Bamako, 27 juillet (AMAP) Les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique ont atteint un niveau record au premier semestre 2026, s’établissant à 1.410 milliard de yuans (196,6 milliards de dollars), grâce notamment à la politique chinoise de droits de douane nuls appliquée à tous les pays africains entretenant des relations diplomatiques avec Pékin, a annoncé lundi le ministère chinois des Affaires étrangères.
Lors d’un point de presse régulier, le porte-parole du ministère, Lin Jian, a indiqué que ce volume d’échanges constitue un record pour un premier semestre et que « le volume total des échanges a enregistré une croissance plus rapide et devrait atteindre un niveau encore plus élevé d’ici la fin de l’année ».
Selon lui, les biens d’équipement et les biens intermédiaires représentent environ 75 % des exportations chinoises vers l’Afrique. Il a estimé que ces livraisons contribuent à l’industrialisation du continent et à la modernisation de son agriculture, plutôt que de répondre uniquement à la demande en biens de consommation.
Réagissant aux critiques portant sur un éventuel déséquilibre commercial entre la Chine et l’Afrique, Lin Jian a rejeté ces accusations, affirmant qu’elles sont « de simples pièges tendus par ceux qui ont des arrière-pensées visant à perturber la coopération amicale entre la Chine et l’Afrique ».
Le porte-parole a également réaffirmé l’engagement de Pékin à poursuivre une politique d’ouverture économique de haut niveau malgré les défis mondiaux, notamment les conflits régionaux, la montée de l’unilatéralisme et du protectionnisme.
À l’avenir, la Chine entend faciliter davantage les échanges bilatéraux, élargir l’accès de son marché à un plus grand nombre de produits africains de qualité et renforcer ce que Pékin qualifie de « communauté Chine-Afrique de destin partagé à toute épreuve pour la nouvelle ère ».
La Chine attribue cette progression des échanges à sa politique de suppression des droits de douane en faveur des pays africains ayant des relations diplomatiques avec Pékin. Les autorités chinoises présentent cette mesure comme un levier destiné à stimuler les échanges commerciaux, à soutenir l’industrialisation et le développement agricole du continent, tout en renforçant leur partenariat économique avec l’Afrique.
OS/KM(AMAP)

