Inde-Mali : Seydou Dembélé honoré par le Premier ministre indien Narendra Modi

Par Anjani Kumar Ambassadeur de l’Inde au Mali Seydou Dembélé, enseignant et animateur de radio locale à Kita, dans l’Ouest du Mali, s’emploie à faire connaître des pans de la culture indienne à ses auditeurs. Son travail ne passe pas inaperçu en Inde. Le 27 septembre 2020 a été un jour remarquable en faveur de l’amitié entre l’Inde et le Mali, en particulier les relations interpersonnelles entre nos deux pays amis. Cette journée a été rendue très spéciale par le Premier ministre indien S.E. M. Narendra Modi qui, dans son émission de radio mensuelle «Mann Ki Baat» (Pensées intérieures), a évoqué la relation singulière que Seydou Dembélé du Mali entretient avec l’Inde. L’anniversaire de Seydou Dembélé coïncide avec la date d’indépendance de l’Inde (15 août) et les Maliens l’appellent affectueusement «Hindustan ka Babu» du Mali (l’homme de l’Inde) en raison de son amour pour divers aspects de la culture indienne tels que la musique indienne, les films et les langues ainsi que ses efforts visant à renforcer l’amitié entre l’Inde et le Mali. Dembélé chante des chansons de Bollywood et parle également le hindi, une des principales langues de l’Inde. Depuis l’année 1997, Dembélé présente une émission radiophonique intitulée «Fréquence indienne» d’une durée d’une heure sur les chansons de Bollywood qu’il interprète en langues française et bambara tous les dimanches après-midi dans une station de radio à Kita. Il présente également une émission radiophonique de deux heures de 21h à 23h tous les dimanches dans laquelle il interprète tout un film de Bollywood en français et en bambara. D’après lui, les films indiens se distinguent des autres par leurs contenus qui véhiculent des messages sur la victoire du bien sur le mal. Parfois, ses auditeurs pleurent avec lui lorsqu’il interprète une scène pleine d’émotions. Les films qu’il a présentés récemment sont, entre autres, «Mother India», «Junoon», «Noorie», «Koyla» et «Aa Gale lag Jaa». En saluant l’œuvre de Seydou Dembélé, le Premier ministre Modi lui a non seulement exprimé une reconnaissance pour son amour pour l’Inde, la promotion de l’amitié entre l’Inde et le Mali, mais aussi, il a souligné que l’encouragement des bonnes volontés et l’entretien de l’amitié entre les pays favorisent considérablement les relations entre les peuples et les échanges culturels qui y jouent un rôle important. Les mots aimables du Premier ministre Modi à son endroit constituent un énorme encouragement non seulement pour lui, mais aussi pour tous les amis et animateurs radio maliens qui n’ont cessé de montrer leur préférence pour les films et les chansons bollywoodiens et qui continuent à y présenter des émissions radiophonique/télévisé au Mali. Le monde des animateurs maliens a exprimé sa joie pour la reconnaissance du Premier ministre indien exprimée à l’un de leurs compatriotes et amis. Dembélé a été initié à la culture indienne par son père qui travaillait dans les cinémas de Bamako et projetait également des films indiens. Il a fait découvrir la musique indienne à ses enfants Mohammed et Fatoumata Dembélé, troisième génération d’indophiles de sa famille. En fait, le Premier ministre indien a également parlé de ses enfants. Les mots aimables du Premier ministre Modi prononcés le 27 septembre sur lui et le Mali ont suscité une grande curiosité en Inde et les Indiens désirent davantage le connaître ainsi que la riche histoire et culture du Mali. Je peux ajouter que Tombouctou est très connue en Inde comme étant un grand lieu d’apprentissage. Il y a quelque temps, un dessinateur indien, fasciné par l’amour de Seydou Dembélé pour l’Inde et la culture indienne, l’avait honoré d’un beau dessin animé. Une vidéo de Dembélé présentant son émission radiophonique sur la musique de Bollywood était devenue virale en Inde il y a quelques mois. Seydou Dembélé est enseignant dans une école publique de Kita dans la Région de Kayes. Il enseigne l’anglais, la musique et la peinture/dessin. Il s’est rendu en Inde à deux reprises (en 2019 pour Kumbh Mela et en 2017 pour une formation sur les technologies de l’information et de la communication pour le développement rural à Chennai, dans le cadre de la coopération technique et économique indienne (ITEC). Il souhaite de nouveau se rendre en Inde pour étudier davantage la langue indienne, le hindi. C’est une question de grande satisfaction qu’un ami malien ait été reconnu et honoré en Inde par les plus hautes autorités indiennes. Dembélé est maintenant connu d’un grand nombre de personnes à travers l’Inde. Par son amour pour la musique indienne, il aide à établir des relations entre les citoyens ordinaires de l’Inde et du Mali et à promouvoir les échanges culturels. L’Inde et le Mali entretiennent d’excellentes relations bilatérales et on espère que d’autres personnes de la trame de Seydou Dembélé contribueront davantage à l’approfondissement et au renforcement de l’amitié entre nos deux pays amis. (NB : Le titre et le chapeau sont de la Rédaction)  

