Une forêt de barbe sous le menton pour séduire !
Par Tamba CAMARA Bamako, 12 juin (AMAP) Au Mali, désormais la mode, chez les jeunes, c’est de se laisser pousser la barbe en abondance. Ces poils sous le menton, qui étaient vus comme un symbole de sagesse, sont aujourd’hui utilisés comme une arme de séduction par des stars du show-biz, du cinéma ou des sports qui représentent des modèles voire des icônes pour les jeunes. Certains s’identifient tellement à leurs idoles au point d’épouser leur mode, c’est-à-dire leur façon d’être et de s’habiller ou leur apparence physique comme se laisser pousser des barbes devenue la mode chez des stars qui se font imiter à l’échelle planétaire. Le Mali n’est pas en marge de cet effet de mode chez des jeunes qui affectionnent de plus en plus la barbe. La tendance unes est de développer une addiction à la barbe. C’est devenu un style pour les jeunes garçons qui exhibent fièrement leur forêt de barbe. Tout y passe, de la barbe naissante à la celle bien touffue, en passant par la barde dite de trois jours. Selon un sondage réalisé par Opinionway, 92% des hommes de 25-34 ans se laissent pousser la barbe. Beaucoup de jeunes en font une arme de séduction des jeunes filles. C’est le cas d’Amadou Keïta. Ce jeune homme pense que la barbe sort du champ religieux aujourd’hui et fait partie de l’arsenal d’élégance masculine. Madou Coulibaly qui partage ce point de vue porte élégamment aussi une barbiche sous le menton. Il fait partie de cette catégorie de personnes ayant une pilosité faciale tardive. Il a rarement recours au barbier. Pourtant, cet enseignant du secondaire dit avoir accordé moins d’importance à la barbe, il y a quelques années. Aujourd’hui, il affectionne d’avoir une barbe plus expressive, autrement dit une bien touffue.Yaya Sangaré est un jeune branché. Il entretient bien sa barbe puisqu’il passe au moins trois fois par semaine chez le coiffeur. Bréhima Coulibaly lui, a plutôt une conception religieuse de la barbe. La vingtaine certainement révolue, ce fidèle musulman explique garder sa barbe pour répondre à la Sunna du prophète Mohamed (PSL). Selon lui, les érudits expliquent que selon les hadiths qui se rapportent à la question, «tout bon musulman doit laisser pousser sa barbe et l’entretenir sans la raser». Notre interlocuteur parle de l’élégance des hommes qui en portent et de sa satisfaction à répondre à une recommandation religieuse. Il explique que son épouse le trouve plus beau avec la barbe et s’en réjouit. Certains passent dans les salons de coiffure pour bichonner leur barbe. Amadou Diakité, propriétaire d’un salon de coiffure à Djicoroni Para, en Commune IV du District de Bamako, accueille des clients de tous âges et de différentes professions. Trois à cinq clients se bousculent au portillon de son salon pour s’arranger la barbe. Ils déboursent 150 Fcfa pour la coupe normale à 500 Fcfa pour l’entretien complet de la barbe. « Dans le dernier cas, on y applique des produits », explique le coiffeur. ARME DE SEDUCTION – «C’est l’air du temps. On aime porter la barbe sans distinction. Huit clients sur dix ne veulent pas qu’on rase ces poils. Ces clients font une mise en garde au coiffeur de ne pas y toucher», constate Lamine Seydou Traoré dit «Zoto», coiffeur et barbier et promoteur du salon de coiffure à Yirimadjo. Sa clientèle est composée d’employés, de cadres de l’administration mais, aussi, des artistes. «Certains trouvent en la barbe, un arsenal d’élégance masculine», indique le promoteur. Chez lui, un entretien complet de la barbe avec produits coûte 2 000 Fcfa. Bouya est vendeur de produits d’entretien de la barbe à Kalaban coura. Il dispose d’une gamme assez variée de ces produits, notamment des pommades. Il se frotte les mains puisqu’il en vend une vingtaine de boites par jour en raison de 2 000 Fcfa l’unité. Garder la barbe est devenue une mode de diversement appréciée des femmes. «J’adore naturellement la barbe bien soignée chez un homme», déclare Assétou Camara. Cette femme explique à qui veut l’entendre que de plus en plus, les femmes apprécient ces poils sous le menton chez leurs partenaires. Mariam Sissoko est une consœur. Pour elle, c’est une touche particulière à la beauté d’un homme. Contrairement à elles, Madeleine Dembélé, une étudiante en Inde, en séjour au pays ,pour préparer sa thèse, accorde moins d’importance à la pilosité faciale. Elle n’y trouve aucun intérêt. Baye Diakité, sociologue, voit en la barbe un signe particulier des hommes. La barbe est perçue, selon l’universitaire, comme un symbole de virilité. Elle marque la différence avec la femme. Il reprend à son compte une boutade qui exprimait l’autorité de l’homme sur la femme : «C’est moi qui porte la barbe». Le sociologue constate qu’il y a un regain d’intérêt pour la barbe. Les jeunes en portent de plus en plus pour séduire la gent féminine. C’est la nouvelle tendance bien appréciée des jeunes filles. Mais, au-delà, il y a une dimension d’affirmation de soi en tant qu’homme, selon notre interlocuteur. Dr Binta Guindo, dermatologue, explique que la poussée de la barbe est une question de génétique et d’hormone. Elle est