Mopti : Echanges sur les bonnes pratiques en matière de gestion des conflits

Mopti, 17 juillet (AMAP) Un atelier régional sur la dissémination du rapport du volet appui à la collecte des données sur les bonnes pratiques en matière de gestion des conflits à Mopti, a ouvert ses travaux jeudi au Stade Baréma Bocoum, a constaté l’AMAP. La cérémonie d’ouverture de l’atelier organisé par l’ANPE pour le compte du PNUD, a été présidée par  le  conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur, Lassana Sékou Camara en présence de la  représentante du PNUD, Mme Konta   Mouna Aïcha Touré, du chef du département planification et statistiques de l’ANPE, Modibo Koly KeÏta et de la directrice régionale de l’ANPE – Mopti, Mme Diarra Niamé. Les participants ont échangé sur entre autres, la présence et la mise en œuvre de 129 projets, programmes et d’ONG en lien avec l’emploi des jeunes, la stabilisation et paix dans la région de Mopti dans le cadre du projet intitulé « Emplois et jeunes pour la paix ». Le représentant du chef de l’exécutif régional a insisté sur l’importance de la rencontre qui fait la cartographie de l’ensemble des intervenants dans le domaine, le chemin parcouru, les leçons apprises et les acquis à renforcer ou à dupliquer dans d’autres localités. « Nous devons anticiper, faire occuper les jeunes pour barrer la route aux maux que sont l’enrôlement des groupes armés, l’émigration clandestine et la lutte contre la précarité. Il a invité les participants à des échanges à hauteur des attentes » a-t-il conclu. Modibo Koly KeÏta de l’ANPE a déclaré que cette activité a pour but de contribuer à la collecte des bonnes pratiques en matière de gestion des conflits et s dissémination en vue d’améliorer les futures interventions du « Projet Emplois et Jeunes pour la Paix » Des résultats assez significatifs sur le terrain de bonnes pratiques en matière de gestion des conflits ont été obtenus notamment la formation des jeunes sur l’engagement communautaire, l’identification des problèmes et l’adoption du pacte communautaire pour la stabilisation, la mise en place des comités de veille et d’alerte précoce des conflits. D’autres résultats concernent le développement de l’approche HIMO avec la réalisation des projets chantier école et la mise en place d’un système de financement adapté aux réalités locales pour la création et le développement des entreprises. La cérémonie s’est déroulée en présence des chefs de services régionaux, des leaders religieux, des représentants des organisations de la société civile et des responsables des ONG partenaires étaient aussi de la rencontre. DC/KM (AMAP)

“Les musulmans en Occident doivent s’intégrer dans leur société et les marquer de leur empreinte, dans les sciences et la culture” (Dr. Yousef Al-Othaimeen)

