Koulikoro : Organisation du Festival Ag’na pour la cohésion sociale

Koulikoro, 2 mars (AMAP) La cérémonie d’ouverture de la 2ème édition du festival Ag’na qui s’est déroulée du 25 au 28 février sur la petite île du fleuve Niger à Koulikoro, a été présidée par le Ministre de la Réconciliation et de la Cohésion sociale, Colonel Ismaël Wagué, a constaté l’AMAP. C’était en présence des autorités administratives, politiques et traditionnelles de la Cité du Méguétan, de la représentante de l’Union Européenne, des représentants de plusieurs sponsors et des directeurs du festival Ados Ciné, Fousseyni Diakité et Manny Ansar  du festival au désert. Les festivaliers avaient le choix de faire une marche militaire avant de regagner le site du festival au beau milieu du sable ou de passer par une pirogue. C’était une belle aventure qui a permis aux amateurs du désert de retrouver le grand sable à la sortie de la ville historique de Soumangourou Kanté. Le ministère de la réconciliation, Colonel-major Ismael Wagué a, dans son discours d’ouverture exprimé l’engagement des hautes autorités à œuvrer pour la réconciliation nationale. Le ministre a expliqué que la fusion de ces deux festivals est un acte de réconciliation entre les fils du pays, toute chose qui montre l’avancée du processus de réconciliation. Pour la coordinatrice du festival Mme Zeinabou Sidibé c’est un pont entre 2 festivals (Ados Ciné et festival au Désert) qui ont décidé de s’unir pour bâtir le festival Ag’na, qui veut dire Culture en Tamashek. Cette année plusieurs activités étaient au programme à savoir l’organisation d’un master classe pour les jeunes vidéastes et les producteurs, des ateliers de productions, des conférences, soutenus par une programmation musicale très variée. Parmi les artistes on peut retenir le groupe Songhoy Blues, les Tinariwen, Abdoulaye Diabaté et son groupe, Habib Koïta, Safi Diabaté Dr Kb et autres. La particularité de cette programmation était au niveau de la prestation musicale. Tous les artistes ont tous chanté pour la paix et la réconciliation des cœurs. L’un des temps fort de cette 2ème édition était la remise des prix aux lauréats du concours de film et la conférence du ministre Zahabi Ould Sidi Mohamed sur la paix et la réconciliation. Le premier prix a été emporté par le film court métrage de Moise Togo, titré « Gakoulou» d’une valeur d’ un million de francs cfa.Malgré le contexte marqué par la Covid-19, le public malien a répondu à l’appel des organisateurs qui ont mis un dispositif sécuritaire à l’entrée du site pour respecter les mesures barrières dictées par les autorités de notre pays. AS/KM (AMAP)

Mali: 14 nouveaux cas de Covid-19 et 02 décès lundi

Bamako, 10 mars (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré, lundi, quatorze nouvelles contaminations à la Covid-19, sur la base de 720 échantillons testés et deux décès, annonce le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Par ailleurs, on note 06 patients guéris contre zéro décès au cours des dernières 24 heures, selon la même source Le communiqué précise que les nouveaux malades ont été identifiés dans les Régions de Koulikoro (près de Bamako, la capitale), Sikasso (Sud) et Mopti (Centre), ainsi que dans les six Communes du District de Bamako. Ces nouveaux chiffres portent le nombre de cas positifs à 8.390, sur lesquels plus de 6.400 personnes sont guéries du virus contre 355 décédées. AT/MD (AMAP)

Attaque du poste frontalier de Hérèmakono (Sud) : Un mort, un blessé et des dégâts matériels importants

