Le G5 Sahel plaide pour une restructuration totale de la dette de ses pays membres
Bamako, 15 mars (AMAP) Les cinq pays membres du G5 Sahel appellent à une restructuration profonde de leur dette afin de leur permettre de continuer à répondre aux attentes urgentes et légitimes de leurs populations, en matière de sécurité et de développement. Le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad ont exprimé cette demande, dans un rapport dévoilé, vendredi, à Abidjan, lors d’une cérémonie virtuelle marquee, notamment, par des échanges de haut niveau entre le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), Dr Akinwumi A. Adesina, et le prix Nobel d’économie, Pr Joseph Stiglitz. Dans une déclaration adoptée, après leur 7e Sommet des 15 et 16 février 2021. à N’Djamena, la capitale du Tchad, les cinq pays sahéliens estiment que le moratoire sur la dette des pays les plus pauvres décidé, en avril 2020, par le G20 n’est pas suffisant. « Les chefs d’État du G5 Sahel, préoccupés quant à la capacité des pays d’Afrique subsaharienne à supporter le poids de leur dette en raison des conséquences de la pandémie de Covid-19 et du poids des dépenses sécuritaires, appellent à la mobilisation de toutes les parties prenantes pour une restructuration profonde de la dette des pays du G5 Sahel », insiste la déclaration ad hoc sur la dette. Les pays du G5 Sahel consacrent entre 17 et 30% de leur budget aux dépenses militaires et sécuritaires, fait remarquer la Déclaration. Partenaire stratégique des pays du G5 Sahel et première institution de financement du développement en Afrique, la BAD a consacré, cette année, son rapport phare, « Perspectives économiques en Afrique 2021 » à la question de l’endettement sur le thème « De la résolution de la dette à la croissance économique : une feuille de route pour l’Afrique ». De nombreux enjeux tels la reprise économique post-Covid-19, les systèmes de gouvernance économique en Afrique et la gestion prudente de la dette ont été abordés par le président Adesina et le Pr Stiglitz auxquels se sont joints, lors d’un panel, Lesetja Kganyago, gouverneur de la Banque centrale d’Afrique du Sud, Ernest Kwamina Yedu Addison, gouverneur de la Banque centrale du Ghana, Aia Eza Nacilia Gomes da Silva, secrétaire d’État au Budget et aux Investissements publics de l’Angola ainsi que Masood Ahmed, président du Centre for Global Development. Le rapport Perspectives économiques en Afrique dresse, chaque année, un état des lieux de l’économie africaine et fait des développements sur les forces et faiblesses de chacune des cinq régions du continent : Afrique australe, Afrique centrale, Afrique de l’Est, Afrique du Nord et Afrique de l’Ouest. Cette publication emblématique de la BAD dissèque, à travers une fiche-pays, la situation économique de chacun des 54 pays membres régionaux. La publication annuelle des Perspectives économiques en Afrique est très attendue par les États, le monde universitaire, les milieux d’affaires et les partenaires au développement, qui y voient une solide référence en matière d’analyse et de mise en perspective des économies africaines. SS/MD (AMAP)
Affaire des « bérets rouges » : Arrêt des poursuites contre Amadou Aya Sanogo et ses 12 coaccusés
Bamako, 15 mars (AMAP) La Cour d’assises de Bamako a ordonné, lundi, l’arrêt des poursuites contre le général Amadou Aya Sanogo et ces 12 coaccusés, dans le procès dit de « l’assassinat des 21 bérets rouges ». Cela ne veut pas dire qu’ils sont déclarés innocents ou acquittés mais qu’il n’y aura plus de procès, a indiqué la Cour dont la décision est motivée par l’application de la Loi d’entente nationale. Cette loi adoptée, en 2019, par l’Assemblée nationale et promulguée par l’ancien régime, permet, dans le cadre de la réconciliation, d’arrêter, dans certains cas, des poursuites contre des personnes accusées de crimes contre, notamment, le dédommagement des victimes ou leurs ayants droit, pendant la crise de 2012. Le président de la Cour a, également, fait référence à un accord de dédommagement conclu entre l’État et les parties civiles, à travers l’Association des parents des victimes des 21 bérets rouges « arrêtés puis assassinés », dont les corps ont été découverts dans une fausse commune près du village de Diago, à quelques kilomètres de Bamako, la capitale malienne. Toutefois, les parties disposent de 72 heures pour se pourvoir en cassation devant la Chambre criminelle de la Cour suprême, en cas d’opposition à cette décision de la Cour. Les accusés ont bénéficié, depuis un an, de la liberté provisoire après avoir passé six années en détention préventive. AT/MD (AMAP)
