Festival Ogobagna : Sous le signe de la résilience des communautés

Bamako, 26 janv (AMAP) La 8è édition du Festival Ogobagna sous le thème : «Les cultures locales à l’épreuve de la mondialisation : les formes de résilience des communautés» a démarré, lundi, à Bamako pour un rendez-vous culturel qui est, aussi, un espace d’expressions, de communication orale, de formation pour les jeunes, les professionnels et les enseignants-chercheurs. Initié par l’Association Ginna Dogon, le festival inscrit ses activités dans le cadre du renforcement de la résilience des communautés maliennes et se propose d’ouvrir un débat sur cette question qui revêt une importance capitale pour la société malienne. À travers l’organisation du Festival Ogobagna, Ginna Dogon ambitionne d’asseoir un concept événementiel mobilisateur des communautés culturelles autour de la thématique de la contribution des cultures maliennes pour le renforcement de la résilience. C’est pourquoi la communauté invitée d’honneur de cette 8è édition est celle des Kel Tamasheq. L’initiative met l’accent sur le rôle des communautés dans le renforcement de la résilience, de la cohésion sociale et la consolidation de la paix. Plus spécifiquement, les activités feront ressortir la place de la femme dans nos sociétés traditionnelles, conformément au thème central du Festival. Au programme de cette 8è édition, il y aura la sortie des masques dogon appelés «Emna» (un groupe de masque du pays dogon), apportant des messages de paix et de cohésion sociale. Emna est toujours perçue comme le moment le plus important et le plus solennel dans les événements de la culture dogon. Il est prévu aussi la musique traditionnelle dogon, bambara, malinké, kel-tamasheq, arabe, bozo, peul, bwa, soninké, sonrhaï, mamala… Tout comme les foires-expositions des produits artisanaux du Mali et de la sous-région avec près de 200 stands, permettant une pérennisation du savoir-faire des artisans mais, aussi, de leur donner une autonomisation. Des concerts géants avec des artistes nationaux modernes et internationaux se tiendront sur un grand podium sur les berges du fleuve Niger. Un défilé de mode en tenues traditionnelles pour la mise en valeur du circuit artisanal de la cotonnade et de la teinture locale. Enfin, il y aura un tournoi de lutte traditionnelle avec des jeunes pour pérenniser la lutte comme valeur sportive et culturelle. Une course de pirogues pour réhabiliter ce sport qui suscite tellement d’engouement et renforce la cohésion sociale. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo a insisté sur la capacité de résilience du Mali à travers sa culture. «À travers la tenue de ce festival, le peuple malien en général et le peuple dogon en particulier donnent la preuve que le Mali est une puissance culturelle mondiale résistante, résiliente et dynamique», a dit M. Guindo. « Une terre d’accueil et un pays ouvert qui ne cèdera pas face aux chantages, aux intimidations et à l’obscurantisme qui menaçaient d’oblitération la paix, le vivre ensemble, l’unité et l’intégrité du territoire national du Mali », a-t-il poursuivi. Le ministre en Culture a, aussi, tenu à saluer la commission d’organisation du festival pour la pertinence et l’originalité du thème de cette 8è édition. Le président de l’Association Ginna Dogon, Nouhoum Tapily, a insité sur l’apport de cette rencontre culturelle à la recherche de la paix. Il a, ensuite, mis l’accent sur les conférences-débats sur des thématiques d’actualité en lien avec le thème central du festival qui se veut, également, un espace d’expressions plurielles. Quant à Mohamed Ag Hamani, ancien Premier ministre, s’exprimant au nom de la communauté Kel Tamasheq, il a remercié ses cousins à plaisanterie, les Dogons, pour leur esprit de partage. YD/MD (AMAP)  

