Dioila : Formation des assesseurs et des présidents des bureaux de vote sur le processus électoral

Doïla, 24 mars (AMAP) Une formation à l’intention d’une cinquantaine d’assesseurs et de présidents de bureaux de vote sur les différentes étapes du processus électoral des législatives, a pris fin lundi à Doïla sous la présidence du sous préfet central, Virginie Traoré, a constaté l’AMAP. Il s’agissait d’outiller les présidents et assesseurs des bureaux de vote à s’enquérir des éléments de bases pour mieux accomplir  leur mission d’explication du processus à l’électeur. Le chef de l’exécutif local a saisi l’occasion pour expliquer de fond en comble le processus électoral depuis l’accueil de l’électeur devant le bureau de vote jusqu’à la fin du processus de vote. La méthodologie utilisée par les formateurs est la simulation du processus de vote et la même formation se déroule dans les autres sous préfectures de Dioila sous le contrôle du gouverneur de région et du préfet de Cercle. La formation s’est déroulée en présence d’une personne ressource, ancien sous préfet de Cercle à la retraite, Batama Magassa et d’un représentant de la MINUSMA. DF/KM (AMAP)

Impact du COVID-19 sur l’Economie :Les assurances de la BCEAO et de la Banque mondiale  

Bamako, 24 mars (AMAP) La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), envisage de soutenir l’activité économique des huit pays membres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), pour faire face aux conséquences économiques graves de la lutte contre le coronavirus,  ont rapporté, vendredi 20 mars 2020, des sources internes de l’institut d’émission, citées par Financialafrik.com. L’institution financière de l’Union indique avoir commis ses experts, analystes et techniciens qui sont en pourparlers avec les acteurs économiques de l’organisation sous régionale pour dérouler urgemment «un plan de sauvetage». En attendant les conclusions de ces échanges, le ministre sénégalais des Finances, Amadou Hott, avait relevé, jeudi à Dakar (siège de la BCEAO), que la banque « peut faciliter l’accès à la liquidité, élargir les actifs éligibles au refinancement des banques, assouplir certaines règles prudentielles ainsi que d’autres mesures de précautions ». « L’effet du Covid 19 se traduira par une baisse de la croissance économique, une hausse du chômage et des impacts négatifs sur plusieurs secteurs d’activités, notamment le tourisme, le transport, le BTP, le commerce, l’industrie et le secteur financier », note le Conseil des ministre de l’UEMOA, présidé par Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances de la République du Benin, qui a statué vendredi sur la situation en visioconférence. Dans un courrier, envoyé le 09 mars au Conseil national du patronat du Mali (CNPM), le ministère malien de l’Economie et des Finances rassure. « Je vous fais parvenir la lettre de l’Administration du Groupe Afrique de la Banque mondiale qui informe de la disponibilité de la Banque à apporter son appui financier au Mali, d’un montant pouvant atteindre 12 milliards de dollars USA pour la lutte contre l’épidémie du Coronavirus (COVID-19) », a écrit le secrétariat général de l’hôtel. Ce financement, précise la correspondance, est destiné à apporter une aide rapide aux pays en proie aux conséquences sanitaires et économiques de la pandémie. Afin, ajoute-elle, qu’ils puissent prendre des mesures efficaces pour lutter contre la maladie et atténuer ses conséquences. Ce nouveau programme accéléré permettra aux pays en développement de renforcer leurs systèmes de santé, notamment, par l’amélioration de l’accès aux services de santé ; le renforcement de la surveillance de la maladie et l’intensification des interventions de santé publique, en collaboration avec le secteur privé. Le montage financier fournira des subventions et des prêts à faible taux d’intérêts de l’Association internationale de développement (l’IDA), une des trois filiales de la Banque mondiale qui octroie des prêts et des dons aux pays les plus pauvres pour soutenir leur essor économique, pour les pays à faibles revenus et des prêts de la  Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), plus grande Banque de développement du monde, pour les pays à revenu intermédiaire. La lettre précise que la Société financière internationale (SFI) fournira au secteur privé le soutien nécessaire pour continuer à fonctionner et à maintenir les emplois. Aussi, soutiendra-t-elle également ses entreprises clients de façon directe. Cela, en mettant l’accent sur les secteurs  stratégiques, notamment les équipements médicaux et les produits pharmaceutiques pour soutenir la chaine d’approvisionnement et limiter les risques de pénurie. CMT/MD (AMAP)  

