Situation sécuritaire au Mali : L’Onu recense près de 100 attaques terroristes depuis janvier 2021
Par Issa DEMBELE Bamako, 09 avr (AMAP) Le rapport trimestriel du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, sur le Mali souligne la volatilité de la situation sécuritaire qui s’est davantage dégradée pendant ces trois derniers mois. De janvier à mars, les forces nationales, la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et les groupes armés signataires ont, en effet, subi 92 attaques asymétriques. La Région de Mopti (Centre) a été la plus touchée, comptant 53 attaques contre 4 pour celle de Ségou toujours dans le Centre du Mali. Ces deux régions totalisent ainsi 62% des attaques, alors que le Septentrion en a enregistré 35, dont 15 dans la Région de Tombouctou et 7 dans celle de Kidal. Ménaka et Gao qui ont respectivement connu 2 et 1 attaques. Comparée à la période précédente, au cours de laquelle il a été enregistré 20 attaques contre les forces de sécurité et les groupes signataires dans le Centre, ces chiffres révèlent une recrudescence des activités terroristes dans cette partie du Mali. Le tableau funeste dépeint dans cet nouveau rapport du secrétaire général vient encore attester que nos forces de défense et de sécurité paient un plus lourd tribut dans la lutte contre le terrorisme : elles ont été visées par 47 attaques qui ont fait 100 morts, dont 26 éléments de l’armée, 3 de la garde nationale, 3 de la police et de la gendarmerie, 66 membres des groupes armés radicaux et 2 personnes appartenant aux groupes d’autodéfense. Au moins 102 personnes ont été blessées, dont 77 militaires, 5 gardes, 8 policiers et gendarmes et 12 civils. Sur les trois mois concernés par ce rapport, celui de janvier a été le plus meurtrier pour nos forces armées et de sécurité. Deux attaques, perpétrées le 24 janvier, étaient dirigées contre les camps de Boulikessi et de Mondoro, situés respectivement à environ 114 et 140 km à l’est de la ville de Douentza. Elles ont fait six morts parmi les FAMa (4 à Boulikessi et 2 à Mondoro). En outre, 6 éléments ont été blessés à Mondoro et 12 autres à Boulikessi, dont 7 gravement. L’ennemi ne s’en est pas tiré indemne. Il a enregistré une trentaine de morts lors de ces attaques et y a laissé une quarantaine de motocyclettes. Le 3 février, un autre camp des Forces armées maliennes (FAMa), situé près de Boni, dans le Cercle de Douentza (Centre), a été la cible d’une attaque qui a fait 10 morts et 7 blessés parmi les soldats, ainsi que 20 morts dans les rangs des groupes armés radicaux. 39 ATTAQUES CONTRE LES CASQUES BLEUS – Pendant la période considérée, les soldats onusiens ont été également dans le viseur des terroristes. Au total, la MINUSMA a été la cible de 39 attaques qui ont causé la mort de 6 Casques bleus et d’un vacataire des Nations unies, et 48 blessés. L’essentiel de ces agressions a de nouveau été enregistré dans la Région de Mopti (20), suivie de celles de Kidal (7), de Tombouctou (5) et de Gao (2). Globalement, l’on constate, là aussi, une hausse par rapport à la période précédente, au cours de laquelle 20 attaques avaient fait 1 mort et 11 blessés parmi les Casques bleus. Le rapport met l’accent sur trois attaques, dont celle perpétrée le 13 janvier contre une escorte de sécurité de la force onusienne dans les environs de Bambara-Maoudé (Tombouctou). Quatre Casques bleus y ont laissé la vie et cinq autres ont été blessés. Le 30 du même mois, deux vacataires travaillant pour la Mission ont été attaqués dans la ville de Ber par deux individus armés non identifiés se déplaçant à motocyclette. L’un des vacataires a été tué sur le champ et l’autre a été détenu, avant d’être relâché. Près d’un mois après, précisément le 10 février, la MINUSMA a subi une autre attaque, cette fois-ci de grande envergure, à Kéréna, dans la Région de Douentza. «Cette agression particulièrement préoccupante, impliquant un attentat-suicide à la voiture piégée et des tirs indirects, a fait 28 blessés parmi les Casques bleus, dont un est décédé ultérieurement», déplore le secrétaire général dans le rapport. Par ailleurs, le secrétaire général dénonce le cycle infernal d’actes de violence contre les populations locales. «Les conflits intercommunautaires persistants et les activités menées par des groupes armés radicaux, deux phénomènes souvent imbriqués, ont été source d’insécurité», souligne le rapport qui évoque aussi plusieurs cas de vol et de destruction de récoltes dans la Région de Ségou. Autre fait inquiétant relevé, c’est la disponibilité de roquettes et d’obus de mortier, jusqu’alors peu répandus, et leur utilisation accrue dans la Région de Mopti. ID/MD (AMAP)
