Jardinage en milieu urbain : Ces potagers qui rapportent gros
Par Makan SISSOKO Bamako, 10 Déc (AMAP) La daba à la main en train de biner des planches, la ménagère Fatoumata Traoré est une femme battante qui a aménagé une parcelle à Kalaban-coura pour en faire un jardin potager. Dans ce petit jardin, elle cultive la menthe, la salade, la carotte, le piment, l’oignon et de nombreuses plantes culinaires pour soutenir sa famille. Elle n’est pas la seule à pratiquer cette activité pour joindre les deux bouts. Les maraichers font pousser de la salade, de la tomate, du gombo, du concombre, de l’aubergine… en plusieurs endroits dans la périphérie de la capitale. Ils contribuent ainsi à l’approvisionnement de la ville en légumes et en tirent des revenus substantiels. Dans plusieurs quartiers périphériques de la capitale, le jardinage est un business lucratif pour de nombreux ménages. Hommes et femmes s’adonnent principalement à la culture et à la vente des produits pour subvenir à leurs dépenses quotidiennes. Et cela depuis des années. A Niamakoro «Kôda» en Commune V du district de Bamako, le jardinage occupe une place de choix. Nombre d’habitants, avec leurs maigres moyens, s’adonnent corps et âme à l’entretien de jardins potagers. A quelques encablures d’un marigot, se trouve le jardin de Oumar Timbiné. L’espace est clôturé avec des manguiers et d’autres arbres, notamment l’anacardier pour le protéger contre les animaux errants. Le quinquagénaire, père de 7 enfants, exploite à Niamakoro plus d’un ha de jardin potager, contenant plusieurs types de laitues, notamment des salades des feuilles vertes, tomates et gombos. En franchissant le seuil de cet immense jardin, on aperçoit une nature verdoyante et le visiteur se retrouve entièrement plongé dans un calme bienfaiteur. Des manguiers, des bananiers et des papayers plantés dans les parages font de ce jardin un paradis sur terre. A notre arrivée aux environs de 17 heures, l’arrosage des plantes battait son plein. Visiblement très épuisé, Oumar Timbiné se reposait sous un manguier. Pendant qu’un jeune homme d’environ 17 ans s’occupait à faire le tour entre deux mares aménagées pour arroser les plantations. Équipé de deux arrosoirs bien remplis d’eau, le jeune homme, fils ainé de Oumar Timbiné, assiste constamment son père dans cette activité. Avec enthousiasme, Oumar Timbiné explique qu’il pratique le jardinage depuis plus de deux décennies. Une activité dans laquelle, il parvient à tirer son épingle du jeu. « Dans ce travail, je trouve de quoi manger. Chaque matin, je viens dans le jardin et je retourne à la maison vers le crépuscule. Dans ce pays, il n’y a pas de travail, je me suis lancé dans le jardinage pour m’épanouir financièrement. Après quelques années, les affaires ont prospéré et je me suis entièrement consacré à ce travail jusqu’à ce jour », indique-t-il. Pour lui, l’activité de jardinage nourrit son homme mais reste très pénible. Il sollicite plus d’attention pour les jardiniers, en termes de formation sur les nouvelles pratiques et techniques culturales enfin de mieux rentabiliser leurs revenus. Au côté de ces jardiniers, les femmes viennent s’approvisionner en légumes frais, notamment en carottes, en tomates, en piments et d’autres fruits tels que la papaye et la banane pour ensuite les revendre en ville et dans différents marchés de la capitale. Rencontrée, dans le jardin de Oumar Timbiné, Fatoumata Coulibaly ménagère était venue cueillir des feuilles culinaires et des papayes. Elle confie être dans cette activité depuis plus de 10 ans. « Chaque soir, je quitte Sirakoro, pour venir m’approvisionner en légumes et en fruits dans les jardins pour ensuite les revendre au marché de Sénou et dans la ville de Sirakoro», explique Fatoumata Coulibaly. Pour qui, le marché est actuellement moins florissant. Sur la route de l’aéroport, en direction de Kalaban-coura, de nombreuses femmes portaient sur leurs têtes des sacs et des seaux remplis de légumes frais et de feuilles vertes provenant des jardins situés à proximité de l’aéroport. Kadiatou Diarra, l’une de ces femmes, explique qu’elles reviennent de la cueillette pour le marché du lendemain. Plus loin, dans la zone aéroportuaire vers Gouana, le jardinage est une véritable aubaine pour les habitants de cette localité. Cette zone difficile d’accès à cause des tas de déchets déversés partout sur les voies, est considérée par nombre de personnes comme le fief des jardiniers. Des familles y sont installées depuis plus de 20 ans. Et cela, uniquement à cause des travaux de jardinage. Selon de nombreux témoignages recueillis sur place, le jardinage est pratiqué dans cette localité