Visite du ministre de l’Agriculture dans la zone Office riz Ségou : des potentialités à développer
Par Mamadou SY Ségou, 1er Oct (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, à la tête d’une délégation, s’est rendu dans la zone Office riz Ségou (ORS), au 2ème et dernier jour de sa visite de supervision de la campagne agricole 2024-2025 dans la région de Ségou (Centre). Avant de se rendre dans les champs pour échanger avec les producteurs, le ministre et sa délégation ont d’abord fait une escale au complexe hydraulique de Dioro. Il ressort des explications des techniciens, qu’en plus de cet ouvrage qui a une superficie de 20 910 km2, l’ORS dispose de complexes hydrauliques à Farako et Tamani. La délégation ministérielle s’est, ensuite, rendue dans les parcelles de riz d’Abdoulaye Diallo, exploitant une superficie de 2 ha dont 0, 25 en Système de riziculture intensive (SRI) avec maîtrise de l’eau et Mamadou Diawara, producteur de mil et de fonio. La visite dans le casier de Tien Konou a permis à la délégation d’avoir une vue d’ensemble de la submersion contrôlée. Pour le directeur général de l’ORS, Amedé Kamaté, la campagne agricole dans la zone est globalement satisfaisante. Amédée Kamaté a précisé que plus de 200 000 tonnes, toutes céréales confondues, sont attendues dans le cadre de cette campagne agricole, dont 115 000 tonnes de riz paddy et plus de 84 000 tonnes de céréales sèches. De retour à Ségou, le ministre de l’Agriculture a rencontré les cadres des structures relevant de son département dans la salle de conférence de l’ORS. Tirant le bilan de cette visite de terrain, Daniel Siméon Kelema a apprécié l’état végétatif des cultures qui ont fière allure, malgré quelques cas d’inondations de parcelles et d’attaques de chenilles. Selon le chef du département de l’Agriculture, il est important d’aller en maîtrise totale de l’eau pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle du pays. « Aujourd’hui, avec les changements climatiques, il est mieux d’avoir un système de riziculture en maîtrise totale de l’eau que d’être lié à la pluie, à la crue et bien d’autres facteurs. L’Office Riz Ségou a déjà amorcé ce processus de reconversion », a-t-il dit. « Cette démarche permettra aux exploitants agricoles de produire à tout moment et de mener d’autres activités dans le cadre de l’intégration de l’agriculture et de l’élevage », a-t-il ajouté. Il a invité à la transformation du « potentiel que nous avons en outil de développement, de production et d’amélioration du niveau de vie des populations rurales et urbaines. » En outre, Daniel Siméon Kelema a expliqué la vision du président de la Transition qui vise à faire du secteur agricole le moteur de croissance de notre économie. Pour ce faire, il recommande, entre autres, l’élaboration d’un plan de renouvellement de semences, la diversification des cultures et le développement des interprofessions. MS/MD (AMAP)
Première évaluation du projet de stabilisation du Sahel au titre de l’année 2024
Bamako 1er Oct (AMAP) Le Comité régional de coordination (CRC) du Projet communautaire de relèvement et de stabilisation du Sahel (PCRSS) tient depuis lundi, sa 1ère réunion au titre de l’année 2024. Cette session qui prend fin ce mardi a pour objectif de faire le bilan de mise en œuvre du plan d’actions commun soutenant l’harmonisation régionale des politiques et des investissements dans la région du Liptako-Gourma, adopté lors de la 1ère réunion du CRC avec la participation des trois pays (Burkina Faso, Mali et Niger). Le PCRSS est un projet régional qui bénéficie du soutien technique et financier de la Banque mondiale à hauteur de 352,5 millions de dollars américain (environ 176,25 milliards de Fcfa). Approuvé le 16 juin 2021 par le Conseil d’administration de la Banque mondiale, il vise à apporter une réponse régionale coordonnée aux importants défis auxquels fait face la région du Liptako-Gourma. Selon la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Sahel, Mme Clara De Sousa, depuis son entrée en vigueur, ce projet apporte une assistance de qualité aux populations de la région, y compris aux personnes déplacées et aux communautés qui les accueillent. À ce jour, a révélé Mme Clara De Sousa, il a atteint plus de 1,2 million de bénéficiaires dans les trois pays, améliorant ainsi leur accès aux services sociaux de base. Il a, également, fourni des intrants et des équipements agricoles à 553 000 agriculteurs, leur permettant de reprendre leurs activités et d’améliorer leur productivité. Si ces premiers résultats sont encourageants, la directrice des opérations de la Banque mondiale a invité les différentes parties prenantes « à identifier les moyens d’accélérer la mise en œuvre du projet, car les besoins des populations de la région sont immenses et pressants. » Dans son discours d’ouverture, le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, a indiqué que dans le but d’atteindre les objectifs auprès de la population et des communautés, le PCRSS a décidé « d’apporter le changement en termes d’architecture pour avoir le contact