Festival : Ségou’Art 2023 retrouve son format habituel

Bamako, 18 janv (AMAP) La 19è édition de Ségou’Art, Festival sur le Niger, qui se déroulera du 31 janvier au 5 février 2023, à Ségou (Centre), sous le thème : «Patrimoine et créativité», sera marquée par le retour des concerts sur la berge du fleuve Niger, a annoncé son coordinateur, Ataher Maïga, samedi, au cours d’une conférence de presse au siège de la Fondation qui porte le nom de l’évènement. En outre, pour l’édition de cette année, placée sous la présidence du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, l’entrée sera payante pour les deux grands spectacles de vendredi et samedi avec les deux têtes d’affiche Abdoulaye Diabaté et Salif Keïta. Le colloque de Ségou, un espace international d’échanges autour des grands thèmes et enjeux de notre société, fera aussi son retour sous format ancien. Il accueillera des chercheurs, créateurs, professionnels de l’art et décideurs de pays 30 pays d’Afrique et du monde. L’innovation de cette année réside dans l’initiation d’une plateforme créative d’échanges et de partage d’expériences qui consiste à organiser des séries de conversations avec des personnes ressources et des tables rondes sur différentes thématiques. Pour l’édition 2023, les conversations et les tables rondes s’articuleront autour du thème : «Arts, culture et changements climatiques : enjeux et perspectives et la circulation des œuvres et la mobilité des artistes, quelles stratégies pour mettre en réseau les opérateurs d’Afrique de l’Ouest ?» Il y aura aussi le Korê Fab Lab, conçu comme un espace de promotion et de collaboration créative pour les jeunes entrepreneurs, porteurs de projets, qui sont dans le domaine de l’innovation technologique, le design, les industries culturelles et créatives… Il occupera une place importante dans les activités. LA CRÉATIVITÉ EN LUMIÈRE – La rencontre se veut aussi un espace de promotion de l’art contemporain africain. Cette année, plusieurs activités ont été programmées. Il s’agit, entre autres, de l’exposition «Bi Mali» (le Mali contemporain) avec des artistes émergents du pays, l’exposition internationale des artistes confirmés d’Afrique et d’ailleurs et d’autres en off, à travers la ville de Ségou et un atelier d’art plastique pour les enfants avec Souleymane Ouologuem. Au menu, il y aura aussi l’exposition des galeries d’art du Mali, le mur de marionnettes de Yaya Coulibaly et la foire internationale. L’équipe d’organisation a décidé d’initier à partir de cette édition, la Foire de l’art contemporain (FLAC) afin de mettre la lumière sur la créativité des artistes maliens et leur permettre de vendre leurs œuvres. En effet, la FLAC, selon les organisateurs est une occasion pour les créateurs de rencontrer des collectionneurs, amateurs et des articles locaux. Pour ce qui concerne l’exposition «Bi Mali», c’est un espace de visibilité et de promotion pour la génération montante des artistes visuels du Mali. «Cette exposition est exclusivement dédiée aux artistes maliens pour montrer leur savoir-faire», indique le communiqué de presse qui annonce l’évènement. Cette édition de Ségou’Art, Festival sur le Niger sera l’occasion pour le « maaya bulon », le nom donné à une pièce spécifique de l’architecture malienne, un espace multifonctionnel qui est le siège du pouvoir familial, clanique ou villageois, de la tradition d’hospitalité, lieu de conservation d’objets protecteurs, des esprits. «Lieu des grandes décisions du pouvoir collectivement exercé en prenant à témoin les forces ancestrales et les divinités pour que la maisonnée, la communauté villageoise, continue de garder son unité, sa cohésion, mais surtout fonctionner et prospérer», développe le communiqué. Le présente « maaya bulon » est présenté comme un lieu où se pratique l’hospitalité (accueil, discussions, échanges avec l’hôte), une notion centrale dans la culture malienne. Ségou’Art, Festival sur le Niger, c’est aussi la caravane culturelle pour la paix, un projet Sahélo-transsaharien créatif et conscient soutenant la paix, la tolérance et la solidarité au Sahara et dans la Région du Sahel. YD/MD (AMAP)    

