Préparatifs CHAN : Match amical Mali-Algérie, samedi, à Tunis
Bamako, 28 oct (AMAP) Les Aigles locaux sont arrivés en Tunisie, mercredi soir, pour un match amical contre l’Algérie, prévu ce samedi à 18h30, à Tunis, dans le cadre des préparatifs des deux sélections pour le Championnat d’Afrique des nations (CHAN) qui se déroulera en 2023 en Algérie. Pour cette rencontre de préparation, le sélectionneur national, Nouhoum Diané, a convoqué 22 joueurs presque tous issus des clubs de la Ligue de football du District de Bamako. La liste du technicien Diané ne compte que quatre joueurs évoluant dans les équipes de l’intérieur. Il s’agit des milieux de terrain Abdoulaye F. Mariko, Amadou Traoré (AS Bakaridjan de Barouéli) et Amadou Haïdara (US Bougouni) et l’attaquant Mohamed Keïta (USC Kita). Avec 9 joueurs, le Stade malien a le plus gros contingent, devant Afrique football élite et Yeelen Olympique, représentés respectivement par 5 et 3 joueurs. Le sélectionneur national n’a pu faire le voyage. C’est son adjoint, Issa Kolon Coulibaly, qui dirigera l’équipe contre les Fennecs locaux. DB/MD (AMAP) Samedi 29 octobre au stade Tabarka stadium 18h30 : Algérie-Mali Les 22 Joueurs Gardiens : Aboubacar Doumbia (AFE) et Amara Traoré (Yeleen Olympique). Défenseurs: Sambou Sidibé (Stade malien), Boubacar Deme (Stade malien), Bourama Bouare (Stade malien), Moussa Camara (Onze Créateurs), Amadou Koné, (Yeleen Olympique), Zoumana Coulibaly (AFE), Moriba Diarra (Stade malien). Milieux: Abdoulaye F. Mariko (AS Bakaridjan), Aly Dessé Sissoko (Stade malien), Bourama Traoré Naby (AFE), Amadou Yara (AFE), Amadou Haïdara (US Bougouni), Sékou Konaté (Stade malien), Amadou Traoré (AS Bakaridjan). Attaquants : Nouhoum Cissé (Yeleen Olympique), Siaka Tiela (AFE), Sékou Sanogo (Africa foot), Mamaye Coulibaly (Stade malien), Mamadou Coulibaly (Stade malien), Mohamed Keïta (USC- Kita).
Intrants agricoles et produits de première nécessité : Le gouvernement compte sur le secteur privé
Bamako, 28 oct (AMAP) Le gouvernement malien a mis en place, jeudi, un cadre de concertation de haut niveau, secteur privé-Etat afin de renforcer le rôle des opérateurs privés pour assurer un approvisionnement correct du pays en intrants agricoles et denrées de première nécessité, a appris l’AMAP. La décision a été prise lors de la première rencontre de ce cadre de concertation sur la question de l’approvisionnement correct et régulier du pays, tenue à la Primature, en présence des représentants du secteur privé et des départements ministériels concernés. Lors de cette rencontre entre le Premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, et les représentants du monde des affaires au Mali, le colonel Maïga a demandé à ses interlocuteurs de lui faire parvenir par écrit, au plus tard le 1er novembre 2022, leurs attentes, suggestions et recommandations pour une meilleure collaboration entre l’Etat et les opérateurs privés. L’objectif du cadre de concertation de haut niveau est de coordonner et suivre toutes les initiatives visant à faciliter l’approvisionnement correct et régulier du Mali en intrants agricoles et produits de première nécessité. Le Premier ministre par intérim a, en cette occasion, félicité et remercié le secteur privé pour son « inestimable contribution dans la mise en œuvre de l’action gouvernementale à un moment crucial de l’histoire de notre pays ». Il a rappelé les sanctions injustement imposées au Mali par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) durant plusieurs mois auxquelles le secteur privé a pu faire face malgré les difficultés d’accéder aux crédits et aux débouchés extérieurs. «Les temps sont durs. L’accès aux denrées de première nécessité comme l’approvisionnement en intrants agricoles sont devenus des sujets de préoccupation majeurs des maliens», a fait constater le chef du gouvernement par intérim. Il a regretté que certains « n’hésitent pas à rendre la transition responsable de cette situation ». Le Premier ministre par intérim a assuré que face à cette situation, le gouvernement ne saurait rester sans agir. Ainsi, une commission interministérielle a été créée pour lutter contre la hausse des prix, faciliter l’approvisionnement en produits de première nécessité et assurer l’approvisionnement des intrants agricoles. Cette commission a débuté ses travaux sous la présidence du Premier ministre avec le concours des ministres chargés de l’Economie et des Finances, du Commerce et de l’Industrie, du Développement rural, de l’Elevage et de la Pêche et ainsi que le ministre Commissaire en charge de la Sécurité alimentaire. Pour plus d’efficacité, la commission a choisi d’associer les secteurs privés à ses travaux. RELANCE – Cette rencontre a été l’occasion pour les acteurs du secteur privé d’exprimer les difficultés auxquelles ils font face. Selon, le vice-président délégué du Conseil national du patronat du Mali (CNPM), Sidi Dagnoko, il est temps de ramener l’économie au rang des priorités nationales. Dans cette perspective, M. Dangoko a souhaité la mise en place d’un comité mixe Etat-secteur privé basé sur la relance de l’économie. Et d’ajouter que le sujet est beaucoup plus global et va au-delà de la seule problématique de l’approvisionnement du Mali en intrants et denrées de première nécessité. « Notre pays a besoin d’investissements, de croissance économique, de confiance au niveau au secteur privé, de la relance de la création d’emplois pour favoriser le travail du secteur privé par rapport sa productivité. Au nom de l’interprofession bétail-viande, Mamadou Abdoulaye Diallo a évoqué le manque d’espaces pastoraux aménagés pour le bétail. Il a souhaité de ce fait, l’aménagement d’espaces pastoraux qui permettra une plus grande rentabilité du secteur de l’élevage. Concernant l’approvisionnement du pays en denrées de première nécessité, beaucoup de difficultés ont été évoquées. Le président du groupe Grand distributeur céréalier au Mali (GDCM) a invité les autorités à collaborer avec les commerçants pour assurer, en toute urgence, l’approvisionnement du Mali en denrées de première nécessité, notamment le riz et le sucre, en vue d’éviter une rupture. Quant à la représentante de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers, (APBEF), Mme Sidibé Aïssata Koné, elle a rappelé que les banques maliennes ont traversé des périodes très difficiles mais sont restées debout pour accompagner les commerçants dans l’importation des denrées de première nécessité et dans l’approvisionnement des intrants agricoles. À la fin des travaux, le Premier ministre par intérim s’est dit très heureux de recevoir les différentes contributions, réflexions et recommandations. Le colonel Abdoulaye Maïga a dit avoir pris note et réaffirmé le soutien du gouvernement à satisfaire les doléances du secteur privé dans la mesure des ressources disponibles. «Nous avons besoin de votre aide et de votre accompagnement pour trouver des réponses à certaines interrogations et pour atteindre les l’objectifs assignés par le président de la Transition», a conclu le Premier ministre par intérim. AMK/MD (AMAP)
Le chef de l’État malien reçoit l’ancien président nigérien Mahamadou Issoufou
Bamako, 27 oct (AMAP) Le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a reçu, jeudi, à Koulouba, l’ancien président du Niger, Mahamadou Issoufou, également président du Panel indépendant de haut niveau sur la sécurité et le développement au Sahel, a indiqué un communiqué de la présidence malienne. Mahamadou Issoufou, à la tête d’une forte délégation venue discuter de la sécurité et du développement dans le Sahel, a déclaré que son entretien avec le président de la Transition a « porté essentiellement sur les défis que connait notre région, le Sahel. » « Nous avons noté ensemble que tous ces défis sont entrelacés », a expliqué à la presse l’ancien chef d’État nigérien, « Les défis sécuritaires, institutionnels, climatiques, démographiques, du développement économique et social ont été l’objet des discussions entre la délégation du Panel indépendant et le chef de l’État malien », souligne la présidence. Selon la même source, la mission d’évaluation confiée au président du Panel indépendant par le secrétaire général des Nations unies, en rapport avec l’Union africaine (UA), la Communauté économique des Etats de l ‘Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le G5 Sahel, a été abordée. « Une mission d’évaluation sur la sécurité et le développement au Sahel, qui concerne non seulement le Sahel géographique, mais aussi certains pays du Sahara et du Golfe de Guinée », note le communiqué. « Il s’agit de faire cette évaluation et de faire des propositions et des recommandations afin d’agréger les efforts de tous les acteurs, les États comme leurs partenaires, pour être plus efficaces en vue d’apporter des réponses plus pertinentes face aux défis que rencontre notre espace commun », a conclu celui qui a dirigé le Niger d’avril 2011 à avril 2021. MT/MD (AMAP)
Apiculture : Comment organiser la production du miel au Mali
