La MINUSMA neutralise deux individus armés lors d’une patrouille de sécurisation

Bamako, 20 oct (AMAP) Les casques bleus du contingent du Royaume-Uni de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) se déplaçant de Gao à Ménaka (Nord), mercredi 20 octobre, lors d’une patrouille de sécurisation des populations, ont repoussé une attaque menée par deux individus armés. Selon le tweet de la Mission onusienne qui donne l’information, « ces derniers ont vigoureusement riposté, en neutralisant les deux individus ». Par l’adoption de la résolution 2164 du 25 juin 2014, le Conseil a décidé d’axer le mandat de la MINUSMA sur des tâches prioritaires telles que la sécurité, la stabilisation et la protection des civils, l’appui au dialogue politique national et à la réconciliation nationale, ainsi qu’à l’appui au rétablissement de l’autorité. SS/MD (AMAP)

Le ministre malien de la Défense reçoit le chef d’état-major général des Armées rwandaises

Bamako, 20 oct (AMAP) Le chef d’état-major général des Armées rwandaises, le général de corps d’armée Jean Bosco Kazura, en visite de travail au Mali, a été reçu en audience, mercredi, par le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le colonel Sadio Camara, rapporte l’Armée. Les échanges entre les hauts responsables militaires ont essentiellement porté sur l’évolution de la coopération militaire entre le Rwanda et le Mali dans la lutte contre le terrorisme. Après un tête à tête avec le ministre de la Défense et des Anciens combattants, le général Jean Bosco Kazura a eu une séance de travail avec son homologue malien, le général de brigade Oumar Diarra.   AT/MD (AMAP)  

Assises nationales de la refondation : La phase finale repoussée à décembre prochain

Bamako, 20 oct (AMAP) La phase finale des Assises nationales de la refondation (ANR), initialement annoncée du 15 au 21 novembre aura finalement lieu du 20 au 26 décembre 2021, a annoncé le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, au sortir d’un conseil de cabinet du lundi à la Primature. Présidée par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, cette réunion a été consacrée à l’évaluation de la mise en œuvre du Plan d’action du gouvernement et à la tenue des ANR. La rencontre a permis aux membres du gouvernement de se pencher sur les avancées de l’organisation des ANR. Sur la question, le gouvernement a été informé de la nomination par le président de la Transition et le Premier ministre des membres d’un panel de hautes personnalités. « Ceux-ci seront chargés, a relevé le ministre Ibrahim Ikassa Maïga, de la recherche du consensus national pour la bonne tenue des Assises nationales de la refondation avec la commission nationale d’organisation dont les membres ont été désignés ». Un projet portant avantages accordés aux personnes chargées d’animer le processus de tenue des Assises nationales de la refondation a été analysé par le gouvernement. Selon le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les institutions, c’est un tournant puisque l’un des défis majeurs est de réunir le consensus autour de la vision de la refondation, mais également une union sacrée de tous les citoyens. «Le panel de hautes personnalités a vocation à aller tous azimuts, par tous les moyens, avec leurs carrures, leurs personnalités, leurs entregents pour rechercher ce consensus national, et tenir les Assises nationales et réussir la refondation de notre État », a expliqué le ministre Maïga. Il a souligné que le processus d’organisation des assises a débuté avec la table ronde tenu en fin septembre dernier. « La rencontre au niveau local, a poursuivi le ministre, se tiendra dans les communes, les cercles, les régions, les pays de résidence des Maliens de l’extérieur et le District de Bamako pour aboutir à la phase nationale prévue, après des correctifs de date, du 20 au 26 décembre 2021 ». Le premier point qui avait été discuté au cours de ce Conseil de cabinet était relatif au rapport d’évaluation du Plan d’action du gouvernement pour la période trimestrielle de juin à août 2021. « Son examen a donné une large satisfaction», a fait savoir le ministre de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les institutions. Il a, par ailleurs, précisé que le taux de mise en œuvre du plan d’action pour la période évaluée a été estimé à 98%. «Toutes les actions prévues dans le Plan d’action du gouvernement par département ont été mises en mouvement, certaines actions ont été exécutées, d’autres en cours d’exécution», a indiqué le ministre en charge de la Refondation de l’État. Ibrahim Ikassa Maïga a aussi rappelé que l’exercice d’évaluation périodique de la mise en œuvre du Plan d’action du gouvernement, adopté le 2 août dernier, est une «instruction ferme» du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. MT/MD (AMAP)

