Art : Noumouké Camara fait dans l’abstraction et le graphisme 

Par Youssouf DOUMBIA Bamako, 13 mai (AMAP) La galerie Manège de l’Institut français de Dakar (Sénégal) a abrité une importante exposition d’art visuel intitulé : «Picasso Remix», en prélude de la 19è édition du Dak’arts, une biennale qui a se tient, depuis mercredi dernier, dans la capitale sénégalaise pour prendre fin le 19 mai prochain.  Un concours a permis de sélectionner 15 artistes africains dont les œuvres sont en lien avec celles du célèbre peintre espagnol, Pablo Picasso. Les commissaires de cette exposition ont choisi des créations hors du commun pour cette exposition qui restera toute la durée de la biennale.  «L’art nègre ? Connais pas !». Une phrase culte de Pablo Picasso dont l’association du travail au continent africain est notoire. Cette affirmation qui a suscité tant de polémique, impose certaines interrogations légitimes. Dans le cadre du cinquantenaire de l’exposition Picasso au Musée dynamique de Dakar, la galerie, le Manège de l’Institut Français du Sénégal à Dakar a été invitée à proposer une exposition d’art contemporain. La direction artistique est assurée par la directrice de la galerie, Olivia Marsaud, et le commissaire indépendant, Mohamed A Cissé. Cette production dont le titre est un hommage à la mythique exposition itinérante «Africa Remix» de Simon Njami, souhaitait mettre fin à la réductrice perception qui était faite de l’Afrique. Elle se propose de donner la «parole» à des artistes contemporains d’Afrique et supports d’expression différents, afin de répondre au maître du cubisme.  Une réponse, selon le rapport qu’ils entretiennent avec Picasso et autour des quatre grandes périodes qui caractérisent son œuvre, que la quinzaine d’artistes femmes et hommes, confirmés ou émergents, proposeront de manière libre. Il ne s’agira donc pas exclusivement de chercher les liens entre Pablo Picasso et la création contemporaine du continent, mais de les trouver. Car comme il le disait lui-même : «chercher ne signifie rien en peinture. Ce qui compte, c’est trouver». Le Malien Noumouké Camara y participe. Il n’est pas à son coup d’essai. Ce peintre né à Bamako Coura, (un quartier de la capitale malienne), il y a 46 ans, a déjà remporté de nombreux prix et récompenses à travers l’Afrique. C’était le cas à «TotalArt» un concours intitulé : «Regard des artistes sur les stations service de Total» en 2019. Noumouké Camara avait remporté le premier prix d’une valeur de 500.000 Fcfa. Très tôt il eu, comme référence graphique, les posters affiches de cinéma qui décoraient les rues et les murs de nombreuses maisons de la capitale. Mais, c’est par la voie de la peinture sous verre qu’il entre en 1990 dans le monde des arts plastiques, encadré par Joël Mounkoro, un peintre malien aujourd’hui décédé. Entre 1994 et 2003, Noumouké participe à de nombreux ateliers et rencontres en Afrique et en France, et y trouve l’opportunité de travailler avec de grands artistes comme Alfousseyny Kelly, David Coulibaly, Lassana Kanté, Ismaël Diabaté, Jean-Claude Duaguet ou encore Michel Granger. Alors qu’il était encore étudiant à l’Institut national des arts (INA) de Bamako, il travaillera au Centre culturel français en tant que communicateur visuel et continuera après l’obtention de son diplôme en 2000.  Depuis, ce jeune créateur expose dans de nombreux lieux de référence de la ville. Ses toiles parcours également d’autres pays comme en 1995 au CCF Henri Matisse de Bobo Dioulasso, au Burkina Faso, et en 2002 au Forum culturel de Blanc-Mesnil, en France. Plusieurs fois primé lors de biennales et expositions, Noumouké Camara évolue dans l’art, animé d’une volonté de créer et de transgression. Tabous, ambiguïté, maladresse, dits et non-dits et instants de séduction représentent son inspiration. Ses œuvres emportent de la vie abstractions et figurations teintées d’un style graphique qu’il nomme «Néo-graphisme». YD/MD (AMAP)

Gao : Succès du tissu artisanal « Dali Fini »