depuis plus de quinze décennies. Amara Koné habite dans cette localité avec son frère ainé et sa famille. « Autrefois, mon grand frère était le seul qui venait dans le jardin après le décès de notre père. J’ai remarqué que c’est un travail pénible pour une seule personne. Nous avons hérité de ces espaces de notre défunt père qui pratiquait le jardinage bien avant que nous ne soyons de ce monde. À travers le jardinage, nous arrivons à nous nourrir », souligne Amara Koné. Dans ce jardin de plus de deux ha, Amara et son frère possèdent deux machines de pompage, installées dans des puits à grand diamètre pour faciliter l’arrosage des plantations. L’utilisation de ces machines peut souvent coûter plus de 5 à 6 litres d’essence par jour. Concernant les difficultés, il a souligné le manque d’eau qui survient généralement en saison sèche. Il a aussi signalé la mauvaise qualité de certaines semences qui n’arrivent pas à germer. Notre interlocuteur se rappelle récemment, d’une énorme perte qu’ils ont subie à cause de l’utilisation d’une mauvaise qualité de semence de carotte qui a coûté plus de 150.000 Fcfa. Un peu plus loin, dans le même alignement, nous sommes dans le jardin de la famille Sangaré. Cette famille détient plus de 5 ha. Selon le patriarche de la famille, Moussa Sangaré, bien avant l’aménagement de l’aéroport, ces terres étaient exploitées par leur défunt père. Pour lui, le jardinage est un travail de tous les jours, qui demande beaucoup d’efforts d’entretien des plantes. Cependant, il ajoute que les efforts sont rentabilisés une fois que les plantations arrivent
Goma Coura k23 : Trois exploitants agricoles tués, deux blessés et un disparu (source locale)
Niono, 08 Déc (AMAP) Une attaque d’hommes armés a fait, dimanche, trois morts, deux blessés et un disparu parmi des exploitants agricoles qui voulaient récolter leur champ, dans le village de Goma Coura k23, dans la Commune rurale de Dogofry (Centre), a appris l’AMAP de source locale Selon un élu local, les victimes ont été attaquées, dans les champs par des bandits armés, Après cette attaque meurtrière, la population demande, de plus en plus, à l’Armée de jouer son rôle de protection des personnes et des biens. Selon notre source, des chefs militaires ont été sollicités pour la protection des exploitants agricoles en cette période de récolte. Le niveau de l’insécurité qui prévaut dans le cercle de Niono, en général, et la zone de Kouroumari, en particulier, inquiète les exploitants agricoles de l’Office du Niger qui mène six mois d’activités dans leur champ dont ils ne peuvent plus faire la récolte des champs, Le village de Farabougou, encerclé depuis plusieurs mois par de présumés djihadistes, a reçu les dons promis aux populations lors du Forum de la paix à Niono, il y a un mois. MS/MD (AMAP)
Une récolte moyenne à Bankass (Centre)
Bankass, 02 Déc (AMAP) Les eaux en provenance des collines et les inondations ont causé beaucoup de dégâts sur toutes les cultures, dans les Communes de Bankass et Kani Bonzon, dans le Centre du Mali où les calamités naturelles ont fortement joué sur le rendement des cultures, a appris l’AMAP, auprès des services techniques. « Dans le cercle de Bankass, la récolte a été moyenne. La population peut vivre avec ces céréales mais si on les commercialise, il y aura déficit » a affirmé le chef secteur d’agriculture Allaye Guindo. « Ces eaux ont traversé beaucoup de villages pendant cette campagne agricole qui a débuté dans des conditions socioéconomiques, plus ou moins difficiles », a dit M. Guindo. Cependant, les hauteurs de pluie recueillies sont de 677,90 mm en 39 jours pour l’année 2020-2021. Elles sont supérieures à celles de l’année 2019-2020 qui est 525,60 mm en 53 jours, selon la même source. Elle précise que les superficies des différentes spéculations, par abandon des champs après semis, les inondations et les dégâts des oiseaux granivores sont de 33,325 hectares de pertes pour Le mil, 3.969 hectares pour le sorgho et 853 hectares pour le riz des bas-fonds et en submersion libre. Ces pertes, pour le fonio, portent sur 103 hectares, pour le maïs sur 90 hectares, l’arachide sur 2.756 hectares, le niébé sur 1.267 hectares, le sésame sur 729 hectares, le Voandzou sur 224 hectares. Pour un total de 43.316 hectares. Le nombre de personnes affecté par ces pertes est de 54.234. Le nombre de ménages est de 9,044. AKG/MD (AMAP)
Yélimané : La campagne agricole très satisfaisante grâce à une pluviométrie exceptionnelle
