Région de Kayes : La Cité des rails nostalgique de l’orchestre régional Sidi Yassa

L’orchestre régional Sidi Yassa de Kayes a connu des gloires au Mali et à l’extérieur. Malgré son rôle capital dans la valorisation de la musique du terroir, ce groupe peine à émerger sur la scène nationale par manque d’accompagnement Kayes, 7 mai (AMAP) Jadis, connu sous le nom de « Gofè Club », l’orchestre régional de Kayes est à la recherche d’un nouveau souffle en vue de retrouver sa réputation d’antan. Ce groupe musical qui a inscrit l’une des pages glorieuses de la musique mandingue, peine à se frayer sur la scène nationale. On ne le sent qu’à travers les chansons comme « Sidi Yassa » ou « Térèna bouroufiérila/Térène Diouley » ou lors des grands évènemeTérèna est une production du Socistar, chantée par Badar Térèna, rythmée par le trompettiste Djim. Pour avoir d’amples informations sur l’histoire de cette formation régionale, notre équipe de reportage a approché le Directeur Régional de la Culture de Kayes, Ibrahim Sissoko Dès notre première rencontre, ce pionnier de la musique kayesienne chanta quelques extraits de la célèbre chanson « Mali Sadio » qui retrace l’histoire d’une jeune fille de Bafoulabé. D’après la légende, celle-ci entretenait un lien d’amitié avec l’hippopotame, l’animal protecteur de ladite ville. Puis, il nous scanda quelques notes du morceau fétiche « Sidi Yassa » qui a donné son nom à l’Orchestre régional de Kayes. Madieye se décrit comme un Kayesien de l’ethnie Ouolof, né et grandi à Kayes. « Je suis percussionniste né dans la musique. Je joue tous les instruments. Ici, nous ne connaissons que le djembé. J’ai hérité du Sabar, de mon grand-père maternel qui m’avait adopté au Sénégal ». Né aveugle, ce batteur de toumba est considéré par les populations de la capitale de la 1ère région administrative du Mali comme une bibliothèque vivante. Après un court séjour (1954-1961) chez son cousin à Bakel (Sénégal), Madieye est retourné à Kayes où il a entrepris une carrière musicale, couronné de succès. Il a découvert le groupe « Polo Bleu » de Plateau qui était animé, à l’époque, par Badama N’Diaye, Seydou Djim, Moussa Garanké, Miss, Maïssa et Djiby. En 1963, le jeune artiste créé le Gofe Club avec certains de ses amis, dont Harouna Barry. Cette formation a également accueilli des artistes de renom, dont notre doyen Kardjigué Laïco Traoré de l’ORTM et du Conservatoire Balla Fasséké Kouyaté, Moussa Mody Sacko (ancien directeur de l’Ensemble Instrumental). Au fil du temps, Barou Kouyaté dit BK, Maciré Traoré, Hot (chef) Moussa Kéita (Piano), Harouna Barry, parmi tant d’autres, ont intégré ladite sélection. Selon lui, « Gofè » épousait 3 versions (pop music, folklore, salsa) grâce à Baba Camara. « Regard sur le Khasso a été chanté en 1969 par Moussa Mody Sakho et écrit par Kardjigué Laïco Traoré. Ces artistes se sont retrouvés pour la plupart au Socistar de Diamou, un orchestre qui a été primé pour son chant « Sidi Yassa » lors d’une Biennale artistique, culturelle et sportive. Cette chanson rend hommage à Sidi, fils d’Assa, un noble devenu artiste. « Après la Biennale, Amara Danfaga (Gouverneur) a demandé au Directeur de la SOCIMA (Société des Ciments du Mali) de Diamou d’héberger l’orchestre. Malgré cela, cette sélection n’a pas plus fait long feu et ses membres se sont dispersés en 1975. « A l’époque, le Gouverneur de la Région de Kayes, nous demandait de faire plus », explique Madieye Niang qui avait aussi fait un tour à l’orchestre de Kita en 1974. En 1977, quelques groupes (Socistar de Diamou, Félou Star, Typic Jazz) ont fusionné pour donner naissance à l’Orchestre régional Sidi Yassa de Kayes. Un nom hérité de la chanson fétiche dédiée au noble Sidi, fils de Assa, devenu artiste. Il rappelle que Fodé Kouyaté avait fait ses premiers pas au Félou Star. Nombreux sont des artistes avec qui Madieye a entretenu d’excellents rapports. Parmi ceux-ci figurent Nampé Sadio Traoré et sa famille, Boubacar Traoré dit Kar Kar. Dans ce lot, il y avait aussi Magma Gabriel Konaté qui a invité Niang à animer une soirée Kakoulou en 1976 ; puis Mady Bakhaga et Mamoutou Camara dit Mangala, tous deux du Tambaoura Jazz de Kéniéba. Selon lui, Mamoutou Camara qui était un batteur professionnel, doit son surnom à Kondé Mady Mangala, batteur attitré du Bembeya Jazz National (Guinée-Conakry). Grâce à la chanson « Maoudé » chantée par Mangala, l’orchestre régional de Kayes a été primé à nouveau lors de la Biennale de 1980 à Bamako. Il a aussi côtoyé Mama, qui jouait au