Bamako, 16 juillet (AMAP) Le Secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), Dr. Yousef A. Al-Othaimeen, a exhorté, mercredi à Djeddah, les communautés et minorités musulmanes, vivant dans les pays non musulmans, à continuer de s’intégrer dans leurs sociétés d’accueil et à collaborer avec elles, indique un communiqué de l’OCI. Dans un discours à l’ouverture, le 14 juillet 2020, du Forum virtuel de l’Union des agences de presse des Etats membres de l’OCI (UNA), une des institutions spécialisées de l’Organisation, Dr. Yousef A. Al-Othaimeen, a ajouté que cette intégration doit s’opérer “conformément aux législations en vigueur dans ces pays, tout en adoptant les procédés pacifiques et les canaux officiels et réglementaires pour résoudre tout problème qu’ils (Ndlr, les musulmans) peuvent avoir à affronter” Le Secrétaire général de l’OCI a insisté sur “le devoir de tout musulman de donner l’exemple, de par son pacifisme, sa conduite, son comportement et ses opinions, et d’illustrer les valeurs sublimes de l’Islam qui prônent l’amour du prochain, l’affection mutuelle, la tolérance et l’acceptation d’autrui, et bannissent les excès et l’extrémisme”. Dr Al-Othaimeen a appelé les musulmans vivant en Occident à se préoccuper de marquer de leur empreinte indélébile le progrès du savoir et de la culture, et à se conduire en citoyens utiles « Loin de toute tendance isolationniste par rapport à la société élargie et de toute tentative d’imposer à autrui leurs propres opinions et croyances ». « En Europe et en Russie, vivent près de 65 millions de musulmans », a-t-il dit, exhortant cette « majorité silencieuse » à se solidariser avec le combat contre le terrorisme, l’extrémisme et le fanatisme, tant il est vrai qu’il existe parmi eux des médecins, des enseignants, des ingénieurs et des femmes d’affaires qui peuvent, par leur cohésion et leur solidarité agissante, isoler les voix dissonantes ». Al-Othaimeen a ajouté que l’OCI est concernée par les communautés musulmanes et « possède un département des Communautés musulmanes, l’Organisation ayant assumé des rôles d’importance dans leurs causes, dans bien des pays ». Au sujet de l’islamophobie et de sa relation avec l’extrémisme et le terrorisme, le Secrétaire Général a déclaré : « L’un vit de l’autre. Le phénomène du fanatisme, de l’extrémisme ou du terrorisme des uns aura renforcé les sentiments de haine envers l’Islam et envers les musulmans. Les tendances à l’extrémisme, au fanatisme ou au terrorisme continuent d’exister dans diverses franges sociales, des deux côtés, indépendamment des données confessionnelles et raciales ». Dans ce même contexte, Al-Othaimeen a mis en relief le rôle important que l’Observatoire de l’Islamophobie de l’OCI joue dans le repérage des cas d’islamophobie et dans la sensibilisation des Etats et des Organisations internationales aux agressions et attaques islamophobes. MD (AMAP)  

Protection des enfants contre la Covid-19 : Le rôle clef des media

Par Mohamed D. DIAWARA Bamako, 16 juillet (AMAP) L’information est un moyen qui peut jouer un rôle important relatif à la sensibilisation des enfants dans la lutte contre la pandémie de la Covid-19, a déclaré, mercredi, Dr Ahmed Zayed, Professeur de sociologie à la Faculté des lettres à l’Université du Caire, en Égypte. Dr Zayed, qui animait un séminaire international en ligne, sur « les dimensions de la crise des droits des enfants à la lumière de la pandémie du Coronavirus », organisé par l’Union des agences de presse de l’Organisation de la coopération islamique (UNA-OCI), en collaboration avec le Conseil arabe pour l’enfance et le développement (ACCD), a soutenu que « la presse est une alternative à la fermeture des classes et à la démission des parents pour éduquer les enfants durant cette période de crise sanitaire ». Insistant sur le rôle capital de la presse dans la protection des enfants contre ces conséquences de la Covid-19, Dr Zayed a ajouté que « les médias doivent veiller à ce que l’enfant soit informé sur l’importance de la propreté et de l’hygiène qui sont fondamentales pour la protection contre les maladies ». Dans sa présentation au cours de cette formation destinée aux professionnels des médias évoluant dans le domaine de la protection de l’enfance, le conférencier a expliqué les conséquences nombreuses du Coronavirus sur les enfants. Outre la fermeture des écoles qui a été l’un des premiers impacts visibles dans nos sociétés, le Professeur de sociologie a fait savoir que les enfants sont victimes de pressions psychologiques liées au changement de comportement dans notre environnement, notamment pendant le confinement. Selon lui, ce changement a créé la peur chez eux (les enfants) « car ils ne savent pas clairement la raison de ces mesures barrières ». Dr Ahmed Zayed a, aussi, indiqué que les violences conjugales, qui se sont accrues durant le confinement, sont également un facteur de trouble chez l’enfant. Pour lui, la Covid-19 a bouleversé les programmes de lutte des pays contre d’autres types de violations des droits des enfants, notamment les abus sexuels et le mariage précoce. « Cela, a-t-il poursuivi, a favorisé l’aggravation de ces phénomènes au détriment des enfants ». Selon des données publiées par le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), La Covid-19 perturbera les efforts visant à mettre fin aux mariages d’enfants, ce qui pourrait se traduire par 13 millions de mariages d’enfants supplémentaires entre 2020 et 2030, qui auraient pu être évités autrement. Concernant les Mutilations génitales féminines (MGF), 2 millions de cas, qui auraient pu être évités, pourraient se produire au cours de la prochaine décennie, en raison de l’interruption des programmes de prévention des MGF, du fait du focus sur la Covid-19. Il faut ajouter à toutes ces conséquences, le manque d’assistance sociale et sanitaire au profit de l’enfance, y compris l’insécurité alimentaire dus à la perte de revenus des parents engendrée par la pandémie. Abordant les conséquences socio-économiques de la crise sanitaire mondiale, l’universitaire a cité la fragmentation des familles à cause de la distanciation entre les personnes, la perte de la confiance au sein des communautés locales. S’y ajoutent l’augmentation du taux de chômage (25 millions de chômeurs supplémentaires dans le monde) et le bouleversement du commerce international voire national. Concernant les impacts politiques, le sociologue, a déploré que les organisations internationales n’ont pas pu lutter efficacement contre la Covid-19. A l’en croire, les intérêts politiques et économiques ont interféré dans la réponse à la crise sanitaire, notamment le bras de fer qui a opposé la Chine et les États-Unis d’Amérique. Selon lui, l’autosuffisance et le renforcement des services de santé peuvent aider nos sociétés à affronter ce genre de crise. Les participants à la conférence ont recommandé, entre autres, la mise en œuvre d’opportunités pertinentes en faveur des enfants durant cette pandémie, la révision des lois et des conventions, le renforcement des politiques de protection économiques et sociales et un partenariat solide entre les medias pour parvenir à des résultats efficaces contre la pandémie de la Covid-19. L’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) a pris part à la visioconférence MDD/MD (AMAP)