Covid-19 : Difficile respect des mesures de prévention

Par Bembablin DOUMBIA Bamako, 24 mars (AMAP) Dans les transports en commun, dans les marchés, lieux de mariages, baptêmes et funérailles, nos concitoyens ignorent superbement les gestes barrières et autres mesures de prévention prises par les autorités. «Le Coronavirus ? C’est un projet des blancs», réplique un apprenti à un syndicaliste qui lui disait de ne pas le toucher. Comme cet apprenti, ici au «Rail-da», en plein centre-ville du district de Bamako, ils sont nombreux dans le monde des transports en commun à ne pas encore prendre la mesure du danger que représente le Covid-19. Tous, ou presque, font fi des mesures préventives prises par les autorités. Notre équipe de reportage embarque dans un minibus de transport en commun, Sotrama, à l’arrêt dit «Place kôrô» pour le «Rail-Da». En cet après-midi de vendredi, difficile pour un automobiliste de se frayer un chemin. Entre ces deux arrêts, nous avons banalement fait vingt minutes. Une vingtaine de minutes de calvaire pour les passagers entassés les uns sur les autres dans le véhicule. Certains transpirent à grosses gouttes. L’apprenti, qui se préoccupe visiblement peu des consignes édictées par les autorités, continue d’appeler d’autres clients. «Mais le Sotrama est plein non ? », demande-t-on. «Oui, mais certains vont tout de suite descendre», répond le jeune garçon. Tout au long du trajet, les passagers ont débattu de toutes sortes de sujets sauf du coronavirus. Chose curieuse ! Arrivée à destination, c’est la bousculade. Tout le monde est pressé de descendre. Les uns se frottent aux autres, tout en ignorant superbement les mesures barrières. Il faut reconnaitre qu’aucune mesure n’a été prise par les acteurs des transports en commun pour éviter la propagation du coronavirus s’il venait à entrer dans notre pays. Mamadou Koné, chauffeur d’un Sotrama le confirme. «Je n’ai rien pris comme mesures pour éviter la contagion des passagers», dit-il. PAIN QUOTIDIEN – Mamoutou Bagayoko, un autre chauffeur de Sotrama, attend son tour pour embarquer des passagers, à l’arrêt dit «Centre Dioliba», non loin de «Mali-Mag», au centre commercial. Le jeune conducteur se soucie plus de son pain quotidien que du coronavirus. «Ce virus a apporté d’autres difficultés», lâche-t-il, une cigarette en main. «Nous, les chauffeurs, vivons au jour le jour. Et dans ces conditions, c’est difficile pour nous de respecter des mesures des autorités contre le coronavirus», argumente notre interlocuteur tout en secouant la tête, avant d’enchaîner sa deuxième mèche de cigarette. Le chauffeur de Sotrama reconnait tout de même que les décisions des autorités sont utiles pour préserver la santé de la population. Seydou Keïta, membre du syndicat de transport urbain de la rive gauche, indique que son organisation n’a pas encore évoqué le sujet. En effet, ils attendent que les autorités leur donnent par exemple des masques, savons liquides et gel hydro alcoolique pour qu’ils puissent les mettre à la disposition des chauffeurs, apprentis et clients passagers. Tel n’est pas le cas encore. Autre secteur, autre réalité. Au grand marché de Bamako, certains commerçants ont pris des précautions, minimes soient-elles. Il s’agit de l’installation de kits de lavage de mains au savon et du gel hydro alcoolique. « Rien ne vaut la santé», nous dit Badian Sidibé, un vendeur de prêt-à-porter pour enfants. Ce boutiquier qui utilise, permanemment, ce produit hygiénique, pense que cette situation va beaucoup jouer sur leurs activités «déjà au ralenti». Badian Sidibé envisage quand même de prendre des mesures pour éviter que les clients s’entassent dans son magasin. PATROUILLE – A quelques pas de là, se trouve la boutique de Ladji Sacko. Il est vendeur des bicyclettes. Dans son magasin, il y a le gel hydro alcoolique que tout visiteur peut utiliser. A notre passage, Ladji discutait avec l’un de ses collaborateurs pour avoir le cache-nez de bonne qualité. Notre interlocuteur apprécie la suspension des vols commerciaux pour éviter que le coronavirus entre dans notre pays. Mieux, il invite les décideurs à prendre aussi des mesures pour prémunir le grand marché où circule un flot de personnes de diverses nationalités. Si l’interdiction du regroupement de plus de 50 personnes est difficile à faire respecter dans nos marchés, il en est de même pour les gestes barrières lors des cérémonies de mariage, baptême et funérailles. Le dimanche dernier, les mariages ont été fêtés à Bamako, en toute méconnaissance des mesures de prévention contre le Codiv-19. Certains bars et boites de nuit continuent aussi d’accueillir les clients, malgré l’interdiction. Face à l’incivisme, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a fait un communiqué dans lequel il dit avoir constaté avec regret le non-respect des mesures de prévention issues du Conseil supérieur de la défense nationale dans le cadre de la lutte contre le Coronavirus, une pandémie mondiale. «Malgré les mises en garde des autorités, au travers de multiples communications, certains citoyens persistent à  organiser des rassemblements à l’occasion de mariages, de baptêmes et autres cérémonies fastueuses. Face à ces comportements que rien justifie, le Ministre informe l’opinion que des mesures drastiques sont d’ores et déjà prises pour contraindre les contrevenants à se conformer aux prescriptions en vigueur», précise le communiqué, ajoutant que toute personne prise en  violation flagrante des mesures imposées, répondra de ses actes devant la justice. Le directeur régional de la Police nationale à Bamako a constitué deux équipes de patrouille pour appliquer les mesures prises par le gouvernement concernant la fermeture des boîtes de nuit, des bars, des dancings et tous autres lieux de rassemblement de plus de 50 personnes. Ces deux équipes, composées de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale, sillonnent, depuis dimanche soir,  Bamako et environs. Conformément aux instructions du ministre en charge de la Sécurité, elles doivent mettre en avant la sensibilisation avant de passer à la sanction. BD/MD (AMAP)      