Mali: Sur les notes du balafon minianka à Bla (Centre)
Par Moussa OUERE Bla, 15 mars (AMAP) Le balafon des communautés Minianka (Minianka bala) a son icône dans la Commune de Somasso, à 25 km de Bla, dans le Centre du Mali. Il s’agit de Zagan Dao dit Zampèrè, grand balafoniste traditionnel de la Région de Ségou, après feu Dougakoro Diarra de Sinèni. Natif de Somasso, Zampèrè, un quinquagénaire marié à deux femmes et père de neuf enfants, a hérité le balafon de son défunt père. « J’ai appris le balafon avec mon père, aujourd’hui décédé. Je suis devenu le roi du balafon traditionnel dans la Région de Ségou, après le décès de mon grand frère. J’ai plus de trente ans de carrière comme balafoniste », dit fièrement Zampèrè, Zagan Dao nous révèle que son surnom ‘Zampèrè’ que lui a été donné sa grand-mère a supplanté son vrai nom de Seydou après qu’il a été converti à l’islam. « J’étais très petit et très mince, c’est pour cela que ma grand-mère m’appelait Zampèrè, en Minianka. Certains m’appellent Zampèrè, d’autres Seydou », dit-il. « Depuis mes dix ans, j’imitais mes parents à jouer le balafon. Quand les autres travaillaient sur le balafon, moi, j’utilisais de vieilles jantes de vélos que j’alignais sur mes pieds pour reproduire des rythmes du balafon », se souvient Zampèrè. Le balafon, également appelé bala ou balani est un instrument de percussion idiophone mélodique que l’on retrouve dans plusieurs régions de l’Afrique. L’instrument produit seize à vingt-sept notes à travers des lames de bois que l’on percute avec des baguettes et dont le son est amplifié par des calebasses disposées en dessous. C’est une sorte de xylophone, pentatonique ou heptatonique. On retrouve le balafon dans beaucoup de pays d’Afrique tels que le Mali, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso et la Guinée. Au Mali, il y a différents sortes de balafon : le balafon des communautés Miniankas, Sénoufos, Bobos et Malinkés. En milieu Minianka, le balafon est présenté comme l’instrument de musique le plus « diabolique ». N’importe qui ne peut devenir un grand et populaire balafoniste, sans avoir certains pouvoirs occultes. Le balafon contribue beaucoup à la consolidation de la cohésion sociale et à l’intégration des communautés dans les Régions de Ségou, San (Centre) et Sikasso (Sud). C’est un instrument qui rassemble du monde dans toutes ces régions. « Je suis cultivateur, mais tous mes revenus et biens, aujourd’hui, proviennent du balafon », dit-il avant d’ajouter qu’au village, on ne peut s’adonner uniquement à un seul métier ou travail. « On est obligé de suivre les ancêtres dans la culture de la terre, sinon le balafon est mon activité principale », poursuit le musicien qui estime que cet instrument de musique peut nourrir son homme. « Mais, prévenir vaut mieux que guérir », conseille-t-il. « Je joue avec un balafon de dix-neuf lames de bois percutées avec des baguettes qui produit plus de vingt-sept notes. Ce balafon des communautés Minianka est notre histoire, notre identité culturelle c’est pour cela que je tiens à garder toujours la même gamme traditionnelle Minianka. » « J’achetais le balafon avec les fabricants, comme mes prédécesseurs l’ont fait (mes grand-père, père et grand frère). Mais, après avoir accumulé une bonne expérience dans le domaine et mes recherches très approfondies, à travers le monde et auprès de personnes plus âgées, moi-même je fabrique le balafon, aujourd’hui », dit Zampèrè. En fait, il n’est pas donné à n’importe qui de fabriquer un balafon qui donne un bon son. « Il y a beaucoup de choses sécrètes pour y parvenir », dit l’artiste, plus énigmatique que jamais. Et d’ajouter : « Etre le roi du balafon, aussi, dans une localité n’est pas fortuit. Cependant, je suis toujours un apprenant, car on ne