Tombouctou : Organisation d’un Festival sur le vivre Ensemble, la paix et la réconciliation

Tombouctou, 5 février (AMAP) Le Festival du « Vivre Ensemble » organisé par la Direction du Festival du Vivre Ensemble, en partenariat avec le Bureau de la Communication de la MINUSMA s’est déroulée du 29 au 31 janvier 2021 à Tombouctou, a constaté l’AMAP. Il a été marqué par plusieurs activités notamment les débats citoyens, les ateliers thématiques, les formations, les visites guidées, les prestations musicales d’artistes connus au plan local et national, voire international singulièrement Kader, virtuose de la guitare et star montante de la musique malienne, Lodia ou Kouwa Traore et le groupe les Songhoy Blues. Cependant, le contexte général marqué par la COVID-19 a dicté certaines mesures : « Nous avons renoncé à la foire-exposition qui draine habituellement du monde pour éviter la propagation de la maladie. Outre cela, nous avons exigé le lavage des mains au savon et le port du masque à tous les participants que nous avons repartis en groupes de 50 personnes », a déclaré le Directeur du festival, Salaha Maïga. Les artistes ont véhiculé des messages de paix et de réconciliation auprès des festivaliers et lancé des appels à la cohésion et à la promotion du séculaire vivre ensemble au pied du monument historique de la « Flamme de la paix ». « Il n’y a que le festival qui nous donne cette opportunité de rassembler autant de monde. Toute la ville de Tombouctou se retrouve à la Flamme de la Paix. C’est une communion indescriptible » a déclaré le chef du bureau de la MINUSMA à Tombouctou, Riccardo MAIA, qui a félicité au passage les organisateurs de l’évènement qui en est à sa 5ème édition. En visite à Tombouctou, la Ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme Kadiatou Konaré, s’est rendue sur le site du festival où elle a pu échanger avec les organisateurs. « Nous sommes très solidaires de ce festival dont nous avons rencontré les organisateurs. Nous serons là si financièrement ou techniquement, nous devons apporter un appui. Surtout qu’il se tient sur une place emblématique » a-t-elle soutenu. En rappel, le monument de la « Flamme de la paix » qui a été érigé avec les matériaux tirés de la destruction de milliers d’armes de guerre et inauguré en avril 1996, symbolise la volonté des communautés de Tombouctou de ne plus jamais recourir aux armes pour régler leurs différends. Au-delà de la joie, des chants et des danses, c’est aussi la diversité ethnique et linguistique de Tombouctou qui a été célébrée lors des trois nuits de spectacle. KM (AMAP)

Covid-19 au Mali: Onze nouveaux cas jeudi

Bamako, 5 fév (AMAP) Les services de santé ont enregistré, jeudi, onze nouvelles contaminations à la Covid-19, sur 714 échantillons prélevés, a annoncé le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Toutefois, on note 14 patients guéris contre zéro décès au cours des dernières 24 heures, Selon le ministère de la Santé, les malades du jour ont été diagnostiqués dans les Régions de Kayes (Ouest) et Ségou (Centre), ainsi qu’à travers plusieurs Communes du District de Bamako, la capitale. Ces derniers chiffres portent le nombre de cas positifs, au Mali, à 8.130 sur lesquels 6.025 patients sont guéris du coronavirus. On déplore 333 décès, dont le dernier remonte au mardi. AT/MD (AMAP)