régulée par des androgènes, notamment la testostérone et ses précurseurs qui forment la dihydrotestostérone, sécrétée en grande quantité chez certains. Et d’ajouter que les récepteurs de cette hormone ont une affinité pour les cellules du visage. Selon la spécialiste de la peau, à la naissance, l’être humain possède 5 millions de follicules pileux (racine du poil). Elle explique que la barbe protège le visage contre les rayons solaires favorisant le vieillissement, le cancer cutané et préserve contre les allergies respiratoires, causées par la poussière. La dermatologue assure aussi que la barbe, mal entretenue peut-être, à l’origine de plusieurs pathologies cutanées comme les mycoses, les infections bactériennes à type de folliculites, les irritations, l’eczéma. TC/MD (AMAP)
Scrutin référendaire : Militaires et paramilitaires en éclaireurs
Par Bembablin DOUMBIA Bamako, 12 juin (AMAP) Les éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS) et des services paramilitaires du Mali ont voté, dimanche, par anticipation, pour référendum constitutionnel du 18 juin, constaté l’AMAP. Notre équipe de reportage a fait le tour de quelques centres de vote à Bamako et à Kati pour constater l’effectivité de cette opération cruciale pour l’avenir de notre pays Il est 8 heures précises au Groupement mobile de sécurité (GMS) à N’Tomikorobougou, où les bureaux de vote ont ouvert en présence effective des agents électoraux. Le sergent stagiaire, Alain Coulibaly, à la tête de la file indienne, se présente devant le bureau n°3 de ce centre. Après vérification de son identité, le policier habillé en treillis, prend une enveloppe, un bulletin de couleur blanche (OUI), et un autre de couleur rouge (NON). Il se dirige derrière l’isoloir. Il en sort après quelque temps avant de mettre l’enveloppe dans l’urne. Après, le policier trempera son doigt dans l’encre indélébile. «C’est un droit pour nous de voter comme les autres citoyens du pays. Raison pour laquelle je suis venu accomplir cet acte», confie Alain Coulibaly, avant d’inviter ses frères d’armes à voter massivement pour le bien-être de l’ensemble du peuple malien. Le centre du GMS, composé de 8 bureaux de vote, compte 3 965 électeurs, selon ses responsables. À l’image du sergent stagiaire Alain Coulibaly, des agents de la police ont effectué le déplacement en grand nombre pour accomplir leur devoir civique. Le sergent-chef de police, Awa Traoré, a voté en notre présence. La militaire affirme avoir accompli cet acte pour que le Mali soit souverain. Mais, aussi, pour que les Maliens soient «soudés». Notre interlocutrice, qui vote depuis l’âge de 18 ans, a appelé ses camarades de corps « à accomplir leur devoir civique à l’occasion de ce scrutin majeur pour l’avenir de notre pays. » De son côté, l’adjudant-chef, Mahamadou Coulibaly, a indiqué avoir accompli son vote pour que notre pays change. Au moment où notre équipe de reportage quittait le GMS, aux environs de 10 heures, le bureau n°3 a enregistré 17 votes. Après ce centre, nous nous sommes rendus au camp Soundjata Kéïta de Kati où l’opération se tenait au Groupe scolaire Amadou Aya Sanogo. Ici, l’ambiance était également bon enfant. Les éléments des forces de défense étaient mobilisés autour de cette opération pour répondre à «l’appel du devoir ». Chose rare pour être signalée, des blessés de guerre, dont certains assistés par leurs camarades d’arme, ont aussi été au rendez-vous électoral. Ceux-ci étaient prioritairement admis dans les bureaux de vote. Certains agents de la protection civile et de la police étaient également présents dans ce centre. Composé de neuf bureaux de vote, ce centre compte 4 030 votants. La 1ère classe Sériba Sangaré en faisait partie. Le jeune militaire a accompli son devoir civique dans ce centre. Au camp Soundjata Keïta de Kati, les militaires murmuraient que l’opération était lente. Notre équipe de reportage s’est également rendue au Camp 1 à Darsalam où le vote se passait dans les locaux du jardin d’enfant chef d’escadron Oumar Coulibaly dit Baron. Le maréchal des logis Issa Goïta a voté dans ce centre. Le gendarme a estimé que « out bon citoyen doit accomplir son devoir civique. » Il a apprécié le déroulement des opérations et s’est également réjoui de ce vote par anticipation qui permettra aux Forces de défense et de sécurité de se concentrer sur le vote des civils, le 18 juin prochain. Au moment de notre passage, aux environs de 11 heures, l’affluence était moindre. Le vote des militaires et des paramilitaires s’est aussi déroulé à l’état-major général des Armées (EMGA), à l’état-major de l’Armée de terre (EMAT), à l’Ecole BA-100 et PC 34è RGT. Mais aussi à l’ex-SNJ, à l’état-major de la Garde nationale du Mali (EMGNM), au Camp 3, à l’Ecole de la gendarmerie nationale, à la Base 101 de Sénou et à la Direction générale de la police nationale (DGPC). Les militaires et des paramilitaires sont parmi les 8 443 044 électeurs inscrits sur la liste électorale pour le scrutin référendaire de cette année. Sur les résultats du vote des FDS et des services paramilitaires pour le référendum, le président de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AiGE), Me Moustapha Cissé, explique que les prescriptions légales imposent que « le dépouillement du vote des militaires se fasse en même temps que celui du jour du scrutin du 18 juin,» BD/MD (AMAP)
