Forum de Bamako : les acteurs maliens plaident pour l’éducation numérique et le renforcement de la régulation

Bamako, 5 juin 2026 (AMAP) Les intervenants du panel consacré au « Cyberespace et cybercriminalité : encadrement et régulation », organisé dans le cadre du Forum Panafricain des Médias, ont appelé jeudi à Bamako à renforcer l’éducation aux médias et au numérique, tout en consolidant les mécanismes de régulation afin de faire face à la montée du désordre informationnel et des abus sur les plateformes numériques, a constaté l’AMAP. Les participants ont souligné que la généralisation des smartphones, des réseaux sociaux et des outils numériques a profondément transformé la production et la circulation de l’information, faisant des citoyens des producteurs de contenus au même titre que les médias traditionnels. Le président de l’Association des Blogueurs du Mali (ABM), Boureyma Soulo, a estimé que le désordre informationnel constitue aujourd’hui « la pollution de l’écosystème médiatique et numérique ». Selon lui, la diffusion massive de la mésinformation, de la désinformation et de la mal information alimente les tensions sociales, la méfiance entre Abordant la question de la cybercriminalité, le procureur de la Commune IV du District de Bamako, Idrissa Hamidou Touré, a mis en garde contre certaines dérives observées sur les réseaux sociaux. Il a notamment évoqué les pratiques liées à « l’économie de l’attention », qui consistent à utiliser des contenus accrocheurs ou sensationnalistes pour attirer les internautes et générer des revenus publicitaires. Le magistrat a rappelé que plusieurs textes encadrent déjà les comportements dans l’espace public et numérique, citant notamment la loi de 2000 sur le régime de la presse, les textes relatifs à la protection des données personnelles, aux transactions électroniques et à la cybercriminalité. Pour sa part, le président de l’Association des Professionnels de la Presse en Ligne et de l’Électronique (APPEL-Mali), Modibo Fofana, a estimé que la désinformation existait avant Internet mais qu’elle s’est amplifiée avec l’essor des réseaux sociaux. Fofana a également insisté sur la nécessité de sensibiliser les utilisateurs les plus actifs du numérique afin de réduire les phénomènes de confusion, de panique et de manipulation observés lors de certains événements relayés sur les réseaux sociaux. Intervenant sur les aspects réglementaires, le représentant de l’Autorité de protection des données à caractère personnel (APDP), Dr Aly Haïdara, a rappelé que le Mali s’est doté au fil des années d’un arsenal juridique destiné à encadrer la société de l’information et à protéger les citoyens dans l’espace numérique. Selon lui, plusieurs lois relatives à la protection des données personnelles, à la cryptographie, au commerce électronique, à la société de l’information ainsi que les récentes réformes des codes pénal et de procédure pénale contribuent à renforcer la protection des usagers face aux cyberdélinquants. « Le numérique doit être au service des individus », a affirmé Dr Haïdara, soulignant l’importance de l’information, de la sensibilisation et de l’éducation numérique pour garantir un usage responsable et sécurisé des technologies. La multiplication des plateformes numériques et l’accès croissant aux réseaux sociaux ont profondément modifié les modes de production et de consommation de l’information au Mali. Cette évolution s’accompagne d’une augmentation des phénomènes de désinformation, de manipulation de l’information et de cybercriminalité, poussant les autorités et les acteurs du secteur à renforcer les dispositifs de régulation, de sensibilisation et de protection des données personnelles. OS/KM(AMAP)

