Lancement de l’Assurance volontaire pour la culture : Un pas majeur pour les artistes maliens

Bamako, 23 avr (AMAP) L’Assurance volontaire pour la culture (AVOC), visant à offrir une couverture sociale aux artistes, artisans et professionnels du secteur culturel malien, a été lancée, mercredi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), a constaté par l’AMAP. « La première brique de la sécurisation des artistes et artisans est posée », a déclaré M. Mamou Daffé, qui a présidé la cérémonie officielle de lancement, en présence de ses collègues de la Santé et du Développement social, le médecin-colonel Assa Badiallo Touré, et de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène. Le ministre en charge de la Culture a souligné que l’AVOC s’inscrit dans la dynamique de l’Année de la Culture 2025, décrétée par le président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta. Ce programme offrira aux adhérents une couverture médicale (AMO), une pension de retraite, des allocations familiales et des modalités de paiement flexibles, notamment via mobile. « Ce programme ouvre une nouvelle ère de reconnaissance, d’inclusion et de dignité pour les forces vives de la culture malienne », a-t-il ajouté. Portée par le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, en collaboration avec l’Institut national de prévoyance sociale (INPS), l’AVOC répond aux besoins des acteurs culturels, souvent exclus des dispositifs classiques de sécurité sociale. Le médecin-colonel Assa Badiallo Touré a salué cette initiative comme un « véritable tremplin » pour les travailleurs indépendants du secteur culturel. « Malgré une couverture sociale limitée à 5 % dans le secteur informel, ce dispositif souple et digitalisé offrira une couverture digne, adaptée aux réalités des bénéficiaires », a-t-elle affirmé. Un chèque géant de 30 millions de FCFA, représentant la première tranche de la subvention annuelle pour les cotisations des assurés, a été remis lors de la cérémonie. De nombreux artistes, représentant les faitières culturelles, se sont enrôlés sur place, saluant cette initiative comme un tournant historique pour le secteur. OS/MD (AMAP)

Cinéma : L’avant-première du film « I Janto » prévu pour le 19 avril au cinéma Babemba

Bamako, 12 avr (AMAP) La réalisatrice du film documentaire intitulé « I Janto », Soussaba Cissé, a annoncé, ce samedi 12 avril que la projection en avant-première de son oeuvre aura lieu, le 19 avril 2025, au Magic cinéma (ex-Babemba) à partir de 15H 30. Lors cours d’une conférence de presse au siège de l’Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l’audiovisuel d’Afrique de l’Ouest (UCECAO), la fille du défunt cinéaste, Souleymane Cissé, a parlé de ce « film documentaire et long métrage de 90 mn qui met en lumière la crise socio-économique au Centre du Mali, notamment les populations de Bamako, Sékou, Mopti. » La réalisatrice du film et conférencière fait recours à des témoignages poignants de populations directement et indirectement touchées par l’instabilité et l’insécurité. Elle a également indiqué que ce film ‘I Janto’ « vise à dévoiler des aspects méconnus du conflit intercommunautaire et à le porter à la connaissance de l’opinion publique nationale comme internationale ». « Des réalités trop souvent passées sous silence », a ajouté Soussaba Cissé. Elle a également rappelé que la réalisation de « I Janto » a commencé en 2019 et pris fin en 2025. Selon elle, ce temps pour la réalisation est dû à de nombreuses difficultés, notamment des problème de financement, la situation sécuritaire que connait le Mali. Le représentant du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Sidiki Touré, a souligné que ce film « I Jan To » est un document d’actualité qui « explore avec justesse et sensibilité la situation sécuritaire du Mali entre 2012 à 2025. » « A travers des témoignages forts et une narration intime, ce film nous plonge au cœur d’une réalité bouleversante, entre douleur, résilience et espoir à soutenir. Au-delà, ce film est un hymne à la résistance et nous invite à soutenir nos forces de défense et de sécurité dans leur mission régalienne », a-t-il dit. Un hommage a été à feu Souleymane Cissé, cinéaste et feu Adama Namakoro Fomba, artiste musicien qui a accepté l’utilisation de sa musique pour la réalisation du film avant son décès. ST/MD (AMAP)  