Bureau du Vérificateur général : Les enquêtes commencent à porter fruits

Par Cheick M. TRAORÉ  Bamako, 20 oct (AMAP) À quoi sert le Bureau du Vérificateur général (BVG) s’il ne peut pas contribuer à la réduction de la gestion opaque des affaires publiques, en amenant les agents en charge de gérer la chose publique à plus de transparence et à craindre des suites judiciaires à donner aux actes déontologiquement prohibés qu’ils posent ou auront à poser ? Cette valeur ajoutée recherchée prend peu à peu forme. La preuve par les restitutions immédiates de fonds supposés détournés par certains agents après avoir reçu le rapport provisoire de vérification. Les irrégularités constatées par les vérifications conduisent certains responsables mis en cause à procéder à des remboursements et à des corrections dans les procédures. À la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP-SA), le directeur général et son adjoint avaient racheté leurs véhicules de fonction respectifs sans autorisation du Conseil d’administration et avec une réduction de 70% du prix d’achat. Avant la fin de la mission, le directeur général a transmis au Vérificateur général les décisions d’annulation des deux contrats de cession de véhicules qui ont été réintégrés dans le patrimoine de la Société. Le régisseur spécial d’avances de la direction administrative et financière (DAF) de la Primature a opéré des remises d’espèces non justifiées pour un montant total de 163.405.750 Fcfa. Après le dépôt du rapport provisoire, le DAF a remboursé 15 millions de Fcfa sur ce montant qu’il avait indûment perçus. Quant au régisseur spécial d’avances, il a reversé 1.049.549 Fcfa qu’il n’avait pas justifiés. Le DAF de la Primature n’a pas reversé, au Trésor public, des produits issus de la vente de dossiers d’appel à concurrence pour un montant de 2,6 millions Fcfa. À la suite du rapport provisoire, ledit montant a été rendu le 5 mai 2020. PRÈS DE 105 MILLIONS POUR L’OPAM – À l’Office des produits agricoles du Mali (OPAM), les enquêteurs du BVG constatent que la directrice financière et comptable ne mobilisait pas des cautions de bonne exécution des prestataires défaillants. À l’issue des travaux de vérification, elle a entamé le processus de mobilisation en passant les écritures de régularisation desdites cautions, au cours des travaux de fin d’exercice de 2019, pour un montant total de 12.070.000 Fcfa. Elle n’effectuait pas, également, un suivi régulier du recouvrement des frais de location des magasins. Suite aux passages des auditeurs, elle a recouvré 19.676.000 Fcfa, à travers les services d’un huissier commis à cet effet. Le PDG de l’OPAMlui, avait ordonné le remboursement partiel de la caution du fournisseur de sacs vides neufs en jute pour un montant de 3.439.466 Fcfa sur un total de 5.137.500 Fcfa alors que le marché n’a pas été totalement exécuté. Après transmission du rapport provisoire, il a fait recouvrer les 3.439.466 Fcfa. Le PDG a également remboursé doublement, au titulaire du contrat n°005/OPAM/2017 du 30 mars 2017, la caution de bonne exécution d’un montant de 5 millions de Fcfa. Suivant restitution des conclusions de la mission, l’OPAM a retenu le montant indûment remboursé de 5 millions de Fcfa sur les paiements d’un autre contrat du même prestataire. La vérification a révélé aussi que le patron de l’OPAM n’a pas reversé dans le compte de l’Autorité de régulation des marchés publics et des délégations de service public (ARMDS) la part qui lui revient sur les produits issus de la vente des dossiers d’appel d’offres pour un montant de 5.230.000 Fcfa. La totalité dudit montant a été versée à l’ARMDS. La commission de réception de l’Opam a accepté des sacs non conformes pour un montant total de 68.791.125 Fcfa. Suite aux constatations de la mission, la direction a vendu le stock de sacs pour un montant total de 60.255.000 Fcfa, réduisant ainsi la perte à 8.539.125 Fcfa. SUITE JUDICIAIRE – L’agent comptable de l’Agence nationale de sécurité routière (ANASER) n’avait pas reversé à l’ARMDS sa part sur les redevances de régulation des marchés publics. Après le passage de l’équipe de vérification, il a reversé un montant de 360.000 Fcfa. Il n’avait pas également rapproché les données provenant de la Société concessionnaire de service public de contrôle technique des véhicules à celles provenant des directions régionales des transports terrestres et fluviaux. Après le passage des vérificateurs, il a procédé à un pointage contradictoire en date du 6 février 2020 de la redevance Mali Technic Système (MTS) recouvrée à l’occasion du contrôle technique des véhicules sur la base des tickets délivrés sur la période allant du 15 janvier au 14 novembre 2019. À l’issue du pointage, un écart non reversé de 181.633.100 Fcfa a été constaté et matérialisé par un procès-verbal signé à la même date. MTS s’est engagée à restituer le montant dû à l’ANASER. L’équipe de vérification a également constaté, lors de ses travaux d’effectivité à Sikasso, un écart de 482.500 Fcfa entre les recettes recouvrées et celles reversées dans le compte de l’ANASER. Cette situation a été régularisée par le reversement dudit montant dans le compte bancaire de l’ANASER. À l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier (AGEROUTE), l’équipe de vérification a constaté que les produits issus de la vente des Dossiers d’appel d’offres (DAO) n’étaient pas reversés. Le montant total, estimé à 2.777.000 Fcfa, a été reversé dans le compte de l’ARMDS par chèque n°1763482 du 3 juillet 2020. Les suites judiciaires des dossiers transmis et dénoncés par le Vérificateur général suivent leur cours. Le procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Kayes, chargé du Pôle économique et financier, a informé par écrit le Vérificateur général de l’ouverture d’une information judiciaire relative aux trois dénonciations qui lui ont été transmises en 2020. Au niveau du pôle économique et financier de Bamako rattaché au Tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako, le procureur de la République a fait parvenir par écrit au vérificateur général la situation des suites judiciaires de 18 dénonciations reçues au titre de 2020. Deux dossiers ont fait l’objet de l’ouverture d’informations judiciaires dans les différents cabinets d’instruction. Plus de 16 dossiers

