Plusieurs leaders politiques maliens lancent un «appel pour la réussite de la Transition»

Bamako, 27 juil (AMAP) Plusieurs leaders de formation politiques nationales ont lance, lundi, à Bamako, « un appel pour la réussite de la Transition » au Mali, a constaté l’AMAP. Les anciens Premiers ministres, Soumaïlou Boubeye Maïga et Moussa Mara et les anciens ministres Amadou Koïta, Tiemoko Sangaré, Dr Boukary Treta, entre autres, plusieurs, responsables connus de la scène politique étaient réunis, ce lundi, à Bamako. Dans une déclaration commune, lue par leader du parti Yelema, Moussa Mara, ils ont énuméré en huit (8) points leurs propositions pour la réussite de la Transition. Ils ont affirmé, notamment, leur «disponibilité à participer à toutes les initiatives de la transition pour asseoir une grande inclusivité dans la conduite des affaires publiques ». Ces responsables politiques ont declare, également, soutenir «les initiatives visant à instaurer et renforcer la cohésion sociale, la stabilité et la sécurité du Mali » et ont estimé « que la sortie durable de crise de notre pays suppose la conduite d’actions qui ne peut être toutes envisagées pendant la seule période de la transition ». Ils se sont declares, entre autres, «convaincus» que le prochain pouvoir élu «devra impérativement travailler dans un esprit de rassemblement et d’inclusivité et conduire de profondes réformes», tout en affirmant leur « attachement au respect scrupuleux de la période de la transition». MT/MD (AMAP)

Une pluviométrie abondante au Mali pour l’hivernage 2021, selon les spécialistes de la météo

Par Makan SISSOKO Bamako, 03 juin (AMAP) Les spécialistes de la météo annoncent une pluviométrie abondante au Mali pour le prochain hivernage et indiquent qu’à cet effet, le choix des semences et l’utilisation d’autres techniques agricoles seront déterminants pour faire une bonne récolte. L’Agence nationale de la météorologie prédit, pour la campagne agricole 2021, une pluviométrie abondante marquée par des périodes sèches. Les prévisions saisonnières des caractéristiques agro-hydro-climatiques de Mali-Météo, base scientifique de ces analyses, laissent paraître « un hivernage humide avec un démarrage précoce à normal, une fin tardive, des séquences sèches plus longues en début et courtes en fin de saison ». Il est également attendu des écoulements globalement supérieurs aux moyennes de la période 1981-2010 dans les bassins du Niger et du Sénégal. Face à ces prévisions météorologiques, nous avons rencontré des spécialistes en agronomie qui prodiguent des conseils pratiques aux agriculteurs pour les aider à atteindre les résultats escomptés au titre de la campagne qui va bientôt démarrer. Les techniciens conseillent, aussi, les comportements à adopter par les producteurs afin de booster la production agricole de cette saison agricole 2021 Le chef du Laboratoire d’analyse de qualité des semences du Mali (Labosem). basé à Sotuba, Dr Dionkounda Camara, se réjouit de « ces bonnes perspectives pour la campagne agricole en termes de pluviométrie ». Pour booster les rendements, le spécialiste invite les cultivateurs à suivre le calendrier agricole, en écoutant les agents techniques d’agriculture en poste dans leurs zones respectives et, surtout, de suivre les conseils que les techniciens donneront en fonction de l’évolution de la pluviométrie. VARIÉTÉS DE SEMENCES – Parlant des caractéristiques annoncées, Dr Camara explique que la grande pluviométrie prévue suppose que le cycle de la saison sera bouclé sur toute la ligne. À ce titre, l’expert demande aux producteurs de tenir compte de certains aspects techniques au point de vue cultural. En saison de grandes pluies, par exemple, il est recommandé aux producteurs de semer les variétés de semences hybrides qui sont beaucoup plus profitables en termes de rendement et de résistance par rapport aux variétés à pollinisation libre (OPV, sigle anglais). Celles-ci résistent difficilement à la grande pluviométrie, argumente-t-il. Toutefois, insiste Dr Dionkounda Camara, le choix des variétés de semences doit différer en fonction des différentes zones de culture. « Car, ajoute le chef de Labosem, chaque variété est adaptée à une zone agro-climatique bien déterminée en saison de grande pluviométrie ». Prenant l’exemple sur la zone de Sikasso, Dr Camara explique que l’hivernage y commence au mois de mai. S’il devrait beaucoup pleuvoir dans ces zones, les producteurs ne devraient pas semer en fin mai, selon lui. Ils doivent retarder les semis vers la deuxième décade du mois de juin. « En ce moment, ajoute-t-il, les plants vont boucler leur cycle suivant l’intensité de la pluviométrie ». « Par contre, s’ils cultivent au mois de mai, les plants vont grandir. Leur maturité physiologique coïncidera avec la grande pluviométrie qui va sans doute impacter la production », assure le spécialiste. Ainsi, aux paysans opérant dans des zones de grande pluviométrie, comme la Région de Sikasso, Dr Dionkounda Camara demande de s’intéresser aux nouvelles variétés de semences hybrides de maïs, mil, sorgho, niébé, etc. développées par les chercheurs de l’Institut d’économie rurale (IER). Il suggère, aussi, de prendre des informations auprès des agents d’encadrement des différentes zones de production sur les choix des variétés, les techniques culturales et concernant les bons comportements qu’il faut adopter, compte tenu de l’évolution des techniques culturales afin d’obtenir les résultats escomptés. EMBLAVER LES PARCELLES – De son côté, le spécialiste en agro-climatologie et chercheur à l’IER, Dr Salifou Sissoko, invite, sur la base des prévisions annoncées par Mali-Météo, les producteurs à commencer tôt à emblaver les parcelles. Afin d’éviter de prendre du retard par rapport « aux semis qui constituent, selon lui, l’acte principal du paysan ». Le spécialiste conseille aux paysans de semer les variétés de semences adaptées à leur environnement, issues de la recherche ou non, des variétés tardives ou intermédiaires. «Le paysan a un savoir millénaire. Il connaît son environnement mieux que n’importe quel chercheur, de façon globale. Nous, on se permet de leur donner des conseils par rapport aux variétés que nous avons créées et des innovations que nous avons apportées et qui vont dans le sens des savoirs paysans. Que la saison soit précoce ou tardive, le meilleur conseil qu’il faut donner aux paysans est de se lever tôt», insiste le spécialiste. Par rapport aux techniques culturales, le chercheur, qui a foi aux savoirs locaux paysans, exhorte les cultivateurs à aller vers des pratiques agro-écologiques, en utilisant moins d’engrais chimiques. Pour lui, utiliser en abondance les fumures organiques a pour avantage de diminuer les coûts de production et permet de produire des variétés agro-écologiques qui n’ont pas de conséquences sur la santé des producteurs et des consommateurs. Dr Sissoko demande, également, d’éviter surtout de cultiver dans les bas-fonds. En cultivant dans ces zones à forte humidité, l’eau risque de détruire les cultures à cause de l’inondation. Aux producteurs obligés de cultiver dans les bas-fonds, le spécialiste suggère de privilégier des cultures pouvant supporter l’eau notamment, le riz. Pour le Dr Sissoko, la météo donne des prévisions générales qui doivent être complétées par les prévisions quotidiennes tout au long de l’hivernage. À cet effet, le spécialiste encourage les paysans à écouter quotidiennement ces prévisions à travers la radio et la télévision. «On est également en train d’essayer de former les paysans dans l’utilisation du téléphone portable pour avoir accès aux données quotidiennes, c’est aussi une manière qui leur permettra de prendre des précautions nécessaires», explique-t-il. MS (AMAP)  

