Culture : Avant-première du documentaire «Le Mali, un passé glorieux, un futur d’espérance» au Palais de la Culture

Bamako, 17 juillet (AMAP) L’avant-première du documentaire «Le Mali, un passé glorieux, un futur d’espérance», réalisé par N’Golo Diarra, s’est tenue vendredi au Palais de la Culture Amadou Hampaté Bâ, sous le haut parrainage du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie Hôtelière et du Tourisme, représenté par le directeur du Centre national de la Cinématographie du Mali, en partenariat avec le Fonds d’Appui aux Moteurs du Changement (FAMOC), a constaté l’AMAP. Ce documentaire, financé par le FAMOC dans le cadre d’un appel à projets, traite de la situation des personnes déplacées internes au Mali, en portant leurs histoires, leurs aspirations à la paix et leur volonté de réconciliation. Il vise à alimenter le débat public et à éclairer la prise de décision sur la crise que traverse le pays depuis plus de dix ans. Prenant la parole, le réalisateur N’Golo Diarra a indiqué que l’idée du film est née de son expérience de terrain auprès des déplacés internes, dont il a recueilli les récits du quotidien. Il a rappelé que le documentaire porte des messages de plaidoyer destinés à toutes les couches de la société, avec l’éducation comme levier principal de transformation et de sortie durable de la crise. Le directeur du Centre national de Cinématographie du Mali, Sidi Lamine Bagayoko, a salué l’œuvre au nom du ministre de la Culture, réaffirmant la volonté de l’institution d’accompagner les réalisateurs maliens et de contribuer à la réhabilitation du cinéma national, notamment à travers le genre documentaire. KD/CMT (AMAP)

