Cheick Oumar Ndiaye dit Paracétamol : Humoriste dans l’âme

Par Moussa BOLLY Bamako, 11 sept (AMAP) Qu’il soit devenu, aujourd’hui, un humoriste talentueux n’a, sans doute, pas surpris ses camarades d’enfance de Kadiolo. L’humour est un don inné chez ce peul bon teint capable de détendre l’atmosphère n’importe où par des imitations dans une dizaine de langues. « Je suis le goûteur international de l’Association mangeons et buvons ensemble gratuitement chez les gens ; la fraternité n’a pas de limite… » ! Telle est la philosophie de Cheick Oumar Ndiaye dit «Paracétamol». Son humour a autant d’effet sur l’humeur des gens et les maux de la société qu’un comprimé de paracétamol sur un mal de tête. Et un talent très précoce. De l’enfance, dans les rues de Kadiolo, au second cycle de la ville, en passant par le premier cycle «Dialakoro Danioko», il ne manquait pas d’attirer l’attention partout où il se trouvait. «Dans la cour de récréation, il y avait toujours un attroupement autour de moi. Mes camarades de classe et les autres élèves cherchaient toujours ma compagnie… Et de nombreux fans disaient que l’effet de mes blagues sur eux était comme celui d’un comprimé de paracétamol contre des maux de tête», nous raconte-t-il. Et petit-à-petit ce surnom a fait oublier «Ladji», comme on l’appelle en famille. Soucieux de se faire un avenir pour mieux s’occuper de sa regrettée maman (il a perdu très tôt le papa), Ladji se concentre sur ses études. Ainsi, après le Bac obtenu au Lycée public de Sikasso, il décroche un DEUG en anglais (unilingue) obtenu à la Faculté des lettres, des arts et des sciences humaines (FLASH) de l’Université de Bamako. Il aligne, ensuite, de petits boulots pour soutenir sa famille. Le jeune homme sera, tour à tour, agent de sécurité et réceptionniste téléphonique à la mine d’or de Syama, télé-conseiller pour diverses sociétés, employé de commerce. AU HASARD DU DESTIN – Il finira par retomber dans l’humour, de façon fortuite. «Il y a avait un balani show dans mon quartier, Sokorodji, et Dousey (Ndlr, Seydou Dembélé, le fils du Guimba National) était l’invité. Ce jour, il a imité les bwas (Ndlr, bobos). Mais, sa prestation ne m’a pas convaincu, car je savais que je pouvais faire mieux. J’ai demandé à des amis si les organisateurs pouvaient me donner le micro pour une petite prestation. J’ai imité les bwas et l’assistance était si émerveillée que les gens ne voulaient plus que j’arrête », se souvient-il. « A la fin du spectacle, Dousey est venu discuter avec moi et m’a proposé de collaborer sur certaines prestations », ajoute Cheick Oumar. C’est ainsi qu’il se retrouve à l’Acropole de Badalabougou pour l’animation d’une fête estudiantine avec Dousey, ATT Junior (Djely Moussa Kouyaté)… Il y a rencontré le même succès qui va lui ouvrir, en 2009, les portes de l’émission humoristique sur la chaîne nationale (ORTM), «Yélébougou», de Koman Diabaté avec Fanaday Entertainement. «L’expérience a tourné court à cause des promesses non tenues par Fanaday et Koman. Au début, nous ne recevions que 1000 