Initiative pour relier l’Afrique à l’Asie et à l’Europe : Riyad accueille la conférence des hommes d’affaires arabo-chinois
Riyad, 10 juin (UNA-AMAP) Plus de 150 participants sont attendus à la dixième session de la Conférence des hommes d’affaires arabo-chinois sur le thème « Coopération pour la prospérité » qui s’ouvre, ce dimanche, à Riyad, la capitale saoudienne, annonce l’Union des agences de presse de l’Organisation de la coopération islamique (UNA). De grands experts internationaux et 3 000 décideurs de 23 pays participeront aussi, pendant deux jours, à cette conférence placée sous le haut patronage du Prince héritier et Premier ministre saoudien, Mohammed bin Salman bin Abdulaziz. Y assisteront, également, de hauts fonctionnaires gouvernementaux, un large éventail d’investisseurs, des hommes d’affaires, des spécialistes et des personnes intéressées par les relations sino-arabes pour promouvoir le partenariat stratégique basé sur l’initiative de «La ceinture et la route» qui relie l’Asie à l’Afrique et à l’Europe. La conférence a comme but de consolider la coopération commerciale et économique entre le monde des affaires sino-arabes et explorer les opportunités d’investissement dans divers domaines, notamment la technologie, les énergies renouvelables, l’agriculture, l’immobilier, les minéraux, les chaînes d’approvisionnement et l’innovation. Cette conférence comprendra huit tables rondes, 18 ateliers, des réunions spéciales et des événements parallèles. La première session abordera le thème de « l’investissement et le financement à travers l’initiative de «La ceinture et la route», et sera suivie d’un symposium sur le rôle des mégaprojets dans la conception des villes du futur La deuxième session se focalisera sur les moyens innovants de production de l’énergie propre, les énergies renouvelables et la réduction des émissions de carbone. La troisième session, divisée en deux parties, politique et économique, aborde le rôle du tourisme et des loisirs dans la diversification de l’économie. Les sessions de la première journée se conclueront par une discussion sur les enjeux de la sécurité alimentaire et l’agriculture considérés comme éléments clés pour libérer le potentiel de développement. Le deuxième jour de cette conférence sera marqué par l’organisation de la session sous le thème « L’Industrie, la métallurgie et les minéraux – secteurs clés pour un avenir prospère. » Tandis qu’une session portera sur « le renforcement de la résilience dans le secteur des services logistiques, la chaîne d’approvisionnement et les infrastructures ». Une session discutera des soins de santé, l’industrie pharmaceutique et les préparations pharmaceutiques. Alors que celle qui suivra abordera le thème de « l’économie numérique et l’intelligence artificielle » et les moyens de les exploiter pour améliorer les niveaux de productivité et de croissance ». La conférence se terminera par une session sur « le secteur financier et son rôle dans la promotion de la croissance des affaires arabo-chinoises ». D’autre part, un atelier spécialisé discutera un certain nombre de sujets importants tels que : les chaînes d’approvisionnement pour les secteurs pétrolier et gazier, les partenariats d’innovation et de recherche, les défis et les solutions pour les chaînes d’approvisionnement commerciales mondiales, la métallurgie et l’industrie alimentaire, avec la participation de nombreux hauts fonctionnaires des secteurs public et privé. Outre le ministre saoudien des Affaires étrangères, l’ouverture de cette conférence verra la participation du secrétaire général de la Ligue des États arabes, Ahmed Aboul Gheit, du vice-président de la Conférence consultative politique du peuple chinois, Hu Chunhua, du ministre saoudien de l’Investissement, l’ingénieur Khalid bin Abdulaziz Al-Falih, et un certain nombre de ministres saoudiens et arabes. MD (AMAP)
Le Malien Hamari Traoré rejoint la Real Sociedad, en Liga espagnole
Bamako, 10 juin (AMAP) Le premier renfort de la Real Sociedad, en liga espagnole se nomme Hamari Traoré, l’international malien, en fin de contrat, qui quitte le Stade Rennais et s’engage avec le club espagnol pour deux saisons. Avec le 4è du dernier championnat d’Espagne, le désormais capitaine du Stade rennais jouera la Ligue des champions la saison prochaine. Selon les informations d’Ouest-France, le latéral droit de 31 ans n’aura donc pas accepté la prolongation que lui avait accordée le club français, qui compte donner un plus grand rôle à Lorenz Assignon à ce poste, la saison prochaine. Arrivé à Rennes en provenance de Brest en 2017, Hamari Traoré a joué 239 matches avec les Rouges et Noirs dont 83 comme capitaine. Il a participé aux cinq campagnes consécutives en Coupe d’Europe depuis 2018, dont la Ligue des champions en 2020-202 et remporté la Coupe de France 2019. DB/MD (AMAP)
Référendum du 18 juin au Mali : Comment retrouver son bureau de vote ?