Les cas suspects détectés à Kayes sont négatifs

Kayes, 24 mars (AMAP) Les trois cas suspects de coronavirus enregistrés, lundi, à l’Hôpital régional Fousseyni N’Daou de Kayes, se sont révélés négatifs après analyse, apprend-t-on de sources médicales à Bamako. Dans un communiqué rendu public, lundi, la direction régionale de la Santé (DRS) de Kayes a précisé que le 1er cas est un homme de 42 ans, rentré de la France le 20 mars 2020. Cette personne présente une toux, des douleurs musculaires, une fièvre et des céphalées. Le 2è patient est un homme de 53 ans qui a quitté l’Espagne, via la France le 8 mars 2020. On a constaté chez cet individu une toux et une faiblesse générale. Quant au 3è cas, il s’agit d’un enfant de 3 ans, venu de la France le 8 mars 2020. On a constaté chez ce patient un écoulement nasal, des vomissements, une fièvre et des céphalées. D’après la DRS, les patients ont été mis en isolement. « Il s’agit des cas suspects. On attend les résultats des analyses », a déclaré le gouverneur de la Région de Kayes, l’Inspecteur général de police Mahamadou Zoumana Sidibé. En attendant ces résultats, la DRS de Kayes a appelé les populations au calme, à porter à la connaissance des autorités sanitaires tout cas suspect et à observer les mesures d’hygiène. BMS/MD (AMAP)

Sur le Vif : Famille humaine (Bréhima Touré)

