Bamako : Transports en commun perturbés
Bamako, 4 fév (AMAP) De nombreux habitants de Bamako, la capitale malienne, n’ont pas pu se déplacer, mercredi, à cause de l’arrêt de travail qu’observent certains syndicats de transports en commun. Cette perturbation des transports urbains suite à ce mouvement d’humeur syndical est consécutive à l’entrée en vigueur du paiement de la redevance de péage par passage, qui était initialement prévue pour le 1er février 2021 et reportée au 17 février prochain. Une décision du ministre des Transports et des Infrastructures qui n’est pas du goût des transporteurs. Le mouvement a eu pour conséquence que se déplacer a été un vrai casse-tête pour bon nombre de Bamakois. Par endroits, on assistait à des scènes de chaos. Au quartier de Garantibougou où nous nous sommes rendus, des apprentis-chauffeurs avaient barricadé certaines voies pour empêcher la circulation. D’autres arrêtaient les minibus Sotrama et taxis pour faire descendre brutalement leurs clients. Du côté de Niamana, on assistait aux mêmes scènes de désordre. Certains jeunes apprentis, par zèle, avaient coupé la route aux cars de transport et même aux véhicules personnels, créant ainsi des embouteillages monstres dans le secteur. Tous les jours ouvrables, Mohamed Coulibaly emprunte un «Sotrama» pour se rendre au service. Mercredi, à sa surprise, il a appris que les transporteurs ont déclenché leur mouvement. «Depuis la première heure de la journée, je suis là. Je viens d’apprendre que les Sotrama et les taxis sont en grève», a déploré le jeune travailleur. «Ce qui s’est passé est un arrêt de travail et non une grève. Dans la soirée du mardi, les chauffeurs se sont réunis à Médina-Coura pour prendre cette décision d’arrêt de travail, suite au communiqué annonçant le paiement du péage par passage », a dit le vice-président du Syndicat national des transporteurs routiers urbains, interurbains internationaux du Mali (SYNTRUI-Mali), Chiaka Diakité. Il a précisé que c’est l’ordre de stationner les véhicules qui a été donné à tous les chauffeurs lors de la réunion. Selon notre interlocuteur, cette mesure pose énormément de problème aux transporteurs. « Nous avons l’habitude de payer le péage sur 24 heures, avec cette décision les taxes des véhicules seront multipliées», a-t-il fait savoir, pour expliquer le bien-fondé de ce mouvement. Cependant le vice-président du SYNTRUI-Mali est opposé aux actes d’indiscipline constatés ça et là. « Il n’a été demandé à personne de barricader ou de faire sortir les passagers des véhicules de transport. Nous condamnons ces actes», a-t-il dit, ajoutant que cet arrêt de travail consiste à signaler au gouvernement que sa décision n’arrange pas les transporteurs. Souleymane Diallo secrétaire général de la Coordination des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali, syndicat affilié à l’Union nationalae des transporteurs du Mali (UNTM), a assuré, pour sa part, que cet arrêt de travail allait prendra à minuit mercredi. Les activités reprendront normalement sur l’ensemble du territoire ce jeudi. «Nous attendons les reactions de notre département pendant 24 heures. Au-delà de ça, nous allons déposer un prévis de grève », a prévenu Souleymane Diallo. Du côté du ministère des Transports et des Infrastructures, nos tentatives de recouper certaines informations sont restées vaines. BC/MD (AMAP)
CHAN 2021: Sortie de Mamadou Doumbia du bloc opératoire
Bamako, 3 fév (AMAP) Le défenseur central des Aigles locaux, Mamadou Doumbia, victime d’une double fracture tibia-péroné, est sorti du bloc opératoire, mercredi, selon notre confrère Djibril Traoré, présent au Cameroun. Il est sorti sur blessure dès la 3è minute de la demi-finale, remportée par le Mali, dans la séance des tirs au but 5-4, face à la Guinée après un choc avec un attaquant guinéen. Il a été immédiatement conduit à l’hôpital,. La durée de son indisponibilité n’a été révélée, mais tout porte à croire que le CHAN est fini pour le joueur du Stade malien qui va attendre plusieurs semaines avant de refouler un gazon. LMD (AMAP)
Hassane Diombelé nommé directeur général de l’Office de Radiodiffusion et Télévision du Mali