Bamako, 10 juin (AMAP) Pour retrouver son bureau de vote à l’intérieur du pays, il suffit d’envoyer son numéro Nina au 36 777 et les Maliens établis l’étranger, c’est plutôt au 80 03 66 66, ont annoncé, vendredi, les responsables de l’Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE). Lors du lancement du Centre des médias et de l’information électorale (CMIE), l’AIGE a présenté son site web: www.aige-Mali.org. Cette a été présidée par le président de l’AIGE, Me Moustapha Cissé, en présence du représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Mali, Maleye Diop, ainsi que des responsables de la presse et de la société civile. Pour rappel, par le décret n° 023-0276/PT-RM du 5 mai 2023, le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, a convoqué le collège électoral, le 18 juin prochain, pour le référendum sur le projet de Constitution. Mais avant, les Forces de défense et de sécurité voteront par anticipation le dimanche prochain. BD/MD (AMAP)
Un casque bleu tué et huit autres grièvement blessés lors d’attaque terroriste, près de Tombouctou, au Mali
Bamako, 10 juin (AMAP) Un casque bleu de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) a été tué, vendredi, lors d’attaque terroriste près de la ville de Ber (Région de Tombouctou), dans le Nord du Mali. Dans un communiqué, la mission onusienne indique que cette attaque meurtrière a ciblé l’une de ses patrouilles de sécurisation. La mission ajoute que la patrouille a été victime d’un Engin explosif improvisé (EEI) suivi de tirs directs. « Un casque bleu a été tué et huit autres ont été grièvement blessés », précise-telle. Le chef de la MINUSMA, El-Ghassim Wane, a condamné cette énième attaque contre les Casques bleus. « Je condamne fermement cet acte lâche contre notre patrouille. Cette perte tragique est un rappel brutal des risques auxquels nos soldats de la paix sont confrontés alors qu’ils œuvrent sans relâche pour apporter stabilité et paix au peuple malien », a déclaré M. Wane. Le chef de la Mission onusienne a présenté ses « sincères condoléances au gouvernement, aux frères d’armes et à la famille des collègues tombés » et a « souhaité un prompt rétablissement aux blessés. » Le même communiqué signale que « la sécurité et la protection des Casques bleus restent une priorité et tous les efforts seront déployés pour renforcer leur protection face à l’évolution des défis sécuritaires au Mali. » La MINUSMA réaffirme « son engagement envers du peuple malien et sa détermination à poursuivre sa mission en faveur de la paix et de la stabilité dans le pays. » Elle assure qu’elle travaillera « en étroite collaboration avec les autorités maliennes pour enquêter sur l’incident et traduire les responsables en justice. » SS/MD (AMAP)
J’ai entendu le train siffler à nouveau dans la ville de Kayes, dans l’Ouest du Mali
Par Bandé Moussa SISSOKO Kayes, 10 juin (AMAP) Beaucoup de citoyens doutaient de la relance du train voyageur à cause de fausses promesses, de problèmes de gestion des marchés, de l’occupation des domaines ferroviaires et de la crise économique. Grâce à la détermination des associations, des autorités et des populations, le train a sifflé à nouveau, ce 9 juin2023, dans la ville de Kayes, dans l’Ouest du Mali, marquant du coup la reprise des activités ferroviaires à la grande satisfaction des populations de cette ville affectueusement appelée « la Cité des Rails ». Lorsque Kayes est devenue la capitale du Soudan-Français (l’actuel Mali), le colonisateur a également transféré la gare ferroviaire dans cette ville de l’ancien royaume du Khasso. Avant que la Régie des Chemins de Fer du Mali (RCFM) ne tombe en faillite victime de la mauvaise gestion et de la privatisation, beaucoup de gens enviaient les travailleurs de cette société. Dans certaines familles, notamment celles de Kayes-Khasso, Quinzambougou et Diabougou, les