Par Abdourhamane TOURE Gao, 11 mai (AMAP) A Gao, la Cité des Askia, dans le Nord du Mali, les commerçants n’arrivent plus à satisfaire la forte demande du pagne «Dali fini». Le pagne «Dali fini» en langue nationale Bamanan est un tissu artisanal en coton tissé par nos artisans. Ce tissu est originaire de la Région de Ségou. Si dans notre pays on l’appelle «Dali fini», au Burkina, c’est le «Faso fani». Actuellement, il est très prisé sur le marché de Gao. Ce regain d’intérêt pour le made in Mali peut être attribué au Premier ministre Choguel Kokalla Maïga qui porte constamment ce tissu.  À Gao, s’en vêtir est devenu un phénomène de mode. «Je vendais avant ce tissu «Faso fani» et pouvais passer des mois sans en écouler le moindre mètre. Mais depuis que le Premier ministre le porte, les clients se sont ruées là-dessus. Malheureusement, il y a une rupture», explique la commerçante Hawa Traoré, originaire du Burkina Faso. Elle dit avoir beaucoup de commandes non encore satisfaites.  «J’achète mes tissus au Burkina Faso à trois endroits différents, notamment chez les revendeurs, les tisserands et au niveau des associations féminines burkinabè. Souvent, j’achète 2 pagnes à 6.000 Fcfa et les revends à 15.000 Fcfa. Il y a aussi un autre motif dont les 2 pagnes coûtent 18.000 Fcfa. On revend ce modèle à 25.000 Fcfa», explique la commerçante.  La clientèle de Hawa Traoré est majoritairement constituée de femmes qui en achètent pour leurs époux, en guise de présents. Ce tissu a une valeur culturelle ancestrale parce quon le retrouve dans le trousseau de mariage. Mais, la différence réside dans le motif choisi en fonction des ethnies. Au Mali, le «Dali fini» est produit dans les Régions de Koutiala, Ségou, Sikasso et Bamako. «Même avec toutes ces productions, on n’arrive pas à satisfaire les commandes, autrement dit à approvisionner le marché suffisamment»,  confie un responsable du Centre de développement artisanal des textiles. Selon lui, ce tissu coûte 4.000 Fcfa l’unité à Bamako, la capitale, alors qu’à Gao, les trois pagnes sont cédés à 25.000 Fcfa. Dans la boutique de la société Adama Maïga et Frères, on trouve des pagnes de toutes les qualités (wax, bogolan) à l’exception du «Dali fini» ou «Faso fani». Le gérant de la société, Modibo Kane Maïga, oriente les clients qui cherchent  le «Dali fini» vers la commerçante Hawa Traoré. Mme Sidibé Kadia Maïga, fraichement mariée, confie être venue chez «Maïga et Frères» pour acheter du bogolan parce qu’elle a déjà dans son trousseau de mariage trois pagnes de «Dali fini». L’opérateur économique Albouhari Alhousseini déclare que s’habiller avec du «Dali fini» est une reconnaissance des efforts de nos cultivateurs, mais aussi un acte de panafricanisme et d’affirmation de l’indépendance du Mali. Quant à l’enseignant à la retraite, Youssouf Maïga, il estime que le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, assure bien la promotion du Made in Mali, avant d’ajouter : «Si nous voulons notre souveraineté, nous devons consommer ce que nous produisons». Le directeur régional de l’artisanat de Gao, Sékou Diakité, relève qu’hier le «Dali fini» n’était pas à la portée de tout le monde parce que, selon lui, c’était le mode vestimentaire des plus nantis. Aujourd’hui, il est accessible à tous. Il recommande aux autorités de développer des industries textiles pour davantage vulgariser ce tissu. AT/MD (AMAP) 

Festival Holà Bamako ! :  Rendez-vous vendredi prochain au Musée national du Mali.

Bamako, 10 mai (AMAP) La 5è édition du «Festival Hola Bamako !» se déroulera  du 13 au 14 mai prochain au Musée national du Mali sous le thème: «Culture et jeunesse : pilier du vivre ensemble», a annoncé, lundi, l’ambassadeur d’Espagne au Mali, José Hornero Gomez.  Lors d’une conférence de presse animée, à la représentation espagnole à Bamako, M. Gomez a indiqué que l’objectif de ce rendez-vous culturel est de créer un cadre de promotion des échanges culturels entre l’Espagnol et ld Mali, et travailler pour la restauration de la paix à travers la musique. L’ambassadeur avait a ses cotés le chargé culturel, Luis Tapis, et un membre de la commission d’organisation de l’événement, Bandjougou Diabaté. Au cours du Festival, artistes espagnols et maliens présenteront leurs œuvres et créations artistiques au grand public. La grande innovation de cette année sera la participation de deux groupes musicaux espagnols (Argentina et David Palomar), tous artistes de Flamenco. Plusieurs artistes ou groupes musicaux maliens se produiront en concerts. Il s’agit de Mohamed Diaby, Mariam Bah, Mamou Sidibé, Oumou Diarra, Fousco, Doudou Tamasna, les orchestres de l’Institut national des arts (INA) de Bamako et du Conservatoire des arts et métiers Balla Fasseké Kouyaté. Le diplomate a salué l’engagement des partenaires techniques et financiers qui soutiennent, depuis sa première édition, le Festival Holà Bamako organisé par l’ambassade d’Espagne au Mali. Selon M. Gomez, qui a expliqué les diversités culturelles de son pays, l’ambassade d’Espagne travaille, depuis 5 ans, « avec ses partenaires pour faire de la culture un vecteur de paix, de cohésion sociale et de compréhension entre les peuples ». Le diplomate a, également, évoqué ce que « nous avons en commun, mais aussi les diversités culturelles de nos deux pays ».Pour lui, ce rendez-vous est un moyen de rapprochement des deux peuples, mais aussi de promotion de la musique malienne et celle de son pays.    Il a ajouté que, malgré la Covid-19, le Festival poursuit son petit bonhomme de chemin en vue de développer le secteur de la culture au Mali. Aux différentes interrogations ou  préoccupations des journalistes, les conférenciers ont apporté des réponses. Ils ont soutenu que le Festival a su s’agrandir, d’année en année, et permettre de faire la promotion des artistes maliens.   AS/MD (AMAP)