FEMAFOOT : Anthony da Silva, nouveau sélectionneur des Aigles du Mali

Bamako, 5 juin (AMAP) La Fédération malienne de Football (FEMAFOOT) a annoncé, jeudi, la nomination du technicien portugais Anthony da Silva au poste de sélectionneur national des Aigles du Mali, à l’issue du processus de recrutement lancé entre le 28 avril et le 26 mai 2026, a appris l’AMAP de source sportive. Selon la Fédération, le Comité exécutif a retenu le projet présenté par Anthony da Silva après examen des candidatures soumises dans le cadre de l’appel à candidatures. La FEMAFOOT précise que le technicien a été choisi pour répondre à « un triple impératif : la rénovation, la performance et le travail dans la durée ». Le communiqué souligne que le nouveau sélectionneur a satisfait aux principaux critères techniques définis par la commission ad hoc chargée du recrutement et présenté « un dossier particulièrement convaincant ». Dans sa vision à moyen terme, Anthony da Silva propose une stratégie articulée autour de plusieurs axes majeurs, notamment « l’atteinte de résultats de haut niveau lors des compétitions africaines et mondiales », le développement du championnat national ainsi que la promotion et l’accompagnement des talents locaux. La Fédération indique également que le nouveau sélectionneur sera assisté par un adjoint malien dont « les compétences ainsi que les performances sportives, tant sur le plan national qu’africain, sont reconnues et avérées ». Le Comité exécutif affirme qu’il veillera à la mise en œuvre effective de la feuille de route du nouveau staff technique, en cohérence avec les orientations de la nouvelle mandature issue de l’Assemblée générale élective du 16 avril dernier. La FEMAFOOT assure  que le nouvel encadrement technique travaillera sous le signe de « la rigueur, de la discipline et de la performance » afin de répondre aux attentes du public sportif malien. KD/KM (AMAP)

Bougouni : Donation de l’UNICEF d’un véhicule et du matériel informatique à des services techniques de la région

Bougouni, 6 juin (AMAP) Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) a travers son bureau de zone de Sikasso, Koutiala et Bougouni a fait une donation d’un véhicule et du matériel informatique aux services techniques de la région de Bougouni , a constaté l’AMAP. Le bureau de zone de Sikasso du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) qui couvre les régions de Sikasso, Koutiala et Bougouni fait un don de véhicule usager Land Cruiser Hard Top à l’Académie d’Enseignement et du matériel informatique à d’autres services techniques de la région de Bougouni. La cérémonie s’est déroulée dans l’enceinte du gouvernorat de Bougouni, mercredi, sous la présidence du Gouverneur de région, le Général de Brigade Ousmane Wélé en présence des membres de son cabinet, du chef de bureau de zone UNCEF Sikasso-Koutiala-Bougouni, le Professeur Abdoulaye Touré à la tête d’une délégation de sa structure, des services techniques et du personnel du gouvernorat. L’objectif de cette donation est d’apporter un appui à travers un véhicule usager Land Cruiser Hard Top pour l’Académie d’Enseignement de Bougouni et des ordinateurs pour les services techniques de la direction régionale du plan et de la statistique, de celle du développement social et de l’économie solidaire, du centre de santé de référence de Bougouni, au CAP de Garalo et à la station régionale ORTM de Bougouni. Intervenant le premier le professeur Abdoulaye Touré, chef de bureau de zone UNICEF Sikasso-Koutiala-Bougouni a rappelé que le Gouverneur joue pleinement son rôle de coordination à la satisfaction de tous les partenaires de la région et à l’UNICEF en particulier. Ce don poursuit- il, s’inscrit dans le cadre d’une coopération exemplaire et du programme de coopération Mali-UNICEF. Pour le chef de l’exécutif régional l’occasion est opportune pour remercier l’UNICEF pour cette donation qui vient en appui logistique aux services techniques de l’Etat dans la région pour une bonne amélioration du cadre de travail. Il s’agit là de la concrétisation d’un partenariat multiforme qui vient en soutien au développement économique, social et culturel de la région de Bougouni. Enfin il a donné l’assurance à l’UNICEF que bon usage sera fait de ces différentes donations. BHT/KM (AMAP)

Musique : « Songhoy Star », un orchestre régional non officiel qui a émerveillé les populations de la Cité des Askia en son temps