28è FESPACO : sept  films maliens sélectionnés

Bamako, 18 janv (AMAP) Sept œuvres cinématographiques du Mali ont été retenues parmi les 170 films sélectionnés sur 1.200 proposés et qui seront projetés, du 25 février au 4 mars, 2023, lors de la 28è édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), a annoncé, vendredi dernier, dans la capitale burkinabè, le comité d’organisation dirigé par Moussa Alex Sawadogo. Cette biennale du 7e art africain, d’un coût d’environ 2 milliards de Fcfa, se tiendra sous le thème : «Cinémas d’Afrique et culture de la paix». Dans la catégorie des courts métrages, «Les cavaliers de Tonka», un documentaire de 11 minutes du cinéaste Mohamed Dayfour Diawara, sera en lice. Pour les films d’animation,  4 productions : «Fadi, le village de transformer», une œuvre de Cheick Ouattara qui dure 8 minutes, «L’affront de Nèguèba Traoré (3mn), «En surface» de Fan Sissoko (4mn) et «Paya et Koulou», un film de 15 mn réalisé par Dramane Minta, représenteront le Mali. «Fanga ou le pouvoir» de Fousseyni Maïga (26mn X 3) sera en compétition dans la catégorie des séries. Enfin dans le panorama, Bouba Touré défendra les couleurs maliennes avec un documentaire de 120 mn intitulé : «Xaraasi Xanne, Les Voix croisées». Quelques 15 films vont concourir pour l’Etalon d’or de Yennenga. Le délégué général du Festival, Moussa Alex Sawadogo, a indiqué que les films sélectionnés sont répartis dans onze sélections. Le film d’ouverture est «Bravo, Burkina», une œuvre cinématographique du Burkinabè-Nigérian de la diaspora, Oyéjidé Walé. « Dans la catégorie des longs métrages, il y a 14 films qui ont plu au comité de sélection, parmi lesquels deux œuvres burkinabè », a relevé Moussa Alex Sawadogo. YD/MD (AMAP)

Culture : Le Festival « spot on Mali » débute ce vendredi

Bamako, 6 janvier (AMAP) La 9è édition du Festival « spot on Mali » débute aujourd’hui pour prendre fin le samedi 14 janvier prochain à la Maison des jeunes de Bamako, a appris l’AMAP de source proche de ses organisateurs. L’information a été donnée lors d’une conférence de presse, animée par l’initiateur de l’événement, Moussa Demba Diallo en présence de la directrice adjointe de la Maison des jeunes, Fanta Magassouba, et deux professionnels de la musique Aly Castro et Oumar Barou Diallo. Ce rendez-vous culturel est financé par l’ambassade du Royaume du Danemark à travers son volet culture. La directrice adjointe de la Maison des jeunes a rassuré sur l’accompagnement de son service. Elle a laissé entendre qu’ensemble nous y arriverons. Le conférencier a expliqué l’idée qui a prévalu dans l’organisation de ce festival. Il s’agit de créer une plateforme pour la promotion des artistes talentueux qui ne sont pas connu sur le podium international. Ce festival œuvre pour permettre aux artistes de rehausser leur niveau tant sur le plan technique que relationnel. Selon Moussa Demba Diallo, c’est aussi un espace de formation qui aide les jeunes artistes à présenter une fiche technique et pouvoir faire un live qui demeure un réel handicap pour les artistes maliens. Il a présenté le programme des deux jours de musique et les artistes invités. Il a expliqué que ceux-ci ont été retenus à la suite d’un appel à candidatures. Il s’agit de Kadi Ba, Batoma Kouyaté, Kaniba Oulé, Alou Sangaré, Oumar Konaté Mohamed Diaby, Chacha et Kady Ba. En plus des morceaux, ils ont renvoyé leur CV et fiche technique. Pour Oumar Barou Diallo, il s’agit de découvrir de nouveaux talents et le rendez-vous n’est pas à but lucratif. C’est une manière d’aider le monde de la culture et de faire la promotion des artistes non connus à travers les plateformes du Festival. Aussi, le Festival a fait venir des managers confirmés pour permettre aux artistes de présenter leurs œuvres. « On donne une chance aux jeunes artistes de se créer un bon carnet d’adresses. Ali Castro a soutenu que l’évènement permet aux jeunes artistes de découvrir les grandes scènes. Pour cette édition nous avons retenu 8 artistes en fonction des critères de sélection. La tête d’affiche est Cheik Siriman, et il y’aura aussi la prestation des étudiants de l’Institut national des arts (INA) et du Conservatoire des arts multimédia Balla Fasséké.  AS/KM (AMAP)

