7è session ordinaire de la Conférence des chefs d’État du G5 Sahel : Plaidoyer pour le chapitre 7 de l’ONU

Envoyé spécial Moriba COULIBALY N’djamena, 15 fév (AMAP) Les efforts des pays membres du G5 Sahel “pourront être encore couronnés de plus de succès, si nous obtenons le mandat sous le Chapitre 7 de la Charte des Nations unies pour la force conjointe G5 Sahel”, a déclare, lundi, à N’djamena, le président du Tchad, le maréchal Idriss Deby Itno. Intervenant devant la 7è session ordinaire de la Conférence des chefs d’État du G5 Sahel, placée sous le thème « Sécurité et développement », et qui s’est tenue dans la capitale tchadienne, sous sa présidence, Idriss Deby Itno a ajouté que le grand espace commun du G5 Sahel, en décidant souverainement de mutualiser ses missions, forces et ressources “afin de faire face résolument aux grands défis qui (le) menacent” a pris rendez-vous avec l’histoire”. Et d’ajouter : « Nous avons pris l’engagement résolu de prendre notre destin en mains, car notre espace a connu une combinaison de calamités à répétition”. “Les défis ont pris une tournure plus inquiétante. Aux défis liés à la pauvreté et à l’insécurité consécutive à la menace terroriste, nous faisons face aux conséquences multidimensionnelles de la pandémie du coronavirus », a souligné l’hôte du sommet. Il a, particulièrement, remercié l’Organisation des Nations unies (ONU) et son secrétaire général, Antonio Guterres. Selon Idriss Deby Itno, le G5 Sahel est sensible, à la compréhension l’organisation et e M. Guterres “de la lutte que mènent les pays du G5 Sahel” et leur exprime tout l’espoir que les dirigeants de ses pays membres portent à la réalisation des objectifs liés à la problématique sécuritaire ainsi qu’au développement durable dans l’espace sahélo-saharien. “Nous sommes très reconnaissants pour les appuis multiformes, en particulier financiers de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union monétaire ouest africaine (UEMOA) au profit de la force conjointe G5 Sahel, dans le cadre de son plan d’actions pour lutter contre le terrorisme”, a déclaré le maréchal Idriss Deby Itno, s’adressant à ses pairs et aux participants. Il a également chaleureusement remercié l’Union européenne (UE) pour ses interventions multiformes. Et a adressé une mention spéciale du G5 Sahel à l’Union africaine (UA), à travers tous ses dirigeants, “pour leurs accompagnements à la survie de l’institution, notamment le déploiement des éléments de la force africaine au profit de la force conjointe G5 Sahel”. Idriss Deby Itno a été désigné par ses pairs, président en exercice de l’organisation sahélienne. Il succeed, ainsi, au président sortant, le Mauritanien, Mohamed Ould Cheikh Ghazouani. Le président de la Transition, Bah N’Daw, a pris part à ces travaux aux côtés de ses homologues du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, du Niger, Mahamadou Issoufou. Le président sénégalais Macky Sall a rejoint ses pairs, lors de leurs travaux à huis clos Le président ghanéen, président en exercice de la CEDEAO, Nana Akufu Dakwa Addo, le Premier ministre du Royaume chérifien du Maroc, Sannedin El Othmani, le général Ibrahim Gabir, membre du Comité suprême de transition du Soudan, le ministre d’État émirati aux Affaires étrangères, Son Altesse Sheikh Shakhbout Bin Nahyan Al-Nahyan, étaient les invités spéciaux de ce sommet de N’djamena. Plusieurs personnalités étaient également présentes, entre autres, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), le Tchadien Moussa Faki Mahamat, le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), le Tchadien Mahamat Saleh Annidif. MC/MD (AMAP)

Audiences à N’Djaména du président de la Transition: L’Espagne et les Emirats arabes unis réaffirment leur appui