cordophone avant d’aller à Kati, puis à Ségou (Super Biton). Jackie, Yacinthe et Tché étaient aussi ses anciens collaborateurs. Madieye Niang a effectué un passage éphémère au Badema National et au Rail Band. En 1975, il a participé à la création de la SAFRA (Semaine de l’Amitié et de la Fraternité), connu avant sous l’appellation de « Espace Culturel ». C’est le Socistar qui a ouvert le bal dans la salle de cinéma de Tambacounda, en 1975, avant que la troupe régionale ne rentre dans la danse avec l’éminent artiste Harouna Barry. Il a effectué plusieurs voyages à l’intérieur du Mali et dans d’autres pays africains, en Europe et en Amérique. Aujourd’hui, la relève est assurée par le griot N’Faly Sissoko, qui a été sollicité par le Gouverneur, feu Mahamadou Zoumana Sidibé pour animer les réceptions lors de la Fête nationale et d’autres événements. « J’ai intégré cet orchestre lorsque Maciré Traoré en était le chef. Ce groupe musical a cessé d’évoluer faute de soutien », déplore le vieux N’Faly Sissoko, originaire de la Commune Rurale de Kassama (Kéniéba), également ancien du Socistar. N’Faly Sissoko a composé « Tougoulé », un chant Malinké qui magnifie le rôle procréateur de la femme et son importance dans notre société. Nos différents interlocuteurs sont unanimes sur la relance de l’orchestre régional. Le Président, feu Amadou Toumani Touré, avait franchi un grand pas dans ce sens en offrant des équipements modernes aux orchestres régionaux. Ses prédécesseurs ont fait de leur mieux pour que ces orchestres opèrent dans de bonnes conditions. BMS/KM (AMAP)
Éducation : Les syndicats réaffirment leur soutien aux autorités

Bamako, 7 mai (AMAP) – Les syndicats de l’éducation ont réaffirmé jeudi leur attachement à la stabilité du Mali et leur volonté de poursuivre le dialogue avec le ministère de l’Éducation nationale dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, a constaté l’AMAP. En marge de la rencontre tenue entre les Syndicats de l’éducation et leur département, le Secrétaire général de la Fédération de l’Éducation nationale FEN), Soumana Maïga, a salué la communication du département en estimant que les informations transmises par le ministère permettent de lutter contre les rumeurs et la désinformation. «Chaque fois qu’un problème surgit, le ministère nous apporte rapidement la vraie version des faits», a-t-il déclaré. Le responsable syndical a insisté sur la nécessité pour tous les acteurs du système éducatif de travailler ensemble «pour défendre le Mali de Kayes à Kidal». Les syndicats ont également rappelé leur engagement patriotique dans la période actuelle, tout en soulignant l’importance du dialogue social permanent avec les autorités. Le représentant du Syndicat national des enseignants du privé catholique, Soron dit Lassina Coulibaly, a pour sa part évoqué les difficultés rencontrées par les établissements privés catholiques après l’arrêt des subventions de l’État. «Malgré le calvaire que nous traversons, nous resterons toujours patriotes», a-t-il affirmé, appelant les autorités à trouver une solution à la situation de l’arrêt des subventions. KD/CMT (AMAP)
Éducation : le Ministre Sy Sawané reçoit les syndicats

Bamako, 7 mai (AMAP) – Le ministre de l’Éducation nationale, Amadou Sy Savané, a appelé jeudi à une mobilisation collective autour de l’école et de la Nation, dans un contexte marqué par les attaques terroristes du 25 avril dernier et les tentatives de déstabilisation visant le Mali, a constaté l’AMAP. S’exprimant au cours d’une rencontre avec les syndicats de l’éducation, le ministre a rendu hommage aux syndicats de l’éducation pour leur sens de responsabilité, notamment après la suspension récente d’un mot d’ordre de grève. «Vous avez pris la mesure de la situation. Vous avez été patriotes et soucieux de l’avenir du pays. Vous n’avez pas ajouté aux difficultés», a-t-il déclaré à l’endroit des responsables syndicaux. Abordant les questions liées au système éducatif, le ministre a évoqué plusieurs initiatives en cours visant à améliorer les conditions d’apprentissage dans les écoles. Il a notamment cité la remise récente de 50.000 tables-bancs, de kits informatiques et d’équipements solaires, avec l’appui du programme MICRA, de la Banque mondiale et du Partenariat mondial pour l’éduucation (GPE). «Il n’y a pas d’un côté le ministère et de l’autre les syndicats. Nos positions sont complémentaires. L’intérêt du Mali nous appelle tous», a-t-il soutenu. Le secrétaire général de la Fédération de l’Éducation nationale, Soumana Maïga