Yélimané, 22 Nov (AMAP) La campagne agricole 2020-2021, dans le Cercle de Yélimané (Ouest), a connu des taux de réalisation très satisfaisants avec de très bonnes hauteurs de pluies, bien réparties dans le temps et dans l’espace, selon les services techniques. Le service local de l’agriculture a annoncé des rendements de 20153,5 tonnes sorgho, 5880,8 tonnes d’arachide, 2260,75 tonnes de niébé, 56,4 tonnes de maïs, 17,02 tonnes de riz et 11 tonnes de mil. Toutes ces données donnent un taux de réalisation de 97,21%. Mme Diallo Fanta Zanga Traoré, une agricultrice de Yélimané se dit très heureuse et satisfaite de l’hivernage de cette année. Elle et tous ceux qui ont semé, cette année, ne le regrettent pas. Malgré tout, le Cercle de Yélimané reste déficitaire en céréales à hauteur de -29108,016 tonnes. Pour le chargé de suivi évaluation, Siaka Coulibaly, la recherche de l’autosuffisance alimentaire aura sa réponse dans une intensification de la diversification de la production agricole, celle de l’adaptation au changement climatique et celle de la culture du riz. AS/MD (AMAP)
La BAD signe avec le Mali 9 accords pour plus de 50 milliards
Bamako, 22 Nov (AMAP) Le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou, et la responsable pays du Groupe de la Banque africaine de Développement (BAD), Mme Haly Louise Djoussou-Lorng, ont signé, jeudi, à Bamako, neuf accords de 50,82 milliards de Fcfa pour financer cinq projets, annonce un communiqué du ministère de l’Economie et des Finances (MEF). Ces Accords, en dons et en prêts, financent le Programme d’appui en réponse à la crise de la COVID-19 dans les pays du G5Sahel (Parc COVID-19 – G5 Sahel) sous forme d’appui budgétaire, le Programme de développement de la zone spéciale de transformation agro-industrielle des Régions de Koulikoro et péri-urbaine de Bamako (PDZSTA-KB), le Programme d’adhésion de la République du Mali à l’Agence pour l’assurance du commerce en Afrique (ACA). Ces opérations de la BAD financent, également, le Projet d’urgence exceptionnel en faveur des pays à faible revenu, membres de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de Renforcement des systèmes de santé de la Gambie, du Mali et du Niger pour lutter contre la Pandémie de COVID-19 ainsi que le projet de soutien au développement de l’écosystème entrepreneurial des MPME/MPMI. « La cérémonie qui nous réunit, aujourd’hui, revêt un caractère particulier car elle s’inscrit dans le cadre de la signature d’une série d’Accords de financement suite à la pleine reprise de la riche et fructueuse coopération entre la Banque africaine de développement, notre Institution commune, et le Gouvernement de Transition du Mali », a déclaré le Ministre malien de l’Economie et des Finances. M. Sanou a réaffirmé l’engagement et disponibilité des autorités de la Transition malienne “à poursuivre, à renforcer davantage les relations de coopération riche et dynamique” avec la BAD. À travers ces projets, la BAD souhaite réaffirmer son engagement “à soutenir les nouvelles autorités maliennes dans la réalisation de leur mission”, a indiqué la responsable pays de la BAD, Mme Haly Louise Djoussou-Lorng. “La signature de ces accords de financement intervient à un moment crucial et déterminant pour le Mali, à savoir le début d’une transition visant à créer de nouvelles bases pour un Mali plus inclusif et réengagé”, a-t-elle déclaré. MD (AMAP)
Koutiala : Lancement de la campagne de régénération du Parc à karité
Koutiala, 13 Nov (AMAP) La campagne nationale 2020 de régénération du Parc à karité, qui prevoit de planter plus de 8.400 karité dans les zones d’intervention du Projet appui à l’autonomisation économique des femmes dans la chaîne de valeur karité a été lancée, mercredi, à Kaniko, dans la Commune rurale de Sinsina, dans le Cercle de Koutiala (Sud). Financé par l’Agence espagnole de coopération internationale pour le développement (AECID) et mis en œuvre par le ministère de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la Famille (MFEF), en partenariat avec Association conseil pour le Développement (ACOD) Nietaaso, ce projet intervient dans les Communes de Sinsina et Nafanga, dans le Cercle de Koutiala, et dans la Commune rurale de Loulouni, dans le Cercle de Kadiolo. Il vise à apporter un appui à la protection, la préservation, la régénération et l’amélioration de la ressource karité. Ces activités visent à produire un changement de comportement des communautés vis à vis de la ressource karité et, surtout, de promouvoir un modèle de gestion durable du Parc à karité. Pour y arriver, le projet collabore avec les services techniques de la conservation de la nature. Une collaboration qui a permis aux productrices et aux communautés d’accéder à des formations techniques d’installation de pépinières, d’entretien et de régénération du Parc à karité. Dans