finit pas d’apprendre ». Zampèrè dirige une équipe de dix personnes composée de danseurs, chanteurs et balafonistes. « Auparavant, on se déplaçait sur des motos. Aujourd’hui, j’ai eu un véhicule 4×4, don d’une personne de bonne volonté. Mon fils ainé me suit, pas à pas, pour me dépasser, un jour…’, dit encore notre interlocuteur. Du début de sa carrière à nos jours, il a sillonné toutes les dix-sept communes du Cercle de Bla à maintes reprises. « Nous avons été appelés à jouer en dehors du Mali, en Côte d’Ivoire et dans beaucoup de localités au Mali, comme Bamako, Sikasso, Ségou, lors des fêtes nationales du 22 septembre à Bla,. « Nous nous produisons lors de cérémonies traditionnelles et aussi culturelles à l’image du Nampou de Diaramana, Bèlèni de Somasso, de festivals comme le Festrako de Korodougou Nampasso, lors de cérémonies de mariage, baptême, etc.) ou encore des inaugurations, etc. MO/MD (AMAP)
Visite du chef de l’État en Algérie : Un nouveau souffle aux relations de coopération
Par Madiba KEITA Envoyé spécial Alger, 15 mars (AMAP) Le président de la Transition, Bah N’Daw, a été reçu, dimanche, à Alger, par son homologue, Abdelmadjid Tebboune, avec tous les honneurs au palais présidentiel, après avoir déposé une gerbe de fleurs au sanctuaire du Martyr sur les hauteurs de la capitale algérienne. «Il m’est particulièrement agréable de d’exprimer, ici et avec force, nos remerciements à l’endroit du peuple et du gouvernement algériens. J’ai nourri cette visite au lendemain de ma prestation de serment à la cérémonie d’investiture’ , a déclaré, à la presse, le président Bah N’Daw, après un entretien en tête-à-tête, suivi d’un déjeuner avec le chef de l’État algérien. Dans sa déclaration, Bah N’Daw s’est dit comblé de se trouver en Algérie. « Comblé dans la mesure où j’ai senti l’attention, le dévouement, l’attachement que le président Tebboune nous a accordés, car nous sortons d’une crise assez difficile et complexe. Sans amis certains, nous n’allons pas nous en sortir», a-t-il dit. Le président de la Transition a ajouté qu’à travers les actions de l’Algérie, le Mali se sent soutenu dans la crise multidimensionnelle qu’il traverse. «Nous nous sentons soutenus, compris, aidés, appuyés dans notre démarche. Je ne peux que dire, une fois encore, merci au peuple de l’Algérie», a souligné le président N’Daw. Pour sa part, le chef de l’État algérien s’est dit très heureux de recevoir «son frère N’Daw». «J’ai souhaité que ce jour soit le plus fructueux. Nous sommes à la disposition de nos frères maliens pour tout ce qui les concerne, pour tout ce qu’ils ont tracé comme plan de redressement chez eux. Ils ont notre soutien moral et matériel. Nous répondrons positivement à tout ce que mon frère N’Daw et les ministres qui l’accompagnent demanderont », a déclaré Abdelmadjid Tebboune. « Je vous remercie beaucoup pour cette visite très fraternelle, très positive. C’est le premier jalon de nos relations futures. Je souhaite, dès que les circonstances le permettent, faire un séjour à Bamako, Mopti, Gao et Kidal», a dit le président algérien. Cette visite d’amitié et de travail du président Bah N’Daw a été marquée par la rencontre avec le chef de l’État algérien. À l’issue de leur entretien, les deux dirigeants ont clairement manifesté leur volonté de renforcer davantage l’axe Bamako-Alger. Le président N’Daw a, ensuite, reçu en audience, en sa résidence, le président du Conseil de la nation, Saleh Goudjil, et le Premier ministre, Abdelaziz Djerad. Lors de ces différentes rencontres, il a été question de la relance du Conseil d’affaires algéro-malien, de défense et de sécurité, de la situation de nos compatriotes vivant dans les 58 Wilayas de l’Algérie et bien d’autres sujets concernant les relations de coopération entre les deux pays frontaliers. Par ailleurs, le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, et son collègue en charge de l’Administration territoriale, le lieutenant-colonel Abdoulaye, ont eu un entretien de plusieurs minutes avec le général de corps d’armée Said Changriha, chef d’État-major de l’Armée nationale populaire d’Algérie. Si rien n’a filtré de ces rencontres, on peut penser que les responsables militaires ont