parents formulaient fréquemment ce vœu : « Que Dieu fasse de notre enfant un cheminot (Allah ka den kè cheminot ye » lors des baptêmes. Un vœu qui montre à quel point le train compte beaucoup dans la vie du Kayésien. La preuve ? Le train a été salué à son départ de Kayes par une foule enthousiaste constituée d’autorités (administratives, politiques, élus locaux, légitimités traditionnelles, société civile), sans oublier les femmes et les enfants. En plus du gouverneur de la Région de Kayes, le colonel Moussa Soumaré, les populations ont toutes tenu à être les témoins de la reprise du départ du train voyageur pour Bamako, après cinq années d’arrêt. Après avoir entendu le signal à 07:45, les officiels, de même que les accompagnateurs et les autres visiteurs, des vendeurs et manœuvres, ont tous applaudi, en souhaitant « Bon voyage » aux passagers du train tiré par la locomotive CC 2207. Outre des voyageurs ordinaires, la rame avait à son bord un détachement de la Police nationale. « Je voudrais d’abord rectifier que nous sommes venus assister au départ du 1er train voyageur, symbolisant la reprise effective du trafic ferroviaire. Quant à la cérémonie de lancement officiel, ce sera un autre jour, en présence des plus hautes autorités du pays », a déclaré le colonel Moussa Soumaré, peu avant que le train ne s’ébranle. Le gouverneur a salué l’ensemble des travailleurs de la Société du patrimoine ferroviaire du Mali (SOPAFER) pour leur patience et le travail remarquable realisé. « Pendant tout ce temps-là (période d’arrêt du train), ils ne se sont pas découragés. Ils ont continué à travailler, à espérer afin que ce jour-là soit », a-t-il souligné. Le gouverneur Soumaré a aussi a dit merci à l’ensemble des populations riveraines du chemin de fer pour leur « patience, compréhension, sacrifice et esprit de patriotisme. » « Ce n’était pas facile : pendant cinq ans, le trafic ferroviaire était arrêté et les populations en ont beaucoup souffert parce qu’il y a des endroits vraiment enclavés et le seul moyen de déplacement était le train », a dit le gouverneur Moussa Soumaré. Parmi les passagers à bord, nous avons approché une dame qui partait à Bamako pour affaires. Cette dame qui a préféré garder l’anonymat, était très contente d’emprunter le train à nouveau. Même si elle estime que les frais de transport de certaines marchandises sont élevés. D’après cette passagère, une de ses voisines a payé 3 000 FCFA pour le transport de deux bidons de 20 litres d’huile. Certains accompagnateurs étaient en colère lorsque des agents ont refusé l’accès du train à un de leurs proches qui n’avait certainement pas de ticket. Vers 6 heures, des policiers, munis de leurs sacs, sont devant l’entrée de la gare. La veille, la vente des billets a débuté à 14 heures et en moins de 4 heures, le stock était déjà fini, provoquant des frustrations chez certains passagers qui n’ont pas pu s’en procurer. Lors d’une rencontre dans l’après-midi du 8 Juin 2023 avec les travailleurs de ;a société, le directeur général de la SOPAFER, Ibrahima Maïga, a demandé aux populations de bien s’occuper de ces machines et d’éviter certaines pratiques qui peuvent compromettre la bonne marche de l’activité ferroviaire. Selon lui, l’Etat a investi au moins huit milliards de Fcfa pour la relance du train. Le directeur Ibrahim Maïga a assuré les travailleurs, ainsi que les populations, que des dispositions seront prises pour corriger, au fur et à mesure, les défaillances constatées lors de la relance. Les trois syndicats des travailleurs de la SOPAFER ont promis d’œuvrer pour que ce service puisse fonctionner durablement et ont insisté sur le changement de comportement. Des prières et bénédictions ont été formulées pour la pérennisation de l’activité ferroviaire et la réussite de la transition. BMS/MD (AMAP)
Robotique : Les femmes maliennes s’affirment !
