Kayes : L’Église protestante organise des consultations médicales gratuites

Kayes, 12 novembre (AMAP) Des consultations médicales gratuites et le don de médicaments, organisées par l’Église protestante « Réveil » de Kayes N’Di, à l’intention des populations de la commune urbaine de Kayes, de la Commune rurale de Khouloum et de la maison carcérale, ont débuté lundi, a constaté l’AMAP. L’Eglise pour cette énième intervention, a fait venir des médecins et agents de santé de l’Amérique Centrale pour ces consultations médicales gratuites, offertes par le Dr. Gonzalo Del Castillo de Kendall Hospital (Miami-USA) et de ses assistants. Les maladies constatées majoritairement concernent le paludisme, la fièvre, les maux de tête, les toux et le rhumatisme qui sont fréquents en cette période dans la cité des rails où une grande affluence des populations a été remarquée pour ces consultations à l’Hôpital Régional. Les populations ont apprécié l’action de l’Eglise. « Nous saluons la présence de ces docteurs étrangers. Je souhaite que cette action soit pérenne » a souligné Bagayoko Daouda, un ressortissant de la Côte d’Ivoire. « La santé fait partie du travail de l’Eglise. C’est une mission humanitaire. Nous avons fait venir 6 équipes de l’Amérique Centrale (Nicaragua, Bolivie), des Etats-Unis d’Amérique et de la France. Ces agents travaillent ici en fonction de leurs capacités et moyens) », a indiqué le pasteur José Kamaté. BMS/KM (AMAP)
Verdict sans appel aux Assises : La peine de mort pour un militaire accusé de tentative d’assassinat

Bamako, 12 novembre (AMAP) La Cour d’Assises, dont les audiences continuent depuis le 28 octobre 2019, a reconnu coupable Adama Camara, sans bénéfice de circonstances atténuantes, l’a condamné à la peine de mort et à payer à sa victime, Ibrahima Koné, 40 millions de Fcfa de dommages et intérêts, a constaté l’AMAP. L’accusé a comparu pour, à la suite d’une banale dispute, avoir tiré, à bout portant, sur son compagnon d’arme, le blessant grièvement à la cuisse et en d’autres endroits du corps. Ibrahima Koné et Adama Camara sont tous deux militaires de la Garde nationale. Le premier était en service à la Compagnie de commandement et de service (CCS), alors que le second servait au 2è Escadron du Groupement de maintien d’ordre (GMO), basés tous les deux à Bamako. En 2014, dans le cadre de la sécurisation du territoire national, ils furent désignés dans une mission dirigée par le commandant Klita Ag Mohamed pour un séjour de trois ans au poste de sécurité de N’Tillit, dans la Région de Gao. Au cours de leur séjour, ils s’adonnèrent, tous les deux, à l’élevage de moutons. Adama Camara avait les siens au poste, à la différence des autres, qui gardaient leurs troupeaux auprès de villageois voisins du poste. Ils auraient cohabité ainsi jusqu’à ce jour fatidique où une dispute les opposa. C’était le samedi 27 août 2016, les moutons d’Adama mangèrent les restes de repas de la troupe qu’Ibrahima avait l’habitude de conserver et de réchauffer pour le dîner. Constatant cette situation, Ibrahima fit des reproches à Adama et l’invita à mieux maîtriser ses animaux qui faisaient trop de dégâts. Furieux, ce dernier lui a fait comprendre que la Prime générale d’alimentation (PGA) n’était pour personne, avant de commencer à l’injurier grossièrement. Le garde, Salif Monzon, qui assistait à la scène, est intervenu pour les calmer. Mais, en vain, il a fallu l’intervention du chef de poste adjoint, Fodé Keïta, pour ramener Adama dans sa chambre et lui retirer son arme dont il voulait se servir contre son compagnon. L’histoire aurait pu s’arrêter là, si Adama n’était pas du genre rancunier. Malheureusement, quelques instants après, contre toute attente, Adama ressortit de sa chambre avec son pistolet mitrailleur (PM) et se dirigea