direct avec les populations. » Le ministre, qui est également président du PCRSS, a fait noter que l’ancienne architecture institutionnelle est en cours dans certaines zones et la nouvelle vision dans d’autres. Selon le colonel-major Ismaël Wagué, « dès que tout sera mis en place, il y aura des résultats extraordinaires aux bénéfices des populations. » Rappelant que l’approche sous-régionale au Mali est extrêmement importante, le ministre Wagué a soutenu que c’est « l’occasion de partager les expériences, d’harmoniser les points de vue et surtout d’intervenir de façon complémentaire aux bénéfices des populations qui sont dans la zone du Liptako-Gourma. » Pour ce faire, il a appelé à faire le point et à ressortir les diversités des uns et des autres. Mais aussi « de voir dans quelle mesure peut se faire la coordination des actions de façon synergique pour atteindre les résultats communs aux bénéfices des populations. » Pour sa part, la secrétaire exécutive de l’Autorité de développement intégré des États du Liptako-Gourma (ALG), Hawa Aw, elle espère que la détermination du ministre Wagué « renforcera davantage la résilience de nos communautés et l’intégration de nos trois États au niveau local. » Elle a relevé que « la tâche est ardue mais l’objectif noble puisqu’il permettra d’harmoniser les politiques de développement local et de les concevoir à l’échelle de la région en élaborant de véritables programmes d’investissements régionaux susceptibles de favoriser l’émergence de notre sous-région du Liptako-Gourma. » Elle a annoncé que la concrétisation de cette vision conduira à l’organisation d’un forum annuel sur le développement du Liptako-Gourma. Pour ce faire, Hawa Aw a souligné la nécessité de la production et de la gestion des connaissances, « à travers la recherche ainsi que le dialogue régional pour la prise de décisions dans la mise en œuvre du projet dans notre espace commun. » Le coordinateur du PCRSS-Mali, Adama Berthé et plusieurs personnalités du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont également pris part à ce rendez-vous sous régional. SS/MD (AMAP)
Office du Niger : Bonne physionomie de la campagne agricole
Par Mamadou SY Ségou, 30 sept (AMAP) La tendance actuelle laisse entrevoir des rendements prometteurs avec une bonne physionomie des champs, a pu constater le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, en visite les 27 et 28 septembre derniers dans la zone Office du Niger et Office riz Ségou (ORS), dans le cadre du suivi de la campagne agricole 2024-2025. Cette visite, après dans la zone cotonnière, avait pour but de s’enquérir de l’état de la campagne agricole et d’échanger avec les producteurs. Au premier jour de sa visite, le ministre de l’Agriculture s’est rendu dans la zone Office du Niger où les activités de la campagne agricole se déroulent normalement. L’état des cultures est assez rassurant dans l’ensemble, avec des plans de riz qui sont au stade du tallage et d’épiaison. Sur sa parcelle, dans la zone de production de M’Bewani, Yacouba Diarra, qui a reçu la visite du ministre de l’Agriculture, dispose d’un champ de 8,59 ha dont 2 en Système de riziculture intensive (SRI). Il espère un rendement moyen de 7 à 8 tonnes par hectare. L’exploitant agriculteur se dit satisfait du travail abattu et de l’état végétatif de son champ. Cependant, il a exprimé son souci devant la lenteur dans l’approvisionnement en engrais et la divagation des animaux qui a des conséquences désastreuses sur la production de riz. Son souhait est que la quantité d’engrais subventionné revienne à son niveau initial, c’est-à-dire 6 sacs par hectare, contre seulement 1 sac actuellement afin de permettre aux agriculteurs de maximiser leur production. Selon le directeur général de l’Institut d’économie rurale (IER), Khalifa Traoré, membre de la délégation ministérielle, le SRI est une technique extrêmement avantageuse pour les riziculteurs, notamment en termes d’économie de semences. « Il augmente, non seulement, le rendement à l’hectare de 7 à 8 tonnes contre 3 à 4 tonnes dans l’agriculture conventionnelle, mais il, également, d’économiser de l’eau et de réduire les gaz à effet de serre », a fait savoir M. Traoré. Après M’Bewani, cap sur la zone de production de Niono, à 105 km de la ville de Ségou. Sur place, le ministre de l’Agriculture a successivement visité les parcelles de riz de Youssouf Simaga dit Douga du village de Coloni km26 et Sidy Haïdara du village de Medina km39. Tous deux cultivent la variété kogoni respectivement sur une superficie de 3 ha et 5,41 ha. Ces champs de riz présentent un bon aspect végétatif. Ce résultat s’explique par le respect du calendrier agricole et l’utilisation de la fumure organique. La délégation ministérielle a ensuite rencontré les producteurs et le personnel d’encadrement dans la salle de réunion de la zone de Niono. Les acteurs du monde rural ont égrené leurs préoccupations qui tournent autour de l’insécurité dans certaines zones de production, l’insuffisance du nombre de quotas d’engrais subventionné par hectare, le