Aboubacar Touré : L’artiste qui pense bogolan

Par Fadi CISSE Bamako, 14 dec (AMAP) Depuis son enfance, Aboubacar Touré rêvait de devenir entrepreneur. Aujourd’hui, c’est fait ! Le jeune artiste trentenaire veut communiquer sa passion pour le bogolan, bien au-delà de Ségou (Centre) où il travaille. Devant son atelier est affiché le sigle de Consommer africain (CA) comme un slogan, dessiné sur le mur en motif bogolan. Sous un hangar, avant d’accéder à sa boutique, pagnes et chemises en bogolan sont étendus sur une tôle. Aboubacar Touré, dans un tee-shirt blanc, assorti d’un pantalon jeans, tient un bidon de teinture. Pas besoin d’engager la discussion avec le natif de Gao (Nord) pour comprendre qu’il vit et pense bogolan depuis toujours. Le bogolan, c’est sa passion, c’est l’air qu’il respire… Tout a commencé au Centre de recherche et de formation pour l’industrie textile (CERFITEX) de Ségou. Licence en technologie textile en poche, il enchaine les stages dans plusieurs structures dans le domaine du tissage. Avant de créer en 2017 sa propre entreprise. Toutefois, l’essor entrepreneurial est venu en 2021 avec le soutien du Fonds d’appui à la création d’entreprises par les jeunes (FACEJ). «A partir de là, je suis entré dans la danse de l’entreprenariat. Je suis obligé de travailler dur pour rembourser mes dettes et aller de l’avant», souligne l’artiste qui emploie aujourd’hui neuf autres personnes dont trois hommes. C’est à souligner, car à l’en croire, beaucoup de gens considèrent que c’est un travail pour les femmes. Deux types de tissus sont employés pour ses bogolans : les tissus traditionnels et ceux importés. Ensuite, le textile est imprégné de n’galama, une matière produite avec des feuilles d’arbres. «C’est le produit de base, avant de faire n’importe quel dessin sur le tissu», explique l’artiste, tout en traçant avec attention, tête baissée, son motif. Ses apprentis, de l’autre côté de l’atelier, trempent les pagnes trois fois dans le n’galama de couleur verte, avant le dessin qui intervient après séchage. Ce motif est repris jusqu’à trois fois, pour donner plus d’éclat au tissu et renforcer sa couleur avant de l’étaler sous le soleil. Le séchage est une opération-clé ; « le jour où il n’y a pas de soleil, pas de travail. » Selon Aboubacar Touré, c’est le bon séchage qui donne au bogolan toute sa qualité. Chaque motif nécessite un temps particulier de réalisation et certains dessins, faits sur commande, peuvent prendre une semaine. «Avant, on travaillait avec une idée de stock zéro. Avec l’évolution de l’entreprise, j’ai commencé à en faire à l’avance pour pouvoir les présenter lors des foires», précise le jeune créateur. Aussi bien dans le pays qu’au-delà de nos frontières, le talent de Aboubacar séduit de nombreux stylistes qui lui font des commandes. Mais l’exigence de plus grande production, qui prend dès lors du temps, suscite des difficultés économiques spécifiques, car le retour sur investissement est moins rapide. Surtout lorsque les clients considèrent que le prix de cette production de qualité est trop élevé. Et il y a les mentalités. Une croyance soutient que le travail du bogolan relève du fétichisme. «Dans la société, on pense encore que la personne qui fait ce métier est un féticheur. Des gens me disent : on ne peut pas prier avec du bogolan, c’est un habit pour les féticheurs», explique l’artiste qui pense qu’il est temps de mieux valoriser nos tissus traditionnels, au lieu d’importer des textiles d’ailleurs. Pas de quoi décourager l’entrepreneur, qui avec cette activité subvient à ses besoins et ceux de sa famille. Dans sa boutique, toutes sortes d’articles s’entassent: pagnes tissés, chemises, sacs, jetés de tables, couvre-lits, etc… Aboubacar Touré assure également la décoration en bogolan des séminaires et autres cérémonies, notamment les mariages. S’il réside à Ségou, la majeure partie de sa clientèle se trouve à Bamako et à l’étranger, grâce aux plateformes de vente. Les réseaux sociaux l’ont beaucoup aidé à se faire connaitre et il est suivi aujourd’hui par des milliers de followers. Chaque jour, il livre des articles à Bamako. Sa cliente du jour est Hawa Dembélé, venue en compagnie de sa grande sœur résidant à Ségou. Elle l’a connu à travers le bouche à oreille. Hawa témoigne : « le jour où, j’ai porté un habit d’Aboubacar, toutes mes amies m’ont dit que j’étais splendide. Je suis devenue ensuite accro au bogolan. Et fidèle à un artiste qui «fait de belles choses, en plus d‘être  compréhensif et abordable». FC/MD (AMAP)