son allocution, lors du lancement, le maire de la Commune de Sinsina, Chaka Coulibaly, a salué l’engagement et la détermination des femmes de Kaniko à s’impliquer davantage dans la lutte contre la pauvreté et la sauvegarde de l’environnement, à travers la transformation de la noix de karité et de la protection de l’arbre karité. Le directeur exécutif de projet, Élysé Sidibé, a rassuré les bénéficiaires que son ONG mettra tout en œuvre pour préserver et promouvoir le Parc à karité. Le conseiller technique en charge des questions de développement et de l’autonomisation de la femme au MFEF, Sayon Doumbia, qui a présidé la cérémonie, a souligné, dans son intervention que cette initiative « contribue, sans nul doute, à la valorisation de la filière karité, l’une des plus dynamiques de notre pays qui constitue une importante source de revenus pour une frange importante de la population rurale, à savoir les femmes, durement touchées par le phénomène de la pauvreté ». Ibrahim DEMBÉLÉ AMAP-Koutiala
Signature de conventions Mali-UEMOA : Une nouvelle phase du projet régional de mise en valeur des terres de l’Office du Niger
Bamako, 13 Nov (AMAP) Le ministère de l’Agriculture de l’Élevage et de la Pêche et la Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) ont signé, mercredi, un «contrat de bail emphytéotique entre l’Office du Niger et la Commission de l’UEMOA, pour les parcelles de Kandiourou et de Touraba» et «l’Accord de rétrocession des travaux de réhabilitation et de renforcement de l’Abattoir de Sabalibougou à l’État malien». Le premier contrat, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en valeur des terres de l’Office du Niger a été signé entre le président de la Commission de l’UEMOA, Abdallah Bouréima, et le président directeur général de l’Office du Niger, Abdel Karim Konaté. Quant au second contrat, il a été signé entre le président de la Commission de l’UEMOA, le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche et le directeur général de l’Agence d’execution des travaux des travaux d’infrastructures et d’équipements ruraux (AGETIER), Zana Coulibaly, en tant que maître d’ouvrage délégué. L’État malien a, par décret, attribué à la Commission de l’UEMOA les parcelles de Kandiourou et de Touraba sur 11.288 hectares, en zone Office du Niger, sous forme de bail emphytéotique d’une durée de 50 ans renouvelables. Le second volet de cette cérémonie concernait la signature de l’Accord de rétrocession au ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, des travaux de réhabilitation et de renforcement de l’Abattoir de Sabalibougou, à Bamako. Elle porte sur un montant global de 300 millions de Fcfa et s’inscrit dans la dynamique de développement de la filière bétail-viande, l’une des cinq filières agricoles prioritaires de l’UEMOA. Les travaux portent sur la réhabilitation du bâtiment et le renforcement des équipements de saignée, d’abattage, d’habillage et de découpe de l’abattoir, du renforcement de la chambre froide et l’installation de nouvelles chambres froides dans les marchés de Niamakoro et de Kalaban Coura y compris l’achat d’un camion frigorifique et la connexion au réseau d’eau potable. Il s’agit, aussi, de la construction de bureaux, de vestiaires et de toilettes pour le service d’inspection vétérinaire, de la construction de vestiaires et de toilettes pour le personnel d’abattage et la construction d’un box d’inspection avec lave-mains à pédale stérilisation, tables, chaises et armoires pour les inspecteurs vétérinaires. « Avec cette évolution, nous pouvons affirmer que le projet régional de mise en valeur des terres de l’Office du Niger dans le cadre de l’UEMOA entre dans une nouvelle phase tout en restant fidèle à son objectif initial de contribution à la sécurité alimentaire et de renforcement de l’intégration régionale», a soutenu le président de la Commission de l’UEMOA, Abdallah Bouréima, parlant de la première convention. En ce qui concerne, la convention relative à l’Abattoir de Sabalibougou, M. Bouréima a indiqué qu’en décidant d’apporter cet appui, la Commission de l’UEMOA a voulu accompagner le Mali dans ses efforts pour un meilleur respect des règles d’hygiène et des normes sanitaires. Concernant l’accord de rétrocession des travaux de réhabilitation et de renforcement de l’abattoir de Sabalibougou, le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Mahmoud Ould Mohamed, a reconnu que c’est une infrastructure de type régional améliorée. «Elle a atteint, aujourd’hui, des records d’abattage de 200 bovins par jour. Ce rythme d’abattage a soumis à rude épreuve les équipements et a créé une situation sanitaire peu reluisante à cause de l’absence d’eau potable, de vestiaires, de toilettes», a expliqué le chef du département. AG/MD (AMAP)
