Le Sommet du G5 Sahel appelle à soutenir les Transitions au Tchad et au Mali

Bamako, 08 juil (AMAP) Les chefs d’Etat du G5 Sahel ont appelé, vendredi, la communauté internationale à soutenir et à accompagner les régimes de Transition au Mali et au Tchad “pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel et l’instauration de la paix et de la stabilité, gage d’un développement durable”. Dans un communiqué sanctionnant une conférence extraordinaire en visioconférence, et sur la situation du Mali, le sommet a également pris acte de la volonté des autorités maliennes “à respecter les engagements pris pour l’organisation des élections générales libres, crédibles, transparentes et inclusives aux échéances prévues”. Pour le Tchad, le G5 Sahel a pris acte de la volonté du Conseil militaire de Transition de “respecter ses engagements internationaux en matière de lutte contre le terrorisme et de son engagement à tenir dans la période de Transition de 18 mois, de nouvelles élections démocratiques, libres et transparentes”. Les chefs d’État des pays membres du G5 Sahel se sont réunis pour évaluer la situation sécuritaire au Sahel, de faire un suivi des recommandations du Sommet de N’Djaména de février 2021 et, enfin, de désigner le nouveau Secrétaire exécutif du G5 Sahel. Ils ont entériné la nomination du nouveau Secrétaire éxécutif du G5 Sahel, Tiaré Yemdaogo Eric qui a remplacé Maman Sambo Sidikou nommé président de la Commission de l’Union africaine (UA) pour le Mali et le Sahel. Sur le plan sécuritaire, le sommet a pris note de la décision du président Emmanuel Macron “de transformer le dispositif militaire français déployé au Sahel” qui s’inscrit dans le cadre des discussions conduites depuis le Sommet de Pau en janvier 2020 et poursuivies lors du Sommet de N’Djamena, en février 2021. Ils ont remercié la France pour son soutien indéfectible dans la lutte contre le terrorisme depuis l’apparition, dans la Région du Sahel, de groupes armés affiliés à Al Qaïda et à l’Etat islamique, note le communiqué. Les chefs d’Etat du G5 Sahel ont remercié la France pour son soutien indéfectible dans la lutte contre le terrorisme depuis l’apparition dans la région de groupes armés affiliés à Al Qaïda et à l’Etat islamique. Cette 5è session extraordinaire des chefs d’Etat du G5 Sahel a notamment vu la participation du président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta et des présidents Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani de Mauritanie, Mohamed Bazoum du Niger. Le président français Emmanuel Macron a été invité à prendre part au sommet. Après avoir rendu hommage aux soldats africains, français et internationaux, “tombés au champ d’honneur pour la stabilité du Sahel”, les chefs d’Etat du G5 Sahel se sont félicités de “la volonté exprimée par la France de poursuivre ses efforts en la matière selon des modalités rénovées définies en concertation avec les Etats concernés”. Les chefs d’Etat ont pris note de la concertation engagée avec la France et tous les autres partenaires engagés dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Ils ont exprimé leur “gratitude à l’égard des efforts de ces partenaires qui interviennent en appui aux armées nationales”, à la force conjointe du G5 Sahel, à Barkhane, dans le cadre de la Missiion intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilité au Mali (MINUSMA), des missions européennes de sécurité EUTM Mali, EUCAP Sahel Mali et EUCAP Sahel Niger et de la task-force Takuba. MT/MD (AMAP)