Par N’Famoro KEITA Bamako, 27 oct (AMAP) Liquide compact de couleur marron à l’état raffiné, le miel est un produit alimentaire naturel, obtenu à partir du nectar. Le nectar est la matière première indispensable à sa fabrication. Le miel est récolté par les abeilles butineuses aux alentours de la ruche pour le remettre aux abeilles receveuses dans la ruche. Chimiquement, le nectar est composé d’eau et de saccharose. Ce sont ces deux éléments qui vont subir des transformations à travers un processus mystérieux pour donner du miel. Ce «miracle de la nature» est reconnu médicalement comme un régulateur de la glycémie pour les diabétiques. Il réduit le stress métabolique et favorise la récupération du sommeil. Il traite la constipation et améliore la fonction cérébrale. Le miel est employé dans le traitement des acnés et les dermatites (inflammations de la peau). Il panse les blessures, les brûlures, les ulcères et hydrate la peau. Compte tenu de ces multiples vertus thérapeutiques, le miel est une denrée de première consommation au Mali. Au-delà de cette réalité, le marché du miel est toujours informel et mal organisé. Son exploitation et sa commercialisation au Mali demeurent le parent pauvre des activités agricoles. Sur la question, Amadou Diarra, apiculteur à Djoulafoundo, un petit village de la Commune de Nouga dans le Cercle de Kangaba, témoigne. Ce cultivateur de céréales s’est reconverti dans l’exploitation et la vente de miel brut. Il dispose dans son entreprise locale d’une cinquantaine de ruches et récolte entre 40 et 50 litres de miel brut par an. Il revend sa récolte à 2.500 Fcfa le litre. Pour l’instant, il perd au change, en termes de pécules (les céréales lui apportaient un peu plus), mais garde espoir de prospérer un jour s’il arrive à bien organiser son entreprise. Il pense que c’est une activité qui peut bien nourrir son homme. La nécessité d’un accompagnement se fait de plus en plus pressante chez lui. Aujourd’hui, il a besoin de se renforcer en matériels de production pour intensifier sa productivité et d’avoir un marché organisé où, il peut tirer un meilleur profit. «Chaque apiculteur doit avoir sa petite unité de raffinage, ne serait-ce qu’artisanale, pour vendre du miel en l’état. ça apporte de la valeur ajoutée», estime-t-il. Malheureusement, ce rêve qu’il caresse est encore loin d’être une réalité à Djoulafondo. produit d’exportation – L’apiculture offre des opportunités, notamment en termes de créations d’emplois, mais aussi d’amélioration des revenus des ménages et de sécurité alimentaire. Elle représente, selon ceux qui officient dans la production de miel, une activité aux intérêts multiples, notamment économique, écologique, alimentaire et thérapeutique. C’est pourquoi, le gouvernement accorde beaucoup d’importance à cette filière émergente. Lors de la 9è session du Conseil supérieur de l’agriculture, tenue en mars 2019, une attention particulière a été accordée à la filière. Ainsi, il a été décidé de professionnaliser l’apiculture et de mieux l’organiser, afin de créer une plus-value pour conquérir le marché international. En d’autres termes, faire du miel, un des produits d’exportation du Mali. Malgré cette volonté politique affichée, le rêve est loin d’être une réalité pour l’apiculteur de Djoulafondo. Cependant, il garde espoir de le voir se concrétiser, un jour, avec les initiatives et les actions de l’Association pour le développement de l’apiculture moderne (ADAM). L’objectif de cette association, selon son président, Mamadou Ba Keïta dit Mamoutou, est de promouvoir la filière apicole au Mali à travers la formation, l’encadrement et l’équipements des professionnels. Pour asseoir cette dynamique, l’ADAM a installé une unité de raffinage et de transformation des produits dérivés du miel (savon, pommade, bougie, crème de cheveux et cirage). L’Association dispose d’un comptoir de vente de matériels et d’équipements apicoles pour la modernisation de l’activité dans le but d’obtenir une importante production. Quelques difficultés liées l’emploi abusif des pesticides et herbicides dans les champs qui sont des réservoirs de nectar pour les abeilles. Cette situation affecte considérablement les productions, souligne le président de l‘ADAM. Les pouvoirs publics semblent avoir pris bonne note de cette situation. Car, l’une des recommandations de la 9è session du Conseil supérieur de l’agriculture (CSA) est l’inscription de la filière apiculture dans les priorités de valorisation des produits agricoles à valeur ajoutée. Un vaste programme de modernisation des infrastructures et d’équipements sera mis en œuvre. Ceci permettra d’introduire de nouvelles technologies avec l’installation de ruches améliorées, d’enfumoirs et de presses-miel, etc… De grandes zones à forts potentiels de production avec une flore abondante et diversifiée seront créées pour permettre aux abeilles de s’approvisionner en nectar et pollen et de produire un miel de qualité. NK (AMAP)
Port du casque par les motocyclistes : Pour de bon cette fois-ci !
