La MINUSMA« regrette la décision » de chasser Guillaume Ngefa-Atondoko Andali du Mali (Communiqué)
Bamako, 06 fév (AMAP) La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) dit « regreter » profondément la décision des autorités maliennes de déclarer persona non grata, son directeur de la Division des droits de l’Homme, Guillaume Ngefa-Atondoko Andali. Dans un communiqué publié, ce lundi, la Mission avoir été informée par les autorités maliennes de leur décision de demander à M. Andali, également représentant du Haut-commissariat des Nations unies aux Droits de l’Homme « de quitter le territoire national dans un délai de 48 heures. » Selon la même source, la MINUSMA réaffirme son « engagement à continuer à œuvrer, en toute impartialité, à l’exécution de son mandat en matière de promotion et de protection des droits de l’Homme, qui constitue une composante importante des efforts de stabilisation du Mali. » La Mission onusienne dit rester « attachée à une collaboration franche et transparente avec les autorités maliennes, en vue de la création des conditions les plus favorables qui soient pour la pleine mise en œuvre de son mandat en appui au peuple malien. » Dans un communiqué publié dimanche, le gouvernement malien a précisé que la mesure d’expulsion de Guillaume Ngefa-Atondoko Andali « fait suite (à ses) agissements déstabilisateurs et subversifs, en violation flagrante des principes et obligations que doivent observer les fonctionnaires des Nations Unies et tout diplomate accrédité au Mali, conformément aux conventions internationales pertinentes. » Selon le même document, le gouvernement de la Transition « réitère sa disponibilité à maintenir le dialogue et poursuivre la coopération avec l’ensemble de ses partenaires. Ce, conformément aux 3 principes de « respect de la souveraineté et des choix stratégiques par le Mali ainsi que la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. SS/MD (AMAP)
Le Mali déclare persona non grata le directeur de la Division des droits de l’Homme de la MINUSMA
Bamako, 06 fév (AMAP) Le gouvernement malien a déclaré persona non grata le directeur de la Division des droits de l’Homme, à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), Guillaume Ngefa-Atondoko Andali. « L’intéressé devra quitter le territoire national dans un délai de 48 heures », annonce le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga, dans un communiqué rendu public, dimanche. La même source indique que le ministère malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a notifié le fonctionnaire onusien de cette mesure qui « fait suite aux agissements déstabilisateurs et subversifs de Guillaume Ngefa-Atondoko Andali, en violation flagrante des principes et obligations que doivent observer les fonctionnaires des Nations Unies et tout diplomate accrédité au Mali, conformément aux conventions internationales pertinentes. » Le texte rappelle qu’ « à l’occasion des différentes sessions du Conseil de sécurité des Nations Unies sur le Mali, les actions de Guillaume Ngefa-Atondoko Andali ont consisté à sélectionner des usurpateurs s’arrogeant le titre de représentant de la société civile malienne, en ignorant les autorités et les institutions nationales. » Outre « la sélection de ces individus recrutés pour faire des exposés sulfureux », le gouvernement souligne que le directeur de la Division des droits de l’Homme de la MINUSMA « n’a jamais réussi à prouver les critères objectifs qui lui ont permis d’identifier les représentants de la société civile qu’il a utilisés. » « La partialité de Monsieur Andali a été encore plus manifeste lors du dernier examen du Conseil de sécurité des Nations Unies sur le Mali », accuse le communiqué. Selon le gouvernement malien, Guillaume Ngefa-Atondoko Andali aurait réussi « à trouver une dame qui a accepté de jouer le rôle d’usurpateur en s’exprimant le 27 janvier 2023 au nom de la société civile malienne. » « La conspiration était d’autant plus grande que l’organisation dont se réclame l’usurpatrice est une Association étrangère non déclarée et ne dispose d’aucun droit d’exercer au Mali », relève le gouvernement. Selon lui, « ce forfait a été dénoncé respectivement par plusieurs acteurs dont le Conseil national de la société civile et la Coordination des associations et ONG féminines du Mali (CAFO). » Bamako exprime sa disponibilité à maintenir le dialogue et à poursuivre la coopération avec l’ensemble de ses partenaires. Ce, conformément aux 3 principes du président de la Transition, « à savoir le respect de la souveraineté, le respect des choix stratégiques et des choix de partenaires opérés par le Mali et la prise en compte des intérêts vitaux du peuple malien dans les décisions prises. » SS/MD (AMAP)