Mali : Le Premier ministre reporte sa visite à Sikasso (Sud) face à la flambée des cas de Covid-19
Bamako, 09 avr (AMAP) Le Premier ministre malien, Moctar Ouane, a annoncé, vendredi, le report de sa visite qui devait le conduire, du 9 au 11 avril, dans les Régions de Sikasso, Koutiala et Bougouni (Sud), compte tenu de la situation sanitaire. « Le Mali a enregistré ce jeudi 8 avril le nombre inquiétant de 413 cas. Pour me pencher sur la situation j’ai décidé du report de ma visite prévue ce vendredi dans les Régions de Sikasso, de Bougouni et de Koutiala », a déclaré le chef du gouvernement, dans un message publié sur les réseaux sociaux. Le Mali fait face à une troisième vague fulgurante de nouvelles contaminations à la Covid-19. Ce jeudi 8 avril, un nouveau record de contaminations en une seule journée a été atteint avec 413 cas dépistés. Et Moctar Ouane de poursuivre : « La Covid est une réalité. Respectons rigoureusement les mesures barrières édictées par le gouvernement ». À ce jour, le Mali compte 11.254 cas positifs à la Covid-19 dont 7057 patients guéris contre 402 décès, selon les données du ministère de la Santé et du Développement social. MT/MD (AMAP)
Rapport du secrétaire général de l’ONU sur le Mali : des avancées enregistrées sur le plan politique
Par Dieudonné DIAMA Bamako, 09 avr (AMAP) Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, dans son dernier rapport, revient sur l’évolution de la situation politique au Mali et relève, comme faits nouveaux, que la période considérée a été marquée par l’achèvement de la mise en place des institutions de la Transition, après la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août 2020. Selon M. Guterres, le 10 février, une session extraordinaire du Conseil national de la Transition (CNT), organe législatif de transition, a été convoquée à l’initiative du Premier ministre, Moctar Ouane. Et le 22 février, le CNT a adopté le Plan d’action du gouvernement que ce dernier avait présenté le 19 février. Auparavant, le 11 février, les parties signataires de l’Accord pour la paix et leurs partenaires internationaux s’étaient réunies à Kidal (Nord) pour la 5è session du Comité de suivi dudit Accord, la première à se tenir hors de Bamako depuis la signature du document. Sur l’évolution de la situation politique, Antonio Gutteres souligne qu’après la mise en place des institutions de la Transition, au dernier trimestre de 2020, le gouvernement a pris des mesures pour définir les priorités et régler des problèmes pressants d’ordre social et politique. Cela s’est matérialisé, le 5 janvier 2021, par la signature d’un accord avec l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) et le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) pour mettre fin à plusieurs semaines de grève, afin d’obtenir des augmentations salariales et des avantages sociaux. Le 18 janvier, le président de la Transition, Bah N’Daw, a signé un décret portant dissolution du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) à l’origine de la démission du président Keïta le 18 août 2020. Et le 10 février, le Premier ministre Ouane a engagé un dialogue officiel avec les responsables politiques sur les réformes politiques et institutionnelles. Il a entrepris cette démarche dans un contexte de tensions persistantes entre les autorités et certains acteurs politiques inquiets du fait que le processus de transition manque de transparence et d’inclusivité. Concernant les préparatifs des élections, le rapport ajoute que les autorités de la Transition ont continué de prendre des mesures en vue de la tenue d’un référendum constitutionnel et d’élections locales et générales. « Le 31 décembre, rappelle-t-il, dans un discours à la Nation, le président de la Transition a annoncé un calendrier électoral provisoire qui prévoyait la tenue d’un référendum constitutionnel au second semestre de 2021, d’élections au niveau des régions, des cercles et des communes au quatrième trimestre de 2021, ainsi que d’élections