manque d’équipements agricoles pour transformer et conserver les produits maraîchers ainsi que l’engorgement des drains. D’après le ministre de l’Agriculture, la zone cotonnière et l’Office du Niger sont les deux piliers de notre secteur agricole. « Nous sommes là pour visiter les parcelles de riz, notamment le SRI et bien d’autres systèmes. L’avantage est que tout est en maîtrise totale de l’eau », a indiqué Daniel Siméon Kelema. Il s’est globalement réjoui de l’évolution de la campagne agricole 2024-2025 en zone Office du Niger mais, surtout, de l’utilisation de la fumure organique par les producteurs, Ce qui va permettre d’améliorer la santé du sol et de cultiver de façon durable. Ayant pris bonne note des préoccupations soulevées, le ministre Kelema a exhorté les producteurs à écouter les conseils précieux des agents d’encadrement afin d’éviter les pertes post-récoltes et d’améliorer les rendements. Il a, également, mis l’accent sur une gestion judicieuse des stocks pour ne pas que les producteurs soient en situation d’insécurité alimentaire. Quant au Président directeur général de l’Office du Niger, il a rappelé les efforts déployés dans le cadre de l’entretien des réseaux d’irrigation et de drainage. Badara Aliou Traoré a salué la résilience des producteurs et l’abnégation de nos forces de défense et de sécurité qui ne ménagent aucun effort pour sécuriser les personnes et leurs biens. La délégation comprenait également, le directeur national de l’agriculture, Souleymane Yacouba, le directeur général de l’Office de protection des végétaux (OPV), Halidou Mohamoudou, ainsi que le Président directeur général (PDG) de l’Office du Niger, Badara Aliou Traoré. MS/MD (AMAP)
Filiale centre de la CMDT : Une campagne agricole qui promet
Par Fatoumata M SIDIBÉ Bamako, 27 sept (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kéléma, a a rencontré les exploitants agricoles afin de suivre de près l’évolution de la campagne agricole 2024-2025, lors d’une visite, du 19 au 20 septembre dernier, dans la filiale Centre (Fana, Dioila et Baguinéda) de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT). Il était accompagné du Président directeur général (PDG) de la CMDT, Mamadou Moustapha Diarra, des présidents de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussi Bouya Sylla et de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton, Yacouba Traoré. Première étape de ce périple de deux jours : le village de Kola, dans la Région de Dioïla, où le ministre et sa suite ont inspecté des parcelles de coton, de maïs, de sorgho et de mil. Les exploitants de la localité ont diverses préoccupations dont l’accès limité aux équipements et au crédit agricole, la mauvaise qualité de certains intrants et le manque de main-d’œuvre. S’y ajoute la cherté de l’aliment bétail. Malgré ces difficultés, le cultivateur Tièfolo Traoré est optimiste quant à l’issue de la campagne en cours. Il espère récolter environ 10 tonnes de coton cette année. Ces champs de coton, de maïs, de sorgho et de mil ont été visités par le ministre, à qui le cultivateur a fait part de l’efficacité des traitements recommandés contre les insectes. Il s’est également dit satisfait de l’approvisionnement en engrais. Selon l’administrateur général de la filiale Centre de la CMDT, Issa Sidibé, la campagne agricole 2024-2025 est placée sous le signe de la maîtrise des indicateurs de production après deux saisons difficiles. Il a rappelé les efforts de l’État qui a fixé un prix d’achat incitatif de 300 Fcfa par kilogramme (kg) de coton graine et maintenu la subvention des engrais minéraux à 14 840 Fcfa par sac de 50 kg. Un effort particulier a aussi été fait pour réduire le prix des engrais organiques. De plus, une collaboration renforcée entre la CMDT et les instituts de recherche a permis d’élaborer un programme de traitement adapté aux réalités locales, tout en relançant la production de semences de base. « Bien que les jassides soient présents, les perspectives de la campagne restent encourageantes avec un objectif de production de 96 600 tonnes de graine de coton pour notre filiale », a dit Issa Sidibé. Après Kola, la délégation s’est rendue à Gouana, à quelques kilomètres de Fana. La délégation y a visité des champs de coton, de maïs et de riz de Bah Diarra. Le ministre Daniel Siméon Kelema a été impressionné par la physionomie des cultures. Il a, toutefois, insisté sur l’importance d’améliorer les itinéraires techniques et de diversifier les cultures pour renforcer la sécurité alimentaire, nutritionnelle et accroître les revenus des producteurs agricoles Le ministre a, aussi, noté que la filiale Centre se porte bien en termes de production de coton. Néanmoins, il a appelé à la vigilance, « car la période est critique sur le plan phytosanitaire et pluviométrique en raison des conditions météorologiques exceptionnelles de cette année, avec des pluies intenses prévues jusqu’en novembre ». En outre, Daniel Siméon Kelema a encouragé les producteurs à surveiller leurs sols, à privilégier des cultures résistantes aux inondations et à