vers Ibrahima Koné, en proférant des injures grossières, alors que ce dernier était en communication téléphonique avec sa mère. Sans autre forme de procès, Adama pointa le canon de son arme sur la cuisse d’Ibrahima et tira à bout portant, blessant ce dernier qui s’écroula couvert de sang. Il tirera, également, d’autres coups de feu en rafale qui atteignirent le bassin et les aisselles de con compagnon d’armes. Heureusement pour Ibrahima, le prompt secours de ses autres camarades de corps et sa ténacité contre son assaillant pour diriger le canon de l’arme vers le haut, lui sauvèrent la vie. Il s’en est sorti mais, gravement touché à divers endroits du corps. A la suite du procès-verbal d’enquête préliminaire établi par le service d’investigation judiciaire de la gendarmerie nationale, le nommé Adama Camara a été inculpé des faits de tentative d’assassinat et de coups et blessures aggravées, avant de se retrouver devant les juges de la Cour d’assises pour être jugé conformément à la loi. A l’audience, c’était l’étonnement dans l’assistance de voir, à la barre, un militaire qui, en plus, avait tenté d’assassiner son compagnon d’arme à la suite d’une dispute dont la cause était des moutons ! Face à la Cour, l’accusé Adama a reconnu les faits. Mais, il a nié toute intention de tuer sa victime, attribuant le déclenchement des coups de feu « à un accident » dans la confusion des tiraillements entre lui et son protagoniste. Et d’ajouter que le système de sécurité n’étant pas activé, des coups de feu en rafale seraient partis qui ont atteint Ibrahima à la cuisse. L’accusé se défendit en soutenant qu’il était sous le coup de la colère. La victime, Ibrahima, sur sa béquille, a relaté, devant la Cour, les faits comme ils ressortaient de l’arrêt de renvoi. Il fut soutenu, dans sa version, par le ministère public qui a requis de maintenir Adama dans les liens de l’accusation Le verdict a été sans appel : la peine capitale TC/MD (AMAP)
Education et finances : L’Université virtuelle du Mali et la monnaie numérique ‘xaalisi’ lancées

Bamako, 12 novembre (AMAP) L’Université virtuelle du Mali (UVM), au profit des étudiants maliens et africains, et la première crypto monnaie du Mali, ‘Xaalisi’, ont été officiellement lancées jeudi dernier, à Bamako, par le Groupe Famib, évoluant dans le numérique et qui élargit, ainsi, son champ d’action à la transmission et l’apprentissage virtuels du savoir, a constaté l’AMAP. Cette université virtuelle «à caractère social» ambitionne d’offrir aux jeunes, femmes et aux personnes à mobilité réduite, l’opportunité de se former à un rythme adapté. Le but étant de leur permettre d’obtenir des diplômes et certificats reconnus à l’échelle internationale dans les métiers de l’ingénierie, du commerce, avec une forte composante entrepreneuriale. Le concept du projet élaboré à cet effet, selon le directeur général du Groupe Famib, Amadou Diawara,fait le pari de permettre, via le numérique, à ceux qui n’ont ni les moyens physiques, ni financiers, de poursuivre, à moindre coût, un cursus universitaire dans de bonnes conditions où qu’ils se trouvent au Mali et en Afrique. « Pour ce faire, il est mis en place une plateforme de formation adaptée au contexte malien », a précisé M. Diawara. Cette plateforme s’appuiera sur des ressources numériques mises à disposition, en grande partie, par des partenaires tels que le Groupe INSA de Toulouse, en France, HEC, les Universités numériques thématiques ainsi que les Universités virtuelles existantes en Afrique. « L’objectif est, selon lui, de proposer aux étudiants des formations diplômantes qui vont élargir la possibilité, pour eux, de poursuivre leur cursus à l’international, grâce au réseau de nos partenaires. » Il suffira, juste, aux étudiants de l’UVM-, de disposer d’un