Par Amsatou Oumou TRAORÉ Bamako, 9 juin (AMAP) Nous sommes à Yirimadio, en Commune VI du district de Bamako, la capitale malieme. Il est 10 heures au Centre de formation «Ankatronics». Nous nous entretenons avec Aoua Sow dans un atelier de montage de robots et de circuits électriques. Notre interlocutrice est diplômée de la Faculté des sciences et techniques de Bamako (FST). Très concentrée, la technicienne en blouse blanche est au montage d’un Mbot ranger. Ce robot est utilisé dans l’apprentissage de la robotique. Nous sommes impressionnées et séduites par ce spectacle technologique. Aoua nous a expliqué comment elle procède pour arriver à ce résultat impressionnant. Cette passionnée de robotique s’exerce à rassembler les pièces pour le montage d’un robot. Elle nous dit qu’elle doit se concentrer et, surtout, s’appliquer pour avoir un bon résultat. Elle se réfère à un catalogue posé auprès d’elle. « Après cette première étape, dit-elle, suivra la programmation qui consiste à donner des instructions au robot. » «J’écris des tâches que j’injecte à travers une carte dans le robot. Ce sont ces instructions que cette machine exécute», explique la jeune scientifique. Comme Aoua, les femmes optent, de plus en plus, pour les spécialités scientifiques dont la robotique. Par machisme, beaucoup croyaient que ce domaine était réservé uniquement aux hommes. Cette science s’intéresse à la conception et à la fabrication des machines automatiques, autrement dit les robots. Depuis l’enfance, Aoua Sow est fascinée par la mécanique, l’électronique et la programmation informatique. Détentrice d’une licence en électronique et systèmes électriques depuis 2021, Aoua affirme que les femmes sont nombreuses aujourd’hui dans le domaine de la robotique. Grâce à leur courage, elles commencent à se faire remarquer. «Nous avons de plus en plus confiance en nous», dit-elle. Aoua a participé à la première édition du Camp de codage africain, Girls can code initiative (AGCCI) financé par l’ONU-Femmes et ses partenaires. Ce projet comble l’écart numérique entre les sexes. La jeune femme de 24 ans indique que les connaissances acquises lui permettront de faire des réalisations bénéfiques pour elle et pour son pays. La robotique a permis Aoua Sow de se démarquer des autres et de se défaire du statut d’infériorité collé aux femmes dans certains domaines prétendument réservés aux hommes. Selon elle, le Mali offre plusieurs opportunités d’études aux femmes, à travers la création de la filière robotique à la FST et la présence de centres de formations comme RobotsMali et Ankatronics. Aïssata Bocoum, cette autre jeune fille évoluent, aussi, dans le domaine de la robotique. Elle révèle l’utilité des robots. «Le robot peut faire plusieurs activités comme les hommes, s’il est programmé pour ces tâches», déclare cette étudiante en licence 3 à la FST. Comme exemple, elle cite l’intervention des robots dans une opération chirurgicale et dans la cuisine. Notre interlocutrice, parallèlement à ses études à la FST, a suivi une série de formations dans la robotique pour apporter sa contribution au développement du secteur et briser les stéréotypes sur les capacités de la femme. Cette étudiante de 21 ans est persuadée que la robotique sera incontournable dans les années à venir. «Donc, mieux vaut s’y mettre tout de suite», dit-t-elle. L’étudiante n’a pas encore créé son premier robot. Pour le moment, elle s’est familiarisée avec la technique de programmation de la machine qui consiste à donner des instructions à celle-ci. Elle assure qu’elle va confectionner des robots qui vont s’occuper des travaux ménagers pour soulager la femme. Aïssata Bocoum soutient que les femmes se taillent une place importante dans le secteur. Elle a cité, la participation, du 25 avril au 4 mai 2023, de Nana Kadidia Diarra âgée de 14 ans, à la «Vex robotique», un concours de robotique au Texas (États-unis). Auparavant, l’équipe de l’adolescente avait été championne de la Compétition panafricaine de robotique (PARC) tenue à Dakar, en juillet dernier. BRISER LES STÉRÉOTYPES – La coordinatrice du PARC que nous avons jointe par téléphone, est une malienne de 26 ans. Ada Tapily dirige l’organisation du concours de robotique organisé par Senecole. Ce concours met en compétition les jeunes au sein des équipes de robotique des universités et lycées à travers l’Afrique et sa diaspora. La jeune dame a rejoint RobotsMali, le Centre national de formation en robotique en 2017. «J’étais la seule fille sur 24 personnes sélectionnées parmi des centaines de candidats», se souvient celle qui donne des cours de robotique aux enfants. Lors de son passage dans ce centre, Ada Tapily a travaillé sur un système qui aide les déficients visuels à se déplacer et à identifier les obstacles. En 2018, son équipe remporte, au nom du Mali, le concours panafricain de robotique. Selon elle, les équipes maliennes sont souvent dirigées par des filles et sont considérées comme des équipes redoutables lors des compétitions. « Cependant, regrette la coordinatrice du Parc, le Mali fait face à une baisse significative de la participation des filles au niveau universitaire. » « Ce qui affecte, soutient-elle, notre représentation en nombre sur la scène internationale. » Cette diminution peut s’expliquer, en partie, par le manque d’opportunités