envisager des systèmes d’irrigation. Il a appelé à la solidarité envers les victimes des récentes inondations. La dernière étape de la visite a été Baguinéda, dans la Région de Koulikoro, où la délégation a apprécié l’évolution de la campagne au niveau du périmètre irrigué de la localité. Riziculteur, Bakary Doumbia a cultivé 1,5 hectare et procède à une nouvelle technique de riziculture intensive qui facilite les travaux, en minimisant les besoins en eau et en engrais chimique. Cette méthode permet, également, de réduire les coûts de production, tout en augmentant la rentabilité à l’hectare. « Les riziculteurs utilisent deux systèmes, celui d’avant et une innovation qui est la riziculture intensive. En termes de revenus, le nouveau système apporte plus de rendement que le premier », a expliqué le ministre de l’Agriculture. Daniel Siméon Kelema a demandé à l’encadrement de s’y mettre pour la vulgarisation de cette nouvelle méthode auprès des producteurs. Par ailleurs, il a souligné la complémentarité entre les engrais organiques et minéraux. « Les engrais organiques sont bien pour la fertilisation du sol, mais les deux se complètent et nous veillons à ce que le travail soit correctement fait. L’Institut d’économie rurale (IER) est là pour voir les termes de dosage », a-t-il ajouté. Cette visite dans la filiale Centre a permis de constater l’état des cultures, notamment du coton, selon Mamadou Moustapha Diarra. Il s’est réjoui du fait que les producteurs appliquent correctement les recommandations techniques, telles que la gestion des ravageurs et l’utilisation du compost. « La surveillance attentive des champs de coton et l’application des traitements phytosanitaires dans les délais sont nécessaires pour assurer une récolte de qualité », a insisté le PDG de la CMDT. FMS/MD (AMAP)
Environnement des affaires et financement des PME : Le Patronat malien consulte autour de ses solutions
Bamako, 27 sept (AMAP) Le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a rencontré, mercredi, les Partenaires techniques et financiers (PTF) et des chancelleries présents au Mali pour recueillir leurs avis et suggestions dans le cadre de l’élaboration de son plan d’actions pour la mandature 2022-2027. Les échanges dirigés, par le président du CNPM, Mossadeck Bally, avaient également, pour objectif de renforcer et de rationaliser l’écosystème des affaires et de contribuer à faire des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) des leaders dans leurs secteurs d’activité au Mali et dans la sous-région. Le bureau du CNPM qui, depuis son installation, a entamé ce travail, a constitué cinq groupes de travail chargés de faire un diagnostic et de proposer des solutions dans des domaines économiques spécifiques. Il s’agit de l’énergie, des infrastructures, des ressources humaines, du financement et de la fiscalité. Au terme des travaux, une restitution des conclusions a été initiée à l’endroit des différents départements ministériels, des chefs d’entreprises ainsi qu’au président de la Transition. C’est à l’issue de ces étapes que le CNPM a jugé nécessaire et pertinent de faire le même exercice à l’endroit des PTF. Parallèlement, le Patronat, conformément à sa vision stratégique de faire du secteur privé le moteur d’un développement socio-économique puissant et durable, a élaboré le Projet pour l’innovation et l’accélération de la transformation des entreprises au Mali (PIATE). Selon son président, ce Projet est un élément important de la démarche du Patronat et un modèle de partenariat qu’il espère multiplier et pérenniser. « En cela, a-t-il poursuivi, les PTF peuvent s’appuyer sur le CNPM, comme partenaire crédible dans le déploiement de leurs politiques de développement au Mali, notamment en ce qui concerne l’amélioration du climat des affaires et le développement des investissements productifs. » Mossadeck Bally a invité les participants à réfléchir à des alternatives de déploiement de leurs actions pour cette fin. «Ensemble, nous pouvons créer un environnement propice à l’investissement, l’innovation et la création d’emplois, tout en renforçant la compétitivité nationale», a-t-il déclaré. CINQ AXES STRATÉGIQUES– Présentant le PIATE, Dr Abdoulaye Touré, enseignant-chercheur, a indiqué que cette innovation s’inscrit en droite ligne de la nouvelle vision du CNPM et son plan d’action 2022-2027. Il est articulé autour de cinq axes stratégiques, à savoir la mise en place d’un Centre de formation d’appui aux écoles privées pouvant donner un appui complet aux PME, la restructuration des PME dans les chaînes de valeurs, l’amélioration de l’accès au financement et la promotion des produits Made in Mali. « Pour ce faire, a-t-il renchéri, le Projet ambitionne de s’attaquer aux différents goulots d’étranglement comme le faible accès au financement et la problématique de l’organisation professionnelle des acteurs privés. » Parlant des attentes, Dr Touré a dit que cette rencontre vise à mobiliser un financement nécessaire auprès des PTF pour le lancement du PIATE. À moyen terme, le CNPM souhaite mobiliser les financements et démarrer rapidement les activités. L’Economiste pays principal de la Banque africaine de développement (BAD) au Mali, Sie Tioye Antoine, a expliqué que la BAD « dispose de deux volets qui concernent le financement formel et les financements de plus en plus innovants pour accompagner les petites entreprises dans le cadre de la microfinance ». FC/MD (AMAP)