UNTM/Gouvernement : La centrale syndicale exprime son impatience

Bamako, 4 fév (AMAP) l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a publié, mardi, une lettre circulaire signée de son secrétaire général, Yacouba Katilé, dans laquelle la plus grande centrale syndicale du pays, n’exclut pas un nouveau débrayage Dans sa lettre circulaire, après une analyse de la situation, la centrale syndicale annonce qu’ «un nouveau préavis de grève dure n’est pas à exclure». L’UNTM revient sur les péripéties ayant précédé la sortie médiatique du Porte-parole du gouvernement. « Du 21 décembre 2020 au 21 janvier 2021, des rencontres ont eu lieu, tantôt avec le ministre du Travail et de la Fonction publique seul, tantôt en présence de certains de ses collègues, le ministre de l’Économie et des Finances, en particulier », explique le secrétaire général. Les syndicalistes révèlent que les négociateurs sont parvenus à des accords qui ont été validés, sous réserve que les observations de la «plénière de validation soient intégrées au texte final». Selon eux, la partie gouvernementale, qui devrait assister à une rencontre avec le Premier ministre, semble-t-il, a procédé à la signature d’un procès-verbal dit de conciliation remis par le rapporteur gouvernemental. «Ceux de l’UNTM et du Patronat ont-ils participé à son ultime changement ?», questionne Yacouba Katilé dans sa lettre circulaire. Avant d’avancer : «Rien ne permet de l’attester, car des changements de formulation, de délais et des absences de dates précises ont rendu le texte méconnaissable à des négociateurs ». En outre, le secrétaire général de l’UNTM, en personne, se serait rendu compte de certaines insuffisances et aurait demandé de les corriger. Le leader syndicaliste dit n’avoir pas obtenu gain de cause malgré une rencontre avec le Premier ministre. «Ce sont ces changements inappropriés, ne garantissant pas aux travailleurs la mise en œuvre correcte des accords, qui ont finalement motivé le refus de signature de notre centrale», clarifient Yacouba Katilé et ses camarades. Le ministère du Travail et de la Fonction publique rencontre jeudi la presse pour donner sa version des faits. Il y a deux semaines, le ministre du Travail et de la Fonction publique, Porte-parole du gouvernement, Me Harouna Mamadou Toureh, a annonçait à la presse que les négociations avec l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) étaient sur le point d’aboutir à un accord sur l’essentiel des revendications de la centrale syndicale. Trois jours plus tard, les deux parties devaient se retrouver pour signer le procès-verbal de réconciliation. Malgré les tractations, ce n’est pas encore chose faite. L’UNTM avait déjà observé une première grève de 72 heures du 18 au 20 novembre 2020, puis une deuxième de cinq jours allant du 14 au 18 décembre dernier. Ses revendications portent, entres autres, sur l’alignement des grilles indiciaires, des primes et indemnités, sur le recrutement des jeunes diplômés et sur la renationalisation des unités industrielles des années 60. MS/MD (AMAP)

Communiqué du gouvernement sur les opérations de démolition en cours dans la zone aéroportuaire

Le Ministre des Affaires foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat et le Ministre des Transports et des Infrastructures, au nom du Gouvernement de la République du Mali, réaffirment leur engagement à préserver le domaine aéroportuaire et apportent un cinglant démenti aux rumeurs persistantes et aux déclarations mensongères et calomnieuses qui circulent, depuis quelques jours, sur les opérations de démolition en cours dans la zone aéroportuaire de Bamako-Sénou. Les ministres rappellent que le Mali avait procédé à la délocalisation de l’aéroport de Hamdallaye à Senou, situé à l’époque à 15km de la ville de Bamako. Pour éviter la proximité des habitations avec l’aéroport et respecter les normes internationales de l’aviation civile, le Gouvernement du Mali a défini en 1995 une zone de sécurité de 7194 hectares. La superficie a été déterminée pour prendre en compte d’une part, la sécurité des mouvements des avions pendant les phases critiques de décollage, d’approche et d’atterrissage, et d’autre part, les risques liés aux interférences sur les équipements de navigation aérienne et autres risques environnementaux engendrés par les déchets domestiques. Cette opération fait des émules dans la sous-région, où les aéroports qui côtoient les habitations sont présentement délocalisés pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens ainsi que la sécurité et la sureté dans l’aviation. Le domaine aéroportuaire, classé comme tel par décret, relève du domaine public artificiel de l’État. Il est sous ce statut insusceptible d’aliénation. Sa gestion appartient au ministre chargé des Domaines, conjointement avec le ministre chargé du transport aérien. Aucune autre autorité de l’État et des collectivités territoriales ne peut attribuer une portion du domaine aéroportuaire. Toute cession de terrain à des particuliers dans le domaine est nulle de plein droit. Les allégations de surdimensionnement de la zone aéroportuaire sont absolument tendancieuses et ne reposent sur aucune expertise. La superficie de la zone aéroportuaire a été définie conformément aux normes de réception d’un aéronef de type Boeing 747. Toute diminution de cette superficie amènerait le Mali à délocaliser l’aéroport Bamako-Sénou et à mobiliser au moins 1000 milliards de FCFA pour la construction d’un nouvel aéroport sans compter le coût des expropriations inhérentes à une telle opération. Aucune opération de déclassement partiel n’a été effectuée ni au profit de la Mairie du District de Bamako, ni pour les besoins d’une quelconque collectivité. L’aéroport de Bamako-Sénou diffère des aéroports situés au bord de la mer, dont les zones de trouée s’étendent sur un espace maritime qui n’a aucune commune mesure avec les 7194 hectares de Bamako-Sénou. Les opérations de démolition des occupations illicites n’ont pas cessé et le Gouvernement est déterminé à les poursuivre pour conserver la certification de l’aéroport international Président Modibo Keita-Bamako-Sénou. Les ministres indiquent que le ralentissement des opérations procède du seul souci de réitérer aux occupants illégaux la sommation de quitter les lieux. Le Ministre des Affaires Foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat et le Ministre des Transports et des Infrastructures savent pouvoir compter sur l’esprit civique des citoyens. Ils espèrent leur concours patriotique à la consolidation des investissements importants réalisés par le Gouvernement et à la préservation du domaine aéroportuaire.