La mise en place d’un gouvernement de Transition au Mali est un premier pas positif vers l’ordre constitutionnel, pour Michael Pompeo, chef de la diplomatie américaine 

Bamako, 6 Oct (AMAP) « Les Etats unis d’Amérique voit la mise en place d’un gouvernement de Transition au Mali comme un premier pas positif vers un retour à l’ordre constitutionnel », a déclaré le secrétaire d’État américain, Michael Pompeo, dans un communiqué parvenu à l’AMAP lundi. «Nous exhortons le gouvernement de Transition à tenir des élections démocratiques dans un délai de 18 mois, comme convenu avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Il sera, également, important que le gouvernement de Transition tienne ses promesses de renforcer la gouvernance, de lutter contre la corruption, de réformer les processus électoraux et de mettre en œuvre l’Accord de 2015 pour la paix et la réconciliation au Mali», poursuit le chef de la diplomatie américaine. « Nous appelons, également, le gouvernement à respecter les droits de l’Homme et à prendre des mesures concrètes pour prévenir » leurs violations par les forces de sécurité de l’État, « et pour qu’elles fassent l’objet d’enquêtes et de poursuites », dit-il. Pour Michael Pompeo, les Etats-Unis sont fermement convaincus qu’un Mali démocratique, prospère et en sécurité est essentiel pour l’avenir de la région du Sahel. «En tant que partenaire, depuis plus de 60 ans, les États-Unis travailleront avec tous les Maliens attachés à la réalisation de ces objectifs», indique M. Pompeo, avant d’ajouter que le moment est venu pour les Maliens de se rassembler pour construire un avenir meilleur, plus radieux et plus sûr pour le pays. MK/MD (AMAP)    