La mission de bons offices de la CEDEAO, conduite par Goodluck Jonathan est arrivée à Bamako mercredi

Bamako, 16 juillet (AMAP) Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé a accueilli mercredi dans l’après-midi, à l’Aéroport international de Bamako, une délégation de très haut niveau de la CEDEAO, conduite par l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, a constaté l’AMAP. La délégation comprend outre le Chef de la mission,  le ministre des Affaires étrangères du Niger, Kalla Ankourao, le président de la Commission de la CEDEAO, Jean-Claude Kassi Brou, le Commissaire aux Affaires politiques, Paix et Sécurité de la CEDEAO, le Général Francis Behanzin, le président de la Cour constitutionnelle du Togo et son homologue du Bénin. La mission a été mandatée conformément aux textes de l’organisation, pour parvenir à un dénouement heureux de la crise socio- politique que connaît le Mali, ces derniers temps. La délégation aura des entretiens avec le président de la République,  Ibrahim Boubacar Keïta, le Premier Ministre Dr Boubou Cissé, les acteurs politiques, administratifs, les représentants de la société civile, des milieux universitaires, du corps diplomatique et des organisations internationales accréditées au Mali. Cette mission de l’organisation sous régionale fait suite à une autre ministérielle venue les 18 et 20  juin dernier, dans le cadre du règlement de la crise socio – politique afin  de préserver la stabilité au Mali et dans la sous- région Ouest-africaine. KM (AMAP)

Covid-19 au Mali : 7 nouveaux cas enregistrés ce jeudi

Bamako, 16 juillet (AMAP) Sept (7) nouveaux cas positifs à la Covid-19 ont été enregistrés ce jeudi portant le nombre total à 2440 au Mali dont 1777 guéris et 121 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que sur les 7  nouveaux cas décelés jeudi, 1 cas a été enregistré Mopti, 1 cas en CII, 2 cas en CIV, 1 cas en CV et 2 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires déclarent que 879 cas contact font l’objet  d’un suivi quotidien tout en invitant les populations au calme et à l’observation des mesures préventives, KM (AMAP)          