Radio : un travail méticuleux au quotidien

Par Moussa M. DEMBÉLÉ La radio demeure l’un des médias les plus écoutés au Mali. Discrets, ses journalistes accomplissent chaque jour un travail exigeant pour livrer une information de qualité.   Ce mardi 27 janvier 2026, vers 9 heures, nous franchissons le seuil de la Maison de la presse, à Médina Coura, en Commune II du district de Bamako. C’est ici qu’émet la radio « Studio Tamani ». Avant d’accéder aux bureaux, des vigiles contrôlent l’identité des visiteurs. Le bureau du rédacteur en chef est fermé. Dans le couloir, un employé assure qu’il ne tardera pas.   À 9h15, la conférence de rédaction débute. La station compte 16 journalistes contractuels et 10 pigistes à Bamako, sans compter les correspondants régionaux. Ce matin-là, ils ne sont qu’une dizaine autour de la table. La séance est présidée par un journaliste, en l’absence du rédacteur en chef. Devant son ordinateur, il projette les sujets proposés sur un écran.   La réunion, qui dure moins d’une heure, structure pourtant l’essentiel de la journée. L’équipe passe d’abord en revue l’édition précédente, dans un esprit de critique constructive. Puis les sujets du jour sont discutés et validés. L’actualité impose son rythme.   Ce matin, l’ouverture de la 11e édition du Festival culturel Ogobagna domine l’agenda. Dédié à la promotion de la culture dogon et, plus largement, de la culture malienne, l’événement sera traité sous l’angle de son impact sur la cohésion sociale après dix années de célébration. Il fera la Une. D’autres sujets, proposés par les correspondants régionaux, sont retenus : le recensement à Koutiala, l’impact du froid sur le quotidien des habitants de Bandiagara et la formation de femmes à la fabrication du savon à Bafoulabé.   À l’issue de la conférence, chacun s’attelle à sa tâche. Certains contactent des personnes ressources, d’autres partent en reportage. Mariam Coulibaly, journaliste à Studio Tamani depuis plus de dix ans, est chargée de réaliser un enrobé sur le Festival Ogobagna. Une responsabilité de taille : son sujet ouvrira le journal.   Installée dans la salle des reporters, face à son ordinateur, celle qui rêvait autrefois d’une carrière à la télévision détaille son planning. « J’ai déjà appelé les correspondants dans le pays dogon pour recueillir les réactions des habitants sur l’impact du festival », explique Mariam Coulibaly. Elle prévoit ensuite de se rendre sur le terrain pour compléter ses informations.   Un travail à la chaîne   À 14 heures, tous les reporters sont de retour à la rédaction. Le métier repose sur un travail d’équipe, sans exclure l’initiative individuelle. Le montage s’enchaîne. Les éléments doivent être déposés avant 15 heures. La diffusion se fera en cinq langues : bambara, sonrhaï, français, peul et tamasheq. Chaque journaliste traduit son sujet.   À 16h30, tout est prêt. Le rédacteur en chef, Sékou Gadjigo, détaille les choix éditoriaux. « Le travail du journaliste repose sur l’actualité. Pour ce numéro, nous avons choisi trois sujets majeurs : un enrobé sur le festival Ogobagna et son impact sur la cohésion sociale, un papier sur le blocus des localités, et une réaction des acteurs de l’éducation sur la grève des syndicats », précise-t-il, quelques minutes avant la diffusion.   La journée est minutieusement orchestrée. La radio doit informer en temps réel, après vérification. Accessible à tous, elle accompagne le paysan dans son champ comme le fonctionnaire sur le chemin du travail. Média de proximité, elle attire de nombreux passionnés, ces « vedettes de l’ombre » reconnues à travers leur voix. « La radio annonce, la télévision montre et la presse écrite démontre », résume Tiona Mathieu Koné, professeur à l’École supérieure de journalisme et des sciences de la communication de Bamako (ESJSC).   Imirana Maïga entre dans le métier par vocation en 2003. « Mon aventure a commencé à la Radio Annia de Gao. Je suis arrivé sans formation, sans connaissance de l’éthique ni de la déontologie, mais avec une passion profonde. À mes débuts, je me suis totalement investi dans l’animation musicale », raconte-t-il. Malgré deux échecs au baccalauréat, le natif de Gao persévère et obtient finalement le diplôme en série Sciences exactes à Koulikoro, avant d’entamer des études supérieures à Bamako. « Mais l’amour de la radio ne m’a jamais quitté. En 2008, j’ai rejoint la Radio La Voix du Citoyen où je suis resté jusqu’en juillet 2013 », poursuit-il.   Rokia Doumbia, journaliste à la Radio Klédu, confie avoir d’abord envisagé une carrière à la télévision. « Ici, ce n’est pas le visuel qui compte, mais plutôt la voix. C’est un média qui m’a séduite », explique-t-elle.   Selon une récente enquête menée par l’Union des journalistes reporters du Mali, la radio occupe une position prépondérante face à la télévision et à la presse écrite. Son atout principal : l’instantanéité.   MMD/OS (AMAP)

