Production agricole : Des acteurs dégagent des pistes de promotion de la riziculture intensive

Bamako, 05 mai (AMAP) Le Forum régional sur la transformation vers des systèmes agricoles durables, de partage d’expériences de mise à échelle, de financement et institutionnalisation du Système de riziculture intensif (SRI) en Afrique de l’Ouest se tient à Bamako depuis lundi. Organisé par le ministère de l’Agriculture à travers l’Institut d’économie rural (IER), ce forum de trois jours, qui regroupe des participants venus de 13 pays ouest-africains, vise à créer un cadre d’échanges entre les acteurs des chaînes de valeur riz. Il donne l’occasion aux participants de partager les expériences et de dégager des pistes communes pour la promotion et le développement du SRI dans notre sous-région. En Afrique de l’Ouest, le riz constitue une denrée de base et occupe une place prépondérante dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle de nos populations. Selon le chef du gouvernement malien, le général de division Abdoulaye Maïga, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, chaque année, 20 millions de tonnes de riz sont consommées au Mali avec une moyenne de 45 à 55 kilogrammes par habitant. Toutefois, la demande en riz est en perpétuelle progression à cause de la croissance démographique et de l’accroissement de la consommation qui dépasse désormais la production. « Cette demande croissante entraîne une augmentation constante des importations de riz. Il s’agit là d’une situation qui pèse lourdement sur les budgets publics et expose les pays africains à la volatilité du prix mondial d’achat du riz », a dit le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga. Il a fait noter qu’en plus des variabilités climatiques, la production de riz est assurée en grande partie par de petits exploitants agricoles dont les moyens de subsistance et les revenus demeurent très limités. En réponse à ces défis, le Premier ministre a rappelé qu’en 2013, une initiative régionale dénommée « Offensive Riz » a été lancée dans le but d’atteindre l’autosuffisance en riz à l’horizon 2025, en utilisant une approche de production résiliente au climat. « Les objectifs de cette initiative n’ont pas été atteints. C’est pourquoi, il est nécessaire de proposer des actions à court et moyen termes pour soutenir les producteurs vulnérables », a dit Abdoulaye Maïga. Avant de souligner que le secteur agricole a besoin d’un appui technique et surtout financier, à travers une véritable stratégie de relance axée sur l’intensification de la production agricole et la création d’un marché plus compétitif pour tous les acteurs de la filière riz. « Pour atteindre cet objectif, a-t-il estimé, le SRI s’avère être l’une des solutions fiables ». En effet, ce Système permet d’augmenter la production, tout en protégeant l’environnement grâce à une utilisation plus efficace des ressources et une réduction considérable de l’utilisation des produits chimiques. L’ouverture du forum a eu lieu en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment les ministres de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, et de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration, Alhamdou Ag Ilyène. On notait également la présence du directeur général de l’IER, Dr Kalifa Traoré, du président de l’Interprofession de la filière riz (IFRIZ) au Mali, Faliry Boly et le chef de coopération à l’Ambassade de la République fédérale d’Allemagne au Mali, Dr. Paul Bornkamm. MS/MD (AMAP)  

Metéo : une semaine sous un ciel nuageux et des pluies attendues

Bamako, 5 mai (AMAP) La semaine du 5 au 11 mai 2025 sera marquée au Mali par un temps nuageux à couvert, avec des pluies prévues dans plusieurs régions du pays, annonce l’Agence Mali-météo, dans son bulletin hebdomadaire, conjointement avec la Cellule de communication du ministère des Transports et des Infrastructures. « Les températures oscilleront entre 22°C et 44°C et la visibilité restera globalement bonne », poursuiteMali-Météo qui prévoit « un ciel nuageux à couvert sur l’ensemble du territoire. » Des précipitations sont attendues dans plusieurs localités, notamment Sikasso, Bougouni, Dioila, Kita, Koulikoro, Koutiala, Ségou, San, Bandiagara, Mopti et le district de Bamako. « Ces pluies pourraient influencer les activités agricoles et la mobilité dans les zones concernées »,. Les températures minimales varieront entre 22°C et 33°C, tandis que les maximales atteindront 35°C à 44°C selon les régions. Malgré la couverture nuageuse, la visibilité devrait rester assez bonne, facilitant les déplacements. Les habitants sont invités à adapter leurs activités en fonction des conditions météorologiques. L’Agence Mali-Météo « recommande aux populations de suivre régulièrement ses bulletins météorologiques pour rester informées des évolutions du temps et de rester attentives aux « mises à jour pour mieux anticiper les conditions climatiques. » OS/MD (AMAP)