certainement parlé de l’appui que l’armée algérienne pourrait apporter aux Forces armées maliennes (FAMa) dans la lutte contre le terrorisme. Arrivé samedi après-midi à Alger pour une visite d’amitié et de travail de deux jours., le chef de l’État malien est accompagné d’une forte délégation composée notamment de quatre ministres : Zeini Moulaye (Affaires étrangères et Coopération internationale), le colonel Sadio Camara (Défense et Anciens combattants), le lieutenant-colonel Abdoulaye Maiga (Administration territoriale et Décentralisation) et Alhamdou Ag Ilyène (Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine). MK (AMAP)
Tendance à la hausse avec 51 cas de Covid-19 dimanche au Mali
Bamako, 14 mars (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré, dimanche, quelque 51 nouveaux cas de Covid-19, sur la base de 1.188 échantillons testés, annonce le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Les agents de santé ont déclaré une vingtaine de malades du covid-19 rétablis, contre zéro décès au cours des dernières 24 heures,. Selon le communiqué, les nouvelles contaminations ont été identifiées dans les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (Près de la capitale), de Sikasso (Sud) et Mopti (Centre). “En outre, on note des cas confirmés dans plusieurs quartiers des six Communes du District de Bamako”, ajoute le communiqué. À ce jour, la situation cumulée du Mali affiche 8.913 cas positifs, 6.503 patients guéris contre 360 décès. AT/MD (AMAP)
Le président Bah N’Daw en Algérie : Défense, sécurité, paix et coopération au menu
Envoyé spécial MadibaKEITA Alger, 14 mars (AMAP)Le président de la Transition, Bah N’Daw, accompagné d’une forte délégation composée, notamment de quatre ministres, est arrivé, samedi après-midi à Alger, pour une visite d’amitié et de travail de deux jours en Algérie. Le chef de l’Etat est accompagné des ministres Zeini Moulaye (Affaires étrangères et Coopération internationale), du colonel Sadio Camara (Défense et Anciens combattants), du lieutenant colonel Abdoulaye Maiga (Administration territoriale et Décentralisation) et Alhamdou Ag Ilyane (Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine). C’est aux environs de 13h30 (heure locale) que l’avion présidentiel s’est posé sur le tarmac de l’Aéroport international Houari Boumediene. Le président Bah N’Daw a été accueilli par le Premier ministre algérien, Abdelaziz Djerad. Après le cérémonial protocolaire des hymnes nationaux et de la revue de détachements militaires, les deux personnalités ont échangé dans le salon d’honneur de l’aéroport. Après son installation dans sa résidence, le président de la Transition a rencontré les représentants de la communauté malienne vivant en Algérie. Dans son intervention, l’ambassadeur du Mali, en Algérie, Mahamane Amadou Maiga, a indiqué que nos compatriotes bénéficient de beaucoup de privilèges conyrairement aux immigrés d’autres pays, en raison de la convention sur la libre circulation entre le Mali et l’Algérie. Il a, aussi, souligné que le Mali occupe la première place des pays auxquels l’Algérie accorde des bourses dans divers domaines : enseignement supérieur, sport, formation professionnelle, défense et sécurité. L’ambassadeur a, également, fait savoir que les étudiants évoquent quelques problèmes techniques relatifs aux orientations et filières, « mais la plupart de des problèmes sont résolus avec satisfaction grâce à la bonne coopération entre les universités et instituts et l’ambassade ». Le représentant du Conseil de base des Maliens d’Algérie, Alhousseini Camara, a égrené quelques difficultés auxquelles ses concitoyens sont confrontés comme l’obtention de la carte de séjour en Algérie et de la carte NINA ainsi que des logements sociaux. Sans oublier les difficultés d’envoi des fonds et de rapatriement des corps au Mali. En réponse, le ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine, Alhamdou Ag Ilyane, a d’abord salué l’Algérie pour avoir accepté d’accueillir nos étudiants dans ce contexte de Covid-19 où beaucoup de pays ont fermé leurs frontières aux étrangers. Alhamdou Ag Ilyane a rappelé que la Transition a pour missions d’instaurer la sécurité et d’assurer le