Dix militaires burkinabè tués et une cinquantaine de blessés dans une attaque terroriste (Etat-major des armées)
Bamako, 25 oct (AMAP) Dix militaires ont été tués et plus d’une cinquantaine blessés, lundi, au cours d’une attaque terroriste à Djibo, dans la province du Soum, Région du Sahel, a annoncé l’Armée burkinabè. Dans un communiqué, l’état-major général des Armées dresse un bilan provisoire de « 10 militaires qui ont perdu la vie et plus d’une cinquantaine de blessés qui ont été pris en charge. » Les victimes appartiennent au 14e Régiment inter armé (RIA) de Djibo. « Les soldats en faction ont opposé une vive résistance qui a permis de neutraliser environ 18 terroristes », précise l’Armée burkinabè. Selon la même source, des renforts aériens ont été déployés dans la zone pour assurer les opérations de secours et de riposte. SS/MD (AMAP)
Kangaba organise un atelier de formation des agents vaccinateurs
Kangaba, 25 octobre (AMAP) La salle de réunion du Centre de Santé de Référence ( CSRéf) de Kangaba a abrité du 18 au 22 octobre 2022, les travaux de l’atelier de formation des agents vaccinateurs de 17 aires de santé du district sanitaire de Kangaba sur la gestion efficace des vaccins, a constaté l’AMAP. Organisé par la Direction Régionale de la Santé de Koulikoro en partenariat avec l’UNICEF, cet atelier de renforcement des compétences des vaccinateurs en gestion efficace des vaccins vise plusieurs objectifs. En effet, au sortir de cet atelier, les agents vaccinateurs doivent connaitre non seulement les températures de conservation des vaccins et utiliser correctement les outils de contrôle de la température mais également les bonnes pratiques pour éviter la congélation des vaccins sensibles et pratiquer correctement le test d’agitation. Ils doivent aussi connaître la politique des flacons entamés et les outils de gestion des stocks y compris la distribution et savoir comment monitorer les taux de pertes des vaccins et les utiliser à des fins de décision. Enfin les vaccinateurs doivent à la fin des travaux savoir estimer les volumes et les capacités de stockage, développer un plan d’urgence et savoir prioriser les activités logistiques en utilisant les méthodes appropriées. Toutes les présentations faites durant les travaux concourent à l’atteinte de ces objectifs. Des exercices pratiques sur les calculs des besoins de commande mensuel et sur le facteur de perte pour tous les antigènes ont également été faits toujours pour atteindre les objectifs visés par l’atelier. Pour parfaire les connaissances acquises, les vaccinateurs ont posé plusieurs questions en rapport avec le calcul des données mensuelles de la température, le calcul des besoins de commande mensuel, le facteur de perte pour tous les antigènes, comment allumé le frid-tage2, l’utilisation des flacons entamés, le respect des mesures d’asepsie lors de la stratégie avancée entre autres. Les questions de compréhension ont porté aussi sur la différence entre vaccin congelé et non congelé, la prévention des erreurs sur l’utilisation des diluants, le remplissage des différents supports de la PEV, le temps pour transférer les vaccins en cas de panne, l’écart entre le stock théorique et physique lors de l’inventaire et l’insuffisance des fiches échéancier dans les CSCOM. A la fin des travaux, les participants ont formulé entre autres recommandations, l’adoption des bonnes pratiques lors de la vaccination, la dotation des CSCOM en porte vaccin et des caisses isothermes, la dotation des nouveaux CSCOM en moyen de déplacement, le remplissage correcte et complète des différents supports du PEV et la dotation des CSCOM en fiche échéancier. SD/ KM (AMAP)
Sécurité routière : Une formation pour les agents verbalisateurs de la police et de la gendarmerie