a, pour sa part, salué la qualité de la communication entre le département et les syndicats. «Chaque fois qu’un problème surgit, le ministère nous apporte rapidement la vraie version des faits. Cela renforce la confiance et la sérénité», a déclaré le responsable syndical. Il a également insisté sur la nécessité pour tous les acteurs de «regarder dans la même direction pour défendre le Mali de Kayes à Kidal». De son côté, le représentant du Syndicat national des enseignants du privé catholique, Soron di Lassina Coulibaly, a réaffirmé l’attachement de son organisation à la Nation malgré les difficultés liées à l’arrêt des subventions accordées aux établissements privés catholiques. «Malgré le calvaire que nous traversons, nous resterons toujours patriotes», a-t-il affirmé, avant de demander aux autorités de trouver une solution à cette situation. Répondant à cette préoccupation, le ministre de l’Éducation nationale a indiqué qu’un processus de négociation était en cours autour d’une nouvelle convention. «Il n’y a pas un seul enseignant qui ne soit dans les préoccupations du ministère», a assuré Amadou Sy Savanédé, tout en rassurant que les préparatifs des examens de fin d’année scolaire se poursuivent normalement sur l’ensemble du territoire national. Avant le début des échanges, une minute de silence a été observée à la mémoire des victimes civiles et militaires des attaques du 25 avril, parmi lesquelles figure le Général d’Armée Sadio Camara, ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants. KD/CMT (AMAP)
Aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou : Aucunre arrestation liée au terrorisme enregistrée à ce jour

Bamako, 7 mai (AMAP) – Aéroports du Mali (ADM) a démenti jeudi les informations faisant état de l’arrestation d’individus soupçonnés d’activités liées au terrorisme à l’Aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou, invitant les populations à faire preuve de vigilance face aux fausses informations diffusées sur les réseaux sociaux, appris l’AMAP des sources aéroportuaires. Dans un communiqué, la Direction générale d’ADM précise qu’aucune arrestation de ce type n’a été enregistrée sur la plateforme aéroportuaire. Elle rassure que toutes les mesures de sécurité nécessaires sont prises par les Forces de défense et de sécurité (FDS), avec l’accompagnement des autorités et sous la supervision des autorités aéroportuaires, afin de prévenir toute menace éventuelle. ADM demande également aux usagers de collaborer pleinement lors des contrôles de sécurité effectués au sein des infrastructures aéroportuaires. La société appelle enfin le public, les partenaires et les voyageurs à se référer uniquement aux canaux officiels pour toute information relative aux activités aéroportuaires. KD/CMT (AMAP)
Remise d’intrants d’urgence : l’UNICEF appuie la DNDS à hauteur de 420 millions de FCFA

Bamako, 7 mai (AMAP) L’UNICEF a remis jeudi un lot d’intrants d’urgence d’une valeur estimée à 420 millions de FCFA à la Direction nationale du développement social (DNDS), afin de renforcer les capacités de préparation et de réponse humanitaire au Mali, dans un contexte marqué par les crises sécuritaires et les risques d’inondations, a constaté l’AMAP. La cérémonie, organisée dans les locaux de la DNDS à Bamako, s’est tenue sous la co-présidence de Sayon Doumbia, Conseiller technique au ministère de la Santé et du Développement social, et de Fosca Giulidori, Représentante adjointe de l’UNICEF au Mali. Le don est composé notamment de bâches, nattes, couvertures, de kits WASH, de kits de santé et médicaments. Selon les responsables, ces intrants permettront de couvrir les besoins immédiats d’environ 200.000 personnes. Prenant la parole, Sayon Doumbia a salué « le rapport exemplaire de coopération entre le Gouvernement du Mali et l’UNICEF », tout en remerciant l’organisation onusienne pour « sa constance, sa capacité d’anticipation et sa réactivité pour amoindrir la souffrance des femmes et des enfants pris dans des circonstances difficiles ». Il a indiqué que cette donation renforcera « les capacités opérationnelles de la DNDS et des directions régionales dans la mise à disposition à temps de stocks », estimant qu’il s’agit d’« un gage du succès de la réponse humanitaire ». De son côté, Fosca Giulidori a rappelé que les récentes attaques survenues le 25 avril 2026 à Bamako, Mopti, Gao, Kati et Kidal montrent que « les enfants sont les premières victimes des crises ». « Chaque enfant au Mali doit être protégé de toute forme de violence », a-t-elle déclaré, ajoutant que l’UNICEF demeure « pleinement mobilisé aux côtés des enfants, des familles et des services pour répondre à l’évolution rapide de la situation humanitaire ». La Représentante adjointe de l’UNICEF a expliqué que cette remise d’intrants s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique entre le gouvernement malien et l’UNICEF, axé sur l’anticipation des chocs, la réduction des vulnérabilités et le renforcement des capacités nationales de préparation aux urgences. Selon elle, l’intensification des effets du changement climatique, notamment les inondations récurrentes, ainsi que les conflits et autres risques, imposent un changement d’approche fondé sur l’anticipation afin de limiter les impacts humains, sociaux et économiques des crises. Elle a précisé que les intrants ont été prépositionnés de manière stratégique pour permettre des interventions rapides dès les premières alertes et réduire les délais de réponse humanitaire, en particulier au profit des enfants et des femmes. Le Mali fait face depuis plusieurs années à une situation humanitaire complexe marquée par l’insécurité, les déplacements de populations, les catastrophes naturelles et les besoins croissants des populations vulnérables. Dans ce contexte, l’UNICEF et les autorités maliennes multiplient les initiatives de préparation et de réponse d’urgence à travers des mécanismes de prépositionnement d’intrants et de renforcement des capacités des structures nationales. OS/KM(AMAP)
Commandement militaire : trois choses à savoir sur le nouveau CEMGA, le Général de divion Élisée Jean Dao

Bamako, 7 mai (AMAP) – Le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, a procédé ce mercedi 6 mai à une réorganisation du haut commandement militaire à travers une série de nominations intervenues après les attaques terroristes du 25 avril 2026, ayant occasion décès tragique du ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Général d’Armée Sadio Camara, a appris l’AMAP de sources officielles. Par décret présidentiel signé mercredi, le Général de division Élisée Jean Dao a été nommé chef d’état-major général des Armées (CEMGA). Officier général expérimenté, il a occupé plusieurs fonctions opérationnelles et diplomatiques, notamment à la tête de la Garde nationale du Mali entre 2020 et 2023. Le nouveau CEMGA a été formé à l’École militaire interarmes (EMIA) de Koulikoro. Il possède une expérience internationale acquise à travers des formations stratégiques et des missions diplomatiques, notamment en qualité d’ambassadeur du Mali au Gabon et en Chine. Son prédécesseur, le Général de division Oumar Diarra, a été nommé ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des Anciens combattants. Une nomination qui s’inscrit dans une logique de continuité et de renforcement du dispositif sécuritaire national. L’avant-veille, le chef de l’État, le Général d’Armée Assimi Goïta, avait décidé d’assurer lui-même les fonctions de ministre de la Défense et des Anciens combattants, afin de renforcer la coordination des opérations militaires et le suivi des questions stratégiques liées à la sécurité nationale. Les nouvelles autorités militaires auront pour mission de poursuivre les opérations de sécurisation du territoire, de renforcer la protection des populations civiles et de consolider les acquis enregistrés dans la lutte contre le terrorisme. KD/CMT (AMAP)
Coupe du Mali de football : Djoliba AC et l’AS Réal en demi-finales

Bamako, 6 mai 2026 (AMAP) – Le Djoliba AC et l’AS Réal de Bamako ont validé ce mercredi leurs tickets pour les demi-finales de la Coupe du Mali de football, à l’issue des premiers quarts de finale disputés à Bamako, a constaté l’AMAP. Au stade Mamadou Konaté, le Djoliba AC s’est imposé 3 buts à 1 face à l’AS Avenir de Tombouctou au terme d’une rencontre maîtrisée par les Rouges de Hérémakono. De son côté, l’AS Réal a décroché une courte mais précieuse victoire (1-0) contre le FC Malicoura au stade du 26-Mars, assurant ainsi sa qualification pour le dernier carré de la compétition. Les quarts de finale se poursuivent ce jeudi 7 mai 2026 avec deux autres affiches. Au stade du 26-Mars, le Stade malien de Bamako croisera l’AS SOFA de Bougouni, tandis que l’USFAS affrontera le FC Diarra au stade Mamadou Konaté. Cette phase fédérale de la Coupe du Mali saison 2025-2026 entre progressivement dans sa dernière ligne droite avec des places très convoitées pour les demi-finales. KD/CMT (AMAP)
Football : la FEMAFOOT et Orange-Mali vers un partenariat renforcé?

