnelles de Bandiagara, un projet destiné à valoriser et renforcer le rôle des autorités coutumières dans la gouvernance locale et la cohésion sociale. OG/OS(AMAP)
Education et Culture : Echanges entre le ministre de l’Education national, les syndicats et les promoteurs des établissements privés d’enseignement

Bamako, 5 mars (AMAP) Le ministre de l’Education nationale, Dr Amadou Sy Savané, a sollicité, jeudi, l’accompagnement et l’implication des acteurs et partenaires de l’école notamment les syndicats d’enseignement et les promoteurs des établissements privées d’enseignement pour la réussite de l’Année de l’Education et de la Culture (2026) décrétée par le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Le ministre Sy Savané a rencontré, d’entrée, les organisations syndicales. Il les a invitées «au respect des équilibres et à l’harmonie» dans les actions qui seront menées dans le cadre de l’Année de l’Education et de la Culture. «Tous les acteurs du secteur éducatif doivent unir leurs efforts afin de promouvoir le travail bien fait et contribuer ensemble à l’amélioration du système éducatif», a-t-il préconisé. Le secrétaire général de la Fédération de l’Éducation nationale (FEN), Zoumana Maiga, a salué la démarche et espéré que l’année 2026-2027 sera mise à profit pour trouver des solutions à leurs préoccupations. «Il s’agit d’un moment propice pour déposer nos cahiers de doléances et les examiner ensemble, afin que 2026 soit véritablement une année de l’éducation», a dit le syndicaliste. A l’endroit des promoteurs des établissements d’enseignement privé, Dr Amadou Sy Savané a rappelé que son département compte sur leur «partenariat solide» basé sur «le principe de la confiance et le principe de respect». «Donnons-nous la main et échangeons de ce qui va suivre pour que l’année soit une réussite», a-t-il dit. Promoteur d’école privée, Dr Modibo Kane, a assuré de leur soutien et accompagnement. «Nous ne pouvons qu’accompagner le gouvernement et les apprenants maliens, quelque soit les difficultés qui minent les écoles privées, le Mali est au dessus de tout. Aujourd’hui, nous sommes les soldats de l’éducation. Bravo pour cette année 2026-2027 comme Année de l’éducation et de la culture», a- t- conclu. ST/CMT (AMAP)
Coopération culturelle Mali – Espagne : Le projet Vis-à-Vis ouvre une nouvelle ère pour la musique africaine

Bamako, 18 février (AMAP) Le Musée national du Mali a servi de cadre, mardi, à la conférence de presse consacrée au lancement de l’appel à candidature du projet « Vis-à-vis Mali Espagne », un programme dédié à l’internationalisation de la musique africaine, a constaté l’AMAP. La rencontre était animée par la chargée d’affaires de l’Ambassade du Royaume d’Espagne au Mali, Patricia Gomez, en présence de la représentante du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Fadimata walet Aghatam et des responsables culturels. Présentant les grandes lignes du projet, Patricia Gomez Lanzaco a expliqué que « Vis-à-vis » vise à soutenir l’internationalisation de la musique africaine en ouvrant de nouvelles plateformes d’échanges entre artistes africains et agents culturels espagnols. Le programme entend ainsi lever les obstacles non artistiques qui freinent souvent les musiciens à l’étape initiale de leur carrière internationale. À travers des rencontres professionnelles réunissant des promoteurs espagnols de grands festivals et des artistes africains à vocation internationale, les participants auront l’opportunité de présenter leurs créations, leurs idées et leurs aspirations à des programmateurs et producteurs. Selon elle, ces échanges doivent aboutir à une meilleure présence de la musique africaine sur les scènes espagnoles, notamment grâce à des tournées organisées dans le cadre des festivals partenaires. L’objectif est également de contribuer à la structuration d’une véritable industrie culturelle entre l’Afrique et l’Espagne. Selon la diplomate, le projet offre