Pr Baba Berthé, PDG de la CMDT : «C’est une année vraiment catastrophique»
Sur une prévision initiale de 810.000 hectares, moins de 200.000 sont consacrés au coton cette année. Pour le géant de l’Or blanc, le manque à gagner peut être estimé à plusieurs dizaines de milliards de Fcfa L’Essor : Monsieur le Président directeur général, pouvez-vous nous édifier sur les causes du malentendu qui a abouti au refus de nombreux paysans de cultiver le coton ? Pr Baba Berthé : Il y a eu un élément déclencheur pour que nous assistions au boycott massif de la culture du coton. Tout est parti de deux évènements. L’un qui était un peu antérieur à l’avènement de la Covid-19. Il s’agit de la guerre commerciale que se livre la Chine et les États-Unis d’Amérique. Cette guerre avait tiré les cours mondiaux du coton vers le bas de sorte que déjà à la fin de l’année 2019, nous avions assisté à une contraction des cours mondiaux. Lorsque la maladie à coronavirus a fait son apparition, cela a eu une incidence sur le niveau de la demande. Car, la pandémie a occasionné la fermeture des unités industrielles de textiles, de filatures, les unités de tissage, d’impression principalement dans les pays asiatiques. Or, la première destination du coton du Mali ce sont les pays asiatiques dont les usines ont fermé. Corrélativement puisque le coton n’est pas consommé, il y avait des stockages. Les ports aussi ont fini par fermer, donc l’offre et la demande n’avaient pas de cohérence de sorte que les cours ont baissé. Le coton a perdu au moins le tiers de sa valeur sur le marché mondial. Ce que nous pouvons signaler à ce niveau, c’est que, ce que la CMDT ne gagne pas comme ressource de commercialisation de la fibre de coton sur le marché mondial, elle ne peut pas donner aux producteurs. La CMDT paie le coton à partir des ressources générées par la commercialisation de la fibre et si le cours baisse, cela veut dire que les ressources de la CMDT baissent et la CMDT n’a pas le choix que de venir expliquer aux producteurs voilà le niveau des cours mondiaux. Ce n’est pas la CMDT qui détermine le prix, c’est une commission prix de l’Interprofession du coton présidée par les producteurs qui fixe le prix d’achat de base du coton graine à partir des éléments qui sont donnés à savoir les ventes, les cours et les tendances des cours. Cette commission prix de l’Interprofession du coton a déterminé le prix à 200 Fcfa. Mais, parallèlement, il se trouve que depuis quatre campagnes, il y avait quelques difficultés de remboursement de la subvention des engrais. L’état depuis la campagne 2009 – 2010 avait décidé aussi de subventionner les engrais du système coton et depuis quatre ans, l’état éprouve quelques difficultés à rembourser à la CMDT l’équivalent de la subvention des engrais. Au regard de ces difficultés, les acteurs de la filière à savoir les producteurs, la CMDT, l’OHVN se sont mis d’accord pour transférer la subvention de l’engrais au coton graine. C’est-à-dire le prix d’achat du coton graine plus le bonus. Le niveau du bonus dépend de la somme que l’état met à la disposition des cotonculteurs pour subventionner la filière. Le montant qui était indiqué dans le plan de campagne pour appuyer les cotonculteurs, ce montant était de dix milliards qui, rapportés sur une production de 700 000 tonnes, donnaient environ 15 Fcfa/kg. Ce bonus a été ajouté au prix du coton pour donner 215 Fcfa/kg. La subvention étant transférée sur le prix d’achat du coton, alors les engrais devraient être cédés à leur prix coûtant. Quand les paysans ont vu cela, premièrement, ils ont fait une comparaison par rapport à ce qu’ils ont gagné l’année dernière pour la campagne précédente 2019-2020. Ils avaient reçu par kilo 275 Fcfa. Parallèlement, l’engrais leur a été cédé à 11.000 Fcfa. Cette année, ils se disent qu’ils vont recevoir pour chaque kg de graine vendu 200 Fcfa plus 15 Fcfa correspondant à la subvention de l’état. Cela fait 215 Fcfa mais corrélativement, l’engrais leur serait cédé à son prix coûtant. C’est là que ça a commencé à grincer. Deuxièmement, ils ont vu qu’au Burkina Faso, il y a eu un prix de base fixé à 240 Fcfa et parallèlement, l’engrais était cédé aux producteurs burkinabé à 14.000 Fcfa contre un peu plus de 18.400 Fcfa dans notre cas pour le complexe et quelque 16.000 Fcfa l’urée. Ils ont dit qu’habituellement, les conditions du producteur malien sont plus favorables que celles du burkinabé et donc ils ont dit qu’ils ne feront pas de coton parce qu’ils ne gagnent pas. Nous avons organisé des campagnes de