Diplôme d’études fondamentales 2021 : 138.000 élèves réguliers orientés le 22 octobre

Bamako, 18 oct (AMAP) Les orientations des élèves admis au Diplôme d’études fondamentales (DEF), au titre de l’année scolaire 2021-2022, seront proclamées, vendredi, dans toutes les académies d’enseignement du Mali, a appris l’AMAP de source officielle. La liste de tous les détenteurs du DEF sera, aussi disponible sur le site web du ministère de l’Éducation nationale : www.education.gov.ml. Cette année, quelques 138.000 élèves réguliers seront orientés dans les classes de 10è année repartis entre 113 établissements scolaires publics soit 31%. Par contre 1 852 établissements scolaires privés pourront accueillir les détenteurs du DEF soit 69%. Ces chiffres pourront évoluer après les résultats de l’évaluation 2021. Les élèves âgés de 11 à 16 ans seront orientés au lycée. Ceux âgés de 17 à 18 ans feront le Brevet de techniciens (BT et 2). Les détenteurs du DEF dans la fourchette de 19 à 20 ans feront le Certificat d’aptitude professionnelle (CAP). Tous les élèves âgés de plus de 20 ans ne sont pas orientables. Il en est de même pour les candidats libres (CL). Le directeur général de la Cellule de planification et des statistiques (CPS) du secteur de l’éducation, Dr Diakalia Koné, a souhaité l’amélioration des conditions de sélection des établissements privés secondaires pour pouvoir maitriser la floraison des ouvertures d’établissements. Il a proposé la construction d’établissements secondaires publics au niveau des centres professionnels et le recrutement d’enseignants professionnels, qualifiés et en quantité. “Pour cela, il est indispensable d’augmenter l’enveloppe financière pour la subvention allouée aux privés” a plaidé le directeur de la CPS Dr Diakalia Koné. SYW/MD (AMAP)