retour de l’administration sur l’ensemble du territoire. Sur ce point, l’Algérie sera d’un apport considérable. Ainsi que pour le parachèvement de la mise en oeuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. « Il s’agit, aussi, pour la transition, a-t-il poursuivi, de travailler pour la bonne gouvernance dans le pays avec toutes les réformes qui y sont nécessaires et d’organiser des élections transparentes et crédibles afin de doter notre pays d’institutions légitimes ». Dans son intervention, le président de la Transition a invité nos compatriotes à respecter les lois du pays d’accueil, à savoir l’Algérie qui a énormément fait pour le Mali. Sur les préoccupations soulevées, Bah N’Daw a dit qu’il n’a que des conseils d’usages à l’endroit des uns et autres. A ce propos, il a demandé à tout le monde de retrouver l’hymne national du Mali. « Un peuple-Un but-Une foi…Debout sur les remparts », a-t-il cité, avant de souhaiter bonne année universitaire aux étudiants. Le programme du président Bah est très chargé dimanche. Dans la matinée, il va déposer une gerbe de fleurs au sanctuaire du Martyr. Le président N’Daw sera, ensuite, reçu par son homologue, Abdelmadjid Tebboune. Une autre rencontre est prévue avec le général de corps d’armée Said Changriha, chef d’état major de l’armée nationale populaire. Le chef de l’Etat va déjeuner avec son homologue. Il va recevoir, ensuite, une visite de courtoisie du président du Conseil de la nation, Saleh Goudjil et du Premier ministre Abdelaziz Djerad. Lors des différentes rencontres, il sera question de la relance du Conseil d’affaires algéro-malien, de défense et de sécurité et de la situation de nos compatriotes vivant dans les 58 Wilayas de l’Algérie. MK (AMAP)
Regain d’intérêt pour le maraîchage à Diéma, dans l’Ouest du Mali
Par Ouka BA Diéma 13 mars (AMAP) Depuis quelques années, les activités de maraîchage se développent dans le Cercle de Diéma. Cette activité de contre saison, contribue aujourd’hui, à l’autosuffisance alimentaire dans cette bande sahélienne où la réussite de la campagne est tributaire des aléas climatiques. Le maraîchage est surtout pratiqué par des femmes et des jeunes. Dès que les pluies s’arrêtent, à partir du mois d’octobre, ils s’adonnent, à cœur joie, au maraîchage. De grands périmètres, les alentours des habitations, jusqu’aux recoins des maisons, sont aménagés pour la pratique du maraîchage dont les bénéfices touchent directement de nombreux foyers. Du fumier organique issue des parcs d’animaux est utilisé pour accroitre les rendements. Les puits, les forages, les mares servent de sources d’eau pour le maraîchage. L’activité permet à de nombreuses femmes de s’épanouir. Les légumes qu’elles récoltent, quotidiennement, leur permettent d’enrichir leurs rations alimentaires et, du coup, de prendre en charge une bonne partie des frais de condiments. Surtout, si l’on sait que dans certains milieux soninkés, c’est la femme qui « se débrouille », le plus souvent, pour avoir des ingrédients et faire sa cuisine. L’essentiel, pour le mari, c’est de puiser dans le grenier, chaque matin, la mesure de mil, de sel et de poudre de feuilles de baobab qu’il faut pour préparer le repas. Les plus généreux associent à ces produits, quelques cubes alimentaires pour relever la sauce. C’est une question de dignité, même s’il lui faut aller quémander, la femme prépare pour les membres de la famille dont certains ne manquent pas de mots pour l’apprécier ou la déprécier selon la qualité de ses mets. Mais, toutes les productions maraîchères des femmes n’entrent pas dans la marmite. Dès fois, elles en utilisent pour régler leurs petits besoins ou assurer l’entretien de leur progéniture. PLUVIOMETRIE FAVORABLE – Interrogé, le chef du secteur de l’Agriculture de Diéma, Aguibou Bah, explique que le cumul des pluies au cours de la campagne 2020 a été excédentaire. La quantité de pluie enregistrée au niveau du secteur de l’agriculture de la localité s’élève à 797, 5 mm en 49 jours, en 2020, contre 506,45 mm en 48 jours, en 2019. La campagne de contre saison 2020 a démarré avec un léger retard, à cause des récoltes. Le niveau des cours d’eau est bon dans l’ensemble. Les nappes phréatiques ont