Exposition d’arts : La galerie Medina présente Top 10

Bamako, 13 déc (AMAP) La galerie Médina présente une exposition d’arts intitulée : «Top 10», inscrite dans le programme off de la 13è édition des Rencontres photographiques de Bamako, qui se tient depuis le 8 décembre dernier et prendra fin le 8 février prochain. «L’occasion est bonne après une décennie de productions, suivi d’ateliers et rencontres artistiques de réfléchir sur le travail accompli durant ces années de présence sur les scènes artistiques nationales et internationales», a expliqué le du promoteur de la galerie, Lassana Igo Diarra. Cette exposition est aussi organisée dans le cadre de la célébration des 10 ans d’existence du lieu d’exposition. Le vernissage s’est déroulé, samedi dernier, en présence. Lassana Igo Diarra, des initiateurs des Rencontres de Bamako dont le directeur artistique, Dr Bonaventure Soh Bejeng Ndikung et le délégué général de la Biennale africaine de la photographie, Cheick Diallo. On notait aussi la présence de plusieurs personnalités du monde des arts et de la culture de notre pays et d’ailleurs. Le promoteur de la galerie a expliqué les motivations de cette exposition destinée aussi à présenter des artistes confirmés qui ont tous une dimension internationale, d’où le titre Top 10. Selon lui, la galerie Médina, créée en 2011, souffle cette année ses 10 bougies pour la promotion des activités artistiques et culturelles, mais aussi soutenir les artistes à travers des expositions. Pour lui, il est clair que « c’est l’heure du bilan et de se projeter dans le futur ». Il a salué le professionnalisme des artistes et leur collaboration pour la réussite de cette exposition, constituée de plusieurs œuvres artistiques de  photographes, plasticiens mais, aussi de designers… Bref, c’est un temple de rencontres d’arts et d’artistes. Ils seront de nombreux artistes à exposer pendant deux mois à la galerie Médina. Toutes les salles du rez-de-chaussée et à l‘étage sont bien garnies d’œuvres de créateurs, notamment les Maliens Tetou Gologo, Amadou Sanogo, Abdou Ouloguème, Mariam Maïga,  Hawa Keïta, Mamadou Konatén Noumouké Kamara, Seydou Keïta, le Nigérien Uche Okpa Iroha et l’Ivoirien Ananias Keki Dago. Le directeur artistique et le délégué général des Rencontres de Bamako se sont tous exprimés sur la qualité des œuvres exposées. Le photographe Mamadou Konaté a parlé de la beauté de cette sélection, caractérisée par la qualité des artistes et la pertinence de leurs œuvres. «C’est une exposition magnifique », a dit une visiteuse devant des œuvres de l’Ivoirien. La cérémonie été rehaussée par la prestation musicale des étudiants de l’Institut national des arts (INA). L’expo durera jusqu’au 8 février 2023. AS/MD (AMAP)  