Cinéma : La série télévisée « le Pacte colonial » présentée au public

Bamako, 22 août (AMAP) Le président de la Maison fédérale du cinéma et de l’audiovisuel au Mali (MFCAM), Boubacar Sidibé, a, officiellement, présenté, vendredi 22 août 2025, la série télévisée, intitulé « le Pacte colonial », au Centre international de conférence de Bamako (CICB), a constaté l’AMAP. La production de 33 épisodes est principalement axée sur « la souveraineté retrouvée » des pays membres de la Confédération des Etas du Sahel (AES). Selon le président de MFCAM, qui est intervenu lors d’une sobre cérémonie, dans la salle Wa Kamissoko, ce film est un « miroir tendu vers notre passé ». « La série ‘Le Pacte colonial’ se veut une réflexion sur l’histoire des nations africaines. L’œuvre ne se contente pas de raconter le passé mais, cherche aussi à donner aux peuples la force de choisir leur avenir », a dit Boubacar Sidibé. « Nous remettons solennellement les 33 épisodes de cette série aux autorités de la Confédération de l’AES, Ce n’est pas un simple don, c’est une contribution symbolique. C’est le témoignage que notre culture. Notre cinéma, est au service de la souveraineté et de l’unité », a dit M. Sidibé. Selon lui, ce don est un pacte, non pas de soumission, mais de liberté. « Un pacte entre nos peuples, nos artistes, nos créateurs, pour construire un récit commun, un récit de dignité et de résilience. Ensemble, au sein de l’AES, nous nous affranchissons des chaînes du passé pour bâtir un avenir où la souveraineté de nos nations est inébranlable et où l’unité de nos peuples est notre plus grande force », a fait savoir le président de MFCAM. Et, d’ajouter que ce geste symbolique est considéré par la MFCAM comme une contribution essentielle pour mettre la culture et le cinéma au service de la souveraineté et de l’unité. Des copies du film ont été remises au ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, qui a présidé la cérémonie, ainsi qu’à de l’ambassadeur du Burkina Faso au Mali, Mme Dembélé Julienne Sanon et à la 2e conseillère de l’ambassade du Niger au Mali, Mme Koso Mariama Almone. « Nous sommes très contents de recevoir ces trois exemplaires au nom de l’AES, des mains de notre grand créateur et réalisateur. Au nom des autorités du Mali et de l’AES, j’adresse mes chaleureuses félicitations et mes encouragement au réalisateur, Boubacar Sidibé, pour ce beau travail », a déclaré Mamou Daffé. ST/MD (AMAP)                

Mali :  Clap de départ du Festival de films Inde-Mali

Bamako, 15 août (AMAP) Un « Festival de films Inde-Mali » a démarré, vendredi, au Centre international de conférences de Bamako (CICB) sous la présidence du Secrétaire général du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mahamadou dit Koumbouna Diarra, a constaté l’AMAP Cette première du genre, qui se tient du 15 au 17 août 2025 se situe dans le cadre de la 79e année de l’indépendance de l’Inde. Elle a été initiée par l’ambassade d’Inde au Mali a initié, afin de célébrer, aussi, les relations étroites et amicales entre les deux nations. « C’est le lieu de saluer l’excellence des relations entre nos deux Républiques », a dit Mahamadou dit Koumbouna Diarra. Selon lui, « l’importance du cinéma n’est plus à démontrer ». « Le Pôle de production Bollywood a été un exemple de réussite économique et socioculturel qui inspire plusieurs nations », a-t-il ajouté.   Quant au Mali, a-t-il dit, « dès son indépendance, le cinéma a été placé au cœur des priorités comme élément de renaissance et de développement culturels ». « Et, cette célébration cadre bien avec l’Année de la Culture décrétée par le général d’Armée Assimi Goita, qui vise à inculquer à la jeunesse nos valeurs sociétales dans une dynamique de revitalisation culturelle de nos territoires », a fait savoir M. Diarra. Il a émis l’espoir que cet évènement « va se pérenniser et permettre le partage d’expérience sau profit des acteurs du Septième art de nos deux pays. » Le président de la Fédération nationale du cinéma et de l’audiovisuel (FENACAM), Alou Konaté, a apprécié l’initiative. Pour lui, elle « nous permettra de nous servir de l’expérience de l’Inde, dans le domaine de la création, de la diffusion et de montage de dossier » Au programme du Festival, la projection du film sur feu le Président Modibo Keita. Ce choix n’est pas anodin : père de l’indépendance du Mali, Modibo Keita avait compris très vite l’opportunité qu’offrait le cinéma au Mali pour son développement. Au cours de ce lancement, des acteurs qui ont contribué à la réussite du cinéma malien dont le cinéaste et ex-ministre de la Culture, Cheick Oumar Sissoko, Abdoulaye Ascofaré, Fatoumata Coulibaly FC, ont été distingués par l’ambassade d’Inde au Mali. ST/MD (AMAP)    

