Sikasso : Un incendie fait deux morts et des blessés
Sikasso, 12 mars (AMAP) Un incendie a fait deux morts et des blessés, la nuit du lundi aux environs de 22 heures, dans le quartier Wayerma I de Sikasso (Sud), selon des sources locales. Un garçon de 17 ans est décédé sur place. Sa maman, grièvement blessée, a été conduite à l’hôpital où elle a succombé à ses blessures. Quant au chef de la famille, il s’en est tiré sain et sauf. Le directeur régional de la protection civile de la 3ème Région, le lieutenant-colonel Alou Koné, a précisé que les circonstances de l’incendie seraient probablement dues à un court-circuit électrique. L’incendie, qui a, aussi, causé un important dégât matériel, serait dû à un court-circuit provoqué par une ampoule en feu qui serait tombée sur une moto. La mousse de la selle de l’engin s’est consumée et le réservoir a pris feu. Ainsi, le feu se serait propagé dans toute la maison, ont indiqué les mêmes sources. Il a fallu l’intervention des sapeurs-pompiers pour éteindre le sinistre, les faits se sont déroulés dans la famille de Seydou Sidibé (Inspecteur des impôts à Sikasso), près de la mosquée de Wayerma I. Le drame a vraiment touché famille dont les huit membres ont tous souffert de la fumée. Les voisins ont entendu des cris de détresse venant de la famille Sidibé. Arrivés sur les lieux, ces derniers ont tenté, en vain, de secourir les victimes. Par ailleurs, le chef du département de la protection civile de Sikasso a invité la population à la prudence et à prendre des précautions « car la période de chaleur commence ». « Les prises de feu et les incendies seront fréquents », a-t-il ajouté. Il a appelé les parents à un contrôle périodique des appareils électriques, susceptibles de provoquer un court-circuit, afin de minimiser, sinon éviter tous les risques liés à l’électricité. MFD/MD (AMAP)
Visite de travail du président de la Transition en Algérie
Bamako, 12 mars (AMAP) Le président de la Transition, Bah N’Daw, entame samedi une visite d’amitié et de travail de deux jours en Algérie, la première depuis son installation au pouvoir le 25 septembre 2020, pour renforcer les relations de coopération entre Bamako et Alger, a appris l’AMAP de source officielle. Au cours de son séjour, dans ce pays voisin, qui partage 1.329 km de frontière avec le Mali, entièrement bornée depuis 1985, le chef de la Transition aura des échanges avec les autorités sur la relance du Conseil d’affaires algéro-malien, la relance du processus d’attribution de la 4ème licence mobile et celle des activités de recherche pétrolière sur le bloc du bassin de Taoudéni, selon la même source. Les deux parties vont, également, aborder la situation de la diaspora malienne forte de 7.000 personnes qui vivent majoritairement à Alger et dans la partie méridionale du pays (Tamanrasset, Adrar, Ghardaïa, Bechar). L’agenda du président Bah N’Daw prévoit un tête-à-tête avec son homologue algérien, Abdelmadjid Tebboune, au cours duquel deux thématiques majeures seront au centre des discussions: la paix et la sécurité. En effet, l’Algérie a toujours joué un rôle stratégique d’interface pour le Mali sur le plan de la sécurité. L’Algérie a coordonné les négociations ayant abouti à l’Accord issu du processus d’Alger. C’est, également, elle qui dirige le Comité de suivi de l’Accord (CSA). Le CSA, qui s’est réunie, pour la première fois, en mi-février 2021, dans la ville de Kidal (dans le Nord du Mali), est très actif pour maintenir l’équilibre de ce processus. En outre, l’Algérie soutient le processus de la Transition au Mali et accompagne la mise en œuvre de la Feuille de route de la Transition et la mise en oeuvre des actions retenues pour diligenter la mise en œuvre de l’Accord pendant cette période. Dans le cadre de la lutte contre la pandémie du Covid-19, l’Algérie a accordé, en 2020, une aide humanitaire, au Mali, composée essentiellement de 90 tonnes de denrées alimentaires et de kits de protection contre le coronavirus. Un des objectifs de cette visite du chef de l’État en Algérie est d’accélérer la contribution du voisin algérien dans le processus stabilisation du Mali. Sur la question du Sahara occidental, le Mali va réaffirmer sa position qui est celle des Nations unies. MK/MD (AMAP)
Affaire des bérets rouges : le délibéré sera vidé lundi