Les terroristes ont trouvé à qui parler dans l’occupation de l’espace médiatique. Depuis quelque temps, le coronavirus a envahi les médias, éclipsant totalement les barbus sur les écrans de télévision et dans les colonnes des journaux. Aujourd’hui, les actions des prétendus combattants pour l’islam peinent à trouver une place dans les pages Faits divers des médias. Qui l’eût cru ! Le statut de vedette médiatique du coronavirus est loin d’être usurpé. En terme de nuisance, il n’y a pas photo entre la pandémie et le terrorisme. La capacité du virus à se répandre à travers le monde fait rêver les barbus. Lesquels ont l’ambition de porter le glaive de la religion musulmane aux quatre coins de la planète. Ils se font damer le pion comme de vulgaires débutants. Les stratèges du djihad universel s’arrachent la barbe parce que le coronavirus leur ravit la vedette en prenant simplement le contre-pied de leur stratégie de domination du monde. Les islamo-conservateurs ont choisi de s’implanter dans les régions du monde où ils peuvent tenir tête à des États aux faibles capacités de défense. C’est le cas en Afghanistan, au Sahel, en Somalie, au Yémen… la liste est longue. Et, accessoirement, ils font des coups d’éclat dans les saints des saints pour frapper les esprits. Qui a oublié les attentats contre le World Trade Center de New York en 2001 ? Grâce aux médias, ils tiennent ainsi l’opinion en haleine avec les actes meurtriers quasi quotidiens. À son corps défendant, la presse est devenue une alliée précieuse. Le moindre coup de feu est repris en chaîne par l’ensemble de la presse à travers le monde, donnant une résonance extraordinaire à leur action. Si cette stratégie leur a permis de se forger une certaine notoriété, la capacité de nuisance des terroristes n’est pas près d’ébranler le mode de vie qu’ils traitent d’impie et combattent depuis des décennies. L’expansion du coronavirus est partie des places fortes de notre monde globalisé. Le virus emprunte les autoroutes de la mondialisation pour se répandre à travers la planète. Devant ses capacités d’infiltration, les grands de ce monde ont découvert qu’ils avaient des faiblesses. Il frappe les puissants et dévoile leur vulnérabilité. Nul besoin d’un dessin pour comprendre le sort des faibles. En causant des soucis aux puissants, le coronavirus accapare forcément l’attention du monde entier. Efficace comme stratégie car, les médias planétaires se chargent d’en faire une préoccupation mondiale. N’est-ce pas leur vocation ? Dicter au reste du monde les desiderata des puissants. Sauf que cette fois-ci, il ne s’agit pas d’imposer par exemple l’idée qu’un «État voyou» mérite d’être bombardé. La situation est infiniment plus dramatique. Et le danger est réel. Pas seulement pour les barbus qui perdent leur formidable exposition médiatique. Mais pour l’ensemble de l’humanité. A-t-on besoin d’une preuve plus parlante que nous appartenons tous à la grande famille humaine ? Le secrétaire général de l’ONU le souligne si bien dans son appel au cessez-le-feu à l’adresse des belligérants de tous les pays. La pandémie du Covid-19, en dévoilant nos limites, devrait aussi permettre de comprendre que l’ensemble de la race humaine est intimement lié, quelles que soient nos richesses, nos idéologies, notre couleur de peau, la forme de nos nez… BT (AMAP)

Kadiolo: Concertation entre l’administration et les acteurs politiques sur les préparatifs des législatives

Kadiolo, 24 mars (AMAP) Une rencontre d’informations a regroupé lundi à Kadiolo, le préfet de Cercle, Mahamar A Haïdara, ses adjoints, les maires, les mandataires des partis politiques, les membres de la CENI, les représentants de la société civile et de la presse locale, sur les préparatifs des élections législatives, a constaté l’AMAP. Le Chef de l’exécutif local a déclaré que sur les 118 004 cartes d’électeurs de la circonscription,, 81 626 cartes ont été retirées, à la date d’aujourd’hui, soit 69,17 % avant de préciser que les listes électorales sont déjà affichées pour permettre aux électeurs de procéder à des vérifications. Mahamar A Haïdara a enfin déclaré que la formation des agents électoraux pour ces législatives commence ce mardi à partir de 08h00 dans sa circonscription administrative. Le médecin chef du centre de santé de référence, Dr Émilien Diarra a saisi l’occasion pour informer que le corona virus constitue une menace réelle pour notre pays avant de préciser qu’il a instruit la mise en œuvre de toutes les mesures prises par le gouvernement, dans le Cercle de Kadiolo qui fait frontière avec le Burkina et la Côte d’Ivoire. NIO/KM (AMAP)

Mali : Première réunion de la commission interministérielle de pilotage des transferts de compétences et de ressources de l’Etat aux Collectivités territoriales