G5 : Sommet de la clarification

Par Issa DEMBELE Bamako, 09 juil (AMAP) Les chefs d’État de la coalition sahélienne et le président français échangent, ce vendredi, sur la nouvelle stratégie à mettre en œuvre, dans la perspective de la fin de l’opération Barkhane. Emmanuel Macron va-t-il saisir cette occasion pour apporter davantage d’éclairage sur les nouveaux contours de l’intervention française au Sahel ? Tout porte à le croire. Le futur format de l’engagement militaire de la France au Sahel focalisera les discussions qu’auront, aujourd’hui par visioconférence, les chefs d’État du G5 Sahel et leur homologue français. Il s’agira pour Emmanuel Macron d’expliciter davantage le fond de sa décision de procéder à un désengagement progressif de Barkhane, tout en réarticulant la lutte antiterroriste autour d’une “alliance internationale”. L’idée fait son chemin depuis février. Mais, la situation politique dans notre pays a offert une fenêtre de tir à Macron pour la mettre en train, avec une justification principale : l’absence de progrès sur le plan politique. La transformation de Barkhane reflète donc les demandes non satisfaites de la France pour que les États de la région assument eux-mêmes de plus grandes responsabilités en matière de sécurité et de gouvernance. Cependant, ces demandes déplacent le blâme de l’échec de l’Hexagone à aider à arrêter la propagation de l’instabilité dans le Sahel. En dépit des succès tactiques revendiqués, force est de constater que les groupes terroristes ont étendu leur emprise. Le tableau demeure très sombre au Mali, au Niger et au Burkina Faso où les terroristes ont su engrener des rouages locaux. Au Mali, les attaques asymétriques frappent d’un égal désarroi les militaires et les civils. Dans ces conditions, analyse le chef de projet Sahel à l’International Crisis Group (ICG), la conséquence du retrait de la France, c’est une «militarisation des sociétés dans l’espace sahélien» qui sera «très dure» à freiner. On pourrait donc penser que le colonel Assimi Goïta a plus de raisons que ses pairs de craindre les implications de la «transformation profonde» annoncée. Même si le contexte sécuritaire est pour le moins tendu pour l’ensemble du Sahel, le Mali, plus que tous les autres, est sur la corde raide. D’ores et déjà, des observateurs sont unanimes sur le fait que la fin de Barkhane, en tant qu’opération, extérieure aura un impact important sur toute opération ultérieure, en particulier au Mali. Barkhane sert de nœud d’opérations pour une série de partenaires dans notre pays. Il fournit d’importantes capacités de renseignement et de logistique qui sont essentielles aux opérations de la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et de la Force conjointe du G5 Sahel. Un retrait, sans aucune clarté sur la façon de combiner la sécurité avec la gouvernance et le travail de stabilisation, rendra plus difficile de maintenir une pression efficace là où c’est nécessaire, pour justement permettre à l’administration de reprendre pied et œuvrer à la fourniture des services sociaux de base. FARDEAU – La préoccupation première pour Paris est de se soulager du fardeau de la lutte antiterroriste au Sahel, en déléguant une partie de ses charges à ses alliés européens. La France voudra donc, à l’occasion de ce sommet, convaincre ses partenaires africains de la viabilité de son projet européen : La Task Force Takuba, censée combler le vide. Sauf qu’à la pratique, cette force peine à entrer véritablement en scène et bien des observateurs doutent de sa capacité à compenser la fin de Barkhane. À en croire un chercheur au Conseil européen pour les relations internationales (ECFR), «l’implication militaire de beaucoup de gouvernements européens dépasse déjà les limites de leur politique intérieure et ils vont maintenant reconsidérer leur propre présence dans la région». Alors que feront les armées nationales pour sauvegarder ce qui n’est pas encore sous la coupe des terroristes, et comment récupérer les sanctuaires sans Barkhane ? Comment va fonctionner la jonction entre la Task force Takuba et les forces des pays du Sahel ? Voilà des sujets connexes qui doivent être débattus. À l’Élysée, l’objectif affiché est de diviser par deux le nombre de soldats français au Sahel d’ici janvier 2023. Selon certaines sources, un scénario en trois étapes est envisagé. La première échéance, prévue début 2022, pourrait aboutir à la fermeture de certaines des bases françaises. Ensuite, une baisse de 30 % des effectifs est envisagée à l’été 2022. Enfin, la dernière étape, prévue début 2023, verra une réduction de moitié des effectifs de l’opération française. Pour certains observateurs, Emmanuel Macron concède intelligemment son échec. En « sahélisant » la réponse, il fait effectivement pression sur les pays du G5 Sahel pour qu’ils se prennent davantage en main. Sauf que les armées qui composent la Force conjointe du G5 Sahel ont encore des capacités opérationnelles limitées. Sans être aussi faibles que celles de leurs voisins du Sahel central (Mali, Burkina Faso et Niger), les capacités des armées mauritaniennes et tchadiennes sont loin d’être exceptionnelles. Également, le refus américain et britannique de financer la Force conjointe du G5 Sahel au travers d’un mécanisme onusien régulier et durable (chapitre 7) met la coalition sahélienne à la merci d’une insécurité budgétaire permanente. Pauvres, les pays du G5 Sahel vont pourtant devoir devenir responsables de leur propre sécurité tout en étant dépendants de financements extérieurs. Elle prendra du temps à se construire et, comme l’espère une France fatiguée et à court de solutions, à remplacer ses soldats. Mais, en réalité, l’ex-puissance coloniale restera dans les encablures des dunes de sable du Sahel. Pour sa sécurité. ID (AMAP)    