Disparition de Souleymane Cissé :  Clap de fin  brutal

Bamako, 20 fév (AMAP) Le grand réalisateur malien, Souleymane Cissé, s’est éteint  à Bamako, mercredi, dans l’après-midi des suites d’un malaise à l’âge de 84 ans, à seulement 72 heures de l’ouverture de la 29ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), au Burkina Faso, où il devrait présider le jury de la catégorie de long métrage de fiction. Souleymane Cissé, tête couronnée du cinéma malien et africain, venait de présenter dans la matinée au siège de l’Union des créateurs et entrepreneurs du cinéma et de l’audiovisuel de l’Afrique de l’Ouest (UCECAO) les différentes distinctions qu’il avait obtenues en Gambie, au Canada et aux Etats-Unis d’Amérique en 2023 et 2025. Souleymane Cissé est le premier réalisateur à soulever deux fois le grand prix de l’étalon du Yennenga du FESPACO et le premier Africain à monter sur le podium du Festival du cinéma de Cannes (France) avec le prix spécial du jury en 1987. Entre autres récompenses d’importance internationale, il a reçu, en 2011, le Grand Prix Hommage au 7è Festival international du film Black de Montréal. Ce prix lui était décerné. pour l’ensemble de son Œuvre, pour sa contribution exceptionnelle à l’industrie du cinéma en général et au secteur du cinéma indépendant et africain en particulier. Ce prix lui a été remis par le célèbre écrivain Dany Laferrière, qui a estimé à cette occasion que « Souleymane Cissé est un des témoins les plus raffinés et sensibles venant d’Afrique. Son esprit universel illumine notre époque. Et sa discrétion l’honore. » Ses films, Baara (Le Travail), et Finyé (Le Vent), tous deux récompensés par l’étalon de Yenenga au FESPACO seront mieux accueillis. Mais c’est Yeelen (La Lumière), Prix du Jury à Cannes en 1987, qui l’a révélé, enfin, au grand public et qui est étudié au Baccalauréat français 2011-2013 par la section cinéma et audiovisuel. Souleymane Cissé a été membre de plusieurs jurys dont celui de la sélection officielle du Festival de Cannes en 1983 et celui de la Cinéfondation du Festival de Cannes en 2006. Son film, Min Yè…, en 2009, a été présenté en sélection officielle au 62è Festival de Cannes en 2009. Le travail de Souleymane Cissé lui a permis d’être élevé au rang de Commandeur de l’Ordre National du Mali ; Officier de l’Ordre du Burkina Faso et Commandeur des Arts et des Lettres de France. Quand le réalisateur américain Martin Scorsese a découvert Yeelen, il le décrit comme l’une des plus belles expériences cinématographiques de sa vie. « Je n’avais pas réalisé qu’un si beau cinéma se faisait en Afrique. Notre culture devient plus riche en voyant ces films », a-t-il ajouté. Le 17 mai 2023, à Cannes lors de l’ouverture de la Quinzaine des cinéastes au cours du Festival de cinéma de cette ville française, que Souleymane Cissé avait reçu la Carrosse d’or, cette distinction de ses pairs cinéastes pour l’ensemble de ses œuvres cinématographiques. Il devient ainsi le 2è africain à être élevé à un tel niveau de reconnaissance après le sénégalais Sembène Ousmane. Il fait partie des rares cinéastes, titulaire de l’étalon du Yennenga a avoir son statut grandeur nature sur le « Boulevard du cinéma » en plein cœur de la capital burkinabé. Né le 21 avril 1940 à Bamako, Souleymane Cissé a fréquenté l’école fondamentale de Bozola, puis le lycée de Bamako. En 1964, il s’envola pour Moscou (ex-URSS) et l’Institut des hautes études supérieures de la cinématographie de Moscou (VGIK). Il est revenu au Mali en 1969 avec son diplôme de réalisateur en poche. Le Service ciné-matographique du ministère de l’Information du Mali (SCINFOMA) l’a récupéré comme cameraman-reporter. En l’absence d’une télévision nationale, le SCINFOMA filmait toute l’actualité officielle des autorités et faisait le tour du Mali pour des projections publiques. Ses films ont inspiré le monde entier par leur dimension internationale, il a donné ses lettres d’or au cinéma malien et africain. Le cinéaste nous a raconté récemment ceci : « Ma vie, c’est le cinéma, mon père est né en 1894, année de la création du cinéma, ma mère est née en 1900, année du cinéma moderne et moi-même je suis né en 1946, année de l’arrivée du cinéma en Afrique». Il a expliqué avoir compris dès sa tendre enfance que tout ce qu’il pouvait apporter à l’œuvre de construction nationale devait se faire à travers le 7è art. YD/MD (AMAP)