Diéma : Le pain de singe aux multiples vertus

Par Ouka BA AMAP-Diéma Diéma, 04 mai (AMAP) En milieu soninké, rares sont les habitations ou les champs qui n’ont pas, au moins, un baobab. Cet arbre historique et nourricier, constitue un patrimoine, un bien commun pour la famille. Lorsqu’une parcelle de terrain compte, même un seul baobab, le jour où son propriétaire décide de la vendre, l’arbre ne fera pas partie de la transaction. Il restera au compte du premier propriétaire du terrain, sauf s’il trouve un compromis pour le céder à l’acheteur. Le baobab, qui donne le pain de singe, est une essence précieuse qui peuple la quasi-totalité de la Bande sahélienne. Dans le Cercle de Diéma, dans l’Ouest du mali, on  en retrouve dans toutes les quinze communes, avec une présence plus accrue dans les localités de Dianguirdé, Madiga Sacko, Lakamané, Sansankidé, Diéoura et Doumara. Les Communes de Béma et Diéma, en comptent très peu. La cueillette et la commercialisation du pain de singe sont devenues une affaire de tous, aujourd’hui, dans le Cercle de Diéma. Ce ne sont plus les seuls Maures qui exercent cette activité lucrative. Dans la pure tradition maure, on accueille l’étranger avec du thé, naturellement, avant de lui donner à boire du « zirigui », une boisson traditionnelle à partir de poudre de pain de singe et de lait, avec une dose raisonnable de sucre. Pour mieux se rafraîchir, certains ajoutent de la glace au « zirigui ». Chez les Maures, le « zirigui ». est autant apprécié que le thé. Il facilite la digestion et « nettoierait » le ventre. D’autres trouvent que la consommation abusive du pain de singe provoque la constipation.. VERTUS ET QUALITES – Le baobab, qui peut vivre plusieurs siècles, occupe une place de choix dans l’économie familiale. Aucune partie du gigantesque arbre ne se jette. Ses écorces sont utilisées pour fabriquer des cordes, ses feuilles vertes entrent dans la préparation de la sauce de pâte d’arachide « Ziraboulou nan » et autres mets, la poudre de ses feuilles sèches « namougoufing » est associée au couscous pour le rendre plus gluant et facile à avaler. Le pain de singe entre dans la préparation de la bouillie de mil, à défaut du citron. Ce fruit sauvage est recommandé dans les cas de diarrhées, ainsi que l’ulcère gastrique Pour faire la sauce du « tô » (pâte de mil), certains préfèrent la poudre de feuilles de baobab au gombo. Aussi, pour donner du poids à leurs femmes et leurs filles, les Maures mettent-ils de la poudre de feuilles de baobab dans l’eau, mélangent minutieusement la mixture, et  leur font  boire constamment cette solution. La personne peut rendre ce qu’elle ingurgite, on lui fera quand même avaler toute la quantité préparée. Une pratique proche du gavage appelée « Ka Bellehé ». Selon certaines croyances, pour avoir le pouvoir, accéder à un poste de responsabilité ou même devenir « Mansa » (Chef), il faut bouillir la gousse vide du pain de singe et se laver avec la décoction, une fois par jour, pendant une semaine. Le résultat serait immédiat, à condition de n’avoir jamais entretenu de relations intimes avec la femme ou l’homme d’autrui. Pendant l’hivernage, au moment de cultiver, certains préparent le pain de singe pour donner à leurs enfants, afin d’atténuer les effets du soleil et étancher leur soif. « Enfant, je me souviens que de retour de la brousse, sous un soleil ardent, ma mère me donnait à boire du jus de pain de singe. Aussitôt, je me sentais soulagé », nous dit un homme. SAISON DES AFFAIRES – La traite du pain de singe a véritablement démarré dans le Cercle de Diéma. Des exploitants, aux  acheteurs, en passant par des revendeurs et des transporteurs, chacun y trouve son compte. Les Maures arrivent de la Mauritanie voisine pour charger leurs camions de pain de singe. Généralement, ils troquent leurs produits contre des céréales. Ils en vendent, aussi, pour se procurer du thé, du sucre, du tabac et pour régler d’autres petits problèmes. Le pain de singe est vendu dans les différentes foires hebdomadaires du Cercle de Diéma. Des stocks importants sont acheminés vers divers horizons, notamment, Kayes, Nioro du Sahel et Dakar, au Sénégal, où le produit, le plus souvent,  est transformé en jus, bonbons et autres pâtes alimentaires. Abdrahamane Konaté, notable à Fatao, indique que ce sont les Maures qui ravitaillent en  pain de singe leur commune et celle de Lambidou. Ils troquent leurs marchandises contre le mil et l’arachide. Rarement, sur ce marché, ils vendent pour de l’argent. « Nous, les Soninkés, on s’intéresse peu au pain de singe. Ce qui compte pour nous, c’est surtout le travail de la terre. Elle, qui, comme disait mon défunt grand-père, ne ment pas », dit-il, avec une pointe de fierté. Baye Sidibé, producteur agricole à Fangouné Bambara, entretient depuis une dizaine d’années, un périmètre de vingt baobabs qui produisent, chaque année, près 500 kg de pain de singe. Il  vend une partie de sa production, consomme une autre et en offre, volontiers, à des amis, voisins et proches. Dans ce village bambara, beaucoup de producteurs s’intéressent plus aux feuilles du baobab qu’à son fruit. M. Sidibé explique qu’il s’était rendu à Ségou, en voyage d’études, initié par une ONG internationale, à l’intention de certains producteurs, dans le cadre de la vulgarisation du sésame. Il en est revenu avec un pied de baobab greffé, âgé d’environ un an. Il l’a transplanté dans son périmètre. Mais Baye est confronté à la rareté de l’eau sur sa parcelle. Ce qui, souvent, l’oblige, lui et ses enfants, à la corvée d’eau. De tous ses arbres, il apprécie le plus le baobab qui résiste à la sècheresse et demande peu de soins pour vivre. En provenance de Fatao, Mme Hatouma Sylla, avoue avoir toujours détesté le pain de singe. « Depuis que je suis petite, quand ma mère me donnait à boire le jus de ce fruit, j’avais la nausée », déclare la dame. Mady Camara, ancien migrant, trouve que les conditions de conservation de ce produit laissent à désirer. D’où son refus d’en consommer. « Une fois qu’on extrait les grains de leurs enveloppes, on ne prend plus le soin de