Message de félicitations du Président Bah N’DAW suite à la qualification des Aigles pour la finale du CHAN 2021

« Chers Aigles, Au terme d’un match serré, vous voilà qualifiés pour la finale du Championnat d’Afrique des Nations, édition 2021. En mon nom, au nom du gouvernement et du Peuple maliens, je voudrais à cette occasion vous féliciter chaleureusement. Tout au long de cette compétition, vous avez fait preuve d’un don de soi et d’un sens patriotique qui doivent constituer une source d’inspiration pour tous les Maliens, particulièrement en ce temps de lourds défis. Je suis fier de vous et je n’ai aucun doute que cette fierté est partagée par tous nos compatriotes. Je vous souhaite bonne chance pour la finale et vous assure du soutien et des bénédictions de la Nation que vous n’avez de cesse d’honorer depuis le début de cette compétition. Vive les Aigles, Vive le Mali »

Le correspondant de l’AMAP de Nara est décédé mardi dès suite d’un accident de la circulation

Nara, 4 février (AMAP) Le correspondant de l’AMAP de Nara, Mahamadou Sidibé dit Wash est décédé mardi à Nara suite à un accident de la circulation qui a également coûté la vie à un de ses enfants, âgé de 5 ans, a appris l’AMAP de source proche de sa famille. Mahamadou Sidibé a été accompagné au cimetière du quartier Sahel Vert de Nara, le mercredi 3 février, par une foule nombreuse composée de parents, d’amis, de collaborateurs et d’anonymes en présence du nouveau gouverneur de la région de Nara,  du préfet, de plusieurs sous-préfets et maires du cercle Nara. Agé de 49 ans, Mahamadou Sidibé qui était titulaire d’un baccalauréat série Sciences humaines, obtenu en 1996 au lycée Franco Arabe de Banamba (LFAB), fit ses études à l’école fondamentale de Dilly où il obtient son Diplôme d’Etudes Fondamentales en 1991 avant d’être orienté au Lycée Franco Arabe de Banamba, série Lettres. Professeur d’histoire et de géographie de son état au lycée publique de Nara, Mahamadou Sidibé était titulaire d’une maitrise en histoire et géographie obtenue en 2002, à la Faculté des Lettres, langues, Arts et Sciences humaines de l’Université de Bamako (FLASH). Passionné de l’information dès son jeune âge lui en a valu le surnom de « Washington » en référence à la radio de cette ville, Mahamadou Sidibé, était un homme sociable et plein d’humours, faisant de lui animateur hors pairs. Il était reconnu également comme étant un travailleur acharné et rigoureux, toute chose qui lui a valu, en 2008, d’être retenu par l’AMAP et l’ORTM, qu’il avait volontairement rapproché, pour proposer ses services en qualité de correspondant dans le cercle de Nara. Le défunt Sidibé qui a bien rempli sa  fonction avec le désir constant d’apprendre et son dévouement pour la cause de sa localité,  laisse derrière lui une veuve et une petite fille inconsolable. BC/KM (AMAP)