Bamako, 3 fév (AMAP) L’ancien présentateur du journal de 20 heures à la télévision nationale, Hassane Diombelé, surnommé « Eric », journaliste-réalisateur, est désormais le nouveau directeur général de l’Office de Radiodiffusion et Télévision du Mali (ORTM). Il a été nommé, mercredi 03 février 2021, par le Conseil des ministres tenu le même jour, à Koulouba, sous la présidence du chef de l’État Bah N’Daw. Pur produit de l’ORTM, Hassane Diombelé est en terrain connu. Il remplace un autre enfant de la radio, Salif Sanogo, en place depuis décembre 2018. Le nouveau patron de l’ORTM occupait le poste de chef de cabinet du ministre de la Communication et de l’Économie numérique, jusqu’à sa nomination. Auparavant, il a été conseiller à la communication au sein du même département dont il a franchi les portes, pour la première fois, en qualité de chargé de mission. Né il y a 54 ans à Bamako, Hassane Diombélé que ses confrères décrivent comme courtois, humble et un grand travailleur, a fait ses études supérieures de journalisme en ex-Union soviétique (Russie) après le lycée de Badala. « Eric » intègre l’ORTM en 1995 où il débute sa carrière à la radio nationale avant de devenir directeur de la Chaîne II de l’ORTM pendant 07 ans. Son professionnalisme l’a conduit à servir le Mali au delà de nos frontières, en qualité de conseiller à la Communication à l’ambassade du Mali à Addis-Abeba, en Ethiopie de 2011-2017. Le nouveau Directeur général de l’ORTM est chevalier de l’Ordre national du Mali depuis 2018. AT/MD (AMAP)
Nouvelle baisse des infections de Covid-19, au Mali avec 08 cas mercredi
Bamako, 3 fév (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré, mercredi, huit nouvelles infections à la Covid-19, sur plus de 800 échantillons testés, annonce le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Aucun décès lié au coronavirus n’a été constaté, depuis mardi, et on note, en revanche, une quarantaine de patients guéris, D’après le commuiqué, les infections du jour ont été identifiées dans les Régions de Kayes (Ouest) et Sikasso (Sud), ainsi que dans les Communes ll, lV et V du District de Bamako, la capitale. À ce jour, la situation cumulée, au Mali, fait état de 8.119 cas positifs sur lesquels on note plus 6.000 malades guéris contre 333 décès. AT/MD (AMAP)
Quatre morts et six blessés dans une attaque contre le camp de l’Armée malienne à Boni (Centre)
Gao, 3 fév (AMAP) Le bilan provisoire de l’attaque, mercredi, du camp militaire de Boni, sur la Route nationale (RN16), à 90km de Douentza (Centre) est de quatre morts et six blessés du côté des Forces armées maliennes (FAMa), selon une source sécuritaire. Par contre, un autre bilan provisoire des FAMAs fait état de 4 morts côté FAMa et d’une dizaine de blessés. « Les FAMa ont riposté avec les appuis aériens de la Force Barkhane et de l’Armée de l’Air malienne », note un tweet de l’Armée qui précise que « les opérations de ratissage sont en cours ». Selon un habitant joint par téléphone, des tirs à l’arme lourde sont entendus au nord de la ville. Cette attaque meurtrière contre un détachement FAMA a eu lieu aux environs de 6 h du matin. La même source indique que les réseaux téléphoniques ont été coupés et que le camp militaire de Hombori est aussi menacé. Selon cette source locale, des mirages de Barkhane sont intervenus. AT/MT/MD (AMAP)
Bandiagara: La cheffe de bureau d’OCHA Amy Martin rencontre ses partenaires et la population
Bandiagara, 03 fév (AMAP) Une rencontre, lundi, à Bandiagara, entre la Cheffe de bureau de l’Agence humanitaire des Nations unies (OCHA), Amy Martin, et les acteurs humanitaires et les autorités a permis aux acteurs concernés de passer en revue les challenges en matière de coordination, a constaté l’AMAP. Elle a, aussi, permis d’évaluer les besoins et les réponses humanitaires, entre collègues, de plaider pour la protection des populations et pour le respect des principes humanitaires et la sécurité des acteurs humanitaires. Mme Martin, était en visite pour soutenir la coordination humanitaire et échanger sur les questions prioritaires dont l’accès humanitaire et le plaidoyer. Le tout dans le but de renforcer la collaboration avec les autorités régionales (gouverneur, directeurs de services techniques, notabilités de la ville), acteurs humanitaires (ONG nationales et internationales, ainsi qu’agences des Nation unies) et tous les acteurs de sécurité et la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA). Cette visite se tient au moment où le Cercle de Bandiagara fait face, entre autres, aux défis de l’insécurité, des attaques de villages poussant aux déplacements