Campagne agricole 2021 : Prometteuse

Par Cheick M. TRAORÉ Bamako, 15 avr (AMAP) Après une campagne agricole 2020 en demi-teinte marquée, notamment, par diverses crises au plan social, politique, sécuritaire, sanitaire et économique, le Mali dévoile ses prévisions de productions pour la nouvelle campagne agricole. Lancée mardi 30 mars 2021 par le président de la Transition, Bah N’Daw, à la faveur du Conseil supérieur de l’Agriculture, cette campagne, qui s’ouvre pourrait être, pour le Mali, celle de la reconquête de sa place légendaire, en matière de production cotonnière, de consolidation des acquis concernant les cultures céréalières. En la matière, le ton est donné par le département en charge du Développement rural qui place cette campagne sous le signe de la reprise de la production cotonnière après le coup d’arrêt, suite au mouvement de boycott dans toutes les zones de production. Pour y arriver, la production nationale pour la campagne 2021 est estimée à 820.000 tonnes de coton graines pour une superficie de 810.000 hectares. Ce qui correspond à un rendement moyen de 1.012 kg/ha. Au Mali, les parcelles de coton représentent environ 31% de l’ensemble des superficies des cultures du système coton pour une norme recommandée de 33%. Cela permettra d’accroître les superficies coton sans compromettre l’équilibre entre les cultures. Le coût de l’intensification du système coton pour cette campagne est estimé à 135.709.746.000 Fcfa. Ce coût est calculé sur la base des prix de cession des intrants au comptant en vigueur depuis la campagne 2020. A rappeler que pour la filière coton, la production totale a été évaluée à 147.200 tonnes en 2020, dont 11.300 en zones Office de la haute vallée du Niger (OHVN), soit une baisse de production de 77% et de superficies de 78%, par rapport à 2019. Cette chute historique est due à la baisse du prix d’achat du coton graine aux producteurs, au transfert de la subvention de l’Etat des engrais au prix d’achat du coton graine, à la contestation relative au renouvellement des instances, au retard constaté dans l’installation des pluies et à la mauvaise répartition de la pluie dans le temps et dans l’espace. Quant à la production céréalière attendue au terme de la campagne 2021, elle est estimée à 11.300.776 tonnes, en hausse de 10,43% par rapport à celle de 2020. Une légère baisse de 0,3% des superficies est toutefois constatée par rapport 2020. Cette réduction serait due à la baisse des objectifs d’emblavures de maïs et de riz par rapport aux prévisions de 2020. Les quantités de céréales produites en 2020 ont été estimées à 10.217.286 tonnes. Elles sont en baisse de 2,39% par rapport à 2019. Le bilan céréalier au sortir de 2020 dégage un excédent apparent de 3.627.060 tonnes pour les céréales sèches et 205.440 tonnes pour le riz. Le blé enregistre un déficit de 182.390 tonnes. Les quantités d’engrais nécessaires pour couvrir les besoins de la campagne sont estimées à 254.601 tonnes pour un montant de 85.110.703.587 Fcfa. Par rapport au prix de la subvention des engrais, la part des producteurs revient à 51.562.135.490 Fcfa. Il se dégage un écart de 33.548.568.097 Fcfa. Le montant accordé pour la subvention des intrants par l’Etat est de 15,6 milliards de Fcfa correspondant à 124.616 tonnes d’engrais. Cette quantité couvrira, selon la direction nationale de l’Agriculture, 49% des besoins globaux en engrais de la campagne agricole 2021. La gestion de la subvention avait porté en 2020 sur 12.907,25 tonnes d’Urée, 4.948,18 tonnes de DAP et 633.243 tonnes de NPK pour 498.529 bénéficiaires pour un montant total de 10,3 milliards de Fcfa. La promotion des filières gomme arabique et karité fait partie des priorités du gouvernement. La filière gomme arabique apparaît comme la plus importante source de revenus pour les populations démunies des zones arides. Elle est donc un moyen de lutte contre la pauvreté et de croissance pour le pays. Pour ce faire, il est, au titre de la campagne agricole 2021, attendu une production de 10.888 tonnes. Les superficies nécessaires à cet effet sont estimées à environ 75.000 hectares. Quant au karité, les objectifs de la campagne 2021 sont de 188.480 tonnes d’amandes de karité pour une transformation moyenne de 70.680 tonnes de beurre de karité. Le rendement à la transformation se situe entre 35 et 40% du produit brut. En la matière, le Mali est l’un des principaux producteurs mondiaux avec un potentiel estimé à 250.000 tonnes d’amandes. 125.000 tonnes sont réellement exploitées et 53.000 tonnes d’amandes sont exportées. Dans le cadre de la promotion des cultures fourragères, 100.400 kg de semences (différentes espèces fourragères) seront mises en place pour toutes les régions. Il sera également installé 110.000 boutures de l’herbe à éléphant Giant King Grass. Il faut rappeler que le bilan fourrager global calculé en comparant les besoins globaux théoriques du cheptel résident de toutes les régions sont estimés à 25.564.677 TMS. Le disponible fourrager (réel) est évalué à 37.056.243 TMS. Ce qui fait ressortir un excédent fourrager global de l’ordre de 11.491.566 TMS. Une bonne réserve pour engraisser les bêtes. En matière de santé animale et de santé publique vétérinaire, les actions porteront sur la vaccination de 67.398.263 têtes en 2021 (animaux et volailles) contre diverses maladies. Elles consisteront aussi à la réduction de 95% de la densité apparente de glossine dans la zone de lutte, l’acquisition de 180.000 doses de vaccins contre la fièvre aphteuse, la production de 43 millions de doses de vaccins pour toutes valences confondues, le contrôle de 40.000 boutiques, 1.900 foires et marchés. Elles viseront également l’inspection des viandes au niveau de 12 abattoirs et 702 aires d’abattage. Les objectifs de productions contrôlés de viande rouge pour 2021 sont de 110.032 tonnes, soit environ une hausse de 18% par rapport aux réalisations de 2020. 2020 où la production de poissons était en progression de 1,15% par rapport à 2019. L’exportation de poissons a connu une baisse surtout au niveau du port de pêche de Mopti pour raison d’insécurité. Toutefois, à Gao et Ménaka il y a une nette amélioration avec la reprise du trafic entre