Ramasseurs d’ordures : Les petites mains de la salubrité

Par Baya TRAORE Bamako, 5 Oct (AMAP) C’est quotidien. Un soir de septembre, sous l’échangeur de l’immeuble Babemba, une équipe de ramasseurs d’ordures de l’entreprise de nettoyage Ozone Mali s’attèle à débarrasser un tas d’immondices et de gravats. La position de leur camion de transport d’ordures provoque un petit embouteillage mais, surtout, la colère des usagers qui n’apprécient guère de perdre un temps fou sur quelques mètres de bitume. Pourtant, le travail de ces petites mains utiles sert la propreté et l’assainissement des grandes artères de la capitale malienne mais, aussi, des grands espaces publics et autres servitudes. En outre, elles exercent, généralement, ce métier par nécessité, mais n’en sont pas moins contentes de se rendre utiles. Ces éboueurs qu’on aperçoit à longueur de journée sur les artères principales, aux carrefours et sur les ponts sont reconnaissables à leur tenue. Ils bravent le soleil aux rayons lumineux, qui brûle la peau après une longue exposition, les intempéries et, parfois, le sarcasme de certains, pour répondre à l’exigence de leur devoir, celui d’assainir Bamako, la coquette. Ils mettent tellement de fierté à balayer le bitume, sans tricherie, courant le risque de se faire renverser par des automobilistes et motocyclistes qui adorent les courses déjantées. Pelle et balai à la main, vêtu d’une blouse de couleur verte et rouge de l’entreprise, Mariétou Konate, la quarantaine, fait partie de ces balayeuses utiles qui sautent de leur lit, au premier chant du coq, pour donner fière allure à notre environnement, à nos bitumes et autres espaces publics. Cette mère de famille, réglée comme une horloge suisse, exécute admirablement sa besogne quotidienne (le ramassage des ordures) au rond-point du boulevard de l’Indépendance. Elle se laisse entrainer petit à petit vers l’Institut français du Mali (ex-Centre culturel français) sous le regard inquisiteur de certains usagers et accepte de se confier à nous. Elle explique n’avoir aucune honte à exercer ce métier parce qu’elle est bien convaincue qu’il n’y a pas de sot métier, comme le dit si bien l’adage. Mais, elle s’indigne du comportement de certains compatriotes qui ne semblent pas comprendre que le pays est un puzzle dans lequel, chaque pièce a sa place. Le cardiologue ne fera pas le boulanger parce que chacun a sa spécificité et chacun doit jouer sa partition dans le développement du pays. « Mais hélas, beaucoup de nos compatriotes ne semblent pas intégrer cette réalité. Ils ne nous respectent même pas parce qu’il suffit de terminer le nettoyage d’un espace pour qu’ils le salissent. Ils le font, souvent, à notre présence sans aucun scrupule», explique la ramasseuse d’ordures. Elle ne réclame, ni plus ni moins, que de la considération pour son travail. Les ramasseurs d’ordures sont, aussi, confrontés à des difficultés existentielles avec des salaires modiques. Modibo Coulibaly, ramasseur d’ordure à Ozone Mali, déplore le traitement, en termes de salaires, mais aussi de retard dans le paiement. Il pointe également du doigt l’insuffisance de matériel adéquat voire des équipements pour réaliser la noble ambition d’assainir le pays. De gros efforts ont été accomplis dans ce sens mais c’est un travail de Sisyphe dont-il est difficile d’apprécier la valeur. Comme lui, ses collègues ramasseurs réclament aussi de meilleures conditions de travail et de vie. Abdramane Diarra, lui, officie depuis plus de 6 ans à Ozone comme ramasseur d’ordure. Il s’autorise une comparaison qui peut paraitre ubuesque surtout très osée. Ce ramasseur d’ordures explique n’avoir aucune honte à balayer. Il se dit aussi à l’aise dans son travail que pourrait l’être un ministre de la République dans ses fonctions. Lui s’accommode, pour l’instant, de son salaire même s’il ne cracherait pas sur une augmentation substantielle. Cet éboueur indique que lui et ses collègues sont, aussi domiciliés, dans des banques de la place où ils reçoivent, par virement, leurs salaires. Ils sont aussi inscrits à l’Institut national de prévoyance sociale (INPS) et enrôlés à l’Assurance maladie obligatoire (AMO). Au-delà des travailleurs de Ozone, certains particuliers ont monté des groupements d’intérêt économique (GIE) pour ramasser des ordures ménagères. D’autres évoluent seuls. Ils disposent de charrettes, à traction humaine ou animale, pour débarrasser les familles de leurs déchets ménagers. C’est le cas de Alfousseni Traoré qui s’occupe de la collecte des ordures ménagères d’une trentaine de familles à Missira. Il confirme que ce travail lui permet de joindre les deux bouts avec les cotisations que les familles payent à la fin de chaque mois. Certaines n’honorent pas leur engagement, sous prétexte que les ramasseurs d’ordures ne passent tous les jours pour enlever les immondices. « Il est quasi impossible de pouvoir faire le porte-à-porte, quotidiennement », relève Alfousseni Traoré qui en appelle à la compréhension des clients face à la problématique des dépôts de transit d’ordures ménagères. Mahamadou Diarra, responsable du GIE « Dieya Kankan » de Médina Coura, évolue dans ce secteur d’activités depuis plus de 15 ans. « J’ai commencé moi-même à ramasser les ordures ménagère depuis des lustres. Aujourd’hui, par la grâce du Tout-Puissant, j’ai mis en place un GIE. Mais, il y a une insuffisance criarde de dépôts d’ordures qui reste un vrai caillou dans notre chaussure », souligne-t-il. Pour lui, Il urge de moderniser le secteur, pour rendre la ville plus propre. Les ramasseurs d’ordures ménagères courent naturellement des risques. Oumar Diallo, entrepreneur, affirme que le ramassage des ordures est un métier à risque de contamination par des maladies infectieuses. Chaka Traoré, médecin généraliste au Centre de santé communautaire (CSCOM) de Medina Coura partage ce point de vue mais relativise, en expliquant que tous les métiers en comportent. Il énumère quelques risques comme les infections des voies respiratoires et celles de la peau et la puanteur qui incommode. En outre, il y a le risque d’attraper le VIH et l’hépatite B, entre autres. BT/MD (AMAP)                                                                                                      