Gao, 6 juin (AMAP) La région de Gao n’a jamais connu un orchestre régionalofficiel  mais un groupe musical local dénommé « Songhoy star » de Gao, qui a été crée avant les années 80. Pour des éclaircissements, nous avons approché, le seul encadreur qui est resté parmi ce groupe de l’orchestre à savoir l’encadreur, ancien animateur-producteur de l’Ortm à la retraite, Boubacar Adama Cissé. Il témoigne que l’orchestre de Gao est constitué de jeunes musiciens volontaires, composés de trois sections : la section de vent ; la section de cordonne-phone et la section de perquisition. Selon lui, l’orchestre a été créé dans les années 84 avec la bénédiction de la première génération du groupe musical le Négro-bande conduit par feu Boncana Maiga et un autre musicien de la Guinée Bissau, Nassazo de Carvaro. D’après lui, ils étaient tous des jeunes musiciens locaux, fans de la musique et qui avaient le souci de faire plaisir à la population de Gao en jouant de la musique traditionnelle ou du terroir« Takamba » ou « Holey Horey ». Et se rappelait  encore dans les années 1984, d’une tournée musicale  dans la région de Tombouctou dont les fans de la musique de la cité de 333 Saints ont beaucoup adoré. « Après la tournée de l’intérieur, nous avions découvert d’autres horizons où nous avions été sollicités pour jouer de la musique notamment en Algérie et au  Niger où notre musique  était très appréciée par les autorités de ces pays  et même par  l’orchestre de Niamey ; la preuve en est qu’ils sont imités la musique du groupe « Songhoy Star », a-t-il avancé. « L’orchestre de Gao n’avait jamais été à la disposition de la direction régionale de la Culture parce qu’il n’était pas officiel. Mais il est resté toujours à la disposition de la direction régionale  de la culture durant les grands événements. Notre génération jouait de la musique pour l’épanouissement de la jeunesse, faire plaisir aux populations et surtout  véhiculer la culture de notre terroir », a soutenu, Boubacar Cissé. Selon lui, avec la discorde  et l’âge, seule la section vent est restée. Mais le  « Négrobande » avec feu Boncana Maiga qui faisait partie de  la première génération de l’orchestre de Gao  avait formé  deux  groupes d’orchestre. Il s’agit d’une formation (A) héritière de Négrobande et d’une formation (B) créée d’une nouvelle génération qui  a modernisé la musique traditionnelle. « L’éclatement de l’orchestre « Songhoy Star » dont était  membre , Boubacar Adama Cissé, un nouveau orchestre de circonstance constitué d’une dernière formation a été   crée en 2010  à savoir le groupe de Fatouma Bocar . C’est ce même groupe qui a participé  à la biennale de 2010 à Sikasso et celle de Tombouctou en 2025 où il a décroché le premier trophée en chant, a évoqué, Boubacar Cissé. « Après notre génération, tous ceux qui sont venus dans la musique travaillent uniquement pour l’argent. Souvent on les voit jouer  lors des fêtes événementiels (mariage et baptêmes) et autres.  Alors qu’à notre époque, nous étions engagés pour faire plaisir à nos populations ou pour véhiculer un message à l’endroit des dirigeants. Pour notre bonne formation, nous faisions des répétitions nuit et jour sans un jeton. Aujourd’hui, avec la nouvelle génération,  tel n’est plus le cas », a-t-il expliqué, l’ancien de l’orchestre « Songhoy star ». Pour lui, la musique n’est pas un produit de commerce mais un art  d’attraction de la jeunesse, un message de réconfort, d’identité culturelle qui est véhiculé à travers la parole et la danse dont chacun se retrouve. Hormis tout ça, nous comprenons qu’il y a un chômage accru de la jeunesse et le besoin de luxe est pressant. Selon lui, un orchestre joue un rôle très important dans les relations socio-culturelles mais aussi dans la consolidation de la cohésion sociale entre les communautés. En tant qu’encadreur et animateur-producteur à la retraite et ancien de l’orchestre « Songhoy Star », je sollicite les autorités de notre pays,  en particulier le département de la Culture de penser à la création d’un orchestre régional officiel pour la région de Gao. AT/KM (AMAP)