Mopti : 2,6 milliards de Fcfa pour lutter contre les effets des changements climatiques
Bamako, 26 sept (AMAP) Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a signé, mercredi avec l’ambassade des États-Unis au Mali à travers l’USAID, un accord de financement d’un montant de 4.404.718 de dollars américains (environ 2,6 milliards de Fcfa), pour lutter contre les effets néfastes des changements climatiques. Ce financement, qui intervient dans le cadre du projet « résilience climatique à Mopti », s’étendra sur la période de 2024 à 2027 et sera mis en œuvre par le PNUD, en étroite collaboration avec les services centraux et déconcentrés de l’État ainsi que les collectivités territoriales et les populations. À travers ce projet, plus de 5 000 personnes dans les communes rurales de Mopti (Centre) recevront les intrants agricoles nécessaires pour protéger leurs cultures contre les inondations et les sécheresses. Plus de 1 700 personnes auront accès à des ressources pour créer et renforcer leurs moyens de subsistance et 177 000 autres acquerront de nouvelles compétences et connaissances pour mieux se préparer aux catastrophes naturelles et s’en relever. Selon le Représentant résident du PNUD, Maleye Diop, la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques est une priorité au niveau mondial et pour chaque pays. « En effet, a-t-il ajouté, les pays du monde se sont engagés à Paris en 2015 à travers leurs Contributions déterminées au niveau national (CDN) afin de ralentir ces phénomènes. » Maleye Diop a rappelé qu’aujourd’hui, le PNUD est le principal fournisseur de services du système des Nations unies en matière d’adaptation au changement climatique, avec des projets actifs visant plus de 164 millions de personnes dans plus de 90 pays. Il a réaffirmé l’engagement de son organisation à accompagner le gouvernement malien et les communautés dans la prévention et la gestion des risques climatiques. Il a exprimé ses remerciements au gouvernement américain, à travers l’USAID, « pour son précieux soutien avec l’espoir de concrétiser d’autres collaborations dans des domaines prioritaires et d’intérêt commun. » Pour l’ambassadrice des États-Unis, Rachna Korhonen, « il est important de réfléchir à la façon d’aborder la gestion des catastrophes et l’aide humanitaire, tant à l’échelle mondiale qu’ici au Mali. » «Il est temps pour nous de réorienter notre attention pour passer de la réaction à la prévention, de l’intervention d’urgence à l’atténuation des risques, et de l’aide au renforcement de la résilience», a déclaré la diplomate. Elle a indiqué la nécessité d’accroître les investissements dans la réduction des risques de catastrophe, d’augmenter le financement des initiatives communautaires, de renforcer les systèmes d’alerte précoce et d’intégrer l’adaptation au changement climatique dans les plans de développement nationaux. Rachna Korhonen a indiqué que son pays reste le plus grand donateur d’aide humanitaire et de développement au Mali, avec plus de 128 millions de dollars (environ 70, 400 milliards de Fcfa) octroyés pour des activités humanitaires, depuis octobre 2022. AMK/MD (AMAP)
Campagne agricole au Mali : Une situation globale en dents de scie
Par Makan SISSOKO Bamako, 13 sept (AMAP) La campagne agricole bat son plein sur l’ensemble du territoire malien. La bonne santé des cultures est indispensable dans l’atteinte des objectifs de production agricole. Au regard de l’importance du secteur agricole pour l’économie nationale, les services techniques d’encadrement de l’agriculture et de la protection des végétaux sont à pied d’œuvre aux côtés des producteurs pour limiter les dégâts des inondations et des nuisibles. À ce stade, la situation phytosanitaire de la campagne est jugée relativement calme dans l’ensemble, dans les différents bassins de production et l’état végétatif des cultures est satisfaisant. Malgré ces appréciations des techniciens de l’agriculture, les producteurs gardent toujours en souvenir les attaques des parasites lors de la campagne précédente. L’on se rappelle que ce contre coup a affecté la production végétale. L’inquiétude des paysans est montée d’un cran face à la réapparition de ces ravageurs malgré la disponibilité des produits dont la qualité est diversement appréciée. Noumou Keïta, un producteur de la zone de Kita (Ouest), cultive notamment du riz, du maïs, du mil, du sorgho, du coton, de l’arachide et de la patate douce sur environ 102 hectares de champs dans les différentes agglomérations de sa zone. Contacté par téléphone, il explique que la campagne se déroule normalement dans sa localité malgré quelques infestations sur les cultures et des cas d’inondations sur les cultures de