massifs de populations. Selon le chef service local du développement social et de l’économie solidaire, le Cercle de Bandiagara a enregistré 24.960 déplacés soit 11.763 hommes et 13.197 femmes le nombre correspond à 4.472 ménages. Ces déplacés sont repartis entre les sites de Bandiagara ville, Doucombo, Muetoumo, Sangha, Kendié, Bara-Sara, Sangha, Timiniri. Les représentants des ONGS partenaires, ont fait, chacun, un exposé des activités menées dans le cadre de l’appui et de la prise en charge des Personnes déplacées internes (PDI) et des personnes vulnérables. Ils ont aussi rappelé les difficultés auxquelles ils sont confrontés dans la mise en œuvre des activités. Les difficultés majeures évoquées sont l’insécurité, la non accessibilité de certaines zones d’intervention des projets les questions relatives à l’éducation et à la promotion de femme et des jeunes. La cheffe de bureau OCHA et ses proches collaborateurs ont dit avoir pris bonne note de toutes les préoccupations soulevées et ont assuré que « des dispositions seront prises pour endiguer le fléau pour le bonheur des populations civiles ». En marge de cette rencontre, la délégation s’est rendue sur les sites de déplacés de ATTBougou et du Musée de Bandiagara. Cette visite a permis aux membres de la délégation de constater les problèmes auxquels les déplacés sont confrontés et des activités d’insertion socio professionnelles qu’ils mènent. Amy Martin était accompagnée du directeur régional du développement social et de l’économie solidaire Bakary Bengaly, de la Cheffe du sous bureau OCHA, Ghislaine GATHO, du Chef de sous bureau UNICEF Ibrahim Shire, de la Cheffe de sous bureau PAM, Bineta Bal et du Chef du sous bureau PNUD, Henri Mashagiro. La rencontre, qui était présidée par le 2e adjoint au préfet, Abdoulaye Traoré, a enregistré la présence des services techniques, des ONGs intervenants dans le domaine de l’humanitaire, la société civile. OG/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 03 février 2021
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 03 février 2021, par visioconférence, sous la présidence de Monsieur Bah N’DAW, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de textes ; procédé à des nominations ; et entendu une communication. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÉGLEMENTAIRES Au titre du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : des projets de textes relatifs à l’Adhésion du Mali à l’Accord portant création de Africa Finance Corporation, adopté le 28 mai 2007 au Nigeria. Africa Finance Corporation est une société financière multilatérale, créée par des Institutions financières et des Etats africains en 2007 au Nigeria, dans le but de favoriser la croissance économique et le développement industriel en Afrique. Africa Finance Corporation a pour mission, notamment : de mobiliser des ressources et d’accorder des prêts aux Etats membres ; de garantir des transactions réalisées par d’autres institutions financières ; de fournir une assistance technique à la préparation, au financement et à l’exécution de projets et de programmes de développement ; de réaliser des opérations bancaires, boursières et financières. Africa Finance Corporation intervient, notamment, dans le développement et le financement des infrastructures, des ressources naturelles et des actifs industriels destinés à améliorer la productivité et la croissance économique des Etats. Les secteurs prioritaires ciblés sont l’énergie, les ressources naturelles, les transports, l’industrie lourde, l’exploitation minière et les Télécommunications. L’adhésion du Mali à cet accord lui permettra, entre autres, de bénéficier de services-conseils pertinents pour la formulation de projets d’investissements publics et d’accéder à des financements à faible coût pour la réalisation de projets stratégiques et structurants. des projets de textes relatifs à la ratification de la Convention d’entraide judiciaire en matière pénale et de la Convention d’extradition, signées à Bamako, le 28 octobre 2019, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement de la République française. Le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement de la République française ont signé, le 28 octobre 2019 à Bamako, deux conventions relatives à l’entraide judiciaire et à l’extradition. La coopération judiciaire entre les deux pays est fondée sur l’accord