Office du Niger à Niono : Sensibilisation des exploitants agricoles sur le paiement de la redevance eau

Niono 27 mars (AMAP) Les acteurs de l’Office du Niger (ON) de la zone de Niono ont participé, vendredi, dans la salle de conférence du cercle à une rencontre d’information et de sensibilisation. L’objet de la rencontre était de sensibiliser les exploitants agricoles à privilégier le dialogue pour la résolution du problème de paiement de la redevance eau dont le délai est fixé au 31 mars de chaque année. Le non paiement, à cette date, entraîne l’éviction de l’exploitant de sa parcelle. Cette rencontre organisée par la préfecture a réuni les autorités administratives et politiques, les responsables de l’Office du Niger de la zone de Niono, les exploitants agricoles, les représentants des forces de défense et de sécurité, de la société civile. Suite à l’inondation des parcelles, le manque d’intrants agricoles (engrais), et l’insécurité, le Syndicat national des exploitants agricoles du Mali (SYNEXPAM) a sollicité les autorités pour la  prise en charge de la redevance eau de la campagne écoulée.  La non satisfaction, pour le moment, de cette demande a conduit ce syndicat à envisager, dans les jours à venir, une grève et une désobéissance civile dans les zones de production de l’ON. A l’issue des échanges dans la salle et avec le président directeur général de l’ON, le SYNEXPAM a décidé de privilégier le dialogue pour faire aboutir sa requête. Il a invité, également, les exploitants agricoles à s’acquitter de la redevance eau. La 2e adjointe au préfet, Mme Diassana Fatou Daou, a exprimé toute sa satisfaction et a remercié le syndicat pour sa bonne compréhension. MS/MD (AMAP)