Bamako, 25 oct (AMAP) L’Agence nationale de sécurité routière (ANASER) a organisé, lundi, à l’Ecole nationale de police, une formation au profit de 150 agents de la police (section voie publique et régisseurs) et de la gendarmerie sur le recouvrement des amendes forfaitaires, en matière de circulation routière, a constaté l’AMAP. L’objectif de la formation est de renforcer les capacités des agents verbalisateurs de la police et de la gendarmerie nationales sur la procédure de recouvrement des amendes forfaitaires, issues des infractions aux règles de la circulation routière. Une centaine d’agents seront répartis entre les gouvernorats de Sikasson (Sud) et de Ségou (Centre). Ces agents se sont familiarisés avec les techniques de poursuite et de répression des infractions aux règles de la circulation routière et ont harmonisé le recouvrement des amendes au niveau des commissariats de police et des brigades de gendarmerie. C’est. aussi, pour redynamiser le système de recouvrement de ces amendes forfaitaires. Le directeur général adjoint de l’ANASER, Ahmed Ag Mohamed Ahmed Haïdara, qui a présidée l’ouverture de la session, en présence du commissaire divisionnaire de police, Sory Ibrahima Ousmane Sidibé, a indiqué que la recrudescence des accidents de la route dont la principale cause demeure le non respect du Code de la route par certains usagers, impose l’application des sanctions systématiques et proportionnelles à la gravité des infractions aux règles de la circulation routière. La loi n° 99-004/AN-RM du 2 mars 1999 régissant la circulation routière reconnait en son article 3, la compétence du juge judiciaire quant aux infractions aux règles de la circulation routière. « Cette loi prévoit, en plus des peines d’emprisonnement, la possibilité de paiement d’amendes par les contrevenants », a rappellé Ahmed Ag Mohamed Ahmed Haïdara. Selon lui, l’article 4 de l’Ordonnance N°09-003 du 09 février 2009 portant création de l’ANASER lui attribue les amendes provenant des infractions aux règles de la circulation routière comme partie intégrante de ses ressources financières. Il ressort des explications du directeur général adjoint que l’Arrêté interministériel n°10-0696/MET-MEF-MSIPC-MJ-SG du 16 mars 2010 portant les modalités de mise à la disposition de l’ANASER, du produit des amendes provenant des infractions aux règles de la circulation, précise en son article 2 qu’ « au début de chaque mois, les trésoriers payeurs régionaux et les receveurs percepteurs procèdent au versement dans le compte bancaire de l’ANASER, de la totalité du produit ». « Cependant, il a été constaté que le recouvrement de ces amendes s’effectue de différentes manières au niveau des commissariats de police et des brigades de gendarmerie », déplore-t-il. Au niveau de certaines unités de la police et de la gendarmerie, le recouvrement des amendes est effectué sur des quittanciers, dédiés uniquement à l’ANASER, conformément à la procédure prévue par les textes et les montants sont versés au Trésor pour le compte de la structure. « Par contre, au niveau d’autres unités, les amendes forfaitaires sont recouvrées dans les mêmes conditions que les amendes ordinaires « , a relevé Ahmed Ag Mohamed Ahmed Haïdara. Une situation qui ne permet pas aux services du Trésor de verser dans le compte de I’ANASER la part qui lui revient. L’autre constat, selon lui, « est que les produits des amendes forfaitaires sont recouvrés et versés à la perception suivant la clé de répartition qui donne 60% à la collectivité et 40% au Budget national ». « Cette pratique est contraire aux textes en vigueur notamment, l’Arrêté interministériel », a-t-il regretté. Enfin, il a exhorté les participants à une lus grande attention au cours de la formation pour que le système de recouvrement des amendes forfaitaires issues des infractions aux règles de la circulation routière soit redynamisé. BBC/MD (AMAP)
Macky Sall reçoit à Dakar le ministre malien des Affaires étrangères (Présidence sénégalaise)