Cinéma malien : Mamy, une bibliothèque qui brûle

Par Kabiné Bemba DIAKITÉ Bamako, 26 mai (ANAP) Mamadou Sidibé, du haut de ses 83 ans, s’est éteint lundi 24 avril 2023, entrant au panthéon érigé par Amadou Hampäté Bâ qui a valorisé la séniorité par cet adage exprimé devant l’UNESCO en 1960 : « En Afrique, un vieillard, qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. » De 1964 à 1999, Mamy, comme l’appellent affectueusement les intimes, s’est donné à fond pour l’essor du cinéma malien, d’abord à l’Anim (Agence nationale d’information du Mali) puis au CNPC (Centre national de production cinématographique) qui devient CNCM (Centre national de la cinématographie du Mali). Formé au Maroc de 1964 à 1965 à la technique du cinéma, il effectua de nombreux stages à partir de 1970 en Yougoslavie (aujourd’hui la Serbie) qui a été d’un apport inestimable pour le Mali en matière de cinéma. En sa qualité de caméraman, il a effectué des reportages d’actualités filmées sur la vie politique, économique, sociale, culturelle et sportive dont les activités du président Modibo Kéita, puis celles de Moussa Traoré jusqu’à l’avènement de la télévision en 1983. Il faisait partie d’un noyau de jeunes recrutés et formés à la technique cinématographique en URSS, en Yougoslavie, en Tchécoslovaquie entre autres. La jeune république du Mali a senti la nécessité de se doter de moyens de communication en créant l’Anim chargée de gérer l’information avec Radio-Mali (qui s’appelait Radio-Soudan jusqu’au 22 septembre 1960), le journal l’Essor (créé en 1947) et la division cinématographique chargée des reportages filmés, des documentaires et, éventuellement des films de fiction comme en 1972 «5 jours d’une vie» de Souleymane Cissé et en 1976 «Le retour de Tiéman» de Djibril Kouyaté. Ces deux hommes étaient de la frange des réalisateurs aux côtés des cameramen qu’étaient entre autres, Mamadou Sidibé, Moussa Sidibé, Cheick Hamalla Kéita, Isaac Diallo, Moussa Camara et des techniciens de son et d’éclairage comme Moussa Diallo Albert, Mamadou Camara. Cette division de l’audiovisuel de l’Anim assurait le reportage, le montage (à Belgrade) des films de reportages qui étaient ensuite mis à la disposition des salles de cinéma qui les projetaient avant les séances de films de fiction. L’Anim se scinda en deux branches : l’Amap et la division cinéma qui prit le nom de CNPC en 1979 puis celui de CNCM en 2005. Mais, l’avènement le 22 septembre 1983 de la RTM, (Radiodiffusion Télévision du Mali, devenue ORTM) grâce à une subvention de 2,5 milliards de Fcfa du gouvernement libyen et son soutien technique, a réduit considérablement le champ des actualités filmées, ce qui poussa à la création du CNPC essentiellement orienté sur les films de fiction et documentaires. Mamadou Sidibé était une véritable bibliothèque du cinéma malien. Aux côtés de son alter ego, Moussa Sidibé, il a participé activement à toute cette évolution de la communication au Mali. Il a ainsi contribué à la formation des jeunes recrues pour donner un sang nouveau au cinéma malien. Ainsi, sont arrivés des réalisateurs comme Ibrahim Touré, Adama Drabo, Ladji Diakité, Sidi Sangaré, Léopold Togo, Youssouf Coulibaly, mais aussi des cameramen comme Boubacar Sidibé ( aujourd’hui brillamment reconverti en réalisateur avec beaucoup de films à son actif, surtout des séries TV et courts métrages), Abdrahamane Somé, Mohamed Lamine Touré…. Jusqu’à son départ à la retraite en 1999 ; Mamadou Sidibé était comme un conseiller technique pour les directeurs qui se sont succédé au service du cinéma malien, à savoir Modibo Diarra, Mamadou Kaba, Cheick Oumar Sissoko, Youssouf Coulibaly. Sa bonhommie faisait qu’’il s’entendait avec tout le monde et prodiguait des conseils qui éteignaient le feu des cœurs les plus impulsifs. En retour, il était ouvert aux critiques même les plus acerbes et arrivait toujours à ne pas céder à l’emportement. Mamy passait sa retraite dans son domicile à Kalabancoro lorsque la cruelle mort l’a fauché au terme d’une longue maladie au milieu des six enfants inconsolables qu’il laisse derrière lui, dont sa deuxième fille Mme Doumbia Mariam Sidibé, cadre commercial à l’Amap. Nous nous joignons à eux pour souhaiter que les bienfaits et les prières de soumission qu’il a consentis au Tout-puissant tout au long de sa vie bien remplie lui ouvrent les portes du paradis. KBD/MD (AMAP)                              