aux musiciens africains la possibilité d’accéder à de nouveaux marchés en dehors du continent, en facilitant leur participation aux festivals espagnols de manière directe et continue, sans passer par des intermédiaires. L’initiative s’inscrit dans la dynamique de Casa Africa, qui œuvre à renforcer les relations entre l’Afrique et l’Espagne dans les domaines social et culturel. L’internationalisation de la musique africaine et l’accès à de nouveaux marchés constituent, selon les responsables, un levier stratégique pour le développement du secteur musical africain. La diffusion internationale de la musique africaine contribue également à projeter une image positive du continent, associée à la créativité et à l’innovation. « Actuellement, la présence africaine en Espagne reste souvent limitée à des apparitions ponctuelles dans des festivals dits de “musiques du monde”, sans impact durable », a-t-elle souligné, avant d’insister sur la nécessité d’élaborer des stratégies garantissant une présence plus stable et diversifiée des artistes africains dans les programmations culturelles espagnoles Prenant la parole, Fadimata Walet Aghatam a salué la qualité et la constance de la coopération culturelle entre le Mali et le Royaume d’Espagne. Elle a rappelé que cette collaboration s’est construite au fil des années à travers des projets structurants et un dialogue permanent entre institutions, fondé sur la conviction que la culture est un pilier du développement et un langage universel entre les peuples. Elle a souligné que cette initiative résonne particulièrement avec l’Année 2026 décrétée par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, placée sous le signe de l’Éducation et de la Culture. Pour elle, Vis-à-Vis est plus qu’une simple plateforme professionnelle. « C’est un pont vivant entre Bamako et les grandes scènes espagnoles, une opportunité concrète pour les artistes maliens de présenter leurs talents directement aux programmateurs et producteurs étrangers », a-t-elle affirmé. Au-delà des auditions, des rencontres professionnelles et des concerts live prévus dans le cadre du programme, Fadimata Walet Aghatam a insisté sur la dimension symbolique du projet, « À travers Vis-à-Vis, ce n’est pas seulement des groupes qui voyagent, c’est une identité culturelle qui s’affirme ». Elle a rappelé que le Mali demeure une terre de musique où la tradition dialogue avec l’innovation, et où chaque génération réinvente l’héritage pour parler au monde contemporain. Avant de réaffirmer l’engagement du département de tutelle à accompagner institutionnellement le projet. Les précédentes éditions du programme ont permis à plusieurs artistes africains d’intégrer des festivals prestigieux, confirmant le caractère universel et influent de la musique africaine. Pour rappel, le projet dont l’inscription débute le 20 février 2026 sur leur plateforme, est ouvert aux artistes ou groupes résidant au Mali, aux projets musicaux de tous styles et genres à se produire du 23 au 25 avril prochain. GT/KM (AMAP)
Saramba Kouyaté : « Une fois, quelqu’un m’a donné un faux chèque ; j’ai failli avoir des ennuis judiciaires… »

La cantatrice malienne Saramba Kouyaté est issue de l’une des premières lignées « griottiques » du Mandé. Dans cet entretien exclusif, la native de Dialaya (Kita) revient sur ses débuts dans la musique traditionnelle et son long chemin épineux d’artiste. La fille de Daba et de Djétenin Kouyaté projette tout autant sa vision du futur. Par Kemoko DIABATE AMAP : Deux noms reviennent très fréquemment dans vos chansons : Djétenin et Daba. Qui sont-ils pour Saran ? Saramba Kouyaté : Daba est mon père et Djétenin Kouyaté est ma mère. Mon père jouait du N’Goni des chasseurs. Les chasseurs venaient de tout temps lui donner des pattes d’animaux et dix noix de cola lorsqu’il y avait des « simbon-nassi » (cérémonie rituelle de veillée dans la confrérie des chasseurs lors des cas de décès). Comme il n’y avait pas