Bamako, 12 mars (AMAP) Le délibéré sur les observations et exceptions présentées au procès Amadou Haya Sanogo et co-accusés dans l’affaire dite des bérets rouges sera vidé le lundi 15 mars, a ordonné la Cour d’Appel, jeudi. À l’ouverture de la séance, le président de la Cour a appelé les accusés à la barre. Ils étaient tous présents, sauf, deux d’entre eux qui sont décédés. À l’appel de son nom, Amadou Haya Sanogo s’est présenté comme «général de corps d’armée et ancien chef d’État». Le général Yamoussa Camara, ministre de la Défense et des Anciens combattants au moment des faits, a dit se présenter à la barre « par respect pour la Cour, » sinon il n’est « en rien concerné par cette affaire ». Le président de la Cour a, ensuite, vérifié si les conseils des parties étaient régulièrement constitués. À l’appel des témoins, seules quatre personnes ont répondu présent. Sur le banc de la partie civile, il n’y avait qu’une dame du nom d’Aminata Soumaré qui dit avoir été enlevée et violée par des ex-membres du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDRE). Lecture a ensuite été faite de l’arrêt de renvoi qui relate le film des évènements macabres du contre coup d’État d’avril 2012. Et il est clairement indiqué que certains membres du CNRDRE ont reconnu leur responsabilité dans l’enlèvement et l’assassinat de 21 bérets rouges. Il s’agit de Mamadou Koné et Fousseyni Diarra qui ont indiqué dans les moindres détails l’endroit où étaient enterrés les corps des bérets rouges au milieu d’un champ de culture dans les environs du village de Diago, près de Kati. Après la lecture de l’arrêt de renvoi, un des avocats de la partie civile a souligné l’existence d’un protocole d’accord avec ses clients. Et en exécution de ce protocole d’accord, le collectif des parties civiles a désisté de sa position de partie civile. Les avocats de la défense, par la voix de Me Alassane Sangaré, ont émis des observations. L’ancien bâtonnier a invité la Cour à appliquer la Loi d’entente nationale adoptée le 27 juin 2019. «Et cette loi dit que les faits issus des évènements de 2012 sont amnistiés et les auteurs exonérés de toute poursuite», a-t-il rappelé. Pour Me Sangaré, les faits évoqués dans ce procès doivent être amnistiés sur la base de cette loi. Il a rappelé que ce procès a eu lieu pour la première fois en 2016. À cette occasion, les nombreuses exceptions formulées avaient conduit au renvoi de l’affaire pour complément d’information. Parmi ces exceptions, il y avait la question des tests d’ADN. «Nous demandons que sur la base de cette loi, les poursuites soient abandonnées. Sur la base de cette loi, les parties civiles ont été entièrement indemnisées et elle se sont désistées », a insisté Me Sangaré, ajoutant qu’un autre inculpé est décédé avant l’Arrêt de renvoi mais il n’est pas fait cas dans le dossier. Me Tièssolo Konaré, un autre avocat de la défense, a abondé dans le même sens en mettant en avant les articles 3, 18 et 24 de ladite loi. Au cours du procès, la dame Aminata Soumaré qui a dit avoir été enlevée et violée par certains ex-membres du CNRDRE, a demandé que justice lui soit rendue. Le procureur général près la Cour d’appel de Bamako, Idrissa Arizo Maïga, a souhaité que le droit soit dit dans cette affaire. Après avoir entendu les avocats et le parquet, le président de la Cour a renvoyé l’affaire en délibéré pour le lundi 15 mars prochain. DD/MD (AMAP)
Message de condoléances du Président Bah N’Daw, à son homologue de la Côte d’Ivoire suite au décès de son Premier ministre, Hamed Bakayoko
« Monsieur le Président, Cher frère J’ai appris avec beaucoup de tristesse le rappel à Dieu de votre Premier ministre M. Hamed Bakayoko, survenu ce mercredi 10 Mars 2021. Cette disparition est une grande perte pour la Côte d’Ivoire et pour l’Afrique. En cette douloureuse circonstance, je voudrai, vous adresser à vous, à la famille du défunt et au Peuple ivoirien, au nom du Peuple malien, de son Gouvernement et en mon nom propre, mes condoléances les plus émues. Puisse Allah accueillir le défunt dans son paradis ! Amen ! » SEM Bah N’DAW Président de la Transition, Chef de l’Etat
Hèrèmakono (Poste frontalier avec le Burkina Faso) : Dix jours après l’attaque terroriste