Par Amadou GUÉGUÉRÉ Bamako, 27 oct (AMAP) Les autorités maliennes ont annoncé, lundi dernier, que très prochainement le port du casque sera obligatoire pour les conducteurs et les passagers de certains types d’engins. En effet, le ministère des Transports et des Infrastructures, à travers l’Agence nationale de la sécurité routière (ANASER), a, par une décision, annoncé le port du casque de protection aussi bien par les motocyclistes que par leurs passagers. La décision précise que le port obligatoire du casque sera appliqué à partir du 1er janvier 2023. A cet effet, des contrôles routiers seront organisés régulièrement pour faire respecter cette décision. Si par le passé cette mesure a eu du mal à prospérer, son application sera bel et bien effective cette fois-ci, assure-t-on du côté des services en charge de la sécurité routière. Sur la route qui mène du Dibida au Grand marché de Bamako, Massira Traoré est l’un des rares motocyclistes qui porte un casque. Il dit posséder trois modèles de cet équipement de protection. Selon lui, les gens doivent porter le casque pour leur propre sécurité. Motocycliste depuis plus de 10 ans, il est étonné de voir que certaines personnes attendent que le gouvernement impose le port du casque. Mohamed Lamine Keita est cambiste au niveau de la Banque de développement du Mali (BDM-SA). Si notre interlocuteur est d’avis que le retour du port de casque est une bonne chose, il estime, cependant, que compte tenu de la crise économique que le Mali traverse, cette décision est mal venue. «C’est vrai que le port du casque permet de nous protéger en cas d’accident. Mais, présentement avec la vie chère, ce n’est pas évident que tous les motocyclistes puissent en avoir. Chacun cherche maintenant comment survivre», confie-t-il. Ajoutant que ce n’est pas le bon moment d’imposer le port de casque. RESPECTER LA DÉCISION – Aboubacar Keïta, un autre cambiste, abonde dans le même sens. Il estime que le moment n’est pas propice pour rendre obligatoire le port de casque. «C’est évident que le casque nous protège dans la circulation, mais il faut voir les conditions de vie des gens. Actuellement, tout le monde sait que la vie est chère. Les gens ont du mal à joindre les deux bouts. Je pense qu’il faut d’abord sensibiliser avant d’imposer le port du casque. Il faut que les autorités essayent de comprendre la population», insiste-il. Un étudiant que nous avons rencontré dans le secteur du Grand marché, pense, lui aussi, qu’il faut d’abord sensibiliser la population avant de sanctionner. Dans une station d’essence au Quartier du fleuve, une étudiante de la Faculté des sciences et techniques (FAST) pousse sa mobylette pour se ravitailler en carburant. Sous anonymat, elle souligne l’importance du port du casque. «On est sensibilisé souvent à l’école sur le port du casque. Malheureusement, on ne le fait pas même si on est conscient du danger qu’on court », dit-elle. « Personnellement, je trouve que le casque est un peu volumineux. Parfois, j’ai pas envie de le porter, mais quand je pense qu’il déforme ma coiffure, je renonce», explique-t-elle. Cependant, l’étudiante se dit prête à respecter la décision des autorités. Un autre motocycliste explique que ce n’est pas le moment de rendre obligatoire le port du casque. «Je ne suis pas d’avis pour l’obligation. Au lieu de fixer une date limite, il serait mieux de miser sur une sensibilisation de masse vu l’état actuel du pays. Les gens n’ont pas fini de faire face à la cherté de la vie à fortiori acheter un casque», souligne-t-il. Aboubacar Konté est vendeur de casques à la Place de la liberté. Actuellement, les clients sont rares devant son étalage. Ici, le prix d’un casque de qualité commence à partir de 10.000 Fcfa. «Le prix du casque est abordable actuellement. Je pense que les gens doivent acheter avant que la décision des autorités n’entre en vigueur, car les prix vont grimper à cause des grossistes », prévient-t-il. La plupart des gens que nous avons interrogés soutiennent que le port du casque permet non seulement de minimiser l’effet des accidents, mais aussi de protéger contre les insectes volants. À cet effet, les motocyclistes doivent acheter volontairement les casques sans que ça soit une obligation. AG/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 26 octobre 2022
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 26 octobre 2022, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à des nominations ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi relatif à l’activité d’affacturage en République du Mali. Le secteur financier a enregistré ces dernières années, sous l’impulsion des Etats, des Autorités monétaires et des Régulateurs, des évolutions importantes pour une meilleure contribution au financement de l’économie. Ces évolutions se sont traduites par la mise en place de dispositifs, de normes, de règlementations et de stratégies qui ont permis d’assurer la stabilité et le renforcement de la résilience du secteur financier, d’améliorer le financement de l’économie et de promouvoir l’inclusion financière des populations. Malgré les efforts déployés, le financement des entreprises n’est pas assuré à hauteur de souhait, notamment celui du cycle d’exploitation des