Covid-19 : Les soirées de lutte traditionnelle du ramadan n’auront pas lieu cette année

Ténenkou, 15 mai (AMAP) Les traditionnelles soirées de lutte pendant le mois de ramadan avaient bien démarré, la première soirée du mois de jeûne, ont été suspendues, compte tenu des mesures prises par les autorités pour enrayer la propagation du Covid-19, notamment l’interdiction des regroupements de plus de 50 personnes. Les autorités administratives ont invité les jeunes à sursoir à cette activité. Les jeunes ont accepté mais sont tous déçus de cette situation. La lutte traditionnelle est l’une des activités traditionnelles les plus prisées par les populations de Ténenkou. Ici, elle suscite passion et engouement. Chaque année, tout au long du mois de ramadan, les jeunes hommes issus de la communauté des « rhimaïbé » des quartiers Ouro Ameri et Loumorde s’affrontent tous les soirs. Malgré le fait que ces compétitions se déroulent pendant le carême, elles mobilisent énormément de monde. Plus qu’un jeu, ces soirées de lutte sont des moments de communion où l’on retrouve toutes les générations parmi les spectateurs (hommes, enfants et jeunes filles) qui chantent et font les louanges des lutteurs pour les galvaniser. Il n’y a ni trophée, ni prime pour les lutteurs mais le lutteur peut gagner la notoriété, la gloire qui lui permettront d’être cité chaque fois qu’on parlera de lutte traditionnelle dans la ville. C’est pour cela que tous les lutteurs mettent tout en œuvre pour gagner le maximum de combats. Des marabouts et des charlatans en tout genre sont fortement sollicités par les lutteurs et leurs parents en cette période parce que personne ne souhaite être la risée des autres. C’est la première fois, depuis plus de cent ans, que la lutte traditionnelle du mois de ramadan ne se tient pas. Même la crise sécuritaire qui frappe le cercle, depuis huit années, n’a pas eu raison de cette lutte traditionnelle que tout le monde connaît ici et appelle le « sipirowel ». AS/MD (AMAP)  

Campagne agricole 2020/2021: Le prix du kg de coton est de 200 Fcfa (PDG de la compagnie cotonnière)

Dioila, 15 mai (AMAP) Le président directeur général de la Compagnie malienne de développement du textile (CMDT), Baba Berthé, a annoncé le prix de base du coton de la campagne agricole 2020/2021 qui est de 200 Fcfa. M. Berthé, en visite à Dioila et Fana, dimanche dernier, pour expliquer aux acteurs la conjoncture économique mondiale qui a influencé le prix du coton, a indiqué que cette baisse de prix est due à la situation mondiale difficile en raison des guerres commerciales et de la pandémie du Coronavirus. « Cette nouvelle situation difficile est, tout simplement, liée aux cours mondiaux du coton, eux-mêmes liés à la maladie du Covid-19 », a-t-il dit. En compagnie de plusieurs membres de son service et certains responsables des producteurs de coton, Baba Berthé a, également, annoncé que l’engrais ne sera plus subventionné. L’État va aider les cotonculteurs à hauteur de dix milliards de Francs cfa. Cette somme, selon M. Berthé, a permis aux responsables de majorer le prix du kilo du coton à 215 Fcfa. Comme moyens de sortir la tête de l’eau, M. Berthé a proposé aux paysans d’augmenter le rendement à l’hectare. Le PDG de la CMDT a invité les cotonculteurs « à garder espoir ». Les cotonculteurs, qui ont promis de continuer la production du coton au Mali, ont sollicité une augmentation de la subvention de dix milliards de l’État. En réponse, le premier responsable de la CMDT a promis de transmettre la requête des cotonculteurs. La rencontre présidée par le premier adjoint au préfet de Dioila, Adama Togola, avait été précédée par une visite de courtoisie aux autorités coutumières de la ville. DF/MD (AMAP)      