Envoyé spécial Moriba COULIBALY N’Djaména, 15 fév (AMAP) Le président de la Transition, Bah N’Daw, en marge du Sommet du G5, à N’Djamena, au Tchad, a reçu, lundi, successivement, la ministre espagnole des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la Coopération, Arancha Gonzalez Laya et son Altesse Sheikh Shakhbout Bin Nahyan Al-Nahyan, ministre d’État aux Affaires étrangères des Émirats arabes unis (EAU). « Nous avons évoqué les efforts de l’Alliance Sahel pour soutenir le développement des pays membres du G5 Sahel, notamment le Mali, surtout dans les zones prioritaires où nous travaillons pour un retour de l’État”, a déclaré la ministre espagnole, à sa sortie d’audience. “Nous avons passé en revue tous ces axes et j’ai eu l’occasion d’exprimer à Monsieur le président l’appui de l’Espagne pour un bon déroulement de la Transition qui doit aboutir à des élections générales apaisées l’année prochaine”, a-t-elle poursuivi, assurant que l’Espagne se tiendra aux côtés du Mali. La cheffe de la diplomatie espagnole a assuré avoir eu une conversation sur la Transition, les réformes politiques et économiques, sur les aspects sécuritaires et de défense, sur la lutte contre le terrorisme dans laquelle l’Espagne est très engagé à travers la mission EUTM Mali (la Mission de formation de l’Union européenne au Mali). Mme Arancha Gonzalez Laya, qui a été reçue par le président de la Transition, il y a quelques mois seulement, lors de son passage au Mali, est présidente de l’Alliance Sahel, qui a pour objet de financer les projets à impact rapide en faveur, notamment, des jeunes et des femmes dans les zones sous influence djihadiste et terroriste. En juillet 2017, la France, l’Allemagne et l’Union européenne, en partenariat avec la Banque mondiale, la Banque africaine de développement (BAD) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ont lancé l’Alliance Sahel, une plateforme de coopération internationale pour intervenir davantage et mieux au Sahel. Depuis, l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni, le Luxembourg, les Pays-Bas et le Danemark ont rejoint l’initiative organisée autour de deux instances: l’Assemblée générale et le Comité de pilotage opérationnel (CPO). Dans le but d’accroître la coordination entre l’offre des bailleurs et les besoins exprimés par les pays du Sahel, notamment dans les zones fragiles avec des projets à impact rapide, le G5 Sahel et l’Alliance Sahel ont signé un protocole de partenariat à Niamey, le 30 octobre 2018. Six secteurs d’intervention ont été retenus, en accord avec les priorités de développement établis par les pays du G5 Sahel, à savoir énergie, agriculture, développement rural et sécurité alimentaire, décentralisation et services de base, éducation et emploi des jeunes, gouvernance et sécurité intérieure. A ceux-ci, s’ajoutent quatre secteurs transversaux : Genre, Jeunesse, Climat et Secteur privé. Plus de 730 projets ont été retenus pour répondre aux défis sécuritaires, démographiques, économiques et sociaux. La 1ère Assemblée générale de l’Alliance Sahel, tenue à Nouakchott, le 25 février 2020, en marge du Sommet du G5 Sahel, a adopté des conclusions sur le renforcement de la coordination des membres dans les zones fragiles, l’opérationnalisation des mécanismes de financement et le renforcement du dialogue avec le G5 Sahel, pays du G5 et le SEG. L’Alliance Sahel a pour porte-paroles, au Mali, la Banque mondiale et les Pays-Bas. Dans notre pays, les projets labellisés Alliance Sahel sont le Programme Jeunesse et stabilisation (dans les Régions de Mopti et Ségou pour 5 millions d’euros, environ 3,280 milliards de Fcfa), le Relèvement et stabilisation économique de Konna pour 26 millions d’euros, (environ 17,056 milliards de Fcfa(, le Programme d’adduction d’eau potable dans la Région de Mopti achevé et financé à hauteur de 11,3 millions d’euros, (environ 7,412 milliards de Fcfa), le Projet Jeunes et paix financé à hauteur de 3 millions d’euros, environ 1,968 milliard de Fcfa), le Projet Trois Frontières pour la stabilisation de la zone du Liptako Gourma, avec un budget de 55,5 millions d’euros soit 36,408 milliards de sur une durée estimée à 5 ans ( 2019-2024). Pour sa part, le ministre d’État aux Affaires étrangères des Émirats arabes unis, Son Altesse Sheikh Shakhbout Bin Nahyan Al-Nahyan, a déclaré, à sa sortie d’audience, avoir échangé avec le président Bah N’Daw sur divers aspects de la coopération entre les EAU et le Mali, notamment les questions relatives au G5 Sahel, à la sécurité et la stabilité dans la sous région du Sahel. Les Émirats arabes unis, pays pétrolier du Golfe persique entretient une coopération diversifiée avec le Mali. Dans le domaine sécuritaire, Abu Dhabi apporte un appui matériel aux Forces armées maliennes (FAMa), notamment des équipements militaires divers comme des véhicules légers blindés. MC/MD (AMAP)