Fédération nationale des chasseurs du Mali : Salif Togola Investi « Dossoba » (chef des Chasseurs)

Bamako, 10 mai (AMAP) Salif Togola a été investi «Dossoba» par la Fédération nationale des chasseurs du Mali, succédant, ainsi, à ce poste, à Goché Niakaté.  De nombreuses délégations de chasseurs venus de l’intérieur du Mali ainsi que de la Côte d’Ivoire et du Burkina-Faso, ont participé à la cérémonie, organisée à cet effet, dimanche dernier, à Faladiè, à Bamako,. L’intronisation a été présidée par le représentant du Premier ministre, Salia Samaké. Dans son intervention, le tout nouveau chef de la Fédération nationale des chasseurs du Mali a invité ses camarades à l’union. Salif Togola a, ensuite, souhaité le retour de la paix au Mali, avant de réitérer le soutien de son organisation a cet objectif. Le Dossoba  a demandé l’accompagnement des autorités aux côtés des chasseurs.  Pour sa part, le représentant du Premier ministre a, lui-aussi, demandé aux chasseurs de se rassembler autour du Mali et de leur chef. Salia Samaké a noté que les chasseurs se sentent concernés par tout ce qui se passe au Mali. Il faut souligner que le Dossoba est élu pour un mandat à vie.  Pour rappel, la Fédération nationale des chasseurs du Mali a été créée en 1993.  BD/MD (AMAP)

Alimentation : La tradition de la  boisson « manchi » se perd sur les rives du fleuve Niger

Par Mohamed GAKOU Gourma Rharous, 08 (AMAP) Le manchi » est la principale boisson traditionnelle, commune à tous les constituants du peuple Songhoy, traditionnellement, tous implantés sur les rives du fleuve Niger, d’où le nom de « Issa Bôrô », qui signifie, « gens du fleuve », autrement, les riverains. Toutes ces sous-composantes Songhoy, boivent ce sirop, issu d’un fourrage aquatique, appelé « Bourgou », depuis des dizaines de siècle. Cette plante pousse, dans le lit du fleuve, parfois, sur ses berges, pendant la crue du fleuve. Elle sert de fourrage aux animaux, pendant les périodes de soudure, et est en même temps, transformé en boisson pour la consommation humaine, selon un procédé de sélection, immuable depuis des siècles. « Manchi » est un dérivé alimentaires du « bourgou », scientifiquement appelé « Echinocloa stagnation ». Cette boisson multi-séculaire, est désaltérante, tonifiante et est, un délice pour le palais, à cause de son goût caramélisé. Le processus de production de cette boisson est laborieuse et passe par, de nombreux procédés. La boisson « manchi » est un produit dont la chaîne de production est basée sur une parfaite connaissance du « bourgou », la matière première. Celle-ci, est récoltée en période de basses eaux et, dès cet instant, les producteurs, véritables initiés, sélectionnent les tiges qui serviront à confectionner la précieuse boisson. Celles-ci, sont d’apparence épaisses. Elles ont une couleur verte, qui tirent vers le brun foncé, quand elles sont sélectionnées, elles  prennent désormais le nom de « koundou », et mises à sécher au soleil. Les gerbes constituées par les tiges sont disposées de façon savante au soleil pour le séchage, qui est rigoureusement suivi, pour éviter l’excès de déshydratation de celles-ci.  Il faut noter que, la chaîne de fabrication de cette boisson, implique les hommes aussi bien que les femmes à toutes les étapes, sauf pour la coupe du « bourgou » qui est exclusivement réservée aux hommes. Quand, les gerbes sont séchées à point, elles sont mises à fumer, pendant une période déterminée, dans de grands fours en terre séchée. Ce procédé permet au « koundou » de se bonifier à souhait. Le fumage se fait généralement avec, les crottes de chameaux séchées. Elles ont la particularité de donner au « koundou », un fumet particulier, qui rappelle, celui du caramel. Le fumage terminé, il revient, alors,  aux femmes de concasser finement les tiges . Elles sont méticuleusement entassées, dans de grands mortiers où les gerbes sont écrasées grâce à de lourds pilons. Le produit obtenu de ce concassage ressemble, à un mélange homogène de fines brindilles et de poudre, à la couleur blanchâtre. Au goût, il est  sucré. Cette substance devient, alors, l’ingrédient basique du « manchi ». La préparation, proprement dite de celle-ci, peut commencer. Cette opération de distillation, revient aux femmes.  Le concassé de « koundou » est mis dans un récipient plat et délicatement aspergé d’eau. Quand il est bien imbibé, il est soigneusement entassé, au point de prendre l’aspect d’une pâte épaisse, dans un panier cylindrique, percé au flanc et au fond, de plusieurs trous. Quand le panier est bien garni, il est délicatement déposé, sur l’ouverture d’une jarre en argile. Le contenu est arrosé d’eau, de façon intermittente. Le « koundou », ainsi gorgé d’eau, suinte à un rythme espacé et régulier, dans la jarre.  Le liquide ainsi libéré, est le « manchi ». Il est de couleur marron foncé, presque moiré. Son goût est sucré et rappelle celui du caramel. À le humer, de près, il sent la brise fluviale. Le fond du liquide, dans la jarre, est concentré et s’appelle « katou ». Il peut être considéré comme la confiture de « koundou ». Étalé sur les galettes ou le pain, il est délicieux. On l’utilise, également, pour garnir les fonds des outres en peau, dans le but de mieux conserver, le beurre de vache et lui donner un goût, particulièrement, bon. Le sirop de « koundou » appelé « manchi », est une boisson désaltérante, qui tonifie l’organisme, surtout après une journée de travail harassante ou pour rompre le jeûne. Il fait intégralement partie du patrimoine culinaire des Songhoy.  Aujourd’hui, cette boisson est en voie de disparition. Elle est méconnue et oubliée. Nombreux sont les héritiers de  la culture Songhoy qui ne connaissent, aujourd’hui, cette boisson, que par ouï-dire. Sa quasi-disparition est causée, également, par le désintérêt des producteurs qui préfèrent s’adonner à d’autres activités plus lucratives. La vulgarisation des boissons manufacturées a, aussi, fortement, contribué à la disparition du « manchi ». Celui-ci, fait aujourd’hui, presque figure de « boisson de musée ». Il faut sauver ce breuvage historique, en reprenant sa production et en le mettant au jour. MG/MD (AMAP)               