Bamako, 24 mars (AMAP) La 1ère réunion de la commission interministérielle de pilotage des transferts de compétences et de ressources de l’Etat aux Collectivités territoriales a été présidée lundi à Bamako, par le Premier Ministre, Dr Boubou Cissé, a constaté l’AMAP. Les participants ont échangé sur la présentation et la validation des outils d’opérationnalisation du Décret N°2019-0258 du 27 mars 2019 déterminant les modalités de transfert des services déconcentrés de l’Etat aux collectivités territoriales relevant de leurs domaines de compétences et du chronogramme de transfert des services déconcentrés. Le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, Boubacar Bah a saisi l’occasion pour faire  le point du dispositif de coordination et d’organisation  de la mise en œuvre du processus de transfert de ressources et de compétences aux collectivités territoriales ainsi que des enjeux comme la mobilisation des ressources matérielles et financières, le rôle contributif en matière de création d’emplois ou encore dans la lutte contre l’exode rural entre autres. Le Premier Ministre a remercié les participants pour la qualité du travail avant de réaffirmer la volonté du gouvernement à travers le Ministère de l’économie et des finances à accompagner les ministères sectoriels dans l’évaluation des ressources financières et matérielles afin de faciliter et de diligenter le processus. Le Chef du Gouvernement a déclaré que  la mise en œuvre de la stratégie de transfert de compétences et de ressources a permis d’obtenir des résultats non négligeables dont l’adoption de 21 décrets fixant les détails des compétences transférées par l’Etat aux collectivités territoriales. « Ces résultats contribuent à l’atteinte des objectifs de 30% des ressources budgétaires de l’Etat allouées aux collectivités territoriales dont le taux est actuellement d’environ 23,01% dans le budget 2020 » a précisé Dr Boubou Cissé. Le transfert de ressources et de compétences aux collectivités locales est une des recommandations fortes du dialogue national inclusif. Il traduit la volonté  du gouvernement dans la mise en œuvre des engagements de l’Etat pour ce qui est des recommandations de l’accord pour la paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger, dans le cadre de la libre administration des collectivités territoriales telle que prévue par la constitution de 1992. KM (AMAP)

Mali : Mise au point du gouvernement sur la suspension des vols commerciaux en provenance des pays touchés par le Coronavirus

Le Gouvernement de la République du Mali informe l’opinion nationale et internationale qu’à l’issue de la Session extraordinaire du Conseil Supérieur de la Défense Nationale du mardi 17 mars 2020, il a été décidé de la suspension jusqu’à nouvel ordre de tous les vols commerciaux en provenance des pays touchés à l’exception des vols cargos, à compter du jeudi 19 mars 2020. Cette mesure a frappé des centaines de nos compatriotes qui se trouvaient déjà dans des zones internationales de transit dans différents pays à travers le monde, bloqués, sans possibilité de regagner leur pays, le Mali. Eu égard à cette situation et sur proposition du Gouvernement, le Président de la République, Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, a instruit qu’exceptionnellement, pour des raisons humanitaires, il soit procédé à la levée temporaire de ladite suspension jusqu’à ce vendredi 20 mars 2020 à 23h 59 mn. Depuis lors, 15 avions ont pu ramener nos compatriotes dans leur pays, qui ont tous subi les contrôles sanitaires adéquats à l’Aéroport International Modibo KEITA-SENOU. Le Gouvernement rassure qu’à ce jour, notre pays n’a pas encore enregistré de cas confirmé positif. Le Gouvernement appelle au calme et rassure la population que l’application des mesures de prévention mises en place au Mali depuis le mois de janvier 2020, par l’esprit d’alerte et d’anticipation du Ministère de la Santé et des Affaires Sociales, se poursuivra et se renforcera davantage. Le moratoire sur l’interdiction des vols commerciaux prend fin ce vendredi à 23h59mns. Le Gouvernement rassure que rien ne sera épargné pour la Santé publique et la quiétude des maliens et maliennes où qu’ils se trouvent au Mali et ailleurs dans le monde . Bamako, le 20 mars 2020 Le Ministre de la Communication, Chargé des Relations avec les Institutions, Porte-parole du Gouvernement Yaya Sangaré

Conclusions de la mission d’enquête spéciale sur les graves atteintes aux droits de l’homme commises à Ogossagou le 14 février 2020