Bamako, 25 oct (AMAP) Le président sénégalais, Macky Sall, a reçu, lundi, en audience le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, porteur d’un message du colonel Assimi Goïta, Président de la transition, a indiqué la Présidence de la République du Sénégal. Abdoulaye Diop, qui a été reçu en marge de la 8è édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité auquel il participe et qui s’est ouvert lundi, est « porteur d’un message de fraternité et d’amitié », ajoute la même source. Le colonel Assimi Goïta « remercie le président Macky Sall pour son implication dans la gestion du dossier malien au niveau région et avec les partenaires du Mali », a confié Abdoulaye au micro de la télévision sénégalaise. Le chef de la diplomatie malienne a, aussi, évoqué le renforcement de l’intégration régionale et de la coopération entre le Mali et le Sénégal, notamment dans le cadre de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS). « C’est la volonté du président Goïta de continuer à œuvrer main dans la main avec le Sénégal pour renforcer la coopération entre les deux pays », a affirmé Abdoulaye Diop. MD/MT (AMAP)
Intrants agricoles : Le ministre du Développement rural apporte des précisions sur la gestion de la subvention
Par Moriba COULIBALY Bamako, 25 oct (AMAP) Le ministre du Développement rural, Modibo Kéita, a accordé, lundi, un entretien exclusif à L’Essor dans lequel il a apporté des éclairages sur la gestion de l’approvisionnement des producteurs en fertilisants au titre de la campagne agricole en cours. « Le gouvernement a décidé lors du dernier Conseil supérieur de l’agriculture, présidé par le chef de l’État, le colonel Assimi Goïta, d’apporter une subvention de 17 milliards de Fcfa à la production agricole », a dit le ministre Modibo Kéita. « 60% de ce montant sont destinés à l’achat d’engrais organiques (soit un peu plus de 10 milliards de Fcfa) et les 40% restants aux engrais chimiques notamment le DAP, l’urée et le NPK (soit une enveloppe de plus de 6 milliards de Fcfa) », a-t-il précisé. « La subvention supporte, en réalité, les 15% des besoins d’approvisionnement en engrais et les producteurs doivent supporter les 85% restants », a fait remarquer le ministre. Depuis plus d’une dizaine d’années (plus précisément, la campagne agricole 2008-2009) le gouvernement à travers le département du Développement rural apporte une subvention financière à la production agricole en vue de booster la productivité agricole. Pour la présente campagne agricole, qui ne fait pas exception à la règle, les cultures vivrières comme le riz, le maïs, le mil, le sorgho et le blé sont concernés et le coton pour les zones cotonnières. La clé de répartition de cette subvention a été décidée en fonction de la conjoncture internationale marquée par la guerre en Ukraine. Or, il se trouve que l’Ukraine, avec la Russie, sont les plus grands pays producteurs d’engrais minéraux. La pandémie de la Covid-19 a aussi perturbé d’une part les productions et les transactions d’engrais et, d’autre part le transport maritime par lequel les pays acheteurs s’approvisionnent. Tous ces facteurs exogènes ont amené le gouvernement à privilégier la démarche qui consiste à apporter une grande part de la subvention aux engrais organiques qui sont disponibles sur place et génèrent de l’emploi local et des ressources pour les industries locales productrices. « La part de l’engrais organique dans l’amélioration de la fertilisation des sols a aussi été démontrée par les spécialistes », a assuré le ministre Keita. PRIX REPÈRES – Si l’approvisionnement des zones cotonnières est géré par les structures habilitées à savoir la Compagnie malienne de développement des textiles (CMDT) et l’Office de la haute vallée du Niger (OHVN), celui des zones hors coton est géré et surveillé de près par la direction nationale de l’agriculture, sous la conduite du département du Développement rural. Expliquant la démarche qui a été mise en place pour assurer un approvisionnement adéquat des producteurs en engrais subventionnés pour les zones hors coton, le ministre du Développement rural, a rappelé que le gouvernement a arrêté le prix subventionné de l’engrais chimique