smartphone, d’une tablette ou d’un ordinateur et d’une connexion Internet. L’UVM dispose aussi d’une bibliothèque numérique accessible aux étudiants de toutes les Facultés et écoles du Mali. « Ces ressources éducatives sont mises à notre disposition par nos partenaires que nous ne cesserons de remercier pour leur bienveillance et leur implication dans le partage du savoir », a dit Amadou Diawara. Quant à la crypto-monnaie du Mali, ‘Xaalisi’, elle est un système de paiement via un porte-monnaie électronique. Le support, en la matière, peut être une carte, un téléphone mobile ou tout autre moyen de paiement utilisant des instruments modernes, selon une note remise à la presse. « L’objectif est de faciliter les échanges et contribuer à l’atteinte de l’inclusion financière, en ville comme en milieu rural », a souligné le directeur général du Groupe Famib. Cependant, il reste à accomplir certaines formalités. «Nous attendons d’aborder les volets de conformités administratives avec les Banques, les autorités en charge de la régulation des secteurs bancaires ouest-africaines et de la télécommunication », a expliqué Amadou Diawara. Au cours de la soirée, les différents représentants des universités virtuelles (du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Gabon et de la Tunisie) ont partagé leur expérience. Selon sa représentante, l’Université virtuelle du Sénégal (UVS), est une Université publique à caractère numérique. « Elle repose sur un modèle pédagogique innovent basé sur les technologies de l’information et de la communication (TIC) », a précisé Mme N’Deye Massata N’Diaye. «Après 6 ans d’existence, nous sommes aujourd’hui à 29.340 étudiants, 40 cours de licence et de masters, 1.500 cours digitalisés, 250 tuteurs et une cinquantaine d’accords de partenariat, dont celui avec l’Université virtuelle de la Côte d’Ivoire, l’Université virtuelle africaine, Orange Sénégal», a-t-elle expliqué. L’un des temps forts de cette soirée a été la signature de partenariats entre les Universités virtuelles du Sénégal, de la Côte-d’Ivoire et du Mali. Le directeur général du Groupe Famib, avait, aussi, à ses côtés des représentants de plusieurs ministères. AG/MD (AMAP)
Bamako : La banane fait la vedette sur les marchés

Reportage de Fadi CISSE Bamako, 12 novembre (AMAP) Mûre, elle est de couleur jaunâtre et marquée, souvent, de petites taches noires. Celle qui n’est pas encore mûre, est verte et difficilement comestible, parce que dure et acide. Elle, c’est la banane. C’est devenu presque cyclique. A la fin de chaque saison pluvieuse, le fruit jaune inonde nos marchés et les bordures des grandes artères. Cette année fait-elle exception ? Un tour à travers la capitale malienne suffit pour se convaincre que non. Jeudi 31 octobre. Il est environ 9 heures. Le soleil pique déjà. Un vent tempéré souffle sur le siège principal de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Devant l’édifice, côté corniche, fourmillent de petits vendeurs de banane. Qui ciblent les usagers qui empruntent la voie passant devant l’institution en charge de la définition de la politique monétaire commune aux huit Etats membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) . Mohamadou Coulibaly vend des bananes. Rencontré derrière la BCEAO, le jeune homme expose sa marchandise dans un pousse-pousse. Objet roulant avec lequel, il parcourt, chaque jour, les quartiers et rues de Bamako pour revendre ses bananes. Mohamadou achète la caisse de banane à 6.500 Fcfa chez le grossiste. « Je revend le kg entre 250 et 300 Fcfa », précise le vendeur de fruits qui peut écouler quatre caisses de banane par jour. Quand le marché est bon, Mohamadou Coulibaly s’en sort, malgré les pertes et autres difficultés. « Je gagne de 2.500 à 3.000 Fcfa de bénéfice par jour. J’envoie une partie