Bamako, le 18 mars 2020 – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et le Haut- Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) publient aujourd’hui les conclusions de la mission d’enquête spéciale sur les graves atteintes aux droits de l’homme commises le 14 février 2020 à Ogossagou (commune et cercle de Bankass, région de Mopti). Conformément à son mandat de promotion et protection des droits de l’homme ainsi que de la protection des civils, et aussitôt informée des allégations de graves atteintes aux droits de l’homme ayant eu lieu le 14 février 2020, la MINUSMA a déployé une équipe d’enquête composée de neuf chargé(e)s des droits de l’homme et de quatre experts de police scientifique, dans le but de faire la lumière sur les circonstances de l’attaque, d’identifier les auteurs ainsi que les victimes, et de situer la responsabilité des acteurs impliqués. Sur la base de la méthodologie du HCDH, les chargés des droits de l’homme ont conduit des enquêtes ex situ et in situ, respectivement à Mopti, Bamako, Ogossagou-Peul et Ogossagou-Dogon. L’équipe d’enquête a également rencontré des victimes, des témoins directs et indirects ainsi qu’un présumé auteur en détention, afin de vérifier les allégations reçues et d’établir précisément les faits et les responsabilités. Tout au long de l’enquête, les chargé(e)s des droits de l’homme se sont entretenus avec les autorités administratives, judiciaires et pénitentiaires ainsi que militaires de la région de Mopti. L’équipe d’enquête a également effectué une visite à la Brigade de Recherche de la Gendarmerie à Sévaré où elle a interviewé une personne détenue en lien avec cette attaque. Au total, 117 personnes ont été interrogées dans le cadre de cette enquête. Il sied de souligner qu’entre le 23 mars 2019 (date du premier incident dans le village d’Ogossagou) et le 13 février 2020, jour précédent l’attaque, la Division des droits de l’homme et de la protection (DDHP) de la MINUSMA a documenté au moins 46 incidents attribuables aussi bien à des éléments armés dogons que peuls, qui ont causé dans le seul cercle de Bankass, la mort d’au moins 259 personnes dont 51 enfants et cinq (5) femmes. Au terme de cette mission d’enquête, la MINUSMA est en mesure de conclure que le 14 février 2020 vers 5h du matin, plusieurs dizaines d’individus, dont certains identifiés comme des chasseurs traditionnels, appuyés par des hommes en tenue militaire et des membres présumés de la communauté dogon, ont conduit une attaque vraisemblablement planifiée et ciblant la partie du village d’Ogossagou habitée par les membres de la communauté peule. Les assaillants, munis de fusils automatiques, de fusils traditionnels de chasse et de machettes, ont exécuté au moins 35 personnes toutes membres de la communauté peule, dont une (1) femme, trois (3) garçons, et deux (2) filles, et blessé au moins trois (3) autres. A ce jour, au moins 19 personnes dont cinq (5) enfants sont toujours portées disparues depuis l’attaque. Une femme de plus de 70 ans et une fille de 6 ans en situation d’handicap mental sont décédées dans l’incendie de leur case. Une autre fille d’environ 4 ans a été tuée par balle alors que son père la portait sur son dos pour s’enfuir. Une fille de 13 ans, originaire d’un village dont les habitants s’étaient récemment installés à Ogossagou, a disparu depuis l’attaque. Les corps de 32 victimes, dont celui d’une (1) femme et de deux (2) enfants ont été enterrés dans une fosse commune au Nord du village nommé “Marabout”, les trois (3) autres corps ont été enterrés dans des tombes individuelles. Au moins 136 habitations (légères ou maçonnées) ont été détruites par incendie volontaire ou rendues inhabitables, 32 greniers et hangars de stockage de vivres incendiés ou rendus inutilisables, 24 charrettes, trois (3) bâtiments commerciaux (cuisine, rôtisserie et boutique) détruits, deux (2) enclos à bétail   détruits et/ou incendiés et un nombre important de têtes de bétail volées ou tuées. Ces faits susmentionnés constituent des atteintes graves aux droits de l’homme, notamment des privations arbitraires du droit à la vie, des atteintes au droit à l’intégrité physique et morale, et des atteintes au droit à la propriété. Au regard de la loi malienne, ces actes peuvent constituer des crimes prévus et punis par le code pénal malien. Ces graves atteintes aux droits de l’homme pourraient également être qualifiées de crimes contre l’humanité, si jugées par un tribunal compétent, en vertu du droit international pénal, particulièrement l’article 7 du Statut de Rome. « Je suis très préoccupé par l’impunité dont jouissent les auteurs de ces actes similaires à ceux ayant déjà occasionné la mort d’au moins 157 personnes dans le même village en mars 2019 au cours d’une attaque planifiée, organisée et coordonnée. Il devient important de mettre un terme au cycle de violence meurtrière alimenté par l’impunité de ses auteurs », a souligné le Représentant Spécial du Secrétaire général et Chef de la MINUSMA, Monsieur Mahamat Saleh Annadif. Outre le déploiement d’une équipe d’enquêteurs des droits de l’homme, et conformément à son mandat de protection des civils, la MINUSMA a immédiatement déployé un détachement de Casques bleus par voie terrestre après avoir reçu l’alerte d’un risque imminent d’attaque via sa ligne verte, dans le but de prendre des mesures proactives pour protéger les civils. « Bien qu’arrivés aux alentours du village avant l’attaque, les éléments de la Force de la MINUSMA ont été détournés de leur itinéraire vers une autre localité. Ayant rebroussé chemin, les éléments de la Force ne sont arrivés sur les lieux qu’après l’attaque », a regretté le Représentant Spécial Annadif. Dans le cadre de l’appui aux autorités judiciaires, la MINUSMA a apporté un soutien logistique et technique ainsi qu’une expertise scientifique à une équipe de cinq enquêteurs de la Brigade d’Investigation Spécialisée déployée à Ogossagou, les 17 et 18 février 2020. Elle encourage le gouvernement et particulièrement les instances judiciaires nationales à user de leur devoir de diligence afin que les auteurs ne restent pas impunis. La MINUSMA se tient prête à poursuivre son assistance aux autorités maliennes compétentes dans le cadre des enquêtes en cours. Conformément