de coopération en matière de justice, signé à Bamako, le 09 mars 1962 et sur de nombreuses conventions multilatérales. La révision de l’Accord de 1962, à travers la signature des deux conventions, s’inscrit dans le cadre du renforcement de l’efficacité de la coopération judiciaire entre le Mali et la France, notamment dans la lutte contre le terrorisme et les crimes transfrontaliers. Au titre du ministère de l’Economie et des Finances Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté : un projet de loi autorisant l’annulation de certains impôts et taxes. un projet de décret portant reconnaissance du caractère extraordinaire de la pandémie de la COVID-19. En vue d’atténuer l’impact de la pandémie de la COVID-19 sur les populations et les activités économiques, le Gouvernement a adopté un plan de riposte comportant diverses mesures sanitaires, sociales, économiques, financières et fiscales. En matière de fiscalité intérieure, les mesures concernent entre autres : le report de la date de dépôt des déclarations fiscales ; l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée sur les factures d’eau et d’électricité des mois d’avril, mai, juin, décembre 2020 et du mois de janvier 2021; les remises d’impôts portant sur la contribution forfaitaire à la charge des employeurs du secteur privé et de la taxe-logement sur la période allant du 1er avril au 31 décembre 2020 et sur les pénalités d’assiette et de recouvrement issues de contrôles fiscaux achevés à la date du 30 avril 2020. L’adoption des présents projets de textes s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de ces mesures. Le projet de loi adopté autorise l’annulation des sommes dues par les employeurs du secteur privé au titre de la contribution forfaitaire et de la taxe-logement sur la période allant du 1er avril au 31 décembre 2020. Le projet de décret adopté reconnait le caractère extraordinaire de la pandémie de la COVID-19 en vue de l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée sur les factures d’eau et d’électricité. un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de réhabilitation du tronçon Sandaré-Kayes du corridor Bamako-Dakar par le Nord. Le marché est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’entreprise COVEC-MALI, pour un montant toutes taxes comprises de 85 milliards 440 millions 466 mille 46 francs CFA et un délai d’exécution de 36 mois. La réalisation de ces travaux contribuera à la modernisation du réseau routier, à la fluidité du trafic sur le tronçon, au désenclavement intérieur et extérieur du pays, à l’amélioration de la sécurité routière et du cadre de vie des populations. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : Au titre du ministère de la Sécurité et de la Protection civile Directeur Général adjoint de la Police technique et scientifique : Commissaire Divisionnaire Hervé SANGARE. Au titre du ministère de la Communication et de l’Economie numérique Directeur Général de l’Office de Radio et Télévision du Mali: Monsieur Hassane DIOMBELE, Journaliste-Réalisateur. Au titre du ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme Conseiller technique : Monsieur Yaya SINAYOKO, Attaché de Recherche. Chargés de mission : Madame SIDIBE Mariétou COULIBALY, Economiste/Gestionnaire ; Monsieur Almamy Ibrahima KOREISSI, Spécialiste du Tourisme. Au titre du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de Pêche Directeur du Comité national de recherche agronomique : Monsieur Fagaye SISSOKO, Chargé de Recherche. Directeur du Centre National de Lutte contre le Criquet Pèlerin : Monsieur Sory CISSE, Chargé de Recherche. Directeur Général du Laboratoire Central Vétérinaire : Monsieur Boubacar Madio dit Aladiogo MAIGA, Attaché de Recherche. Secrétaire Général de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali : Monsieur Issa TOGO, Chargé de Recherche. Au titre du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle Directeur général de l’Agence pour l’Emploi des Jeunes :
Paix et cohésion sociale à Kayes : Des mécanismes traditionnels pour consolider les solutions