d’autres enfants âgés à part moi, il (son père) me portait devant lui sur son cheval et on y allait. Beaucoup de chasseurs lui donnaient des feuilles d’arbre pour me faire laver avec en guise de protection. C’est pourquoi la plupart de mes musiques s’appuient sur les chasseurs et les féticheurs. Dans ses derniers instants à Dialaya (Kita), mon père m’a déconseillé de délaisser ce chemin qu’il a tracé. Il n’avait pas de garçons, nous ne sommes que deux filles dans la fratrie. Je lui ai promis de ne jamais abandonner les deux confréries. AMAP : Vos compositions évoquent la tradition. Comment êtes-vous entrée dans la musique ? Saramba Kouyaté : Depuis toute petite, je m’essayais au chant. D’abord, c’est ma maman (Djétenin) qui chantait. Je l’écoutais attentivement. Le matin, quand je partais à la rivière, je ne faisais que chanter. Depuis que les gens n’y prêtaient pas attention jusqu’à ce qu’ils aient commencé à me guetter lorsque je me prêtais, avec plaisir, à cet exercice. Mais, dès que je me rendais compte de la présence d’un intrus, je m’interrompais. [Rires] AMAP : Quand est-ce que vous vous êtes rendue compte que votre destin était lié à la musique ? Saramba Kouyaté : Dans l’enfance, comme je chantais, j’ai fini par embrasser la musique. Je suis la seule personne qui chante dans notre fratrie. Le grand frère de ma mère (Djeli-Sékou) était un grand joueur d’instruments de musique à qui j’ai été confiée à mon jeune âge. Je suis longtemps restée ainsi auprès de lui. Cependant, c’est à Nanaguéla-Kita (dans la famille de Kelè-Monzon Diabaté) que j’ai appris les « Tarikh » (généalogies). AMAP : Parlez-nous de votre période d’initiation ! Saramba Kouyaté : Pendant mon apprentissage, on ne me donnait rien, car j’étais avec le frère de ma mère. Je chantais vigoureusement, et lui jouait de la guitare. Néanmoins, en fin de compte, on ne me donnait rien. L’apprentissage à l’époque n’était pas du tout facile puisqu’il ne rimait pas avec gain. Le plus important était de comprendre ce qu’on apprenait. AMAP : Quelle différence entre l’apprentissage d’hier et celui d’aujourd’hui ? Saramba Kouyaté : La différence, c’est surtout le côté de l’éducation. A mes débuts, un simple regard de mon oncle maternel suffisait pour me dissuader de certaines choses. On apprenait tout au/à la jeune « Djeli » (griot-e). Puisque, pour la jeune fille par exemple, peu importe le temps que tu passes aux côtés des siens, tu finiras par fonder un foyer. A la différence de notre époque, les millions de francs CFA que la jeune génération gagne aujourd’hui, nous on ne les avait pas. Jadis, nous pouvions également marcher entre quarante et cinquante kilomètres à pied. Faute de chaussures, il m’arrivait de nouer des feuilles d’arbre à mes pieds pour affronter des soleils de plomb. C’était notre époque à nous. Si tu décides de faire subir même une infime partie de ces difficultés aux gens de maintenant, ils vont te renier à jamais. A temps nouveau, art nouveau. L’apprentissage du « Djelya » (fonction de griots) n’a pas encore perdu tout son sens. Car des jeunes guitaristes se mettent de nos jours sous la protection des anciens et deviennent des apprentis. AMAP : Que vous a apporté la musique comme avantages ? Saramba Kouyaté : Par la grâce d’Allah (Dieu), j’en ai tiré beaucoup d’avantages. J’ai voyagé plusieurs fois à l’extérieur par avion (Côte d’Ivoire, France, Gabon, Guinée-Conakry, Canada). Si les « Jatigui » (tuteurs) te mettent dans l’avion pour visiter ces pays, c’est déjà un grand avantage. J’ai également eu des voitures grâce aux bons tuteurs. De plus, avec le peu que j’ai eu, j’ai commencé à construire une maison à Abdoulayebougou même si elle reste à terminer. Et je garde foi qu’avec le soutien des bons tuteurs, cette maison sera finalisée. AMAP : Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées dans ce travail ? Saramba Kouyaté : La majeure partie de mes difficultés, c’était au moment de l’apprentissage. Il est