Nouveau PDG de la CMDT : Kouloumégué Dembélé prend les rênes

Bamako, 17 mai (AMAP) Le président de la Transition et Chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta, a nommé par décret en date du 16 mai 2025, Kouloumégué Dembélé au poste d’Administrateur Directeur général de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT). Il succède ainsi à Mamadou Moustapha Diarra, après dix mois à la tête de cette importante entreprise publique. Cette décision, entérinée en Conseil des ministres, jeudi, s’inscrit dans le cadre de la volonté des autorités de renforcer les piliers stratégiques du développement économique du Mali, indique-t-on. Enseignant-chercheur de carrière à l’Institut polytechnique rural de formation et de recherche appliquée (IPR/IFRA) de Katibougou, M. Dembélé est fin connaisseur du monde rural et agricole. Originaire de la Commune de Nafanga, dans le Cercle de Koutiala – cœur battant de la culture cotonnière malienne – il est appelé à impulser un nouveau souffle à la CMDT, dans un contexte marqué par de nombreux défis. Sa mission s’annonce capitale : assurer la cohésion au sein de l’entreprise, sauver la campagne cotonnière en cours et maintenir la place du Mali parmi les leaders africains du coton. Son arrivée intervient à un moment crucial, où la CMDT doit moderniser ses pratiques pour faire face aux effets du changement climatique et à une concurrence régionale de plus en plus accrue. MD (AMAP)

Dissolution des partis politiques : Le monde agricole informé des motivations et perspectives

Bamako, 15 mai (AMAP) Les acteurs du monde rural se sont retrouvés jeudi après-midi au Mémorial Modibo Keïta pour échanger sur le décret n°2025-0339/PT-RM portant dissolution des partis politiques et des organisations à caractère politique au cour d’une rencontre coprésidée par les ministres de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, et de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba. L’objectif était d’expliquer les raisons de cette décision, ses implications politiques et juridiques, ainsi que les perspectives pour le pays. Selon le ministre Youba Ba, cette mesure s’inscrit dans le cadre des réformes politiques issues des Assises nationales de la refondation (ANR) et du Dialogue inter-Maliens. Il a souligné qu’elle vise à assainir l’espace politique en réduisant le nombre de partis, en revalorisant le statut de l’opposition, et en interdisant le nomadisme politique. Le ministre a rappelé que cette décision découle des consultations nationales tenues jusqu’en avril 2025, ayant recommandé, entre autres, l’abrogation de la loi de 2005 sur les partis politiques et celle de 2015 sur l’opposition, la suppression du financement public des partis, et la révision de la Charte de la transition. Il a précisé que la dissolution n’est pas une abolition du multipartisme, mais une étape vers une nouvelle législation plus adaptée. Pour sa part, Daniel Siméon Kelema a insisté sur la nécessité de poursuivre les réformes pour consolider les acquis et répondre aux attentes du peuple malien. Il a appelé les participants à relayer la bonne information afin de bâtir un Mali uni et prospère. MS/MD (AMAP)  