Patrouilles contre l’insécurité à Gao (Nord)

Gao, 15 fév (AMAP) Le commandant de la 1ère Région militaire de Gao (Nord), le colonel Issa Coulibaly, et ses hommes ont entamé, le week-end dernier, une patrouille au Centre et à la périphérie de Gao, face à l’insécurité grandissante dans la ville, les assassinats ciblés, la prolifération des armes légères, la circulation des véhicules non immatriculés. Des check-points temporaires sont installés sur toutes les grandes artères de la ville pour appuyer les Forces de défense et de sécurité (FDS) dans le contrôle des deux-roues, les tricycles et les voitures. Les opérations, organisées par le commandant de la zone de défense N°1 de Gao, se sont déroulées de 7 heures du matin à 16 heures l’après-midi. Elles ont permis la saisie de onze armes de guerre dont 9 pistolets mitrailleurs (PM), six véhicules dont cinq pick-up auxquels s’ajoutent des munitions en vrac et d’autres matériels de combat. Le gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade Moussa Traoré, qui a exprimé son soutien à l’opération, a annoncé, la semaine dernière, des mesures contre l’insécurité et les violences à Gao. Lee couvre-feu, dans le cadre de ces mesures, débute ce lundi pour prendre fin le 1er mars 2021. Il est reconductible. AT/MD (AMAP)

Bandiagara : Un accident de la route fait 26 victimes dont 3 morts

Bandiagara, 15 fév (AMAP) Un accident, impliquant un car de transport, sur la Route nationale (RN15), entre Sévaré et Bandiagara (Centre), a fait, lundi, trois morts dont un enfant et 23 blessés, selon une source sécuritaire. L’accident est survenu vers 8 heures quand le véhicule ayant quitté Bamako se rendait à Mory, chef-lieu de la Commune de Muetoumo, dans le Cercle de Bandiagara. Informée de l’accident, une équipe mixte forces armées et protection civile de Mopti et Bandiagara a été déployée sur les lieux pour secourir les blessés et sécuriser les lieux. Les blessés ont été évacués d’urgence à l’hôpital Sominé Dolo de Sévaré/Mopti. Selon notre source, la cause de cet accident serait un excès de vitesse. Elle invite les populations au respect du code de la route et à plus de prudence. OG/MD (AMAP)

Macina : Les Forces nationales de défense neutralisent des hommes armés non identifiés

Macina, 15 février (AMAP) Les forces nationales de défense ont neutralisé, vendredi, des hommes non identifiés lourdement armés qui ont attaqué leur position au PK2 Ouest, à Macina, sur l’axe de Ségou, a appris l’AMAP de source locale. Des hommes non identifiés lourdement armés à bord de deux véhicules Pick-up et sur des motos ont attaqué, vers 23 H le check-point des forces loyalistes qui ont riposté, tuant 3 assaillants, selon notre source qui précise que 3 éléments des Forces armées maliennes (FAMa) ont été légèrement blessés. Les forces nationales de défense ont récupéré, au cours de leur riposte, une importante quantité d’armes et un téléphone dans la poche d’un assaillant abattu, selon notre source qui déclare que les assaillants ont emporté deux corps de leurs éléments. Les forces de défense continuent le ratissage de la zone pour retrouver d’éventuels assaillants ou leurs complices. La même source précise que les autorités administratives et politiques se sont rendues sur les lieux pour constater les dégâts et que la Gendarmerie a ouvert une enquête pour élucider les circonstances exactes de l’attaque. AOK/KM (AMAP)