Sikasso, 01 mars (AMAP) Le poste frontalier (avec le Burkina Faso) de Hèrèmakono, à une trentaine de kilomètres de la ville de Sikasso, dans le Sud du Mali, a été attaqué, lundi matin, par une cinquantaine d’hommes non identifiés, lourdement armés, a appris l’AMAP de source sécuritaire. Deux chauffeurs en transit avec des véhicules importés ont été atteints par les tirs des agresseurs. L’un a succombé et l’autre a été grièvement blessé à la jambe. Les assaillants, qui sont restés sur le site, de 2 heures à 3 heures 30 mn, ont brulé le bâtiment de la douane, seize véhicules dont trois appartenant à des douaniers en service. Au poste de la gendarmerie, ils ont brulé trois véhicules ainsi que le bureau. Selon les services de sécurité, des impacts des balles sont toujours visibles sur les bacs de sable disposés autour du poste. Des renforts ont été, immédiatement, dépêchés sur les lieux à partir de Sikasso. FD/MD (AMAP)

La sécurisation booste le business du sable à Gao, dans le Nord du Mali

Par Abdourhamane TOURE Gao, 01 mars (AMAP) Aujourd’hui, dans la ville de Gao, dans le Nord du Mali, le sable est un matériau recherché parce qu’il est utilisé dans la sécurisation des alentours des camps militaires, des check points des forces de sécurité maliennes et de leurs partenaires, Barkhane et Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), ainsi que de maisons individuelles. Après la crise de 2012, plusieurs bâtiments administratifs ont été détruits par l’occupation des terroristes et leurs alliés et il fallait les réhabiliter ou les reconstruire. En plus, la ville de Gao est en plein chantier. Du jour au lendemain, de riches commerçants achètent des terrains ou des bâtiments en banco, au centre-ville. Ceux-ci construisent à la place de grands buildings en béton. Tous ces facteurs font que le business du sable est devenu l’une des principales activités de certains chefs de famille de la Commune urbaine de Gao. Deux groupements se partagent l’activité du sable. Il s’agit de l’association des propriétaires de bennes et celle de « Kel-Pélou » (en Tamashek et qui signifie en français les propriétaires des pelles). Le sol de Gao est constitué de sable. Mais ce n’est pas tout sable qui peut être utilisé comme matériau pour les infrastructures ou les habitations en béton. Deux carrières sont les plus connues pour l’extraction du sable fin ou du gros grain. Il s’agit de la carrière du 7ème quartier, à une quinzaine de kilomètres de la ville, et celle du Quartier château qui a été abandonnée, à cause de l’extension de la ville et de la dégradation du site due au creusement. Abdoulaye Ag Zeïnou est président de l’Association des « Kel-Pélou ». « Notre groupement est constitué de 150 membres. Notre travail consiste à extraire le sable, à le charger dans des camions-bennes. Le prix d’un chargement de sable varie entre 16 000 et 30 000 Fcfa », explique-t-il. Chaque camion-benne est accompagné de cinq chargeurs. Les cinq chargeurs sont payés à 4000 Fcfa, à raison de cinq chargements. Chaque fin du mois, les membres de l’association « Kel-Pélou » cotisent 1500 Fcfa. Cette cotisation finance la prise en charge des adhérents en cas de problème majeur. « La cotisation mensuelle est la meilleure chose de notre association parce que, souvent, certains empruntent auprès de l’Association quand ils sont dans le besoin », a expliqué le président du groupement de « Kel-Pélou ». Selon lui, l’association, dont des copies de documents de création ont été déposées au niveau de certains services publics à toutes fins utiles, a besoin du soutien de l’Etat parce que ses membres. Le doyen Askiou Ag Assaid est l’un des premiers