Communiqué du conseil des ministres du 13 mai 2020

Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 13 mai 2020 par visioconférence sous la présidence de Monsieur Ibrahim Boubacar Keita, président de la République. 1. A l’ouverture de la session, le résident de la République a fait observer une minute de silence à la mémoire des victimes des évènements survenus le 11 mai 2020 dans la ville de Kayes. Le président de la République a présenté ses condoléances aux familles endeuillées et souhaité un prompt rétablissement aux blessés. 2. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des ministres a adopté : 1. un projet de décret portant approbation du marché relatif aux services de l’Ingénieur Conseil pour le Programme d’Alimentation en Eau Potable et Mesures d’Assainissement dans les centres semi-urbains et ruraux. Le présent marché, d’un montant de 1 milliard 115 millions 377 mille 120 francs CFA hors taxes, hors droits de douanes et un délai d’exécution de 39 mois, est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et le Groupement ANTEA France BREESS. Le marché s’inscrit dans le cadre de l’exécution du Programme d’Alimentation en Eau potable et Mesures d’Assainissement dans les Centres semi-urbains et ruraux, établi entre le Gouvernement de la République du Mali et la République Fédérale d’Allemagne. Il contribuera à l’amélioration des conditions de vie des populations des zones cibles du projet à savoir les régions de Koulikoro et Kayes. Le financement du marché est assuré par la KfW. 2. un projet de décret portant approbation du marché relatif à la fourniture des bulletins de vote et spécimens de bulletins de vote pour les élections législatives de 2020, en lot unique. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et la société IMPRIM COLOR pour un montant toutes taxes comprises de 2 milliards 364 millions 783 mille 708 francs CFA et un délai de livraison de 05 jours. Il s’inscrit dans le cadre de la tenue des élections législatives des 29 mars et 19 avril 2020. Le financement est assuré par le budget national. 3. un projet de loi portant modification de la Loi n°2019-070 du 24 décembre 2019 portant loi de Finances pour l’exercice 2020. Le présent projet de loi modifie la loi de finances 2020 pour tenir compte des nouvelles orientations découlant des réponses à la crise sanitaire de la maladie à Coronavirus, afin de contribuer à endiguer la pandémie et à atténuer son impact sur l’économie, tout en favorisant une reprise économique rapide. La modification vise entre autres : – l’allocation d’un budget supplémentaire au Ministère de la Santé et des Affaires sociales, en vue de renforcer les moyens d’intervention des structures de santé ; – l’appui aux ménages, aux entreprises et à l’économie ; – la prise en compte de l’incidence de la baisse de l’activité économique sur les recettes fiscales ; – la prise en compte des financements additionnels des Partenaires techniques et financiers pour faire face principalement à la pandémie de la maladie à COVID-19 ; – la prise en compte du fonds de concours destiné à recevoir des cotisations volontaires des personnes physiques et morales. Le projet de loi adopté prévoit également le renforcement des allocations budgétaires pour l’équipement et le renforcement en effectif des forces armées et de sécurité. Sur la base de ces nouveaux éléments : – les prévisions rectifiées des recettes budgétaires s’élèvent à 2 040 milliards 957 millions de FCFA contre 2 181 milliards 828 millions de FCFA prévus dans le budget initial, soit une diminution de 140 milliards 871 millions de FCFA ou une réduction de 6,46%. – les dépenses budgétaires rectifiées se chiffrent à 2 780 milliards 935 millions de FCFA contre 2 604 milliards 568 millions de FCFA dans le budget d’Etat initial, soit une augmentation de 176 milliards 368 millions de FCFA ou un taux de progression de 6,77%. Le projet de budget d’État rectifié dégage un déficit prévisionnel révisé de 739 milliards 978 millions de FCFA contre un montant initial de 422 milliards 740 millions de FCFA, soit une augmentation de 317 milliards 239 millions de FCFA. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE Sur le rapport du ministre de l’Agriculture, le Conseil des ministres a examiné une communication écrite relative au projet de Programme gouvernemental d’aménagements hydro-agricoles de 70 mille hectares à réaliser sur la période 2019-2023. Le développement du secteur agricole est confronté à plusieurs contraintes, notamment sa dépendance aux aléas climatiques. Le Programme gouvernemental d’aménagements hydro-agricoles est initié pour apporter une réponse à cette contrainte qui pèse sur le développement durable de notre agriculture. L’objectif global du programme est de contribuer à promouvoir un secteur agricole moderne et compétitif. Le programme prévoit l’aménagement progressif des zones recelant de fortes potentialités hydro-agricole de 70 mille hectares dont 47 mille 8 cent hectares de grands aménagements et 22 mille 2 cent hectares d’aménagement de proximité comprenant mille hectares pour la promotion du maraîchage au profit des femmes sur l’ensemble du territoire national. Sa mise en œuvre permettra entre autres : – l’amélioration de la productivité Agricole, de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au niveau local ; – l’autonomisation des femmes en milieu rural ; – l’augmentation des revenus des producteurs ; – la concentration des activités agricoles sur les terres aménagées et la rationalisation de l’occupation de l’espace. Le financement du Programme sur la période 2019-2023 est assuré par l’Etat, les Partenaires techniques et financiers et le Secteur privé. AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES AFFAIRES SOCIALES Le ministre de la Santé et des Affaires sociales a informé le Conseil des ministres de l’évolution de la situation épidémiologique et des actions entreprises dans le cadre de la lutte contre la maladie à Coronavirus au Mali. Au