Fcfa par prestation. Mais, avec le succès de l’émission et le soutien de nouveaux partenaires et mécènes, notre cachet a progressivement augmenté à 2000, 3000, 4000, 5000 et 10 000 Fcfa. Finalement, nous avons signé avec eux un contrat de 40 000 Fcfa par mois avec la promesse d’offrir une moto à tous les comédiens », se souvient le jeune humoriste. Et de poursuivre, «nous n’avons été payés que les trois premiers mois. Et je n’ai jamais vu la couleur de la moto. J’ai donc été le premier comédien à claquer la porte de Yèlèbougou. Je leur ai dit que j’ai une famille à nourrir». Le jeune talent sera ensuite très actif à «Bamako Comédie Club» de l’Espace Bouna puis à «Lafia Show» au Manège de Lafiabougou-Koda. Des collaborations généralement rompues à cause d’arnaques sur les cachets. OUVERTURE SUR LE MONDE – «Meilleur comédien de Maxi Vacances» (ORTM) en 2012, Paracétamol se produit, pour la première fois, en 2015 hors de nos frontières, précisément au Burkina Faso, à l’occasion de la 8è édition du Festival international du rire et de l’humour de Ouagadougou (FIRHO, du 29 au 31 mai 2015) avec Augusta Palanfo. Une première sortie réussie au point qu’il a été invité à se produire dans d’autres villes du Burkina. «A Ouagadougou, j’ai croisé la cantatrice-artiste Naïny Diabaté parce que nous étions logés au même hôtel. Elle n’a pas caché sa fierté parce qu’elle a eu les échos positifs de mes prestations. Et quand elle a su que j’étais venu par la route, elle s’est débrouillée avec le regretté Mahamadou Lah dit Madou Dakolo pour me trouver un billet d’avion. Elle m’a dit : ‘tu as rehaussé l’image du Mali ici et tu mérites tous les honneurs’», se rappelle Cheick Oumar. Ce succès lui ouvre d’autres portes en dehors du pays. L’humoriste va enchaîner des prestations à Abidjan (Côte d’Ivoire), à Conakry (en Guinée) , à Niamey (Niger) dans divers rendez-vous humoristiques. Sur la scène nationale, il est sollicité pour des événements d’envergure comme Africa Comedy sur Africable, Festival international de slam et humour (FISH Mali), Festival international Urban and Mode de Sélingué, Festival international la voix des femmes Bamako… Sans compter les nombreuses sollicitations d’ONG pour des campagnes de sensibilisation. COMEDIEN – En dehors de l’humour, Ladji a aussi joué dans des feuilletons et films comme «Les Rois de Ségou» (Fakrou), «Dougoubasigui» (Adama) et «Yèrèdonbougou» (Sambourou le Talibé) du réalisateur Boubacar Sidibé. Il joue aussi le rôle d’un vendeur de brodé dans «Tourbillon à Bamako» du réalisateur français Dominique Philipe… Ladji se veut un artiste engagé pour ses convictions, pour le cercle et la ville de Kadiolo, pour le Mali et la jeunesse… A noter que Ladji est également «Ambassadeur de la paix» de la Fédération universelle de la paix. N’empêche qu’il regrette que le rire éclipse souvent les vrais messages véhiculés dans les sketches et autres créations. «Dans au moins 80 % de nos œuvres, le public malien ne retient que le caractère comique. Le message n’est pas perçu. Et cela quels que