Violences basées sur le genre : Une série télévisée en cours de tournage

Bamako, 5 Oct (AMAP) Le premier coup de clap, pour l’étape de Bamako, au Mali, d’un vaste programme de sensibilisation, à travers le tournage d’une série télévisée sur les Violences basées sur le genre (VBG), a été donné, jeudi dernier, à Sénou, dans la capitale malienne. C’est sous une fine pluie que la 37è séquence de cette série télévisée a été lancée devant les acteurs et partenaires du programme d’élimination des VBG. La séquence a permis aux bailleurs de fonds de comprendre le contenu du film et son influence sur la population, notamment à travers le rôle d’une jeune fille, victime de violences au sein de son établissement, un petit moment plein de sens et d’émotion. Le tournage de la série télévisée concerne Koulikoro, Kayes Sikasso, Ségou et Bamako. Il a commencé le 18 juillet dernier, à Kolokani (Koulikoro), avant de se poursuivre dans les trois autres régions. Ce programme, intitulé «Initiative Spotlight, a été lancé en décembre, dans le cadre d’un partenariat mondial visant à éradiquer toutes les formes de violences envers les femmes et les filles, se déroule au Mali, en partenariat avec l’Union européenne (UE) et l’Organisation des Nations unies (ONU). Dans son intervention, le secrétaire général du ministère en charge de la Promotion de la Femme, Chiaka Magassa, qui a présidé la cérémonie, a réitéré l’engagement des autorités à lutter contre les VBG. Il a, surtout, apprécié les actions des partenaires techniques et financiers dans la mise en œuvre de ce programme. Il a invité tous à œuvrer pour gagner le pari de l’élimination des VBG. Pour sa part, le chef de coopération de la délégation de l’UE, Géza Ghammer, a salué l’initiative et l’engagement de tous pour la lutte contre ce fléau, avant d’inviter les femmes et les jeunes filles à s’impliquer dans cette démarche. Selon lui, malgré l’engagement de l’Etat et des partenaires, les violences contre les femmes et les jeunes filles restent un souci majeur. Le coordinateur par intérim du Système des Nations unies, Dr Jean Pierre Baptiste, a rendu un vibrant hommage à tous ceux qui sont impliqués dans la lutte contre les VBG. Citant les résultats de l’Enquête nationale démocratique et de santé du Mali (EDSM 2018), il a indiqué que la violence physique ou sexuelle touche une femme sur deux, soit 49% dans la tranche d’âge de 30-39 ans. Près de quatre femmes sur dix, soit 38%, ont subi des violences physiques depuis à l’âge de 15 ans. Parmi ces femmes victimes, 44% ont subi des violences physiques, sexuelles ou émotionnelles de la part de leur mari actuel ou le plus récent. Ces statistiques, qui font froid dans le dos, interpellent, surtout, la conscience collective à agir pour circonscrire le phénomène. Le directeur de l’Agence nationale de communication pour le développement (ANCD), Amadou Ombotimbé, a expliqué les différentes phases de la réalisation de la série télévisée et souligné les difficultés du tournage dans les capitales régionales, en cette période d’hivernage. « Parfois, il nous est arrivé de faire 5 jours sans tournage dans les régions », a-t-il relevé. Quant au maire de Sénou, il a exprimé sa satisfaction pour la réalisation de cette série qui sera un support de communication et de sensibilisation pour les populations.   La réalisation de cette série télévisée sur le VBG a été confiée à l’ANCD et Torche communication. AS/MD (AMAP)  

14è édition d’Oxyjeunes à Ségou : Rendez-vous enrichissant pour journalistes et artistes en herbe