maïs, de coton et d’arachide qui vont certainement affecter les rendements. Ces cultures de choix de la zone supportent difficilement l’humidité contrairement au sorgho et au riz. Aussi, après plusieurs traitements, le producteur n’arrive toujours pas à se défaire des nuisibles. « Cette année, les produits qui sont mis à notre disposition ne sont pas aussi efficaces pour lutter contre les ravageurs. Après plusieurs traitements, les parasites sont toujours présents sur le cotonnier et sur d’autres cultures maraîchères », explique Noumou Keïta. Les nuisibles ont globalement causé des dégâts sur ses exploitations d’environ 16 hectares. Cette situation donne des soucis au producteur qui commence déjà à se préoccuper pour sa production qui pourrait chuter cette année. Hormis ces difficultés, il juge qu’à ce stade, l’état végétatif des cultures s’est beaucoup amélioré contrairement à l’année précédente. Par ailleurs, Noumou Keïta regrette de ne pas avoir accès aux produits utilisés l’année dernière contre les jassides. Il réclame ces produits qui ont permis, selon lui, de sauver sa production lors de la campagne dernière. Face à cette situation, il exprime son souci sur sa capacité à pouvoir rembourser les dettes contractées qui lui ont permis de s’assurer les services de main-d’œuvre et d’acquérir des intrants agricoles pour cette campagne. DIFFICULTÉS IDENTIQUES – Selon nos informations, ces pesticides qui ont produit un effet foudroyant sur les jassides, ont été conseillés par le programme coton dans l’ensemble des pays producteurs de la plante de l’Afrique. Toutefois, des préoccupations d’ordre environnemental et sanitaire ont été posées. Raison pour laquelle, l’utilisation de ces produits a été interdite au Mali, en attendant la finalisation de son processus d’homologation en cours pour confirmer leur efficacité et leur non toxicité pour l’environnement et pour les personnes. Modibo Camara est le président de la Fédération des producteurs de coton de la Région de Kita. Il possède 20 hectares de coton sur une exploitation globale de 60 hectares et espère un bon rendement cette année. Mais, la présence des nuisibles et l’inondation des cultures suite à l’abondance des pluies sont aussi des difficultés qui affectent ses cultures. La zone est également confrontée à la mise à disposition à temps des intrants agricoles. « À cette étape de la campagne, le cotonnier est très sensible aux attaques des parasites. Les insectes piqueurs sucent la sève des plantes provoquant l’arrêt de leur croissance. Cela peut réduire considérablement la qualité de la production », dit le producteur dont le désarroi est palpable. « L’efficacité des produits phytosanitaires diffère selon les zones agro-écologiques », croit savoir le président des producteurs de coton de Kita. Contrairement à Noumou Kéita, il affirme que les produits disponibles pour cette campagne se montrent efficaces dans le traitement de ses champs. Il espère de ce fait rattraper les pertes enregistrées l’année dernière, à cause des attaques des jassides. Il souhaite que la recherche agricole trouvera une alternative de traitement plus efficaces dans la lutte contre les ravageurs afin de tirer le maximum de profits des productions. Ces mêmes difficultés sont vécues par les producteurs de la Région de Koutiala (Sud). Dans ces localités visitées le mois dernier, les producteurs étaient confrontés, entre autres, aux problèmes de qualité des engrais, à l’inondation des cultures ainsi que l’apparition des jassides sur le cotonnier. Au rythme où se déroule la campagne agricole avec des orages abondants sur l’ensemble du pays, il n’est plus étonnant que toutes les zones de culture connaissent les mêmes inquiétudes quant aux prochaines récoltes au regard des cas d’inondations, d’attaques de nuisibles et d’insuffisance d’engrais minéraux. BIOPESTICIDES CONSEILLÉS – Interrogé sur la question, le directeur général de l’Office de protection des végétaux (OPV) explique que, de façon globale, la situation phytosanitaire de la campagne est relativement calme dans l’ensemble. Toutefois, Halidou Mohomodou rassure qu’à ce stade, les jassides sur le cotonnier et les nuisibles sur les cultures céréalières et maraîchères sont maîtrisés avec les différents programmes de traitement en cours. Par ailleurs, il indique que la chenille légionnaire d’automne est la principale préoccupation qui cause énormément de pertes avec des attaques sur le maïs. Fort heureusement, à ce jour, le pays ne connaît pas de nuisibles susceptibles de causer des pertes significatives sur la production agricole, rassure le directeur général de l’OPV. «Malgré les attaques en dents de scie, il faut souligner que le niveau de la pluviométrie joue beaucoup sur le développement des ravageurs. Là où il y a eu des infestations, des traitements ont été conseillés aux producteurs », affirme-t-il. « Il leur a été demandé de faire remonter toutes les informations relatives aux infestations aux services de la protection des végétaux et aux services régionaux et locaux de l’agriculture», ajoute-t-il.