FESPACO : l’Etalon d’or du Yennenga revient au Tunisien Yousseh Chebbi

Ouagadougou, 06 mar (AMAP) Le Tunisien Youssef Chebbi a remporté l’Etalon d’or de Yennenga avec son film «Ashkal» au 28è Festival panafricain du cinema de Ouagadougou (FESPACO) dont les rideaux sont tombés, le week-end dernier, dans la capitale burkinabè. Déjà vendredi, il y avait de la joie dans les différents hôtels des festivaliers maliens. Les films maliens en compétition ont remporté quatre prix et une mention spéciale du jury. Cette manifestation de joie s’explique par le fait que depuis plusieurs éditions de la grande messe africaine du cinéma, le Mali n’a pas eu autant de récompenses. Pour un pays habitué des prix, dans les années 1980, et qui en a été sevré si longtemps, cette joie était compréhensible et justifiée. Dramane Minta avec «Paya et Koulou» a remporté le premier prix dans la catégorie film d’animation du palmarès officiel. C’est un prix d’une valeur de 2 millions de Fcfa. Le prix spécial : Laafi la Boumbou d’une valeur de 5 millions de Fcfa a été remporté par «Sira sur la route» de Fousseyni Maïga, actuel directeur général du Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM). Pour sa seconde œuvre en compétion «Fanga», le pouvoir, le même réalisateur a obtenu une mention spéciale du jury dans la catégorie série télévisée. Quant au prix spécial du court métrage documentaire de l’Union économique et monétaire oust-africaine (UEMOA) d’une valeur de 5 millions de Fcfa a été adjugé au film de Mohamed Dayfour Diawara, «Les cavaliers de Tonka». Enfin, dans le cadre de la compétition de «Yennenga post production», Abdoubacar Gakou Touré a obtenu le prix clap de l’atelier Yennega pour son projet de long métrage : «Klema» dont le tournage commencera en mai prochain. YD/MD (AMAP)        