Covid- 19 au Mali : Un seul cas positif enregistré jeudi par les services sanitaires

Bamako, 9 juillet (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré un seul cas positif jeudi, portant le nombre total de la contamination à 14.455 dont 10.092 guérisons et 528 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise par ailleurs, que 137 personnes – contact font l’objet d’un suivi régulier, avant d’inviter les populations au calme et au respect des mesures barrières. Les services sanitaires ont enfin précisé que 145.016 personnes ont reçu la première dose dans le cadre de la vaccination contre la Covid-19 et 51. 846 personnes la seconde dose. KM (AMAP)

Koulikoro : Dissémination des résultats de la 1Oème enquête nutritionnelle

Koulikoro, 7 Juillet (AMAP) La cérémonie d’ouverture de l’atelier de dissémination des résultats de l’enquête nutritionnelle SMART 2020 a été présidée mardi à Koulikoro, par le Chef de division Santé de la direction régionale de la santé et d l’hygiène publique de Koulikoro Docteur Youssouf Coulibaly, a constaté l’AMAP. L’atelier a été organisé par la Direction générale de la santé et de l’hygiène publique à travers la sous-direction de lutte contre la malnutrition en collaboration avec la direction régionale de la santé de Koulikoro et financé par le PAM, la FAO et l’OMS. Il s’agissait de disséminer les résultats de l’enquête nutritionnelle SMART dans toutes les régions et le District de Bamako, de présenter les résultats de l’enquête nutritionnelle, de partager le rapport définitif de l’enquête avec l’ensemble des acteurs et d’échanger sur les résultats de l’enquête. Les débats ont portés entre autres sur  les normes de l’OMS sur la prévalence de la malnutrition, la qualité professionnelle des enquêteurs, l’interprétation des résultats de l’iodation des sels, l’absence d’autres types de sel à Sikasso, la position du programme WASH dans la région de Koulikoro, la problématique d’identification de l’âge exact des enfants, l’évolution de la malnutrition dans la région de Sikasso, la stratégie adoptée pour le déroulement de l’enquête dans les zones d’insécurité. Au total 7380 ménages répartis dans 368 grappes ont été inclus dans l’échantillon. En ce qui concerne la région de Koulikoro  les résultats de l’enquête sont les suivants : prévalence de la malnutrition chronique chez les enfants de 0-59 mois 25,6% et la malnutrition chronique sévère 8,9%, prévalence de l’insuffisance pondérale 17,3%, et l’insuffisance pondérale sévère 3,8% , prévalence de la malnutrition aigüe globale 6,4%, prévalence de la malnutrition aigue sévère 1% , prévalence de surpoids chez les femmes en âge de procréer 15-49 ans  18,7%, prévalence de l’obésité  chez les femmes en âge de procréer 15-49 ans 8,7%, prévalence de la malnutrition aigue sévère chez les adolescents de 10 à 19 ans 1,9%. La cérémonie s’est déroulée en présence de la sous directrice de la lutte contre la malnutrition, Docteur Adama Balla Coulibaly, les partenaires techniques et financiers, les acteurs de la santé et du développement social, la société civile et les communicateurs. AM/KM (AMAP)  

Covid- 19 au Mali : Les services sanitaires n’ont enregistré aucun cas positif mercredi

Bamako, 8 juillet (AMAP) Les services sanitaires n’ont enregistré aucun cas positif à la Covid-19 mercredi, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise par ailleurs que le nombre total de la contamination au Mali s’élève à 14 454 dont 10.084 guérisons et 527 décès, avant de déclarer que 137 personnes – contact font l’objet d’un suivi régulier. Les services sanitaires ont enfin précisé que 144.245 personnes ont reçu la première dose dans le cadre de la vaccination contre la Covid-19 et 51. 457 personnes la seconde dose. KM (AMAP)

Ténenkou : Lancement d’une campagne de sensibilisation sur les changements climatiques