Filiale sud de la CMDT : Une campagne agricole sous pression, mais pleine d’espoir
Envoyé spécial Amadou GUÉGUÉRÉ Sikasso, 10 sept (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, a sillonné, du 6 au 8 septembre dernier, la filiale sud (Sikasso et Bougouni) de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT). Une tournée qui lui a permis d’être en contact avec les exploitants agricoles et d’apprécier, à travers des visites de champs, l’état végétatif des cultures. Il a aussi rencontré, samedi dernier, dans un hôtel de Sikasso, les cadres de la CMDT, les services techniques en charge des productions agricoles, ainsi que les représentants de la profession agricole. Lors de cette rencontre, les participants ont évoqué, entre autres, les difficultés liées à l’accès aux ressources financières, l’insuffisance d’engrais, notamment pour les céréales, le problème d’approvisionnement en eau pour les activités de contre-saison. Ils ont également souligné le manque d’équipements, parfois non adaptés et l’absence de collaboration entre les différents acteurs. La campagne agricole 2024-2025 de la filiale sud de la CMDT a démarré dans un contexte difficile en raison des conditions pluviométriques. L’administrateur général de la filiale sud de la CMDT, Mamari Berthé, a expliqué que cette situation a perturbé les semis, notamment dans la division de Bougouni. Au 30 juin, 263.029 hectares avaient été cultivés, soit 82,97% des prévisions. Et grâce à la mobilisation des producteurs et à l’encadrement fourni, les objectifs ont presque été atteints avec 307.475 hectares de coton (97%), 295.973 hectares de maïs (105%), 76.737 hectares de mil (106%) et 109.015 hectares de sorgho (84%). Malgré ces progrès, l’approvisionnement en intrants agricoles a également été affecté par des livraisons tardives. La filiale a reçu 95% des besoins en complexe coton, 99,99% pour le complexe céréale, et 102% pour l’urée, bien qu’une grande partie soit arrivée après les délais requis. Le traitement insecticide a couvert 45% des surfaces de coton, traitées quatre fois, tandis que 9% ont bénéficié de cinq traitements. Cependant, deux facteurs pourraient compromettre la campagne. Le premier est lié aux pluies excessives enregistrées depuis le 10 août, dépassant souvent 120 mm par jour, provoquant des inondations dans les champs. À la fin du mois d’août, 4.789 hectares de coton, 1.125 hectares de maïs, 262 hectares de mil et 323 hectares de sorgho étaient inondés. Le second facteur est l’apparition d’un pic de jassides, particulièrement dans les zones de Kignan, Nièna et Sikasso, contre lequel des mesures sont déployées. Malgré ces défis, Mamari Berthé reste optimiste et espère une production de 293.500 tonnes de coton graine, contre 248.360 tonnes l’année dernière et une auto-suffisance alimentaire avec un excédent estimé à 433.151 tonnes. Le ministre de l’Agriculture s’est montré optimiste face aux préoccupations soulevées par les producteurs agricoles, tout en reconnaissant que tout ne peut être résolu à 100%. Daniel Siméon Kelema a souligné que la mise en œuvre d’une campagne agricole comporte toujours des hauts et des bas, et qu’il est essentiel d’en tirer des leçons. Il a également appelé à la solidarité nationale envers les victimes des récentes inondations. En outre, le chef du département en charge de l’Agriculture a mis en garde les producteurs contre les conditions météorologiques exceptionnelles cette année. Contrairement aux années précédentes, où les pluies s’estompaient fin septembre, des pluies intenses sont prévues jusqu’en novembre, avec des périodes de sécheresse, variant selon les zones agroécologiques. Il a exhorté les producteurs à rester vigilants. Daniel Siméon Kelema a insisté sur la nécessité d’organiser les filières agricoles, de la production à la commercialisation. Il a suggéré que chaque maillon de la chaîne soit structuré, comme cela est fait pour le coton, afin d’attirer davantage d’investisseurs dans le secteur. Le président directeur général de la CMDT a insisté sur l’importance de suivre rigoureusement les calendriers de traitement et d’utiliser des produits adaptés pour garantir une bonne récolte de coton. Mamadou Moustapha Diarra a exprimé que si ces pratiques sont respectées, la récolte de coton sera satisfaisante. Il a aussi souligné l’importance de la diversification des cultures, notamment pour assurer la sécurité alimentaire. À ce propos, il a rappelé que sa structure soutient partiellement l’approvisionnement en intrants pour la culture du maïs. Le patron de la CMDT est revenu sur l’importance de récolter le coton à temps pour éviter que les pluies dégradent sa qualité, car un coton de première qualité est mieux payé qu’un coton déclassé. Le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussi Bouya Sylla, et le président de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de Coton (C-SCPC), Yacouba Traoré ont participé à cette mission. AG/MD (AMAP)
Diéma : prière collective pour la pluie
