Sikasso : Des manifestants bloquent la Route nationale vers Bamako
Sikasso, 7 mai (AMAP) La Route nationale (RN7) reliant Sikasso à Bamako, la capitale est bouclée par des manifestants, à la suite de la proclamation des résultats définitifs des législatives par la Cour constitutionnelle, le 30 avril dernier. Le gouverneur de la Région de Sikasso, Boubacar Bagayoko, entouré de ses proches collaborateurs, a rencontré, mardi matin, les représentants des associations, les leaders religieux, la notabilité, les forces armées et de sécurité autour de cette situation de tension dans la capitale du Kénédougou. Rappelons que les résultats provisoires des élections législatives étaient favorables à la liste ADEMA/ASMA-CFP/ADP-MALIBA et CFD contre l’alliance RPM–CODEM–URD. Mais l’arbitrage de la Cour constitutionnelle a été favorable à la l’Alliance RPM/ CODEM/URD. Les militants de l’alliance ADEMA, en colère contre ces résultats, ont perturbé la circulation, en brûlant des pneus sur les chaussées, les carrefours importants de la ville. Certains citoyens se plaignent d’avoir été violentés par les manifestants. Les responsables de la police indiquent que les manifestants sont en train d’enfreindre la loi instituant le couvre-feu, l’état d’urgence et l’interdiction de rassemblement de plus de 50 personnes sur des lieux publics. La police a vainement essayé de faire entendre raison aux manifestants. Le gouverneur de la Région a invité la société civile à s’investir, à conjuguer les efforts pour amener l’accalmie dans la cité et, surtout, libérer la sortie de Sikasso en direction de Bamako. Une commission de notables a été mise en place à cet effet. A l’issue de la rencontre et, conformément, aux recommandations, le gouverneur et quelques responsables de la société civile rencontreront rapidement, les leaders de l’alliance ADEMA en vue de trouver une solution de sortie de crise. FD/MD (AMAP)
Covid-19 au Mali : 32 nouveaux cas positifs enregistrés ce mardi portant le total à 612 avec 228 guéris et 32 décès
Bamako, 5 mai (AMAP) Trente deux (32) nouveaux cas positifs ont été enregistrés au Covid-19 ce mardi, portant le nombre total à 612 au Mali avec 228 patients guéris et 32 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’annonce a été faite dans un communiqué rendu public par le ministère de la Santé et des Affaires sociales qui précise que sur les 32 cas enregistrés ce mardi, 2 cas ont été décelés à Kati, 3 à Kalaban Coro (région de Koulikoro), 5 cas à Sévaré, 1 cas à Youwarou (région de Mopti), 7 cas en CI, 2 cas en CII, 2 cas en CIII, 6 cas en IV, 1cas en CV et 3 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 2013 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Deux soldats français de l’Opération Barkhane tués au Mali
Bamako, 5 mai (AMAP) Un légionnaire français de 23 ans, du 1er régiment étranger de cavalerie de Carpiagne dans les Bouches-du-Rhône, Kevin Clément est décédé le 1er mai et un autre brigadier, Dmytro Martynyouk du même régiment avait trouvé la mort le 23 avril dernier au Mali, a appris l’AMAP de source officielle. Kevin Clément a été tué au combat au cours d’une opération de lutte contre les groupes armés jihadistes vendredi dernier au Mali, a indiqué la présidence française, qui a annoncé également la mort du brigadier Dmytro Martynyouk, légionnaire du même régiment, décédé suite à ses blessures le 23 avril au Mali dans l’explosion d’une mine. Le président Emmanuel Macron qui s’est incliné avec un profond respect devant le sacrifice des soldats, a indiqué le communiqué du palais présidentiel de l’Elysée, a tenu à exprimer à nouveau son entière confiance aux militaires français déployés au Sahel » ainsi que le « soutien de la France aux pays du G5 Sahel » (Mali, Niger, Tchad, Mauritanie, Burkina Faso). La ministre française des Armées, Florence Parly a, pour sa part, déclaré dans un autre communiqué que « ce lourd tribut payé par la Légion étrangère n’entame ni sa détermination ni son efficacité ». « Elle poursuit sa mission, à la manière de ses Anciens, aux côtés de leurs frères d’armes français, européens et sahéliens. La lutte contre le terrorisme continue », a-t-elle précisé tout en adressant ses « condoléances » aux famille et aux proches des disparus. L’Etat Major français précise que 43 de ses militaires ont été tués au Sahel depuis le début de l’intervention française en 2013. KM (AMAP)
Météo : Une grande chaleur prévue cette semaine sur toute l’étendue du territoire