Da Kali : Le trio magique

Par Youssouf DOUMBIA Bamako, 11 sept (AMAP) La voix puissante de Hawa Kassé Mady Diabaté est associée au balafon de Lassana Diabaté et au « ngoni » basse de Mamadou Kouyaté. Le groupe apporte une touche contemporaine aux répertoires anciens de la musique mandingue. Au milieu de la scène, se tient la chanteuse Hawa Kassé Mady, vêtue d’une rode bleu-ciel avec des broderies dorées et à la main, une castagnette ou « yabaran » en bamanan, à sa gauche un jeune homme, Mamadou Bassékou Kouyaté, longiligne avec des dreadlocks qui tombent sur le front. Il secoue sa tête, régulièrement, pour dégager une mèche rebelle au rythme de son grand « ngoni » avec trois cordes au son grave. Enfin, sur la droite de la cantatrice, le chef du groupe Lassana Diabaté, en basin rouge sang, debout devant deux balafons aux onze lamelles chacun. Ce groupe de musique c’est le Trio Da Kali. Lassana Diabaté, son initiateur, est un artiste combl, ou presque. Ce griot, ayant aussi hérité son instrument, a réussi un premier pari : mettre en place un groupe de musique à partir d’un instrument qu’il a hérité. Le Trio Da Kali lui a permis de se produire dans le monde entier, de l’Angleterre à la Nouvelle Zélande, en passant par l’Autriche, l’Australie, la Belgique, le Danemark, l’Espagne, les États-Unis, la France, la Hongrie, l’Italie, le Mexique, la Norvège, la Suède, la Suisse etc. Une performance réalisée en un temps record, entre 2013 et 2018. Pour cette année 2020, Trio Da Kali avait 38 dates de prestation calées à travers l’Europe et l’Amérique, qui ont été reportées à 2021, pour cause de coronavirus. Il s’agit, sans doute, de l’un des représentants de notre culture le plus reconnu et le plus vue à l’étranger, de nos jours. Quel est le secret de ce « succes story » ? Comment en est-il arrivé là ? Qu’est-ce qui fait courir autant de festivals, salles, tourneurs, programmateurs et autres professionnels de la musique du monde entier, derrière Da Kali ? Da Kali signifie la promesse en bamanan. En effet, les griots chantent les louanges des rois, des guerriers ou de tout autre noble pour les inciter à promettre quelque chose. L’instrumentation de ce trio de griots maliens emprunte à la grande tradition musicale mandingue. A la voix puissante de Hawa « Kassé Mady » Diabaté, sont associés le balafon de Lassana Diabaté et le ngoni basse de Mamadou Kouyaté. Ils visent à apporter une touche contemporaine aux répertoires anciens. VOIX RICHE ET EXPRESSIVE – Hawa Kassé Mady Diabaté, fille du légendaire chanteur de griot Kassé Mady Diabaté, est le chanteur du Trio. Sa voix riche et expressive et son vibrato naturel ont fait faire un clin d’œil à Mahalia Jackson, la grande chanteuse évangélique américaine. Le directeur musical du Trio est le maître balafoniste Lassana Diabaté. Lassana, l’un des musiciens les plus étonnants du Mali, a enregistré et tourné avec de nombreux artistes d’Afrique de l’Ouest, notamment dans l’album « Afrocubisme » de Toumani Diabaté nominé au Grammy Awards et le projet d’Orchestre symétrique. Le plus jeune membre du Trio est le bassiste Mamadou Kouyaté. Tout just au milieu de la vingtaine, le fils aîné du joueur de ngoni de renommée mondiale, Bassékou Kouyaté, apporte une touche contemporaine aux traditions qu’il a apprises de son père. En réalité, l’initiateur et chef du groupe Trio Da Kali qu’est Lassana Diabaté est le premier étonné par son succès. Comment une musique faite seulement avec deux instruments de percussion que sont le balafon des griots, le « ngoniba », le « Ya bara » ou castagnette et la voix, peut-elle créer un tel engouement ? s’interroge notre interlocuteur. En fait, Lassana Diabaté a réussi à transformer son balafon pour qu’il produise sept notes au lieu de cinq à l’origine. Il y a ajouté le Fa normal et le Do normal. Mieux, il joue en même temps deux balafons, comme le faisait le célèbre et regretté Kèlètigui Diabaté, en son temps. Et contrairement aux habitudes, Lassana Diabaté a très vite compris qu’en caressant les lamelles de l’instrument, au lieu de les percuter, il produit un son très doux à l’oreille. « Le son ainsi produit est même comparable à celui de la kora », raconte-t-il avec émerveillement. Quant au « ngoniba », il est tout aussi joué de manière à produire un son plus fluide et plus filtré. Depuis sa formation, Trio Da Kali s’est produit dans certains des lieux les plus prestigieux du monde. Il a fait ses débuts, en 2012, au Royal Albert Hall de Londres pour un bal de la BBC, suivi de spectacles plus tard, cette année-là, avec Toumani Diabaté au Théâtre de la Ville de Paris et au Royal Festival Hall, dans le cadre du London Jazz Festival. L’orchestration proposée par Da Kali est donc apparentée au blues et au jazz, expliquent de nombreux fans, spectateurs et professionnels de la musique qu’ils ont pu rencontrer à travers le monde. Toute chose qui a séduit la Fondation Aga Khan pour la musique et le Quartet Kronos, célèbre groupe de jazz américain. La fondation a, ainsi, aidé à la promotion du Trio à travers de grands évènements comme le Festival de jazz de Montreux en Suisse. En 2015, le groupe malien y a fait un tabac. La participation à ce festival suisse, reconnu comme un des plus célèbres en Europe, ouvre inévitablement de nombreuses portes.  COUP DE FOUDRE – Le premier album « Ladilikan », est plutôt un featuring avec le groupe américain Kronos Quartet. La magnifique voix de Hawa Kassé Mady Diabaté se détache tout doucement. On est transporté dans une fragile petite bulle soutenue par les légères notes des violons du Kronos quartet. Des notes qui se mêlent au son du ngoni de Mamadou Kouyaté et flirtent avec les délicates sonorités du balafon de Lassana Diabaté. L’album « Ladilikan », c’est l’histoire d’un coup de foudre entre deux groupes. Une rencontre entre la musique traditionnelle mandingue et la musique classique occidentale du Kronos Quartet. Les deux formations musicales ont puisé leur inspiration dans le terroir mandingue. Avec pour défi de revisiter ces classiques sans en