présidentielle et législative au premier trimestre de 2022 ». Et à cet effet, le 25 janvier, le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a organisé un atelier de trois jours à Bamako sur le cadre juridique des élections. Au cours de la période considérée, Antonio Guterres signale que les autorités maliennes ont pris des mesures prometteuses pour lutter contre l’impunité des violations des droits de l’Homme et des atteintes à ces droits qui avaient été commises au centre du pays en 2020. Sur le même chapitre, la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) déplore que la situation des droits de l’Homme soit restée « précaire en raison des conflits en cours dans certaines parties du pays impliquant principalement des groupes armés communautaires, des milices, des groupes extrémistes ainsi que les forces gouvernementales ». La mission onusienne a recensé 409 infractions, dont 89 violations des droits humains et 320 atteintes à ces droits, soit 74 cas de moins que pendant la période précédente. Le rapport ajoute que le 31 décembre 2020, sept personnalités soutenant le gouvernement évincé en août 2020 ont été inculpées de plusieurs infractions, notamment de complot contre le nouveau gouvernement, d’association de malfaiteurs et d’offense à la personne du chef de l’État. Antonio Guterres précise ensuite qu’elles avaient été arrêtées et placées en détention quelques jours auparavant par la Sécurité d’État en dehors de tout cadre légal et à l’insu des autorités judiciaires. Et le 2 mars 2021, la Cour d’appel de Bamako a décidé de suspendre la procédure engagée contre elles. Toutefois, le Procureur général a déclaré qu’il envisageait de faire appel devant la Cour suprême. DD/MD (AMAP)
Macina : Renforcement des capacités des organisations communautaires de base
Macina, 8 avril (AMAP) Une rencontre d’appui à la dynamisation des organisations communautaires de base (OCB), initiée par la Coalition des Alternatives Africaines Dette et Développement-Mali (CAD-Mali), s’est déroulée jeudi à Macina, sous la présidence du 2ème adjoint du maire, Dian Diallo a constaté l’AMAP. L’objectif de la rencontre était de contribuer à la prise de conscience des hommes de l’importance de la participation des femmes à la gestion des affaires locales. De façon spécifique, il s’agissait d’échanger avec les membres des Organisations Communautaires de Base sur leur rôles, responsabilités et les difficultés liées au fonctionnement de leur Organisation ; d’appuyer et d’orienter les responsables d’organisation Communautaires de Base par rapport à la dynamisation et le bon fonctionnement de leur organisation et promouvoir la participation des femmes aux niveaux des instances de prise de décision en lien avec la législation et les approches féministes. Les participants ont échangé sur entre autres, le renouvellement des instances et le fonctionnement des bureaux des comités de gestion scolaire et des associations de santé communautaire, véritables chevilles ouvrières de ces différentes structures pour un développement harmonieux de la cité. Cette rencontre a permis aux participants d’être bien outillés sur leurs rôles et responsabilités afin de mener à bon port les différentes structures qu’ils dirigent dans les Communes. Le même exercice a été organisé au profit des membres des organisations communautaires des communes de Kokry-Centre, Boky-Wèré, et Kolongo. La rencontre s’est déroulée en présence du Chef du Service local du développement social, des membres du comité de suivi à la base (CSB), des représentants des associations de santé communautaire (ASACO) et des Comités de gestion scolaire (CGS), et de la presse locale. AOK/KM (AMAP)
Sikasso : Le Premier ministre entame ce vendredi une visite de terrain dans les zones CMDT de la 3e région
Sikasso, 9 avril (AMAP) Le Premier Ministre, Moctar Ouane à la tête d’une forte délégation comprenant des membres du gouvernement, des représentants des services techniques, des associations et organisations des producteurs agricoles entame ce vendredi une visite de terrain dans les zones CMDT de la région de Sikasso, a appris l’AMAP de source officielle. Au cours de cette visite Moctar Ouane va sillonner la filiale Sud / CMDT dans les localités de Bougouni, Niena, Sikasso, Kadiolo, Fama ainsi qu’une partie de la filiale Nord-Est à Koutiala. Le PM échangera avec les techniciens et les producteurs sur entre autres, l’état d’avancement de la campagne agricole et cotonnière 2021 – 2022 et leurs conditions de travail avant de procéder au lancement officiel de la campagne agricole. La visite de terrain du Premier Ministre, Moctar Ouane dans les zones cotonnières de la 3ème région prendra fin dimanche. FD/KM (AMAP)