Ségou, 5 Oct (AMAP) Les rideaux sont tombés, vendredi dernier, sur la 14è édition d’Oxyjeunes, qui s’est tenue à Ségou, du 28 septembre au 2 octobre, avec comme objectif de renforcer les connaissances des enfants sur la prévention contre la Covid-19, à travers le respect des gestes barrières et, aussi, de projeter les actions, en cas de suspicion de la maladie. Pendant cinq jours, quarante enfants journalistes du projet «Enfants et Médias», trois enfants artistes du projet «Equations Nomades», deux enfants parlementaires, deux du Prytanée militaire, un représentant des enfants non-voyants et quatre jeunes filles et garçons, ont appris plusieurs modules. Des techniques et genres journalistiques, en passant par les pratiques traditionnelles néfastes et bien d’autres menaces contre l’épanouissement des enfants. L’édition de 2020 a permis aux enfants de produire des contenus multimédias (reportages photos, vidéos et publications sur les réseaux sociaux), de préserver l’écosystème à travers le reboisement et de découvrir les sites touristiques de la Région de Ségou, comme le Biton blon, le barrage de Markala et le centre Ndomo. Au terme de travaux ponctués d’échanges forts enrichissants, les participants ont recommandé que le mouvement pionnier puisse promouvoir la culture de la citoyenneté des enfants. Ils ont, aussi, demandé de vulgariser et dynamiser les cadres existants avec des valeurs socioculturelles, de favoriser la communication entre les parents et les enfants, de renforcer les capacités des enfants journalistes, etc. En prenant la parole, la représentante de l’Unicef, Sylvie Fouet, a indiqué qu’il est impératif d’éradiquer la violence, l’abus et l’exploitation des enfants et des femmes afin de favoriser leur plein épanouissement. Outre ces contraintes, Mme Fouet a dit que « le mariage précoce et l’accès des enfants à l’éducation sont autant de défis à relever ». Le secrétaire général du ministère de la Jeunesse et des Sports, Amadou Diarra Yalcouyé, a fait remarquer qu’Oxyjeunes, en plus d’être un cadre de brassage culturel et de formation, « est une occasion inouïe de partage, de renforcement des liens sociaux et de développement de la fraternité ». Yalcouyé s’est dit satisfait, « car grâce à l’apport inestimable des encadreurs, les enfants ont mené des activités socio-éducatives importantes ». Ils ont, aussi, pu consolider leurs connaissances sur le respect des mesures barrières afin de lutter contre la Covid-19, s’approprier la Convention relative aux droits de l’enfant et le nouveau programme-pays de l’Unicef Il a exprimé sa reconnaissance aux organisateurs, avant de féliciter et encourager les enfants pour tous les talents dont ils ont fait montre, au cours de leurs séances de plaidoyer. La cérémonie a pris fin par la remise d’attestations aux participants et la visite de l’exposition dessins et photos. SY/MD (AMAP)

Plateforme numérique : L’application mobile AMAP en ligne

Bamako, 6 Oct (AMAP) L’Agence malienne de presse et de publicité (AMAP) a élargi son éventail de plateformes numériques avec la mise en ligne d’une application. Téléchargeable sur Play stores, cet outil est une nouvelle plateforme qui s’ajoute aux sites web www.lessor.site et www.amap.ml, aux comptes Facebook et Twitter ainsi que les chaines YouTube. Ces dernières auxquelles les internautes sont déjà habituées, notamment la chaine Kibaru, continuent de diffuser, au quotidien, l’essentiel de l’information en bambara. L’appli AMAP, très conviviale, est accessible par un clic. Dès que vous l’ouvrez, vous êtes accueillis par une interface dynamique. Vous avez le choix entre quatre langues (français, bambara, peulh et soninké) pour avoir accès à des informations actualisées et fiables, aussi bien en textes qu’en vidéos. Vous avez la possibilité de nous faire parvenir vos avis et suggestions, afin de nous permettre de vous offrir un service qui répond à vos attentes. AC/MD (AMAP)      

Mali : Levée des sanctions de la CEDEAO 

Bamako, 6 Oct (AMAP) Les sanctions de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) contre le Mali sont levées, indique une déclaration de l’Organisation sous régionale faite, lundi, à Accra, au Ghana, dont le chef de l’Etat, Nana Akufo Addo, assure la présidence tournante de l’organisation commune aux 15 pays ouest-africains. Dans cette déclaration, publiée mardi, la CEDEAO, dont la décision intervient au lendemain de la formation du gouvernement de la Transition malienne demandée par l’organisation sous régionale, indique avoir pris en compte les avancées notables vers la normalisation constitutionnelle au Mali. Elle appelle, ainsi, les partenaires bilatéraux et multilatéraux à soutenir Bamako. Cependant, l’organisation ouest-africaine insiste sur la libération des officiels civils et militaires arrêtés, le 18 août, lors du coup d’Etat et détenus, dans la caserne de Kati d’où était parti les évènements qui ont conduit au coup de force. La dissolution du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) est une autre demande de l’organisation sous régionale. Selon les statistiques douanières, la fermeture des frontières par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’espace communautaire fait une dizaine de milliards de manque à gagner sur les recettes fiscales de porte. Pour arriver à cette levée de l’embargo, les nouvelles autorités maliennes se sont pliées aux exigences de la CEDEAO. Celle-ci avait, à toutes les occasions, clairement indiqué que les dirigeants militaires doivent, encore, satisfaire à d’autres demandes concernant, notamment les prérogatives du vice-président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Et l’assurance que le vice-président ne puisse, en aucun cas, remplacer le président de la Transition, Bah N’Daw, en cas d’empêchement. Mais sur ce sujet particulièrement sensible aux yeux de la CEDEAO, elle indique que rien d’officiel n’est communiqué. Toutefois, ces zones d’ombre ont été éclaircies dans la Charte de la Transition publiée au Journal officiel qui mentionne que le vice-président est chargé des questions de défense et de sécurité AC/MD (AMAP)