du gain aux parents restés au village », répond-il, l’air fier. Debout à côté de Mohamadou, Sadio Sacko tient deux kilos de banane entre ses mains. Ce jeune vendeur s’invite dans le débat. « La vente de banane au bord des routes n’est pas chose facile », souligne-t-il, avant d’avouer qu’il a, grâce à cette activité, pu acheter les fournitures scolaires pour ses deux enfants. Entre temps, Aliou Badra Coulibaly, usager en moto, se gare. Un groupe de jeunes vendeurs de banane accourent vers lui. Chacun faisant la promotion de son produit pour convaincre le client à acheter sa marchandise. Finalement, le motocycliste achète trois kilos de banane à différents vendeurs. Aliou Badra Coulibaly ajoute, tout en manifestant sa préférence pour la banane produite localement : « C’est un fruit qui facilite la digestion. » Sur le Boulevard du 22 octobre, entre la BCEAO et l’Ecole normale supérieure (ENSUP), des jeunes se tiennent tout le long du trottoir. Ils tentent de « ferrer » de potentiels clients, en brandissant le fruit. Pendant que les bananes, stockées dans des pousse-pousse garés en face ou derrière leur propriétaire, sont exposées à l’air libre à la poussière. Sur le plan nutritionnel, il faut savoir que la banane est un aliment très riche en énergie. Riche en vitamine B et C, elle contient,aussi, une quantité importante de minéraux tels que le potassium, le magnésium, le cuivre, le phosphore et le fer. « Ces richesses biologiques sont des éléments minéraux indispensables au bon fonctionnement de l’organisme humain », peut-on lire dans l’encyclopédie virtuelle Wikipédia. « Chose qui fait de la banane, un des fruits les plus recommandés pour la diversification alimentaire des adolescents », explique Aliou Konaré, étudiant en pharmacie. Ainsi, détaille-t-il, la banane comprend trois saveurs sucrées naturelles que sont : le sucrose, le fructose et le glucose. « On retrouve ces saveurs dans certains fruits comme le raisin ou le miel », ajoute l’apprenant en pharmacie. Comme avantages, « la banane nous éloigne de la dépression », affirme l’étudiant, qui ajoute que sa consommation favorise un bon état émotionnel à l’homme et lui permet de mieux se concentrer quand il travaille, par exemple. Elle nous épargne, également, la nervosité, aidant ainsi le consommateur à gérer le stress. FC/MD (AMAP)
Centre du Mali : Ce n’est pas encore « Peur sur la ville » mais…

Ahmadou CISSE Envoyé spécial Bamako, 12 novembre (AMAP) En dépit des moyens déployés par le gouvernement malien pour la sécurité dans le Centre du pays, le chemin reste long et semé d’embûches. En arrivant dans ce Centre meurtri par tant de drames humains, de tueries et de désolation, le voyageur verra son cœur saigner. Cette vaste zone de culture, d’agriculture, d’élevage et de pêche n’est plus que l’ombre d’elle-même. Agressées, les populations quittent leur terroir, abandonnent champs et troupeaux. Ceux qui sont restés sont armés, déterminés à livrer le baroud d’honneur. Je ne puis m’empêcher de faire le rapprochement, entre ce que ce j’ai sous les yeux et « En attendant le bus », un superbe article publié, le 14 août 2016, par Pierre Bertet (Security and military support analysis). « Quelque part au cœur de l’Afrique de l’Ouest, mi-août 2016. La saison des pluies bat son plein et, entre deux orages, le temps est idéal pour flâner où méditer. Et cela tombe bien, car j’attends le bus.Le bus Mali. Un véhicule national spacieux puisqu’il ne contient au regard de sa taille, que 17,5 millions de passagers. Incluant, bien sûr, deux-cents cinquante mille (243.690) réfugiés qui, malheureusement, n’ont pas, encore, tous embarqués. Ensuite, au regard de la synthèse des estimations faites à ce propos, ce bus, en 5 ans, à peine, peut entrer dans les faubourgs de l’autosuffisance alimentaire… ». Avec