Décrue des cours d’eau : Un constat amer

Par N’Famoro KEITA        Bamako, 15 mai (AMAP) L’an dernier, les eaux du fleuve Niger avaient débordé pour remplir les rues et les maisons de certains quartiers de Bamako et ses environs. Mais ces derniers mois, la réalité était tout autre. La tendance pourrait s’inverser avec l’hivernage qui arrive Actuellement, le niveau des cours d’eau connaît une baisse substantielle sur toute l’étendue du territoire. Face à cette situation hydrologique, le déstockage des retenues des barrages de Sélingué-amont et de Manantali-amont se poursuit. Ces informations sont données par la Direction nationale de l’hydraulique (DNH) à travers ses bulletins hebdomadaires. La même source informe que les hauteurs d’eau observées en mi-avril sont supérieures à celles de l’année dernière. En général, le tarissement vertigineux des cours d’eau durant ces dernières années est préoccupant et alertant. Famadi, habitant de Djicoroni-Para, en Commune IV du District de Bamako, affirme que l’assèchement du fleuve Niger dépasse son entendement. À l’en croire, cela fait deux décennies que les riverains n’ont pas constaté une telle baisse du niveau d’eau du fleuve qui traverse la capitale de long en large. Sitan, mère de 4 enfants, renchérit qu’elle est venue dans ce quartier en 2000 après son mariage, elle n’a jamais vu le fleuve Niger tarir de la sorte. Plusieurs personnes corroborent le constat de nos deux interlocuteurs. Naturellement, la décrue des cours d’eau n’est pas un constat étonnant pendant la saison sèche. Mais quand elle s’accélère, elle peut engendrer des défis environnementaux et alimentaires. Selon les spécialistes du climat, ce phénomène est induit par le changement climatique. Le météorologue Bakari Mangané, chargé des prévisions et alertes météorologiques à l’Agence nationale de la météorologie (Mali-météo), nous édifie sur le phénomène. Selon le spécialiste, il y a des périodes où l’écoulement est très rapide, surtout en temps de forte chaleur, où le coefficient d’infiltration est très élevé. Il ajoute que le coefficient de l’évapotranspiration provoqué par des grands vents se manifeste à la surface des cours d’eau. Le phénomène est aussi dû à l’augmentation globale mondiale de la température, ce qui favorise l’accélération de ces deux coefficients. Il y a également des pratiques néfastes qui affectent les cours d’eau, tel que le dragage. Cette activité aurifère est en train de mettre les points d’eau en péril et la faune aquatique en danger. Pour remédier à ce problème très sérieux, Bakari Mangané pense qu’il faut communiquer et sensibiliser les populations. « Les gens doivent prendre conscience de la protection de notre environnement, veiller à la bonne santé des cours d’eau, construire des mini-barrages pour capter l’eau», soutient-il. MISE EN VALEUR DES COURS D’EAU – Lors de la mission de supervision du plan de campagne agricole 2025 du ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, dans la Région de Bougouni, les éleveurs et les pêcheurs ont beaucoup sollicité la mise en valeur des cours d’eau, en créant des points de stockages du liquide précieux à travers le pays. Selon leur explication, ceci permettra d’éviter la perte de ce potentiel généré par l’hivernage et qui s’étiole considérablement pendant la saison sèche. La stagnation des cours d’eau favorise l’agriculture, surtout les cultures maraîchères. Mais cette année, assure le directeur national adjoint de l’agriculture, les nappes souterraines ont été bien alimentées en eau suite à la bonne pluviométrie de l’hivernage passé. De ce fait, la décrue n’a pas eu d’effet négatif sur la culture de contre saison (céréales et légumes), explique Ousmane Camara. Et d’ajouter que l’abondance des eaux souterraines renforce les possibilités d’irrigation pour répondre aux besoins des cultures. Donc, la campagne de contre saison s’est déroulée dans des conditions favorables, avec une bonne disponibilité en eau qui a permis de mettre en place les cultures. Selon le bulletin de suivi des activités de contre saison à la date du 15 avril de la DNA, les céréales ont été cultivées sur 36.960 hectares, soit 64,92% des objectifs, les cultures maraîchères ont occupé 104.098 hectares, soit 107,31% des objectifs. Ce qui explique le fait que la décrue dans les zones de culture de contre saison n’a pas affecté la campagne. NK/MD (AMAP)

Dioila : Les cotonculteurs s’engagent pour la promotion de leur production coton

Dioila, 12 mai (AMAP) Les membres du nouveau bureau des cotonculteurs de Dioila ont pris l’engagement, dimanche, lors d’une Journée d’information et de sensibilisation, de promouvoir la culture du coton et de soutenir les actions de développement du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Le préfet de Dioila, Alidj Bagna, représentant la marraine Mariam Coulibaly, a rappelé l’ambition du gouvernement : « Faire de l’agriculture le moteur de l’économie malienne et redonner au Mali sa noblesse d’antan, celle de grenier de l’Afrique de l’Ouest. » Il a exhorté les cotonculteurs à se préparer pour dépasser le tonnage de l’année en cours. Le président des cotonculteurs de Banco, Moussa Coulibaly,  et le président de la Chambre d’agriculture de Dioila, et parrain de la cérémonie, Issa Coulibaly, ont appelé à l’union sacrée. « Améliorer le rendement à l’hectare est le seul défi à relever », ont-ils insisté, invitant les producteurs à renforcer leur collaboration. Le maire de Kaladougou, Yacouba Dowélé Marico, a salué les réformes politiques et institutionnelles de la Transition, condamnant les protestations des partis politiques contre leur suspension. « Ces réformes pour restaurer la souveraineté et la dignité du Mali ne sont pas possibles avec les politiques », a-t-il déclaré. Il a, également, assuré que les populations du Banco paieront sans contrainte les nouvelles taxes, destinées à soutenir ces objectifs. En ouverture, Souleymane Koné, représentant du chef de village de Dioila, a accueilli les participants et plaidé pour une diligence dans le paiement des frais liés au coton. Le lancement officiel des activités du nouveau bureau des cotonculteurs, marqué par une note d’espoir pour une campagne agricole fructueuse, a mis fin à la cérémonie DF/OS/MD (AMAP)