Enseignement supérieur : 150 futurs étudiants initiés aux outils informatiques

Bamako, 4 fév (AMAP) Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a initié, mercredi, à l’Agence des technologies de l’information et de la communication (AGETIC), en collaboration avec le département de la Communication et de l’Économie numérique, une session de formation sur l’utilisation des plateformes d’enseignement en ligne et de la messagerie, au profit des nouveaux bacheliers boursiers pour le Maroc. Cette formation a pour objectif de mettre 150 futurs étudiants maliens au même niveau que ceux du pays d’accueil sur l’application des outils informatiques, afin qu’ils aient la capacité de chercher les ressources et les activités relatives aux cours dispensés par les enseignants dans les universités marocaines sur Internet. La formation doit, aussi, permettre aux futurs étudiants de suivre les cours en ligne, à travers des adresses professionnelles qui ont été créées pour eux. Il s’agit de leur offrir l’opportunité de pouvoir suivre les cours dispensés au Maroc à travers l’application zoom. « Les cours à distance complètent la formation en présentiel », a dit Mme Coulibaly Aminata Sogoba, conseillère technique au ministère de la Communication et de l’Économie numérique. Elle a, aussi, exhorté les apprenants à être assidus, notamment à mieux suivre l’enseignement à distance pour avoir les meilleurs résultats, à la fin de l’année universitaire Le chef de cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Abdoulaye Magassouba, n’a pas dit autre chose, en conseillant aux futurs étudiants : « Suivez votre formation avec la grande rigueur et toute l’attention requise. Cet exercice est très important et vous servira. Donnez le meilleur de vous-mêmes », Ces nouveaux bacheliers maliens, qui devraient regagner le Royaume chérifien pour des études universitaires, sont toujours bloqués à Bamako du fait des mesures restrictives adoptées par leur pays d’accueil contre la Covid-19. Ils avaient été sélectionnés lors d’un test, à la suite de leurs performances scolaires, au titre de l’année scolaire 2019-2020, pour poursuivre des études universitaires dans le cadre de la coopération universitaire entre le Mali et le Royaume chérifien. La formation était assurée par des agents de l’AGETIC. SYW/MD (AMAP)

Dr Drissa Coulibaly, Directeur national des Services Vétérinaires : «Nous n’avons pas d’information sur les cas de Covid chez les animaux au Mali»