cette belle envolée lyrique, l’allégorie du bus se lance sous la plume de l’auteur. L’allégorie du bus, disons-le, est une belle trouvaille littéraire. Cette analyse-opinion permet d’appréhender, rapidement, le positionnement et les rapports de force qui découlent des actions entreprises ou pas, par les acteurs nationaux et internationaux concernés par la crise au Mali. Elle permet, également, de mettre en relief deux menaces synthétiques et critiques, aujourd’hui, susceptibles de conduire à la partition du pays. PAS RASSURANT –Loin de ces éléments abstraits de l’allégorie du « bus Mali », rien de tel qu’un séjour dans le Centre de notre pays pour toucher du doigt les réalités du terrain. Constat de profane, les premières impressions du voyageur angoissé sur la route de Mopti ne sont guère rassurantes. De Bamako à Mopti, dans le bus, aucun contrôle physique des passagers et des bagages. Les postes de sécurité sont des passoires. Moins rassurant encore, le visage ensommeillé de ce militaire, en poste à l’entrée de Sevaré, s’étirant sur une chaise, déchaussé, arme sur les genoux et qui semble émerger d’une nuit de rêverie. Que dire de ce véhicule 4×4 croisé au rond-point de Savaré, transportant 2 fûts de carburant qui peuvent exploser au contact d’un projectile ennemi avec ses 4 occupants ? « Nous sommes pourtant en guerre », ne cesse de répéter, en leitmotiv, le discours politique. Rien, cependant, de nos comportements ne le corrobore. Mais, à la décharge des forces militaires, l’iceberg ne montre que sa partie immergée. Peut-être que la maison est bien tenue ! Le temple gardé ! Encore une parole de profane : le véhicule de transport pouvait convoyer une tonne de matériels militaires jusqu’à Mopti sans qu’aucun militaire ne s’en aperçoive. Même si le spectre de la violence plane sur les têtes dans le Centre, les populations vaquent à leurs occupations, tombant totalement dans le fatalisme. « Le chant du coq ne veut pas, forcément, dire que le soleil se lève ». « Vous savez, on ne peut pas se permettre de rester à la maison parce que les bandits circulent dehors. Nous sommes obligés de chercher le prix de condiments (la pitance)… », laisse tomber Ibrahim, commerçant d’articles divers à Somadougou, petite bourgade avant Sévaré. A l’entrée de la ville de Mopti, le voyageur est d’abord impressionné par l’aéroport à droite. Un seul avion militaire sur sa poitrine au milieu du tarmac. Des conteneurs superposés, à perte de vue. Ce port sec est une des installations des Nations unies. A côté, une colonne de blindés estampillés « UN ». Les miradors sont tenus par des soldats impeccablement habillés, fusil mitrailleur braqué sur l’extérieur. La Mission multidimensionnelle intégrée des nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), a gaillardement occupé cette plateforme aéroportuaire entourée d’une tranchée. A quelques centaines de mètres, un camp superbement tenu. C’est encore la MINUSMA. Des tentes militaires dressées au beau milieu, des maisonnettes préfabriquées servent de dortoirs aux « soldats de la paix ». De réputation, l’ONU sait faire les choses en grand. HAPPY END – En ville, le premier camp est à gauche. Nos militaires se battent comme ils peuvent. Le terrain est vaste et la nature de la guerre est complexe. Ils tiennent les postes, dans des conditions de travail difficiles. Pas de hangar, pas de véhicules au check point à l’entrée de la ville. Certainement pour des raisons de prudence, en cas d’attaque surprise. Les voyageurs leur donnent, quelques fois, des pièces pour faire du thé ou acheter des sachets d’eau potable ou encore quelques cigarettes. C’est la réalité du terrain. Au Gouvernorat, en l’absence du chef de l’exécutif, en déplacement, le chef du cabinet évacue les instances. En cette matinée, Kantara