Bamako, 05 mai (AMAP) Les données météorologiques de l’Agence Mali-Météo prévoient cette semaine, du 04 au 10 mai 2020, des températures maximales comprises entre 38°c et 47°c, indique un communiqué de l’Agence Mali-Météo. Selon le communiqué, diffusé par la cellule de communication du ministère des Transports et de la Mobilité urbaine, la forte moyenne de ces températures est attendue dans les Régions de Ménaka et Gao. Les minimales seront comprises entre 19°c et 32°c. La même prévision que la semaine prochaine sera favorable en pluie, plus précisément en milieu de semaine (entre mercredi et jeudi) pour le District de Bamako ainsi que les Régions de Sikasso, Ségou, Mopti et Koulikoro. Dans toutes les régions et le District de Bamako, le vent sera de direction nord d’intensité faible et sud-ouest d’intensité faible par moment dans la région de Sikasso, le sud de Kayes, Koulikoro et Ségou. La population doit s’attendre à une variation de visibilités de 4 à 7km dans les Régions de Tombouctou, Taoudenit, Gao, Ménaka et Kidal et de 8 à 10km dans les Régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti et le District de Bamako. OD/MD (AMAP)
Rharous : Des hommes armés non identifiés enlèvent le préfet de Cercle
Rharouss, 4 mai (AMAP) Des hommes armés non identifiés ont enlevé samedi le préfet de Cercle, Driss Sanogo, à Rhassous, localité située dans le Cercle de Tombouctou, au Nord du pays, a appris l’AMAP de source locale. Le véhicule transportant le Chef de l’exécutif local, une Toyota 4X4, appartenant à l’adjoint du maire, qui est parti de Tombouctou vers 14 heures, a été intercepté à seulement 20 km de sa circonscription par des hommes armés qui ont enlevé le préfet de Cercle avant de libérer les autres occupants. Des sources sans préciser les véritables mobiles de l’enlèvement du préfet déclarent que ce rapt est lié au 2è tour des élections législatives du mois d’avril dernier en précisant que Drissa Sanogo se déplaçait dans la zone sans être inquiété. Les ravisseurs n’ont posé aucune condition pour la libération de leur otage, selon notre source qui précise que les autorités régionales sont à pied d’œuvre pour le retrouver. MS/KM (AMAP)
Covid-19 au Mali : 580 cas positifs enregistrés dont 223 guéris et 29 décès
Bamako, 4 mai (AMAP) Quelque 580 cas positifs ont été enregistrés au Covid-19 avec les 17 découverts lundi, 223 guéris et 29 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée dans un communiqué rendu public par le ministère de la Santé et des Affaires sociales qui précise que sur les 19 cas enregistrés lundi, 2 cas ont été découverts à Kati, 3 cas à Sikasso, 5 cas en CV et 7 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 2010 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)
Kayes : Des manifestants saccagent des postes de police et brûlent des pneus sur des artères de la ville
Kayes, 4 mai (AMAP) De jeunes manifestants ont bravé le couvre-feu à Kayes en saccageant samedi des feux tricolores, des postes de police de la Compagnie de la circulation routière (CCR) installés en plusieurs endroits de la ville, avant de brûler des pneus sur plusieurs artères de la cité, a appris l’AMAP de source locale. De jeunes manifestants sont sortis de façon spontanée pour brûler des pneus sur les principales artères de la ville, saccageant des feux tricolores, des postes de police (CCR) installés au niveau des principaux carrefours de la ville. La manifestation qui a débuté au centre-ville à 21 heures a atteint l’autre partie de la rive (Kayes N’Di) à 22 heures, selon notre source qui ignore la motivation des jeunes, précisant néanmoins que les autorités soutiennent l’idée d’un mouvement planifié. Un communiqué du gouvernorat note que tout parti « d’un post circulant sur les réseaux sociaux, faisant état de révolte de la jeunesse kayesienne contre toute application du couvre-feu dans la nuit du 01 au 02 mai 2020 ». « La pugnacité avec laquelle son auteur ou ses auteurs publient sur les réseaux, suggèrent que nous sommes en face d’un projet malveillant et qui vise à saboter les mesures barrières édictées par les plus hautes autorités du pays dans la lutte contre le COVID-19 », indique-t-on dans ce communiqué posté samedi sur le site du gouvernorat de Kayes. Il ressort de ce document, que le 01 mai 2020 aux environs de 23 heures, en violation des règles du couvre-feu, une automobiliste qui conduisait sans Permis de Conduire a été interpellé par l’équipe de patrouille de la Gendarmerie au niveau du rond-point Harlem. « Non contents, certains jeunes du voisinage se sont mis à huer les gendarmes. Ils ont allumé un feu sur la voie publique qui a été éteint par l’une des équipes de patrouille du 1 er arrondissement », poursuit le communiqué. Le gouverneur de région a