à 12.500 Fcfa le sac de 50 kg et celui de l’engrais organique à 2500 Fcfa le sac de 50 kg. En dehors de ces prix subventionnés, le département a jugé utile de convenir avec les fournisseurs de prix repères, soit 33.750 Fcfa pour le sac de 50 kg d’urée, 42.375 Fcfa pour le sac de 50 kg de DAP, 32 500 Fcfa pour le sac de 50 kg de NPK et 5 500 Fcfa le sac de 50 kg pour les engrais organiques. Il y a une majoration de 1 000 Fcfa pour le transport des engrais aux points de distribution. Ces prix repères ont été déterminés et fixés par le ministère de l’Economie et des Finances. Les fournisseurs historiques ont proposé 55 000 Fcfa comme prix repères et ont ensuite posé des conditions qui se sont avérées difficiles à accepter par le département. Ils ont posé comme conditions le paiement intégral des arriérés que l’État leur doit, l’accompagnement de l’État pour obtenir des garanties bancaires et l’achat au comptant des engrais. Ils ont campé sur leur position en dépit de multiples rencontres avec le département. « Pour éviter le blocage, a souligné le ministre Kéita, le département a démarché d’autres partenaires qui ont accepté les prix repères arrêtés et n’ont pas posé de conditionnalités pour satisfaire les commandes ». Le ministre Modibo Kéita a rappelé, ensuite, que l’État accorde la subvention au producteur qui achète l’engrais au prix convenu et le reliquat est remboursé au fournisseur qui doit se présenter aux structures du ministère de l’Économie et des Finances avec la caution mentionnant les quantités livrées aux paysans. Le département en charge du Développement rural doit veiller à la moralité de la procédure d’acquisition des engrais subventionnés par les paysans. L’État n’est pas fournisseur d’engrais. Il veille juste à ce que la procédure mise en place au bénéfice des paysans soit respectée dans les règles de l’art. « Le département du Développement rural n’est nullement impliqué dans la gestion financière des engrais subventionnés », a précisé Modibo Kéita. Le suivi est aussi assuré, à la base, à travers une commission de réception et de distribution des engrais subventionnés qui est présidée par le représentant de la chambre d’agriculture et, avec comme membres, les présidents des interprofessions riz et maïs et l’agent d’encadrement des directions régionales et locales de l’agriculture. Selon le ministre du Développement rural, les services techniques de son département ont assuré le suivi régulier de l’approvisionnement des producteurs en engrais à travers le travail de la commission. Modibo Kéita a assuré avoir « veillé à ce que les producteurs ne soient pas grugés par les fournisseurs ». MC/MD (AMAP)
Mali : Les syndicats de la Police adhèrent au projet de militarisation
Bamako, 24 oct (AMAP) La synergie des syndicats de la Police nationale a exprimé aux autorités son « adhésion pleine et entière » au projet de loi portant militarisation », indique un communiqué des syndicats de la Police nationale, publié lundi. A quelques jours de la promulgation et la publication de la loi portant militarisation de la Police nationale, la synergie des syndicats de la Police nationale dit, dans son communiqué. « avoir pris acte de l’adoption de la loi le jeudi 20 octobre 2022 par le Conseil national de transition (CNT). » Le communiqué souligne « la loyauté des policiers respectueux des lois de la République comme le stipule leur serment en son aliéna premier ». Selon la même source, la synergie « invite les policiers à s’engager davantage en tant que cadres de conception et de direction (commissaires), de commandement et d’encadrement (officiers), de bons exécutants et éléments d’application des directives et consignes (sous-officiers). » « Ensemble, (nous allons) écrire les nouvelles pages de l’histoire de notre corporation au sein de la grande famille des Forces armées maliennes (FAMa) », ajoute le regroupement des syndicats de police, avant d’inviter « l’ensemble des policières et policiers à s’y conformer ». Le CNT, réuni jeudi dernier, en séance plénière, a approuvé le projet de loi portant militarisation de la Police nationale et de la Protection civile à 111 voix pour, 0 contre et 0 abstention. Cela, après son adoption par le Conseil des ministres du 05 octobre 2022. Dans un communiqué publié le 05 octobre, la synergie a réagi à l’initiative du projet de loi. Elle avait indiqué que la Police « est prête à apporter sa pierre à la refondation de l’État, si cela passe obligatoirement par sa militarisation », tout en soulignant être « dubitative sur beaucoup de zones d’ombre qui émaillent les contours liés à ce projet ». SS/MD (AMAP)
Basket Africa league : le stade malien se qualifie pour l’Elite 16
Bamako, 24 oct (AMAP) Le Stade malien s’est qualifié, dimanche, pour l’Élite 16 de la Basket Africa league (BAL), en s’imposant largement devant les Nigériens de Nigelec basket club (82-55), lors de la troisième et dernière journée du groupe B dont les matches se sont disputés du 21 au 23 octobre, à Niamey, au Niger. Les Blancs de Bamako, qui sont les champions du Mali, terminent le premier tour des éliminatoires avec deux victoires et une défaite. Lors de la première journée, le représentant malien a chuté devant les Ivoiriens d’Abidjan basket-ball club (54-66). En deuxième journée, les hommes du technicien, Kaba Kanté, se sont relancés en battant largement Elan coton basket club du Bénin (85-36). Lors de la 3è et dernière journée, le représentant malien devait impérativement gagner contre l’hôte du tournoi, Nigelec basket club du Niger, pour être au tour suivant. Le Stade malien termine deuxième du groupe A avec 5 points, 221 points marqués contre 157 encaissés. La première place du classement est revenue à Abidjan basket-ball club qui a fait un parcours sans faute (6 points), inscrivant 236 points contre 166. Les Béninois et les Nigériens ont occupé, respectivement, les troisième et quatrième places du classement général. SSK/MD (AMAP)
Kangaba : La gendarmerie visite les quatre sociétés minières détentrices de permis d’exploitation
Kangaba, 24 octobre (AMAP) Une mission régionale conduite par le Colonel Yacoub Ag Sidi, Commandant de Région Gendarmerie de Koulikoro, a effectué le jeudi 20 octobre 2022, une visite de terrain dans les quatre sociétés minières détentrices de permis d’exploitation dans le cercle de Kangaba, a constaté l’AMAP. Il était accompagné du préfet du cercle de Kangaba, du président de Conseil de Cercle, le Commandant de Brigade de la Gendarmerie et le chef du Peloton Directeur Régional de la Police, Commissaire Divisionnaire Idrissa Sangaré et du Groupeur de la Garde Nationale Commandant, Gaoussou Sanogo. La visite a concerné Bagama Mining dans la commune rurale de Nouga, de Yi Yan mines et Golend Beach Mali Sarl dans la commune rurale de Naréna et BFED Mali Sarl dans la commune rurale de Balan-Bakama. Si l’exploitation de l’or a commencé dans les trois premières sociétés, rien n’a commencé chez BFED Mali Sarl. Toutes ces sociétés ont demandé l’accompagnement de l’Etat pour sécuriser leurs sites et ont fait la demande auprès du Gouverneur de la région de Koulikoro. Cette mission qu’on peut qualifier de sécuritaire se situe dans ce cadre. La mission s’est rendue d’abord sur le site mis en défens suite au différent qui a opposé récemment les villages de Danga et Tombola. Les éléments de la Gendarmerie et de la Garde Nationale venus en renfort sur demande des autorités locales sont bien positionnés sur place et veillent au respect strict de la décision de mise en défens afin d’empêcher tous les mouvements sur le site. La mission a invité le maire de la commune et les chefs coutumiers à coopérer franchement avec les forces de l’ordre présentes sur le terrain. Après ce site litigieux, la mission s’est rendue successivement sur les sites de Bagama Mining, de Yi Yan mines, de Golend Beach Mali Sarl et de BFED Mali Sarl ou elle a rencontré les différents responsables en vue d’évaluer leurs besoins en matière