13è édition de la Bourse des semences à Sikasso :  Le ministre de l’Agriculture plaide pour l’utilisation des semences de qualité à haut potentirel de rendement

Sikasso, 13 mai (AMAP) « L’utilisation des semences de qualité, à haut potentiel de rendement, par les exploitants agricoles constitue le tremplin idoine pour relever le défi de l’augmentation soutenue de la production et de la productivité agricole », a déclaré le ministre de l’agriculture, Daniel Siméon Kéléma, lors de la 13ème édition de la Bourse des semences, vendredi dernier, au stade Babemba Traoré de Sikasso. Il a poursuivi : « les semences de qualité contribuent à hauteur de 35 à 40% au rendement agricole », ajoutant que selon une étude de la Banque mondiale réalisée en 2008, l’utilisation de certaines variétés de semences hybrides peut accroître jusqu’à 50% le rendement du champ. L’évènement était organisé par l’Association semencière du Mali (ASSEMA), en collaboration avec ses partenaires techniques et financiers ainsi que la direction nationale de l’agriculture, été sponsorisée par Agra. « L’institutionnalisation de l’achat des semences pour une meilleure promotion des sociétés et coopératives semencières du Mali », était le thème retenu pour la présente édition. On notait la présence du président de l’ASSEMA Moussa Sidibé, de celui de l’union des producteurs de semences du Burkina Faso Moussa Ouédraogo, de la coordinatrice de Soil values/IFDC Gnamoye Traoré, du monde rural et plusieurs acteurs du secteur des semences. Le choix de Sikasso se justifie non seulement par une forte présence de coopératives et producteurs de semences mais, aussi, par la diversité des cultures dans la région. Cette 13ème édition offre l’occasion aux organisateurs de contribuer à l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle à travers l’utilisation des semences de variétés améliorées. Elle permettra, entre autres, de développer la contractualisation dans la chaine de valeur des semences, d’élaborer des textes sur la commercialisation des semences, d’informer et de sensibiliser les acteurs sur l’importance de l’institutionnalisation dans la chaine de valeur des semences certifiées. Également, elle permettra de promouvoir l’utilisation des semences de variétés améliorées et adaptées aux changements climatiques, de créer un cadre d’échange direct entre les différents acteurs du secteur semencier (B2B). Le ministre de l’Agriculture, qui avait à ses côtés, son collègue de la Promotion de la femme, de l’enfant et de la famille Mme Diarra Djénéba Sanogo, et la gouverneure de la Région Mme Kanté Marie claire Dembélé, a encouragé l’initiative de l’ASSEMA qui permettra de mettre en place une plateforme d’échanges et de partage d’expérience entre les professionnels du secteur semencier, les exploitants agricoles et les services techniques de promotion agricoles. Daniel Siméon Kéléma a, enfin, assuré la disponibilité de son département pour accompagner la mise en œuvre de l’ensemble des recommandations issues de la rencontre. Quant au président de l’ASSEMA. Moussa Sidibé, il a rappelé que l’organisation de la bourse des semences a débuté en 2006 à Sikasso. En plus d’être un espace d’échanges au seuil de la nouvelle campagne agricole, elle constitue une activité annuelle majeure pour l’ASSEMA et l’ensemble des acteurs semenciers. Moussa Sidibé a mis un accent particulier sur l’importance du thème. A cet effet, il a indiqué que l’institutionnalisation offre des conditions favorables à la promotion d’une industrie semencière innovante et qui répond aux besoins locaux à travers des sociétés et coopératives semencières. « En structurant l’achat des semences, les institutions peuvent nous offrir des programmes de soutien, des subventions ou des formations… L’accès aux semences de qualité et adaptées, contribue à la sécurité alimentaire en augmentant la productivité des cultures … », a expliqué M. Sidibé.  Il s’est a adressé au ministre, en disant : « Nous comptons beaucoup sur votre bonne compréhension pour faire aboutir cette institutionnalisation en la confirmant très rapidement par un décret ou un arrêté afin d’alléger l’accès des marchés aux acteurs professionnels des semences au Mali ». Par ailleurs, il a remercié l’ensemble de ses partenaires pour leur accompagnement. De son côté, le président de l’Union des producteurs de semences du Burkina Faso, Moussa Ouédraogo, s’est félicité de la bonne organisation de l’évènement. Il a précisé qu’« aujourd’hui, nous devons travailler ensemble pour que si l’un des pays de l’AES est en manque de semence, l’autre puisse l’appuyer. » MFD/MD (AMAP)                                