arrivé un moment où j’avais pensé à tout abandonner en raison de l’excès de contrôle de mon oncle maternel alors que je ne gagnais rien. Toutefois, si l’on n’avait pas accepté ces difficultés, on n’aurait pas atteint ce niveau de nos jours. Peu importe les difficultés qu’on rencontre dans certaines situations, il ne faut jamais abandonner. Si tu patientes, le Seigneur des mondes du silence t’ouvrira une issue de secours. AMAP: Vous dites souvent dans vos chansons : « Je n’aime pas les fausses promesses ; que personne ne me fasse de promesses creuses ! ». Pourquoi dites-vous cela ? Saramba Kouyaté : je ne citerai pas de nom, mais beaucoup m’ont fait des fausses promesses de millions de francs CFA. Quelqu’un peut me dire, par exemple : « Dès demain, je te donnerai 500 000 francs CFA. » Le lendemain, tu le rappelles, il te met sur répondeur. Beaucoup pensent que j’ai autant d’argent, alors qu’on me fait des fausses promesses dans bien des cas. Un autre est allé jusqu’à me donner un faux chèque. J’ai failli avoir des ennuis judiciaires pour cela. Quand tu fais une promesse à un « Nyamakala » (homme de caste), veille à respecter ton engagement. Tout cela me décourage. [Colère] AMAP :
Mali : Ouverture de la 9e session ordinaire du CESEC centrée sur la culture et l’éducation

Bamako, 2 fév (AMAP) – Les travaux de la 9e session ordinaire de la 6e mandature du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) du Mali ont débuté lundi à Koulouba, à Bamako, avec pour thème central « Culture et éducation au Mali ». La session, qui se déroulera pendant deux semaines, est consacrée à l’examen de ces deux domaines considérés comme des piliers essentiels du développement national. Elle doit aborder 18 sous-thèmes spécifiques à travers des contributions d’experts, d’universitaires, d’acteurs de la société civile et de cinq membres du gouvernement qui introduiront les réflexions sectorielles. « La culture est l’âme de notre nation. Elle est ce qui nous unit au-delà de nos diversités linguistiques, ethniques et régionales. Elle est mémoire, identité, résilience, créativité et fierté », a déclaré le président du CESEC, Yacouba Katilé, lors de la cérémonie d’ouverture. Il a ajouté que « l’éducation, quant à elle, est le levier le plus puissant de toute transformation durable » et que « ces deux piliers, lorsqu’ils sont solidement ancrés et en synergie, constituent les fondations incontournables d’un développement véritablement endogène, inclusif et harmonieux ». Le président du CESEC a souligné que le thème choisi est « à la fois ambitieux et essentiel », qualifiant la culture et l’éducation de « deux socles mais aussi deux défis pour un développement économique et social harmonieux ». Il a cependant relevé de nombreux obstacles auxquels ces secteurs sont confrontés : l’insécurité qui perturbe la scolarisation dans plusieurs zones du pays, le déficit d’infrastructures et d’équipements pédagogiques, les faibles taux d’alphabétisation des adultes – notamment chez les femmes –, la dégradation du tissu culturel, les menaces pesant sur le patrimoine immatériel, l’influence de modèles exogènes jugés parfois destructeurs de valeurs, ainsi que le sous-financement chronique des deux domaines. La cérémonie, présidée par Yacouba Katilé, s’est tenue en présence du ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, représentant le Premier ministre, du président du Conseil national de Transition, le général de corps d’armée Malick Diaw, ainsi que de plusieurs membres du gouvernement et d’autres personnalités. Le CESEC, institution consultative chargée d’émettre des avis sur les grandes orientations de développement du pays, consacre régulièrement ses sessions ordinaires à des thématiques stratégiques pour le Mali. Cette neuvième session s’inscrit dans la continuité de ses travaux antérieurs visant à éclairer les décideurs sur les questions économiques, sociales, environnementales et culturelles. MMD/OS (AMAP)