membres de l’association « Kel-Pélou ». Selon lui, avant la crise de 2012, l’activité d’extraction et de chargement du sable pouvait nourrir son homme. « C’est avec le revenu de ce travail que je me suis marié. J’ai eu des enfants que je continue à nourrir, Cependant, je n’ai pas construit et j’habite encore dans une case en paille », a déclaré le vieux Askiou. Il se souvient, nostalgique, de la belle époque où ils chargeaient en gravier un camion-benne à 25 000 Fcfa et en sable à 10 000 Fcfa. « Actuellement, le métier rapporte peu », se désole Askiou qui réclame des clients de camions-bennes d’augmenter le prix du sable. Mme Diallo Safia Alassane est vendeuse de repas à la carrière de sable. « Depuis trois ans, je vends de la nourriture aux manœuvres et chauffeurs de la carrière. Mes recettes journalières varient entre 15 000 à 20 000 Fcfa », a dit Mme Diallo. Abdoulatif Almouner Maiga dit Doula, est chauffeur et porte-parole des chauffeurs de camions-bennes. Selon, lui le nombre de chauffeurs dépend de nombre de bennes. Il y a plus de 200 véhicules qui ont adhéré à l’Association des camions-bennes mais beaucoup sont en panne. Les conducteurs de camions-bennes gagnent entre 500 à 2.250 Fcfa par voyage. « Nous sommes confrontés à un manque de carrière parce que les autorités communales nous font déguerpir, souvent », se plaint Doula. Selon Ibrahim Abdramane, président de l’Association des propriétaires de camions-bennes, qui signale exercer ce métier, depuis 1985, c’est en 2018 que le groupement des propriétaires de camions-bennes a été officiellement créé. Plus de deux cent propriétaires de camions-bennes en sont membres. « Chaque membre possède une carte qui coûte 2.000 Fcfa et est renouvelable chaque année », nous apprend Ibrahim Abdramane. « Le prix officiel d’un chargement de sable destiné au mortier coûte 30 000 Fcfa et le banco 16 000 Fcfa mais la location, par jour, du même camion-benne s’élève à 60 000 Fcfa si le carburant est à la charge du client’, explique le président des propriétaires de camions-bennes. « L’association joue un rôle très important, non seulement, pour les propriétaires de bennes, les chauffeurs mais, aussi, pour l’association des «Kel-Pélou» parce qu’en cas d’accident grave ou mortel causé par un chauffeur, c’est l’association qui répare les dommages. Elle vient, aussi, en aide à la famille du chauffeur », poursuit Ibrahim Abdramane. « Souvent, elle gère, aussi, certaines situations sociales des propriétaires de bennes et même de leurs chauffeurs », ajoute le président du groupement. Il cite, également, de bonnes initiatives de l’association dans la Commune urbaine de Gao (ramassage des ordures dans le quartier château, remblayage d’espaces publics et de cimetières envahis par les eaux stagnantes…) Le bureau régional de l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (ANPEJ) contracte avec le groupement qui en espère autant avec la ville de Gao. « Dans les conditions normales, la mairie peut nous confier le ramassage des ordures et le curage des caniveaux de la Commune urbaine de Gao », suggère Ibrahim Abdramane. Il plaide pour un soutien des autorités régionales et nationales à leur groupement qui est une jeune association. Le sable est une matière solide granulaire constituée de petites particules provenant de la dégradation de matériaux d’origine minérale essentiellement des roches. Cette matière est, quotidiennement, utilisée comme matériau dans la construction des bâtiments et d’autres infrastructures. Le sol des régions dans le Nord du Mali et, en particulier, de la Région de Gao, est constitué de sable. Gao est considéré comme le port du sable.