Réunion préparatoire du 49e Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’OCI prévu à Nouakchott
Bamako, 6 fév (AMAP) Les travaux de la réunion préparatoire à la 49ème session du Conseil des ministres des Affaires étrangères des Etats (CMAE) de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), prévue les 16 et 17 mars prochain, à Nouakchott, en Mauritanie, ont démarré dimanche 5 février 2023, au siège du Secrétariat général, à Djeddah, annonce un communiqué de l’OCI. Dans une allocution à la réunion par, le Secrétaire général de l’OCI, Hissein Brahim Taha, a déclaré que la cause palestinienne, qui est la question centrale de l’Organisation, « connaît des développements dangereux et graves, qui ont été discutés récemment par le Comité exécutif dont les recommandations seront suivies. » Il en sera de même de la situation en Afghanistan « l’un des principaux points de la session extraordinaire du Comité exécutif qui a pris à son sujet une série de recommandations, telles que le maintien des contacts avec les autorités de facto à Kaboul, par l’entremise de son Envoyé spécial, et l’organisation d’une deuxième visite de la délégation des Oulémas. » Concernant la question du Jammu-et-Cachemire, M. Taha a fait observer que le Secrétariat général et son Envoyé spécial pour le Jammu-et-Cachemire, l’ambassadeur Yousef Aldobeay, s’attellent à la mise en œuvre du plan d’action adopté par le Groupe de contact sur le Jammu-et-Cachemire, lors d’Islamabad, en marge de la 48e session du CMAE. Sur un autre plan, le Secrétaire général a réaffirmé le soutien indéfectible de l’OCI à la République d’Azerbaïdjan, « en ce qui concerne la question du Haut-Karabakh ». Il a, ensuite, réitéré la poursuite des efforts pour la paix, la sécurité, la stabilité et le développement au Yémen, en Syrie, au Soudan, en Libye, dans les pays du Sahel et du Lac Tchad, en République centrafricaine, au Mozambique, en Guinée, au Burkina Faso et en Somalie. Il s’est, entre autres, félicité des efforts déployés « pour le renforcement de l’unité de l’Irak, de son intégrité territoriale et de sa reconstruction. » Dans le domaine humanitaire, Hissein Brahim Taha, a indiqué que le Secrétariat général de l’OCI a poursuivi son rôle de coordination de l’action humanitaire à mesure que ses défis redoublent d’ampleur. Il a, également, fait observer que des efforts sont en cours pour la convocation d’une conférence des donateurs pour la Région du Sahel et du Lac Tchad. Le Secrétaire général adressé ses « sincères félicitations à la République islamique de Mauritanie » pour avoir pris la présidence de la présente session, avant d’exprimer sa profonde gratitude à la République islamique du Pakistan « pour les efforts combien louables qu’elle a déployés au cours de son mandat à la tête de la quarante-huitième session. Hissein Brahim Taha a rendu un « vibrant hommage » au royaume d’Arabie saoudite, pays du siège, et président du 14ème Sommet islamique, « pour le soutien généreux qu’il apporte à l’OCI et l’intérêt majeur qu’il accorde à ses activités. » MD (AMAP)
Le ministre russe des Affaires étrangères à Bamako pour une visite de deux jours
Bamako, 5 fév (AMAP) Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à la tête d’une forte délégation, effectuera une visite d’amitié et de travail de deux jours au Mali, du 6 au 7 février 2023, annonce dimanche un communiqué officiel malien. La visite de M. Lavrov, sur invitation de son homologue malien, Abdoulaye Diop, une première d’un ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie au Mali, « s’inscrit en droite ligne du choix politique opéré par le gouvernement malien d’élargir et de diversifier les partenariats stratégiques. » Cela, conformément aux principes clés guidant désormais l’action publique au Mali. Selon le communiqué, cette visite « matérialise la volonté ferme des deux chefs d’État malien et russe d’impulser une nouvelle dynamique aux relations d’amitié et de coopération bilatérale », avec un accent particulier sur le renforcement du partenariat dans les domaines