Sikasso : Remise de 15 tonnes de maïs aux sinistrés des inondations de mars dernier

Sikasso, 11 mai (AMAP) Quelques 15 tonnes de maïs ont été remises, samedi, aux victimes des pluies diluviennes dans la Région de Sikasso (Sud), en mars 2025, par le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, lors d’une cérémonie symbolique dans les locaux de la Direction régionale de l’Agriculture de la ville, rapporte le département chargé de l’Agriculture dans un communiqué. Dans leurs interventions, les sinistrés bénéficiaires du don représentés par des délégués et les autorités régionales ont salué les plus autorités nationales, « pour cet élan de solidarité », et exprimé leur reconnaissance au chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta. « L’État pense à vous et apportera assistance en de telle circonstance partout au Mali », a dit le ministre de l’Agriculture. Il a, également, présenté « les condoléances des plus hautes autorités du pays », et fait observer une minute de silence en hommage aux victimes des inondations et de la situation sécuritaire que le Mali connaît. Daniel Siméon Kelema a imploré « Dieu, l’Éternel, de nous gratifier d’une bonne campagne agricole et nous épargner des fléaux. » A noter que le stockage de cette importante donation de céréales est confié à l’OPAM, au seul profit des producteurs sinistrés. On se rappelle de ces fortes précipitations liées, selon les spécialistes, au changement climatique avec son corollaire d’effets néfastes, parfois dévastateurs. Le cas enregistré à Sikasso, a occasionné de graves inondations avec une perte totale de 298 ha de cultures à travers 22 villages et fait, malheureusement, 2 morts. A la duite de cette catastrophe naturelle et face à l’urgence d’assister les populations sinistrées, le président de la Transition, chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta, a instruit d’apporter aux victimes un appui consistant de vivres, à travers le Commissariat à la Sécurité alimentaire. OS/MD (AMAP)  

Serge Ekué, président de la BOAD, en visite au Mali pour renforcer la coopération bilatérale

Bamako, 9 mai (AMAP) Le Président de la Banque ouest africaine de développement (BOAD), Serge Ekué, a été reçu ce vendredi, à Bamako, par le Premier ministre malien, le général de Division Abdoulaye Maïga  pour une rencontre .introduite par le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, et a permis de faire le point de la coopération entre Bamako et la BOAD, avec un accent sur les priorités du développement socio-économique du Mali. Les deux parties ont évoquées la vision « Mali kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 » et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033. « Le Mali est à la fois client et propriétaire de la BOAD. Ce qui touche le Mali nous touche aussi. C’est de notre union que nous tirons notre force. Nous sommes une maison de solutions », a déclaré Serge Ekué, soulignant l’engagement de la Banque à accompagner les ambitions maliennes. Les échanges ont porté sur des secteurs stratégiques tels que l’autosuffisance alimentaire, la santé, l’éducation et l’énergie, avec une volonté d’accélérer les efforts pour renforcer la résilience du pays. L’intégration du génie militaire dans la réalisation d’infrastructures a également été abordée. Le Premier ministre Maiga a insisté sur la situation particulière du Mali, confronté à des défis nécessitant un traitement préférentiel. « Nous apprécions le soutien de la BOAD et saluons la nomination d’un Malien, Abdoulaye Daffé, au poste de vice-président », a-t-il affirmé. Serge Ekué a qualifié la coopération avec le Mali de « fructueuse », avec un portefeuille actif de 22 projets pour un montant total de 377,147 milliards de Fcfa. Ces projets se concentrent sur les infrastructures routières (6 projets, 109,647 milliards de FCFA), l’énergie et l’eau (7 projets, 124,500 milliards de FCFA), l’agriculture (8 projets, 118 milliards de Fcfa) et les logements sociaux (1 projet, 25 milliards de Fcfa). Cette rencontre a réaffirmé l’engagement commun de l’institution sous-régionale de financement du développement et le Mali pour l’intégration régionale et le développement durable, avec une attention particulière sur les priorités définies par les autorités maliennes. OS/MD (AMAP)