14è édition de la Rentrée littéraire du Mali : Du beau monde attendu du 10 au 14 mai à Bamako

Bamako, 06 mai (AMAP) La 14è édition de la Rentrée  littéraire du Mali se déroulera du 10 au 14 mai à Bamako, Sikasso (Sud), Djenné (Centre) et Tombouctou (Nord0 sous le thème : «Territoire et imaginaires», ont annoncé, jeudi, le directeur exécutif du Fonds des prix littéraires du Mali, Ibrahima Aya, et le responsable technique de l’événement, Sékou Fofana. Lors d’une conférence de presse, les initiateurs de ce rendez-vous littéraire international ont indiqué vouloir  mettre à contribution les écrivains en vue de répondre à certaines interrogations d’un monde interdépendant.   Il est aussi prévu une participation massive d’écrivaines. En présence des représentants de l’Union européenne (UE), de l’Institut français du Mali (IFM), mais aussi d’autres partenaires financiers et techniques et d’une compagnie de téléphonie, sponsor de l’évènement,  M. Aya  a justifié le thème. «Nous vivons dans un monde d’interdépendance. Rêver, penser, construire … ne peut se faire seul. Les auteurs sont invités à travailler sur cette thématique qui aborde les temps violents que nous vivons.  Ils sont conviés  à  se poser des questions relatives à cette thématique à savoir : Comment habiter ces espaces et être habillés par eux, comment entretenir l’équilibre avec les autres qui y vivent ? Que signifie un territoire pour ceux qui l’habitent et comment imaginer ?», a-t-il. Les auteurs des cinq continents doivent, ainsi, donner des  réponses à ces interrogations et partager leurs expériences avec leurs collègues maliens.  L’écrivain Ibrahima Aya a aussi exprimé sa satisfaction pour la tenue de cette 14è édition qui a connu un report. Il a salué la fidélité et l’accompagnement des partenaires stratégiques pour leur attachement à la littérature et à la promotion des écrivains.  «La Rentrée littéraire a permis de créer un engouement autour du livre mais, aussi, de l’écriture»,  s’est réjouit Ibrahima Aya. Et d’ajouter que d’année en année, le nombre d’écrivains maliens augmente.   Quant à Sékou Fofana, il a souligné que l’édition de cette année, dont la particularité sera la participation considérable d’écrivaines, a été élargie à plusieurs jeunes nouveaux talents.  «Nous travaillons pour atteindre toutes les capitales régionales en vue d’élargir nos programmes», a-t-il souligné. Malgré les difficultés que traverse le secteur du livre, l’événement a permis aux jeunes de s’orienter vers l’écriture selon M. Fofana. Il a aussi annoncé la programmation qui commence à partir du 10 mai prochain.  «Les sites retenus pour cette édition dans le District de Bamako sont l’Institut de formation des maitres (IFM), les lycées partenaires, le Centre international de conférences de Bamako (CICB), les universités maliennes et la gare ferroviaire.  Il est également prévu des hommages à des auteurs dans les universités et centres scolaires. Tout comme une conférence inaugurale qui se déroulera mardi prochain au CICB. Elle sera animée par des experts du domaine. On peut aussi retenir des conférences-débats, ateliers d’éditeurs, de livre numérique, des  rencontres professionnelles, les cafés littéraires et des journées de lecture.  L’un des temps forts de cette édition sera la remise des prix. Cette année, un prix a été institué pour rendre hommage à l’écrivain, chercheur malien Moussa Sow.  Le représentant de l’UE, Ivan Bertoux, a expliqué la pertinence de l’événement dans le développement socio-économique. Il a également exprimé l’engagement de son institution à soutenir l’initiative.  La Rentrée littéraire reste l’un des rares événements d’envergure internationale au Mali qui continue de résister à l’épreuve des crises socio-politique et sanitaire. Après un premier report, les initiateurs avaient tenu à exprimer l’impératif du maintien de ce rendez-vous littéraire pour la promotion du secteur et des écrivains africains. AS/MD (AMAP)