Kayes, 03 Fév (AMAP) Les participants à un « atelier régional sur la promotion de la culture de la paix et de la cohésion sociale à Kayes ont fait des recommandations qui se résument essentiellement au recours aux mécanismes traditionnels pour la résolution des conflits sociaux. Lors de cette rencontre, les 29, 30 et 31 janvier, ils ont, aussi recommandé la signature de pactes sociaux entre les communautés, l’implication de la diaspora dans les activités de la région, le respect des textes en vigueur, la prise en compte de certains passages de la Charte de Kuru Kan Fuga dans la Constitution. Jouissant d’une hospitalité légendaire, Kayes offre une diversité ethnique, source d’un brassage séculaire qui a valu à la cité l’appellation « Kayesba Diébakhaté ». Les populations, composées de diverses communautés, ont toujours vécu en parfaite harmonie dans la paix et la convivialité, selon le gouverneur, le colonel Moussa Soumaré, qui a présidé la rencontre avec les forces vives de la région, dans la salle de conférence de la délégation régionale de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM). « Malheureusement, ces dernières années, le vivre ensemble, qui a fait la richesse culturelle de cette région, s’effrite dangereusement, mettant en péril la cohésion sociale et menaçant, du coup, le fondement même de notre pays, en tant que nation. Aujourd’hui, nous assistons à des phénomènes auxquels une solution doit être trouvée sans délai », a fai constater le colonel Moussa Soumaré. Il s’agit, notamment, de la mise en cause de certaines pratiques traditionnelles ancestrales, des atteintes à l’intégrité morale et physique des personnes, les expropriations illégales, les cas litigieux autour des titres fonciers, de l’arrêt d’activités de développement, de l’exclusion sociale », a expliqué le gouverneur de la Région de Kayes. C’est dans ce contexte que les autorités administratives et politiques, ainsi que la société civile de la Région de Kayes organisent cet atelier régional pour permettre aux populations de débattre, ensemble, de ces phénomènes de société et de convenir des remèdes à leur apporter. Les thèmes portaient sur « Coutumes et traditions : facteurs de paix et de cohésion sociale », « Rôle de la diaspora dans la résolution des conflits sociaux » et « Citoyenneté et civisme ». Cet atelier avait pour objectif général de promouvoir et de consolider la paix, la cohésion sociale et l’entente entre toutes les communautés de la région. Il a balisé le terrain pour le forum sur l’esclavage prévu dans quelques mois dans la Cité des rails. Cette question qui fait l’objet de diverses interprétations a été esquissée lors de la rencontre. BMS/MD (AMAP)
Bamako : Exposition d’art plastique sur la beauté noire
Bamako, 3 Fév (AMAP) L’exposition, « The Crow », (la couronne en anglais), des œuvres d’Eolia, artiste à la double nationalité nigérienne et béninoise, se tient, depuis la semaine dernière, à la Galerie Médina, à Bamako, la capitale malienne. Une dizaine de tableaux, conçus dans un style original et dans des formats divers, restituent à travers une série de visages et de portraits géants, la coiffure afro des années 60. Les tableaux d’Eolia, une riposte à la ségrégation raciale, sont vendus entre 500.000 et 2 millions de Fcfa. Ainsi, à travers le mode de coiffure ou l’expression des visages, elle fait ressortir l’engagement et la résistance des hommes et femmes contre l’injustice et le racisme. Elle tire ses inspirations de la lutte pour la sauvegarde de l’identité africaine, de la lutte contre le racisme. Elle prend, aussi, en compte les lois contre les actes de violence et l’injustice à l’égard de la race noire. Le vernissage de l’exposition s’est déroulé, jeudi dernier, en présence du chef de cabinet du ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, Yamoussa Fané, du directeur de la Galerie Médina, Igo Diarra, de l’artiste elle-même et du consul du Bénin au Mali. Selon l’artiste « c’est une responsabilité mais aussi un devoir de travailler sur la beauté noire ». « C’est dans l’authenticité que je travaille pour faire sortir les caractéristiques de la femme noire et le combat contre la race noire. L’exposition est une célébration de la beauté noire », a-t-elle dit. A travers ses tableaux, l’artiste Eolia célèbre le choix d’être nous-mêmes sans concession. Pour elle, l’histoire des cheveux noirs est importante. Longtemps rejeté par les normes de beauté euro centriques, le cheveu afro a été souvent considéré comme un symbole de défi politique. Son exposition fait suite à plusieurs actions contre la discrimination des cheveux naturels le 3 juillet 2019, en Californie (Etats-Unis), l’interdiction faites aux employeurs et aux écoles de