Propos recueillis par Yacouba TRAORE Bamako, 4 fév (AMAP) La crainte d’une migration de la Covid-19 des humains aux animaux est de plus en plus redoutée. Le Dr Drissa Coulibaly, Directeur national des Services vétérinaires et délégué du Mali auprès de l’Organisation mondiale de la santé animale, évoque la question et d’autres aspects dans cette interview.  L’Essor : Que savons-nous, à l’heure actuelle, de la cause de la Covid-19 ?  Dr Drissa Coulibaly : La Covid-19 est la maladie causée par le coronavirus (CoV) nommé SARS-CoV-2. Les infections à coronavirus sont fréquentes, à la fois chez les animaux et chez l’homme, et certaines souches de coronavirus sont zoonotiques, c’est-à-dire qu’elles sont transmissibles entre les animaux et l’homme. En 2019, un nouveau coronavirus a été identifié comme l’agent causal de cas humains de pneumonie. Depuis lors, des cas humains ont été signalés presque dans tous les pays et l’épidémie de Covid-19 a été classée comme pandémie par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).  L’Essor : Les animaux sont-ils à l’origine de la transmission de la Covid-19 chez les humains ? Dr Drissa Coulibaly : La pandémie actuelle se poursuit par la transmission d’humain à humain du germe (SARS-CoV-2). Des preuves actuelles semblent indiquer que le SARS-CoV-2, c’est-à-dire la Covid-19 est apparue d’une source animale. Les données du séquençage génétique révèlent que le plus proche virus connu du SARS-CoV-2 est un coronavirus circulant dans des populations de chauves-souris du genre rhinolophus (rhinolophes). Cependant à ce jour, il n’existe pas assez de preuves scientifiques pour identifier la source du SARS-CoV-2, ou pour expliquer la voie de transmission originelle vers les humains qui serait susceptible d’avoir impliqué un hôte intermédiaire. Des recherches sont en cours pour identifier l’origine du virus et un possible réservoir animal. De récentes découvertes confirment que les infections chez le vison (mammifère vivant en Amérique et Europe) peuvent entraîner à nouveau une transmission chez l’homme. L’Essor : Les animaux peuvent-ils être infectés par le SARS-CoV-2 ? Quelles espèces animales seraient les plus à risque ? Dr Drissa Coulibaly : Oui, plusieurs espèces animales ont manifesté une sensibilité au virus après infection expérimentale et en milieu naturel lors de contacts avec des personnes infectées. Il existe également des preuves que des animaux infectés peuvent transmettre le virus à d’autres animaux après contact en milieu naturel, par exemple des transmissions entre visons et de visons à chats. Cependant, toutes les espèces ne semblent pas être sensibles au SARS-CoV-2. À ce jour, les résultats des études expérimentales d’infection montrent que les volailles et le bétail (bovins, moutons, chèvres, chevaux, ânes, porcs, etc.) ne sont pas sensibles à l’infection. Les animaux, à ce jour, les plus sensibles sont : les chiens, les chats et les visons. L’Essor : Le risque de transmission aux animaux est-il à craindre au Mali ? Dr Drissa Coulibaly : Les cas de contamination et/ou d’infection de l’être humain à une espèce animale domestique restent sporadiques et isolés liés à la promiscuité animal-homme, importante en milieu clos et confiné. Bien vrai que les cas de transmission aux animaux semblent rares, un risque de transmission aux animaux est possible au Mali, dès lors que nous avons des humains malades, si des mesures de protection et d’hygiène ne sont pas pratiquées ou respectées. L’Essor : Est-ce qu’il y a des cas d’animaux infectés signalés au Mali ? Dr Drissa Coulibaly : Nous n’avons pas d’information sur les cas animaux au Mali ; aucune publication ou étude n’ayant été portée à notre connaissance. Cependant, dans beaucoup de pays du monde, des cas animaux ont été enregistrés, notamment chez les animaux de compagnie comme les chiens et chats, les animaux d’élevage comme le vison ; les animaux du zoo ou sauvages comme les tigres et les lions. L’Essor : Quelles peuvent être les conséquences de la transmission du virus de la Covid-19 de l’animal à l’homme ? Dr Drissa Coulibaly : La principale conséquence est que les animaux sensibles ne constituent, demain, des réservoirs du virus pour les humains, en continuant à perpétuer la maladie au sein de la population. Ce qui pourrait constituer un risque permanent pour la santé publique. Par conséquent, les populations animales sensibles en contact étroit avec l’homme comme les chiens et chats doivent être étroitement surveillées. L’Essor : Y a-t-il des précautions à prendre pour éviter la transmission du virus de la Covid-19 aux animaux ? Dr Drissa Coulibaly : Bien qu’il existe une incertitude quant à l’origine du SARS-CoV-2, il convient d’appliquer les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ainsi, les personnes malades ou suspectes, doivent autant que possible éviter tout contact étroit avec leurs animaux, et faire appel à une autre personne pour s’occuper d’eux. Si elles doivent s’occuper de leurs animaux, elles devraient appliquer les principes de base en matière de bonnes pratiques d’hygiène et les gestes barrières (port du masque, lavage des mains avant et après avoir pris soin de leurs animaux etc.) Les animaux appartenant à des propriétaires infectés par la Covid-19 devraient, autant que possible, rester isolés et éviter les contacts avec d’autres animaux. Aussi, il convient d’appliquer des mesures d’hygiène générales lors de la visite des marchés vendant des animaux vivants, de la viande crue et/ou des produits d’origine animale. Il faut notamment, se laver les mains, régulièrement, avec du savon et de l’eau potable après avoir touché des animaux ou des produits d’origine animale, ainsi qu’éviter de se toucher les yeux, le nez et la bouche. Des précautions doivent être prises pour éviter tout contact avec des animaux malades, des produits d’origine animale avariés, d’autres animaux présents sur le marché (tels que chats et chiens errants, rongeurs, oiseaux, chauves-souris) et des déchets ou fluides d’origine animale sur le sol ou les surfaces des installations du marché. L’Essor : Que peuvent faire les Services vétérinaires nationaux ? Dr Drissa Coulibaly : Les services vétérinaires doivent travailler étroitement avec les autorités de santé publique ainsi qu’avec celles en charge de la faune sauvage, en utilisant une approche : «Une seule santé» pour partager les informations et coopérer dans leur réponse au Covid-19. Une étroite collaboration entre les autorités de santé animale et publique est impérative pour mieux identifier