Covid-19 au Mali : 412 patients guéris et 44 décès sur 758 cas positifs enregistrés

Bamako, 14 mai (AMAP) Quelque 412 patients sont guéris, 44 décès sur 758 cas positifs enregistrés au Covid-19 au Mali avec les 28 découverts mercredi, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée dans un communiqué rendu public par  l’Institut national de santé publique (INSP) qui précise que sur les 28 cas enregistrés mercredi, 5 cas ont été découverts à Tombouctou, 1 cas à Kati, 1 cas à Kalaban Coro (région de Koulikoro), 1 cas en CII, un (1) cas  en CIII,  8 cas en CIV et 6 cas en CV et 6 cas CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 1902 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

Tominian : Il assassine sa femme en brousse et essaie de fuir

Tominian, 14 mai (AMAP) Un jeune homme d’une trentaine d’années, natif du village de Founé, dans la commune rurale de Diora, a assassiné sa femme, le 1er mai 2020, a appris l’AMAP de sources locales. L’épouse de Sabéré Keita, blessée, avait été conduite au Centre de santé communautaire (CSCOM) par le frère du mari. Le médecin soignant, qui a relevé des coups et blessures volontaires, aurait refusé de prendre en charge la victime. Il a exigé la présence du mari. Sous la pression de ses parents, Sabéré aurait conduit son épouse, à moto à Diora. Mais, il ne se rendra pas CSCOM. Il a traversé le village et continué sur la route de Kenesso, au sud du chef lieu de commune. C’est là qu’il a décidé d’achever son épouse. D’après une autre source, il aurait tranché la gorge de la victime avant de l’abandonner dans la broussaille. Le corps sans vie a été retrouvé par des passants. Selon des témoins, le meurtrier est revenu au village, comme si de rien n’était. Il a pris la fuite, quelques heures après, puis a appelé ses parents pour leur avouer son crime. Après des recherches, des habitants de son village l’auraient retrouvé à environ 6 kilomètres, dans la brousse, puis remis à la gendarmerie de Mandiakuy. Lors de son audition à la brigade de gendarmerie, il aurait reconnu les faits. Il a été déféré à la Maison d’arrêt de Tominian. La victime a été enterrée, dimanche, en l’absence de sa famille, mais en présence des autorités communales, selon d’autres sources. Selon le secrétaire général de la mairie de Diora, le Procureur a été informé de cette affaire avant l’inhumation. Le couple était marié depuis environ six mois. ST/MD (AMAP)

Forte chaleur : Des pluies cette semaine dans plusieurs localités du Mali (Météo)