Bamako, 6 mai (AMAP) – Une délégation de la Fédération malienne de Football (FEMAFOOT), conduite par son président Mahazou dit Baba Cisset, a été reçue ce mercredi au siège d’Orange-Mali, sponsor officiel du football malien, dans le cadre du renforcement du partenariat entre les deux institutions, a appris l’AMAP de source sportive. La délégation fédérale a été accueillie par le directeur général d’Orange-Mali, Leyti N’Diaye, entouré de son adjoint Mamadou Fomba et de plusieurs collaborateurs. Cette rencontre visait à remercier l’opérateur de téléphonie pour son accompagnement constant du football malien, malgré un contexte marqué par diverses difficultés. Au cours des échanges, le président de la FEMAFOOT a salué «le rôle éminemment important» joué par Orange-Mali dans le développement du football national, exprimant sa conviction que les deux parties sauront «trouver les meilleures convergences pour rehausser le niveau actuel du partenariat». De son côté, le directeur général d’Orange-Mali s’est dit «très heureux» de recevoir le nouveau Comité exécutif de la Fédération, saluant une démarche porteuse de «nouvelles perspectives» et de «dynamiques positives» pour la modernisation des compétitions et l’amélioration du niveau du football malien. À l’issue de la rencontre, les deux parties ont réaffirmé leur engagement à œuvrer ensemble pour donner un éclat particulier à la phase finale du championnat de Ligue 1 ainsi qu’à la Coupe du Mali. KD/CMT (AMAP)
Décès de Cheick Mamadou Doumbia : le ministre des Affaires religieuses présente ses condoléances

Bamako, 6 mai 2026 (AMAP) – Le ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes a exprimé «une profonde tristesse» à la suite du décès de Cheick Mamadou Doumbia, survenu ce mercredi 7 mai après-midi à Bamako à l’âge de 76 ans, des suites d’une longue maladie, a appris l’AMAP. Dans son message, le ministre a adressé ses «condoléances les plus attristées» à la famille du défunt ainsi qu’à l’ensemble de la communauté musulmane du Mali, durement affectées par cette disparition. Il a salué la mémoire d’un «éminent guide religieux» et d’un «véritable baobab du prêche au Mali», soulignant que Cheick Mamadou Doumbia a consacré sa vie à la transmission du savoir islamique «avec rigueur, sagesse et dévouement». Le ministre a estimé que l’engagement du défunt et la qualité de ses enseignements resteront «à jamais gravés dans les cœurs». Avant de prier pour le repos de son âme, implorant Allah de lui accorder Son pardon, de l’accueillir dans Son Paradis éternel et d’apporter réconfort et patience à ses proches. KD/CMT (AMAP)
Portrait : Seydou Badian Kouyaté, un homme exceptionnel, une figure majeure de l’éducation et de la culture au Mali

Bamako, 6 mai (AMAP) En cette année décrétée par le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, année de la Culture et de l’Education, le regard de l’Agence Nationale de Presse du Mali est tourné aujourd’hui vers un homme d’Etat exceptionnel, un homme de la culture, qui a marqué l’histoire de notre pays sur plusieurs plans. Il s’agit de Seydou Badian Kouyaté. Médecin, écrivain et homme politique, Seydou Badian Kouyaté a profondément marqué l’histoire du Mali par son engagement intellectuel, culturel et politique. Il incarne une figure de référence dont l’héritage continue d’inspirer les générations. Né le 10 avril 1928 à Bamako, alors capitale du Soudan français (actuel Mali), Seydou Badian Kouyaté grandit dans un environnement profondément enraciné dans les valeurs traditionnelles africaines. Son enfance est marquée par le contexte colonial, une réalité qui influence durablement sa vision du monde et son attachement à la promotion des identités culturelles africaines. Après ses études primaires et secondaires à Bamako, il poursuit sa formation en France, à l’Université de Montpellier. Il y obtient un