d’emplois et de formation continue dans les domaines de la robotique et de l’intelligence artificielle. Ada Tapily cite, également, les obstacles socio-culturels et historiques qui limitent la participation des femmes dans le domaine de la robotique. Pour relever les défis et contraintes, elle propose la promotion de modèles féminins dans la robotique, l’élimination des stéréotypes de genre et la création d’environnements inclusifs et équitables qui favorisent la participation des femmes. La coordinatrice de la PARC se réjouit des opportunités que RobotsMali offre aux jeunes passionnés à travers les formations. Elle indique que le Mali compte aussi quelques laboratoires de fabrication (FABLAB) et entreprises qui renforcent les efforts de RobotsMali. Ada Tapily espère que la décision des autorités visant à créer un Centre d’intelligence artificielle et de robotique permettra d’offrir des chances en matière d’emploi. «La création de ce centre est un avantage quant à la promotion de la participation des femmes dans les domaines des sciences, techniques, ingénierie et Maths (STEM) et la mise en avant de
Sanké mon : La mythique pêche collective
Bamako, 9 juin (AMAP) La 623è édition du «Sanké mon», la pêche collective de San, dans le Centre du Mali, a commencé, jeudi. Les manifestations se poursuivront jusqu’à dimanche prochain. Ce rituel de pêche se tient le deuxième jeudi du septième mois lunaire pour commémorer la fondation de la ville. Il commence par le sacrifice de coqs et de chèvres et par des offrandes d’habitants du village aux esprits qui habitent la mare Sanké. Une pêche collective a lieu ensuite pendant quinze heures à l’aide de filets à larges et à petites mailles. Elle est immédiatement suivie d’une danse masquée sur la place publique au cours de laquelle se produisent des danseurs bwa de San et des villages voisins portant le costume traditionnel et un chapeau décoré de cauris et de plumes. Ils esquissent une chorégraphie particulière au rythme de divers tambours. Le rite du Sanké mon marque traditionnellement le début de la saison des pluies. C’est aussi une expression de la culture locale à travers l’art et l’artisanat, les connaissances et le savoir-faire attachés à la pêche et aux ressources en eau. Il renforce les valeurs collectives de cohésion sociale, de solidarité et de paix entre les communautés locales. La culture de la paix, véhiculée par le Sanké mon, constitue son identité essentielle. C’est ce qui lui a valu d’être classé dans le patrimoine culturel national. Mais, depuis quelques années, il connaît une baisse de popularité qui menace de mettre son existence en péril. L’ignorance de l’histoire et de l’importance de la tradition, la diminution progressive de la participation au rite, les accidents occasionnels pendant son déroulement et la dégradation de la mare Sanké du fait de l’insuffisance des pluies et le développement urbain sont incriminés comme des facteurs ayant conduit à cette situation. «Il est reconnu par la communauté internationale du fait de son inscription sur la prestigieuse liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO en péril en 2009», explique le directeur national du patrimoine culturel, Moulaye Coulibaly. Le rite de pêche collective de la mare Sanké est un espace symbolique de rencontre qui prône des valeurs de tolérance, la cohésion sociale, la solidarité, la paix et le vivre ensemble entre les différentes communautés qui cohabitent harmonieusement depuis la nuit des temps. Le Sanké mon est loin d’être seulement une fête de réjouissance populaire et une simple occasion de divertissement pour les communautés locales. C’est d’abord des moments de rencontres fécondes, un cadre d’échanges et de transmission de savoirs et savoir-faire ancestraux qui fondent les valeurs sociétales. L’événement est aussi un espace de promotion et de valorisation de la diversité des expressions culturelles des différentes communautés et groupes ethniques qui le partagent. Quelle est l’origine de Sanké mon ? Feu le professeur Bakari Kamian que nous avions rencontré avant son décès racontait : «L’origine de cette pêche collective demeure entourée de mystères. L’histoire de la pêche collective se confond avec celle de la ville de San. » « Au 14è siècle, un chasseur du nom de Bakôrè Traoré découvrit le site de l’actuel San. Un jour, accompagné de son chien de chasse, il s’égara en brousse. Bâkôrè erra pendant un bon moment en rase campagne, avant de se retrouver sur les berges d’une mare. L’endroit était reposant et l’eau de la mare grouillait de poissons. Le chasseur décida de s’y installer ne serait-ce que momentanément », a poursuivi le chercheur. «Môgô bè sé ka san kè yan !» (traduction en bambara : on peut passer toute une année ici sans se soucier de la nourriture)», se serait exclamé le chasseur. L’historien ajoute que le «chef de la brousse» finira par s’installer définitivement au bord de la mare. La ville de San venait d’être fondée. Non loin de la mare, Bakôrè Traoré a découvert également une forêt de figuiers (toro en bambara) et le puits sacré qu’il nomma «Karantéla» ou «Karatèna» (pas de souci à se faire, en bambara) qui lui servit de source pour étancher sa soif. Santoro (figuiers de San, en bambara), le puits sacré de Karantéla et Sanké sont les trois symboles de San. C’est pourquoi les griots magnifient la ville en évoquant Sanké mon, Santoro et Karantéla. Aujourd’hui, le mystère entoure toujours Sanké. Si la propriété de la mare revient à la famille Traoré, la garde des lieux est confiée aux Dao suite à un pacte signé entre les deux familles. C’est ce qui explique que c’est aux Dao qu’il revient de donner l’ordre de pêcher dans la mare. YD/MD (AMAP)