Ténenkou, 8 juillet (AMAP) Le lancement d’une campagne de sensibilisation sur les changements climatiques, organisé par l’ONG IRC (comité international pour le secours) s’est déroulé mercredi à Ténenkou, a constaté l’AMAP. Le représentant du préfet de Cercle, Oumou Cissé a saisi l’occasion pour remercier IRC pour toutes les actions consenties pour les populations de Ténenkou avant d’inviter les participants à s’approprier ce phénomène afin de devenir des relais au sein de leurs communautés. Pour le premier adjoint au maire de la Commune urbaine, Abdourahamane Sow, cette initiative est plus que salutaire puisque les changements climatiques sont une réalité et que les communautés sont touchées de plein de fouet par ce phénomène sans le savoir. Il s’est dit résolument déterminé à accompagner cette initiative. Le Chef de base de IRC, Boureïma Traoré a saisi l’occasion pour déclarer que ce nouveau volet qui vise à sensibiliser les populations sur les changements climatiques a aussi pour objectifs de prévenir les catastrophes et les calamités naturelles. Des messages de sensibilisation en langues fulfuldé, bamanaka sur les causes et les conséquences des changements climatiques ont été diffusés au cours de la cérémonie. A la lumière des différentes interventions des chefs des services techniques de l’agriculture, de l’élevage et des eaux et forêts, les participants ont été édifiés sur les causes des changements climatiques qui sont entre autres la déforestation à grande échelle, les feux de brousse, l’utilisation excessive des combustibles, l’utilisation des engrais contenant de l’azote mais aussi sur leurs conséquences qui peuvent être les fortes pluies, les inondations, la sécheresse et les tempêtes. La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence des chefs des services de l’agriculture, de la pêche, de l’élevage, des eaux et forêts, du président de la chambre locale d’agriculture, des associations de jeunes et de femmes et de toute l’équipe IRC En rappel, l’ONG IRC intervient dans le Cercle de Ténenkou depuis plusieurs années dans les domaines de la santé, de la sécurité alimentaire, de la gouvernance et le mécanisme de réponse rapide (RRM). SA/ KM (AMAP)

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 07 juillet 2021

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 07 juillet 2021, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de textes ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté : – des projets de textes relatifs à la ratification de l’Accord de financement, signé à Bamako, le 23 mars 2021, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association Internationale de Développement (IDA), relatif au Projet d’amélioration de la qualité et des résultats de l’éducation pour tous au Mali. Par cet accord, l’Association Internationale de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 21 milliards 908 millions 963 mille 800 francs CFA. Le Projet, objet du présent financement, vise à améliorer les résultats d’apprentissage dans les premières classes de primaire dans les zones ciblées, de promouvoir l’accès des filles aux premier et second cycles de l’enseignement secondaire dans les zones mal desservies et d’améliorer la gouvernance et la résilience du système éducatif. Sa mise en œuvre participe de l’amélioration de la qualité de l’éducation et de la réduction des inégalités en faveur de la réussite scolaire des filles. – Des projets de textes relatifs à la ratification de l’Accord de crédit, signé à Bamako, le 4 août 2020, entre le Gouvernement de la République du Mali et le Gouvernement du Royaume de Belgique, relatif au Projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable de la localité de Sénou. Par cet Accord, le Gouvernement du Royaume de Belgique accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt sans intérêt d’un montant de 5 milliards 247 millions 656 mille francs CFA. Le Projet, objet du présent financement vise à assurer le coût des travaux ou des services liés à son exécution ainsi que les services du maitre d’œuvre délégué. Sa mise en œuvre contribue à l’amélioration des conditions de vie des populations cibles sur le plan économique et social. Sur le rapport du ministre de l’Économie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret relatif à la reconnaissance du caractère extraordinaire du terrorisme et de l’insécurité. Face à la recrudescence du terrorisme et de l’insécurité dans les pays du Sahel, le Gouvernement de la République du Mali, à l’instar des autorités de tous les pays concernés, a décidé de renforcer les capacités d’intervention de son armée et de ses forces de sécurité sur le terrain des opérations par l’adoption d’une stratégie à court, moyen et long termes. La loi de programmation militaire, adoptée à cet effet, a connu des difficultés liées entre autre à la manifestation de la pandémie de la COVID-19. La dégradation de l’activité économique et l’inflation non maitrisée, tant au plan national qu’international, engendrent des risques réels sur l’exécution de certaines dépenses inscrites au Budget d’Etat 2021, notamment les dépenses d’équipements au niveau des Ministères en charge de la Défense et de la Sécurité. Le projet de décret, qui reconnait le caractère extraordinaire du terrorisme et de l’insécurité, permet au Gouvernement d’accorder des exonérations fiscales et douanières en application de l’article 3 de la Loi n°2017-022 du 12 juin 2017 déterminant le Cadre général du régime des exonérations fiscales et douanières. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de l’évolution de la maladie à Coronavirus marquée par une diminution du nombre de cas testés positifs par rapport à la semaine précédente. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a réitéré son appel au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre la maladie en vue de consolider la tendance à la baisse observée ces dernières semaines. Bamako, le 07 juillet 2021 Le Secrétaire général du Gouvernement, Mahamadou DAGNO Chevalier de l’Ordre national