Koulikoro : Un hôpital de 3è référence en construction

Koulikoro, 15 fév (AMAP) La ministre de la Santé et du Développement social, Dr Fanta Siby, a procédé, jeudi, à la pose de la première pierre du futur hôpital de la Région de Koulikoro qui attend, depuis plus de 60 ans, d’avoir un établissement digne de ce nom. D’un cout total d’un peu plus de 12,1 milliards de Fcfa, l’infrastructure sanitaire sera entièrement financée sur budget d’Etat. Le projet intègre la réforme de notre système de santé dont un des axes stratégiques reste le renforcement des infrastructures sanitaires existantes ou la réalisation de nouvelles infrastructures, avec un niveau de plateau technique très relevé pour répondre aux exigences des malades et autres usagers mais aussi de qualité. Les travaux de construction dureront 24 mois. Le futur établissement hospitalier sera bâti sur une superficie d’un peu plus de 15 ha. « Au plan sanitaire, un nouvel hôpital de grande envergure avec un plateau technique haut de gamme ne saurait être un luxe pour la Région », a expliqué la ministre en charge de la Santé tout en précisant que ce besoin se justifie aussi par la démographie galopante de la Région de Koulikoro et de ses environs qui se confondent presque avec la capitale. Pour elle, il est clair que d’autres facteurs justifient la réalisation de cet hôpital, « notamment la position stratégique de la Région, l’exiguïté et le plateau technique insuffisant du Centre de santé de référence (CSREF) de Koulikoro et les difficultés d’accès des populations de la ville aux services des hôpitaux de Bamako ». Dr Fanta Siby a, auss,i souligné que le futur établissement sera un hôpital de 3è référence ultra moderne, d’une capacité de 266 lits extensibles à 700 lits. Il comportera, entre autres, un service des urgences et de réanimation mais aussi des services de pédiatrie, de médecine générale, de dialyse (qui permettra de décentraliser la prise en charge des insuffisants rénaux), de chirurgie, de gynéco-obstétrique, d’imagerie médicale avec scanner, un laboratoire ultra moderne avec des équipements de pointe. Il est aussi prévu un bloc administratif et des logements d’astreintes pour les différents spécialistes. En plus des services classiques d’un établissement hospitalier, le projet intègre des innovations avec une station d’épuration, une plate-forme (héliport) d’atterrissage d’hélicoptères pour les évacuations sanitaires, un éclairage solaire, un réseau ondulé et d’informatique, un parcours raccourci du patient Le maire de de la localité, Bakoroba Kané, s’est dit convaincu que « le futur hôpital va contribuer fortement à améliorer les services de santé de sa population ». Il disposera de toutes les commodités pour la prise en charge des différentes pathologies dans des conditions idoines. Cependant, l’édile a ajouté compter sur l’entreprise de construction pour livrer l’infrastructure dans le délai imparti. Et M. Kané de souhaiter au futur hôpital beaucoup de succès, dans le cadre de la lutte contre la maladie, notamment de la lutte contre la mortalité maternelle et infantile. FN/MD (AMAP)

Baisse des infections de Covid-19 avec 03 cas dimanche au Mali

Bamako, 14 fév (AMAP) Au Mali, les services de santé ont enregistré, dimanche, trois nouvelles personnes atteintes de la Covid-19, sur la base de 1.255 échantillons testés, selon le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Cependant, les médecins ont déclaré 31 patients guéris du virus contre zéro décès au cours des dernières 24 heures, annonce la même source Les trois cas du jour ont été identifiés dans les Communes IV et V du District de Bamako, la capitale, et à Kenièba dans la Région de Kayes (Ouest), la seule concernée de l’intérieur du pays. Au total, 8.229 personnes ont contracté le coronavirus au Mali dont quelque 6.190 en sont guéries et 342 décédées. AT/MD (AMAP)

Gao : Une délégation de l’ambassade de France au Mali en visite dans les régions de Ménaka et Gao