discriminer les coiffures telles que les afros, les tresses, les twists et les dreadlocks. Yamoussa Fané a exprimé l’engagement du département en charge de laCulure à soutenir la démarche de l’artiste. « Après la reprise des activités culturelles, nous sommes très ravis de magnifier les œuvres d’une jeune artiste très engagée », a déclaré le chef de cabinet. Il a aussi salué la Galerie Médina pour ses actions en faveur des artistes. Lassana Igo Diarra a exprimé sa « réelle satisfaction » d’accueillir cette belle exposition. « C’est un privilège de recevoir ces belles factures de la création artistique », a-t-il commenté. Pour sa part, le collectionneur Mamadou Kanda Keïta a estimé que c’est un travail bien fourni avec une technique ancienne. « L’artiste utilise le charbon et le bois pour faire sortir la beauté de la femme africaine dans la lutte contre l’apartheid et l’identité culturelle. C’est un travail de qualité, car il y’a une harmonie entre la technique, les matériaux et la thématique », a ajouté M. Keita. L’artiste Eolia a un parcours atypique dans le domaine de la création artistique. Elle est diplômée en marketing et a décidé, après sa formation, de faire carrière dans la création contemporaine. Son exposition reste accrochée jusqu’au 15 février prochain, avant de s’envoler pour Los Angeles (États-Unis). AS (AMAP)
CHAN 2021 : Le Mali en finale
Bamako, 3 fév (AMAP) Le Mali a battu la Guinée (0-0, 5-4 t.a.b.), mercredi soir, au stade de Japoma à Douala, et se qualifie, au bout du suspense, pour la finale de la 6è édition du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) qui se déroule au Cameroun depuis le 16 janvier. Les Aigles locaux, comme lors des quarts de finale, ont décroché leur ticket, après l’épreuve des tirs au but dans ce derby de l’Afrique de l’Ouest qui a connu un engagement physique des vingt-deux acteurs dès les premières minutes de jeu. Le défenseur malien, Mamadou Doumbia est sorti sur blessure, dès la 3è minute et conduit, immédiatement à l’hôpital, et le milieu de terrain, Ibourahima Sidibé, blessé a, également, cédé sa place à Makan Samabaly (30è min). Les Guinéens ont dominé la première période et se sont créés les meilleures occasions de la partie. Victor Kantabadouno et le buteur maison, Yakhouba Gnagna Barry, ont été les plus dangereux durant la première mi-temps. Le gardien Djigui Diarra a été le joueur le plus en vue dans cette rencontre, multipliant les parades, à l’image du tir de Yakhouba Barry à la 14è minute. Maliens et Guinéens se sont neutralisés pendant les 90 minutes et les prolongations. Ainsi pendant 120 minutes, aucune équipe n’a pu débloquer le tableau d’affichage. Aux tirs au but, le Mali a réussi l’essentiel en remportant la série (5-4) malgré l’entrée en jeu du gardien Sékouba Camara à la place de Camara Moussa à la 119’. Les Aigles s’assurent le premier ticket pour la finale du CHAN 2020, prévue dimanche prochain à Yaoundé. Ils joueront contre le Maroc qui a dominé le Cameroun par un score sans appel de 4 à 0 Le Mali va jouer la deuxième finale de CHAN de son histoire, après celle de 2016, au Rwanda, perdue devant la RD Congo (0-3). Réactions d’après-match Entraîneur de la Guinée, Kafory Lappé Bangoura « Comme toujours, les derbys Mali-Guinée sont des matchs très difficiles. On a bien joué mais il y a eu une baisse de régime. Une répétition de retards, coupures d’électricité pendant les entraînements. Beaucoup d’aléas qui nous ont déstabilisés. La victoire a choisi le Mali, on n’a pas eu la chance. Les enfants ont mouillé le match, il y a beaucoup de forfait. On ne s’est pas reposé, on est fatigué. Depuis 1976, la Guinée n’a pas joué de finale, on voulait rentrer dans l’Histoire. Le foot africain a vraiment évolué, ça s’adapte. Les Entraîneurs africains ont été au rendez-vous. » Entraîneur du Mali, Nouhoum Diané « Ce n’était pas facile. La Guinée a eu beaucoup d’occasions. On n’a pas le choix, on se prépare en fonction de l’adversaire. La réalité, on fait tout pour gagner. Les équipes sont désormais difficiles à manœuvrer. Le staff médical mettra tout en œuvre pour qu’on retrouve de la fraîcheur. On a subi le jeu de la Guinée. On est là tranquillement. La Guinée nous a pris de haut, nous avons essayé de mettre la Guinée sous pression. On va essayer de préparer la finale, permettre aux gens de réparer ce qui n’a pas marché dès la 3è minute « . LMD (AMAP)