Bamako : Transports en commun perturbés

Bamako, 4 fév (AMAP)  De nombreux habitants de Bamako, la capitale malienne, n’ont pas pu se déplacer, mercredi, à cause de l’arrêt de travail qu’observent certains syndicats de transports en commun. Cette perturbation des transports urbains suite à ce mouvement d’humeur syndical est consécutive à l’entrée en vigueur du paiement de la redevance de péage par passage, qui était initialement prévue pour le 1er février 2021 et reportée au 17 février prochain. Une décision du ministre des Transports et des Infrastructures qui n’est pas du goût des transporteurs. Le mouvement a eu pour conséquence que se déplacer a été un vrai casse-tête pour bon nombre de Bamakois. Par endroits, on assistait à des scènes de chaos. Au quartier de Garantibougou où nous nous sommes rendus, des apprentis-chauffeurs avaient barricadé certaines voies pour empêcher la circulation. D’autres arrêtaient les minibus Sotrama et taxis pour faire descendre brutalement leurs clients. Du côté de Niamana, on assistait aux mêmes scènes de désordre. Certains jeunes apprentis, par zèle, avaient coupé la route aux cars de transport et même aux véhicules personnels, créant ainsi des embouteillages monstres dans le secteur. Tous les jours ouvrables, Mohamed Coulibaly emprunte un «Sotrama» pour se rendre au service. Mercredi, à sa surprise, il a appris que les transporteurs ont déclenché leur mouvement. «Depuis la première heure de la journée, je suis là. Je viens d’apprendre que les Sotrama et les taxis sont en grève», a déploré le jeune travailleur. «Ce qui s’est passé est un arrêt de travail et non une grève. Dans la soirée du mardi, les chauffeurs se sont réunis à Médina-Coura pour prendre cette décision d’arrêt de travail, suite au communiqué annonçant le paiement du péage par passage », a dit le vice-président du Syndicat national des transporteurs routiers urbains, interurbains internationaux du Mali (SYNTRUI-Mali), Chiaka Diakité. Il a précisé que c’est l’ordre de stationner les véhicules qui a été donné à tous les chauffeurs lors de la réunion. Selon notre interlocuteur, cette mesure pose énormément de problème aux transporteurs. « Nous avons l’habitude de payer le péage sur 24 heures, avec cette décision les taxes des véhicules seront multipliées», a-t-il fait savoir, pour expliquer le bien-fondé de ce mouvement. Cependant le vice-président du SYNTRUI-Mali est opposé aux actes d’indiscipline constatés ça et là. « Il n’a été demandé à personne de barricader ou de faire sortir les passagers des véhicules de transport. Nous condamnons ces actes», a-t-il dit, ajoutant que cet arrêt de travail consiste à signaler au gouvernement que sa décision n’arrange pas les transporteurs. Souleymane Diallo secrétaire général de la Coordination des chauffeurs et conducteurs routiers du Mali, syndicat affilié à l’Union nationalae des transporteurs du Mali (UNTM), a assuré, pour sa part, que cet arrêt de travail allait prendra à minuit mercredi. Les activités reprendront normalement sur l’ensemble du territoire ce jeudi. «Nous attendons les reactions de notre département pendant 24 heures. Au-delà de ça, nous allons déposer un prévis de grève », a prévenu Souleymane Diallo. Du côté du ministère des Transports et des Infrastructures, nos tentatives de recouper certaines informations sont restées vaines. BC/MD (AMAP)  

CHAN 2021: Sortie de Mamadou Doumbia du bloc opératoire

Bamako, 3 fév (AMAP) Le défenseur central des Aigles locaux, Mamadou Doumbia, victime d’une double fracture tibia-péroné, est sorti du bloc opératoire, mercredi, selon notre confrère Djibril Traoré, présent au Cameroun. Il est sorti sur blessure dès la 3è minute de la demi-finale, remportée par le Mali, dans la séance des tirs au but 5-4, face à la Guinée après un choc avec un attaquant guinéen. Il a été immédiatement conduit à l’hôpital,. La durée de son indisponibilité n’a été révélée, mais tout porte à croire que le CHAN est fini pour le joueur du Stade malien qui va attendre plusieurs semaines avant de refouler un gazon. LMD (AMAP)