Ténenkou : L’agent de l’ONG Debo Alafia a été libéré par ses ravisseurs

Mopti, 7 juillet (AMAP) L’agent de l’ONG Debo Alafia, basé à Ténenkou, enlevé dimanche par des hommes armés non identifiés a été libéré par ses ravisseurs mardi, a appris l’AMAP de source locale. L’agent qui se porte bien a rejoint sa famille selon notre source qui ne précise pas les conditions de son élargissement notamment le paiement d’une rançon, encore moins l’identité de ses ravisseurs. Les hommes armés non identifiés ont fait du centre du pays leur terrain de prédilection en commettant régulièrement des crimes, des enlèvements, des viols et en emportant le bétail des communautés, entre autres. KM (AMAP)

Covid- 19 au Mali : Les services sanitaires ont enregistré seulement 3 nouveaux cas positifs mardi

Bamako, 7 juillet (AMAP) Les services sanitaires ont enregistré seulement 3 cas positifs à la Covid-19, portant le nombre total de la contamination au Mali à 1445 dont 10084 guérisons et 527 décès, a appris l’AMAP de source officielle. L’Institut de santé publique (ISP) précise que les 3 nouveaux cas ont été découverts dans les régions de Kayes, Koulikoro et en C II du district de Bamako, avant de déclarer que 137 personnes – contact font l’objet d’un suivi régulier. Les services sanitaires ont enfin précisé que 143.859 personnes ont reçu la première dose dans le cadre de la vaccination contre la Covid-19 et 50. 529 personnes la seconde dose. KM (AMAP)

Aide alimentaire aux déplacés : Début de la distribution gratuite de 43.000 tonnes de vivres