de sécurité. Le premier constat de la mission est qu’aucune société n’a clôturé son périmètre. Deuxièmement, les sites sont envahis à tout moment par les orpailleurs. Pour ce faire, les trois premières sociétés ont demandé des éléments des forces de sécurité pour protéger les usines, les bases vie et les fausses. S’agissant de la société BFED Mali Sarl, les populations s’opposent farouchement à l’installation de ses machines sur son site. A la question de savoir si la société dispose réellement des documents valables, le sous-préfet de Naréna a certifié que la société a tous les documents légaux pour travailler. Selon le coordinateur de la petite mine BFED Mali Sarl, la GNGM a fait plusieurs missions de sensibilisation pour calmer les populations en vain. Il faut que force reste à la loi pour éviter que les populations s’y opposent chaque fois a ajouté le coordinateur. A la fin de la journée de travail, le chef de la mission a saisi l’occasion pour déclarer qu’il faut des grands moyens pour sécuriser ces quatre mines qui doivent l’être pour les intérêts des sociétés minières, des populations et de l’Etat. Ils sont retournés satisfait d’avoir fait le tour des sociétés en question et d’avoir pris bonne note des préoccupations des uns et des autres. Il faut signaler que la société Bagama Mining couvre une superficie de 40 kilomètres carrés, la société Yi Yan mines 33 kilomètres carrés, la société Golend Beach Mali Sarl 100 kilomètres carrés e la société BFED Mali Sarl 20 kilomètres carrés. SD/KM (AMAP)
Emploi, formation et entrepreneuriat : La journée des opportunités
Bamako, 24 oct (AMAP) Le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, a présidé, samedi, au Centre international de conférences de Bamako, l’ouverture de la 2e édition de la Journée internationale de l’emploi, de la formation et de l’entrepreneuriat (JIEFE). Placée cette année sous le thème : «l’Impact de la Covid-19 sur l’emploi au Mali», la JIEFE est un rendez-vous incontournable pour notamment réfléchir à l’évolution du marché de l’emploi, en mettant en avant les thématiques comme : «l’emploi comme moyen de réduction du chômage durant cette crise sanitaire» ; «Comment réussir son entretien d’embauche ?» ; «Comment créer et optimiser son identité personnelle auprès des recruteurs », «Comment monter son projet et trouver un financement ? », «Pourquoi inciter les femmes à s’orienter vers des formations techniques ?» Procédant à l’ouverture des travaux de la Journée, le Premier ministre par intérim a remercié les organisateurs de cette activité, notamment Mali-Baara, pour son engagement, sa mobilisation en faveur de l’emploi, la formation et l’entrepreneuriat au Mali. Selon le colonel Maïga, la création d’emploi nécessite la participation de tous, l’État comme le secteur privé. Le chef du gouvernement par intérim a indiqué avoir constaté un regain de vitalité chez les jeunes dans le domaine de la création d’emplois, malgré l’insécurité et la pandémie de la Covid-19 et leurs effets sur le tissu social et économique. Il a ainsi invité les jeunes à plus de persévérance. «Vous qui êtes à la recherche d’emplois depuis longtemps, vous qui sortez de formation comme vous qui êtes toujours en formation, c’est déjà satisfaisant que vous soyez ici. Cela prouve que vous croyez au travail à ses vertus et à votre compétence», a souligné le colonel Maïga. Et d’ajouter : «Ne soyez pas alors pessimistes malgré la situation socio-politique de notre pays qui s’améliore malgré les multiples difficultés que nous traversons et que nous vaincrons, car le pays poursuit sa marche de redressement et de refondation.» MÉTIERS D’AVENIR – Le Premier ministre par intérim a exhorté les entreprises participantes à expliquer aux postulants les enjeux de recrutement et de la transparence des sélections. Il les a, également, invitées à davantage innover et à opter pour les métiers d’avenir. Soulignant que les nouvelles technologies ont un rôle crucial à jouer dans ce domaine, le