Bamako, 13 mai (AMAP) Dans sa prévision hebdomadaire du 11 au 17 mai 2020, le service météorologique du Mali prévoit une semaine très favorable en pluie dans des régions du pays, indique un communiqué officiel de l’Agence Mali-Météo. Selon ce communiqué diffusé par la cellule de communication du ministère des Transports et de la Mobilité urbaine, la répartition des pluies se fera par jour et suivant les régions. Ainsi, il est prévu aujourd’hui (mardi) des pluies dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, et le District de Bamako. Les habitants des Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, et le District de Bamako doivent s’attendre à des pluies, mercredi, ainsi que jeudi. Tandis que la pluie est annoncée vendredi et samedi dans les régions de Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et le District de Bamako. Il doit pleuvoir, dimanche, dans les Régions de Sikasso, Ségou et Mopti. Par ailleurs, le vent sera de direction nord-est d’intensité faible dans les Régions de Taoudénit, de Tombouctou et de Kidal et sud-ouest d’intensité modérée dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, le District de Bamako et, parfois, dans le sud de celles de Tombouctou. Les températures maximales seront comprises entre 37°c et 45°c avec les maximales dans les Régions de Kayes, Ménaka et Gao. Les températures minimales seront comprises entre 20°c et 32°c avec la moyenne qui sera enregistrée dans la Région de Taoudénit. OD/MD

Ramadan : Le « Salalawalé » ou la ronde nocturne des enfants a commencé

Par Ouka BA Diéma 13 mai (AMAP) Le « Salalawalé », pratique traditionnelle qui existe depuis des temps immémoriaux, consiste, à partir du 10e jour du mois de ramadan, pour les enfants de 8 à 15 ans, à se réunir toutes les nuits, en petits groupes séparés. Ces bandes de garçons ou de filles, se rendent dans les maisons pour demander de l’aumône à celles qu’ils appellent les ‘’déba gnoumou’’, c’est-à-dire les bonnes mères. Celles-ci, reconnues pour leur bonté et leurs largesses envers les enfants d’autrui, ont leur place réservée au paradis. Cette coutume ancestrale, qui permet de renforcer la cohésion sociale et la solidarité au sein des communautés, garde toujours ses valeurs intrinsèques dans les campagnes même si elle a moins de considération dans les grandes villes. Les filles entonnent des chansons, évoquant plusieurs fois le nom du prophète Mohamed (PSL), et sa fille Fatoumata. L’une d’entre elles,  chargée du ‘’Ji doundoun’’,  tapote sans cesse, à l’aide de deux bâtonnets, longs et solides, une petite calebasse renversée dans un récipient, généralement une grande calebasse, ou une bassine en plastique, remplie d’eau. De leur côté, les garçons, se comportent en véritables bouffons. Habillés avec des sacs de jute confectionnés, chapeaux de paille sur la tête,  ils se livrent à une danse propre à eux, claudiquant et tournoyant. Si ce spectacle grotesque, fait tordre de rire Sané, une autre femme, de tempérament un peu nerveuse, renvoie les enfants qui viennent souvent perturber son sommeil, avec leur litanie, ‘’Aw ma yogoro yé wa Yogoro sè kotiobé, Yogoro bolo kotiobé…’’. Ils n’en finissent pas, ces gamins, de dandiner, ‘’jigui dianga solo’’, famaden pogotigui’’. Tout à-coup, un enfant se vautre dans la poussière, immobile comme un mort. Alors ses compagnons se mettent à implorer en ces termes : ‘’mousso ni ma bo dondonli sara’’,  (femme, si tu ne sors pas, la guêpe maçonne  vient de  rendre l’âme… faisant allusion à l’enfant resté sans signe de vie.  Ce dernier demeure dans cette posture jusqu’à ce que le cadeau arrive : mil, riz, arachide, pièces de monnaie, etc. Rarement, ils acceptent  les restes d’aliment. Une fois le cadeau reçu, l’enfant étalé  bondit sur ses deux jambes. Dans le cas contraire, si les enfants ne gagnent rien dans une maison, certains, les plus impolis, maudissent, invectivent même les occupants. Certains vont jusqu’à lancer : « Nous ne sommes pas des affamés. C’est par respect de la coutume ». Koria donne sans arrière-pensée, chaque fois que des enfants pénètrent dans sa maison. Cette femme pieuse soutient que tout ce qu’on donne pendant ce mois béni de ramadan est doublement récompensé par Dieu. C’est pourquoi, Koria est allée faire de la petite monnaie afin d’avoir des jetons à distribuer aux enfants. Les prestations des enfants ne se passent pas, toujours, sans histoires. Il arrive, parfois, que des garçons pourchassent des filles et les dépouillent de leurs gains. Ce genre de situation peut dégénérer sur des conflits entre parents, voire même entre familles. Chacun voulant défendre la cause de sa progéniture. Ce n’est pas pour rien qu’Aïchata a interdit à sa benjamine, l’homonyme de sa maman, de franchir le portail de la maison. « Chaque fois que « M’batogoman » sortait,  dit-elle, en surveillant le « kinkéliba » sur le feu, elle rentrait en pleurs ». Bandiougou, ce conservateur, est intarissable sur le « Salalawalé ». Le visage tiré par la fatigue, l’homme énumère les multiples avantages du « Salalawalé ». Selon lui, ce brassage permet aux enfants de se connaître, d’échanger des nouvelles, de se récréer, de partager des moments de joie et de renforcer la solidarité au sein de la société. « Rares sont ceux de notre âge qui ne se sont pas pliés à cet exercice durant leur enfance », ajoute-t-il. Il plaide pour que le « Salalawalé » soit à tout prix maintenu et perpétué, comme tant d’autres de nos pratiques. « Nous devons mieux sauvegarder nos coutumes et nos mœurs menacées de disparition », insiste-t-il. Comme l’illustre, clairement, la sagesse : « Connais-toi, toi-même ». « C’est en cela que réside justement  notre identité réelle », estime-t-il. OB/MD (AMAP)