Mali : Le maraîchage bio hors sol gagne du terrain

Par Oumar SANKARÉ Bamako, 25 mars (AMAP) Le soleil s’est couché laissant place à un ciel bleu dégagé. Aminata Diallo est sur le toit de sa maison à Faladié, en Commune IV. Une petite daba à la main, elle remue le compost dans un bac. Sous un hangar aménagé, est confortablement assis son mari. Ousmane Oumarou Sidibé profite de la vue prenante sur Bamako, du ronronnement des véhicules qui passent et du gazouillement des oiseaux dans le ciel. Il soutient l’initiative de son épouse visant à consommer bio. Alignées soigneusement, l’un à côté de l’autre, une dizaine de palettes faisant office de bacs à substrat contiennent divers semis. De chaque palette transformée en bac à substrat déborde un tuyau qui permet d’évacuer l’excès d’eau (au-delà de 10 cm) après arrosage. Des pneus de voiture, d’anciens pots de fleur, une vieille baignoire, d’anciennes bassines, brouettes, barriques et seaux, sont réaménagés pour servir de bacs à substrat. Semés dans ces récipients, les légumes ou fruits comme le gombo, la tomate, la menthe, le céleri, le persil, les oignons, les fraises, la goyave, la papaye verdissent sur le toit. Juriste à la retraite, Aminata Diallo s’occupe en faisant du maraîchage hors sol. Depuis bientôt cinq ans. Elle a acquis les rudiments du maraîchage en hauteur lors d’une formation d’une dizaine de jours dispensée par l’entreprise éléphant Vert au Centre Père Michel (un centre de formation professionnelle) en 2013. Cette formation visait à appuyer les associations de femmes péri-urbaines. La lecture et les leçons tirées des échecs lui ont permis de renforcer ses connaissances. «Quand je commençais, je travaillais encore. Je me réveillais à 4h pour arroser les plantes. à 6h, je partais au bureau. Au retour, entre 17h et 18h, j’allais directement dans le jardin, souvent sans me changer» rappelle-t-elle. Pour la sexagénaire, le jardin est un petit mari qui a besoin d’entretien. « La forte chaleur tue certaines variétés comme la tomate, les carottes. Trop d’eau pourrit les racines des persils. Le manque d’eau tue d’autres comme les melons », conseille la passionnée de maraîchage, précisant que la meilleure saison pour réussir cette activité va de septembre à mars. Période durant laquelle elle récolte souvent 50 kg de tomate. Il faut aussi choisir les variétés qui résistent à la chaleur (piment, gombo, persil, salade). La maraîchère soutient que les va-et-vient pour arroser les plantes sont une activité physique et sportive pour elle. Pendant qu’elle arrose son jardin un microclimat doux et frais se développe sur le toit. Comme elle, Aïssata Niaré, biologiste, a aménagé le toit de sa maison où elle pratique le maraîchage hors sol. En activité depuis bientôt 5 ans, l’idée lui est venue après un séjour au Sénégal où plusieurs personnes font le maraîchage en hauteur. «Je le fais pour manger bio afin d’éviter tout ce qui contient les engrais et autres produits chimiques. Tout ce que je récolte, est consommé en famille et partagé entre mes voisins», ajoute-elle. Au-delà du plaisir qu’elle en tire, elle le fait pour son père qui n’aime que les produits bios qu’elle lui envoie. Sa sœur qui dispose d’une surface large fait du maraîchage dans sa cour et sur son toit. PRODUITS BIOS LUCRATIFS – Comme toute activité, le maraîchage hors sol est confronté à certaines contraintes majeures dont l’approvisionnement en eau. Surtout dans un pays où la distribution d’eau dans les canalisations fait défaut. « Souvent, il faut se réveiller entre 1h-2h du matin pour faire des réserves d’eau », déplore Aminata Diallo. « Des insectes attaquent et détruisent, aussi, certaines plantes comme le piment et le gombo. Sans compter les risques d’infiltration d’eau à partir du toit », ajoute-t-elle. Si ces personnes pratiquent le maraîchage hors sol par plaisir, c’est un véritable business pour d’autres. Le maraîchage hors sol est basé sur du bio, sans utilisation d’engrais chimiques. Les produits issus du maraîchage bio hors sol sont très prisés par les consommateurs et rapportent gros. Aujourd’hui, il existe un grand engouement pour les produits bio au Mali, confirme Amadou Sékou Nimaga, un jeune entrepreneur dans le domaine du maraîchage hors sol. Rencontré à la laverie auto-moto d’un de ses amis, ce trentenaire explique avoir abandonné ses études universitaires en deuxième année hôtellerie et tourisme, au Maroc, pour rentrer au pays. «J’étais convaincu que ces études n’allaient rien me rapporter. Je savais que c’est l’agriculture, la terre que j’aime», relate-t-il. Après avoir travaillé dans l’informel pendant deux ans, il formalise son entreprise. Constatant une demande de plus en plus croissante en produits bio de la part de certaines familles et clients, il se lance dans le maraîchage hors sol en 2013. Très vite, le succès est au rendez-vous. Sous l’impulsion de Sandrine, une ressortissante française qui ne nourrissait sa fille qu’avec des fruits et légumes sans engrais, un marché bio est établi à Bacodjicoroni. De cette initiative naîtra quatre autres marchés destinés aux produits bio. Certains adeptes de ces produits évoquent surtout la saveur et le goût, l’accès à un produit exempt de pesticides et d’OGM, le soutient au marché local, l’encouragement des pratiques culturales plus respectueuses de l’environnement. Les produits bios (fruits et légumes) qui se conservent plus longtemps et mieux coûtent, souvent, le double du prix des produits issus de l’agriculture conventionnelle qui utilise les engrais chimiques et les pesticides. Un kilogramme de tomate bio est cédé à 1.000 F cfa, contre 400 Fcfa/kg pour la pomme de terre bio. La même quantité de variété d’orange «Tangelo» est vendue à 800 Fcfa. Pour Amadou Sékou Nimaga, on peut bien vivre du maraîchage bio hors sol. Malgré la cherté des prix, «les gens ont compris qu’ils doivent se nourrir de produits sains pour préserver leur santé. Les commandes ne s’arrêtent pas. Certains font des réservations via nos plateformes numériques. D’autres se rendent à nos domiciles pour s’approvisionner», assure le jeune entrepreneur. « Les jours de marchés, certains clients dépensent en moyenne 30.000 à 40.000 Fcfa en fruits et légumes bios », révèle-t-il. Fort de plusieurs années d’expérience dans le domaine, Amadou Sékou Nimaga est, aujourd’hui, sollicité par d’autres personnes