Courte escale à Bougouni des ministres de l’Agriculture et de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille  

Bougouni, 8 mai (AMAP) Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema et son homologue de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille madame DIARRA Djénéba Sanogo ont effectué, ce jeudi 8 mai 2025, une escale de quelques minutes à Bougouni, alors qu’ils étaient en route pour Sikasso (Sud) dans le cadre du renforcement de capacité des femmes maraichères. Les deux ministres, qui se rendent dans la Cité du Kénédougou dans le cadre d’une visite d’échanges avec les services techniques, les organisations des femmes et les forces vives, ont été accueillis par le gouverneur de la Région de Bougouni, le général de Brigade Ousmane Wélé, les membres de son Cabinet et les forces de défense et de sécurité. Au cours de leur mission, ils vont effectuer des visites d’espaces maraîchers des femmes, des remises de dons en matériels pour le maraîchage pour booster la production agricole locale BHT/MD (AMAP)      

Campagne agricole 2025 : Plus de 11 millions de tonnes de céréales et 682 000 de coton graine attendus  

Bamako, 7 mai (AMAP) Le Mali attend, cette année 2025, exactement 11 696 721 tonnes de céréales et 682 000 tonnes de coton graine, a appris l’AMAP à la 15è session du Conseil supérieur de l’Agriculture tenu mardi, dans la salle de banquets du palais de Koulouba. Dans une présentation liminaire, le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kenema, a annoncé qu’ « en 2025, les objectifs de productions végétales visent 11 696 721 tonnes de céréales, 682 000 tonnes de coton graine, 243 280 tonnes de pomme de terre, 881 208 tonnes d’oignon/échalote et 810 900 tonnes de mangue. » « Les perspectives de production animales ciblent 15 819 tonnes de lait collecté, 203 441 tonnes de viande contrôlée, 684 722 585 œufs de consommation, 10 288 577 sujets de poulets de chair, 18 000 inséminations (races laitières). Il est prévu une production de 128 880 tonnes de poissons frais », a ajouté le chef du département de tutelle. En termes de projection, la production céréalière prévue, en 2026, est de 12 212 884 tonnes en 2026 contre 691.000 tonnes de coton. Les prévisions 2027 en production céréalière sont estimées à 12.774.176 tonnes contre 700.000 tonnes de coton, a encore dit le ministre qui a, auparavant, dressé un bilan plus ou moins satisfaisant de la campagne agricole 2024, malgré les difficultés rencontrées. Pour cette campagne 2024, les productions végétales sont, ainsi, estimées à 99% de réalisation avec un effet marqué sur lesproductions de céréales qui ont atteint 11 010 851 tonnes et 656 679 tonnes pour le coton graine. Avec 96 750 tonnes de viande contrôlée, 10 576 tonnes de lait collecté, 12 074 vaches inséminées, les productions animales ont enregistré un taux de réalisation de 68%. Dans les domaines halieutique et aquacole, la production porte sur 113 218 tonnes de poisson, soit 91% de réalisation. Sur les dix recommandations formulées lors de la 14è session, sept ont été exécutées et trois sont en cours d’exécution. À cet effet, les budgets alloués au ministère de l’Agriculture s’élèvent à un peu plus de 117, 36 millions de Fcfa en 2025, un peu plus de 147, 01 millions de Fcfa en 2026 et plus de 161,32 millions en 2027. Au titre du ministère de l’Élevage et de la Pêche, ce budget est estimé, pour les mêmes périodes, à un peu plus de 31,01 milliards de Fcfa, un peu plus de 36,72 milliards de Fcfa et plus 36,72 milliards de Fcfa. Le Commissariat à la sécurité alimentaire a un budget d’un peu plus de 13, 04 milliards de Fcfa en 2025, plus 13,33 milliards de Fcfa en 2026 et plus de 11,85 milliards de Fcfa en 2027. Le secteur primaire occupe près de 80% de la population malienne et représente 40% du Produit intérieur brut (PIB). Fort de ce potentiel, il bénéficie d’au moins 10% du budget national. « Cela dénote de la grande att ention de l’État ne cesse d’accorder à ce secteur clé comme en témoig ne, depuis plusieurs années, le Programme de subvention des intrants et des équipements agricoles », a rappelé le président Conseil supérieur de l’Agriculture, chef de l’État, le général d’Armée Assimi Goïta. « C’est en cela que notre souveraineté nationale revêtira tout son sens. C’est la raison fondamentale pour laquelle le secteur de l’agriculture doit continuer de retenir toute notre attention, afin de pourvoir aux besoins intérieurs mais aussi de contribuer à la consolidation de la marche souveraine de l’AES qui se veut une Confédération autosuffisante sur le plan alimentaire et nutritionnel », a dit Assimi Goïta. Le chef de l’État a, aussi, réaffirmé l’engagement du gouvernement à accompagner les producteurs à travers la subvention des intrants agricoles, la mécanisation, le soutien à la pisciculture, à l’élevage et aux exploitations familiales, notamment en facilitant l’accès au crédit, au foncier et aux technologies agricoles. À ce titre, il a annoncé les prix fixés pour la campagne 2025. Le kilogramme de coton graine (1er choix) est fixé à 300 Fcfa, le sac de 50 kg d’engrais minéraux est subventionné à 14 000 Fcfa, celui des engrais organiques à 3 000 Fcfa, le kilogramme de semences de maïs hybride à 1 500 Fcfa et celui du biostimulant ovalis à 17 500 Fcfa. En plus du ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema et ses collègues du gouvernement, on notait la présence du président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (APCAM), Sanoussi Bouya Sylla et des représentants du monde agricole. CAD/MD (AMAP)      