Diéma : Alpha « fléfiéla », une vie de flûtiste

Diéma, 25 avr (AMAP) A Diéma,  dans l’Ouest du Mali, vit un flutiste renommé dans la contrée, qui exerce avec amour et passion son métier, lui permettant de nourrir et d’entretenir dignement sa nombreuse famille. Cet homme courtois et taquin,  qui met en avant le cousinage à plaisanterie, dans toutes ses relations sociales, Alpha Diombana, est le président de la Rencontre des communicateurs traditionnels pour le développement (RECOTRADE). On l’appelle affectueusement Alpha « fléfiéla », (Alpha le flûtiste). Il est forgeron, âgé de 71 ans, marié à quatre femmes. «Parce que l’islam interdit de prendre plus de quatre épouses, je m’en tiens à ce petit nombre», dit-il avec humour. Alpha Diombana a appris à « s’amuser », d’après lui, avec la flûte depuis l’âge de dix ans. Au départ, il confectionnait ses flûtes à partir de tiges de mil qu’il choisissait minutieusement dans les champs, après les récoltes. La longueur de la flute ne dépasse pas normalement une coudée, l’équivalent de quarante à cinquante centimètres. Sur la tige, il perce à l’aide d’un fer rougi au feu, le nombre de trous qui convient. La flûte d’Alpha Diombana est son  compagnon. « Je ne m’en sépare jamais, sauf, dit-il, en cas de force majeure ». Diombana a abandonné « l’école des Blancs » en classe de 6ème année, parce qu’il ne pouvait « plus tenir, tellement (il) était attiré par sa flute ». Son père ne s’est jamais opposé à sa décision de quitter les bancs de l’école.  Intarissable, il raconte : « Lorsque je partais à l’école, j’apportais ma flûte, en la mettant sous mon boubou pour la cacher du maître. Mais un jour, patatra ! « Pendant la récréation, lorsque j’étais emporté  sur ma flute, gonflant et dégonflant mes deux joues, en faiasnt le beau entouré de filles, qui entonnaient de jolies chansons, notre maître se dirigea furtivement vers moi et saisit l’instrument pour le détruire », raconte Diombana.  « Il m’a mis en garde de ne plus jouer la flûte à l’école si je ne veux pas être radié. A la descente, je me suis procuré une autre flûte plus attrayante et au son plus beau. Alors, commençait pour moi, une série de randonnées. Partout où je voyais un groupe de deux à trois personnes, je me mettais à souffler dans mon instrument à trous, passionnément », poursuit-il. Ainsi, chaque nuit, après le dîner, il se rendait, de famille en famille, pour animer les veillées des vieilles femmes filant le coton, à la lumière vacillante des lampes à huile, assistées de jeunes filles qui chantent et claquent des doigts, emportées par la musique. C’est ainsi que j’ai appris à adapter mes notes aux chansons du terroir ou, parfois, modernes ». Alpha a participé à des Semaines locales, régionales et meme des Biennales. Il a arrêté d’y prendre part en 2003. « A l’époque, l’organisation de la Biennale, affirme l’artiste, a connu de sérieuses perturbations conduisant, en un moment donné, à l’arrêt de cette activité qui, pourtant, avait un grand rôle dans la consolidation de la paix et de la cohésion sociale, à travers le brassages des populations, les échanges d’idées et d’expériences. Alpha Diombana dit rendre grâce à Dieu parce qu’il ne vit pas au crochet de quelqu’un, malgré ses maigres moyens.  « Si on m’invite à une cérémonie, les personnes généreuses, qui ne manque jamais, même si leur nombre a considérablement diminué, offrent des cadeaux», dit-il. Jure de la flûte n’est pas sa seule source de revenus. Dans sa maison, il y a une forge. Ses frères et lui, aidés par leurs enfants, travaillent quotidiennement le fer. Sur sollicitation de certains amis, il fabrique souvent des haches, des houes, des couteaux, etc.  Pendant l’hivernage, ses enfants cultivent le champs familial. En dehors de ces occupations, il prend son bâton de pèlerin pour faire la médiation, en cas de conflits. L’ancien président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré,  lui a offert, en 2014, une moto, rappelle-t-il, exprimant sa reconnaissance à son bienfaiteur. A travers son art, il a tissé, à travers tout le Mali, de très bonnes relations. A l’endroit de celles-ci, Alpha, dit son désir de remplacer l’ancienne moto déjà amortie. Il réclame, des autorités, « au moins une médaille du mérite » avant « ma mort et pas n’importe laquelle, celle avec effigie abeille », précise l’homme avec un malin sourire. Le flûtiste regrette que parmi ses enfants, aucun ne s’est intéressé à la flute. « Ils détestent tous ce métier, parce que proscrit pas l’Islam qui interdirait la musique tout comme les loisirs, l’ivresse ». « Le jour où je ne serais plus de ce monde, déclare-t-il, il n’y aura pas de relève dans ma famille. Chaque fois que j’y pense, je suis désappointé », lâche Alpha.  « Si j’ai un second regret, c’est qu’avec l’évolution, les gens ont tendance à se détourner de la flûte, à la dévaloriser si je peux m’exprimer ainsi. Lors des cérémonies de mariage, de baptême, etc. on fait appel généralement aux joueurs de balani show, aux DJ, aux rappeurs, pour l’animation », se désole Alpha. L’artiste appelle les jeunes à s’intéresser davantage à nos valeurs morales et sociétales. « Qu’ils s’en approprient, sans quoi, laisse-t-il entendre, sous peu, toutes nos identités culturelles risquent de partir en fumée ». Dans cette bande sahélienne où vit notre flutiste, les récoltes sont aléatoires à cause, très souvent,  de la mauvaise pluviométrie, comme un peu partout au Mali. « Mais, pour m’en sortir, je n’ai que ma flûte… », déclare Alpha Diombana, en sortant sa tabatière pour chiper. OB/MD (AMAP)