Football/Match amical : le Mali battu sur le score de 2 buts à 0 par l’Iran

Bamako, 4 juin (AMAP)  Les Aigles du Mali ont été mis en échec par l’Iran sur le score de 2 buts à 0, jeudi, au Complexe sportif de Mardan à Antalya, en Turquie, lors d’un match amical international de préparation, a appris l’AMAP de la FEMAFOOT. Face à une sélection iranienne déjà qualifiée pour la prochaine Coupe du monde, les Aigles ont livré une rencontre engagée mais n’ont pas réussi à inverser la tendance face à un adversaire expérimenté. Cette rencontre s’inscrivait dans cadre du programme de préparation des Aigles en vue de leurs prochaines échéances internationales. Avant le match, le président de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT), Mahazou dit Baba Cisset, avait rencontré les joueurs et le staff technique à Antalya. Il avait insisté sur la discipline, l’unité et le patriotisme, tout en réaffirmant l’engagement de la fédération à améliorer les conditions de préparation des sélections nationales. Malgré cette défaite, le match a permis au staff technique malien d’évaluer plusieurs joueurs et d’effectuer des réglages en vue des prochaines compétitions. KD/KM (AMAP)

Mali : le développement communautaire inclusif pour renforcer la paix

Bamako, 4 juin (AMAP)– Le Mali mise sur une approche de Développement conduit par les communautés (DCC) pour favoriser la cohésion sociale, la réconciliation et la résilience face aux conflits, a déclaré Alassane Ag Acheick, chargé de mission au ministère de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, lors du Panel 2 du Forum Panafricain sur la Paix et la Réconciliation (FOPAME), a constatél’AMAP. Cette stratégie vise à intégrer les efforts locaux et nationaux pour bâtir un État résilient, réduire la dépendance humanitaire et s’attaquer aux causes profondes des tensions communautaires. Elle repose sur la création de comités villageois de développement qui regroupent toutes les composantes des communautés, y compris les femmes, les jeunes, les personnes handicapées et les déplacés, afin d’assurer une inclusion réelle et une appropriation locale des projets. «Cette approche DCC apparaît comme une solution stratégique pour intégrer les efforts locaux et nationaux et bâtir un État résilient à travers notamment l’inclusion sociale», a affirmé Alassane Ag Acheick. Les comités, formalisés par un arrêté interministériel, deviennent les pivots de la planification et de la mise en œuvre des projets. Les agents d’animation sont recrutés localement pour garantir une meilleure compréhension des réalités des populations. Les besoins sont identifiés à travers les consultations à la base, transformés en sous-projets avec l’appui des services techniques, et financés via des allocations directes versées sur des comptes ouverts au nom des villages ou fractions (30 à 42 millions de FCFA selon la taille). Une innovation majeure a été introduite : le transfert aux communautés du pouvoir de passation des marchés, leur permettant de sélectionner directement des entreprises locales qui doivent prioritairement recruter la main-d’œuvre sur place. Cette approche couvre actuellement 1.926 villages, notamment dans les zones les plus fragiles comme la zone des trois frontières et le Liptako-Gourma, et emploie plus de 500 jeunes, bénéficiant indirectement à près de 4.000 personnes. Parallèlement, Ibrahim N’diaye, Directeur général du Centre de Prévention et de Consolidation de la Paix (CPU) du MRPCN, a insisté sur la nécessité d’une réflexion approfondie sur l’histoire et la mémoire collective pour prévenir les conflits et consolider la paix. Le CPU, structure de recherche et de formulation de politiques, a contribué à l’élaboration du Programme national d’éducation aux valeurs et du Cadre stratégique de la refondation de l’État. OS/CMT (AMAP)

Mali : Le Chef de l’Etat reçoit le nouveau commandant de la force unifiée AES

BAMAKO, 4 juin 2026 (AMAP)– Le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta a reçu, ce jeudi 4 juin 2026 au Palais de Koulouba, le commandant de la force unifiée de la Confédération des États du Sahel ( AES ), le Général de brigade Makan Alassane Diarra, fraîchement nommé à ce poste, a constaté l’AMAP. Au terme des échanges, le commandant de la force unifiée de l’AES a souligné être venu prendre les directives, les orientations et les instructions auprès du Chef de l’Etat pour la conduite des opérations de son unité dont l’objectif principal est notamment la protection des personnes et de leurs biens dans l’espace commun et la lutte contre le terrorisme et toute autre forme de menace dans la zone. Le Général Makan Alassane Diarra a également déclaré être conscient de l’importance de la tâche à lui confier, sans oublier les défis et les enjeux qui l’attendent dans sa nouvelle mission. «Nous sommes dans la finalisation de la mise en œuvre de la force unifiée», a-t-il souligné. Avant de promettre de «se retrousser les manches» pour pouvoir relever les défis et soulager la souffrance des populations dans l’espace confédéral. Le Général de brigade Makan Alassane Diarra a été désigné commandant de la Force unifiée de l’AES, fin mai dernier. L’officier général succède à ce poste au Général de brigade Daouda Traoré, rappelé à Bamako pour prendre la tête de la Garde nationale. Créée en décembre 2025, la force unifiée de l´AES est basée à Niamey au Niger et constitue une réponse sahelienne face aux menaces terroristes. BD/CMT (AMAP)