prioritaires, notamment de la Défense et de la Sécurité ainsi que de la Coopération économique, commerciale et culturelle. Dans cette perspective, ajoute la même source, cette visite « permettra de renforcer le dialogue politique de haut niveau entre les deux pays et de renouveler l’engagement mutuel de consolider le partenariat stratégique en faveur de la paix, de la sécurité et du développement. » Une rencontre entre les deux ministres suivie d’une séance de travail élargie aux deux délégations, une conférence de presse, un déjeuner de travail et une audience auprès du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, sont au programme de la visite du chef de la diplomatie russe. SS/MD (AMAP)
Kolokani : L’ONG Sahel 21 TSF réalise des infrastructures dans la commune rurale de Sagabala
Kolokani, 2 février (AMAP) Les populations des localités de Sagabala, Marabougou et de Kourounè dans la commune rurale de Sagabala viennent de disposer de la réalisation et l’équipement d’une nouvelle maternité pour le CSCOM de Sagabala et de deux adductions d’eau sommaires pour les deux autres villages, La cérémonie d’inauguration s’est déroulé le 23 janvier 2023 sous la présidence du préfet du cercle de Kolokani, Alou Diarra, dans ces différentes localités. Ces nouvelles infrastructures dotées d’équipements adéquats sont l’œuvre de l’ONG Canadienne Sahel 21- TSF et ses partenaires pour une enveloppe globale de 58 237 969F CFA entièrement financée par la fondation Marcelle et Jéan Coutu toutes ces actions s’inscrivant dans le cadre du bien-être des populations, la cérémonie d’Inauguration a été une opportunité de réaffirmé leur satisfaction du partenariat établi avec Sahel 21-TSF. L’occasion était opportune pour les autorités locales d’attirer l’attention des uns- des autres sur la nécessité de l’amélioration du taux de fréquentation de la maternité en matière de CPN – d’Accouchement et Consultations Post- Natales. Par ailleurs, les autorités ont saisi l’occasion pour remercier l’ONG Sahel 21-TSF à travers son Directeur Général Monsieur Seydou Togola, présent à la cérémonie pour son soutien précieux aux activités s’inscrivant dans le cadre du développement local de sa zone d’intervention. Les responsables de Sahel 21 et leurs partenariats ont invité de leurs côtés les populations bénéficiaires à bien s’approprier des infrastructures mises à leur disposition et sur tout à promouvoir la fréquentation de la maternité par les femmes enceinte. Birama KEITA (AMAP Kolokani)
Le Premier ministre burkinabè à Bamako : « La Fédération Mali-Burkina est notre objectif à court ou moyen terme »
Bamako, 2 fév (AMAP) La Fédération entre le Mali et le Burkina Faso est l’objectif, à court ou moyen terme, de Ouagadougou, a déclaré, à Bamako le Premier ministre burkinabè, Apollinaire Joachim Kyélem de Tambela, après une audience, mercredi, avec le président de la Transition au Mali, Assimi Goïta. «Nous envisageons une fédération aujourd’hui. C’est cela notre objectif à court ou moyen terme. Nous avons besoin du soutien de tout le monde dans ce sens, parce que tant que nous restons isolés, nous sommes fragiles», a expliqué le chef du gouvernement burkinabé qui bouclait un séjour de 48 heures au Mali. Et d’ajouter que la Fédération Mali-Burkina Faso « constituera une puissance de frappe beaucoup plus décisive », insistant sur la volonté de Ouagadougou, dans les relations entre les deux pays, qui demeure la réalisation d’une fédération Mali-Burkina-Faso. Lors de son audience, au palais de Koulouba, en présence de son homologue malien, Choguel Kokalla Maïga, le Premier ministre du Faso, a remis au président de la Transition au Mali, le colonel Assimi Goïta, « un message d’amitié et de fraternité » du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Le chef du gouvernement burkinabé s’est dit honoré d’être reçu par le président Goïta. «C’était vraiment un honneur pour moi parce que tout le monde connaît le président Assimi Goïta en Afrique. Ce n’est pas n’importe qui, c’est un héros de l’Afrique», a soutenu Apollinaire Joachim Kyélem de Tambela. Dans son message, le président de la Transition du Burkina Faso a invité son homologue malien à cheminer ensemble pour l’intérêt supérieur des peuples des deux pays. Une dynamique, selon Apollinaire Joachim Kyélem de Tambela, que partage le colonel Assimi Goïta. «Notre pays et le Mali sont le même avec le même peuple. Nous