Micros, Petites et Moyennes Entreprises qui éprouvent toujours des difficultés à accéder au financement bancaire en raison de leurs profils de risques. Pour optimiser les outils de financement des Micros, Petites et Moyennes Entreprises, la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest a initié un projet de loi uniforme sur l’affacturage qui régit de façon homogène les opérations d’affacturage effectuées au sein des pays de l’Union Monétaire Ouest Africaine. L’affacturage est une opération par laquelle l’adhérent transfère par une convention écrite avec effet subrogatoire, ses créances commerciales à l’affactureur qui, moyennant rémunération, lui règle par avance tout ou partie du montant des créances transférées, supportant ou non, selon la convention des parties les risques d’insolvabilité sur les créances cédées. Il permet à l’adhérent de se procurer des fonds et constitue un moyen de recouvrement qui présente entre autres les avantages ci-après : l’optimisation de la trésorerie en réduisant l’impact des échéances de paiement ; l’élimination du risque d’impayés. Le projet de loi adopté permettra d’offrir des produits et services financiers variés, abordables, accessibles et adaptés aux besoins des Micros, Petites et Moyennes Entreprises et des Start-ups. des projets de textes relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de l’Office malien des produits pétroliers. Le Mali est l’un des premiers pays en Afrique subsaharienne à s’engager dans la voie de la libéralisation du sous-secteur des produits pétroliers. Cette libéralisation s’est traduite par le retrait de l’Etat de toute activité à caractère commercial et la limitation de son rôle à la planification, à la règlementation et à la régulation du marché des produits pétroliers. Elle a aussi permis l’émergence d’une classe d’opérateurs nationaux, la réalisation de nombreuses infrastructures de distribution de produits pétroliers et le développement des moyens de transport. Les investissements pour le développement d’infrastructures de stockage d’hydrocarbures liquides et gazeux, afin de fortifier la sécurité du pays en matière d’approvisionnement en produits pétroliers, ont été relégués au second plan au profit d’investissements massifs dans les moyens de transport et le réseau de distribution. Ces facteurs qui ont mis en exergue la précarité du système d’approvisionnement du pays ont été fortement ressentis suite aux crises qui ont secoué la sous-région et le monde ces dernières années. Le Gouvernement est intervenu à plusieurs reprises pour éviter la rupture des approvisionnements et contenir la flambée des prix à la consommation en renonçant à d’importantes ressources fiscales. Pour pallier cette situation et mettre le pays à l’abri des risques de pénurie de produits pétroliers, les projets de texte adoptés créent, sous forme d’établissement public à caractère industriel et commercial, l’Office malien des produits pétroliers en remplacement de l’Office national des produits pétroliers, en vue d’assurer la sécurité et la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE – Secrétaire Exécutif du Haut Conseil national de Lutte contre le SIDA : Monsieur Ichiaka Moumine KONE. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME – Au grade d’Inspecteur Général des Services pénitentiaires et de l’Education surveillée : Colonel Diakariaou DOUMBIA. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE ET DE LA PROTECTION CIVILE Conseiller technique : Commissaire Divisionnaire de Police Jean Marie DRABO. Chargés de mission : Commissaire Divisionnaire de Police Hawa COULIBALY ; Commandant Adama DIAKITE. AU TITRE DU MINISTERE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES – Chef de Cabinet : Madame DIALLO Mariam TOURE, Ingénieur de l’Information. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Membre de la Cellule nationale de Traitement des Informations Financières : Capitaine de la Gendarmerie Fatoumata Lansine Sidy DIAKITE. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL – Inspecteur à l’Inspection des Affaires sociales : Madame Simone DIARRA, Administrateur de l’Action Sociale. – Directeur Général de l’Hôpital Nianankoro FOMBA de Ségou : Monsieur Cheick Tidiane SYLLA, Inspecteur des services économiques. – Directeur Général de l’Hôpital Fousseyni DAOU de Kayes : Monsieur Seydou Alassane COULIBALY, Médecin. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, le Conseil des Ministres a pris acte de la célébration de la Journée nationale des Légitimités traditionnelles, 1ère édition 2022. Le Mali a été le berceau de vastes et puissants empires et de royaumes qui ont fait sa grandeur du passé. La société malienne est une société bien organisée, hiérarchisée et codifiée autour des valeurs ancestrales qui constituent le socle des rapports individuels et collectifs. Les Institutions traditionnelles avaient un rôle de structuration et de régulation de l’ordre social. Elles ont permis de maintenir les liens socioculturels, de prévenir et de gérer les conflits intra et intercommunautaire, d’assurer durablement le vivre-ensemble entre des populations diverses aux coutumes variées et de favoriser l’intégration
Mopti : Restitution régionale de l’avant-projet de constitution.