Le Document-cadre de la Nouvelle politique culturelle soumise à validation

Bamako, le 23 juin (AMAP) Le Document-cadre de la Politique nationale de la culture, de l’artisanat et du tourisme au Mali est soumis, lundi, pour être validé, aux participants d’un atelier national ouvert, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé, en compagnie de son collègue en charge des Affaires religieuses, Mahamadou Koné. Selon le ministre Daffé, l’élaboration du document illustre parfaitement les propos du président de la Transition, le général d’Armée Assimi Goïta, qui a décrété  2025, Année de la Culture au Mali pour faire de ce secteur le pilier pour bâtir le Mali nouveau. « Ce document-cadre de politique nationale de la culture, de l’artisanat et du tourisme, élaboré dans une approche participative, s’insère parfaitement dans la vision Mali kura ɲetaasira ka bɛn san 2063 ma et dans la Stratégie nationale pour l’émergence et développement durable 2024-2033 », a-t-il précisé. Ajoutant qu’il s’inscrit. également, dans le Programme présidentiel de développement culturel Maliden kura 2025-2027. Le texte est un document de référence et d’orientation « dont l’élaboration a été initiée par le département chargé de la Culture, dans une démarche innovante, inclusive et participative, impliquant l’ensemble des acteurs publics et privés du secteur concernés. » Il est présenté comme prenant en compte « l’évolution des différents concepts » dans les trois secteurs (sous tutelle du ministère) et le contexte socio-culturel actuel. La politique comporte trois axes stratégiques, à savoir : la culture, facteur de stabilisation et du vivre-ensemble, et valorisation du patrimoine culturel ; l’axe porte sur la professionnalisation et l’appui à la créativité et à l’innovation dans une dynamique de promotion des Industries culturelles et créatives (ICC), de financement des secteurs de la culture, de l’artisanat et du tourisme et de l’accès au marché. Enfin, le dernier volet concerne la promotion de l’image du Mali. Les axes sont déclinés en actions et en activités prenant en compte les besoins et les aspirations des acteurs des trois secteurs, conformément aux recommandations des états généraux et des différentes assises et concertations. Il a soutenu que cette politique vise la transformation structurelle de toute une génération, pour les 20 prochaines années. Pour le Mahamadou Koné, « c’est le document du Mali tout court », car selon lui, « la culture est la base de tout. » OD/MD (AMAP)

Journées hommage à Souleymane Cissé : un héritage à transmettre

Bamako, 13 juin (AMAP) Les Journées d’hommage à Souleymane Cissé, prévues du 13 au 14 juin, ont débuté venderdi au Centre international de conférence de Bamako par une cérémonie présidée par le ministre des Affaires religieuses et du Culte, Mahamadou Koné, représentant son collègue en charge de la Culture, a constaté l’AMAP. Selon le président de la commission de la Fédération nationale du cinéma et de l’audiovisuel du Mali (FENACAM), Alou Konaté, ces Journées « ne sont pas seulement un adieu, mais aussi un appel à poursuivre le combat du réalisateur, à protéger et valoriser son héritage et à former une génération consciente et engagée pour le cinéma malien et africain. » M. Konaté a ajouté que Souleymane Cissé est parti, mais que sa lumière continuera d’éclairer les écrans. Pour sa part, Salif Traoré, représentant la famille de Souleymane Cissé, a souligné que l’œuvre du défunt « a permis de faire connaître le Mali à travers le monde. » « Et, il l’a fait contre vents et marées, sans jamais rien attendre en retour », a-t-il dit. Par ailleurs, 2025 est décrétée année de la Culture, « le ministre de tutelle, Mamou Daffé, a concrétisé cette reconnaissance à travers l’organisation de ces journées d’hommage au cinéaste », a indiqué le ministre Mahamadou Koné. En conclusion, il a déclaré que « c’est un baobab qui est tombé, mais que les mémoires n’oublieront jamais. » « Souleymane Cissé restera présent parmi les siens à travers ses œuvres et l’héritage qu’il a semé pour le Mali et le monde entier », a-t-il ajouté. AC/MD (AMAP)  