avons constaté que pendant longtemps, nous avons regardé ailleurs au lieu de nous regarder nous-mêmes alors que nous avons tellement de similitudes, de défis et un destin commun», a déclaré l’émissaire du président du Faso, précisant que c’est ce message qu’il est venu transmettre au chef de l’Etat du Mali. Et Apollinaire Joachim Kyélem de Tambela d’indiquer que les deux pays sont « engagés dans la même direction pour un avenir radieux. » LUTTE CONTRE LE TERRORISME – Le Premier ministre du Faso a aussi dit que les aspirations de nos peuples se résument aux questions de paix, de sécurité, de développement « dont la réponse est contraire à tout isolement. » «Alors qu’ensemble, nous pouvons davantage réaliser et beaucoup plus facilement», a estimé le chef du gouvernement du Faso. «Par exemple, dans la lutte contre l’insécurité, nous bénéficions de l’appui de nos frères maliens. Ce qui sème la panique maintenant chez les terroristes», a-t-il dit. Apollinaire Joachim Kyélem de Tambela a, aussi, indiqué que le projet du chemin de fer Bobo-Dioulasso-Sikasso-Bamako est envisagé ensemble. « Mon ami, le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, viendra un jour au Burkina Faso pour que nous poursuivions les discussions parce qu’il y a tellement de projets à mettre ensemble», a relevé le Premier ministre du Faso, avant de souligner la nécessité de réactiver bientôt la commission mixte de coopération maliano-burkinabé. Il a exprimé sa satisfaction après sa rencontre avec le président Assimi Goïta. «Le président Goïta est en avance par rapport aux points ayant fait l’objet des entretiens. Donc, c’est pour dire que nous regardons dans la même direction», s’est-il réjoui. S’agissant de la lutte contre le terrorisme, Apollinaire Joachim Kyélem de Tambela a salué l’appui du Mali. «Nous combattons ensemble les terroristes. Quand on a besoin du Mali, ils sont là. Quand le Mali a aussi besoin de nous, et que nous pouvons le faire, nous serons là», a dit le Premier ministre burkinabè. Cette coopération intervient après une prise de conscience que les deux nations ont un même destin. «Si nous étions ensemble depuis longtemps, je ne crois pas que le terrorisme allait atteindre cette ampleur. Je ne crois même pas qu’il aurait existé. Donc, il est temps de regarder dans la même direction et le président Assimi Goïta est en avance par rapport à nous…», a-t-il conclu. OD/MD (AMAP)
Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 1er février 2023
Le Conseil des ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 1er février 2023, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du colonel Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : adopté des projets de texte ; procédé à une nomination ; et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LÉGISLATIVES ET RÈGLEMENTAIRES Sur le rapport du ministre de la Défense et des anciens Combattants, le Conseil des ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement de la Direction du Matériel, des Hydrocarbures et du Transport des Armées. La Direction du Matériel, des Hydrocarbures et du Transport des Armées a été créée par l’Ordonnance n°06-023/P-RM du 19 septembre 2006 avec pour mission de pourvoir aux besoins des armées et services en matériels techniques, armements, munitions, hydrocarbures et transport. Son organisation et ses modalités de fonctionnement sont fixées par le Décret n°09-390/P-RM du 27 juillet 2009. La Direction du Matériel, des Hydrocarbures et du Transport des Armées a connu des évolutions majeures grâce à la mise en application de la Loi d’Orientation et de Programmation Militaire 2015-2019. Cependant, elle est confrontée, dans son fonctionnement, à des insuffisances liées notamment à l’absence d’école de soutien logistique, de régiments et de centre de coordination des opérations logistiques qu’il convient de corriger pour faire face aux défis sécuritaires et aux diverses menaces du moment. L’adoption des présents projets de texte permettra une réadaptation de la Direction du Matériel, des Hydrocarbures et du Transport des Armées au contexte actuel, en vue de mieux répondre aux défis sécuritaires et d’exécuter de manière efficiente ses missions de soutien logistique. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction nationale des Droits de l’Homme. Le Mali s’est doté d’une Politique nationale des Droits de l’Homme, approuvée par le Décret n°2016- 0924/P-RM du 06 décembre 2016. Ce document de politique nationale constitue le cadre de référence des actions à mener par les intervenants étatiques et non étatiques dans la promotion et la protection des Droits de l’Homme. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du titre 1er de la Constitution du 25 février 1992 intitulé « droits et devoirs de la personne humaine » et des Chartes, Conventions et pactes régionaux et internationaux relatifs aux Droits de l’Homme ratifiés par le Mali. Au plan institutionnel, il existe une pluralité d’acteurs intervenant dans la promotion et la protection des Droits de l’Homme au Mali. Malgré la diversité des intervenants dans le domaine des Droits de l’Homme, il n’existe pas encore un service central chargé d’exécuter les missions de l’État en matière de promotion et de protection des droits de l’Homme. Les projets de texte adoptés créent la Direction nationale des droits de l’Homme afin de pallier cette insuffisance institutionnelle. Sur le rapport du ministre des Transports et des Infrastructures, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création et au cadre organique des Services régionaux et subrégionaux des Transports. La Direction générale des transports a été créée par l’Ordonnance n°2022-0087/PT-RM du 11 mars 2022 avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de transports routier, ferroviaire, maritime et fluvial. Son organisation et ses modalités de fonctionnement sont fixées par le Décret n°2022-0142/PT-RM du 11 mars 2022 qui prévoit la création des services régionaux et subrégionaux des transports chargés de traduire sous forme de programmes et projets les politiques et stratégies nationales en matière de transports au niveau du District de Bamako et aux niveaux régional et subrégional. Les projets de texte sont adoptés dans ce cadre. Ils consacrent la création desdits services en vue de prendre en compte les mutations enregistrées dans le secteur des transports. Sur le rapport du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation, aux modalités de fonctionnement et au cadre organique de la Direction Générale des Eaux et Forêts. La Direction nationale des Eaux et Forêts a été créée par la Loi n°09-028 du 27 juillet 2009 avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale en matière de conservation des eaux et des sols, de lutte contre la désertification, la gestion durable des Forêts, des zones humides, de la faune sauvage et de son habitat, de préservation de la diversité biologique des espèces de faune et de flore sauvages, de promotion et de valorisation des produits de la forêt et de la faune sauvage et d’assurer la coordination et le contrôle de sa mise en œuvre. L’audit des missions et l’audit organisationnel des services centraux et déconcentrés du secteur du Développement Rural/Environnement réalisé par le Programme de Développement institutionnel ont révélé des insuffisances liées, notamment à la discordance entre les dispositions des textes de création et d’organisation de la Direction nationale de la Conservation et ses services régionaux et subrégionaux. L’envergure de la lutte contre le changement climatique, la désertification et l’exploitation anarchique des ressources forestières et fauniques exige le renforcement et l’adaptation du cadre institutionnel existant par la création de structures d’encadrement plus flexibles et efficaces. Les présents projets de texte sont adoptés en vue de corriger les insuffisances et d’ériger la Direction nationale des Eaux et Forêts en Direction Générale pour prendre en compte son aspect transversal. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé à la nomination suivante : AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGERES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE Attaché de Défense auprès de l’Ambassade du Mali à Washington DC : Colonel Major Lassana DOUMBIA. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres
Moussa Faki Mahamat s’est dit « rassuré » par ses entretiens, à Bamako, avec les autorités maliennes