sensibilisation à travers la zone cotonnière. Par la suite, l’état a fait un effort à partir du 7 juin 2020. Les réactions des producteurs qui allaient dans le sens de l’amélioration du prix d’achat du coton et des efforts à faire pour baisser le prix de cession des intrants ont été consignées dans un rapport qui a été transmis au gouvernement. Ils ont demandé un effort supplémentaire à l’état, estimant que leur revenu est négativement impacté par les conséquences de la Covid-19. C’est à la suite de ce rapport que le gouvernement a accepté ce bonus. Ainsi, le prix d’achat du coton graine est passé de 215 Fcfa/kg à 250 Fcfa/kg. Malgré cet effort, il y a eu quelques contradictions entre les producteurs. D’autres ont dit qu’ils feront du coton pendant que d’autres ont indiqué qu’ils ne le feront pas pour des raisons internes aux coopératives. Voilà comment ils ont décidé de boycotter le coton. La deuxième explication qu’il faut ajouter est que quand bien même on a réuni toutes les conditions pour que les producteurs aillent faire du coton, les pluies se sont arrêtées. Dans la zone cotonnière, il n’y a pas eu de pluie entre le 15 juin et le 7 juillet 2020. Quand vous demandez à des producteurs de Koutiala, de Sikasso, de Fana de semer du coton au delà du 30 juin, ils estiment que c’est un gros risque. Ils
Burkina Faso : L’Economie agro-sylvo-pastorale en ligne de mire
Par Moussa DIARRA Envoyé spécial Bamako 4 Nov (AMAP) Un joyeux groupe de femmes qui chantent pour accueillir des journalistes sur leur lieu de travail. Ces 152 productrices exploitent un bas fond de riz et font de l’étuvage. Elles transforment le riz et approvisionnent les cantines scolaires et des clients individuels. En plus, elles achètent du riz dans d’autres bas-fonds rizicoles qu’elles étuvent et mettent également sur le marché. La douzaine de journalistes africains de ce voyage de presse, du 18 au 23 octobre, de la présidence du Burkina Faso, ont pu découvrir le pays, à travers ses actions et chantiers d’envergure menés, ces cinq dernières années, malgré le défi sécuritaire. L’agriculture est un de ces chantiers qui contribuent aux résultats du Burkina Faso. Ainsi que l’illustre Sanfo Asséta, productrice/étuveuse de riz, est présidente de la coopérative de production. « Pendant ces deux dernières années, on nous a appuyées avec des intrants, de l’engrais, l’appui technique en production de riz, de l’argent pour le désherbage et, enfin, nous avons pu bénéficier d’un tracteur fortement subventionné », explique-t-elle. Son souhait ? « Que le projet puisse aider d’autres personnes pour que le pays se développe ». « Notre activité initiale était la production, puis plus tard, nous y avons ajouté la transformation du riz. Nous venons au centre pour faire ce travail. Et nous avons bénéficié du soutien d’un projet pour renforcer notre activité avec la mécanisation de la transformation », renchérit Goroko Fatimata de la coopérative de Dandé. « Grâce à l’étuvage, nous arrivons à prendre en charge des dépenses de la famille, à payer la scolarité des enfants, par exemple. Il y a beaucoup de retombées positives. Même pour des dépenses d’environ 50 mille francs CFA, nous n’avons pas besoin de demander à nos maris, nous pouvons les prendre en charge ». Le chef d’antenne du projet d’appui à la promotion des filières agricoles au niveau de l’unité de Bobo Dioulasso, Kouadima Issa, explique que le projet, d’un financement de 110 milliards de francs CFA, couvre les Régions des Hauts bassins et des Cascades. Il a vu le jour sur initiative du gouvernement burkinabè et a été mis en place par le ministère de l’Agriculture. « Nous bénéficions de l’appui du Fonds international de développement agricole (FIDA) et du Fonds OPEP pour le développement international (OFID). Depuis 2018, nous avons commencé et nous en avons pour 6 ans », poursuit-il. « A Dandé, nous avons accompagné les femmes avec les sous-produits d’accès aux marchés. Nous mettons à leur disposition des intrants, l’appui conseil…à hauteur de presque 4 millions de francs CFA pour produire » En raison du Covid qui allait impacter les surfaces à emblaver et la main-d’œuvre et grâce au programme présidentiel de mécanisation de l’agriculture, le gouvernement du Burkina Faso a permis l’acquisition de 30 tracteurs pour nos organisations. Nous les avons aidées à avoir ces tracteurs subventionnés à 45%. Nous subventionnons à 80% les organisations que nous accompagnons. Grace à notre subvention de 80%, elles ont dépensé un peu moins de 2 millions, au lieu de 8 millions, pour acquérir leur tracteur. Nous avons accompagné les organisations avec 40 tracteurs », a dit M. Kouadima. Dans