Médias en période de crise : la MARN appelle à une communication responsable contre la désinformation

BAMAKO, 4 juin (AMAP)– Les médias doivent privilégier une communication responsable et respectueuse des principes éthiques afin de lutter contre la désinformation et les manipulations en période de crise, a déclaré Mariam Walet Mohamed Lehbi, experte à la Mission d’Appui à la Réconciliation Nationale (MARN). Intervenant en marge d’un forum consacré aux médias et aux défis informationnels, Mme Lehbi a souligné que le rôle des médias consiste avant tout à diffuser une information fiable et à sensibiliser les communautés ainsi que l’opinion internationale sur les réalités du terrain. «Le rôle des médias en période de crise, c’est d’abord de pouvoir communiquer de manière responsable, de garder une ligne éthique dans la diffusion de l’information et de sensibiliser la communauté ainsi que l’espace international sur ce qui se passe réellement afin d’éviter la désinformation et la manipulation du grand public», a-t-elle déclaré. L’experte a également mis en avant les initiatives visant à renforcer la contribution des médias à la promotion de la paix et de la cohésion sociale. Selon elle, le forum en cours constitue un cadre de concertation permettant aux professionnels des médias d’échanger sur les attitudes et approches à adopter face aux nouvelles formes de conflits informationnels. Mme Lehbi a par ailleurs présenté les actions menées par le ministère chargé de la Réconciliation nationale pour favoriser une communication responsable. Elle a indiqué que les projets de relèvement et les actions de réconciliation accordent une place centrale aux acteurs locaux. Dans ce cadre, des équipes régionales d’appui à la réconciliation ont été mises en place dans les différentes régions. Composées de membres de la société civile, elles regroupent notamment des jeunes, des femmes, des leaders communautaires ainsi que des acteurs de la communication et des médias. Le rôle des médias dans la prévention des conflits, la lutte contre la désinformation et la promotion de la cohésion sociale figure parmi les thèmes abordés lors des réflexions en cours sur les défis informationnels contemporains. Les échanges portent notamment sur l’adaptation des pratiques médiatiques face aux nouvelles formes de guerre hybride et aux risques de manipulation de l’information. OS/CMT (AMAP)

Lutte contre le trafic de stupéfiants au Mali : Saisie et incinération record de plus de 161 tonnes de drogues à Dio-Gare