Mopti, 27 octobre (AMAP) La phase régionale de restitution de l’avant-projet de la loi fondamentale de la République du Mali a regroupé ce mardi 25 octobre à Mopti les représentants de l’Etat, les élus, les représentants des autorités traditionnelles, religieuses et des organisations de la société civile des régions de Tombouctou, Taoudenit, Bandiagara, Douentza et Mopti, a constaté l’AMAP. C’est la salle de conférence du gouvernorat qui a servi de cadre à cette importante session dont les travaux étaient présidés par le gouverneur de la région de Mopti, le Colonel major Abass Dembélé. Pour la circonstance deux experts membres de la commission de rédaction de la nouvelle constitution, le Pr Harouna Diallo et le Dr Bréhima I. Dicko ont fait le déplacement de Mopti pour cet exercice de recevabilité. Dans une présentation succincte du document de 14 titres et 195 articles la mission nationale a mis un accent sur les innovations majeures contenu dans l’avant-projet de constitution et éclairé la lanterne des participants des parties non comprises qui alimentent les débats. Pour le Pr Harouna Diallo, le document dans son préambule prend en charge un certain nombre de valeurs historiques, millénaires qui ont fondé la conviction du peuple malien comme faisant partie de leur vécu quotidien. Sur l’état et la souveraineté il y a un ensemble d’innovation notamment la question du caractère unitaire de l’état qui est consacré dans le nouveau document avec une gestion efficiente de la question de l’esclavage au titre des droits et des libertés a expliqué l’expert. Selon les membres de la commission de rédaction, le renforcement du pouvoir législatif avec la création de 2 chambres ( l’Assemblée nationale et le Haut conseil), la limitation de la taille du gouvernement, la création de l’organe unique de gestion des élections et l’innovation qui porte sur le mandat présidentiel et la limitation de l’âge à 35 ans au moins et 75 au plus sont des dispositions auxquelles s’ajoutent des aspects qui permettent aux justiciables de saisir directement le conseil supérieur de la magistrature ou le juge constitutionnel en exception d’un constitutionnaliste. En plus, pour M. Diallo le fait que le vécu du malien sur le plan institutionnel traditionnel c’est-à-dire les légitimités traditionnelles et la justice alternative consacré par la constitution sont un ensemble d’éléments qui fondent à dire que l’avant-projet de la nouvelle constitution apporte beaucoup de changements. Certains participants pensent que l’avant-projet à l’allure d’une loi organique et que le problème de langue est une préoccupation. Selon les experts ce débat est un faux débat car une constitution est la loi organique de l’état. C’est elle qui organise les rapports, les normes entre les gouvernants et les gouvernés. Sur la question de langue, il faut éviter de tomber dans une lecture biaisé l’alinéa de l’article 31 qui porte sur la langue française comme langue d’expression officielle. Selon les explications il y a d’autres alinéa qui stipulent que dans l’avenir le législateur peut officialiser les 13 langues nationales ou de choisir une langue comme officielle. Pour l’honorable Younouss Mohamed Ibrahim MAIGA, chef de village de Saraféré, commune de Rarhouss cercle de Gourma Rarhouss région de Tombouctou un participant salue l’initiative de rendre compte au peuple les résultats des travaux de l’avant-projet de constitution. Nous sortons de cette session très satisfait des déclarations et exposés faites par les membres de la commission ainsi que les réponses données aux préoccupations soulevées ayant permis aux participants de savoir que les doléances exprimées depuis les consultations préliminaires ont été prises en compte a indiqué le chef de village de Saraféré. Le chef de l’exécutif régional de la région de Mopti, le colonel major Abass Dembélé s’est réjoui du choix de la Venise Malienne pour abriter cet exercice prolifique regroupant les 5 région autour du document de l’avant-projet de la loi fondamentale. Des échanges, il est ressorti des points saillants notamment la satisfaction des participants de voir que leurs préoccupations et suggestions ont été prises en compte après la séance d’écoute, toutes choses qui fait espéré que cet avant-projet de texte fondamental est un condensé des Maliens pour le Mali-Kura dont nous aspirons a -t-il souligné avant d’inviter les participants à un exercice de recevabilité pour expliquer le document à leur communauté de base. DC/KM (AMAP)
Mali : Nécessité d’opérationnaliser la certification et la signature électronique