Producton agricole : Pour que l’oignon de Diré ne pourrisse pas

Par Mohamedoun ALMOUSTAPHA Diré, 02 mai (AMAP) L’oignon est une culture de contre saison froide dans le Cercle de Diré, (dans le Nord du Mali). Elle est très sollicitée dans la cuisine malienne voir africaine. Depuis le recul de la culture du blé dans la zone de Diré, considérée comme la capitale du blé au Mali, la culture de l’oignon a pris sa place. La surface exploitée en oignon dépasse les 200 ha, avec une production estimée à plus de 30 000 t par campagne, nous a affirmé le chef de secteur de l’agriculture, Mohamed Aldoumaty. La production est de 20 t à l’hectare alors qu’il y a une surproduction de 10%. D’après le président de la Chambre locale d’agriculture, 0umar Ag Alher, le grand désespoir des producteurs est le manque de moyens de conservation qui cause une grande perte de leurs productions. Ce qui, en raison de la surproduction, joue sur leur revenu monétaire vu les prix dérisoires de l’oignon sur le marché car, chacun a son prix. La plus grande difficulté est l’enclavement de la zone et l’insécurité. D’après le chef des producteurs, Mahmoud Cissé, la culture du blé est vraiment importante et bénéfique mais la conservation n’est pas facile, Elle est même difficile. Pendant le transport vers le Sud du Mali, très souvent, les chargements pourrissent, sans compter avec l’insécurité « car souvent, des gens armés interceptent nos productions. » Sidi Amar, de la Commune rurale de Bourem que nous avons rencontré et l’un des grands producteurs, Amadou Maiga, nous ont dit, en chœur, produire de l’oignon, en quantité mais « en réalité, le transport et la conservation nous posent des problèmes. » « Nous ne cessons jamais de solliciter l’assistance des autorités car, nous ne vivons que de nos productions. Nous necessons jamais, aussi, de remercier nos techniciens qui nous assistent tout le temp », disent-ils. « Notre plus grande préoccupation dont la solution nous soulagera vraiment est de disposer d’une grande unité de conservation et de transformation. Car, réellement nos productions sont perdues avant la commercialisation et pendant le transport. C’est un cri du coeur en direction de toutes les autorités : nous sommes toujours disponibles pour la production d’oignon et approvisionner tout le Mali, si possible », plaident les producteurs. Quant au préfet de Diré, le lieutenant-colonel Abdoulaye Traoré, il a assuré toujours accompagner les producteurs, par le biais du chef secteur et des techniciens, et les encourage. Il a déclaré qu’il ne se lassera jamais de faire le plaidoyer pour les producteurs tant qu’ils ne recevront pas des moyens de conservation et de transformation. Il a promis de continuer à démarcher tous les partenaires pour une réponse heureuse à la très ancienne requête des producteurs de son Cercle. MA/MD (AMAP)