Covid-19 au Mali : 398 patients guéris et 40 décès sur 730 cas positifs enregistrés

Bamako, 10 mai (AMAP) Quelque 398 patients sont guéris, 40 décès sur 730 cas positifs enregistrés au Covid-19 avec les 18 découverts mardi, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée dans un communiqué rendu public par le ministère de la Santé et des Affaires sociales qui précise que sur les 18 cas enregistrés mardi, 3 cas ont été découverts en CI, 3 cas en CII, 7 cas  en CIV,  4 cas en CV et 1 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 2066 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

Communiqué du gouvernement de la République du Mali sur les douloureux événements de Kayes

Le Gouvernement de la République du Mali informe l’opinion nationale que dans la nuit du 11 au 12 mai 2020, aux environs de 21 heures, s’est produit à Kayes, un incident dramatique qui a coûté la vie à un jeune motocycliste à la suite de son interpellation par un agent de Police opérant seul et d’initiative. En réaction à cet incident, ce mardi 12 mai 2020, une manifestation de colère a éclaté à Kayes, conduisant au saccage des postes de Police et à l’incendie du Commissariat de Police du 2ième Arrondissement de Kayes. L’agent de Police incriminé est d’ores et déjà entre les mains de la justice pour subir les rigueurs de la loi. Une enquête est déjà ouverte pour déterminer les circonstances exactes et précises dans lesquelles deux (02) autres jeunes ont trouvé la mort plus tard. Au total l’on déplore trois (03) morts, des blessés et d’importants dégâts matériels. Face à la gravité de la situation, le gouvernement a dépêché depuis ce matin sur les lieux une mission de haut niveau du ministère de la sécurité et de la protection civile, comprenant notamment l’Inspecteur en chef des Services de Sécurité et de la Protection civile et le Directeur général de la Police nationale. En attendant, toutes les autorités régionales de Kayes sont mobilisées pour ramener le calme et la sérénité dans la ville. En cette douloureuse circonstance, le Gouvernement invite les populations de Kayes au calme, présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes et souhaite prompt rétablissement aux blessés. Bamako, le 12 mai 2020 Le Gouvernement, Le Ministre de la communication, Porte-parole du gouvernement Yaya SANGARE