Kadiolo : Le directeur régional de la CMDT en visite de terrain

Kadiolo, 9 sept (AMAP) Le directeur régional de la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) de Sikasso, Abdoulaye Diarra, a effectué, mercedi, une visite de terrain dans le secteur cotonnier de Kadiolo pour observer l’état des cultures, recenser les diffrents problèmes rencontrés par les producteurs, a constaté l’AMAP. Accompagné du chef service production agricole et conseil, Kabaou Dolo, le directeur régional a visité des champs dans les villages de Lofiné, Gouéné et Watialy. Partout où il a passé, il s’est dit satisfait de l’état général des cultures. Le secteur de Kadiolo, à l’instar des autres localités, suite au boycott de la culture du cotton, a vu ses superficies de cette speculation, diminuer cette année. En 2019, le Cercle de Kadiolo a cultivé 23.600 hectares contre seulement 17.710 hectares, cette année. Cette baisse de la production du coton va affecter la production de céréales car c’est grâce au coton que le paysan obtient l’engrais subventionné pour les céréales. Depuis près d’une semaine, des pluies diluviennes tombent, quotidiennent, dans le secteur de Kadiolo. Elles risquent d’impacter la production du cotton, dans la mesure où des champs sont déjà à la fruitaison. La chenille légionnaire a fait son apparition dans certains champs. La mise en place de l’engrais subventionné a connu du retard. Le service de l’agriculture a commencé la distribution, il y a moins d’une semaine. Avant de quitter Kadiolo, le directeur régional a demandé aux producteurs de suivre, avec grand intérê,t les conseils de l’encadrement . NIO/MD (AMAP)

CNSP-Syndicats de l’Education: les négociations se poursuivent ce vendredi

Bamako, 11 sept (AMAP) Le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) et les syndicats de l’éducation signataires du 15 octobre 2016 se sont retrouvés, jeudi, pour la 4è fois consécutive, afin de trouver un accord sur l’application de l’article 39 de la loi n°007 du 16 janvier 2018 portant Statut du personnel enseignant des enseignements secondaire, fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale. Le 2è vice-président du CNSP, le colonel Sadio Camara, appuyé par les techniciens du ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et du ministère du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique, a discuté pendant quatre heures avec les syndicats, en présence des conciliateurs. A l’issue de la rencontre, le porte-parole des syndicats de l’éducation, Adama Fomba, a confié à la presse que lors des précédentes rencontres avec le CNSP, les syndicats avaient proposé l’alignement au mois de septembre 2020. Cette fois-ci, ils ont accepté de le décaler en octobre 2020. Mais le CNSP voudrait toujours que l’alignement soit effectué en novembre 2020. «Le point de blocage des négociations se situe à ce niveau », a expliqué M. Fomba, avant d’ajouter que les deux patries ont décidé de poursuivre les négociations ce vendredi. Les syndicats de l’Education conditionnent la reprise des cours et la tenue des examens de fin d’année « à l’application immédiate, complète et pleine de l’article 39 ». SYW/MD (AMAP)  

Bankass : 8 morts et 3 blessés dans une attaque à Ogoboro, dans la Commune de Tori

Bankass, 11 septembre (AMAP) Huit (8) villageois ont trouvé la mort et trois (3) autres blessés mercredi, dans une attaque perpétrée par des hommes non identifiés lourdement armés à Ogoboro, dans la Commune de Tori, Cercle de Bankass, a appris l’AMAP de source locale. Selon notre source, des hommes armés non identifiés sur une vingtaine de motos sont arrivés entre 15H 30 et 16H dans la localité d’Ogoboro, ouvrant le feu, tuant 8 villageois, blessant 3 autres avant d’incendier le village et emporter du bétail. Notre source qui ne précise pas la direction prise par les assaillants après leur forfait, encore moins leur identité ou leur motivation, déclare cependant que les morts ont été enterrés par les siens et les blessés acheminés au centre de santé de référence de Bankass pour des soins appropriés. AKG/KM (AMAP)  

Mopti : les élèves battent le pavé pour réclamer la normalisation de l’année scolaire