Bamako, 26 oct (AMAP) Les membres du Comité de certification et de signature électronique (CCSE), organe délibérant du service de certification et de signature électronique, ont fait, mardi, le point de l’opérationnalisation du service, lors d’une réunion ordinaire par visio-conférence. L’objet de cette session était de présenter le rapport du cadre d’étude de l’infrastructure à clés publiques (PKI) et les projets de textes concernant le changement de statut du SCSE. De façon spécifique, elle a permis de présenter le rapport de l’étude, de valider le changement de statut du SCSE et de définir les futures actions du SCSE. Les travaux étaient dirigés par la secrétaire générale du ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’administration, présidente du comité, Mme Mariko Assa Simbara, en présence de la directrice du Service de certification et de signature électronique (SCSE), Fanta Coumba Karembé. La directrice du SCSE a expliqué que son service est rattaché au secrétariat général du département de la Communication. « Dans cette situation, a-t-elle estimé, il n’est pas possible qu’on puisse faire en sorte que la certification et la signature électronique soient une réalité au Mali. » Selon Fanta Coumba Karembé, cela demande un changement de statut. Et d’indiquer qu’il y a certaines propositions qui sont sur la table. «Le comité va statuer pour voir quel type de statut adopter pour qu’on puisse avoir les fonds nécessaires et mettre en place notre processus d’opérationnalisation »,a-t-elle dit. « Ce processus d’opérationnalisation est, a-t-elle dit, basé sur quatre axes qui sont le cadre juridique et règlementaire, les infrastructures, la formation et la communication». Pour la secrétaire générale du département en charge de l’Économie numérique, la certification et la signature électronique ont une place stratégique qui est très importante dans l’écosystème du numérique. Mme Mariko Assa Simbara a souligné que l’opérationnalisation effective de ce service permettra de dématérialiser totalement les procédures administratives et d’avoir des services en ligne sécurisés tels que le e-gouvernement, le e-commerce, le e-santé, le e-éducation, et le e-banking. « Ainsi, a-t-elle soutenu, cela permettra de faciliter l’accès des citoyens à ces services partout sur le territoire national et à l’extérieur ». La présidente du CCSE a, aussi, indiqué que le service dispose d’une version provisoire du cadre de mise en place de l’infrastructure nationale à clés publiques avec un plan de route clair et détaillé. Ce plan décrit comment faire en sorte que la certification et la signature électronique soient une réalité au Mali afin que les décideurs puissent prendre de bonnes décisions. Mme Mariko Assa Simbara a estimé utile de saisir cette opportunité pour atteindre la vision qui est de voir le Mali classé parmi les pays à la pointe de la technologie au niveau de la sous-région. Pour elle, ceci ne pourrait se faire sans l’opérationnalisation de ce Service de certification et de signature électronique. AG/MD (AMAP)
Entretien routier : Les contrats des entreprises défaillantes seront résiliés
Bamako, 28 oct (AMAP) Les autorités maliennes ont décidé que les services techniques vont entreprendre la résiliation des contrats des entreprises dont les défaillances sur les chantiers d’entretien routier ont été dûment constatées, a appris l’AMAP. Le ministère des Transports et des Infrastructures a lancé, en 2022, deux programmes d’entretien routier, à savoir le Programme spécial 2021 des travaux d’entretien routier dans les Régions de Kayes (Ouest), Koulikoro (près de Bamako), Sikasso (Sud), Mopti (Centre) et le District de Bamako (la capitale) pour un montant de 15 milliards de Fcfa, et le Programme des travaux d’entretien des routes d’intérêt national dont le financement s’élève à 20 milliards de Fcfa. Ces travaux consistent à prévenir ou réduire les risques d’inondations dans ces villes et atténuer la souffrance des usagers de la route. Plusieurs mois après l’attribution des marchés et malgré la disponibilité des ressources, l’exécution des deux programmes n’est pas satisfaisante. Aujourd’hui, le constat est alarmant sur certains axes du District de Bamako, avec des routes dégradées et des voies fermées à la circulation. Les usagers subissent des restrictions de circulation parce que les travaux n’avancent plus. À ce jour, l’état d’avancement des travaux est estimé à seulement 10%, pour un délai consommé de 90% pour certaines entreprises engagées sur le Programme spécial. Pourtant, les ordres de démarrage des travaux ont été émis dès le mois de juin 2022. Quant au Programme d’entretien des routes d’intérêt national, il ressort du document d’information qu’au niveau des régions, les remises de site ont débuté fin juillet 2022. Et à la date du 30 septembre 2022, aucune mobilisation d’entreprises n’a été constatée sur le terrain alors que le délai consommé est estimé à 60%. SOUFFRANCE DES POPULATIONS – « C’est dans ce contexte que le département des Transports et des Infrastructures a fait une communication verbale sur la question en Conseil des ministres, le 12 octobre dernier », indique le directeur général des routes, Mamadou Samaké. «C’est compte tenu de l’urgence de terminer ces travaux et d’abréger la souffrance des populations que les services techniques du ministère des Transports et des Infrastructures ont été engagés à appliquer les dispositions coercitives prévues par le Code des marchés publics et des délégations de