Récentes manifestations à Bamako: Le Premier Ministre rencontre le commandement militaire

Bamako, 16 juillet (AMAP) Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, a présidé mercredi, dans la salle de conférence du ministère de la Sécurité et de la Protection civile, une rencontre de haut niveau avec le commandement militaire, a constaté l’AMAP. Dr Boubou Cissé a fait observer une minute de silence en hommage aux victimes des événements récents avant de présenter ses condoléances aux familles endeuillées, à la nation entière et de souhaiter prompt rétablissement aux blessés. Le PM a salué et remercié les forces de l’ordre pour la coordination et le travail opérationnel mené sur le terrain lors des événements liés aux dernières manifestations organisées par le M5-RFP. Dr Cissé a également salué les Forces de l’ordre pour  leur détermination et leur professionnalisme dans l’encadrement des manifestations, la protection des institutions de la République, des édifices publics ainsi que des personnes et de leurs biens, avant de les inviter à plus de vigilance. Le PM a instruit une enquête sur les décès survenus lors des manifestations tout en  souhaitant une transparence et une diligence absolues dans les investigations afin que toute la lumière soit faite sur ces incidents malheureux et regrettables. La rencontre s’est déroulée en présence des secrétaires généraux des ministères de la Sécurité, de la Justice et de l’Administration territoriale, du Chef d’état-major particulier du Président de la République, du Directeur général de la Police nationale, du directeur de la Gendarmerie nationale et du représentant du Chef d’état-major de la Garde. KM (AMAP)

Reboisement : Quelque deux cents arbres plantés à Darsalam (Diéma, Ouest)

Diéma, 15 juillet (AMAP) Les populations de Darsalam, dans la Commune rurale de Diéma, sont sorties tôt, lundi, pour planter 200 pieds de caïcédrat sur les deux côtés de la route principale qui mène au village, sur une distance d’un kilomètre. Cette opération de reboisement, dont le coût est estimé à près de cinq cents mille Francs cfa, a été initiée par l’Association pour le développement du village de Darsalam, en partenariat avec les ressortissants de la localité. Le Maire de la commune rurale de Diéma, Abdoulaye Sissako, a salué les initiatives de l’association pour le développement du village de Darsalam et les ressortissants résidents à l’étranger. A travers cette activité écologique, ils ont voulu apporter leur contributions pour le renforcement du couvert végétal par la plantation de caïlcédrat, « une essence précieuse, en voie de disparition », a dit l’élu. Il a invité les populations à prendre soin des arbres qu’ils vivent. Le chef de poste central des Eaux et Forêts, Gadry Keita, a expliqué les avantages liés au reboisement, ses impacts sur l’environnement ainsi que les techniques de reboisement. M. Keita, de paraphraser en ces termes en disant que « celui qui a planté un arbre, n’a pas vécu inutile… » Il a demandé aux jeunes et aux femmes d’arroser suffisamment les arbres et de les protéger contre les animaux en divagation. Selon le deuxième adjoint au préfet, Bakary Dioman Diakité, cette action mérite d’être soutenue tant elle est d’une nécessité absolue. Il a expliqué les conséquences des changements climatiques occasionnées par des pratiques « non orthodoxes » de coupe abusive du bois et de déforestation. Il  a indique que l’exploitation anarchique du charbon de bois, devenue monnaie courante, aujourd’hui, dans le cercle de Diéma, « est un acte en porte-à-faux avec les textes en matière de protection de l’environnement et qui ne doit pas rester impuni ». Il a souhaité que d’autres villages emboîtent le pas pour lutter efficacement contre l’avancée inexorable du désert. Quant au secrétaire général de la mairie de Diéma, Issa Yassa Traoré, natif de Darsalam, il a énuméré les réalisations de l’association pour le développement du village de Darsalam, en partenariat avec les ressortissants de la localité. Il s’agit, entre autres, de la construction d’un château d’eau à plus de trente millions de francs Cfa, le paiement intégral, chaque année, des impôts et taxes de tout le village. OB/MD (AMAP)  