Macina : Fin d’un atelier pour la réussite de l’action éducative en période de conflit

Macina, 1er mars (AMAP) Un atelier de formation destiné à 60 membres du cadre de concertation de l’éducation surs leurs rôles et responsabilités pour la réussite de l’action éducative en période de conflit s’est déroulée du 20 au 25 février, simultanément dans les communes de Monimpebougou, Macina et Boky-werè, dans le Cercle de Macina, a constaté l’AMAP. Organisées par l’Association Malienne pour la Promotion du Sahel(AMAPROS) sur financement d’ERIKS Dévelopment Partener, les sessions de formation s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’Appui à la Réscolarisation d’Enfants (PARE), Il s’agissait au cours de ces différentes formations de renforcer les connaissances des membres du cadre de Concertation (20/ commune) surs leurs rôles et responsabilités pour la réussite de l’action éducative en période de conflit afin qu’ils puissent mener efficacement leurs activités sur le terrain. Les participants composés d’élus locaux, du personnel de l’Académie d’Animation Pédagogique (CAP), de membres des Comités de gestion Scolaire (CGS), de membres d’associations de Mères d’Enfants (AME), ont échangé sur entres autres, le dispositif juridique, institutionnel et administratif, afin de maitriser la gestion de l’école en période de conflit, et être capables d’apporter une assistance à un enfant en cas de violation de ses droits. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence des Sous-Préfets des 3 localités, des maires qui se sont réjouis de la tenue de ces sessions formations qui, sans doute viendront enlever une épine du pied des Parents d’élèves qui ont beaucoup souffert des effets collatéraux des conflits dans la localité.  AOK/KM (AMAP)

Mali: Sept nouveaux cas de Covid-19 et deux décès, samedi

Bamako, 27 fév (AMAP) Les services de santé ont enregistré, samedi, sept nouveaux cas de Covid-19, sur plus de 1.310 échantillons testés, annonce le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Les médecins ont déclaré 47 patients guéris au cours des dernières 24 heures, selon la même source. Il ressort du communiqué que les nouveaux malades du jour sont identifiés dans les Régions de Kayes (Ouest) et Mopti (Centre), ainsi que dans plusieurs Communes du District de Bamako, la capitale. À ce jour, la situation cumulée au Mali est de 8.365 cas positifs de Covid-19, sur lesquels 6.402 patients guéris contre 350 décès. AT/MD (AMAP)

Le corps d’un enfant retrouvé décapité, à Gao, dans le Nord du Mali

Gao, 27 fév (AMAP) Un corps d’enfant a été retrouvé décapité, à Gao (Nord), dans un bâtiment en chantier non loin de la station régionale de l’ORTM, samedi, aux environs de 18heures, a constaté l’AMAP. La victime, dont la tête n’as pas été retrouvée sur place, portait des traces de violences d’ordre sexuel, selon les premières enquêtes des forces de l’ordre. L’enfant, I.M, âgé de 2 à 4 ans viendrait du 7ème Quartier de Gao. Son corps sans vie a été transporté à la morgue de l’hôpital de Gao. Des enquêtes sont en cours pour retrouver les auteurs de ce crime. AT/MD (AMAP)

Mali : Le deuxième pont de Kayes (Ouest) ouvert à la circulation

Envoyés spéciaux Cheick M. TRAORE Habib KOUYATE   Kayes, 27 fév (AMAP) Le Premier ministre, Moctar Ouane, a inauguré, samedi, le deuxième pont de Kayes et a ouvert, ainsi, à la circulation l’infrastructure et ses voies d’accès, en coupant le ruban symbolique, en présence de plusieurs membres du gouvernement dont le ministre en charge des transports, Makan Fily Dabo. D’un coût global de 58 milliards de Fcfa toutes taxes comprises, l’infrastructure a été entièrement financée sur le budget national. Il va contribuer au désenclavement intérieur et extérieur de la capitale de la première région administrative du Mali et ses environs, tout en améliorant la fluidité du trafic. Le premier pont, seul en service jusqu’ici, a été construit en 1997 et mis en service en 1999. « Il a enregistré 80% du trafic poids lourds soit 1.000 camions par jour, depuis le basculement sur ce corridor à la faveur de la crise ivoirienne », a expliqué le ministre Makan Fily Dabo. Le nouveau pont était une demande forte de la jeunesse de Kayes. Elle avait, lors de sa marche dite citoyenne, organisée en 2016, interpelé le président de la République d’alors à cet effet. Ibrahim Boubacar Keïta avait, comme réponse, promis la réalisation, devenue aujourd’hui une réalité. La concrétisation de cette aspiration profonde des Maliens déterminés à vaincre l’adversité, marque ainsi la consolidation de «l’encrage de la ville de Kayes dans un développement irréversible », a déclaré le Premier ministre dans son discours d’inauguration. « Car, a insisté Moctar Ouane, ce second pont est le prolongement de la route qui relie Kayes au reste du pays, en renforçant sa contribution au développement économique et social de notre pays ». Il constitue, à cet effet «un vecteur puissant de communication et de désenclavement», s’est réjoui le chef du gouvernement. Assurant que le gouvernement va continuer de porter une attention particulière au développement du pays, M. Ouane a annoncé le démarrage de projets similaires dans les jours à venir. Et comme pour joindre l’acte à la parole, le Premier ministre a engagé le ministre Makan Fily Dabo a initier les démarches nécessaires pour lever toutes les entraves à la relance du chemin de fer. Une doléance forte et chère aux Kayésiens qui a été rappelée dans toutes les interventions. Juste après la coupure du ruban symbolique, le chef du gouvernement a rallié l’autre rive, à Daigalé (Kayes N’Di) où l’attendait une foule nombreuse venue témoigner son soutien et sa solidarité au gouvernement. CMT/MD (AMAP)