Gouvernement de la Transition du Mali : Premier Conseil de cabinet mardi

Bamako, 6 Oct (AMAP) Les nouveaux ministres du gouvernement de la Transition, dont la liste des membres est connue depuis lundi, après-midi, ont participé, mardi, au premier Conseil de cabinet, sous la conduite du chef du gouvernement, Moctar Ouane. On peut dire que l’équipe dirigée par M. Ouane, qui comprend 25 membres dont quatre femmes, a été formée conformément à la Charte de la Transition et aux recommandations du Dialogue national inclusif (DNI), un document consensuel adopté fin 2019. La nouveauté dans ce nouvel attelage est que la quasi-totalité de ses membres n’avaient, auparavant, pas servi dans un gouvernement. Seul Zeïni Moulaye, aux Affaires étrangères et la Coopération internationale, a été ministre des Transports et du Tourisme (1989-1991) sous le régime du général Moussa Traoré. Il est, aussi, à retenir que le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) détient quatre portefeuilles clés dans ce gouvernement. Il s’agit du ministère de la Défense et des Anciens combattants (colonel Sadio Camara), du ministère de la Sécurité et de la Protection civile (colonel Modibo Koné), du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (Lieutenant colonel Abdoulaye Maiga), ainsi que du ministère de la Réconciliation nationale (colonel-major Ismaël Wagué). Pour la première fois, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) fait son entrée dans un gouvernement, depuis la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger, le 20 juin 2015, à Bamako. Mossa Ag Attaher (Jeunesse et des Sports) et Mahmoud Ould Mohamed (Agriculture, Élevage et Pêche) représentent le mouvement dirigé par Bilal Ag Chérif. La Plateforme aussi est représentée par Me Harouna Toureh, ministre du Travail et de la Fonction publique, Porte-parole du gouvernement et Alhamdou Ag Ilyène, ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine. La présence des mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation est une indication de la volonté ferme du président de la Transition, Bah N’Daw, de faire figurer la mise en œuvre du document d’entente au rang des priorités. MK/MD (AMAP)  

Mali : La liste du nouveau gouvernement

Le président de la Transition, Bah N’Daw, a procédé à la nomination des membres du nouveau gouvernement, lundi, suivant le décret n° 2020-0074/PTRM du 05 octobre 2020 Ministre de la Défense et des anciens Combattants :Col Sadio Camara Ministre de la Justice, garde des Sceaux :Mohamed Sida Dicko Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation :Lt Col Abdoulaye Maiga Ministre de la Sécurité et de la Protection civile :Col Modibo Koné Ministre la Réconciliation nationale :Col Major Ismaël Wagué Ministre de la Refondation de l’Etat chargé des relations avec les institutions :M. Mohamed Coulibaly Ministre des transports et des infrastructures :M. Makan Fily Dabo Ministre des affaires étrangères et de la Coopération internationale :M. Zeyni Moulaye Ministre de l’économie et des Finances :M. Alfousseyni Sanou Ministre des affaires foncières, de l’urbanisme et de l’habitat :M. Dionké Diarra Ministre de l’industrie, du commerce et de la promotion des investissements :M. Arouna Niang Ministre de la communication et de l’économie numérique :Dr Hamadoun Touré Ministre de la culture, de l’artisanat et du tourisme :Mme Kadiatou Konaré Ministre de l’éducation nationale :Pr Doulaye Konaté Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique :Pr Amadou Keïta Ministre de la santé et du développement social :Dr Fanta Siby Ministre de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche :M. Mahmoud Ould Mohamed Ministre des Maliens de l’extérieur et de l’intégration africaine :Al Hamdou Ag Ilène Ministre du Travail et de la Fonction publique – PPG:Me Harouna Mahamadou Touréh Ministre de l’emploi et de la formation professionnelle :M. Mohamed Salia Touré Ministre de l’environnement, de l’assainissement et du développement durable :Mme Bernadette Keïta Ministre de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille :Mme Bintou Founé Samaké Ministre des Mines, de l’Energie et l’eau :M. Lamine Seydou Traoré Ministre de la Jeunesse et des Sports :M. Moussa Ag Attaher Ministre des Affaires religieuses et du Culte :Dr Mahamadou Koné.