Le Premier ministre au port de pêche de Konna, dans le Centre du Mali

Bamako, 20 mars(AMAP) Le Chef du Gouvernement, Moctar Ouane, a visité, samedi, le port de pêche de Konna, dans le Centre du Mali, après sa réhabilitation, informent les services de communication de la Primature. Bâtie en remblai sur 2,85 ha et financé à hauteur de 1,304 milliards de francs par la Banque Mondiale, l’infrastructure comprend notamment un canal d’accostage curé sur une longueur de 3,5 km avec une largeur au plafond de 10 m, un hangar équipé de douze fours destiné aux activités de (re) fumage du poisson, deux hangars (188 m2, chacun) destinés à abriter les activités de commerce du poisson frais (marché de poissons). Dans son discours, toujours selon la même source, le Premier ministre a rappelé que le Gouvernement est « engagé et déterminé à poursuivre le programme de relance économique» de cette localité. En 2013, l’infrastructure avait fait les frais de l’attaque terroriste dans la ville qui avait été le terrain d’une confrontation entre les forces françaises, appuyant celles du Mali, pour stopper l’avancée des djihadistes. La bataille de Konna se déroule du 9 au 17 janvier 2013. Elle marque le début de l’intervention de l’armée française au Mali avec le lancement de l’Opération Serval. La bataille débute le 9 janvier par une offensive des djihadistes qui aboutit le 10 à la prise de la ville de Konna. AC/MD (AMAP)  

Plan de campagne agricole : La sécurité alimentaire et nutritionnelle passé au crible

Bamako, 18 mars (AMAP) La 2è session du cadre harmonisé d’analyse de la campagne agricole 2020-2021, s’est tenue, mardi, à Bamako, pour finaliser l’évaluation de la situation alimentaire et nutritionnelle et le plan national de réponses aux difficultés alimentaires pour 2020, dans la perspective du Conseil national de sécurité alimentaire. « Les résultats attendus au cours de cette deuxième session devront permettre de finaliser le rapport d’évaluation définitive de la situation alimentaire et nutritionnelle et le plan national de réponses aux difficultés alimentaires pour 2020 en vue de la tenue très prochaine du Conseil national de sécurité alimentaire », a expliqué le ministre commissaire à la sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali. Redouwane Ag Mohamed Ali, qui a présidé l’ouverture de la rencontre, en présence de la représentante résidente du Programme alimentaire mondial (PAM) Mali, chef de file des Partenaires techniques et financiers (PTF), Sally Haydock, a invité les experts à faire un examen attentif et lucide de la situation alimentaire et nutritionnelle de l’ensemble des populations, relativement à la diversité des moyens d’existence des communautés. Par ailleurs, le ministre commissaire a souligné que cet exercice est d’une importance capitale pour notre système de sécurité alimentaire et nutritionnelle. Le cadre harmonisé en tant qu’outil consensuel et fédérateur est devenu le cadre de référence de toutes les actions de sécurité alimentaire et nutritionnelle conjoncturelle. « Déjà, a-t-il rappelé, les résultats issus de la session de novembre 2020 ont permis au gouvernement et à ses Partenaires d’entamer l’élaboration d’un plan national de réponses aux difficultés alimentaires, qui, au besoin, sera mis à jour ». Ag Mohamed Ali a signalé qu’après la validation des résultats de la session du cadre harmonisé de novembre 2020, des inondations dues à la forte crue ont lieu dans le Delta central affectant la production rizicole. Il y a une « persistance de l’impact de la Covid-19 et une recrudescence de l’insécurité dans le Nord, au Centre, voire son extension vers le Sud qui fragilise les efforts de normalisation entrepris par le gouvernement et ses partenaires ». C’est pourquoi, il a exhorté à privilégier, dans les propositions de réponses, les actions de renforcement des capacités de résilience des populations, notamment celles des plus vulnérables. Sally Haydock a souligné que les résultats des analyses réalisées par les PTF dans le cadre de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le contexte de la Covid-19 « ont révélé certains dysfonctionnements sur les marchés de certaines localités ». « Les disponibilités alimentaires restent suffisantes sur tous les marchés, en dépit des perturbations sécuritaires et des restrictions liées à la Covid-19 qui réduisent les flux sur certains marchés », a-t-elle ajouté. Sally Haydock a, également, souligné que des défis importants restent à relever pour que le cadre harmonisé soit rentable pour nos populations vulnérables, de façon durable. Cette session de mars 2021 fait suite aux travaux d’expertise du Système d’alerte précoce (SAP), de ceux de l’analyse de l’économie des ménages (HEA) et de l’Enquête nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle (ENSAN), dont les résultats, avec d’autres sources d’informations, devront contribuer à implémenter ce cadre harmonisé d’analyse de la vulnérabilité. A DS/MD (AMAP)  