Consommation de stupéfiants : Immersion chez des toxicomanes de Bamako

Par Rokiatou TRAORÉ Bamako, 18 oct (AMAP) Par métaphore, on peut dire que la mauvaise fréquentation peut être à l’origine d’une descente aux enfers, notamment pour les jeunes qui sont pris dans l’étau de la consommation des stupéfiants dans certains quartiers de la capitale malienne, Bamako, (même s’il est vrai que le fléau est beaucoup plus accentué dans certains vieux quartiers). Comme l’explique l’ancien ministre français de la Culture, Jack Lang, dans son livre, «Demain, les femmes», en soutenant que «La ville est un monstre qui casse les faibles». Au «Rail da», dans les environs d’un vieux quartier, indexé à tort ou à raison comme le «milieu de la drogue», une bande de jeunes drogués accepte de se confier. Ces toxicomanes offrent un spectacle ahurissant au mépris de la morale et du «code de bonne conduite». Ils tiennent en main chacun soit un joint soit une canette d’alcool, notamment le Vody (qui s’apparenterait à la Vodka). Parmi eux se trouve un jeune de 14 ans dont le sobriquet est «Tyran». Le teenager, qui ne semble pas avoir froid aux yeux, explique comment il a rejoint la petite bande de drogués. Il cite volontiers les types de drogue qu’il fume ou sniffe : «kolon», «kouchi», «skentji» ou du «seize», un psychotrope en comprimé et autres. Il explique avoir commencé à se camer depuis la 5è année à l’école fondamentale de Médina-coura.  LA PATROUILLE – «Je me dopais à toutes les occasions. Un jour, le directeur de l’établissement m’a pris en flagrant délit de consommation de joint. Il a voulu sévir mais ma réaction avec un couteau en main a été dissuasive. Ma famille, informée de l’incident, a décidé de m’envoyer au village poursuivre mes études. C’était pour me sanctionner», explique Tyran. Il revient à Bamako pendant les grandes vacances et travaille comme apprenti chauffeur et économise sur sa rétribution journalière pour acheter un stock de cannabis avant de retourner au village. « Sans le joint, mon monde s’écroule et plus rien n’a de l’importance pour moi », confie l’adolescent qui explique qu’en cas de rupture de son stock, il lui arrive, pour s’approvisionner, de faire recours à ses «Tjalés», un jargon du «milieu de la drogue» qui désigne les copains. Le jeune homme entend bien réussir sa vie tout en continuant à fumer du joint. «I never give up» : je n’abandonne jamais, explique-t-il, parce qu’il s’identifie au célèbre trafiquant colombien de cocaïne, Pablo Escobar. Il nourrit même l’ambition de cultiver le joint dans son petit jardin si Allah, lui donne la chance de trouver un chez-soi. Il relève aussi que tous ses copains font de «la patrouille», un terme qui désigne le vol dans le «lexique des jeunes drogués». Ils écument les marchés à cette fin. AwôAwô, un autre jeune de la bande, est un apprenti menuisier qui reconnait aussi son addiction à la drogue et à l’alcool. Il explique être bien conscient de la gravité de la situation et des difficultés à faire face à ses besoins en termes de consommation. Il reconnaît être sur une pente glissante mais justifie sa situation par des mauvais exemples dans sa famille, notamment des aînés qui ont fumé du joint pendant longtemps. Kôlôki est le surnom d’un autre jeune de la bande de drogués. Celui-ci explique clairement ne pas aimer le joint parce qu’il trouve que ce shit rend un peu paresseux et on garde les paupières fermées sous son effet. Or, quand on est pickpocket, il faut toujours avoir tous ses sens en éveil. Ce jeune délinquant avoue avoir une certaine prédilection pour les comprimés comme «Tjésébane», «Dari» ou «25», des termes codés dans le milieu pour désigner des types de drogue. Pendant notre entretien avec les garçons, surgit une jeune fille de 16 ans. Dika, se prénomme-t-elle, le teint d’ébène, trapue et très agressive, commence à invectiver. Elle déverse sa colère sur ses potes qui finissent par la raisonner. Elle confesse que c’est sous l’influence de son petit copain, l’un des membres de la bande, qu’elle a basculé dans l’enfer de la drogue. MAITRE DE MON UNIVERS – Ces jeunes toxicomanes pensent noyer leurs soucis dans la drogue et certains finissent par devenir des dealers et des chefs de gang comme Oxy. Lui se targue d’être le premier à introduire le business de la drogue dans son quartier et d’y avoir initié des jeunes. Le trentenaire s’est essayé au commerce général, avant de se résoudre à former son gang. Il garde sous son emprise une cohorte de jeunes qui lui obéissent au doigt et à l’œil et sont prêts à faire n’importe quoi pour lui parce qu’ils agissent, selon lui, toujours sous l’effet de la drogue. Il explique être le maitre de son univers. Oxy reconnait que l’effet des excitants fait oublier les soucis mais ne résout jamais un problème. Il souligne avoir longtemps consommé la drogue et l’alcool depuis sa prime jeunesse (lorsqu’il avait 15 ans), avant d’arrêter en 2018 et d’y replonger deux ans plus tard. Il y a trouvé un réconfort moral et un gagne-pain. Brema Ely Dicko, sociologue, confirme que le phénomène de la drogue est plus développé dans les villes même si les campagnes ne sont pas épargnées. La consommation de stupéfiants peut avoir beaucoup de conséquences graves, en termes de criminalité, souligne le sociologue qui explique ces dérives par l’emprise des médias et des réseaux sociaux sur les jeunes, le stress de la précarité, du chômage et le laxisme des autorités compétentes. Ces dernières, selon lui, doivent être plus fermes pour prendre les mesures qui s’imposent afin de lutter efficacement contre le trafic et la consommation de la drogue dans notre pays. Amidou Keïta, chef de la division juridique et formation à l’Office central des stupéfiants (OCS), confirme, lui aussi, que le phénomène prend de l’ampleur. En 2015, la saisie de drogue ne dépassait pas 6 tonnes par an. Aujourd’hui, elle tourne dans la fourchette de 19 ou 20 tonnes. M. Keïta soutient qu’il y a environ un mois, un jeune a été interpellé avec un kilogramme de cocaïne