Gao, 14 fév (AMAP) Une forte délégation de l’ambassade de France au Mali a effectué une mission dans les Régions de Ménaka et Gao (Nord), du 11 au 12 février 2021, pour visiter les projets réalisés dans le cadre de la coopération entre la France et le Mali et constater la situation sécuritaire dans les deux régions. Composée du 2e conseiller à l’Ambassade de France, Hugves Vaudevire et de la conseillère de la coopération et d’action culturelle, Mme Nadège Chouat, la mission a aussi rencontré les autorités régionales sur d’autres projets, en perspectifs, qui ont été sollicités par les populations, notamment les services sociaux de base (santé, eau et électricité). « Nous avons effectué une visite à Ménaka et Gao parce que, pour nous, les deux localités sont extrêmement importantes dans le Nord. Et elles sont des exemples pour le retour de l’administration, de la coopération entre la France et le Mali. Parce que nous avons, ensemble, beaucoup de projets, notamment dans le domaine militaire et du développement », a expliqué Hugves Vaudevire. Selon lui, à Ménaka, beaucoup a été fait dans le secteur de l’eau et l’électricité. Et à Gao, le lycée Yana a été rénové par l’Agence française pour le développement (AFD). « D’autres projets sont en cours pour la 7e Région administrative. C’est pourquoi, nous sommes venus voir le gouverneur afin de mieux coopérer sur le plan de développement », a annoncé M. Vaudevire avant de remercier les autorités régionales pour leur accueil. « Nous avons constaté qu’il y a beaucoup de défis et les besoins sont énormes qui sont une forte demande de la population de Gao pour avoir plus de services. C’est vraiment quelque chose que nous voulons accompagner. Parce que c’est central et, avec le retour de l’Etat, de tous les services publics auxquels, tous les citoyens ont le droit, notamment, aux Centres de santé communautaires, à l’électricité et à l’eau qui sont des services de tous les jours. C’est avec cela que le retour de la paix est possible » a-t-il dit. Pour le 2e conseiller à l’Ambassade de France, « la coopération est bonne mais la demande est forte ». « Nous comptons associer d’autres acteurs comme la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) pour aller vite et faire plus », a-t-il poursuivi. « L’espoir est permis parce que nous avons un agent permanent du ministère de la coopération française sur le terrain », a-t-il ajouté. Le gouverneur de la Région de Gao, le général de brigade Moussa Traoré, à la presse publique que la coopération militaire entre les Forces de défense et de sécurité (FDS) et les forces Barkhane se passent très bien. Parce que selon lui, « les forces étrangères et les Formes armées maliennes (FAMa) déploient beaucoup d’efforts et font régulièrement des patrouilles ». Mais, il reconnait que la situation sécuritaire est imprévisible. Selon le gouverneur de Région, la cité des Askia est truffée d’armes et, en plus de la découverte de la mine d’or, il y a une affluence importante d’étrangers. Ce qui rend difficile la situation sécuritaire. « Nous sommes pour une planification d’énergies pour la sécurisation de la ville », a-t-il dit. Concernant le volet développement, le gouverneur Traoré a estimé que sur le terrain des résultats de certains projets sont visibles dans les localités de Labbezanga et Tessit. Il a ajouté que c’est « une coopération franche dans le respect mutuel ». Pour le retour de l’administration dans la circonscription, tous les services régionaux sont présents, à part les services financiers. « Avec le projet socle de la France, on a introduit ce projet afin d’améliorer le réseau informatique du ministère de l’Economie et des Finances pour que les financiers restent sur place pour travailler », a révélé le général de brigade Moussa Traoré. AT/MD  (AMAP)

Le président de la Transition Bah N’Daw au Tchad : Hommages du Mali aux soldats martyrs

Envoyé spécial Moriba COULIBALY N’Djaména, 14 fév (AMAP) Le président tchadien, le maréchal Idriss Deby Itno, a inauguré dimanche, à N’Djaména, à la place de la Nation, le monument aux Martyrs dédié à tous les soldats morts sur les différents théâtres d’opérations militaires. Le maréchal Itno a d’abord allumé la flamme, avant de déposer une gerbe de fleurs, en hommage à tous les soldats tchadiens et étrangers décédés sur les différents fronts militaires. Bien chronometer, le cérémonial n’a pas duré plus d’une dizaine de minutes. Après son geste, la fanfare de l’état major général des Armées a exécuté la sonnerie aux morts avant d’enchaîner avec l’hymne national du Tchad. Le maréchal Idriss Deby Itno s’est incliné, en hommage aux valeureux soldats tués au front. Le commandant des Troupes a annoncé au maréchal la fin de la cérémonie. Le cortège a seulement contourné la place de la Nation pour rentrer au Palais présidentiel. À la suite d’Idriss Deby Itno, le président de la Transition Bah N’Daw, à son tour, a sacrifié à cette tradition à la place de la Nation. À son arrivée, le commandant des Troupes lui a expliqué le déroulé de la cérémonie. Ainsi, accompagné, en arrière plan, par les ministres de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant colonel Abdoulaye Maïga, des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Zeïni Moulaye, de l’Economie et des Finances, Alhousseini Sanou, le président Bah N’Daw s’est dirigé vers le monument dédié aux soldats tombés au champ d’honneur. Il a déposé une gerbe de fleurs à côté de celle du président tchadien. Après son geste, la fanfare de l’état major général des Armées a exécuté la sonnerie aux morts et l’hymne national du Tchad. Ainsi, le président Bah N’Daw a été la deuxième personnalité de haut rang à ouvrir le bal de dépôt des gerbes de fleurs, quelques minutes seulement après son inauguration par le président tchadien Idriss Deby Itno. Après cette cérémonie, le président de la Transition Bah N’Daw a été immédiatement reçu en audience par le président tchadien Idriss Deby Itno au Palais présidentiel de N’Djaména. Les deux chefs d’État ont fait un large tour d’horizon de la coopération bilatérale entre les deux pays. La sécurité est le sujet qui préoccupe tous les dirigeants des pays membres du G5 Sahel avec la tenue, demain, du sommet de N’Djamena. Le président français Emmanuel Macron n’y prendra pas part en raison de la fermeture des frontières de la France à tous les pays non européens, selon certaines sources citant l’Élysée. Le sommet du G5 Sahel à N’Djamena offrira l’occasion au président en exercice sortant, le président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, de présenter son rapport sur l’évaluation du Sommet de Pau qui s’est tenu il y a un peu plus d’un an. Aux côtés des chefs d’État des pays membres du G5 Sahel, prendront part quelques pays invités, l’Union africaine (UA) et les partenaires techniques et financiers. Le nouveau format de l’intervention de la force Barkhane, le renforcement des capacités techniques et militaires des Armées des pays du G5 Sahel, la mutualisation des efforts pour annihiler les capacités de nuisance des groupes armés terroristes et djihadistes seront au menu des travaux des chefs d’État. Ces travaux, qui se tiendront à huis clos, seront sanctionnés par un communiqué final qui sera signé par les chefs d’État. Le président tchadien Idriss Deby Itno présidera l’organisation pour un mandat d’un an.