Production agricole : Des acteurs dégagent des pistes de promotion de la riziculture intensive

Bamako, 05 mai (AMAP) Le Forum régional sur la transformation vers des systèmes agricoles durables, de partage d’expériences de mise à échelle, de financement et institutionnalisation du Système de riziculture intensif (SRI) en Afrique de l’Ouest se tient à Bamako depuis lundi. Organisé par le ministère de l’Agriculture à travers l’Institut d’économie rural (IER), ce forum de trois jours, qui regroupe des participants venus de 13 pays ouest-africains, vise à créer un cadre d’échanges entre les acteurs des chaînes de valeur riz. Il donne l’occasion aux participants de partager les expériences et de dégager des pistes communes pour la promotion et le développement du SRI dans notre sous-région. En Afrique de l’Ouest, le riz constitue une denrée de base et occupe une place prépondérante dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle de nos populations. Selon le chef du gouvernement malien, le général de division Abdoulaye Maïga, qui a présidé la cérémonie d’ouverture, chaque année, 20 millions de tonnes de riz sont consommées au Mali avec une moyenne de 45 à 55 kilogrammes par habitant. Toutefois, la demande en riz est en perpétuelle progression à cause de la croissance démographique et de l’accroissement de la consommation qui dépasse désormais la production. « Cette demande croissante entraîne une augmentation constante des importations de riz. Il s’agit là d’une situation qui pèse lourdement sur les budgets publics et expose les pays africains à la volatilité du prix mondial d’achat du riz », a dit le Premier ministre, le général de Division Abdoulaye Maïga. Il a fait noter qu’en plus des variabilités climatiques, la production de riz est assurée en grande partie par de petits exploitants agricoles dont les moyens de subsistance et les revenus demeurent très limités. En réponse à ces défis, le Premier ministre a rappelé qu’en 2013, une initiative régionale dénommée « Offensive Riz » a été lancée dans le but d’atteindre l’autosuffisance en riz à l’horizon 2025, en utilisant une approche de production résiliente au climat. « Les objectifs de cette initiative n’ont pas été atteints. C’est pourquoi, il est nécessaire de proposer des actions à court et moyen termes pour soutenir les producteurs vulnérables », a dit Abdoulaye Maïga. Avant de souligner que le secteur agricole a besoin d’un appui technique et surtout financier, à travers une véritable stratégie de relance axée sur l’intensification de la production agricole et la création d’un marché plus compétitif pour tous les acteurs de la filière riz. « Pour atteindre cet objectif, a-t-il estimé, le SRI s’avère être l’une des solutions fiables ». En effet, ce Système permet d’augmenter la production, tout en protégeant l’environnement grâce à une utilisation plus efficace des ressources et une réduction considérable de l’utilisation des produits chimiques. L’ouverture du forum a eu lieu en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment les ministres de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, et de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’administration, Alhamdou Ag Ilyène. On notait également la présence du directeur général de l’IER, Dr Kalifa Traoré, du président de l’Interprofession de la filière riz (IFRIZ) au Mali, Faliry Boly et le chef de coopération à l’Ambassade de la République fédérale d’Allemagne au Mali, Dr. Paul Bornkamm. MS/MD (AMAP)