Bamako, 4 juin 2026 (AMAP)– L’Office central de stupéfiants (OCS) a procédé ce jeudi à l’incinération historique de 161 tonnes et 227 kilogrammes de produits prohibés dans la commune de Dio-Gare, a cobstaté l’AMAP. Estimée à plusieurs dizaines de milliards de FCFA, cette saisie record, la plus importante depuis la création de l’OCS en 2010, est le fruit de six mois d’opérations menées par les antennes de Bamako (Rive Droite, Rive Gauche) et la Cellule aéroportuaire anti-trafic (CAAT). Le stock détruit comprenait notamment 5 kg de cocaïne, plus de 61 tonnes de médicaments contrefaits, 90 tonnes de charbon de chicha, 10.256 appareils de chicha et 9 tonnes d’autres drogues et produits chimiques. L’acheminement sécurisé de cette cargaison a nécessité un convoi exceptionnel de 13 camions, escorté par les Forces de défense et de sécurité (FDS), l’OCS et la Protection civile. ​ Cette opération de destruction publique, encadrée par l’article 136 de la loi sur les stupéfiants et l’Arrêté de mars 2021, s’est déroulée en présence des autorités municipales, scientifiques et de la société civile. Pour le Directeur général adjoint de l’OCS, le Contrôleur général de Police Bassirou Bamba, cette action répond à un souci de transparence envers l’opinion publique tout en visant à préserver la santé des populations. En y associant les médias et la société civile, l’office entend en faire un levier de sensibilisation majeur pour susciter un changement de comportement au sein de la communauté. ​Cette démonstration de force intervient à un moment critique où le trafic et la culture locale du cannabis touchent de plein fouet la jeunesse malienne. Les statistiques de l’OCS révèlent en effet une réalité alarmante : les jeunes de 15 à 45 ans représentent désormais 80% des trafiquants au Mali, tandis que 78% des personnes interpellées par les services de sécurité sont de jeunes consommateurs. ​Avant la mise à feu, un protocole de vérification scientifique a été mené en direct par le responsable du laboratoire national de l’OCS, le Colonel sapeur-pompier Sékou Dramé. À l’aide de kits de détection de pointe, les tests ont confirmé l’authenticité de la cocaïne saisie. L’expert a également alerté sur la dangerosité extrême du charbon de chicha, qui constitue la majeure partie du stock brûlé. Lors de sa combustion, ce produit dégage du monoxyde de carbone (CO), un gaz hautement toxique qui bloque le système respiratoire humain en remplaçant l’oxygène, un effet nocif que la vaporisation ne peut en aucun cas empêcher. ​L’initiative a été fortement saluée par le maire de Dio-Gare, Daouda Kané, qui a souligné que la municipalité et sa jeunesse se devaient de soutenir un tel engagement de l’État afin de préserver les jeunes des ravages de la drogue. Enfin, pour le président du réseau «Mali sans drogue», Sidy Mohamed Samaké, cette destruction massive et transparente permet de faire taire les rumeurs et doutes de l’opinion publique. Tout en mesurant le danger sanitaire majeur qui a été écarté grâce à l’intervention de l’OCS, il invite la population à redoubler de vigilance et à accompagner activement les efforts de l’office. ​SS/CMT (AMAP)

Mali : le gouvernement met des primes sur la tête de terroristes recherchés

Bamako, 4 juin 2026 (Agence) Le gouvernement malien a annoncé, jeudi, l’octroi de récompenses financières à toute personne fournissant des informations jugées fiables et exploitables permettant l’arrestation ou la neutralisation d’individus recherchés pour leur implication présumée dans des actes terroristes, a appris l’AMAP. Dans un communiqué signé par le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de Division Daoud Aly Mohammedine, les autorités précisent que cette mesure s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et de la préservation de la sécurité nationale. Parmi les personnes citées figure Iyad Ag Ghaly, pour lequel une récompense de 2 milliards de FCFA est annoncée. Le communiqué mentionne également Amadou Kouffa (Hamadoun Hassan Sangaré / Barry alias Amadou Kouffa alias Môbbô), avec une récompense fixée à 1,5 milliard de FCFA. Sont également concernés Abdoulaye Mamoudou Bakaye Diallo (alias Jouleybib de Nampala alias Sidi), pour lequel 1,5 milliard de FCFA sont annoncés, ainsi que Alghabass Ag Intalla, dont la récompense s’élève à un milliard de FCFA. Le document cite aussi Sedane Ag Hita (alias Outhman Al Ansari / Abdel Hakim Al Kidali / Al Qayrawani), avec une récompense de 500 millions de FCFA, ainsi que Bilal Ag Acherif, également concerné par une prime de 500 millions de FCFA. Enfin, Abderrahmane Al-Batna Al-Jazairi est cité avec une récompense de 500 millions de FCFA. Le gouvernement appelle les populations à faire preuve de vigilance et à collaborer avec les Forces armées et de sécurité en transmettant tout renseignement susceptible de contribuer à la localisation des suspects activement recherchés pour des attaques ayant porté atteinte à la sécurité des personnes et des biens sur le territoire national. Le gouvernement précise que ces mesures s’inscrivent dans le cadre du renforcement de la lutte contre le terrorisme et de la protection de la sécurité nationale. KD/CMT (AMAP)