13è Rencontres photographiques de Bamako : L’édition de la résilience

Bamako, 09 dec (AMAP) La 13è édition des Rencontres photographiques de Bamako sous le thème : «Maa ka Maaya ka ca a yèrè kono», s’est ouverte jeudi, au Musée national du Mali, dans la capitale malienne, a constaté l’AMAP. «C’est une édition aux allures spéciales, tant son organisation dans un contexte sanitaire insaisissable a été émaillée de péripéties et d’incertitudes», a relever le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo, qui a présidé l’ouverture officielle. Le ministre en charge de la Culture, évoquant les difficultés d’organisation de l’édition de cette année, a dit que « certains ne croyaient plus à la tenue de ce rendez-vous,  mais c’était sans compter avec la détermination des autorités de la Transition à relever le défi pour l’honneur des Maliens, le bonheur des artistes et l’essor de l’art de la photographie dans notre continent et ailleurs. » Il a aussi mis l’accent sur l’engagement des autorités maliennes à faire de l’événement un espace d’échanges, de rencontres interculturelles des professionnels maliens et d’ailleurs. Dans un langage plus poétique, M. Guindo a invité le public à poser devant les objectifs avec le sourire. «Souriez surtout car vous êtes à Bamako, capitale africaine du Mali, terre de culture, d’humanisme et d’hospitalité. Souriez car nous célébrons l’image et la culture. Souriez, car nous célébrons l’amitié entre les peuples, l’excellence artistique et le renouveau», a-t-il lancé. Et de dire que les autorités de la Transition ont conscience de la portée d’un tel événement pour la structuration d’une véritable industrie de l’art et de la photographie dans le continent africain. Il a alerté sur le danger environnemental, des conséquences des guerres, de l’insécurité alimentaire, qui planent sur l’art de la photographie dans notre continent qui regorge de beautés. Il a salué le délégué général de l’événement, l’artiste-designer, Cheick Diallo, et son équipe, pour cette belle sélection de 75 artistes, avant de donner une mention particulière au Dr Bonaventure Soh Bejeng Ndikung (directeur artistique des Rencontres de Bamako) et son équipe ainsi qu’aux partenaires. Le délégué général a salué les partenaires et le directeur artistique. «Merci à tous d’être venus pour célébrer notre devenir». Il est revenu sur la thématique, avant d’expliquer que cette édition se veut celle qui va vers son public. Pour Dr Bonaventure Soh Bejeng Ndikung, c’est un vent de paix et de résilience qui a soufflé sur le Mali pour lui permettre de faire face au défi de la Biennale photographique. « C’est un vent de sagesse, de paix qui a déjoué les pronostics pessimistes », a-t-il dit. L’ambassadeur de l’Union européenne (UE), Bart Ouvry, a exprimé sa « fierté » à accompagner la Biennale de la photo, depuis sa création. « C’est un trésor malien, africain qui contribue à la création artistique. Bien sûr, c’est un projet fragile qui mérité d’être soutenu », a-t-il dit. Bart Ouvry a proposé de professionnaliser davantage le secteur, d’augmenter la circulation des œuvres et le développement des réseaux artistiques, ainsi que les filières artistiques. Il  a assuré du soutien de l’UE et remercié les partenaires pour leur engagement. Une visite guidée par le directeur artistique et la coupure de ruban par le ministre Guindo ont mis fin à l’ouverture de cette biennale se poursuivra jusqu’au 8 février 2023. AS/MD (AMAP)      

La 13è édition des Rencontres de la photographie s’ouvre aujourd’hui à Bamako

Bamako, 08 dec (AMAP) La 13è édition des Rencontres de Bamako-Biennale africaine de la photographie, s’ouvre, ce jeudi, au Musée national du Mali et se déroulera du 8 décembre au 8 février 2023 sous le thème : «Maa ka Maaya ka ca a yèrè kono», tirée d’une citation de Amadou Hampaté Ba. Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo, a effectué une visite de terrain, mardi dernier, sur le site pour s’assurer des derniers réglages. L’événement est placé sous la présidence du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Le ministre Guindo a bien apprécié le niveau d’organisation et réitéré l’engagement des autorités pour la réussite de la manifestation culturelle. L’édition de cette année se tient dans un contexte de résilience, marqué par les multiples crises que le Mali connaît depuis plusieurs années. Selon le délégué général des Rencontres de Bamako, Cheick Diallo, près de 30 000 visiteurs, 50 journalistes, 200 professionnels sont attendus dans la capitale malienne. En outre, 75 autres personnalités du monde de l’art sont également invitées à prendre part à la semaine professionnelle. L’exposition panafricaine sera accueillie par le Musée national. Mais d’autres sites sont retenus, notamment la Maison africaine de la photographie, le Conservatoire des arts et multimédias Balla Fasseké Kouyaté, l’Institut français du Mali (IFM) et le Mémorial Modibo Keïta, le Musée du District de Bamako et le lycée Ba Aminata Diallo. La particularité de cette édition est la grande participation des femmes photographes. Plusieurs d’entre elles figurent sur la liste de l’exposition  panafricaine. Les Rencontres de Bamako ont été lancées en 1994. Elles sont organisées  tous les deux ans à Bamako par le ministère en charge de la Culture avec le soutien de l’IFM et d’autres partenaires techniques et financiers. Rendez vous est donc pris ce matin au Musée national pour le lancement officiel de ce grand rendez-vous culturel. AS/MD (AMAP)