28è FESPACO : « Fanga » ou le pouvoir de Fousseyni Maïga entre en lice

Envoyé spécial Youssouf DOUMBIA Ouagadougou, 1er mar (AMAP) Deux films maliens de belle facture ont été projetés, dimanche, à la 28è édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Il s’agit de trois épisodes de la série « Fanga » ou pouvoir de Fousseyni Maïga, directeur général du Centre national de la cinématographie du Mali (CNCM) et «365 jours au Mali», un documentaire co-réalisé par les Maliens Ladji Ly et Benkoro Sangaré dit Ben. « Fanga », en compétition dans la catégorie des séries, raconte l’odyssée d’un haut gradé de l’Armée qui entreprend de venger son père dont les efforts n’auraient pas été reconnus par son pays. Il veut tout faire pour que le candidat qu’il soutient à l’élection présidentielle soit élu afin d’assouvir le noir dessein qu’il nourrit pour son peuple. En face, il y a un président qui veut rempiler pour un troisième mandat, interdit par la Constitution. Dans les trois épisodes, qui ont été projetés, quatre femmes restent au cœur du scénario : deux officiers de l’armée qui assistent le haut gradé, une riche femme d’affaires et une journaliste. À la fin de la projection, le réalisateur Fousseyni Maïga a expliqué le dénouement. Les braves dames arriveront à mettre fin au règne sanguinaire et prendront le pouvoir. Comme toute bonne série, « Fanga » se caractérise par la maîtrise de l’écriture du scénario, de l’intrigue qui maintient le spectateur dans le suspens total à la fin de chacun des épisodes. Le jeu des acteurs aussi est intéressant avec des grands comédiens maliens comme Fily Traoré (le colonel), Maïmouna Doumbia (la capitaine Maï), Djénéba Diawara, Garibou Fama et Salif Samaké qui joue le rôle de directeur de la douane. Fousseyni Maïga a tenu à rendre un hommage mérité à ses illustres devanciers dans le cinéma au Mali et, particulièrement, à Boubacar Sidibé dont les nombreuses séries ont représenté le Mali dans la catégorie pendant plus de cinq éditions au FESPACO. Il souhaite que « la jeune de garde de cinéastes s’inspire de ces grands réalisateurs. » Le cinéaste rappelle que les femmes ont toujours joué un grand rôle dans la société malienne, notamment dans la vie politique et la gestion de la Cité. C’est pourquoi, il a voulu leur rendre hommage dans cette fiction. Il a insisté sur le fait que le scénario a été écrit bien avant les récents coups d’Etat dans nos pays. C’est depuis 2018 qu’il a commencé à écrire, avec son collègue Ibrahima Kébé, le texte de cette série qui reste une chance pour le Mali de décrocher un prix. «365 jours au Mali», en lice dans la catégorie des documentaires, a été projeté dans une salle de la Mairie centrale de Ouagadougou. Il retrace une période de crise du Mali qui va de février 2012 à mars 2013. Le premier réalisateur, un franco-malien, est révolté par la manière dont les médias occidentaux traitent les informations concernant le Mali. C’est ainsi qu’il a décidé de promener sa camera dans le Septentrion du Mali en passant par la frontière du Burkina Faso. l se fait accompagné par un ex-membre de la rébellion touareg du Mouvement nationale de libération de l’Azawad (MNLA) qui le conduit à travers des pistes sinueuses jusqu’à Kidal, dans le Nord du Mali. Bencoro Sangaré, son co-réalisateur, suit minutieusement les évènements politiques à Bamako jusqu’à la chute du président Amaamtou Toumani Touré (ATT), les premières décisions des putschistes d’alors. Lui, aussi, trimbale sa caméra de Bamako à Mopti (Centre) avant de regagner Tombouctou (Nord) pendant l’occupation. Il arrive à filmer et à interviewer des habitants et des djihadistes. Ce film montre environ 80% d’images inédites sur l’occupation du Nord du Mali entre 2012 et 2013. Des témoignages poignants sur les différents aspects de la vie à Mopti avec la milice Ganda Iso, les habitants de Gao, de Tombouctou et de Kidal sont très instructifs. Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, avant de quitter Ouagadougou, a visité le stand du Mali au Marché international du cinéma d’Afrique (MICA), près du siège du Fespaco. Il était accompagné du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo. Le chef du gouvernement a encouragé les professionnels du cinéma malien, avant d’émettre le vœu de voir nos œuvres cinématographiques primées à cette édition. YD/MD (AMAP)  

28è édition du FESPACO : Le Malien Cheick Oumar Sissoko immortalisé par une statue géante

Bamako, 1er mar (AMAP) Une statue érigée, en hommage au cinéaste malien, Cheick Oumar Sissoko, dans l’allée des Étalons, avenue Monseigneur Joanny Thevenoud à Ouagadougou, a été inaugurée, mardi, par le ministre burkinabè de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme du Burkina, Jean Emmanuel Ouédraogo. « Cette statue est un hommage mérité à un monstre sacré du cinéma africain, qu’est le réalisateur Cheick Oumar Sissoko », a confié le ministre lors de cette cérémonie en marge des activités de la 28ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). Jean Emmanuel Ouédraogo a appelé la jeunesse africaine à s’inspirer du combat du cinéaste, afin que d’autres Cheick Oumar Sissoko « puissent continuer de faire vivre le cinéma africain. » Le cinéaste malien s’est dit honoré et comblé par cette réalisation, avant d’adresser ses remerciements aux autorités burkinabè et à l’ensemble de ses collaborateurs. La statue a été réalisée par le sculpteur burkinabè Siriki Ky. Elle est érigée aux côtés de grands noms du cinéma africain tels que Ousmane Sembène, Souleymane Cissé, Idrissa Ouédraogo, Gaston Kaboré… Cheick Oumar Sissoko a remporté deux fois l’étalon de Yennenga. La première en 1995 avec son film « Guimba le Tyran » et la seconde en 1998 avec son film « La Genèse ». Cheick Oumar Sissoko a, aussi, remporté plusieurs prix hors du continent. Homme politique, originaire de la Commune rurale de Mahina, dans le Cercle de Faloubabé, Région de Kayes, dans l’Ouest du Mali, Cheick Oumar Sissoko a été ministre de la Culture de 2002 à 2007. AT/MD (AMAP)  