doctorat en médecine, avec une thèse portant notamment sur les traitements africains de la fièvre jaune. De retour au Mali vers 1955, il exerce brièvement la médecine. Toutefois, il abandonne rapidement cette carrière pour se consacrer pleinement à la politique, dans un contexte où le pays s’oriente vers l’indépendance. Proche du président Modibo Keïta, il devient une figure importante du gouvernement malien et occupe notamment le poste de ministre du Développement rural. À ce titre, il contribue à la mise en œuvre des grandes orientations socialistes du jeune État, visant à affirmer une souveraineté économique, politique et culturelle. Cependant, le coup d’État militaire de 1968 marque un tournant brutal dans sa vie. Seydou Badian est arrêté et subit une longue période de détention avant de s’exiler au Sénégal. Cette épreuve, bien que difficile, n’entame pas son engagement intellectuel ni sa fidélité à ses convictions. Les œuvres littéraires de Feu Seydou Badian Au-delà de son parcours politique, Seydou Badian Kouyaté s’impose comme l’une des grandes figures de la littérature africaine. Son œuvre est profondément ancrée dans les réalités sociales et culturelles du continent, tout en abordant le conflit entre tradition et modernité et la quête d’identité. Son roman le plus célèbre, Sous l’orage, publié en 1957, demeure une référence incontournable. L’ouvrage met en scène le dilemme d’un jeune couple confronté aux exigences familiales et sociales, illustrant avec finesse les tensions entre héritage traditionnel et aspirations individuelles. Ce roman a connu un succès considérable à travers l’Afrique et au-delà, notamment dans les milieux scolaires. Parmi ses autres œuvres majeures figurent La Mort de Chaka (1961), une pièce de théâtre inspirée de l’histoire du célèbre roi zoulou, Les dirigeants africains face à leurs peuples (1965), essai critique sur la gouvernance postcoloniale, Le Sang des masques (1976), Noces sacrées (1977), ainsi que La Saison des pièges (2007). À travers ces écrits, l’auteur défend la préservation des valeurs africaines tout en appelant à une adaptation aux mutations contemporaines. Ses œuvres captivent les lecteurs par leur engagement et leur capacité à refléter les réalités sociales maliennes et africaines. Seydou Badian est également l’auteur des paroles de l’hymne national du Mali, témoignant de son rôle central dans la construction de l’identité nationale. Ce geste symbolique souligne l’étendue de son influence, qui dépasse largement le cadre littéraire. Héritage et reconnaissance Tout au long de sa carrière, Seydou Badian Kouyaté a reçu plusieurs distinctions honorifiques. Parmi celles-ci figure la médaille d’Or de l’Indépendance, la médaille du grand officier de l’ordre national du Mali a titre posthume en 2019. le Grand Prix littéraire d’Afrique noire, obtenu grâce à son œuvre Les dirigeants africains face à leurs peuples. Il a également été récompensé par le Grand Prix des Mécènes lors des Grands Prix des Associations Littéraires (GPLA) en 2017, saluant l’ensemble de sa production. Décédé le 28 décembre 2018 à Bamako, il laisse derrière lui un héritage riche et durable. Son parcours, à la croisée de la littérature, de la science et de la politique, continue d’inspirer de nombreux intellectuels, enseignants et étudiants. Selon des universitaires tels que le Dr Kamory Camara et le Dr Moussa Cissé, tous deux enseignants-chercheurs à l’École normale supérieure (ENSup), Seydou Badian Kouyaté demeure une référence incontournable dans les domaines de l’éducation et de la culture au Mali et en Afrique. Son œuvre est étudiée non seulement pour sa valeur littéraire, mais aussi pour sa portée pédagogique et sociale. En définitive, Seydou Badian Kouyaté reste une figure emblématique dont l’engagement et la pensée ont profondément marqué l’histoire du Mali. MLHD/KM (AMAP)