Journées d’hommage à Souleymane Cissé à Bamako les 13 et 14 juin 2025

Bamako, 03 juin (AMAP) La Fédération nationale du cinéma et de l’audiovisuel du Mali (FENACAM), en collaboration avec la famille Cissé, et sous le patronage du président de la Transition et du ministre en charge de la Culture, organise les premières Journées d’hommage à Souleymane Cissé les 13 et 14 juin 2025 à Bamako, a appris, mardi, l’AMAP de source officielle. « Ces journées célèbrent la mémoire du cinéaste malien, décédé le 19 février 2025, et son œuvre majeure (Baara, Finyè, Yeelen, Waati), qui a marqué le cinéma africain par son engagement et son universalité », indique un communiqué parvenu à l’AMAP. Au programme : des projections de films, exposition de photographies et trophées, conférences-débats, dont une sur la contribution de M. Cissé au cinéma malien et africain, ainsi qu’un grand débat télévisé sur Office de radiodiffusion et télévision (ORTM) 1. Une projection en plein air aura lieu à Bozola, quartier natal de l’artiste. Ces activités visent à « honorer la mémoire, l’œuvre et l’engagement de Souleymane Cissé, pionnier du cinéma africain engagé, et inspirer les générations futures à poursuivre son combat artistique et culturel », ajoute le communiqué. Il s’agit, précisément de valoriser l’héritage cinématographique à travers projections, conférences et témoignages ; créer un cadre de réflexion sur l’avenir du cinéma malien et africain ; encourager les jeunes talents à s’inspirer de son engagement pour un cinéma libre ; promouvoir le dialogue interculturel à travers son œuvre. « Nous sommes fiers de cette initiative de la FENACAM et de la famille de Souleymane, qui vise à reconnaître l’important travail qu’il a réalisé pour le Mali et pour l’Afrique », a indiqué Mamou Daffé, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme. Le ministre estime que ces Journées d’hommage épousent parfaitement l’esprit de l’Année de la culture décrétée par le Président de la Transition le Général d’Armée Assimi Goïta. OS/MD (AMAP)

Maliwood : Une ambition nationale pour relancer le cinéma malien

Bamako, 02 juin (AMAP) L’ancien ministre malien de la Culture et cinéaste, Cheick Oumar Sissoko, a émis lundi, le vœu que des productions maliennes soient vues sur les écrans maliens, lors de la Journée de réflexion sur le document-cadre du programme Maliwood, au Centre international de conférences de Bamako, a constaté l’AMAP. « Dans cette perspective, il devient impératif de proposer d’autres contenus sur nos écrans, en rupture avec les images venues d’ailleurs, porteuses de valeurs incompatibles avec nos repères culturels », a précisé l’auteur de « Guimba ».Cette réunion avait pour objectif d’examiner les moyens de création d’un Maliwood, afin de structurer une véritable industrie cinématographique nationale. Le chef du cabinet  du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Nohan Sow, a  indiqué que cette initiative est issue des Assises nationales de l’Artisanat et de la Culture. En effet, pour M. Sow, il s’agit « de mettre en place un cinéma malien à l’image de Hollywood et d’autres pays, afin de créer une véritable chaîne de valeur autour du cinéma et de l’audiovisuel. » Par ailleurs, l’ouverture de cet atelier permettra d’examiner les voies et moyens à mobiliser pour y parvenir. Pour sa part, Cheick Oumar Sissoko, a souligné que cette rencontre constitue une opportunité pour les cinéastes « de réfléchir sur leur présent et leur devenir. » « Ainsi, il sera possible d’évaluer ce qu’il adviendra des programmes qui seront élaborés et soumis au ministre », a-t-il ajouté « Cette initiative est d’autant plus salutaire que, selon le cinéaste, les Maliens le savent, nous sommes actuellement dans le creux de la vague. » « Autrefois premier, le cinéma malien traverse aujourd’hui une crise profonde, se retrouvant dans le peloton de queue », a-t-il regretté. L’actuel ministre en charge de l’Artisanat, Mamou Daffé, ambitionne la création d’un Maliwood, un projet qui sera discuté lors de cette journée. Si de grandes perspectives existent, force est de constater que l’État reste encore en deçà du soutien attendu. « À titre d’exemple, une subvention de 6 milliards de Fcfa promise depuis 2016 n’a toujours pas été concrétisée, alors que d’autres pays, en soutenant activement leur cinéma, parviennent à se faire connaître à travers leur art » a-t-il conclu. Selon la secrétaire générale de la Fédération nationale du cinéma et de l’audiovisuel du Mali, Salimata Tapily, l’année 2025 a été décrétée Année de la Culture par le président de la Transition, Assimi Goïta. Ainsi, cette décision, à la fois historique et symbolique, inscrit la Culture au rang de priorité nationale. Elle a rappelé que « la Culture ne constitue pas un simple ornement de l’identité malienne, mais représente le socle même de la souveraineté. Par conséquent, il s’agit d’une invitation à se recentrer sur l’essentiel : être un peuple de mémoire, de création et de transmission. » Le chef du cabinet du ministère chargé de l’Artisanat, Nohan Sow, qui a présidé la séance avait à ses côtés, l’ancien ministre de la Culture, Cheick Oumar Sissoko et la secrétaire générale de la Fédération nationale du cinéma et de l’audiovisuel du Mali, Salimata Tapily. AC/MD (AMAP)