Koulouba : le chef de l’État reçoit l’ambassadeur Zhu Liying en fin de mission
Bamako, 09 avr (AMAP) L’ambassadeur de la République populaire de Chine au Mali, Zhu Liying, en fin de mission, a été reçu jeudi par le chef de l’État, Bah N’Daw, annoncent les services de la présidence du Mali. « L’entretien entre les deux personnalités a porté sur la vitalité de la coopération sino-malienne en marche depuis 61 ans et qui mérite d’être accentuée et densifiée », ajoute la même source qui précise qu’à sa sortie d’audience, le diplomate chinois, qui boucle sa quatrième année au Mali, « a exprimé son enthousiasme et sa satisfaction ». «J’ai été très heureux et honoré d’être reçu, au terme de ma mission, par le président de la Transition. Je saisi l’opportunité pour exprimer mes sincères remerciements aux autorités maliennes pour leur soutien sans faille dans l’accomplissement de ma mission au Mali. J’ai exprimé, surtout, mes vœux sincères à la réussite de la Transition, à la paix, au développement et à la prospérité du Mali», a-t-il déclaré. Très ému par la chaleur et la sincérité de l’amitié dont lui a fait montre la population malienne, Zhu Liying a exprimé son optimisme. «Mon vœu le plus ardent reste l’approfondissement dans la durée de la coopération. Je suis fier de la petite contribution que j’ai faite dans le cadre d’un partenariat bilatéral que je trouve fructueux», a-t-il déclaré. Zhu Liying a rassuré que son successeur « travaillera de manière pragmatique au raffermissement et au développement des différents axes du partenariat, que ce soit l’infrastructure, l’éducation, la santé, la culture et bien d’autres domaines de la vie socio-économique ». Auparavant, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Zeïni Moulayea, a, au nom du président de la Transition, élevé l’ambassadeur Zhu Liying au grade d’Officier de l’Ordre national du Mali à titre étranger. MD (AMAP)
Mali: nouveau record de contamination avec 413 cas de Covid-19 et 02 décès jeudi
Bamako, 09 avr (AMAP) Les services de santé maliens ont enregistré un record de 413 cas positifs de Covid-19 sur 1414 échantillons testés et 02 décès, jeudi, annonce le ministère de la Santé et du Développement social, dans un communiqué, confirmant la recrudescence des contaminations qui ne laisse plus de doute sur une troisième vague de la pandémie au Mali. Toutefois, une vingtaine de patients ont recouvré la santé au cours des dernières 24 heures, ajoute le département en charge de la Santé Selon le ministère, Bamako demeure l’épicentre de la maladie avec plus 300 cas dont 113 enregistrés dans la seule Commune VI. A l’intérieur du pays, seules les Régions de Kayes et Koulikoro sont touchées parcle virus ce jeudi, ajoute le communiqué. Ces nouvelles données font grimper le nombre cas positifs au Mali à 11.254 parmi lesquels 7.057 patients guéris contre 402 décès. AT/MD (AMAP)
Cité des enfants : L’éducation des enfants au centre d’une conférence- débats
Bamako, 7 avril (AMAP) La Cité des Enfants a organisé mercredi dans sa case de rencontre, sa 2ème journée thématique citoyenne sur « l’éducation des enfants à la maison, à l’école et dans la communauté », sous la présidence de la Directrice Général de l’institution, Mme Amina Cissé Koumaré, a constaté l’AMAP. C’était en présence du Directeur Général adjoint de la Cité des Enfants, Famara Keïta, de plusieurs invités de marque, des représentants du Parlement national des enfants, des membres de l’association des enfants et jeunes communicateurs, des encadreurs et élèves du Complexe scolaire Fankélé Ouattara de Magnabougou, du Complexe scolaire Tigana Daliba de Sogoniko, du Centre d’écoute communautaire de Sabalibougou et de plusieurs hommes de médias. Dans son allocution de bienvenue, la directrice de la Cité des Enfants a remercié les participants pour l’intérêt qu’ils portent aux questions liées à la promotion des enfants dans notre pays et leur accompagnement à sa structure à travers idées et autres