Invasion acridienne : la FAO alerte l’Afrique du Nord-Ouest à agir

Bamako, 03 mai (AMAP) L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) appelle les pays d’Afrique du Nord-Ouest à intensifier la surveillance et à prendre des mesures urgentes face à l’arrivée de groupes de criquets pèlerins, menaçant les cultures et les pâturages en pleine saison de reproduction printanière, indique un communiqué de l’organisation onusienne. « Les conditions écologiques favorables, marquées par des pluies hivernales et printanières, ont conduit à des infestations bien plus importantes que d’habitude », alerte Cyril Piou, responsable de la surveillance et de la prévision acridienne à la FAO. Depuis février, l’activité acridienne s’intensifie en Algérie centrale, dans l’Ouest de la Libye, le Sud de la Tunisie et au Maroc, avec des criquets migrant depuis le Sud de l’Algérie, le Nord du Mali, le Niger et le Tchad. Au Mali, la situation reste sous contrôle pour l’instant. « La situation actuelle du criquet pèlerin est calme, et nous ne nous attendons à aucun développement immédiat en raison de la saison sèche », explique Dr Sory Cissé, directeur du Centre national de lutte contre le criquet pèlerin. Toutefois, il ajoute : « Un plan de prévention et un plan d’urgence sont déjà élaborés, et nous préparons la riposte en cas d’arrivée d’essaims pendant la campagne agricole. » La FAO classe la région occidentale en « vigilance accrue », soulignant le risque de formation de petits essaims d’ici mai-juin. « Sans intervention, ces essaims pourraient dévaster les cultures et les pâturages », prévient Cyril Piou, rappelant qu’un kilomètre carré d’essaim peut consommer en une journée l’équivalent alimentaire de 35 000 personnes. Pour contrer la menace, la FAO recommande des relevés terrestres intensifs dans les zones de reproduction, du sud des montagnes de l’Atlas au Maroc jusqu’au Sahara algérien, en passant par la Tunisie et la Libye. Grâce à son Service d’information sur le criquet pèlerin (DLIS) et à la Commission de lutte contre le criquet pèlerin dans la région occidentale (CLCPRO), l’organisation fournit un soutien technique et des mises à jour en temps réel. Les opérations de lutte menées en Afrique du Nord, notamment au Maroc, en Algérie, en Tunisie et en Libye, ont permis de traiter des milliers d’hectares depuis avril. « Si ces efforts se maintiennent, les arrivées d’essaims au Mali avec les pluies estivales seront insignifiantes », assure Dr Cissé. La FAO insiste cependant sur l’importance d’une détection précoce et d’une réponse rapide pour éviter une crise régionale plus large. OS/MD (AMAP)

Fête de Tabaski : Les ministres malien et sénégalais chargés de l’Elevage préparent l’approvisionnement du Sénégal, estimé à 250 000 moutons  

Bamako, 02 mai (AMAP) Le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a eu une séance de travail, vendredi matin, 02 mai 2025, avec le ministre secrétaire d’État aux Coopératives et à l’Encadrement paysan du Sénégal, Alpha Ba, pour préparer l’approvisionnement du Sénégal, globalement estimé à 250 000, à l’occasion de la fête de Tabaski et dont le Mali fournira la moitié. Cette visite « témoigne de la volonté du gouvernement sénégalais de satisfaire les besoins alimentaires de sa population, notamment, en moutons de Tabaski. J’assure de l’entière disponibilité du Mali à vous offrir des parts importantes du bétail malien dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant, basé sur les trois principes fondamentaux qui guident désormais l’action publique au Mali, à savoir le respect de la souveraineté du Mali, le respect des choix souverains du Mali et le respect des intérêts vitaux du peuple malien », a déclaré Youba Ba. « La réussite de l’opération Tabaski Mali-Sénégal nous tient particulièrement à cœur, car c’est le même peuple, la même culture et nous partageons le même espace géographique et les mêmes défis », a également dit le ministre malien. Il a salué la mise en œuvre efficace de l’accord zoo-sanitaire et l’accord règlementant la transhumance entre son pays et le Sénégal. Il a ajouté que « les cadres de concertation créés à cet effet ont beaucoup contribué au maintien d’un climat serein et paisible de la transhumance entre nos États. » Avant de souligner qu’au regard de l’engagement des éleveurs maliens à fournir des moutons de qualité aux populations sénégalaises pour la fête de Tabaski, il « ne doute point des dispositions idoines que les autorités sénégalaises feront prendre pour mettre leurs frères maliens dans les meilleures conditions de vente des animaux. » « Comme à l’accoutumée, le Mali fournit ,chaque année, à différents pays des moutons pour la fête de Tabaski, notamment, le Sénégal, la Guinée Conakry, la Côte d’Ivoire en grande partie. Cette année, comme en 2024, le gouvernement sénégalais a dépêché une délégation ministérielle pour demander l’approvisionnement du marché sénégalais en moutons pour la fête de Tabaski », a rappelé le président de l’Inter-profession de la filière bétail-viande au Mali, Mamoudou Abdoulaye Diallo. « Cette année, le besoin s’élève à 250 000 têtes de moutons. Sachant que nous sommes parmi les premiers producteurs de la sous-région et le Mali est disposé à fournir le Sénégal 50% de leur besoin, c’est-à-dire environ 125 000 têtes de moutons », a-t-il précisé. Il a exprimé des préoccupations liées à la sécurité, l’approvisionnement en eau et en nourriture pour les animaux et, surtout, les conditions d’hébergement des acteurs. Si celles-ci ont été prises dans la capitale sénégalaise, l’année dernière, par les autorités sénégalaises, il y a quelques soucis que les marchands en bétails éprouvent dans les régions. M. Diallo a souligné à la délégation sénégalaise ces difficultés et d’autres, notamment « de rapatriement du bétail invendu qui constitue souvent un manque à gagner pour les marchands maliens. » A l’issue des échanges, le ministre secrétaire d’État sénégalais aux coopératives et à l’encadrement paysan a donné l’assurance d’« une solution idoine aux difficultés » soulevées par la partie malienne. Il a précisé que l’objet de sa visite est « de partager avec le Mali l’ensemble des dispositions prises par les autorités (de son pays) pour une bonne préparation de l’approvisionnement de la population sénégalaise en moutons de Tabaski. » Il a rappelé que pour la tabaski 2024, le besoin du marché au Sénégal était estimé à 81 000 têtes et les importations à partir du Mali ont contribué à couvrir cette demande. Il a indiqué que pour la Tabaski de cette année, les besoins d’importations du Sénégal sont estimés à 804 000 têtes dont 260 000 pour la capitale Dakar. Il a fait savoir que le chef du gouvernement du Sénégal a instruit l’ensemble des ministères concernés pour assurer de bonnes conditions d’accueil aux opérateurs maliens. ST/MD (AMAP)