Ami Koïta fêtera à Abidjan ses 45 années de carrière

Bamako, 18 mar (AMAP) L’artiste malienne, Ami Koïta donnera une série de concerts géants à Abidjan, la capitale ivoirienne, les 6 et 7 mai prochains pour célébrer ses 45 années de carrière, a-t-elle annoncé, mercredi, à Bamako, lors d’une conférence de presse. Deux concerts sont prévus à Abidjan, le premier à l’hôtel Azalai le 6 mai pour les personnalités importantes (VIP) et le second au Palais de la culture pour le grand public. «Cette célébration est une opportunité de retrouver mes fans et de faire revivre mes talents», a déclaré l’icône de la musique mandingue, entourée du président de la commission d’organisation, Hervé Ouattara, et du directeur associé de l’événement, Blé Zadi Sheval Gaguen,   Après avoir exprimé sa satisfaction de célébrer ses 45 années de carrière « avec ses fans », Ami Koïta a, aussi, salué l’initiative de ce grand-rendez vous culturel. . Pour sa part, Hervé Ouattara a expliqué que tous les dispositifs techniques et communicationnels sont mis en place pour la réussite de l’événement. Il a, aussi, souligné le partenariat entre les structures organisationnelles qui se sont données la main pour célébrer les 45 ans de succès de la star mandingue. « Parce que cette réussite mérite d’être fêtée pour rendre hommage à celle qui a consacré toute sa vie au service de la communauté ». Le directeur associé, Blé Zadi Sheval Gaguen, a expliqué les motivations qui sous-tendent la célébration des 45 années de succès.  «On est venu pour célébrer une légende. Généralement. en Afrique, on célèbre les légendes après leur mort, mais nous avons voulu magnifier notre maman de son vivant», a-t-il. Pour les initiateurs, l’événement est un signe d’intégration, de paix et de solidarité, car l’icône de la musique mandingue a, aussi, le sens de la solidarité. Selon Blé Zadi, la musique mandingue est la base de toutes les musiques africaines et mérite d’être célébrée à travers la native de Djoliba.  Ami Koïta est née en 1952 à Djoliba, près de Bamako, dans le Mandé profond. Elle intègre très vite le milieu de la musique par le biais de ses parents et apprend ainsi la technique vocale et les règles de conduite d’une femme d’honneur. À 12 ans, elle faisait déjà la fierté de sa communauté. Quelques années plus tard, la chanteuse fut révélée lors d’un concours de chant pour intégrer l’Ensemble instrumental national en 1966. Depuis cette période, elle n’a plus arrêté de monter sur les grands podiums, micro en main. Après 45 longues années de pratique de la scène, l’artiste décide de faire revivre les moments forts de sa musique à travers cette série de concerts en Côte d’Ivoire.  Elle jouera aussi dans d’autres pays comme le Burkina Faso. Et, naturellement, à Bamako.  AS/MD (AMAP)