été bien alimentées, « compte tenu de la bonne pluviométrie avec une bonne répartition dans le temps et dans l’espace ». La situation phytosanitaire est relativement calme. Toutefois, des cas d’attaques de chenilles, pucerons, acariens ou araignées rouges, mouches blanches et autres nuisibles ont été constatées sur des légumes, des feuilles et des fruits. « Aucun dégât majeur n’est à déplorer pour le moment », assure le technicien. Grâce aux semences et équipements fournis à certains maraichers par des projets et programmes, les activités de production évoluent normalement. L’aspect végétatif des cultures est satisfaisant, que ce soit au niveau des périmètres collectifs ou individuels. Ainsi, cette année, la production de la pomme de terre, a connu une augmentation d’environ 20%, selon des chiffres provisoires. Sur une prévision de 120 tonnes, la production en cours a en atteint 125. Avant de conclure, comme il se plait à le dire, le chef du secteur de l’Agriculture, Aguibou Bah, a insisté sur la réalisation de points d’eau permanents, équipés d’un système d’irrigation adéquat en vue de donner un nouveau souffle au maraîchage dans le cercle de Diéma. « Des techniques innovantes doivent être à tout moment enseignées aux producteurs pour mieux renforcer leurs capacités », conseille-t-il. GROS PRODUCTEURS – Le président, fraîchement élu à la tête de la Délégation locale de la chambre d’agriculture (DLCA), Boubou Traoré, indique que la culture de la pomme de terre dans le Cercle de Diéma, est en pleine expansion. Le kilogramme de pomme de terre, vendu à 600 Fcfa, a été ramené à 400 Fcfa. Avant, la pomme de terre était importée de Sikasso (Sud) et de Kati (près de Bamako). Actuellement, le cercle de Diéma en produit une quantité importante. M. Traoré compte, en début de mandat, s’attaquer au problème crucial de l’eau pour faciliter les activités des producteurs maraîchers. La dotation des maraîchers en intrants, ainsi que le renforcement de leurs capacités, figurent dans les objectifs du nouveau président, qui tire lui-même du maraîchage des bénéfices. Massiga Diawara, maraîcher, réside à Lattakaf, dans la Commune rurale de Lakamané. Il est marié et père de dix-huit enfants. Il exerce cette activité depuis plusieurs décennies. Il exploite un périmètre de deux hectares et demi. Il est parvenu à acheter trois motopompes, dont une solaire, une à moteur diésel et une à l’essence, pour plus de trois millions de Francs Cfa afin de faciliter l’arrosage des ses parcelles par ses femmes et enfants. M. Diawara produit divers légumes, notamment l’aubergine, la tomate, la laitue, l’échalote, le chou, le gombo, la carotte, la pomme de terre. Il fait, également, de la riziculture et de l’arboriculture. Sa production en pomme de terre, cette année, avoisine les 30 tonnes. Il se rend dans les différentes foires hebdomadaires de Lakamané, Diéoura, Sansankidé, Diangounté Camara, etc. pour écouler ses fruits et ses légumes. Il vend le kilogramme de pomme de terre à 400 Fcfa. Il a besoin de quatre employés pour l’aider à entretenir son vaste périmètre mais, « le genre de manœuvres que je cherche, n’existe pas sur le marché… », se désole l’homme. Le président de l’Association des producteurs d’oignons, à Fangouné Kagoro, Tiéssama Fofana, a mis en terre le contenu de plusieurs caisses de pommes de terre importées de Sikasso (Sud). « Dès leur arrivée, les jours de foire de Diéma, les clients raflent les paniers de pomme de terre des femmes de notre village. La culture de la pomme de terre commence à se vulgariser dans le Cercle de Diéma », raconte l’homme. « Dans quelques années, on ne fera, certainement, plus recours à Sikasso ou Kati. Nos propres productions pourront nous nourrir. C’est un projet qui nous aide dans la culture de la pomme de terre », déclare-t-il. Après sa retraite, Mamadou Diallo, conseiller pédagogique, s’est consacré au maraîchage. Son verger, d’un hectare, est au Sud-Est de la ville, non loin du barrage. Un puits à grand diamètre doté d’une pompe
Mali: Inhaye Ag Mohamed nouveau Haut représentant du chef de l’État pour la mise en œuvre de l’accord d’Alger