Diawara, administrateur civil sort d’une réunion portant sur le dénouement heureux du rapt des enseignants de Tenenkou par des individus armés qui ont mis le feu dans aux livres et cahiers des élèves. Happy end, ils sont libérés après quelques jours de détention dans un endroit encore inconnu. L’administrateur civil, parcourant un courrier, sans lever la tête, confie sans ambages que la situation sécuritaire ne s’améliore pas dans la région. « Au contraire, elle se dégrade et la crise prend de nouvelles formes ». Selon lui, les méthodes des assaillants évoluent et s’adaptent aux opérations militaires dans la zone. « Dambe », opération d’envergure, est présente. « Son chef est en mission en ce moment », précise-t-il, avant de confirmer la présence de milices dogon et peulh sur le terrain. Les combattants opèrent au nez et à la barbe des services de sécurité. Contacté dans son bureau, décortiquant quelques arachides de saison, le chargé de sécurité ne donne pas plus d’informations. L’officier supérieur nous renvoie à sa hiérarchie. La grande muette honore, encore une fois, sa réputation. S’il en est ainsi, dépassons
Kangaba : Echanges sur les droits de l’homme et la saisine des juridictions pénales

Kangaba, 11 novembre (AMAP) Un atelier de formation sur les droits de l’homme et les modes de saisine des juridictions pénales, destiné à une cinquantaine de jeunes et de femmes, a pris fin, samedi, à Kangaba, sous la présidence de l’adjoint du préfet de Cercle, Alidji Bagna, a constaté l’AMAP. Organisé par le Centre d’assistance et de promotion des droits humains (CapDH), avec l’appui financier de l’ambassade du royaume de Danemark, il avait pour but d’outiller les jeunes et les femmes sur les droits de l’homme et les modes de saisine des juridictions pénales, afin de promouvoir et de protéger les couches vulnérables et favoriser l’accès à la justice au Mali. Les participants venus des 9 communes du cercle ont échangé sur le système des droits de l’homme, les instruments juridiques de protection des droits de l’homme, les modes de saisine des juridictions pénales ordinaires et les modes de saisine des juridictions pénales spécialisées. Le représentant du chef de l’éxecutif local a remercié le Royaume du Danemark qui continue de déployer des efforts pour soutenir le gouvernement dans la promotion des droits de l’homme au Mali. Alidji Bagna a enfin déclaré que la connaissance des droits et devoirs du citoyen et la maitrise des procédures de saisine des juridictions par les jeunes constitueraient un vecteur de promotion et de protection des droits humains, facteur de cohésion sociale et de paix durable. Cette formation s’inscrit dans le cadre d’une série d’ateliers que le CapDH organise au profit de 700 jeunes des Régions de Kayes, Koulikoro, Ségou, Sikasso, Mopti et du district de Bamako, duant cette année 2019. SD/KM (AMAP)
Incinération de poulets de chair saisis à Kangaba

Kangaba, 11 novembre (AMAP) Une équipe mobile d’enquête, conduite par Bourahima Diallo, de la Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence de Koulikoro, en mission dans le Cercle de Kangaba, a procédé, samedi, à la destruction, par incinération de 09 cartons de poulets de chair contenant, chacun, 10 poulets, a constaté l’AMAP. La saisie a eu lieu, le 08 novembre 2019, sur le site d’orpaillage de Diabani, dans la Commune rurale de Nouga. Un procès verbal de notification de saisies provisoires a été dressé et adressé au directeur régional du commerce, de la consommation et de la concurrence de Koulikoro. Il fait mention de la saisie de 09 cartons de poulet de chair importés par un certain Harouna Coulibaly, commerçant à Diabani qui détenait les stocks de marchandises « sans pièces justificatives de leurs acquisitions ». C’est la deuxième saisie de