Par Ahmadou CISSÉ Envoyé spécial Sikasso, 11 mars (AMAP) Véhicules calcinés, bureaux brûlés, impacts de balles sur les murs, portes et fenêtres brisées, le décor est une scène de guerre. Hèrèmakono, situé à 35 km de la ville de Sikasso, a été violemment attaqué dans la nuit du 1er mars peu avant minuit. Les douaniers, les policiers, les gendarmes et la population sont traumatisés. Le coup porté à ce paisible village a été violent. Bilan : un mort, trois blessés et des dégâts matériels très importants (19 véhicules calcinés et des bâtiments des services publics mis à feu). Cet événement a traumatisé toute la population de la localité. Le directeur général des douanes, l’inspecteur général Mahamet Doucara, s’est rendu sur place, lundi dernier, pour apporter son soutien aux agents. C’est dans un champ de ruines que le directeur général des douanes s’est rendu pour «remonter le moral des agents des douanes». Selon un témoin encore sous le choc, c’est une attaque simultanée à trois points. Les assaillants seraient au moins 16 individus sur 8 motos. Ils ont été aperçus dans les environs depuis 18 heures du soir. L’alerte aurait été donnée aux forces de sécurité. Mais la réaction n’était pas proportionnelle à la nature du danger. Le premier groupe d’assaillants s’est positionné aux environs de 23 heures à une dizaine de mètres du poste de péage, à 30 km de Sikasso. Le deuxième groupe s’est dirigé vers le bureau des douanes tandis que le troisième et dernier groupe a fait mouvement vers le poste de police. «Les trois groupes étaient dans la localité quelques heures avant la série d’attaques», témoigne un habitant. Ils ont eu le temps d’étudier le mouvement des fonctionnaires de l’État avant de décider de la stratégie d’attaque. C’est le poste de péage qui a été le premier à subir les coups de feu. Les tireurs ont posé leurs armes lourdes dans la broussaille pendant que deux motos camouflées attendaient avec leurs conducteurs. Une centaine de douilles ont été ramassées au poste de tir. Les projectiles ont brisé les vitres et perforé les portes. Aucune perte en vie humaine. Simultanément, le bureau de la douane était attaqué. Les assaillants sont venus du Sud, derrière les installations de télécommunication. Vers minuit, pendant que dormaient les membres de la famille du gardien des installations, des coups de feu ont retenti. Le gardien s’est réveillé brusquement, s’est saisi de sa torche et s’est engagé dans la cour. La lumière de sa torche s’est posée sur un assaillant qui a, aussitôt, ouvert le feu dans sa direction. Il s’en est sorti mais pas son épouse réfugiée dans une pièce, tétanisée de peur. La pauvre dame a pris une balle et gisait dans une mare de sang. Elle a été secourue et prise en charge dans un centre de soin. Dans la cour, un chauffeur a été tué, criblé de balles. Même la mosquée n’a pas été épargnée par les tirs à l’arme lourde. Sacrilège de la part de ceux qui prétendent se battre pour l’islam ! Pendant que le bureau de la douane était en feu, les assaillants ont ouvert un nouveau front. Les postes de police et de gendarmerie sont arrosés de projectiles sans faire de victimes. La famille du chef de village a reçu la visite des terroristes. Situé en face de la police et à gauche de la gendarmerie, le domicile du chef de village présente encore les stigmates de l’assaut. Trois villageois sont touchés mais leur pronostic vital n’est heureusement pas engagé. Le directeur général des douanes n’a pas fait économie de son temps pour inspecter les dégâts. Tous les dégâts. Non seulement sur le site de la douane mais aussi à la police, à la gendarmerie et au service phytosanitaire. Partout, l’inspecteur général Doucara a insisté sur la vigilance et surtout le renseignement. «Mettez la garde haute !», a instruit le directeur général des douanes qui était porteur d’un message du président de la Transition, du Premier ministre et du ministre de l’Économie et des Finances qui compatissent à la douleur des agents et de toute la population de Hèrèmakono. L’inspecteur général des douanes a encouragé et félicité les agents pour leur courage et leur dévouement à accomplir leurs missions malgré les peurs et les inquiétudes. L’insécurité est une réalité, mais il faut faire avec cette nouvelle donne car la survie de notre pays en dépend. «Je suis très fier de vous. Vous avez toutes mes félicitations et mes encouragements», a dit le patron des douaniers, avant de s’engager à tout mettre en œuvre pour protéger les agents partout où ils sont appelés à servir. Avant de quitter la frontière, l’inspecteur général Mahamet Doucara a rencontré le personnel douanier et les commissionnaires en douanes agréés pour passer au peigne fin l’ensemble de leurs préoccupations.