Deuxième pont de Kayes : Le rêve devient réalité

Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 27 fév (AMAP) Le nouveau pont de Kayes, qui sera inauguré ce samedi 27 février 2021, par le Premier Ministre Moctar Ouane, est un joyau qui donne un nouveau visage à la Cité des rails. Le financement des travaux de construction du 2è pont sur le fleuve Sénégal et ses routes d’accès a été entièrement pris en charge par le budget national pour un coût global de 58.156.143.751 Fcfa. S’étendant sur une longueur de 541,30 mètres et une largueur de 26 mètres, ce nouveau pont est situé à Kamankolé, Commune de Hawa Dembaya. Le site de cet ouvrage avait été officiellement remis aux entreprises chargées respectivement des travaux de construction de l’ouvrage et de ses voies d’accès, le 19 janvier 2017. Le pont mixte acier-béton repose sur une fondation de 68 pieux forés de 10 à 20 mètres de profondeur. Il dispose d’une chaussée de 2X7,00 mètres de large, des pistes cyclables larges de 2X2,00 mètres et des trottoirs de 2X1,50 mètre de large. La construction de ces infrastructures s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des actions prioritaires du plan d’actions 2015-2019 de la Politique nationale des transports, des infrastructures de transport et du désenclavement (PNTITD), adoptée par le Conseil des ministres du 28 octobre 2015. La réalisation du projet se justifie essentiellement par la nécessité de trouver une alternative durable à l’ancien pont de la ville qui, de par sa conception et son âge, ne répond plus aux sollicitations du trafic actuel sur le corridor Bamako-Dakar par le nord. Elle constitue également une réponse aux attentes des populations de la Région de Kayes. Cet ouvrage contribuera à l’atteinte des objectifs fixés dans le Cadre stratégique pour la relance économique et du développement durable (CREDD) 2019-2023 au niveau de l’axe stratégique n°3 «Croissance inclusive et transformation structurelle de l’économie». Qui vise spécifiquement à développer et améliorer l’efficacité des infrastructures de transport. L’objectif global du projet est de contribuer au désenclavement intérieur et extérieur de notre pays et de booster la croissance économique. Ainsi, le pont permettra d’assurer la continuité du trafic sur le corridor Bamako-Dakar par le nord ; de décongestionner le trafic à l’intérieur de la ville et de réduire le délai de parcours au niveau de la traversée de ladite ville. Il contribuera aussi à l’amélioration de la sécurité routière et au confort des usagers et du cadre de vie des populations. Ce pont, qui fait la fierté des populations de Kayes, va également favoriser le développement de la recherche et l’extraction des ressources minières dans la région, l’exécution des travaux d’assainissement urbain de la ville de Kayes et la création des activités pérennes génératrices d’emplois. Ces œuvres permettent à la Cité des rails, ancienne capitale du Soudan français, de retrouver sa coquetterie d’antan. L’éclairage public du pont, outre l’embellissement de la ville de Kayes, permet d’assurer la sécurité des usagers de la route et des riverains. La réalisation du pont a permis la réalisation des ouvrages de protection des berges sur les deux rives avec des matériaux locaux afin de lutter contre l’érosion régressive au droit du pont. On note, aussi, la construction de trois exutoires sur la voie n°3 pour diriger les eaux de pluies vers le fleuve Sénégal, une manière pour les initiateurs du projet de contribuer à l’assainissement du quartier de Kayes N’Di situé sur la rive droite du pont et à l’aménagement de la rivière Kamankolé sur 700 mètres qui a sauvé de nombreuses habitations contre l’érosion régressive. Les populations de Kayes sont fières de ce pont qui n’a rien à envier à ceux de Bamako. Même s’il ne débouche pas sur des échangeurs. Certains pensent qu’avec ces infrastructures, il y aura moins d’accident de circulation et l’espoir est permis pour une sécurisation de la ville. «Le rêve est devenu une réalité aujourd’hui. Nous devons montrer notre joie, notre reconnaissance aux autorités. Que l’évènement soit marqué dans l’histoire. Soyons unis pour que cet évènement soit à la hauteur des attentes», avait déclaré le gouverneur de la Région de Kayes, le colonel Moussa Soumaré lors d’une rencontre avec les chefs de services régionaux et les forces vives de Kayes. Le directeur régional des routes, Moustapha Sissoko, et ses agents ne se ménagent pas pour faire de la fête une réussite. Idem pour la mairie, dont les agents nettoient régulièrement les grandes rues de la ville. Les agents d’Énergie du Mali (EDM) s’activent, également, pour réparer les ampoules sur le premier pont, situé à côté de la chaussée submersible. Au-delà de son caractère festif, la mise en service de ce pont et de ses voies d’accès suscite des inquiétudes, notamment chez les transporteurs et chauffeurs. En effet, ces derniers se plaignent de l’étroitesse des quatre carrefours, dont trois sont situés sur la rive droite du fleuve. Les usagers sont exposés à des risques d’accidents et à des chutes de véhicules. Et, la voie réservée aux gros porteurs mérite un entretien permanent car, elle est souvent salie par des déchets d’animaux. Dans la note technique, le ministre des Transports et des Infrastructures invite les usagers de la route au respect strict du code de la route et du règlement 14/2005/CM/UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) relatif à l’harmonisation des normes et des procédures du contrôle du gabarit, du poids et de la surcharge à l’essieu des véhicules poids lourds de transport de marchandises dans les États de la communautaire BMS (AMAP)  