poulets de chair par cette équipe, en moins de deux mois. La première saisie s’est passée à Kourémalé, à la frontière avec la Guinée, le 1eroctobre 2019. L’incinération du produit s’est déroulée en présence du représentant du sous-préfet central, Abderhamane H. Maiga, du secrétaire particulier du maire de la Commune de Minidian, Issa Coulibaly et du représentant du chef de peloton de la Garde nationale, le caporal Bourou Diakité. Le préfet du cercle a salué le courage des agents de la Direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence qui ne ménage leur effort pour mener des enquêtes de ce genre dans le Cercle. Il leur a demandé de redoubler d’effort pour mettre fin au commerce frauduleux des poulets. Il faut signaler qu’un arrêté interministériel du18 mars 2004 interdit l’importation de la viande de poulet sur toute l’étendue du territoire national. SD/MD (AMAP)
Bougouni : Atelier de validation des plans de plaidoyer des plateformes communales « faim zéro

Bougouni, 11 novembre (AMAP) Une trentaine de participants des Communes de Koumantou et Ouroun, dans le Cercle de Bougouni, ont pris part, vendredi, à un atelier de validation des plans de plaidoyer des plateformes communales « faim zéro », en vue d’amener leurs membres et autres acteurs impliqués dans la promotion de la sécurité alimentaire nutritionnelle, à s’approprier les différents plans de plaidoyer et à les valider. L’objectif global de ce projet pilote de lobbying et plaidoyer est d’accompagner, à long terme les autorités locales, les organisations de la société civile, ainsi que les acteurs du secteur privé, à rendre, progressivement, effectif le droit à une alimentation et à une nutrition adéquate, contribuant, ainsi, à l’atteinte de la cible 2 des Objectifs de développement durable (OMD). Financé par l’ONG néerlandaise ICCO coopération et ses partenaires, le projet pilote est mis en œuvre par le consortium des ONG, Conseils et appui pour l’éducation de base (CAEB), l’Association malienne pour la sécurité et la souveraineté alimentaires (AMASSA) et Oeuvre malienne pour l’enfance du Sahel (OMAES), pour une durée de deux (02) ans, dans les communes de Sincina et M’Pessoba (Cercle de Koutiala) et dans les communse de Koumantou et Ouroun (Cercle de Bougouni). Ainsi, des plateformes communales « faim zéro » ont été mises en place dans les quatre communes d’intervention et leurs membres formés sur les techniques de plaidoyer lobbying, de communication et de négociation. A l’issue de ces formations et à la lumière des résultats de l’enquête de ménages commanditée par ICCO, un modèle de plan de plaidoyer a été élaboré par les agents d’appui de CAEB, AMASSA et OMAES, à l’intention des plateformes communales « faim zéro ». Dans leurs missions d’appui à l’Etat malien pour la mise en œuvre de ses politiques et programmes de développement, ces structures travaillent, depuis plus de deux ans, dans la promotion de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et la réduction du travail des enfants sur les chaînes de valeurs agricoles et minières. Elles disposent d’informations pertinentes sur la situation de la sécurité alimentaire, au niveau nationale, sur la base de leurs acquis, de leurs propres recherches et de leurs analyses documentaires. Pour leur part, les autorités locales devraient montrer leur intérêt et leur engagement véritables en faveur d’un développement inclusif et durable. MSM/MD (AMAP)
Une nouvelle mosquée de 450 places pour le village de Tombola, dans la Commune rurale de Nouga