la plaine de Bama, de 1.260 ha dont 60 ha alloués à l’expérimentation et où opèrent neuf coopératives, c’est aussi une Initiative présidentielle qui est en marche avec un objectif d’un million de tonnes de riz paddy d’ici 2020, au plan national. LE COUP DE POUCE DE L’ETAT – En guise de mesures d’accompagnement et pour les semences, en 2020, quelques 1.350 tonnes d’engrais ont été fournis à la Région des Hauts Bassins pour la production seulement de riz, contre, pour toute la Région et toutes les spéculations, l’année dernière, 2.000 tonnes. Sur 480 tonnes de semences de riz, 50 tonnes de semences de riz ont été remis aux producteurs de la plaine de Bama, pour emblaver toute la plaine, à raison de 45 kg pour un ha. Fortement subventionné, 15kg à 1.000 Fcfa, emblaver un ha revient à 3.000 Fcfa de frais de semences. L’engrais coûte 17.500 Fcfa, le sac, sur le marché. Il est à 12.000 Fcfa, prix subventionné. Cette année 2020, quelques 83 tonnes d’engrais sont remises à la plaine de Bama où on attend 10.000 tonne, pour la campagne en cours. L’objectif de production, sur le million de tonnes national est de 144.450 tonnes pour les Hauts Bassins, répartis entre les plaines et les bas-fonds. Cependant, le secrétaire général de l’Union des coopératives rizicoles de Bama, Zakaria Ouédraogo, relève que pour l’exploitation de la plaine, les difficultés ont pour noms « faible débit de l’eau en période sèche, baisse de la production ces dernières années, vétusté du réseau hydraulique construit dans les années 70, absence de subventions en intrants pour les cultures de contre saison… » ; pour une infrastructure aménagée dans les années 70 par Taiwan et dont les travaux ont été a achevé par la Chine populaire dans les années 75. Les 1385 exploitants dont 85 productrices, regroupés en 9 sociétés coopératives, font chacun, en moyenne 6 tonnes à l’ha, à raison de 150 Fcfa le kg, et 463 500 Fcfa de marge nette, selon Zakaria Ouédraogo. Irrigation en maitrise totale d’eau, l’infrastructure permet deux cycles de production, en saison humide et en saison sèche, un rendement moyen de 5, tonnes et 1/2 à l’ha, sur 1.000 ha, pour 12.000 t à l’ha. Le directeur régional de l’Agriculture est affirmatif : il y a « un milliard de francs CFA à se partager dans la plaine de Bama où il n’y a pas de mévente ». Et qui se positionne pour contribuer à l’autosuffisance alimentaire du Burkina Faso l’objectif du million de tonnes est atteint. En fait, l’économie agro-sylvo-pastorale, halieutique et faunique, occupe près de 80% de la population active burkinabè. Le président Roch Marc Christian Kaboré en a fait une priorité, afin d’améliorer la productivité des agriculteurs et leur niveau de vie, la transformation des ressources naturelles burkinabè et la sécurité alimentaire du pays. Durant son mandat présidentiel, le Burkina Faso a investi dans l’aménagement des zones hydro-agricoles et des retenues d’eau, dans l’accélération de la mécanisation, la mise
Le citron sur les marchés de Bamako : Une niche
Par Bayo TRAORE Bamako, 9 Oct (AMAP) La campagne bat son plein. La vente du citron est une opportunité pour certaines vendeuses de se frotter les mains. Ce commerce est, désormais, une activité phare, source de gros revenus pour les vendeuses. Septembre est le début de la campagne de cet agrume sur les marchés « Dabanani », « Médina Coura », « Ouolofobougou » de Bamako. Une armée de détaillantes s’active dans le créneau de la vente du citron. Ce produit restera très courtisé par les ménagères jusqu’à la fin de la saison des pluies. Les vendeuses sont installées dans tous les coins des aires de vente. Certaines sont à même le sol proposant des paniers remplis de citrons. D’autres étalent leurs produits sur des nattes. Elles forment une longue file au bord de l’avenue qui mène au « Wonida » de Bozola. Plusieurs femmes déambulent, des plateaux remplis de marchandises en équilibre sur la tête. Elles font le tour du marché, en quête d’éventuels clients. Le citron est très prisé par la population et les marchandes trouvent leurs comptes. La vieille mère, Sitan Koné, est vendeuse au marché Dabanani de Bamako, depuis plusieurs années. Mme Koné nous confie : « La campagne du citron bat son plein en ce moment dans notre pays. Le sac se vend à 7.000 ou 8.000 Fcfa. D’ici 2 à 3 mois, le produit sera rare sur les marchés de la capitale. Le sac de 50 kg coûtera 20.000 Fcfa ». Après avoir écoulé une partie de sa marchandise chez les grossistes au marché de Medina Coura, Sitan retourne à Bozola. Elle revend au détail le reste de sa marchandise à bon prix. Elle révèle que les vendeuses de jus raflent les gros citrons cédés à bas