Mopti, 11 septembre (AMAP) Les élèves sous la bannière d’un groupement dénommé « Union des Elèves et Etudiants Contre une Année Blanche » (UEECAB) ont battu le pavé  jeudi à Mopti pour réclamer la normalisation de l’année scolaire à travers la tenue des examens de fin d’année, a constaté l’AMAP. Les manifestants ont débuté leur marche au groupe scolaire Robert Cissé pour le  gouvernorat derrière un tricycle équipé d’une sonorisation pour porter plus haut  les mentions sur les affiches, entre autres « A bas l’année blanche, nous réclamons nos examens » et  » nous voulons étudier ». Après environ deux heures de marche, les manifestants ont été accueillis au gouvernorat par le directeur de cabinet du gouverneur, Kantara Diuawara entouré de ses collaborateurs. Le porte-parole de l’Union des Elèves et Etudiants Contre une Année Blanche (UEECAB), Nouhoum Konipo a indiqué dans sa déclaration qu’à travers cette marche, les élèves viennent réclamer leur droit à l’éducation et sauver l’école malienne. Les manifestants ont remis une copie de leur déclaration au directeur de cabinet du gouverneur qui leur a indiqué que des efforts louables étaient entreprise et d’autres sont en cours pour résorber la crise paralyse depuis l’école. Le représentant du Chef de l’exécutif a félicité le courage les élèves de sortir massivement dans le calme et la sérénité pour réclamer leur droit constitutionnel avant de les rassurer que les assises qui se tiennent au même moment à Bamako sur la transition ouvrira la voie à un Mali nouveau dont les dirigeants sauront placer au cœur des préoccupations, la situation de l’école malienne  et trouver les astuces pour éviter au maximum une année blanche. DC/KM (AMAP)

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavusoglu, à Bamako, exprime la solidarité de son pays avec le peuple malien

Bamako, 11 sept (AMAP) Le président du Conseil national pour le salut du peuple (CNSP), le colonel Assimi Goïta, s’est entretenu, mercredi dernier, au ministère de la Défense et des Anciens combattants, avec une délégation de la Turquie, conduite par son ministre des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu. La rencontre a enregistré la présence du secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Boubacar Gouro Diall et de l’ambassadeur de la Turquie au Mali, Murat Moustapha Onart. La délégation turque était venue témoigner sa solidarité au peuple malien en cette période difficile de son histoire. «Le Mali est, pour nous, un pays ami et fraternel », a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères au terme de la rencontre, rappelant que son pays a été toujours aux côtés du Mali et du peuple malien dans des périodes difficiles. Selon lui, le rétablissement de l’ordre constitutionnel et les actions dans le sens d’une transition démocratique sont importants pour l’avenir du Mali. «Nous avons partagé en toute sincérité ces conseils avec les membres du CNSP», a confié l’hôte de marque. Sur le plan sécuritaire, le Mali est résolument engagé dans la lutte contre le terrorisme. M. Çavuşoğlu a réitéré la poursuite du soutien de la Turquie au Mali dans cette lutte. Il a, également, assuré que la Turquie aidera notre le Mali à surmonter la pandémie de Covid-19. De concert avec la communauté internationale, la Turquie entend, aussi, apporter sa contribution au développement du Mali. BD/MD (AMAP)        