manifestations. Mme Amina Cissé Koumaré a saisi l’occasion pour rappeler que la journée thématique est une activité du département de la promotion de la famille, de la femme et de l’enfant, inscrite au Plan de travail du Gouvernement, une activité devant être réalisée et évaluée. La directrice de la Cité des Enfants a salué les efforts déployés dans l’éducation des enfants à travers parents, encadrement et communauté. Cependant, elle trouve que des actions concertées sont indispensables de nos jours pour corriger les failles dans l’éducation dans notre pays. Enfin, Mme Amina Cissé Koumaré a invité les enfants présents à être des relais auprès de leurs camarades pour les sensibiliser sur les actions de la famille, de l’école et de la communauté en terme d’éducation pour une meilleure réussite de nos enfants. Le Conférencier, Dr Abdoulaye Sall, Expert des questions de Citoyenneté a développé le thème retenu à savoir « l’éducation des enfants à la maison, à l’école et dans la communauté ». Dr Sall a tout d’abord remercié la direction de la Cité des enfants pour tous ses efforts dans l’encadrement, la formation et l’épanouissement des enfants dans notre pays. Le conférencier a également remercié les autorités du pays ainsi que les encadreurs pour leur appui à l’éducation des enfants de nos enfants. Dr Sall a fait une analyse approfondie de la situation de l’éducation depuis des générations et surtout l’évolution des enfants au 21ème siècle marqué par des réseaux sociaux avec des impacts souvent nuisibles en fonction de l’utilisation négative que les utilisateurs font. L’éducation d’un enfant est assurée par la famille, l’école et la communauté, pour le forger, avec apprentissage des valeurs, des us, des coutumes et autres principes de la communauté, faisant ainsi sa personnalité, son engagement et son amour pour la patrie. Le conférencier a également mis en exergue le rôle de l’école dans notre société. Selon Dr Sall, il y a de véritables problèmes dans le cadre de l’éducation à savoir le faible niveau d’inscription, l’inadaptation des programmes scolaires et le couplage entre l’éducation théorique et professionnelle. Dr Sall propose que des concertations assez approfondies soient organisées sur tous ses aspects ainsi que la question de la gouvernance surtout à Bamako. Dr Sall a posé une problématique à résoudre pour trouver de nos jours la solution à une éducation de qualité pour les enfants à savoir la famille est –elle une affaire publique ou privée. Le conférencier, président de Cri 2002 a suivant cette analyse fait ressortir la problématique de la gouvernance avant de faire un rappel de la refondation qui est de son avis indispensable pour notre Etat se trouvant dans une situation de déconfiture et de dislocation. Cette refondation concerne, de son avis, le pouvoir politique, la population et le territoire étant le corps de la nation. En d’autres termes, il s’agira de la refondation de la gouvernance, de la refondation de la citoyenneté et du civisme. De passage, Dr Sall, pour permettre aux participants de mieux cerner le thème, a rappelé que la nationalité fait la citoyenneté alors que le civisme est de s’acquitter de ses impôts et de ses devoirs correctement pour le bon fonctionnement de l’Etat. Donc, citoyen rime toujours avec civisme. S’agissant de la refondation, le conférencier a souligné un aspect considérable. Il s’agit de la refondation des savoirs (connaissances), seuls biens qui en les partageant, s’amplifient et augmentent. « Il faut que ceux qui le savent mettent ces connaissances au service de leur nation » at-il soutenu. Il s’est appesanti aussi sur la nationalité qui fait la citoyenneté et que les identités sont dans la nation. Sur cet aspect, il dira que le premier pilier de la nation ce sont les valeurs qui ont fondé la citoyenneté, une société. Le second pilier est l’exercice de la citoyenneté et le civisme et le troisième pilier est la dynamique. A ce sujet, Dr Sall a dit ceci : « si nous arrivons à exercer notre citoyenneté, notre pays va se relever ». La journée thématique a pris fin par un goûter offert à l’assistance par la direction de la cité des Enfants qui a salué de nouveau le Conférencier pour son expertise et son engagement citoyen. En rappel, l’objectif des journées thématiques de la Cité des enfants est de contribuer à l’ancrage des valeurs citoyennes chez les enfants. KM (AMAP)