Métaux et plastiques : Le filon du recyclage

Par Fatoumata M. SIDIBÉ Bamako, 15 mar (AMAP) Badalabougou, sur la rive droite du fleuve Djoliba, à Bamako, la capitale malienne, à proximité de la pâtisserie Amandine. Installées à l’ombre d’un arbre, des figurines : cheval, coq, éléphant faites de fer de récupération et autres représentations de petites bêtes, comme le crapaud, séduisent passants et visiteurs. Au milieu de ces petits objets inanimés, Abdoulaye Lampa est assis sur une chaise en forme de guitare faite à partir d’amortisseurs et de chaines usagés de motos. Le quadragénaire est l’artisan de ces «sculptures» métalliques.  Artiste/créateur, ses œuvres séduisent le public depuis 2009. Emerveillés, les passants les contemplent avant de s’avancer pour les toucher. « C’est ainsi tous les jours », lâche, sourire en coin, celui qui dit s’être amouraché de cet art depuis sa tendre enfance. «Je fabriquais des chaises. L’idée de recycler ces déchets métalliques pour en faire des objets d’art m’est venue à la suite d’une épreuve de la vie», se souvient-il. L’artiste en devenir avait acheté des pièces détachées (trois) pour la réparation de sa moto, en panne depuis quelques temps. Le jour où il devait l’amener à l’atelier du mécanicien, l’engin à deux roues a été volé.  Dépité, Abdoulaye Yampa décide d’utiliser ces pièces neuves pour faire des statues en métal. «Auparavant, je fabriquais les petits objets avec les métaux», relate notre homme aux dreadlocks. Cette expérience aidant, l’artisan fabriquera un éléphant à partir des pièces qu’il a achetées pour réparer son engin. Le coup d’essai fut un coup de maître. Le chef-œuvre sera acheté par un hôtel de la place à 350.000 Fcfa (l’équivalent du prix d’une Djakarta neuve à l’époque). Trois autres commandes suivront. À l’autre bout de Bamako, à Yirimadio, en Commune VI, Adama Bamba et Ousmane Koné mettent en commun leur intelligence pour fabriquer paniers, bassines… en plastique. Cette union débouche sur la création de «Kouraya Company», une entreprise spécialisée dans le recyclage de déchets plastiques. «Kouraya», un mot bambara, qui signifie renouvellement ou recyclage. Rencontrés lundi, peu après la prière de 14 heures, ils portent des bavettes sur le nez pour «éviter d’inhaler» les débris de plastiques que dégagent les machines. À HAUTE TEMPERATURE – Des machines dédiées au recyclage de déchets plastiques grondent à l’intérieur de l’atelier laissant échapper une légère fumée. Ces plastiques, Adama Bamba les achètent auprès de personnes qui récupèrent les anciens bidons en caoutchouc, les bouteilles de boisson, d’huile alimentaire, de sachets plastiques. Ils sont réutilisés pour fabriquer des paniers, des chaises et autres objets de décorations.  « Chaque type de plastique ou de caoutchouc est utilisé en tenant compte des produits à fabriquer », explique Modibo Sidibé, un des cofondateurs. «Nous les découpons et les mettons dans les broyeuses pour obtenir des paillettes de plastiques. Compressées et chauffées, les paillettes sont fondues à 140°C dans une extrudeuse qui confère aux plastiques la forme désirée», précise notre interlocuteur. Il ajoute que le filament, ainsi obtenu, est moulé afin de créer de multiples objets.  Selon lui, l’aventure a commencé il y a trois ans. «Nous avons fait des tests sur les plastiques parce que nous avons constaté qu’il y a beaucoup de pollution à Bamako», rappelle-t-il. La raison d’être de leur entreprise est de faire face à cette situation en récupérant les déchets plastiques. Pour y arriver, ils ont mené des recherches sur Google, YouTube, etc. sur les techniques de fabrication de ces différents objets.  «C’était devenu une urgence pour nous à cause de la pollution de l’air et du sol à Bamako», révèle Modibo Sidibé. Ainsi, à défaut de pouvoir importer une broyeuse à cause des restrictions de voyage liées à la Covid-19, les jeunes entrepreneurs décident de fabriquer sur place, avec l’appui technique d’un soudeur, leur première broyeuse.  Cet investissement a coûté plus d’un million de Fcfa. «Maintenant, nous fabriquons des machines de recyclage, des extrudeuses, des paniers, des chaises, des tables, des luminaires, des pavés écologiques, des portes stylo, des saladiers et des tabourets. Nous avons des machines pour la fabrication de tous ces objets», explique notre interlocuteur avant de préciser qu’un kilo de plastiques coûte 200 Fcfa. MÉVENTE – . La même quantité de fer usagé vaut 200 à 250 Fcfa. «Avant, les personnes de bonne volonté me ravitaillaient gratuitement. Depuis plus de deux ans, ce n’est plus gratuit. Je les achète, notamment chez les mécaniciens et auprès des mendiants», révèle-t-il.  À la différence des «recycleurs» qui sélectionnent les types de plastiques à transformer, Abdoulaye Yampa utilise toutes sortes de métaux, même usagés, pour fabriquer ses œuvres. Il dessine d’abord ses représentations sur une feuille pour se faire une idée des types de fer à utiliser et voir comment les agencer. «Je découpe les fers avec la scie ou autres matériels pour leur donner la forme que je désire», précise-t-il. Ses œuvres peinent, de plus en plus, à trouver des preneurs depuis quelques années, déplore Abdoulaye Yampa. La faute, selon lui, à la rareté des foires expositions et à l’accès au financement. Ses clients sont essentiellement des expatriés, notamment occidentaux. « Il y a aussi les personnes qui s’intéressent à l’environnement et aux problèmes de pollution, les restaurateurs et les hôteliers qui s’intéressent à nos produits », ajoute-t-il. Autant de difficultés qui font que les apprentis sont moins attirés par le travail d’Abdoulaye Yampa. «J’avais un apprenti qui a abandonné. Ce métier est un peu difficile. Il demande beaucoup de courage et de passion», fait-il savoir.  Malgré ces difficultés, les activités de «Kouraya» Company semblent attirer les jeunes. Demba Traoré, étudiant à la Faculté des sciences et techniques (FST), y est stagiaire depuis avril dernier. Il dit faire ce travail par passion. Pendant les vacances, confie Adama Bamba, sa compagnie forme également des jeunes étudiants sur les techniques de recyclage des plastiques. « Des vendeurs de plastiques aux recycleurs, estime Adama Bamba, toute la chaine de production et d’approvisionnement se frotte les mains ». «Les gens s’y intéressent parce que nous arrivons à écouler ce que nous produisons. C’est rentable», note-t-il. Les produits finis sont vendus entre 1.000 et 7.500 Fcfa, selon les