28è édition du FESPACO : Le Mali, invité d’honneur, entend faire honneur à son rang

Envoyé spécial Massa SIDIBÉ Ouagadougou, 27 fév (AMAP) la cérémonie d’ouverture de cet événement majeur Le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga et son homologue du Burkina Faso, Appolinaire Joachim Kyelem de Tambela, ont donné, samedi après-midi. le clap de lancement officiel de de la 28è édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) dont le Mali est l’invité d’honneur La cérémonie d’ouverture de cet événement majeur dont le thème, cette année, est : «Cinémas d’Afrique et culture de la paix» s’est déroulée au Palais des sports de Ouagadougou qui abritait. C’était, en présence, outre des membres de la délégation du chef du gouvernement, de nombreux compatriotes. Pour Dr Choguel Kokalla Maïga, le Mali prend part à cette édition du FESPACO dans un esprit de fraternité agissante avec le peuple frère du Burkina Faso. « Autant le choix du Mali comme invité d’honneur honore notre pays, autant le choix du thème de cette édition n’est pas fortuit », a dit le chef du gouvernement. Il a soutenu que cette thématique « est de nature à renforcer notre capacité de résilience forgée par nos valeurs ancestrales, par notre vécu auxquels la production cinématographique n’est pas étrangère. » « Le Mali, le Burkina Faso et tant d’autres pays sont confrontés aujourd’hui aux mêmes défis sécuritaires. Notre combat pour la liberté, la paix, la dignité et la souveraineté de nos Etats est et demeure la priorité des présidents Assimi Goïta et Ibrahim Traoré et le substrat de leurs actions courageuses et déterminées », a poursuivi M. Maiga. « Ce thème appelle à une réflexion profonde dans un contexte géopolitique mouvant et incertain. Il sonne, également, comme une invite des professionnels du 7è Art à poser un regard critique sur le Sahel et ses défis multiformes, afin d’esquisser des pistes de solutions durables face à la crise sécuritaire », a ajouté Choguel Kokalla Maïga. « Des solutions qui tiennent compte des réalités endogènes et des solutions locales », a-t-il expliqué. S’exprimant au nom du Premier ministre du Faso, le ministre burkinabé en charge de la Culture, Jean Emmanuel Ouédraogo, a chaleureusement remercié les autorités maliennes pour avoir rehaussé l’éclat de cette fête du cinéma africain. « Le choix du Mali comme pays invité d’honneur amène les deux nations à davantage fraterniser et regarder dans le même viseur. L’évolution récente de l’histoire commune des deux Etats est soumise aux attaques terroristes »,a-t-il dit. «C’est pourquoi nous avons foi en cette fraternité avec le Mali qui a donné à l’Afrique la première Constitution au monde dite Charte du Mandé…», a relevé le ministre Ouédraogo. L’éclat de cette cérémonie a été rehaussé par une magnifique prestation de notre compatriote, l’artiste Sidiki Diabaté qui a exécuté, à la kora, les hymnes nationaux du Burkina Faso et du Mali. MS/MD (AMAP)