Centre de formation et champ solaire : La reconversion des femmes et des jeunes de Kéniéba en ligne de mire

Envoyé spécial Bandé Moussa SISSOKO AMAP-Kayes Kéniéba, 27 avr (AMAP) Le gouverneur de la région de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré, a consacré une bonne partie de sa tournée dans le Cercle de Kéniéba à des visites de terrain pour s’imprégner des réalités locales. Ainsi, il s’est rendu au Centre d’auto-promotion et auto-formation des femmes et au « Tambaoura Bouloula Bara Digui Bounwo ». Ces deux structures contribuent à la lutte contre l’orpaillage clandestin à travers la formation et l’insertion socio professionnelle des jeunes et des femmes. Situé dans le quartier de Ballabougou, le Centre d’auto-promotion et auto-formation des femmes a été créé, il y a plus de 10 ans. Cette structure est animée par la Coopérative des femmes du quartier de Ballabougou, depuis 3 ans. On y retrouve une salle de classe pouvant accueillir 29 à 60 apprenantes. Ici, les femmes apprennent à fabriquer du savon, du beurre et du miel sur la base de nos produits locaux (moringa, baobab, charbon…) Dans cette structure, les pensionnaires sont confrontés à des problèmes d’équipements et de toilettes. « Les femmes appuient les chefs de famille, en travaillant dans des conditions extrêmement dures. Dans les mines, certaines perdent leurs vies, comme ce fut le cas dans la Commune rurale de Dabia. Les dispositions prises par le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, après cette tragédie permettront aux femmes de mener des activités génératrices de revenus. « Je suis venu voir comment on peut vous aider. Mettez l’accent sur la qualité de vos productions pour attirer les clients et les investisseurs », a déclaré le général de brigade Moussa Soumaré. Il a demandé aux femmes de ne pas mener des activités de teinture dans les familles et dans certains endroits à cause de leur impact négatif sur la santé et l’environnement. Le chef de l’exécutif régional a pu admirer quelques produits locaux de la coopérative Siguidia de Kéniéba que dirige Mme Fofana Djénéba Koné. On lisait la satisfaction sur le visage de ces braves femmes qui, par la voix de Mme Traoré Djénéba Kamiss oko, l’ont exprimé à leur hôte. Selon elles ont annoncé que seule la fermeture des mines peut les réorienter vers d’autres activités génératrices de revenus, comme la transformation des produits locaux. « Tambaoura Bouloula Bara Digui Bounwo » est le fruit du partenariat entre le Conseil régional de Kayes et la compagnie minière canadienne B2Gold. Ce centre, qui sera bientôt opérationnel, est doté de 5 ateliers, (électricité, mécanique auto, transformation, tamisage, restauration) pour la formation-adéquation-emploi. D’après son directeur, Moustapha Niasse, letablissement dispose de 6 hectares (ha) pour son extension. Ce centre de formation, comme l’atteste son nom malinké, est à l’actif de l’ex-Conseil de Cercle et du Conseil régional. Le président du Conseil régional Bandiougou Diawara faisait partie de la délégation du gouverneur. Le général de brigade Moussa Soumaré a achevé sa tournée par la visite du site du champ solaire à Yeremoundé, un hameau de culture du village de Sansanto, situé à 7km de la ville de Kéniéba. Couvrant une superficie de 2km2 soit 200 ha, des panneaux solaires y seront installés pour produire de l’électricité au profit des populations de Kéniéba et d’autres localités. Grâce à ce champ solaire, le problème d’électricité sera résolu dans ce cercle de la Région de Kayes. Ces centres de formation, tout comme le champ solaire, sont les bienvenus dans un cercle où l’exploitation des mines artisanales par les Chinois, bien que diversement appréciée par les populations, suscitent des inquiétudes liées aux conflits d’intérêts et du comportement de certaines personnes qui servent d’intermédiaires entre les villages et les Chinois. Des intermédiaires qui s’enrichiraient sur le dos des braves populations. D’après certains habitants, tout le monde (autorités et populations) trouve son compte dans l’exploitation de ces mines. Au terme de sa visite, le gouverneur a accordé une interview à la presse pour exprimer sa satisfaction et a invité les populations à respecter les nouveaux textes. BMS/MD (AMAP)