Bureau malien du droit d’auteur : bonne dynamique dans le paiement des redevances aux artistes (Conseil d’administration)

Bamako, 22 mai (AMAP) Le Bureau malien du droit d’auteur (BUMDA) est dans une bonne dynamique et continue de représenter un véritable bol d’air pour les artistes dans le paiement des redevances de droit d’auteur et droits voisin, a conclu la 48è session ordinaire de son Conseil d’administration. La structure a recouvré les redevances de droit d’auteur et des droits voisins. Les administrateurs ont approuvé les états de paiement et les procédures seront enclenchées pour le paiement dans les jours à venir à ceux dont les œuvres ont été exploitées Le secrétaire général du ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mahamadou dit Koumbouna Diarra, qui a présidé cette session, en présence de la directrice générale du BUMDA, Mme Diallo Aida Koné, et de la quasi totalité des administrateurs, a exprimé sa satisfaction pour la régularité des sessions et salué l’engagement constant des administrateurs. « Est-il besoin de rappeler que le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, lors de sa traditionnelle adresse à la nation, le 31 décembre dernier, a décrété 2025 comme Année de la cultur ? Certes, cela nous interpelle tous et nous engage à la construction du Mali Kura, gage de paix et de vivre ensemble », a déclaré Mahamadou dit Koumbouna Diarra. « La session à mi-parcours se tient dans un contexte particulier, marqué par le paiement des redevances de droit d’auteur et droits voisins de l’année 2024 par les sociétés de téléphonie mobile. Je fais allusion à Orange Mali et Moov Malitel Africa. S’y ajoutent les droits généraux » M. Diarra. Et le secrétaire général d’expliquer succinctement que cet argent est en train d’être reparti entre tous ceux dont les œuvres ont fait l’objet d’une exploitation. Le montant de ces redevances payées s’élève à un peu plus de 451 millions de Fcfa, soit une réalisation d’un taux d’exécution de plus de 53% des ressources propres sur une prévision de plus de  837 millions de Fcfa. Quant aux recettes, au titre de la subvention de l’État, elles se chiffrent à plus de 103 millions de Fcfa, soit un taux d’exécution d’un plus de 63% sur une prévision de plus de 163 millions de Fcfa. La réalisation globale est estimée à un peu plus de 554 millions de Fcfa, soit un taux d’exécution de 55%. Ces résultats très encourageants ont été aussi bien appréciés par le secrétaire général du ministère en charge de la Culture, qui a félicité la directrice générale du BUMDA et son équipe et pour le travail realisé.  