colonel Abdoulaye Maïga a assuré que l’État se tient aux cotés des jeunes dans la création d’emploi. Le chef du gouvernement par intérim a. aussi rappelé qu’au moment fort de la pandémie de Covid-19, le gouvernement a appuyé certaines entreprises pour leur permettre de maintenir des emplois. Conscient que c’est à travers la création d’emplois que la lutte contre le chômage pourra aboutir, le Premier ministre par intérim dira que «le Mali Kura» s’inscrit dans la logique que les plus méritants et ceux qui accordent une importante capitale à la formation soient récompensés. Il a, dès lors, invité les chercheurs d’emplois à postuler aux concours de la fonction publique de l’État et des collectivités territoriales, tout en précisant que l’État demeure l’un des plus grands employeurs. Le directeur général de Mali-Baara, une plateforme numérique qui met en relation les employeurs et les chercheurs d’emploi, a expliqué que la JIEFE a pour objectif de réunir en un même lieu, les acteurs du secteur de l’emploi, de l’entrepreneuriat et les personnes en quête d’emplois ou qui désirent créer leurs entreprises. Parlant de l’impact de la Covid-19 sur le marché de l’emploi, Hamadoun Dicko a souligné que ce thème interpelle tous les acteurs de la chaîne de formation, de l’emploi et de l’entrepreneuriat au Mali. «Au Mali, des milliers de personnes ont perdu leur emploi, des entreprises ont fait faillite et jusqu’à présent certains secteurs peinent à se relever», a relevé le directeur général de Mali-Baara. Avant de rappeler que cette crise a été aussi une opportunité pour la création de plusieurs types d’emplois et de métiers. S’adressant aux recruteurs, M. Dicko leur a expliqué l’opportunité qui est ainsi offerte pour des emplois, stages, conseils utiles « et, surtout, à créer de l’espoir chez tous ces jeunes qui, malheureusement, n’ont jamais eu l’occasion d’échanger avec des recruteurs . » La rencontre a été marquée par des conférences sur les problématiques de l’emploi, de la formation et de l’entreprenariat, animées par des experts. Plusieurs agences de recrutements étaient présentes à cette Journée qui a enregistré la participation des centaines de jeunes venus de toutes les régions du Mali. AMK/MD (AMAP)
Gares routières de Bamako : Profession « coxeurs »
Par Amadou SOW Bamako, 24 oct (AMAP) «Sikasso, Kadiolo, Ségou Markala, Mopti, Douentza», hurlent de jeunes garçons devant le portail de la gare routière de Sogoniko, a Bamako, la capitale malienne. Ils invitent les éventuels voyageurs à rejoindre les cars des différentes compagnies de transport qui desservent ces localités. Ce sont des intermédiaires, appelés dans un langage argotique les «coxeurs». Ces démarcheurs ont pignon sur rue et font la loi dans plusieurs secteurs d’activités. On les retrouve dans les locations et ventes de maisons, de terrains à usage d’habitation, de véhicules, mais aussi d’articles divers. Le spécialiste en sociologie de la jeunesse et directeur des études de l’Institut national de la jeunesse, Dr Youssouf Karembé, explique que le phénomène existe depuis des lustres. Selon lui, les « coxeurs » se définissent comme des facilitateurs. Certaines personnes estiment que c’est une catégorie de jeunes sans formation et généralement analphabètes qui, en quête de leur pitance, interviennent dans les ventes et dans les activités de marketing pour intéresser la clientèle. Les intermédiaires sont aujourd’hui lésion. Cette situation s’explique par le manque d’opportunités d’emplois pour les jeunes sans qualification professionnelle. En plus, ils officient dans le secteur informel avec une prédominance du sexe masculin. Des femmes aussi jouent le même rôle dans le transport de sable ou de graviers vers les grands chantiers de construction. Pour Dr Karembé, le fait que ces facilitateurs évoluent dans le secteur informel rend quasi impossible la collecte de statistiques fiables. Il souligne, aussi, la mauvaise réputation « à tort ou juste raison » de ceux qui