Appel à candidature pour des télévisons privées : 37 dossiers déposés a la HAC

Bamako, 11 sept (AMAP) La Haute autorité de la communication (HAC) a enregistré 37 dossiers d’appel à candidature, à la date du 7 septembre dernier à minuit, date limite du dépôt des candidature 2020, pour l’installation et le fonctionnement de nouvelles télévisions privées commerciales et non commerciales à Bamako, la capitale, et dans neuf anciennes régions administratives, a appris l’AMAP de source officielle. L’ancien ministre et membre de la Haute autorité de la communication (HAC), Gaoussou Drabo, a annoncé, dans un point de presse, que Le traitement des dossiers, commence vendredi. Parmi ces dossiers, 18 postulent pour des télévisions commerciales et 19 pour des télévisions non commerciales. «Les 37 dossiers vont être examinés par un groupe multidisciplinaire composé de sept spécialistes choisis par la HAC pour leur compétence et leur indépendance’,a-t-il indiqué. « Ces experts n’ont ni un pouvoir de notation et ni un pouvoir de sélection des dossiers, ils apprécient les dossiers. Leurs appréciations vont revenir à la Commission spéciale d’appel à candidatures (CSAC) mise en place à cet effet et que j’ai l’honneur de présider», a expliqué l’ancien ministre de la Communication. « La commission évaluera les dossiers et dressera une liste de candidats retenus pour une séance d’audition », a précisé M. Drabo. A Bamako, sur 17 postulants, neuf souhaitent ouvrir une télévision commerciale et huit ont opté pour la création d’une télévision non commerciale. La Région de Kayes (Ouest) compte quatre dossiers (deux commerciales et deux non commerciales). La Hac a reçu sept dossiers en provenance de la Région de Sikasso (Sud). Deux d’entre eux optent pour l’installation d’une télévision commerciale et cinq autres pour une télévision non commerciale. Pour la Région de Ségou (Centre), il y a la demande pour une télévision commerciale et deux non commerciales. Un seul dossier est venu de la Région de Mopti (Centre) pour l’ouverture d’une télé non commerciale. Trois dossiers sont venus de la Région de Tombouctou, dans le Nord, (une télévision commerciale et deux non commerciales). La Région de Gao (Nord) a envoyé deux dossiers pour la création d’une télévision commerciale. Kidal, Taoudénit et Ménaka (Mord) n’ont pas déposé de dossier. « A la suite d’une séance d’audition, réunissant tous les membres du collège de la HAC, la liste définitive des candidats sera établie », a précisé le président de la Commission spéciale d’appel à candidatures. Il a ajouté que cette liste sera rendue publique et communiquée aux lauréats. En la matière, «l’appréciation des dossiers se fait avec le maximum de rigueur et la notation est faite selon deux grilles d’évaluation : une grille adaptée aux télévisons commerciales et une autre appliquée aux télévisions non commerciales», a-t-il assuré. L’un des objectifs majeurs de la Hac, au terme de tous ce processus d’appel à candidature, est la promotion d’un paysage médiatique de qualité. BBC/MD (AMAP)

Championnat de football du Mali : Le Stade malien champion

Bamako, 10 sept (AMAP) Le Stade malien de Bamako est champion du Mali 2019-2020 après leur victoire contre Yeelen olympique (3-0), jeudi, au stade du 26 Mars, au compte du Carré d’as du championnat national. Les buts de la rencontre ont été marqués par Mamadou Traoré « Capi », Saouty Traoré, Bakary Samaké. L’équipe de Djibril Dramé a gagné tous ses matches du Carré d’as et compte neuf points contre trois et zéro unités pour Yeelen olympique et le Réal. A deux journées de la fin du Carré d’as, le Stade malien ne peut plus être rejoint par ses adversaires. Invaincu cette saison, le Stade malien représentera le Mali en Ligue des champions d’Afrique 2020-2021. Yeelen olympique et le Réal se disputeront le ticket de la Coupe CAF. LMD/MD (AMAP)

L’agence BDM de Banamba rouvre ses portes

Banamba, du 10 sept (AMAP) L’agence de la Banque de développement du Mali (BDM), vandalisée en 2016 par des bandits provoquant sa fermeture, a rouvert ses portes, lundi dernier, avec un dispositif de sécurité renforcé à la grande joie des populations. Le préfet de Banamba, Sékou Touré, a pu le constater, lors d’une visite qu’il a effectuée à la banque. À son arrivée dans les locaux de la banque, le préfet a été accueilli par le directeur de l’agence, Yacouba Konaté. A l’intérieur de la banque, il y avait quelques clients qui ont salué la réouverture de l’agence. Les locaux de l’établissement ont été rénovés et le préfet Sékou Touré s’est réjoui des nouvelles conditions de travail des agents. Le chef de l’agence, Yacouba Konaté a remercié le préfet de cette visite qui, a-t-il dit, « est une marque d’estime et de considération des autorités locales ». Le premier responsable de l’agence a indiqué que la date de la cérémonie officielle de réouverture sera fixée ultérieurement. Mais dores et déjà, les guichets de l’agence sont ouverts et recevront la clientèle tous les jours ouvrables. Depuis lundi, les populations de Banamba n’ont plus besoin d’aller à Koulikoro ou à Bamako pour effectuer leurs opérations. Ils pourront les faire sur place. AMT/MD (AMAP)