Diéma, 06 sept (AMAP) L’Imam de la grande mosquée de la ville de Diéma (Ouest), El Hadji Salim Sacko, a initié, ce vendredi matin, une prière collective, sur la place d’indépendance, pour la pluie, a constaté l’AMAP sur place. Plusieurs centaines d’hommes, de femmes et d’enfants, ont imploré le Tout-puissant, afin qu’Il fasse pleuvoir, à Diéma où depuis près de vingt jours, une seule goutte de pluie n’a arrosé la terre de cette localité, reconnue cependant comme zone agro-sylvo-pastorale. On craint que la campagne agricole de cette année ne soit perdue. Selon l’Imam Salim Sacko, « ce genre de prière était organisé par le Prophète Mohamed (Paix et Salut sur Lui), chaque fois qu’il y avait un arrêt prolongé des pluies. » Ainsi, chaque fidèle a fait quelques rakats avant de prêter une oreille attentive aux précieux messages du guide religieux. L’heure est grave à Diéma. Les populations ne savent plus à quel saint se vouer. Les personnes et les animaux souffrent énormément de l’absence prolongée de pluie. Les producteurs agricoles commencent à perdre espoir. A l’heure actuelle, toutes les cultures sont attaquées par la moisissure. OB/MD (AMAP)
Régions du Sahel et du lac Tchad : L’Arabie saoudite accueillera une conférence des donateurs pour soutenir les déplacées et les réfugiés
Riyad, 28 août (UNA-AMAP) Le Royaume d’Arabie saoudite a annoncé qu’il accueillera, le 26 octobre 2024, une conférence ministérielle de haut niveau des donateurs. avec le soutien de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), pour répondre à la crise humanitaire aiguë au Nigéria, au Niger, au Tchad, au Cameroun, au Burkina Faso et au Mali, rapporte l’Union des agences de l’Organisation de la coopération islamique (UNA). La conférence, organisée conjointement par le Centre d’aide humanitaire et de secours du roi Salman (KSrelief) et l’OCI, en coopération avec le Bureau de coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), « vise à mobiliser des ressources et à coordonner les efforts pour fournir une assistance essentielle afin de sauver des vies, de protéger les civils et de promouvoir les efforts visant à aider les personnes touchées à sortir de la crise. » La conférence mettra l’accent sur les plans de réponse humanitaire coordonnés par l’ONU (HRP). D’autres objectifs clés comprennent la sensibilisation à la crise multiforme et à la manière d’y faire face ; établir des partenariats solides pour promouvoir une réponse humanitaire efficace et un soutien accru aux solutions à long terme. « Nous reconnaissons l’importance de soutenir les populations des régions du Sahel et du lac Tchad. Cette conférence est une étape cruciale vers la mobilisation des ressources nécessaires et la création de partenariats pour répondre aux besoins humanitaires urgents dans ces régions. Ensemble, nous pouvons apporter de l’espoir et du soulagement à des millions de personnes. », a déclaré le Superviseur général de KSrelief, Dr Abdullah Al Rabeeah. Pour sa part, le Secrétaire général de l’OCI, Hissein Brahim Taha, a appelé, « à cette fin, les États membres donateurs de l’OCI, les institutions donatrices et les partenaires internationaux à saisir cette opportunité et à fournir les ressources financières nécessaires pour aider à améliorer les conditions de vie des communautés vulnérables dans ces régions en difficulté. » « Le Sahel et le bassin du lac Tchad sont confrontés à une crise sans précédent », a déclaré la Secrétaire générale adjointe par intérim aux affaires humanitaires et Coordonnatrice des secours d’urgence, Joyce Msuya. « Cette conférence représente une opportunité cruciale pour la communauté internationale et les pays touchés de se réunir pour mobiliser davantage de ressources et davantage de soutien – pas seulement pour la réponse humanitaire immédiate, mais pour aider la région à sortir de la crise et à réaliser son énorme potentiel », a-t-elle ajouté. « Les conflits, l’instabilité et la violence continuent de pousser des millions de personnes à fuir leurs foyers au Sahel et dans le bassin du lac Tchad – une région du monde qui doit de plus en plus faire face aux effets déstabilisateurs du changement climatique et de l’insécurité alimentaire. Nous ne devons ménager aucun effort pour aider les populations déplacées de force et les communautés qui les accueillent », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi. « Nous sommes reconnaissants au Royaume d’Arabie saoudite, à l’OCI et à nos partenaires pour leurs efforts visant à mobiliser l’attention et les ressources nécessaires pour remédier à la grave pénurie de financement qui frappe la région, afin de soutenir les réfugiés et les populations dans le besoin. » Les Nations Unies estiment a près de 33 millions, les personnes qui ont besoin d’aide humanitaire et de protection dans la Région. Parmi-celles-ci, environ 11 millions de déplacées à l’intérieur du pays et de réfugiés dans le Sahel et autour du lac Tchad. Les pays du Sahel et du bassin du lac Tchad sont confrontés à une crise multiforme depuis plus d’une décennie. Ces régions sont confrontées à des défis importants qui entraînent une instabilité sociale et économique continue et une perturbation des moyens de subsistance. En outre, l’assèchement du lac Tchad, une bouée de sauvetage pour des millions de personnes, a aggravé la situation humanitaire, nécessitant une intervention urgente. MD (AMAP)