Mali: Tendance haussière des prix des produits céréaliers

Par Fadi CISSE Bamako, 17 mars (AMAP) Labass Coulibaly est commerçant au Grand marché de Bamako. Devant son magasin situé à proximité de la Grande mosquée, des femmes tamisent différentes variétés de céréales. Visiblement insensibles à ce brouhaha qui meuble leur quotidien, certaines remplissent des sacs de graines de céréales criblées. Des vendeurs en gros et en détail, et des acheteurs négocient les prix de ces denrées. Le marchandage semble durer. Le négociant essaie, tant bien que mal, de convaincre son client d’intégrer la hausse des prix de la presque totalité des céréales. En effet, informe Labass Coulibaly, le kilo du riz local Gambiaka qui était cédé à 340 Fcfa se vend à 360 Fcfa, soit une hausse de 10 Fcfa. Rétrocédé contre paiement de 16.500 Fcfa, il y a deux semaines, le sac de 50 kg est monnayé à 18.000 Fcfa, explique le jovial cinquantenaire, père de cinq enfants. «Vendu à 36.000 Fcfa, le prix du sac de 100 kg est stable depuis trois mois. C’est à prendre ou à laisser», insiste le commerçant. S’adressant au client Hassane Traoré, venu sonder les prix, le magasinier Labass Coulibaly précise : «Le sac de 100 kg du super Gambiaka (tamisé), jadis cédé à 37.500 Fcfa (375 Fcfa/kg), est vendu à 40.000 Fcfa (400 Fcfa le kilo).» L’air étonné et mécontent, notre acheteur lie cette hausse brusque à la cupidité des commerçants, habitués, selon lui, à augmenter les prix à l’approche du mois de ramadan, période de grande consommation. Comme lui, une ménagère, vendeuse de jus à base de farine de mil se dit inquiète face à cette flambée des prix. «Avant, j’achetais le sac de 100 kg à 15.000 Fcfa. Maintenant, il vaut 17.000 Fcfa», regrette notre interlocutrice âgée d’une quarantaine d’années. Préférant garder l’anonymat, elle achète deux sacs de 100 kilos de mil à raison de 17.000 Fcfa l’unité. Le maïs ne semble pas résister à cette tendance haussière des prix. Son kilo qui était cédé à 300 Fcfa, est vendu à 375 Fcfa. Le sac de 100 kg est passé de 30.000 Fcfa à 37.500 Fcfa, indique le commerçant Souleymane Camara. VARIATIONS DE 10 À 25 FCFA LE KILO – Ces tendances haussières constatées à Bamako, confirment la tendance générale des prix des céréales à travers tout le pays. Durant la semaine allant du 25 février au 3 mars, l’Observatoire du marché agricole a constaté des fluctuations de prix, majoritairement des hausses, aussi bien sur les marchés de production que sur ceux de consommation. «Sur les marchés de production, les prix collectés cette semaine ont baissé pour seulement 22% et des hausses pour 78%. Il en est de même sur les marchés de détail, où les prix enregistrés sont des baisses pour 18% et des hausses pour 81%. Les amplitudes, les plus fréquemment observées pour les variations de prix cette semaine sont de 10 Fcfa le kilo sur les marchés de production et de 25 Fcfa le kilo sur les marchés de détail», précise l’Oma, dans un communiqué déposé à L’Essor. Ainsi, illustre la note, les prix à la consommation, restés presque stables dans le District de Bamako comparé à la semaine dernière, ont été de 200 Fcfa le kilo pour le mil, le sorgho et le maïs, 250 pour les mil/sorgho/maïs pilés, 375 pour le riz importé brisé, les riz importés RM40 thaïlandais et vietnamien et pour le riz local Gambiaka, 450 pour le niébé et 500 Fcfa le kilo pour le fonio. Le sac de 100 kilos a coûté 14.500 Fcfa pour le sorgho, entre 16.000 et 16.500 pour le mil, 17.000 pour le maïs, entre 32.500 et 33.000 pour le riz RM40 importé, 33.000 pour le riz BB importé thaïlandais et 35.000 Fcfa pour le riz local Gambiaka (tout venant). Dans les capitales régionales, ajoute la note, les tarifs pratiqués par les détaillants ont été à Kayes Centre de 250 Fcfa le kilo pour le mil, le sorgho et pour le maïs, 300 pour les sorgho/maïs pilés, 350 pour le riz brisé importé et pour le mil pilé, 500 pour le niébé et 600 Fcfa le kilo pour le fonio. Dans cette même Cité des rails, le sac de 100 kilos a valu 17.000 Fcfa pour le sorgho, 18.500 pour le mil et pour le maïs et 29.000 Fcfa pour le riz BB importé non parfumé. MOYEN À BON – À Koulikoro Ba, le kilo de mil, sorgho et maïs a valu 200 Fcfa, contre 275 pour les sorgho/mais pilés et 300 Fcfa pour le mil pilé. Le kilo du riz importés brisé et RM40 local Gambiaka ont valu 375. à Sikasso Centre, le kilo de sorgho et de maïs ont coûté 175 Fcfa, 200 pour le mil, 225 pour le maïs pilé, 300 pour le riz étuvé blanc et pour le mil pilé. Les riz importés brisés et RM40 et local Gambiaka ont coûté 375 Fcfa, contre 450 le kilo de niébé et 600 Fcfa celui du fonio. Au centre de la mythique Cité des Balanzan, les mil, sorgho et maïs ont gagné 175 Fcfa le kilo. Les kilos de mil/sorgho/maïs pilés ont coûté 250 Fcfa, contre 375 pour le riz local Gambiaka, 400 pour le niébé et 500 Fcfa pour le fonio. Les mêmes prix ont été pratiqués à Mopti Digue, à l’exception des mil et maïs (200 Fcfa), mil pilé (275) et le riz local Gambiaka (350 Fcfa). Le kilo du paddy a mérité 153 Fcfa à Tombouctou, contre 245 pour le maïs, 260 pour le sorgho et 275 Fcfa pour le mil. à Gao, le kilo du riz BG et du niébé a gagné 130 Fcfa (comparé à Tombouctou) en s’établissant à 450 Fcfa, contre 425 pour le riz local Gambiaka. Les prix y ont été de 225 Fcfa le kilo pour le maïs, 250 pour le sorgho et le maïs pilé, 275 pour le mil, 300 pour les mil/sorgho pilés et 700 Fcfa le kilo pour le fonio. Cette propension haussière des prix s’explique par plusieurs facteurs, analyse l’Oma. En la