Bamako, 1er fev (AMAP) «Je repars rassuré par ce que j’ai entendu auprès de tous les responsables de la transition », a déclaré, mardi, à Bamako, le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Moussa Faki Mahama, au terme d’une audience avec le chef de l’Etat malien, le colonel Assimi Goïta. «Je repars rassuré par ce que j’ai entendu auprès de tous les responsables de la Transition, en particulier le président de la Transition», a confié l’hôte de marque. « Nous sommes venus faire le point avec les autorités de la Transition sur les étapes franchies et nous sommes heureux de constater que des progrès réels ont été accomplis par la Transition malienne», s’est félicité le président de la Commission de l’UA, en fin de séjour au Mali. Il a, cependant, nuancé en faisant remarquer qu’ « il reste beaucoup à faire. » Moussa Faki Mahamat a fortement encouragé les autorités à redoubler d’efforts pour que les engagements pris soient pleinement tenus. «Nous avons plaidé en faveur davantage d’ouvertures à tous les acteurs politiques et de la société civile dans une logique forte de rejet de toute exclusion politique ou sociale», a-t-il dit, réaffirmant le soutien de l’organisation continentale pour le succès de la Transition mais, aussi, son désir ardent de voir la solidarité africaine s’exprimer en faveur du Mali. Le président de la Commission de l’UA a, aussi, lancé un appel à l’intensification des efforts pour la revitalisation de l’Accord pour paix et la réconciliation, issu du processus d’Alger, de façon consensuelle. Moussa Faki Mahamat a, également, invité à la mobilisation des ressources techniques et financières pour soutenir le processus électoral, ainsi qu’à l’approfondissement du consensus politique autour des questions majeures au centre des préoccupations des forces politiques et sociales. Il a ensuite réaffirmé la volonté de son organisation, en étroite coordination avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et les Nations unies, d’apporter les concours en sa portée pour la stabilité du Mali. Idem pour le succès d’une transition consensuelle et apaisée. Moussa Faki Mahamat a rappelé l’extrême importance que l’organisation continentale accorde au Mali, membre fondateur de l’UA et, surtout, « à son glorieux et vaillant peuple à l’histoire millénaire. » Il a été reçu, au palais de Koulouba, par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop. La visite du président de la Commission de l’UA s’inscrit dans le cadre des consultations périodiques entre l’organisation continentale et le Mali. Lundi dernier, le président de la Commission de l’UA a eu une séance de travail avec le ministre en charge des Affaires étrangères. Au cours des échanges, les deux personnalités ont évoqué le processus de Transition dans notre pays, la situation sécuritaire et le processus de paix. Moussa Faki Mahamat a, aussi, été reçu par le président du Conseil national de Transition 9CNT), Malick Diaw, et le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Au cours des échanges, le chef du gouvernement malien a souligné que la résolution durable de la crise qui affecte le Mali, depuis plusieurs années, « nécessite un changement de paradigmes. » « C’est pourquoi, a précisé Dr Choguel Kokalla Maïga, la Transition dans notre pays ne saurait se résumer à une question d’élection et d’alternance au sommet de l’État. » Par ailleurs, le Premier ministre a appelé l’UA à soutenir «nos efforts en cours, à les consolider, à les amplifier à travers un soutien franc et robuste aux plans politique, technique et financier». BD/MD (AMAP
Le Premier ministre burkinabè à Bamako pour raffermir les liens entre le Burkina Faso et le Mali
Bamako, 1er fév (AMAP) Le Premier ministre du Burkina Faso, Me Apollinaire Joachimson Kyelem de Tambela, est arrivé à Bamako, mardi, en fin d’après-midi, pour une visite de travail et d’amitié de 48 heures, a constaté l’AMAP sur place. À sa décente d’avion, le chef du gouvernement Burkinabé a été accueilli par son homologue malien, Dr Choguel Kokalla Maïga, à l’aéroport international président Modibo Keïta Senou de Bamako. Porteur d’un message du président de la Transition Burkinabé, le Capitaine Ibrahim Traoré à son homologue du Mali, le colonel Assimi Goïta. Le Premier ministre, burkinabè devrait rencontrer les plus hautes autorités maliennes durant son séjour. « J’ai quitté chez moi, je suis venu chez moi », a brièvement déclaré le chef du gouvernement a son arrivée dans la capitale malienne. Cette visite de travail se tient dans le cadre du renforcement des liens historiques d’amitié, de fraternité, de solidarité et de coopération entre la République du Mali et le Burkina Faso. Le déplacement du Premier ministre du Burkina Fasio