Kangaba, 11 novembre (AMAP) Le préfet du cercle de Kangaba, Mahamadou Maiga a présidé, vendredi, la cérémonie d’inauguration de la nouvelle mosquée de 450 places du village de Tombola, dans la commune rurale de Nouga. Les travaux ont coûté près de 16 millions de Fcfa dont 80% payés par l’ONG et les 20% par les populations de Tombola. Un puits équipé d’une pompe a, également, été construit à côté de la mosquée, dans les mêmes conditions à savoir 80% pour l’ONG et 20% pour les populations. L’édifice religieux a été réalisé grâce à l’appui financier de Pious Projects (Appui aux projets) à travers de l’ONG International Call Organisation (ICO), Organisation internationale pour l’appel qui était représenté à la cérémonie par l’imam Almoustapha Sanogo. Selon l’Imam Sanogo, un notable de Tombola, Sidiki Camara, a sollicité l’ONG pour la construction d’une mosquée dans son village. Dès réception de la requête, une équipe de l’ONG conduite par lui-même s’est rendue à Tombola où elle a eu un entretien avec les populations. Au cours de la rencontre, les conditions de l’ONG ont été expliquées à la population venue très nombreuse suivre les explications des représentants de l’ICO. Les populations ont, aussitôt, adhéré aux conditions, à savoir payer 20% du coût de la mosquée et les 80% seront à la charge de l’ONG. Le lieu d’implantation de la mosquée a, également, été choisi d’un commun accord. Toujours, selon l’Imam Almoustapha Sanogo, face à l’enthousiasme des populations de Tombola, les travaux ont débuté jusqu’à la fin, sans problème. C’est pour ces raisons que le représentant de l’ONG, à la cérémonie, a salué l’entente, la solidarité et la cohésion entre les populations de Tombola. Avant la coupure du ruban symbolique, le chef de village de Tombola et le maire de la Commune rurale de Nouga ont remercié infiniment M. Sanogo et l’ONG ICO. Pour eux, cette mosquée va contribuer à rassembler encore les populations de Tombola à 100% musulmans. Ils ont donné la certitude de bien entretenir et de fréquenter la mosquée. Quant au préfet, il a félicité les populations pour l’inauguration de cette belle mosquée construite « dans un climat de paix, d’entente et de cohésion ». Il a invité les populations de Tombola à faire de ce lieu de culte un endroit pour se pardonner. Le préfet a, également, invité les autres localités de la Commune « à suivre l’exemple de Tombola qui est de s’entendre autour de l’intérêt collectif, gage de développement local ». Après la coupure du ruban, la prière a été dirigée par l’Imam Sanogo. Il a fait des bénédictions pour Tombola, pour la Commune rurale de Nouga, pour le Cercle de Kangaba et pour le Mali, tout entier. L’Iman donné la certitude aux populations de Tombola, de les aider, dans toutes leurs entreprises, en raison de la solidarité dont elles ont fait preuve lors de la réalisation de leur mosquée. SD/MD (AMAP)
Dioïla : Saisie de chanvre indien dans une forêt

Dioïla, 11 novembre (AMAP) Le cantonnement des eaux et forêts de Dioila a saisi, dans la forêt classée de Sounza, lors d’une patrouille de routine, le 28 octobre 2019, un lot important de 85briques de chanvre indien, soit 127 kg, d’une valeur de plus de deux millions de francs Cfa. Deux motocyclistes suspects, qui s’apprêtaient à traverser la rivière Banifing, la limite naturelle entre la forêt classée de Sounzan et la Réserve de faunes de Bougouni, constatant la présence des agents des eaux et forêts en patrouille, ont pris la fuite, laissant derrière eux une moto et sa charge. Il s’agit de deux gros sacs de 100kg remplis de briques de chanvre indien et un petit sac. Le chef de cantonnement des eaux et forêts, le capitaine Samuel Diarra a aussitôt informé, notamment le Gouverneur et le procureur de la République. Contre une attestation, il a transmis les produits prohibés à la gendarmerie de Dioila qui continue les enquêtes. Les trafiquants se sont enfuis avec la seconde moto et sont toujours dans la nature. Les autorités de la Région de Dioïla sont à pied d’oeuvre pour faire la lumière sur cette affaire. DF/MD (AMAP)