Envoyés spéciaux Cheick M. TRAORÉ Oumar DIOP Mopti, 06 juil (AMAP) La Région de Mopti, dans le Centre du Mali, peuplée de plus de deux millions d’habitants (recensement de 2009), apparaît, aujourd’hui, comme l’épicentre de la crise sécuritaire et humanitaire que connaît le pays. Différents groupes armés y sont actifs depuis 2012, endeuillant des familles au quotidien et provoquant le déplacement de dizaines de milliers de personnes. À maints endroits de la région, les populations, qui sont restées sur place, ne peuvent pas se rendre au champ en toute quiétude. Ce qui laisse planer le risque de famine. Des individus armés enlèvent le bétail en masse quand ils ne massacrent pas de paisibles villageois. Heureusement, l’enchaînement meurtrier de civils a pris fin depuis quelque temps. Mais l’insécurité demeure le lot quotidien des populations de la 5è Région. C’est dans cette région que le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, procédera au lancement officiel du Plan national de réponses à l’insécurité alimentaire (PNR 2012). Le chef de l’État donnera, ainsi, le coup d’envoi des distributions gratuites de vivres aux populations les plus vulnérables sur toute l’étendue du territoire national. Approuvé le 30 avril dernier lors de la 17è session du Conseil national de sécurité alimentaire au titre de la campagne agricole 2020-2021, ce Plan constitue la réponse du gouvernement aux difficultés alimentaires des populations sévèrement éprouvées par la crise multidimensionnelle et les effets liés au changement climatique. D’un coût prévisionnel évalué à un peu plus de 23 milliards de Fcfa, il porte sur l’assistance alimentaire, le cash transfert, l’appui alimentaire au bétail, aux cantines scolaires, la lutte contre la malnutrition sous toutes ses formes, la reconstitution des stocks de sécurité. Au plan alimentaire, ce sont au total 43.000 tonnes de céréales (riz, mil et sorgho) qui seront distribuées, à la faveur de cette campagne, à plus de 1,3 million de personnes en insécurité alimentaire modérée et sévère. Car la situation alimentaire notamment pendant cette période de soudure est marquée par l’accroissement des besoins alimentaires des populations rurales, constate le Commissariat à la sécurité alimentaire (CSA). LUEUR D’ESPOIR – L’évaluation définitive, cette année, de la situation alimentaire et nutritionnelle par le Système d’alerte précoce du Cadre harmonisé indique que de juin à août-septembre 2021, plus de 5 millions de Maliens auront besoin d’une assistance alimentaire et nutritionnelle. Parmi ceux-ci, plus de 1,4 million seront en insécurité alimentaire très sévère et auront besoin d’une assistance alimentaire d’urgence. Dans les Régions de Tombouctou et Taoudéni (Nord), 150.000 personnes sont concernées, plus de 300.000 personnes à Gao, Kidal (Nord) et Ménaka (Nord-Est). La 5è Région compte 600.000 personnes vulnérables à l’insécurité alimentaire. À Mopti, le temps était clément hier lundi, après des pluies peu abondantes la veille. Dans la cour de la direction régionale du développement social et de l’économie solidaire, une douzaine de femmes étaient assises à même le sol sous un hangar. La plupart portaient des enfants au dos. L’une d’elle jouait avec ses triplés. Ce sont des déplacées venus chercher des appuis. « La Région de Mopti enregistre la moitié des déplacés du pays, soit 157.415 déplacés internes pour plus de 27.000 ménages », selon Boubacar Djambeïdou Diallo, chef de division défense et protection sociale à la direction régionale du développement social et de l’économie solidaire de Mopti. «Ils ont abandonné tout sur place. Certains sont arrivés avec seulement les habits qu’ils portaient. Ils n’ont ni terre ni d’autres sources de revenu », révèle-t-il. Aujourd’hui, le premier besoin ici est alimentaire, souligne Boubacar Djambeïdou Diallo. «En la matière, l’État a mobilisé plus de 100 tonnes de vivres, les partenaires ont offert plus de 104 tonnes de janvier à maintenant. Mais ces soutiens arrivent tardivement. Ce qui expose les déplacés à l’insécurité alimentaire », déplore le technicien, précisant que des appuis en non vivres : kits de cuisine, nattes, moustiquaires, aliments bétail leur sont parvenus. Dans ce contexte, il va de soi que le lancement de la campagne de distribution gratuite de vivres soit attendu et considéré comme une lueur d’espoir. Les déplacés, insiste notre interlocuteur, sont dans une situation d’extrême fragilité alimentaire et nutritionnelle. DIFFICILE DE SE NOURRIR – Le site de déplacés de Sokoura, situé en face de l’Institut de formation des maîtres (IFM), est une immense cour clôturée par des briques en ciment. À l’entrée, une déplacée vend des condiments non loin des toilettes construites en dur. Fagots sur la tête, des dames se dirigent vers des tentes dressées par le Haut commissariat aux refugiés (HCR) et qui leur servent d’abris. Dans un bassin approvisionné par un château d’eau construit par l’Organisation internationale de la migration (OIM), des filles font la lessive. L’eau coule des robinets. Des enfants jouent un peu partout. Sous des hangars, des femmes préparent à manger et devisent entre elles. « Nous partageons nos peines et détresse », murmure l’une d’elles. Oumou Gadiaka qui a été obligée de fuir son Bankass natal avec son mari et sa coépouse, nous conduit volontiers dans sa « maison » composée d’une véranda et d’une chambre à coucher. Elle y habite depuis trois ans avec ses quatre enfants. Le mari faisant la navette entre les deux épouses. «Le souci majeur ici est la subsistance quotidienne. Un projet appuie en vivres. Cette assistance est irrégulière », souffle la dame. Elle soutient financièrement son mari en faisant des petits métiers comme la coiffure. « Tresser une personne rapporte environ 250 à 500 Fcfa selon le modèle. Je peux tresser trois femmes par jour», précise notre interlocutrice. Devant le siège du Conseil du village, le chef Oumar Barry et ses conseillers répondent aux questions d’une équipe d’enquêteurs gestionnaires du site, venus recueillir les besoins des déplacés. Certainement en prélude à l’arrivée du chef de l’État. Coiffé d’un turban, il précise que le site accueille 166 ménages (l’annexe y compris) pour 1.271 individus venus des Cercles de Bankass, Bandiagara et de Koro (Centre). «Se nourrir est la principale difficulté. Nous vivons des soutiens de l’État et de ses partenaires : 50 kg de riz,