AMAP: Le Véhicule PICK-UP de reportage du Desk sport volé à Bamako reste toujours introuvable

De Mohamed Traoré  Bamako, 23 mars (AMAP) La section des sports de L’Essor n’a plus de véhicule de reportage digne de ce nom. L’unique pick-up des « sportifs » du quotidien national a été purement et simplement volé. Et cela fait environ trois semaines que la Toyota, immatriculée « K 8954-MD » est dans la nature sans que personne, son chauffeur y compris, ne puisse dire exactement ce qui a pu se passer réellement. S’il faut croire le chauffeur responsable de ce véhicule depuis des années, les faits se sont déroulés dans la nuit du dimanche 9 au lundi 10 mars dernier entre 3 heures à 4 heures alors que le pick-up était garé devant la porte de son domicile à Sabalibougou, quartier populeux de la Commune V du district de Bamako. Le seul conducteur attitré de ce véhicule des sportifs de l’ « Essor » se confond dans une incompréhension totale quant aux conditions dans lesquelles le vol s’est passé devant son domicile. Selon lui, l’engin était bel et bien garé dans un endroit, au milieu de plusieurs autres quatre roues qui passent la nuit à l’endroit précis depuis plus de cinq ans. Et en aucun moment, aucun vol n’a été signalé à sa connaissance si ce n’est son cas. Qu’est ce qui a motivé ce chauffeur d’un véhicule de service a laissé son matériel de travail devant son domicile alors qu’il le garait dans la cour habituellement ? à cette question, le jeune homme se justifie par une insuffisance d’espace pour raison de travaux dans la cour de son domicile. En milieu de semaine dernière, les documents personnels du conducteur (carte NINA, carte bancaire, carte nationale d’identité, carte professionnel) auraient été retrouvés dans une localité proche de Kolokani. Bien avant, et sans en avoir la moindre preuve, certains collègues pensaient déjà qu’il y’a des fortes probabilités que l’engin volé soit le fait d’un réseau bien organisé qui dirige ses butins mobiles vers les placers d’or dans la Région de Kayes. Cette source est partie de plusieurs cas de vols du genre. Mais surtout avec le type de véhicule dérobé. Toutefois quelques heures après les faits, plusieurs commissariats de police du district de Bamako dont le groupement mobile de sécurité (GMS), ont été alertés. Certains de nos amis policiers nous ont d’ailleurs confirmé que le centre de commandement de la police, (pool central) est déjà informé. Ce qui, en principe devrait faciliter l’interpellation des suspects. Malheureusement, jusqu’à ce jour, aucune information claire n ‘a filtré du côté des limiers sur la destination du Pick-up de l’ Essor. Encore moins sur les éventuels voleurs. à l’AMAP, on attend toujours de voir clair dans la disparition spectaculaire du véhicule des reporters sportifs. MT (AMAP)