Le Premier ministre malien à Kayes (Ouest) pour une visite de 72 heures

Bamako, 27 fév (AMAP) Le chef du gouvernement, Moctar Ouane, est arrive, vendredi après-midi, dans la première Région administrative, Kayes, dans l’Ouest du Mali, pour visite de trois jours au au cours de laquelle, il va présider de nombreuses activistes. Le point d’orgue du séjour kayésien de M. Ouane sera l’inauguration, samedi 27 février 2021, du deuxième pont de la ville par le chef du gouvernement. À travers l’inauguration de cette infrastructure, les populations de la Cité des rails verront un vieux rêve se réaliser. L’inauguration du nouveau pont d de Kayes et ses voies d’accès sera précédée d’une cérémonie à laquelle participeront plusieurs personnalités dont le ministre des Transports et des Infrastructures, le gouverneur de la Région et d’autres responsables administratifs. Le programme de la visite prévoit, également, une rencontre du chef du gouvernement avec les forces vives de la Région et une cérémonie de remise de kits par le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle à la direction régionale de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE), sous la présidence du Premier ministre. Cette visite du Premier ministre sera couronnée, au troisième jour, dimanche, par une remise d’aliment bétails par le Commissariat à la sécurité alimentaire (CSA) présidée par le chef du gouvernement. MT/MD (AMAP)