FESPACO 2023 : Le Mali désigné invité d’honneur

Bamako, 08 fév (AMAP) Le Mali a été désigné Invité d’honneur de la 28è édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) par le Comité national d’organisation (CNO) lors de son installation, le jeudi 2 février. Selon le président du CNO, Fidèle Tamini, le choix porté sur le Mali, se justifie à plusieurs titres. « Au regard des réalités des deux pays, de la vision du moment, le Mali était le meilleur partenaire pour être pays invité d’honneur de ce FESPACO », a-t-il expliqué. De même, « c’est un pays de cinéma, suffisamment représenté dans cette 28e édition », a-t-il ajouté. En effet, 10 œuvres cinématographiques maliennes dont des courts métrages, des documentaires, des séries et des films d’écoles ont été sélectionnés pour les différentes compétitions. Le Mali, choisi par les autorités burkinabés, pour l’édition 2023, prévue du 25 février au 4 mars, succède au Sénégal en 2021, le Rwanda en 2019 et la Côte d’Ivoire en 2017. Le remplace, au pied levé, le Togo qui était désigné comme pays invité d’honneur de cette célébration. Le Mali a remporté trois fois le prestigieux Étalon du Yennenga, deux fois avec Souleymane Cissé grâce à ses films « Baara » en 1979 et « Finyè » en 1983 et une fois avec Cheick Oumar Sissoko pour son film « Guimba » en 1995. D’autres réalisateurs comme Adama Drabo, Abdoulaye Ascofaré, Salif Traoré, Momo Cissé, Moussa Ouane, Ibrahima Touré, Léopold Togo entre autres…ont participé au FESPACO. Sur 1 142 films inscrits au total, 170 ont été retenus en sélection officielle pour cette 28e édition dans une dizaine de catégories, notamment les fictions, documentaires, séries, films d’animation, des écoles… Cette édition du plus grand festival panafricain du cinéma dont la première édition date de 1969, est dédiée aux « cinémas d’Afrique et la culture de la paix », avec comme affiche l’image de Sarraounia (la légendaire reine nigérienne, symbole de la résistance contre la colonisation). Dans un monde où le climat sociopolitique reste tendu dans plusieurs pays, cette édition 2023 du FESPACO vise à réfléchir sur comment le cinéma peut contribuer à la culture de la paix, à la réconciliation entre les peuples du monde. Le 28e FESPACO, l’une des plus grandes manifestations cinématographiques du continent africain, organise notamment des projections cinématographiques en zones rurales.     Youssouf DOUMBIA

CHAN 2022 : Les Aigles locaux en ordre de bataille

Envoyé spécial Ladji M. DIABY Oran, 20 janv (AMAP) La sélection nationale prépare sereinement son deuxième match contre la Mauritanie, programmé le 24 janvier au complexe olympique d’Oran, dans une ambiance de concentration maximum. Le Mali a fait match nul contre l’Angola (3-3) lors de la première journée après avoir été mené 1-0 puis 3-1. Pour se qualifier au tour prochain, les Aigles locaux sont dans l’obligation de gagner contre la Mauritanie alors que la rencontre Angola-Mauritanie, ce samedi, s’est soldé par un nul vierge (0-0) prévue aujourd’hui. «Après le match contre l’Angola, nous avons mis les joueurs au repos. Nous avons fait des séances d’entraînement légères, parce que la meilleure manière de récuperer, c’est le repos», explique le préparateur physique de l’équipe Adama Djefla Diallo. Après ces deux jours, le niveau a été relevé avec le travail de force et vivacité. «Maintenant, c’est le travail technico-tactique pour mettre les joueurs dans tous les conditions pour gagner ce match», ajoute le technicien. Le staff technique a reçu le soutien du sélectionneur national, Eric Sékou Chelle, arrivé jeudi soir à Oran, et présent à la séance d’entraînement de ce matin, au stade d’athlétisme du complexe olympique d’Oran. Les défenseurs centraux Yoro Mamadou Diaby et Barou Sanogo, qui étaient enrhumés, et Moussa Koné, touché lors de la séance de mercredi, se sont bien entraînés alors que Nankoma Keïta, touché à la cheville lors de la préparation à Sousse (Tunisie), et Aly Dessé Sissoko, blessé depuis Bamako, mais avec possibilité d’être récupéré après la phase de poules, reviennent petit à petit. Les Aigles locaux vont affronter les Mourabitounes locaux puisqu’ils ont perçu les primes de matches lors des éliminatoires (victoires en aller-retour contre la Sierra Leone) et de qualification après le match contre l’Angola. LMD/MD (AMAP)