service public », a-t-il poursuivi. « Les services techniques vont entreprendre notamment la résiliation des contrats des entreprises dont les défaillances sur les chantiers ont été dûment établies par constat d’huissier», explique M. Samaké. Selon notre interlocuteur, les dispositions seront prises pour confier d’urgence l’exécution des travaux à d’autres entreprises qui ont montré leurs capacités, conformément aux procédures fixées par le Code des marchés publics et des délégations de service public. En réaction au tollé autour de la communication verbale du département des Infrastructures, le directeur général ajoute : «l’administration n’a fait que rappeler les dispositions coercitives prévues par le Code des marchés publics et de délégations de service public, contre tout prestataire défaillant, en vue de préserver l’intérêt public». FIN DE LA RECRÉATION – Mamadou Samaké assure que les entreprises chargées d’exécuter les travaux ont été interpellées en réunions de chantier, en réunions techniques, par des lettres de mise en demeure, pour résorber le retard accusé au fur et à mesure que les délais s’écoulaient. Malheureusement, ces interpellations n’ont pas été suivies d’effet. «Des demandes de mise en demeure ont été adressées à certaines entreprises dont les défaillances ont été dûment établies par constat d’huissier. Les bureaux d’ingénieurs recrutés par l’AGEROUTE pour assurer le contrôle et la surveillance des travaux d’entretien routier n’ont pas comblé les attentes», précise Mamadou Samaké. Selon lui, il y a eu des manquements au niveau des bureaux de contrôle. Ces infractions sont, entre autres, le faible niveau et le manque d’expérience du personnel mobilisé sur les chantiers, le laxisme dans l’accomplissement de la mission et l’incapacité à affirmer l’autorité sur les entreprises. «Les vieilles habitudes ont la vie dure, la vraie raison du tapage des entreprises sanctionnées, c’est le fait que les autorités aient sifflé la fin de la récréation, du laisser-aller et du laxisme», martèle le directeur général des routes. Selon Mamadou Samaké, par la faute de certaines entreprises et conformément aux principes de la programmation budgétaire, des milliards mis à disposition devront être retournés au Trésor public par le ministère des Transports et des Infrastructures, alors que le besoin d’entretien routier est réel. «Les entreprises n’ont pas été à la hauteur, un point c’est tout», tranche le directeur général des routes. « Si tel est le cas et conformément aux cahiers de charge, le gouvernement pourrait poursuivre en justice les entreprises défaillantes pour réclamer des dommages et intérêts pour les préjudices subis », rappelle-t-il. BBC/MD (AMAP)
Le HCR se réjouit de l’engagement du Mali pour la participation des réfugiés aux élections
Bamako, 26 oct (AMAP) Le représentant résident du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) au Mali, Mohamed Askia Touré, a salué, mardi, l’engagement pris par le gouvernement malien de permettre aux réfugiés de participer aux futures échéances électorales. «Nous sommes venus encourager le Premier ministre par intérim pour les efforts qu’il consent à permettre à toutes ces personnes d’être inclues dans ces échéances électorales», a déclaré le représentant résident du HCR. A la sortie d’une audience avec le Premier ministre par intérim, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye Maïga, M. Touré a dit qu’ « il est important que ces personnes puissent participer aux prochaines électorales générales ». Il a ajouté que ce même effort sera garanti « pour les personnes déplacées internes (PDI) qui se trouvent dans des lieux souvent loin des centres administratifs ». Par ailleurs, il a précisé que plus de 180 000 Maliens sont réfugiés en Mauritanie, au Niger et au Burkina Faso. Le diplomate onusien a, aussi, remercié les autorités et le peuple maliens pour l’accueil et l’hospitalité accordés aux réfugiés sur le territoire malien, notamment ceux de la Mauritanie qui vivent dans la Région de Kayes depuis 1989. Selon lui, cet exemple doit être multiplié à travers le monde. Mohamed Askia Touré a assuré que le HCR va continuer à assister les réfugiés et les personnes déplacées internes à travers son assistance multiforme notamment en termes d’abri. Il a rappelé que depuis au moins une vingtaine d’années, son organisation est aussi responsable de la protection des personnes déplacées internes. Juste après, le Premier ministre par intérim a reçu la présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric Egger, qui séjourne au Mali. Les échanges entre les deux personnalités ont porté sur la situation humanitaire au Mali, en particulier dans la Région de Gao (Nord), où la présidente du CICR et sa délégation se sont rendues. À ce propos, Mme Egger a relevé que la situation humanitaire est sérieuse dans cette région. «Je me suis entretenue avec des femmes et des hommes qui ont été déplacés et qui se trouvent dans les besoins : accès à l’eau et à la nourriture », a-t-elle indiqué. MDD/BD/MD (AMAP)