Mali : Le théâtre à la conquête des jeunes bamakois

Par Mohamed TOURÉ Bamako, 30 nov (AMAP) Faire venir le théâtre au public. L’initiative ambitieuse est du programme KènèKan Plus porté par le consortium Association Anwa Blon et le Journal estival, un outil numérique qui promeut des initiatives culturelles au Mali. Dans le cadre de c.e programme, une pièce de théâtre agrémentée d’intermèdes musicaux notamment d’instruments traditionnels, a été présentée, samedi dernier, à l’Acropole de la Faculté des sciences et techniques de Bamako. La pièce intitulée « Champs d’oiseaux » met en scène l’histoire de deux artistes qui se retrouvent sans public lors de leur concert. Un récit haut en couleurs, plein de rebondissement et de répliques humoristiques. Le public, en majorité des étudiants du Campus universitaire, semblaient conquis. « J’ai beaucoup apprécié le spectacle. Les acteurs ont bien joué. La mise en scène et les jeux de rôles des comédiens étaient captivants. C’était super », s’exclame Salimata Koné, étudiante au Campus, à la fin du spectacle. Selon ses initiateurs, le projet est parti du constat que le public bamakois peinent à avoir accès à du contenu théâtrale de qualité. « L’idée est de proposer des représentations de théâtres de qualité avec un texte, une mise en scène, une distribution en plus des créations lumières. Sans oublier les costumes. En gros,nous touchons tous les corps de métiers du théâtre dans nos spectacles », explique Lévi Togo, directeur artistique du programme Kènèkan Plus. Ce projet propose donc de mettre les artistes sur les planches chaque mois avec deux diffusions afin de permettre au public lambda de découvrir des spectacles vivant de qualité conçus par des artistes professionnels. Kènèkan Plus a effectué sa deuxième représentation après un lancement au Palais de la Culture de Bamako en octobre dernier. Lévi Togo explique que la cible du projet est d’abord les jeunes auxquels le programme prévoit également d’offrir des initiatives d’éducation, de création et de formation théâtrale. Kènèkan Plus ambitionne aussi de promouvoir le changement social et la citoyenneté à travers la diffusion de spectacles vivants. La touche d’innovation est certainement que les spectacles sont filmés. « Au fil du temps l’ambition est de les diffuser à la télévision ou en podcast afin de faire de la promotion du théâtre », a dit Lévi Togo. Samuel Wilsi auteur et mettre en scène, qui a bien aimé la pièce Champs d’oiseaux, trouve « l’idée rafraichissante et intéressante. »  « Je trouve que cette pièce pose la vraie problématique du théâtre ici : où sont les spectateurs ? Il y a les créateurs, les artistes, les professionnels mais les spectateurs ne sont pas souvent au rendez-vous », exhorte l’auteur à la sortie de la salle, avant de montrer le défi qui se cache pour les créateurs derrière cette problématique. Selon lui, les créateurs devraient réinventer leurs productions et faire comprendre au public que le théâtre raconte tout simplement des histoires comme la musique ou les films. « Ceux qui aiment les films à la maison, qu’ils viennent au théâtre regarder un film en live, après ils pourront poser des questions aux acteurs », lance-t-il ironiquement aux jeunes spectateurs. MT/MD (AMAP)

Mali : La cantatrice Mah Kouyaté N°2 est décédée (Proches de la famille)

Bamako, 07 nov (AMAP) Mah Kouyaté N°2, griotte et chanteuse, malienne qui était l’une des musiciennes traditionnelles les plus suivies de la scène nationale, est décédée, lundi, à Bamako, a appris l’AMAP auprès de plusieurs proches de sa famille. Connue pour son timbre de voix particulièrement apprécié de ses fans, Mah Kouyaté N°2 est issue d’une grande famille de griots et de musiciens. L’artiste a fait ses débuts dans la musique dès son plus jeune âge, notamment lors des cérémonies sociales. Sa voix séduit ses nombreux fans, qui au-delà du Mali, apprécient ses chansons à travers  le monde entier. Ce qui lui ouvre les portes d’une longue e belle carrière artistique. Mah Kouyaté a signé son premier opus « Diarabi »  en 1996. Cet Album qui l’a relevée au Mali et au monde a été suivi en 2002 par « Sumu vol 1-2 », « CAN 2002 » et « Musolu » en 2002. Elle revient avec « Badenya Vol 1-2 », «  Fimani Veste » ,  » Fimani Guitare  » en 2003 et  « Tariba », « Nan Koumandjan Vol 1-2 » en 2004. Elle signe « Sumu vol 1-2 » en 2005  et « Masselala » en 2006. MT/MD (AMAP)