27è édition du Fespaco : Le président kaboré donne le clap de début

Par Youssouf DOUMBIA Envoyé spécial  Ougagadougou, 18 oct (AMAP) Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, s’est réjoui de la tenue de la 27ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) ouverte samedi au Palais des sports, au quartier Ouaga 2000, dans ka capitale burkinabè. «La tenue de cette édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), malgré la double crise sanitaire, due à la pandémie de la Covid-19, et sécuritaire à laquelle les pays du Sahel sont confrontés est la preuve de la résilience du peuple burkinabé». Cette importante manifestation culturelle se tient sous le thème: «Cinéma d’Afrique et de la Diaspora: nouveaux regards, nouveaux défis». Le plus grand rendez-vous africain du cinéma et de la télévision se déroulera pendant une semaine. 239 films africains et de la diaspora de plus de 50 pays seront projetés pour des cinéphiles, des festivaliers et des professionnels du 7è art dans une dizaine de salles de cinéma. Pour la circonstance, des réalisateurs, distributeurs, critiques, comédiens et journalistes sont à Ouagadougou pour jauger l’évolution du cinéma africain. Le président Kaboré était visiblement satisfait de ce qu’il venait de voir au cours de la cérémonie qui a duré deux tours d’horloge. Il a aussi salué la manifestation de solidarité de son homologue sénégalais, Macky Sall, dont le pays est l’invité d’honneur de l’édition de cette année. Si le président sénégalais est annoncé à Ouaga pour la cérémonie de clôture et les remises de prix, il a envoyé le ministre en charge de la Culture, Abdoulaye Diop, à la tête d’une forte délégation de cinéastes, d’artistes musiciens et bien sûr des journalistes. Notre ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo, a aussi pris part à la cérémonie d’ouverture. Il est accompagné d’une délégation dont des réalisateurs, comédiens, techniciens du cinéma, étudiants du Conservatoire des arts et métiers multimédia Balla Fasséké Kouyaté et artisans. Ces derniers profitent de ce grand rendez-vous à travers  des stands qu’ils détiennent sur place à Ouaga. Des confrères maliens de la presse écrite, radio et télévision sont aussi présents. C’est une ardoise géante de couleur jaune qu’a utilisée, cette fois-ci, le président Kaboré pour donner le clap de l’ouverture officielle de la 27è édition du Fespaco. Un geste symbolique à l’image des coups d’envoi de tournage de films. Pour le délégué général du Fespaco, Alex Moussa Sawadogo, en plus des salles conventionnelles, cette édition se déportera comme lors des précédentes dans les espaces publics de la capitale et dans des villes de l’intérieur. Le clou de la cérémonie d’ouverture était deux spectacles. Un ballet à thème concocté par le danseur et chorégraphe burkinabé, Serge Aimé Coulibaly, assisté par Aristide Tarnagda, à la mise en scène, Odile Sankara, Mouna Ndiaye, Didier Awadi et Smokey sur scène. L’œuvre commence d’abord par nous rappeler le travail de Soundjata Keïta, fondateur de l’empire du Mandé. Puis, elle nous conduit jusqu’à Thomas Sankara, le président du Burkina Faso assassiné en le 17 octobre 1987 et qui avait montré la voie de la libération contre le néocolonialisme et pour le développement. Elle se termine par la résistance au terrorisme et à toutes les forces occultes qui tentent de diviser et de divertir nos populations sur notre œuvre de développement. Pour cette création, plus de deux cent chanteurs et danseurs ont été mobilisés. Un spectacle haut en couleurs, en sons et en images. Car des images d’archives ont été projetées sur le fond de la scène tout au long de la prestation. Puis c’est le «Dandélégnol» ou le «Mathioudo» Baba Maal et son groupe du Sénégal qui ont clôturé le spectacle par une magnifique prestation musicale. YD/MD (AMAP)     