Art et culture : Restitution de la troupe culturelle SO-Dew

La Troupe culturelle «so-dew » de l’ONG Instrument 4 Africa, qui a bénéficié d’un financement de l’Ambassade des Etats Unis au Mali, a fait une restitution culturelle lors d‘une soirée organisée, vendredi dernier à la Maison des jeunes de Bamako, après six mois de formation de 25 jeunes de 7 à 20 ans au Centre Karim Togola de Sabalibougou. C’était en présence de l’attaché culturel de l’ambassade des états-Unis au Mali, Mme Erin Sutherland, des responsables de l’ONG Instrument 4 Africa, initiatrice du projet, et de plusieurs invités de marque.  Au cours de la soirée, il y a eu des messages de sensibilisation. La Maison des jeunes était devenue le temps de la soirée un véritable théâtre des arts et de la culture. Le public n’a pu résister au génie des jeunes qui se sont montrés à la hauteur à travers les chants, l’occupation de la scène, l’utilisation des instruments comme le tam-tam et le balafon. à travers des séquences de théâtre, de danse, conte et chants, les enfants ont revisité le répertoire musical de notre  terroir. Ils ont aussi mis en évidence leur savoir-faire et leur détermination à jouer leur partition dans la refondation d’un Mali nouveau. La formatrice en conte et théâtre, Mme Aïssata Tangara, présidente de l’Association aw djigui a félicité l’engagement des enfants et l’appui constant de l’ONG instrument 4 Africa à travers l’ambassade des états-Unis. «Nous avons beaucoup travaillé en casting avec les enfants. Pendant six mois, ils se sont montrés très intéressés par cette belle aventure artistique et ont pris goût au théâtre et au conte», a-t-elle expliqué. Il faut aussi rappeler que  l’individualisme est en train de ruiner notre société et c’est pourquoi nous avons travaillé sur la cohésion, le vivre ensemble pour stopper l’individualisme qui gagne du terrain. Mme Erin Sutherland a exprimé l’engagement de l’ambassade américaine à soutenir les projets culturels. Elle a rappelé l’appui constant de son pays au développement des activités des arts et de la culture.  «C’est à travers des ateliers de ce genre que nous pouvons faire la promotion des arts et de la culture. L’art et la culture contribuent à maintenir la cohésion sociale, mais participe aussi au développement et à l’autonomisation des jeunes. Ensemble, nous pouvons faire avancer les choses», a-t-elle expliqué. Et de dire que l’ambassade des états-Unis réitère son engagement à œuvrer à la promotion de la culture, à l’amélioration des capacités des jeunes vers plus de citoyenneté. «à travers l’ONG Instrument 4 Africa, nous avons travaillé pendant plusieurs années dans le domaine des arts pour développer une bonne collaboration entre des universités et collèges créés à l’origine pour les Afro-américains aux états-Unis et des musiciennes maliennes», a déclaré Mme Erin Sutherland. Pour le représentant de l’ONG Instrument 4 Africa, l’objectif de cette activité culturelle est de dresser le tableau des résultats obtenus dans les différentes formations en chant, danse, théâtre, conte, percussion et plus spécifiquement de la masterclass dédiée à la danse contemporaine. Auparavant, le représentant de la mairie de Bamako avait exprimé sa satisfaction de voir réaliser un projet de sensibilisation dans le domaine des arts et de la culture. Il a retiré son engagement à soutenir ce genre d’évènement. AS (AMAP)