Cinquième réunion de concertation public-privé à Bamako : des réformes pour l’approvisionnement et la stabilité économique

Bamako, 23 avr (AMAP) Le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga, a présidé, mercredi, la cinquième réunion mensuelle de concertation entre les secteurs public et privé à la Primature, indique une source officielle. « Cette rencontre, axée sur la satisfaction des besoins fondamentaux des populations et les réformes économiques, a permis d’examiner des mesures concrètes pour renforcer l’approvisionnement en denrées de première nécessité et soutenir le secteur privé », precise un communiqué de la primature. « Depuis la création de ce cadre, nous avons priorisé la satisfaction des besoins fondamentaux à travers un plan d’action à court terme et pris en compte les préoccupations du secteur privé », a déclaré le Premier ministre Maïga. Il a salué la résilience des acteurs privés, soulignant leur rôle dans « la création de richesse, d’emplois et l’approvisionnement régulier du pays en denrées essentielles ». Au menu des discussions, quatorze réformes prioritaires proposées par le secteur privé ont été présentées. Parmi celles-ci figurent la suspension de la TVA sur l’importation de 100 000 tonnes de riz renouvelables pour pallier les effets des inondations, la sécurisation des récoltes et des circuits de commercialisation des céréales avant fin février 2025, ainsi qu’une réduction d’au moins 10 % des prix indicatifs du riz, de l’huile alimentaire, du tourteau de coton et du ciment. « Ces mesures visent à garantir un approvisionnement correct et à réduire les coûts pour les populations », a précisé le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo. La réunion a également abordé la lutte contre les tracasseries routières et l’amélioration de la fluidité des corridors d’approvisionnement tout au long de 2025, ainsi que l’accès à des intrants agricoles de qualité à l’approche de l’hivernage. « Nous exhortons le secteur privé à accompagner le gouvernement pour assurer la libre circulation des biens au sein de la Confédération des États de l’AES », a insisté le Premier ministre. Les participants ont examiné l’état d’avancement du plan d’action pour les besoins fondamentaux et la présentation d’un plan consolidé de réformes structurelles. « Ces concertations témoignent de l’intérêt grandissant pour une collaboration fructueuse entre les secteurs public et privé », a ajouté M. Maïga, appelant à maintenir cette dynamique pour une économie forte et inclusive. « Depuis sa création, ce cadre a permis des avancées notables, notamment l’adoption de mesures à court terme et l’élaboration en cours d’un plan de réformes économiques ». Le Premier ministre a encouragé les membres du gouvernement à intensifier les concertations avec les organisations professionnelles et à rendre compte régulièrement de leurs progrès. OS/MD (AMAP)

Forum régional sur la prévision climatique à Bamako pour renforcer la sécurité alimentaire