Transition au Mali : Tête-à-tête Nana Akufo-Addo et autorités de Bamako

Bamako, 18 oct (AMAP) Le président ghanéen, Nana Akufo-Addo, président en exercice de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en visite dimanche à Bamako, a eu une séance de travail avec les autorités de la Transition, notamment le chef de l’Etat, Assimi Goïta. Rien n’a filtré de cet entretien en tête-à-tête entre les deux chefs d’État, suivi d’une séance de travail élargie à la forte délégation de l’organisation communautaire. «On m’a envoyé pour discuter avec le président Assimi Goïta sur l’évolution de la situation au Mali», s’est contenté de dire à la presse le président en exercice de la CEDEAO. Selon nos informations, le chef de l’État ghanéen a voulu réserver la teneur des discussions avec les autorités maliennes à ses homologues qui devraient se réunir très prochainement sur la question. Cependant, on peut raisonnablement penser que la question de l’organisation des élections en février 2022 a focalisé les discussions. La CEDEAO n’est pas rassurée par le discours des autorités maliennes qui laissent entrevoir la possibilité d’une prolongation du délai imparti à la Transition. En septembre dernier, le Premier ministre Choguel Kokala Maïga, au cours d’une rencontre avec les membres du corps diplomatique, a clairement indiqué que la priorité du gouvernement est d’abord l’organisation des Assises nationales de la Refondation (ANR). Et que celles-ci prévues en novembre prochain détermineront le chronogramme détaillé devant conduire aux élections générales. Le président Akufo-Addo est arrivé à Bamako pour une visite de travail qui entre dans le cadre du processus du suivi de la Transition. Depuis l’éclatement de la crise socio-politique en mai 2020 au Mali, l’organisation sous régionale s’est fortement investie afin de trouver une solution. Suite à la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta, le 18 août 2020, qui a ouvert la phase transitoire, la CEDEAO a plusieurs fois envoyé, au Mali, son émissaire, l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, et multiplié les rencontres de haut niveau pour le retour à l’ordre constitutionnel dans notre pays. Dimanche à sa descente d’avion, à l’Aéroport international président Modibo Kéita-Sénou, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo a été accueilli par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Conformément à la tradition malienne, deux jeunes filles ont remis deux calebasses d’eau et de noix de colas à l’hôte de marque. Cette séquence a été suivie par l’exécution des hymnes nationaux du Ghana et du Mali. Ensuite, les deux chefs d’État ont procédé à la revue des troupes. Outre le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, le président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, des membres du gouvernement et le corps diplomatique accrédité au Mali, des responsables administratifs et politiques de Bamako étaient, également, présents à l’aéroport. Après la présentation du corps constitué, les deux présidents ont eu un bref tête-à-tête dans le pavillon présidentiel. Ensuite, le colonel Assimi Goïta a accompagné le président Nana Addo Dankwa Akufo-Addo à sa résidence, un hôtel de la capitale. Une heure auparavant, précisément à 10h20mn, l’émissaire Goodluck Jonathan avait atterri à l’Aéroport international président Modibo Kéita-Sénou. Des partisans de la prorogation de la durée de la Transition ont saisi l’occasion pour exprimer leur volonté au président en exercice de la conférence des chefs d’État et de gouvernements de la CEDEAO. Ces manifestants se sont rassemblés au bord de la route, précisément au premier rond-point de l’aéroport. Au passage du cortège, on pouvait entendre des slogans comme «Trois ans», comme pour dire qu’il faut prolonger la Transition d’autant. Sur des banderoles, on pouvait aussi lire : «Bienvenue à la CEDEAO mais les Assises nationales de la refondation d’abord», «La refondation du Mali, Gage d’élections crédibles et transparentes»; «Seul le choix du peuple souverain du Mali compte». OD/ID/MD (AMAP)    