Bamako, 13 mars (AMAP) Inhaye Ag Mohamed, inspecteur des services économiques, est le nouveau haut représentant du président de la Transition pour la mise en œuvre de l’accord pour la paix et le réconciliation issu du processus d’Alger. Il est nommé à ce poste par le décret n°2021-160/PT-RM du 10 mars 2021, signé par le président de la Transition Bah N’Daw. Inhaye Ag Mohamed était, auparavant, le secrétaire permanent du Bureau du haut représentant pour l’accord. Il remplace l’inspecteur général de Police, Mahamadou Diagouraga nommé ambassadeur du Mali à la Havane, à Cuba. Inhaye Ag Mohamed est en terrain connu et devrait s’atteler à insuffler une «nouvelle dynamique» dans l’application de l’accord «à travers le bureau du Haut représentant pour la paix en favorisant l’adoption d’un nouveau chronogramme pour parachever les actions prioritaires déjà identifiées», comme il le rappelait, en décembre dernier, lors d’une audience avec le chef de l’État. MT/MD (AMAP)
Attaque de Hèrèmakono : Des policiers et un douanier ont résisté
Ahmadou CISSÉ Envoyé spécial Sikasso, 13 mars (AMAP) Les malheureux événements de Hèrèmakono continuent d’alimenter les causeries à Sikasso. Les populations en sont encore bouche bée. Attaquer la frontière aux nez et à la barbe du camp militaire de la ville ? Les commentaires vont dans tous les sens. Dans l’arrière cour d’un hôtel, un responsable politique ne décolère pas, dix jours après l’attaque qui a vu mourir un chauffeur, près de son véhicule. En ce lieu de détente, début de soirée, la personnalité locale dénonce le manque de réactivité des autorités militaires qui sont cantonnées dans la ville, sans se mettre à hauteur de leurs missions. Le Conseil des ministres du mercredi dernier a remplacé le gouverneur de région. Les mauvaises langues de la place racontent que c’est la conséquence logique de l’attaque de Hèrèmakono. Et viennent les dernières nouvelles. On apprend que les assaillants, ce qui n’a jamais été dit, ont perdu des combattants lors de l’assaut. Ils avaient ouvert trois fronts : le poste péage, le bureau des douanes et le site que se partagent la police et la gendarmerie. « Les gendarmes avaient reçu l’information sans daigner alerter les autres », croit savoir notre homme. Renseignement d’une large portée qui sera corroboré par le fait que les assaillants n’ont trouvé âme qui vive au poste de la gendarmerie. Les policiers, en revanche, établis en face, de l’autre côté de la route, presqu’en face de la barrière, étaient sur zone. Selon les témoins, les policiers ont vigoureusement riposté aux tirs ennemis. Du côté de la douane, un agent en poste s’est battu et a utilisé de toutes ses munitions. Il aurait tenu, le temps de vider son chargeur. Aux dernières nouvelles, les assaillants étaient vus, traversant des villages, avec des corps sans vie sur les bras. « De source sûre, ils sont eu des pertes. Mais, comme à leurs habitudes, ils ont emporté leurs cadavres », conclut-il. Les Sikassois sont encore pantois devant un autre constat : le sacrilège des tirs à l’arme lourde sur la mosquée. Les fous de Dieu seraient-ils sous l’emprise de matières psychotropes ? Sont-ils devenus fous au sens propre ? Beaucoup de personnes en sont arrivées à ce jugement. Un autre indice relevé sur le terrain soutient cette thèse. Le point de tir de l’assaillant qui a ouvert la première rafale indique qu’il n’avait pas une bonne maîtrise de son arme. Des impacts sont constatés sur le bitume, les arbres aux alentours et même sur les blocs de béton aux abords de la route, après la construction du poste de péage. AC (AMAP)
Covid-19 au Mali : 43 nouveaux cas enregistrés jeudi
Bamako, 12 mars (AMAP) Quarante-trois (43) nouveaux cas positifs à la Covid- 19 ont été enregistrés jeudi au Mali, portant le nombre total de la contamination à 8782 dont 6466 guérisons et 359 décès, a appris l’AMAP de source officielle. Ces 43 nouveaux cas, selon les services sanitaires, ont été enregistrés dans les régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Mopti, Tombouctou et le district de Bamako. L’Institut de santé publique (ISP) déclare par ailleurs que 1022 personnes -contact font l’objet d’un suivi quotidien avant d’inviter les populations à la sérénité et au respect des mesures préventives. KM (AMAP)