Ces résultats démontrent leur « dynamisme à faire prospérer les redevances », a-t-il dit. Mais au-delà des chiffres satisfaisants, les administrateurs s’accordent à reconnaître que des efforts doivent être accomplis par le BUMDA en vue d’améliorer ses performances dans le recouvrement des arriérés de droits d’auteur et de droits voisins, dans la mise en œuvre de la rémunération pour copie privée et la reproduction par reprographie des œuvres. « La rémunération pour copie privée, faut-il le rappeler, constitue aujourd’hui l’enjeu du droit d’auteur. C’est pour cela que nous avons entamé le processus de relecture de la Loi 2017-012 du 01 juin 2017 fixant le régime de la propriété littéraire et artistique », a expliqué Mahamadou dit Koumbouna Diarra. Il a, aussi, noté la mise en œuvre de l’Assurance volontaire pour la culture (AVOC) qui est une initiative prise par le département en charge de la Culture pour susciter l’adhésion des non-salariés des professions libérales, artistiques et artisanales. Il a invité le BUMDA à plus de communication afin de sensibiliser le maximum d’artistes à adhérer à cette assurance. Il a exprimé ses remerciements aux partenaires du BUMDA et souhaité que d’autres en prennent la graine pour accompagner les artistes qui constituent une frange importante de notre société. Au terme de son intervention, le secrétaire général a rendu hommage à Me Amadou Keïta, avocat et collaborateur du BUMDA, ainsi qu’à des célébrités du monde la culture qui ne sont plus, notamment le musicien Amadou Bagayoko et le cinéaste Souleymane Cissé, etc. « Pendant ce trimestre, nous avons pu mener des activités, notamment le recouvrement des arriérés de droit d’auteur et des droits voisins. Après ces recouvrements, nous avons pu faire le renforcement du cadre juridique en allant vers la relecture de la loi numéro 27012 du 1er juin 2017 qui fixe les régimes de la propriété littéraire et artistique qui nous permettra de nous conformer à l’évolution juridique nationale et internationale et de pouvoir transporter », a souligné, auparavant, la directrice du Bureau, Mme Diallo Aida Koné. Amadou SOW                          

Maroc : la Princesse Lalla Hasnaa préside la 1ère session du Conseil d’administration de la Fondation du théâtre royal de Rabat

Rabat, 15 mai (AMAP) Son Altesse Royale, la Princesse Lalla Hasnaa, présidente de la Fondation du théâtre royal de Rabat, accompagnée de Mme Brigitte Macron, a présidé, jeudi, la première session du Conseil a de ladite Fondation dans les locaux de l’institution culturelle et artistique, rapporte Mahgreb Arab Presse (MAP). « Fruit de la vision éclairée de SM le Roi, le théâtre royal de Rabat se veut une concrétisation de la Haute Sollicitude Royale sans cesse manifestée à l’égard de l’art et de la culture ?, indique MAP. Son Conseil d’administration, « formé d’éminentes personnalités issues d’horizons différents, s’attachera, dans le cadre des hautes orientations royales, à fixer et à enrichir un cadre stratégique pour cette institution ». Ce Conseil est composé de : -Cheikha Al Mayassa Bint Hamad Al-Thani, Présidente du Conseil d’administration de Qatar Museums ; -Mme Brigitte Macron, épouse du Président de la République française ; -M. Othman Benjelloun; -M. Michael Zaoui ; -M. Makhtar Diop ; -Mme Huda Alkhamis-Kanoo ; -M. Gad Elmaleh ; -M. Michel Canesi ; -Mme Hélène Mercier-Arnault ; -M. Farid Bensaïd ; -M. Mohamed Yacoubi. MD (AMAP)