L’Armée neutralise quatre terroristes présumés à Acharane (Tombouctou, dans le Nord)

Bamako, 17 oct (AMAP) Les Forces armées maliennes (FAMa) ont “vigoureusement” réagi, dimanche, à une attaque menée par des éléments non encore identifiés, dans la Région de Tombouctou (Nord), indique l’Armée sur son site. L’accrochage meurtrier s’est déroulé au niveau du poste d’Acharane, aux environs de 06h 30mn. Il a fait quatre présumés terroristes tués abandonnés sur le terrain et plusieurs armes individuelles et collectives récupérées, selon bilan provisoire, indique la source militaire. Les FAMa déplorent un mort et trois militaires blessés. L’Armee a acquis récemment des avions de combat russes pour renforcer sa flotte aérienne et d’autres équipements militaires. AT/MD (AMAP)

Transition : Des slogans pour la prorogation accueillent le président ghanéen Nana Akufo-Addo à Bamako

Bamako, 17 oct (AMAP) Des partisans de la prorogation de la durée de la Transition au Mali ont manifesté dimanche, à Bamako, à l’occasion de la visite du président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernements de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Nana Akufo-Addo, le président du Ghana également président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO, est arrivé dans la capitale malienne à 11h25mn, dans le cadre d’une visite de travail de 24 heures. Au sortir de l’aéroport international président Modibo Kéita-Sénou, des manifestants se sont rassemblés au bord de la route, au passage du convoi. Ils ont lancé des slogans comme « trois ans », comme pour dire qu’il faut proroger la Transition d’autant. Sur des banderoles, on pouvait aussi lire également : « Bienvenue à la CEDEAO mais les assises nationales d’abord », « La refondation du Mali, gage d’élections crédibles et transparentes », « Seul le choix du peuple souverain du Mali compte ». Au cours de cette visite de travail d’une journée, le président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernements de la CEDEAO aura une séance de travail avec la mission locale de suivi de la Transition ainsi que les ambassadeurs des pays membres de l’organisation communautaire accrédités au Mali. Après, Nana Akufo- Addo s’entretiendra en tête-à-tête au palais de Koulouba avec le colonel Assimi Goïta. Ces échanges seront suivis d’une séance de travail élargie. Habillé en costume bleu, Nana Akufo-Addo a été accueilli à sa descente d’avion par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, au pavillon présidentiel de l’aéroport international président Modibo Kéita-Sénou. Environ une heure auparavant, précisément à 10h20mn, l’ancien président nigérian, et necduateur de la CEDEAO, Goodluck Jonathan, avait atterri à l’aéroport international président Modibo Kéita-Sénou à bord de Air force one du Nigéria. OD/MD (AMAP)