Bamako, 23 avr (AMAP) La capitale malienne accueille, depuis lundi, pour quatre jours, le Forum régional de prévision saisonnière des caractéristiques agro-hydro-climatiques pour les zones sahéliennes et soudanaises de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel, a annoncé le ministère des Transports et des Infrastructures. Organisé par le Centre régional AGRHYMET, en partenariat avec l’Agence nationale de la météorologie du Mali (Mali-Météo), le Centre africain pour les applications de la météorologie au développement (ACMAD) et les organismes des bassins, ce forum réunit des climatologues, hydrologues et agronomes de la sous-région. « Ces assises visent à optimiser nos dispositifs de prévention et de gestion des risques climatiques », a déclaré la directrice générale de Mali-Météo, Tandia Fatoumata Traoré, lors de la cérémonie d’ouverture. Le forum se concentre sur l’élaboration de mesures novatrices pour exploiter les potentialités des saisons agricoles et poser les bases d’une sécurité alimentaire durable dans le Sahel, une région vulnérable aux variations climatiques. « Nous voulons tirer parti des prévisions saisonnières pour renforcer la résilience des communautés », a ajouté la directrice. Les travaux, qui se poursuivent à Bamako, devraient déboucher sur des recommandations concrètes pour améliorer la gestion des ressources agro-hydro-climatiques. « Ce forum est une opportunité unique pour coordonner nos efforts régionaux », a souligné un représentant d’AGRHYMET. OS/MD (AMAP)

Sikasso : Un incendie causé par la foudre détruit des balles de coton de la CMDT

Sikasso, 23 avr (AMAP) Un incendie déclenché par la foudre a ravagé, dans la nuit du 22 avril 2025, plusieurs balles de coton appartenant à la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT) à Sikasso. Selon le bilan provisoire, les pertes se limitent aux balles de coton, sans faire de victimes. Le sinistre, survenu entre 19h et 22h lors d’une tornade dans la vile du Kénédougou, a causé des dégâts matériels importants. « Grâce à l’intervention rapide des éléments de la protection civile de Sikasso, le feu a été maîtrisé », a indiqué une source sécuritaire. MFD/OS/MD (AMAP)

La culture du coton: Au cœur de la vie des agriculteurs de Mandiakuy

Mandiakuy, 20 avr (AMAP) Dans le cercle de Mandiakuy, peuplé majoritairement de Bwa, Dafing et Minianka, l’agriculture demeure le pilier économique et social. Si les cultures vivrières comme le maïs, le petit mil, le sorgho et le fonio assurent la subsistance, ce sont les cultures de rente, notamment le coton, l’arachide et le sésame, qui génèrent les principaux revenus. Les produits de cueillette tels que le karité, le néré, le baobab ou encore le tamarin complètent les ressources des communautés. Dans les Communes de Mandiakuy, Manfouné, Diora et Sanekuy, la culture du coton prédomine, avec Diora comme zone cotonnière de référence. « Le coton est cultivé ici depuis l’époque coloniale », affirme Bèdougou Dabou, chef de village de Diora, âgé de plus de 70 ans. Solomane Daou, président de l’Union des producteurs, souligne son importance : « Le coton permet l’accès à des engrais subventionnés, assure l’autosuffisance alimentaire et constitue un facteur incontournable du développement socio-économique. » Les producteurs comme Dobè Koné de Diora, Adama Zazou Goita et Émile Dabou de Béni-Bokuy se distinguent par leurs performances, occupant les premières places du tableau d’honneur en termes de production. Cependant, des défis persistent sous la forme d’obstacles structurels et climatiques. Malgré son rôle central, la filière cotonnière fait face à de nombreuses difficultés. Émile Dabou, octogénaire de Béni-Bokuy, déplore les retards de paiement : « Autrefois, le paiement se faisait sur place. Aujourd’hui, les Associations villageoises (AV) et les Coopératives de producteurs de coton (CPC) causent des retards chroniques. » Kassoum Coumaré, un autre producteur, pointe des problèmes plus larges : « Les saisons des pluies raccourcissent, les sols s’appauvrissent, les intrants coûtent cher et les prix du coton sont instables. » À cela s’ajoute l’impact des parasites, notamment les jassides, responsables des maigres récoltes des deux dernières années. Malgré ces contraintes, les agriculteurs de Mandiakuy continuent de s’appuyer sur le coton et les autres cultures pour faire vivre leurs familles et dynamiser l’économie locale. Leur engagement témoigne d’une résilience face aux aléas climatiques et économiques, dans un cercle où l’agriculture reste bien plus qu’une activité : un mode de vie. JD/OS/MD (AMAP)