prix. La méthode est simple. La vendeuse casse ses prix pour les gros citrons. « Je vends entre trois et quatre sacs par jour. Je rends grâce à Dieu », confie-t-elle, sans donner trop de détails sur son chiffre d’affaires. Une cliente, Mme Véronique Sanou, est venue s’approvisionner en citron. Elle utilise le citron dans les infusions de citronnelle servies à sa famille, après le déjeuner. Elle en consomme, tous les jours, en cette période où le prix est abordable. On en trouve partout dans la capitale. « Ce fruit est efficace pour faciliter la digestion. Il est très bon pour la santé », explique Mme Sanou. Kadiatou vend du jus de citron au quartier de Kalaban Coura. Elle est venue faire ses provisions au marché Dabadani. Elle gagne de l’argent dans cette activité. « Je viens d’acheter un sac de 50kg de citrons pour préparer du jus mixte de citron et de gingembre. C’est cher dans le marché de son quartier. Elle se déplace jusqu’au « Wonida » pour faire des économies. L’approvisionnement du marché cache l’épineux problème de la conservation à longue durée du produit. Souvent le fruit se décompose très vite. Binta Konaté, grossiste, vend du citron au marché de Médina Coura, depuis plus de 35 ans. Elle a beaucoup de clientes. Mais elle déplore le fait que le citron pourrit vite. Ce grand problème de conservation persiste, car notre vendeuse ne possède aucun moyen de conservation de longue durée. Si les citrons dépassent 2 à 3 jours sans être vendus, ils se décomposent. Cette situation provoque d’énormes pertes. Une élégante dame, Rokiatou, est venue acheter du citron pour préparer son produit cosmétique. « J’utilise le citron sur tout mon corps. Cela fait disparaitre les taches sur ma peau et élimine les mauvaises odeurs », a-t-elle dit. Le Dr Alou Keita, dermatologue dans un cabinet médical à Médina coura, déconseille l’utilisation du citron à l’état brut sur la peau. Cela peut provoquer des problèmes dermiques graves. Il ne faut pas se fier aux produits cosmétiques industriels et pharmaceutiques. Le spécialiste a expliqué que « les propriétaires de marques des produits cosmétiques et pharmaceutiques synthétisent le citron avant utilisation ». « La matière première subit des transformations grâce à des matériels spécifiques. Tout ce qui nuit, par l’utilisation du produit sur à la peau, est détruit», précise-t-il. BON POUR LA SANTE – Le Dr Djénéba Coulibaly, médecin nutritionniste à l’Institut national de la Santé publique (INSP) livre un avis d’expert sur la composition du citron. Ce fruit est efficace pour la santé. Sa teneur est faible en calories (30 cal. /100 g). C’est un concentré de vitamine C. Il en contient entre 30 et 40 mg. Un quart de tasse de son jus couvre le tiers de nos besoins quotidiens. Le citron apporte, également, des vitamines du groupe B, des minéraux et oligo-éléments (fer, calcium, potassium, phosphore, magnésium, cuivre). Il contient des protéines et des fibres solubles. Le citron renferme divers composants (flavonoïdes, les limonades et la nobiletine) qui peuvent avoir un effet favorable sur la santé et sur la prévention de plusieurs maladies. Ces constituants lui confèrent un pouvoir antioxydant. Le Dr Coulibaly soutient que « la consommation quotidienne du citron est excellente pour la santé, le citron favorise la digestion et aide le travail des différents organes digestifs. C’est une puissante plante médicinale (antiseptique, antibactérien, antiviral). La vitamine C, qui en est le principal composant, protège le fœtus de nombreux troubles pendant la grossesse. Elle protège des maladies cardiovasculaires, des maladies des yeux. Elle est bonne pour la peau et aide notre système immunitaire ». Les composés antioxydants du citron permettent de neutraliser les radicaux libres du corps et de prévenir l’apparition des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d’autres maladies chroniques. Le jus de citron renforce l’immunité et aide à renouveler les cellules. Consommé pendant le repas, il stimule l’appétit, facilite la digestion et joue le rôle de dépuratif et de nettoyage. Cependant, la consommation abusive peut provoquer des brûlures d’estomac, des symptômes de reflux gastro-œsophagiens tels que les nausées, et les douleurs abdominales. L’acidité du citron peut attaquer l’émail des dents et les rendre plus sensibles au froid et au chaud. Des irritations de la muqueuse buccale peuvent survenir et il est constaté la formation d’aphtes. Tout le monde peut consommer le citron, mais les personnes souffrant de reflux gastro-œsophagien, d’œsophagite (maladie de l’estomac en jargon) doivent consommer avec précaution ou même éviter d’en consommer,