Paix et réconciliation : Echanges fructueux entre le ministre Wagué et Youssouf Toloba
Bamako, 11 mars (AMAP) Le ministre de la Réconciliation nationale, le colonel-major Ismaël Wagué, et le chef du mouvement armé dogon, Dan na Amassagou, Youssouf Toloba, se sont rencontrés, mardi, dans le pays dogon, pour des discussions en vue d’apaiser le climat dans la Région de Mopti (Centre) dont le potentiel agricole et touristique est d’un apport considérable pour le Mali. La prise de contact entre les deux hommes a été marquée par un franc-parler entre les deux hommes, indiquent des sources proches de la rencontre. Le chef du département de la Réconciliation nationale s’est rendu, sans escorte à l’endroit indiqué par Youssouf Toloba, dans un souci d’apaisement dans la région, avec l’intention de recoudre le tissu social. Le colonel-major Ismaël Wagué, à peine revenu de Gao (Nord) où il a co-parrainé le tournoi sportif pour la paix et la réconciliation, s’est rendu sur le plateau Dogon pour rencontrer Youssouf Toloba, le chef du mouvement des chasseurs Dan na Amassagou. Au cours de cette rencontre, les échanges ont essentiellement porté sur la situation socio-sécuritaire dans le Centre du Mali, le désarmement des milices d’autodéfense et leur réinsertion, les relations entre les populations et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) dans la lutte contre le terrorisme. Le chef du mouvement Dan na Amassagou s’est dit ouvert au dialogue, tout en assurant que son seul souci est de voir le pays Dogon apaisé. Youssouf Toloba a, par la suite, souhaité la mutualisation des forces entre le gouvernement et les populations de la Région, « afin de lutter efficacement contre le terrorisme ». À son tour, le ministre de la Réconciliation nationale s’est dit satisfait de cette première rencontre et a exprimé le souhait d’entretenir cette dynamique pour que le retour de la paix ne soit pas un vain mot dans notre pays. Il a donné l’assurance de faire remonter toutes ces informations aux plus hautes autorités. Cette rencontre a enregistré la présence de Sékou Allaye Bolly, chargé de mission au ministère de la Réconciliation nationale et de Mamoudou Goudienkilé, président de la coordination d’une milice d’autodéfense. La démarche du colonel-major Ismaël Wagué est destiné à faire le déclic dans la réconciliation dans cette partie du Mali où les communautés Dogon et Peulh ont toujours cohabité dans la paix et la concorde depuis des siècles. MK/MD (AMAP)
Affaire dite des 21 bérets rouges disparus : Amadou Aya Sanogo et seize co-accusés comparaitront jeudi
Bamako, 11 mars (AMAP) Amadou Aya Sanogo et 16 de ses co accusés comparaitront, jeudi, à l’audience de la Cour d’Assises de Bamako dans l’affaire « d’enlèvement de personnes, d’assassinat et complicité d’assassinats », communément appelée Affaire des 21 bérets rouges, a appris l’AMAP de source proche des juridictions. Cette affaire, qui n’avait pas pu être jugée le 25 février 2021, à cause des mutations intervenues récemment au sein de la magistrature, a été renvoyée au 11 mars 2021 par la Cour d’assises de Bamako, selon notre source. On rappelle que la Chambre d’Accusation de la Cour d’Appel de Bamako a ordonné, le 28 janvier 2020, la mise en liberté provisoire (la déclarant bien fondée) de Amadou Haya Sanogo, l’ex-chef de la junte et de douze de ses co-accusés, emprisonnés depuis sept ans. Le procès d’Amadou Aya Sanogo, qui avait été ouvert fin novembre 2016 à Sikasso (Sud), avait été reporté pour la première fois, pour non-conformité du laboratoire et du délai des tests ADN des victimes. KM (AMAP)
Côte d’Ivoire : Décès du Premier ministre Hamed Bakayoko