Kangaba : Revue nationale annuelle des activités de mise en œuvre des soins essentiels dans la communauté (SEC) 2020
Kangaba, 7 avril (AMAP) Les travaux de la revue nationale annuelle des activités de mise en œuvre des soins essentiels dans la communauté (SEC) 2020 se sont déroulés du 29 au 31 mars 2021 à Kangaba, a constaté l’AMAP. Une centaine de participants venus du Ministère de la Santé et du Développement Social, de la Direction Générale de la Santé et des directions régionales de la santé de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Taoudéni, Ménaka et du district de Bamako ont pris part à la rencontre. La rencontre a été organisée par la Direction générale de la Santé et de l’hygiène publique (DGSHP) à travers sa Sous-direction des Etablissements Sanitaires et la Réglementation (SDESR) avec l’appui technique et financier des partenaires Banque Mondiale, l’OMS et PSI/Mali. Il s’agissait de procéder à la revue de la mise en œuvre des activités des Soins Essentiels dans la Communauté (SEC) en vue de discuter les difficultés, les atouts, les innovations permettant d’améliorer la performance des sites des agents de santé communautaire (ASC). De manière spécifique, il s’agissait, de présenter le niveau de mise en œuvre des activités des SEC des régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao, Kidal, Ménaka, district de Bamako et du niveau central, déterminer les progrès réalisés dans la prise en charge des cas de maladies, l’offre des services de PF, de santé néonatale, d’hygiène et de la salubrité publique par les ASC, établir la cartographie des ASC en donnant la situation claire par district sanitaire et par région. Cette revue nationale annuelle des SEC visait également, à identifier les insuffisances, les obstacles et les défis à relever, proposer des solutions appropriées pour renforcer la mise en œuvre et faire des recommandations pour renforcer les efforts consentis dans la mise en œuvre des SEC. Le canevas de présentation a porté sur les principales activités mises en œuvre en 2019 et du 1er janvier au 31 Décembre 2020, les résultats atteints, les leçons apprises, les défis dans la mise en œuvre des SEC, les recommandations et les perspectives 2021. Outre les Directions régionales de la santé, la FENASCOM et la DGSHP ont aussi présenté leurs bilans 2020. A l’issue de leurs travaux, les participants ont formulé entre autres recommandations, la révision du canevas de présentation de la revue en insérant la prise en charge des cas de paludisme simple chez les femmes enceintes, les adultes et les nouveaux besoins par les ASC, la mise à disposition d’un guide de remplissage du canevas, le renforcement de la capacité des autres acteurs dans la gestion de données ASA-Mali et l’organisation des plaidoyers auprès des décideurs pour la prise en charge des ASC à tous les niveaux, Les participants ont également recommandé le renforcement de la collaboration entre les partenaires et les services techniques aux niveaux districts et régions, le renforcement de la mobilisation des ressources domestiques pour la prise en charge du salaire des ASC, le respect des normes d’installations des sites ASC en respectant le principe « un ASC un site » et le renforcement de l’harmonisation des données du DHISH2 et des rapports. SD/KM (AMAP)
Mali: Persistance des infections avec 129 cas de Covid-19 et 03 décès mardi
Bamako, 06 avr (AMAP) Les agents de santé maliens ont, sur la base de 867 prélèvements effectués, enregistré, mardi, quelque 129 nouvelles personnes atteintes du coronavirus et trois décès, annonce le communiqué du ministère de la Santé et du Développement social. Cependant, les services de santé ont constaté une vingtaine de malades guéris du virus au cours des dernières 24 heures, selon la même source. Les nouvelles infections du jour ont été, principalement, diagnostiquées dans les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (près de la capitale), Sikasso (Sud) et Mopti (Centre). D’autres malades de la Covid-19 ont été identifiés dans les six Communes du District de Bamako, la capitale précise le communiqué du département de la Santé. À la date d’aujourd’hui, le Mali compte 10.750 cas confirmés de Covid-19 sur lesquels 7.009 malades ont recouvré la santé contre 396 décès. AT/MD (AMAP)