Tournée régionale du président de la Transition : Bah N’Daw consulte ses pairs du Niger et du Burkina Faso

Par Moriba COULIBALY Envoyé spécial N’djaména, 13 fév (AMAP)  Après Nouakchott, jeudi, le président de la Transition Bah N’Daw a poursuivi, vendredi et samedi sa tournée régionale de prise de contact avec ses pairs des pays membres du G5 Sahel, notamment le Niger et le Burkina Faso. A Niamey et Ouagadougou, le président de la Transition Bah N’Daw a eu des entretiens avec les présidents Mahamadou Issoufou du Niger et Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso. Au cours de déjeuners en tête-à-tête qu’il a eus avec ses homologues, le président de la Transition a échangé sur des sujets communs de coopération bilatérale et de développement entre ces États et le Mali Et tout naturellement, la coopération sécuritaire est un sujet de préoccupation majeure pour ces pays. À l’issue des échanges, les chefs d’Etat ont réaffirmé leur volonté d’unir leurs forces pour faire face à la menace terroriste qui continue d’endeuiller les pays du G5 Sahel et, notamment, le triangle formé par le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Ces trois pays sont en proie aux violences quotidiennes des groupes armés terroristes et djihadistes. Pour endiguer cette violence, les pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) doivent réaffirmer leur coopération militaire et sécuritaire avec la Force conjointe G5 Sahel, la Force Barkhane et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali (MINUSMA) pour le cas du Mali. Le président de la Transition, Bah N’Daw, et sa délégation comprenant trois ministres (le colonel Sadio Camara de la Défense et des Anciens combattants, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et Zeïni Moulaye des Affaires étrangères et de la Coopération internationale) sont arrivés, samedi soir, à N’Djaména. Il a eu le soutien de ses pairs du Burkina Faso, de la Mauritanie et du Niger, pour défendre une position commune des États confrontés à la menace terroriste. Avant la tenue du sommet du G5 Sahel à N’Djamena, lundi et mardi, le président Bah N’Daw échangera avec le président tchadien, le maréchal Idriss Deby Itno, sur la position commune des trois chefs d’État consultés. Le président nigérien, Mahamadou Issoufou, a réaffirmé la volonté de son pays de renforcer davantage la coopération militaire et sécuritaire entre nos deux pays. Même disponibilité à Ouagadougou samedi, où les chefs de la diplomatie, Alpha Barry du Burkina Faso et Zeïni Moulaye du Mali ont, aussi, réaffirmé la volonté des deux chefs d’État de renforcer la coopération bilatérale dans tous les domaines, notamment au plan sécuritaire. Le ministre burkinabé des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Alpha Barry, a annoncé que le sommet de N’Djamena va examiner la feuille de route du Sommet de Pau (France) pour consolider davantage les engagements des États africains concernés et la France.