précisé, au cours d’une rencontre avec la société civile, des responsables politiques et de la hiérarchie militaire que les incidents de samedi avaient été décrits par les réseaux sociaux avant leur déclenchement. « Kayes est en train de se mêler d’une autre bataille qui n’est pas la sienne (allusion aux mouvements qui avaient secoué certaines régions). Seule une raison politique peut amener un homme à s’engager dans ce sens. Nous avons proposé la mise en place d’une commission, regroupant les notabilités, la société civile, la presse qui va faire des propositions par rapport aux besoins des couches touchées par le couvre-feu. Le couvre-feu est une mesure qui concerne tout le pays et on doit le respecter », a déclaré le Chef de l’exécutif régional. Le gouverneur Sidibé a enfin invité la population Kayesienne à plus de vigilance, au respect strict du couvre-feu qui ne vise que la protection de l’ensemble de la population contre la propagation du coronavirus. BMS/KM (AMAP)
Message du secrétaire Général des Nations Unies à l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse 2020
Les journalistes et autres professionnels des médias sont indispensables : leurs informations nous aident à prendre des décisions informées. À l’heure où le monde est aux prises avec la pandémie du Covid-19, ce sont parfois des vies qui sont en jeu. En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, nous appelons les gouvernements et autres acteurs à faire en sorte que les journalistes puissent faire leur travail, pendant la pandémie et au-delà. La propagation de la pandémie du Covid-19 en a fait naître une nouvelle, celle de la désinformation, où de dangereux conseils de santé côtoient les théories conspirationnistes les plus folles. Le remède, c’est la presse : des informations et des analyses vérifiées, scientifiques et fondées sur des faits. Pourtant, depuis le début de la pandémie, restrictions et sanctions s’accumulent contre de nombreux journalistes qui ne font que leur travail. Il est inévitable de restreindre temporairement la liberté de circulation pour venir à bout du Covid-19. Cela ne doit pas être un prétexte pour empêcher les journalistes de travailler. Nous remercions aujourd’hui les médias, qui nous apportent faits et éclairages, qui tiennent les dirigeants, tous secteurs confondus, comptables de leurs actes, et qui savent exprimer les vérités qui dérangent. Nous saluons tout particulièrement celles et ceux qui sauvent des vies en informant sur la santé publique. Et nous appelons les gouvernements à protéger les professionnels des médias et à renforcer et protéger cette liberté de la presse indispensable pour un avenir de paix, de justice et de respect universel des droits humains. New York, 3 mai 2020
San : Le poste de péage de Sienso attaqué, sans perte en vie humaine mais avec d’énormes dégâts matériels
San, 3 mai (AMAP) Une attaque perpétrée contre le poste de péage de Sienso vendredi par des hommes armés non identifiés, n’a pas fait de victimes mais a occasionné d’importants dégâts matériels, a appris l’AMAP de source locale. Des hommes armés non identifiés sont arrivés à pieds vers 2H 30 du matin du côté sud du poste ouvrant le feu sur la position des hommes de garde, incendiant un congélateur, les plafonds, endommageant les vitres des portes et des fenêtres, emportant des biens personnels, avant de fuir sous les coups de riposte des forces loyalistes appuyées par un renfort venu du poste de contrôle et de la portion centrale de la police, de la garde, et de la gendarmerie. Le poste de péage de Sienso , dans la commune urbaine de San, a fait l’objet d’attaques en 2018, en 2019 et en 2020 par des individus armés non identifiés, selon notre source. NC/KM (AMAP)
Covid-19 au Mali : 213 patients guéris et 27 décès sur 563 cas positifs enregistrés
Bamako, 3 mai (AMAP) Quelque 213 patients sont guéris, 27 décès sur 563 cas positifs enregistrés au Covid-19 avec les 19 découverts ce dimanche, a appris l’AMAP de source officielle. L’information a été donnée dans un communiqué rendu public par le ministère de la Santé et des Affaires sociales qui précise que sur les 19 cas enregistrés ce dimanche, 2 cas ont été découverts à Koro, un (1) cas à Mopti, un (1) cas à Kati, un (1) cas à Kalabancoro (région de Koulikoro), un (1) cas à Yanfolila (région de Sikasso), 2 cas en CI, un (1) cas en CII, un (1) cas en CIII, 4 cas en CIV, un (1)cas en CV et 4 cas en CVI du district de Bamako. Les services sanitaires précisent que 1711 cas contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter enfin les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