évoluent dans ce segment d’activité. Certains d’entre eux développent une addiction aux stupéfiants dangereux pour la santé humaine et finissent par avoir « des comportements indignes dans l’exercice de cette profession informelle ». Aujourd’hui, de nombreuses personnes, y compris des spécialistes des questions de jeunesse et d’autres acteurs intervenant dans l’éducation des jeunes, s’accordent sur « la nécessité d’une organisation de ce métier, au moins l’encadrer pour permettre à certains d’exprimer leur talent de fin négociateur. » Notre équipe de reportage a sillonné quelques gares routières de Bamako à la rencontre de coxeurs. Sur notre insistance sous une pluie fine, Moussa Coulibaly, intermédiaire dans une gare routière de la capitale accepte de parler de son travail. «Je pratique ce métier depuis 7 ans. Avant, j’étais jardinier dans le champ d’un haut fonctionnaire sur la route de Kangaba. Après y avoir passé quelques temps, je me suis reconverti coxeur», explique le garçon qui semble sous l’effet d’un psychotrope. Et de poursuivre : «Nous sommes parfois chassés par la police lors des patrouilles. » TAUX FORFAITAIRE – Il explique être à la cherche de la somme nécessaire à l’établissement de son permis de conduire. Selon lui, une fois qu’il obtiendra le permis de conduire, il abandonnera ce travail informel. Son coéquipier Oumar Konaré soutient que c’est une période de vaches maigres pour eux. La crise multiforme que vit le Mali est passée par là. Il explique que de nombreux « coxeurs » cherchent aussi à se caser comme vigiles, notamment devant les maquis. Par contre, le gestionnaire d’une grande compagnie de transport, sous anonymat, explique clairement que la collaboration avec ces jeunes ne lui a jamais traversé l’esprit. Mamadi Sidibé, chauffeur de bus, reconnaît que ces intermédiaires travaillent avec d’autres transporteurs. Ils ont un taux forfaitaire en fonction de la destination. Par exemple sur 30.000 Fcfa, le « coxeur » gagne entre 1.000 et 2000 Fcfa par personne. Par contre Bengaly Kondé soutient que le transport ne peut s’épanouir sans les jeunes « coxeurs ». Cet ancien chauffeur reconverti « coxeur », en raison d’une santé fragile, officie à la gare de Djicoroni Para. Il estime que les intermédiaires sont indispensables dans les gares même si des responsables de certaines compagnies pensent le contraire. En effet, le chef de gare routière de Sogoniko, Siaka Sangaré, représentant le Syndicat national des transporteurs routiers urbain interurbain du Mali (SYNTRUI-Mali) déplore les conditions de travail de ces jeunes facilitateurs et la manière dont ils guident les voyageurs. Il en existe de toutes les nationalités. «C’est regrettable de les voir mentir aux voyageurs», souligne le syndicaliste. « Nous avons tenté d’assainir le milieu en mettant en place une structuration, soutenue à l’époque par un projet américain en collaboration avec d’autres partenaires nationaux. Un numéro d’identification et une tenue avaient été donnés à chaque « coxeur ». Au-delà, on avait aussi organisé deux séances de formation à l’attention de 50 jeunes. Malheureusement, ce projet a été anéanti par les turbulences enregistrées dans notre pays. », dit Sangaré. Oumar Kamaté, dit «Bob» est un jeune intermédiaire qui pratique cette activité depuis bientôt 10 ans à la même gare. «Etre intermédiaire est une question de choix. C’est un travail comme tout autre qui s’exerce dans l’informel, mais qui nous permet de vivre des revenus de nos efforts», d-it-il. Et de rappeler que la recette journalière d’un « coxeur » oscille entre 5 000 et 12 500 Fcfa. Aïssata Soumounou, accompagnée de ses deux enfants, est en partance pour Kadiolo. Elle juge ces intermédiaires utiles. «Ils nous aident à prendre nos bagages gratuitement», dit la trentenaire. Les points de vue sur l’utilité des « coxeurs » continue. Les avis sont nettement tranchés sur ces « coxeurs ». Eux, continuent de faire régner la loi dans les gares routières. AS/MD (AMAP)