s’inscrit, également, dans le cadre du renforcement de la concertation et du dialogue entre les deux pays qui font face à une guerre asymétrique contre des groupes terroriste et extrémistes. « La rencontre traduit la volonté et la détermination de deux pays voisins et frères à imprimer une nouvelle dynamique à leur coopération riche et multiforme. », a indique une source officielle. Le président de la Transition au Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a réservé sa première visite officielle au Mali, juste quelques mois après sa prise du pouvoir. Le capitaine Ibrahim Traoré et le colonel Assimi Goïta avaiet échangé sur la mutualisation des forces et des intelligences des armées burkinabè et malienne afin de lutter efficacement contre le terrorisme. AT/MD (AMAP)
Koulikoro : Lancement du projet « promotion et protection des droits de l’enfant au Mali »
Koulikoro 26 janvier 2023 (AMAP) La salle de réunion du conseil régional de Koulikoro a abrité récemment la cérémonie officielle de lancement du projet « promotion et protection des droits de l’enfant au Mali » (PPDEM) dans le cercle de Koulikoro, a constaté l’AMAP. La cérémonie qui a été présidée l’adjoint du préfet de Cercle, Souleymane Coulibaly s’est déroulée en présence du président du Conseil régional, du directeur exécutif de de l’association malienne pour la promotion du sahel (AMAPROS), du représentant de DIAKONIA. D’une durée de 24 mois, le budget du projet s’élève à 243 995 000 FCFA et couvre 25 villages des cercles de koulikoro et de Niono. Il est financé par Music Aid à travers l’ONG Suédoise Diakonia et sa mise en œuvre est assurée par l’association malienne pour la promotion du sahel, (AMAPROS). Ce projet qui s’étend de juillet 2022 à juin 2024 vise à contribuer au bien-être de 2000 enfants (dont 50% de filles) âgées de 07 à 15 ans par leur insertion socio – éducative et professionnelle. Dans cette perspective ses interventions se situent dans 3 communes du cercle de Koulikoro, à savoir Koulikoro, Méguetan et Doumba. Selon le premier adjoint au préfet de cercle, Souleymane Coulibaly, la région de Koulikoro en générale et le cercle de Koulikoro en particulier de part sa caractéristique à vocation agro –sylvo- pastoral, se trouve aujourd’hui être un terreau de violation des droits des enfants par excellence. En effet, bon nombre d’enfants font l’objet de toutes formes d’abus et d’exploitation en tout genre notamment celle de leur force de travail dans plusieurs secteurs d’activités. « Les conséquences de cette situation sont connues, parmi lesquels, la déperdition scolaire, l’abandon scolaire, le mariage précoce, le risque de recrutement par les groupes armés, l’extrémisme violent. A cet état de fait se greffent l’insuffisance, la vétusté, l’éloignement des infrastructures socio – éducatives entrainant du coup la faiblesse du taux d’achèvement au niveau du fondamental », a constaté Monsieur Coulibaly. Ce nouveau projet de promotion et de protection des droits de l’enfant au Mali(PPDEM) vient non seulement renforcer les actions déjà entreprises par l’ONG AMAPROS dans le cadre du développement en général et de la promotion des droits de l’enfant en particulier au niveau du cercle de koulikoro. Mais aussi magnifier l’engagement de DIAKONIA à accompagner le Mali vers un développement durable « ce projet cadre avec l’engagement du Mali en matière de protection de droit de l’homme en général et ceux des enfants en particulier ».S ‘est réjouie le représentant de DIAKONIA Noufou Sanogo. Le directeur exécutif de l’AMAPROS, Salikou Ouattara a, quant à lui, fait le bilan des activités de son ONG dans le cercle de Koulikoro de 1995 à 2023 .Du programme de développement des écoles communautaires financé par l’USAID aux questions de droits humains financées par DIAKONIA. Tous ces programmes ont comme toile de fond la défense et la promotion des droits de l’enfant .A –t-il conclu. « La mise en œuvre du projet PPDEM permettra non seulement de consolider les acquis des précédents projets et programmes exécutés par AMAPROS mais aussi d’étendre l’action à l’effet de donner la chance à d’autres enfants qui n’ont pas été jusque là bénéficiaires directs des différents projets », a assuré M. Ouattara. Ont participé à cette cérémonie de lancement les sous préfets et les maires des communes concernées, des chefs de services techniques, les autorités scolaires. AM/KM (AMAP)