Regain d’intérêt pour le maraîchage  à Diéma, dans l’Ouest du Mali 

Par Ouka BA Diéma 13 mars (AMAP) Depuis quelques années, les activités de maraîchage se développent dans le Cercle de Diéma. Cette activité  de contre saison, contribue aujourd’hui, à l’autosuffisance alimentaire dans cette bande sahélienne où la réussite de la campagne est tributaire des aléas climatiques. Le maraîchage est surtout pratiqué par des femmes et des jeunes. Dès que les pluies s’arrêtent, à partir du mois d’octobre, ils  s’adonnent, à cœur joie, au maraîchage. De grands périmètres, les alentours des habitations,  jusqu’aux  recoins des maisons, sont aménagés pour la pratique du maraîchage dont les bénéfices touchent directement de nombreux foyers. Du fumier organique issue des parcs d’animaux est utilisé pour accroitre les rendements. Les puits, les forages, les mares servent de sources d’eau pour le maraîchage.  L’activité permet à de nombreuses femmes de s’épanouir. Les légumes  qu’elles récoltent, quotidiennement, leur permettent d’enrichir leurs rations alimentaires et, du coup, de prendre en charge une bonne partie des frais  de condiments. Surtout, si l’on sait que dans certains milieux soninkés, c’est la femme qui « se débrouille », le plus souvent, pour avoir des ingrédients et faire sa cuisine. L’essentiel, pour le mari, c’est de puiser dans le grenier, chaque matin, la mesure de mil, de sel et de poudre de feuilles de baobab qu’il faut pour préparer le repas. Les plus généreux associent à ces produits, quelques cubes alimentaires pour relever la sauce. C’est une question de dignité, même s’il lui faut aller quémander, la femme prépare pour les membres de la famille dont certains ne manquent pas de mots pour l’apprécier ou la déprécier selon la qualité de ses mets. Mais, toutes les productions maraîchères des femmes n’entrent pas dans la marmite. Dès fois, elles en utilisent pour régler leurs petits besoins ou assurer l’entretien de leur progéniture. PLUVIOMETRIE FAVORABLE – Interrogé,  le chef du secteur de l’Agriculture de Diéma, Aguibou Bah,  explique que le cumul des pluies au cours de la campagne 2020 a été excédentaire. La quantité de pluie enregistrée au niveau du secteur de l’agriculture de la localité s’élève à 797, 5 mm en 49 jours, en 2020, contre 506,45 mm en 48 jours, en 2019. La campagne de contre saison 2020 a démarré avec un léger retard, à cause des récoltes. Le niveau des cours d’eau est bon dans l’ensemble. Les nappes phréatiques ont été bien alimentées, « compte tenu de la bonne pluviométrie avec une bonne répartition dans le temps et dans l’espace ». La situation phytosanitaire est relativement calme. Toutefois, des cas d’attaques de chenilles, pucerons, acariens ou araignées rouges, mouches blanches et autres nuisibles ont été constatées sur des légumes, des feuilles et des fruits.  « Aucun dégât majeur n’est à déplorer pour le moment », assure le technicien. Grâce aux semences et équipements  fournis à certains maraichers par des projets et programmes, les activités de production évoluent normalement. L’aspect végétatif des cultures est satisfaisant, que ce soit au niveau des périmètres collectifs ou individuels. Ainsi, cette année, la production de la pomme de terre, a connu une augmentation d’environ 20%, selon des chiffres provisoires. Sur une prévision de 120 tonnes, la production en cours a en atteint 125. Avant de conclure, comme il se plait à le dire, le chef du secteur de l’Agriculture, Aguibou Bah, a insisté sur  la réalisation de points d’eau permanents, équipés d’un système d’irrigation adéquat en vue de donner un nouveau souffle au maraîchage dans le cercle de Diéma. « Des techniques innovantes doivent être à tout moment enseignées aux producteurs pour mieux renforcer leurs capacités », conseille-t-il. GROS PRODUCTEURS – Le président, fraîchement élu à la tête de la Délégation locale de la chambre d’agriculture (DLCA), Boubou Traoré, indique que la culture  de la pomme de terre dans le Cercle de Diéma, est en pleine expansion. Le kilogramme de pomme de terre, vendu à 600 Fcfa, a été ramené à 400 Fcfa. Avant, la pomme de terre était importée de Sikasso (Sud) et de Kati (près de Bamako). Actuellement, le cercle de Diéma en produit une quantité importante.  M. Traoré compte, en début de mandat, s’attaquer au problème crucial de l’eau pour faciliter les activités des producteurs maraîchers. La dotation des maraîchers en intrants, ainsi que le renforcement de  leurs capacités, figurent dans les objectifs du nouveau président, qui tire lui-même du maraîchage des bénéfices. Massiga Diawara, maraîcher, réside à Lattakaf, dans la Commune rurale de Lakamané. Il est marié et père de dix-huit enfants. Il exerce cette activité depuis plusieurs décennies. Il exploite un périmètre de deux hectares et demi. Il est parvenu à acheter trois motopompes, dont une solaire, une à moteur diésel et une à l’essence, pour plus de trois millions de Francs Cfa afin de faciliter l’arrosage des ses parcelles par ses femmes et enfants. M. Diawara produit divers légumes, notamment l’aubergine, la tomate, la laitue, l’échalote, le chou, le gombo, la carotte, la pomme de terre. Il fait, également, de la riziculture et de l’arboriculture. Sa production en pomme de terre, cette année, avoisine les 30 tonnes. Il se rend dans les différentes foires hebdomadaires de Lakamané, Diéoura, Sansankidé, Diangounté Camara, etc. pour écouler ses fruits et ses légumes. Il vend le kilogramme de  pomme de terre à 400 Fcfa. Il a besoin de quatre employés pour l’aider à entretenir son vaste périmètre mais, « le genre  de manœuvres que je cherche, n’existe pas sur le marché… », se désole l’homme. Le président de l’Association des producteurs d’oignons, à Fangouné Kagoro, Tiéssama Fofana, a mis en terre le contenu de plusieurs caisses de pommes de terre importées  de Sikasso (Sud). « Dès leur arrivée, les jours de foire de Diéma, les clients raflent les paniers de pomme de terre des femmes de notre village. La culture de la pomme de terre commence à se vulgariser dans le Cercle de Diéma », raconte l’homme. « Dans quelques années, on ne fera, certainement, plus recours à Sikasso ou Kati. Nos propres productions pourront nous nourrir.  C’est un projet qui nous aide dans la culture de la pomme de terre », déclare-t-il. Après sa retraite, Mamadou Diallo, conseiller pédagogique, s’est consacré au maraîchage. Son verger, d’un hectare, est au Sud-Est de la ville, non loin du barrage. Un puits à grand diamètre doté d’une pompe