Covid-19 au Mali : 1748 guérisons, 121 décès sur 2423 cas enregistrés

Bamako, 12 juillet (AMAP) Quelque 1748 patients sont guéris de la Covid -19 au Mali, 121 décès sur 2423 cas enregistrés avec les 11 nouveaux découverts mardi, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que sur les 11  nouveaux cas décelés mardi, 9 cas ont été enregistrés à Sikasso (3ème région), 1 cas à Ségou (4ème région) et 1 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires déclarent que 992 cas contact font l’objet  d’un suivi quotidien tout en invitant les populations au calme et à l’observation des mesures préventives, KM (AMAP)          

Une mission de la CEDEAO conduite par Goodluck Jonathan attendue à Bamako ce mercredi

Bamako, 15 juillet (AMAP) Une mission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) conduite par l’ancien président de la République fédérale du Nigeria, Goodluck Jonathan est attendue à Bamako ce mercredi, dans le cadre du dialogue social, suite aux manifestations du Mouvement  M5, a appris l’AMAP de source officielle. La mission comprend des présidents des cours constitutionnelles des pays membres de l’organisation sous régionale. Le Chef de l’Etat avait dans son adresse récente à la Nation annoncé la venue de cette mission déléguée par le Président en exercice de la CEDEAO, le président nigérian Muhamadu Buhari . Une première mission ministérielle avait effectué le déplacement, fin juin à Bamako dans le cadre de la médiation entre le pouvoir central et les dirigeants du M5 pour la stabilité du pays confronté à la gestion de la crise du Nord et aux multiples attaques au Centre. KM (AMAP)

Assemblée nationale : Karim Keïta démissionne de la présidence de la Commission défense

Bamako, 14 juillet (AMAP) Karim Kéïta, député élu en Commune II du district de Bamako, a annoncé, lundi, sa démission de la présidence de la Commission défense, sécurité et protection civile de l’Assemblée nationale du Mali, dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux «Aucun sacrifice n’est trop grand pour le Mali. Je ne souhaite plus être un argument pour des personnes en mal de programme, ni être un frein au dialogue entre Maliens pour aboutir à un apaisement de la situation socio-politique de notre pays. C’est pourquoi, j’ai décidé, en toute responsabilité, de me retirer à compter de ce jour de la présidence de la Commission défense nationale, sécurité et protection civile de l’Assemblée nationale», a-t-il indiqué. Cette décision du fils du président Ibrahim Boubacar Keita, qui venait d’être réélu, il y a à peine deux mois, intervient alors que la tension était encore vive à Bamako, la capitale malienne, suite à la désobéissance civile déclenchée par le Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), qui réclament la démission du président de la République. «En décidant d’entrer dans la vie publique, je savais que mon action serait scrutée, analysée, commentée. Mais je n’imaginais pas que l’injure, la calomnie, le mensonge seraient à ce point convoqués pour dénaturer et dissimuler mon action au service des Maliennes et des Maliens », a expliqué le fils du président, qui admet commis des erreurs. «Qui n’en commet pas ?», s’interroge-t-il. D’après lui, les électeurs de la Commune II du district de Bamako, qui lui ont donné mandat de les représenter à l’Assemblée nationale, sont les mieux placés pour juger son action publique. Désormais simple député, Karim Keïta dit qu’il continuera de consacrer son énergie au service des électrices et des électeurs de sa circonscription, et à l’amélioration des conditions de vie et de travail des Maliens. Il a présenté ses condoléances aux familles qui ont perdu des proches lors des tragiques événements de ces derniers jours, souhaité « un prompt rétablissement aux blessés ». Tout comme, il souhaite le retour de Soumaila Cissé (Nldr, chef de file de l’opposition enlevé par des hommes armés depuis plus de trois) parmi les siens dans les meilleurs délais ». MK/MD (AMAP)