Djenné et Bandiagara : Le textile traditionnel pour promouvoir la paix et la cohésion sociale
Bamako, 9 juin (AMAP) Le Projet de «Conservation, revitalisation et valorisation des textiles traditionnels dans le Centre du Mali : cas des localités de Bandiagara et Djenné», utilise les traditions de conception et de production textiles. Mais, aussi, les nombreuses pratiques culturelles qui y sont associées pour promouvoir la cohésion sociale au Centre du Mali. Financé par le gouvernement américain, le projet dans sa phase 2 s’est bien déroulé. Malgré les défis, les objectifs ont été atteints grâce à la sensibilisation, à la formation des collecteurs de données pour l’inventaire et au renforcement des capacités des artisans en matière de production de qualité et d’accès au marché. Les activités menées ont permis au Projet d’impliquer directement plus de 1 000 personnes et environ 30 000 autres individuellement dont la majorité sont des femmes et des jeunes. «Ce programme, selon certains, changera positivement la cohabitation et la façon dont nous faisons des affaires entre nous, en référence aux liens entre dogons et peuls. Pour renforcer les capacités de résilience des communautés face au conflit et jeter les bases du processus de paix entre les communautés peules et dogons dans le Centre du Mali, deux missions culturelles (Bandiagara et Djenné) ont reçu un prix de l’ambassade des États-Unis au Mali à travers le Fonds des ambassadeurs pour la préservation culturelle (AFCP). Ceci pour mettre en œuvre un projet intitulé : «Conservation, revitalisation et mise en valeur des textiles dans le Centre du Mali : cas de Bandiagara et Djenné». Ce programme s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord bilatéral sur les restrictions à l’importation de matériel archéologique de la vallée du Niger et des falaises de Bandiagara, signé le 19 septembre 1993, et renouvelé le 22 août 2022, entre les gouvernements américain et malien. Il vise à renforcer la cohésion sociale, sensibiliser les communautés affectées sur le rôle de la culture et des tissus traditionnels pour maintenir la paix et créer une résilience communautaire, soutenir l’économie locale et contribuer à la réconciliation entre les communautés peules et dogons. Il s’agit, aussi, de rétablir la collaboration inter ethnique. À terme, il doit permettre d’éduquer les jeunes sur les diverses traditions culturelles sur l’identité malienne partagée, préserver les preuves visuelles et fournir un soutien pour transmettre les traditions à la prochaine génération. Dans le même temps, il a le droit de faire progresser la mise en œuvre de l’Accord sur les biens culturels entre les États-Unis et le Mali et un plan d’action à travers la sensibilisation éducative et les expositions culturelles de textiles maliens et d’objets connexes dans les contextes culturels des deux communautés au centre du Mali. Selon Moriba Moussa Diakité, chef de la mission culturelle de Djenné et responsable du Projet, il y a des missions sur le terrain et la diffusion de messages radiophoniques pour sensibiliser les communautés sur le rôle des tissus culturels et autres objets dans l’effort de réconciliation et le vivre ensemble. Il y a aussi l’inventaire et la documentation du patrimoine culturel lié aux textiles pour enregistrer, organiser le patrimoine culturel matériel lié au textile et le renforcement des compétences de production et de commercialisation des artisans pour faciliter l’accès au marché avec des produits de qualité. Au cours de cette phase du Projet, les Missions culturelles de Bandiagara et de Djenné ont poursuivi les missions de terrain qui ciblaient ses bénéficiaires directs dans les communautés peule et dogon, en particulier ceux qui son du secteur de l’artisanat et peuvent jouer un rôle dans la mise en œuvre du Projet. Huit sites étaient concernés à Djenné (Kéké, Welingara, Djenné, Diabolo, Madiama, Promani, Bougoula et Bangassi). Au total, 200 objets ont été inventoriés à Djenné et dans les villages voisins, répartis comme suit : Kéké (32 ans), Welingara (16 ans), Djenné ville (45 ans), Diabolo (26 ans), Madiama (20 ans), Promani (45ans), Bougoula (20 ans), Bangassi (40 ans). Et à Bandiagara, les activités d’inventaire ont réuni 20 jeunes, y compris trois filles, et 16 d’entre eux ont été formés par 4 personnes ressources travaillant en étroite collaboration avec la Mission culturelle de Bandiagara. Répartis en cinq équipes de quatre personnes, ils ont été envoyés sur le terrain pour trouver des objets liés aux textiles traditionnels dogon et peul dans les villages et hameaux des Cercles de Bandiagara, Bankass et Koro. Au-delà des trois cercles, l’inventaire a concerné 9 communes, 23 villages et porté sur 158 objets à Bandiagara, Dandoli, Sangha, Dourou, Ondougou, Ségué-Iré, Diamnati, Kani-Bonzon et Youdiou. Quelque 11 objets indisponibles ont été reproduits en dessin à Bandiagara. YD/MD (AMAP)