Bamako, 10 mars (AMAP) Le Premier ministre ivoirien, Hamed Bakayoko, également ministre de la Défense, est décédé, mercredi, en Allemagne, des suites d’un cancer, annoncent plusieurs sources officielles. Hamed Bakayoko était hospitalisé depuis plusieurs jours à l’hôpital américain de Paris. Traité d’un cancer en phase terminale, il a été transféré en Allemagne le 6 mars dernier, quand son état s’est dégradé. Il avait 56 ans. «Je rends hommage au Premier ministre, Hamed Bakayoko, mon fils et proche collaborateur, trop tôt arraché à notre affection», a dit le président ivoirien, Alassane Ouattara, dans un communiqué lu à la télévision nationale. « Le Premier ministre Hamed Bakayoko a servi la Côte d’Ivoire avec dévouement et abnégation. C’était un grand homme d’État, un modèle pour notre jeunesse, une personnalité d’une grande générosité et d’une loyauté exemplaire », a poursuivi Alassane Ouattara. Hamed Bakayoko était le Premier ministre de Côte d’Ivoire depuis juillet 2020. Il a remplacé à ce poste Amadou Gon Coulibaly dont il avait assuré l’intérim après le décès, peu avant l’élection présidentielle. Considéré comme l’un des « fils » spirituels et héritiers du président Ouattara dont il a été successivement ministre d’État de l’Intérieur et ministre d’État de la Défense, il était, également, maire de la Commune d’Abobo, à Abidjan, la capitale. MT/MD (AMAP)
Hausse des infections à la Covid-19 au Mali: Quelque 97 cas mardi
Bamako, 10 mars (AMAP) Les services de santé ont enregistré, mardi, 97 nouveaux cas de Covid-19, sur un total de 878 échantillons testés, indique le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Toutefois, les médecins ont déclaré deux patients guéris contre zéro décès au cours des dernières 24 heures, selon la même source. Les contaminations du jour ont été identifiées dans les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (Près de la capitale), celles de Sikasso (Sud) et Mopti (Centre), ainsi qu’à travers plusieurs Communes du District de Bamako, la capitale. Au total, le Mali compte à ce jour 8.710 cas confirmés de Covid-19 sur lesquels 6.452 malades ont recouvré la santé contre 358 décès. AT/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 10 mars 2021
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 10 mars 2021 dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence de Monsieur Bah N’DAW, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de textes ; – procédé à des nominations ; – et entendu une communication. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de textes relatifs à la ratification du Contrat de financement signé à Bamako, le 21 décembre 2020 et à Luxembourg, le 22 décembre 2020, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Européenne d’Investissement, en vue du financement du Projet EDM-BOUCLE 225 KV NORD BAMAKO. La Banque Européenne d’Investissement accorde au Gouvernement de la République du Mali, un prêt d’un montant de 29 milliards 518 millions 65 mille francs CFA. Le prêt accordé est destiné au renforcement du potentiel de distribution de la société Energie du Mali à travers la construction d’une ligne électrique de structure à double ternes de 225 KV en périphérie nord de Bamako, entre les postes de Dialakorobougou et de Kodialani, sur un tracé de 102 km. La réalisation des travaux permettra d’améliorer la desserte électrique de la ville de Bamako et environs et d’accroitre la production d’énergie renouvelable. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant approbation du marché relatif au contrôle et à la surveillance des travaux d’aménagement de la section Sevaré-Mopti de la route nationale n°6, d’aménagement de 10 km de voiries, dont 5 km à Mopti et 5 km à Sévaré et la construction de la voie de contournement de l’aéroport de Mopti Ambodédjo. Le marché est conclu, entre le Gouvernement de la République du Mali et le bureau d’études CIRA SAS, pour un montant hors taxes de 2 milliards 26 millions 637 mille 20 francs CFA et un délai d’exécution de 32 mois. La conclusion de ce marché permettra le démarrage, le suivi et le contrôle de l’exécution des travaux d’aménagement prévus. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES FONCIERES, DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT Sur le rapport du ministre des Affaires foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant affectation au Ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation de la parcelle de terrain, objet du titre foncier n°863 du Cercle de Koulikoro sise à Kolebougou, Commune urbaine de Koulikoro. La parcelle de terrain, d’une superficie totale de 77 hectares 53 ares 55 centiares sise à Kolebougou, Commune urbaine de Koulikoro est destinée au recasement de 1630 ménages recensés dans le secteur spontané de Bakaribougou et à la réalisation d’équipements collectifs, d’urbanisme, d’assainissement et de voirie en vue d’améliorer le cadre de vie des populations concernées. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS – Conseillers techniques : Colonel-major Madani DEMBELE ; Colonel Bakary Nama CISSE. – Directeur adjoint du Génie Militaire : Colonel-major Adama DIARRA. – Haut Fonctionnaire de Défense au Ministère des Mines, de l’Energie et de l’Eau : Colonel-major Nicolas CISSE. – Inspecteurs à l’Inspection Générale des Armées et Services : Colonel-major Abdoulaye HAMIDOU ; Colonel-major Youssouf DIARRA ; Colonel-major Moussa THERA ; Colonel Mahamadou COULIBALY ; Colonel Ousmane SACKO ; Colonel Abdoulaye BALLO. – Chef de Cabinet de l’Inspecteur Général des Armées et Services : Lieutenant-colonel El Hadj Ousmane ARAMA. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DECENTRALISATION – Directeur Général de l’Administration du Territoire : Monsieur Abdoul Salam DIEPKILE, Membre du Corps préfectoral. – Directeur national de la Fonction publique des Collectivités territoriales : Monsieur Moussa DEMBELE, Membre du Corps préfectoral. – Gouverneur de la Région de Sikasso : Monsieur Siné DEMBELE, Membre du Corps préfectoral. – Directeur de Cabinet du Gouverneur de la Région de Kayes : Monsieur Amadou DICKO, Membre du Corps préfectoral. – Directeur de Cabinet du Gouverneur de la Région de Ségou : Monsieur Afel Boubacar YATTARA, Membre du Corps préfectoral. – Directeur de Cabinet du Gouverneur de la Région de Kidal : Monsieur Mahamadou Ismaïla MAIGA, Membre du Corps préfectoral. – Directeur de Cabinet du Gouverneur de la Région de Bougouni : Monsieur Sékou SAMAKE, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires administratives et juridiques du Gouverneur de la Région de Koulikoro : Monsieur Bernard COULIBALY, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires administratives et juridiques du Gouverneur de la Région de Sikasso : Monsieur Moussa DIALLO, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires administratives et juridiques du Gouverneur de la Région de Ségou : Monsieur Abdramane DEMBELE, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires administratives et juridiques du Gouverneur de la Région de Tombouctou : Monsieur Karifa KONE, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires administratives et juridiques du Gouverneur de la Région de Taoudénit : Monsieur Makan CISSOKO, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires administratives et juridiques du Gouverneur de la Région de Ménaka : Monsieur Issoufou THERA, Membre du Corps préfectoral. – Conseiller aux Affaires économiques et financières du Gouverneur de la Région de Koulikoro : Monsieur Alhousseiny B. TOURE, Ingénieur des Eaux et Forêts. – Conseiller aux Affaires économiques et financières du Gouverneur de la Région de Kidal : Madame Aïcha Belco MAIGA, Administrateur de l’Action Sociale. – Conseiller aux Affaires économiques et financières du Gouverneur de la Région de Nioro : Monsieur Adama SANOU, Planificateur. – Conseiller aux Affaires économiques et financières du Gouverneur de la Région de Kita : Monsieur Bouroulaye DIAKITE, Vétérinaire et Ingénieur d’Elevage. – Conseiller aux Affaires économiques et financières

